• Transparence fiscale des multinationales : "Les gouvernements ont accepté et nourri le désordre fiscal international"

    La Commission européenne a présenté, début avril, une proposition qui vise à obliger les multinationales présentes en Europe (dont le chiffre d’affaires dépasse les 750 millions d’euros) à publier un reporting fiscal pays par pays au sein de l’UE et dans les paradis fiscaux. Ces sociétés seront contraintes de divulguer des informations sur le lieu où elles réalisent leurs bénéfices et celui où elles paient leurs impôts. Jean-Pierre Lieb, associé du cabinet EY et expert en politique fiscale, y voit une gesticulation politique qui ne permet pas de s’attaquer à la question de fond : l’harmonisation des politiques fiscales au niveau européen.

     Transparence fiscale des multinationales Jeff Bezos (Amazon), Mark Zuckerberg (Facebook) et Tim Cook (Apple), trois dirigeants de multinationales, qui illustrent l'absence d'harmonisation des politiques fiscales en Europe.
    DSK / AFP

       Novethic : Le reporting fiscal public peut-il contraindre les entreprises à plus de transparence et à lutter contre les pratiques d’évasion ou d’optimisation fiscales ?

    Jean-Pierre Lieb : Je pense que l’on confond transparence et compliance. Je doute que le grand public puisse apprécier de façon pertinente et équilibrée des données qui nécessitent souvent beaucoup d’explications. L’efficacité de la transparence et une approche juste des pratiques d’optimisation fiscale sont d’abord garanties par la capacité des administrations fiscales à traiter ces données.

    A cet égard, le reporting détaillé à destination des administrations fiscales, à qui il revient au premier chef d’opérer un contrôle, me paraît aller dans le bon sens. D’autant plus que nous évoluons vers un monde où l’échange automatique devient la norme.

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  • Le désastre de l'école numérique ( BIHOUIX)

    2016    17 €

      

      Philippe Bihouix, trente-neuf ans, ancien élève de l'Ecole centrale Paris, a débuté chez Bouygues comme ingénieur travaux puis a exercé en tant qu'ingénieur conseil et directeur chez AT Kearney qu'il intègre en 2000 et quitte neuf ans plus tard. Il était jusqu'alors chargé des dossiers transversaux du pôle ferroviaire de SNCF Geodis.
     

     

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  •   La surexploitation et l’agriculture intensive, 1ères menaces pour la biodiversité devant le réchauffement climatique  

    La chasse, l'exploitation forestière, la surpêche et l'intensification de l'agriculture menacent bien plus la biodiversité que le réchauffement climatique, selon une étude australienne (http://www.nature.com/news/biodiversity-the-ravages-of-guns-nets-and-bulldozers-1.20381) publiée ce mercredi 10 août dans la revue Nature sous le titre choc "Les ravages des fusils, des filets et des bulldozers".

    "S'agissant des menaces pesant sur la biodiversité, les médias ont de plus en plus tendance à se concentrer sur le changement climatique", écrivent les auteurs Sean Maxwell, James Watson et Richard Fuller de l'université du Queensland. Pourtant, après avoir étudié les dangers pesant sur 8 688 espèces menacées ou quasi menacées - figurant sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)-, "nous avons trouvé que la surexploitation (...) et l'agriculture (...) sont de loin les principales causes du déclin de la biodiversité".

    En effet, près des trois quarts des espèces examinées sont victimes de la surexploitation, notamment de l'exploitation forestière, de la chasse et de la surpêche. Deuxième fléau pour la biodiversité : les activités agricoles intensives dont l'expansion menace 62 % des espèces étudiées. Viennent ensuite le développement des villes, les espèces invasives, les maladies ou la pollution et le réchauffement climatique. Ce-dernier "touche actuellement 19 % des espèces menacées ou quasi menacées". Mais il va devenir dans les prochaines décennies un "problème de plus en plus dominant dans la crise de la biodiversité".

    Les solutions ne manquent pas, soulignent les chercheurs, qui citent la lutte contre les trafics d’espèces sauvages, le renforcement du contrôle de la chasse et le développement des aires marines protégées, en même temps que la promotion de pratiques agricoles durables ou la réduction de l’usage de pesticides.

    Selon la dernière liste rouge (https://www.uicn.fr/La-Liste-Rouge-des-especes.html) de l’UICN, plus du quart des espèces sont menacées d’extinction à l’échelle de la planète, dont 42 % des amphibiens, 34 % des conifères, 33 % des coraux, 31 % des requins et raies, 26 % des mammifères et 13 % des oiseaux.    

    Concepcion Alvarez  pour  novethic-info.fr


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  • Qui aime bien vaccine peu (

    2009     95 p.    4,95 € (en Poche)

         Sans remettre en cause l'efficacité des vaccins, cet ouvrage pose la question de leur multiplication dans des populations en bonne santé. Peut-on sans risque obliger le fragile organisme du nouveau-né à s'immuniser contre cinq ou six maladies ? Et lui faire subir avant 2 ans une quarantaine d'inoculations, accompagnées de leurs additifs et de leurs impuretés ?

      Vaut-il la peine de protéger les enfants contre des maladies bénignes ou improbables ?

      Est-il sans danger d'intervenir dans leurs défenses naturelles ?

     Ces vaccinations massives et précoces n'ont-elles pas leur part dans l'inquiétante augmentation d'autres maladies chez l'enfant ?

      Se basant sur une longue pratique quotidienne, les auteurs affirment qu'il est possible de vacciner moins massivement et de manière plus nuancée, en tenant compte de chaque situation, pour pouvoir faire un choix adapté à ses données personnelles. Nouvelle édition actualisée et mise à jour, incluant le vaccin contre le papillomavirus.

        Les auteurs de cet ouvrage font partie du Groupe médical de réflexion sur les vaccins (Suisse romande). Ils sont médecins (généralistes ou pédiatres) et homéopathes, et ont l'habitude de soigner les enfants dès la naissance.    Le Dr Françoise Berthoud est médecin, diplômée de l'université de Genève. Elle a exercé comme pédiatre homéopathe, proposant une médecine visant à soutenir l'immunité de l'enfant par des moyens naturels. Aujourd'hui à la retraite, elle est membre de plusieurs groupes de réflexion sur les vaccins et se consacre à l'écriture.


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  • Eloge de l'optimisme (Philippe GABILLIET)

    2010    146 p.   15 €

       À l'heure où la morosité, le cynisme et le renoncement n'en finissent plus de faire la une des médias et d'alimenter les conversations de comptoir, il devient urgent de remettre à l'ordre du jour l'antidote n° 1 à tous les désespoirs : l'optimisme.
       Les chercheurs en psychologie et en médecine ont depuis longtemps démontré l'impact puissant de ce trait de caractère sur notre énergie vitale, notre goût de vivre, notre relation aux autres, mais aussi notre santé et notre longévité. Or l'optimisme est le contraire de la naïveté candide avec laquelle on le confond parfois. C'est une attitude de l'esprit positive mais exigeante, qui possède ses propres règles qu'il faut apprendre à connaître et à utiliser de façon à en tirer le meilleur profit.
       Dans son Éloge de l'optimisme, Philippe Gabilliet nous invite à redécouvrir cette merveilleuse capacité présente en chacun de nous, à en comprendre la nature et le fonctionnement afin de la réintégrer de façon efficace et durable dans notre vie personnelle ou professionnelle, et de cultiver notre capacité à déclencher autour de nous des événements positifs et porteurs d'opportunités nouvelles.
       A la fois art de penser, art de ressentir, art de communiquer et art de décider, l'optimisme est dès à présent appelé à devenir l'art de vivre du XXIe siècle !

      Philippe Gabilliet, 52 ans, docteur en Sciences de gestion et diplômé de Sciences-Po Bordeaux, est spécialiste de la motivation et des stratégies mentales de la réussite. Il enseigne depuis plus de quinze ans la psychologie et le développement professionnel à l'ESCP Europe (Paris). Il est l'auteur de

      -Se former soi-même. Les outils de l'autoformation (ESF, 1997),

      -Savoir anticiper. Les outils pour maîtriser son futur (ESF, 1999) et

      -Les Conduites d'anticipation. Des modèles aux applications (L'Harmattan, 2008).  

    Extrait de l'avant-propos de Luc Simonet, Président d'Optimistes sans frontières, Royaume de Belgique

       Il y a quelques années, les problèmes que me soumettaient les clients de mon cabinet d'avocat m'intéressaient de moins en moins. L'intuition me vint alors que si je n'étais plus dans l'enthousiasme, c'était le signe que je devais changer quelque chose à ma vie. Ce mot «enthousiasme» est une merveille. Il vient du grec ancien et signifie littéralement «dans le souffle de Dieu» ou, si l'on préfère une image moins patriarcale, «dans le souffle de l'énergie créatrice». Je fis donc part à mes collaborateurs de ma décision de prendre le large et leur laissai mon cabinet.
       Un jour de juillet 2005, alors que nous étions en vacances en Toscane et qu'il pleuvait, je lançai l'idée d'un parapluie qui porterait l'inscription : «C'est un beau jour de pluie.» Ma fille me rétorqua que les idées ne servent à rien si elles ne sont pas réalisées. Piqué au vif, je fis, dès notre retour de vacances, imprimer une centaine de parapluies.
       A l'occasion d'un dîner à Utrecht, je racontai cette histoire de parapluies à un Irlandais qui s'exclama «That's fantastic, we need positive ideas !» et le lendemain, je me mis à la rédaction des statuts de la Ligue des optimistes du Royaume de Belgique. Son succès, tant dans mon pays que dans d'autres, fut tel, à mon grand étonnement, qu'en 2008 je fus amené à constituer l'association internationale Optimistes sans frontières. Cette association donna naissance à des branches aux Pays-Bas, en Allemagne, au Bénin et maintenant en France. Des initiatives sont en cours dans de nombreux autres pays.
       Tous les membres des associations d'optimistes qui oeuvrent sous l'égide de l'association internationale Optimistes sans frontières sont les citoyens d'un État métaphorique que nous nous avons appelé Optimistan, un état de conscience qui répond à l'idée de Pierre Teilhard de Chardin selon laquelle il conviendra d'élever l'état de conscience du monde à mesure que celui-ci se complexifiera.
       J'ai connu le professeur Philippe Gabilliet par sa vidéoconférence sur la chance. Cette leçon et toutes celles qu'il a données devraient être vues par tous les enfants de la planète, ainsi que par leurs parents.
       Cet Éloge de l'optimisme constitue une contribution majeure à la connaissance et à la compréhension de ce grand atout de l'esprit, du coeur et de l'âme dont nous aurons tous le plus grand besoin pour traverser dans la confiance et la joie les grandes turbulences et les grands chambardements qui nous attendent. 
     

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  •                                                                2012    181 p.   22 €  

       L'une des significations du mot "éduquer" est "tirer hors de", c'est-à-dire soustraire à l'ombre la partie la plus généreuse et la plus ingénieuse des individus pour les accompagner vers leur épanouissement. Atteindre ce but par l'éducation et l'école semble le chemin le plus simple pour faire des adultes responsables, autonomes et libres, engagés dans des parcours de vie choisis plutôt que subis.
       En France et dans le monde entier, des initiatives éducatives novatrices naissent tous les jours. De plus en plus d'écoles publiques ou privées, à la maison, à la ferme, en communauté, autogérées, démocratiques, ouvertes, libertaires, osent aujourd'hui se détourner d'une conception de l'éducation imposée par les institutions. Partout, des gens s'organisent pour trouver des alternatives au système éducatif actuel : des enseignants qui aiment leur métier et qui, au sein de l'école publique, tentent des expériences épanouissantes; des parents qui se fédèrent pour créer des écoles dans leur village, des mères qui enseignent leurs savoir-faire traditionnels au sein de l'école de leurs enfants...
      Des jeunes aussi, qui inventent de nouvelles façons de s'éduquer par l'autoformation ou l'apprentissage par les pairs, comme à la Brockwood Park School en Angleterre ou à Last School à Auroville, en Inde, où ils décident librement d'étudier les matières qu'ils aiment, sans se préoccuper de notions d'évaluations, d'examens ou de niveau scolaire.
       Ainsi, naissent des mouvements et des courants nouveaux, basés sur des pédagogies alternatives. Si certaines d'entre elles - quoique mal connues - sont relativement familières, comme les pédagogies Steiner, Montessori ou encore Freinet, d'autres se développent et sont à découvrir, comme celle de l'éducation lente (la "Slow School" ou la pédagogie de l'escargot), de l'éducation démocratique inspirée par les idéaux libertaires (EUDEC, Aero, etc.), de l'école à la maison ou de l'instruction en famille...
      Ce livre, richement documenté, propose un tour d'horizon de toutes ces initiatives éducatives innovantes, en détaillant à la fois la spécificité et l'originalité de chacune d'elles. Conçu de manière pratique, il fournit aux parents, citoyens et enseignants des informations et références pour découvrir des écoles qui replacent l'enfant et son épanouissement au coeur du processus éducatif.

       Docteur en sciences de l'éducation, Antonella Verdiani a travaillé durant plus de dix huit ans à l'UNESCO, où elle était responsable des questions d'éducation. Actuellement consultante et formatrice, elle est la fondatrice du collectif "le printemps de l'éducation", constitué de représentants de la société civile en France et à l'étranger et qui a pour objectif l'organisation de rencontres entre les acteurs du changement en matière d'éducation.


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  • La crise est bien celle du capitalisme

    mardi 29 mars 2016, par Jean-Marie Harribey *

    Plus personne n’en doute vraiment. Le monde est au bord d’une nouvelle crise. Est-elle vraiment nouvelle ou est-ce la même qui n’en finit pas ? Les classes dominantes s’activent pour renforcer encore leur position. Les gouvernements redoublent d’ardeur pour imposer l’austérité à leurs peuples. Les banques centrales s’affolent parce qu’elles brûlent leurs cartouches sans aucun impact sur l’économie, sinon celui de grossir les bulles financières. Et les économistes ? Les plus nombreux, c’est-à-dire les libéraux, ou bien ne comprennent encore pas ce qui leur a toujours échappé, ou bien font les autruches. Et les autres ? La crise qui redouble met à mal les thèses de ceux qui la voient comme une simple crise financière, elle-même résultat des représentations et de phénomènes mimétiques sans prise avec l’état du système productif et des rapports sociaux qui s’y nouent. Le caractère structurel de la crise contredit aussi ceux qui pensent qu’une relance suffira à surmonter les difficultés.

    1. Le ressort de la croissance est cassé

    En trois ans, le prix du baril de pétrole a dégringolé des trois quarts de sa valeur, et celui des matières premières a suivi le même mouvement. Depuis plus d’un an, le moteur principal de la croissance économique mondiale, la Chine, se grippe, et la chute de sa demande aux autres pays entraîne ces derniers dans le ralentissement, sinon la récession. Le Brésil, autre grand pays émergent, s’effondre, et le Japon est embourbé dans la stagnation depuis vingt-cinq ans. Les États-Unis, dont la reprise était montrée en exemple, s’essoufflent déjà.

    La « révolution » des gaz de schiste et autres combustibles non conventionnels s’est retournée contre ses promoteurs. L’augmentation de la production de combustibles est venue au moment précis où la demande a diminué. L’attitude de l’Arabie saoudite et l’arrivée de l’Iran sur le marché du pétrole ont accentué le revirement : les prix se sont donc effondrés et ont rendu non rentables les combustibles non conventionnels.

    Deux facteurs aggravent les choses. D’une part, les politiques d’austérité menées par tous les gouvernements, en particulier en Europe, sont, au sens propre, contre-productives. D’autre part, toutes les grandes banques centrales du monde (la FED, la BCE, la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre et même la Banque de Chine) injectent à jet continu des masses de liquidité impressionnantes : on les estime en cumulé à environ 20 000 milliards de dollars. C’est la politique dite d’assouplissement monétaire (quantitative easing – QE – en anglais) qui, au lieu de relancer l’économie productive, sauve les banques en difficulté ou relance la formation de bulles financières… jusqu’au moment où, depuis le milieu de l’année 2015, les Bourses se mettent à dévisser de concert. Non seulement les banques centrales inondent les marchés de liquidités, mais certaines baissent les taux d’intérêt directeurs à presque zéro, voire négatifs. [1] La hausse des prix des obligations concomitante de la baisse des actions fait donc courir le risque d’un krach encore plus dangereux que celui de 2007-2008, parce que les États, dont les budgets ont été fragilisés à cause du sauvetage précédent, ne pourront pas recommencer cette opération. D’une certaine manière, la situation actuelle confirme ce que disait Keynes dans l’entre-deux-guerres : c’est le couplage entre la politique monétaire et la politique budgétaire qui fait la force d’une politique économique. Or, la politique monétaire actuelle a beau être « accommodante », selon l’expression désormais consacrée, elle entre en contradiction avec la politique budgétaire partout restrictive.

    Ce que craignent donc par dessus tout les banquiers, c’est que, lors de la prochaine débâcle bancaire, ce soient leurs actionnaires qui seront appelés à payer les pots cassés et non plus les contribuables. La Banque des règlements internationaux (BRI), d’une part, fait état dans son rapport [2] de mars 2016 d’un endettement privé et public colossal, et, d’autre part confirme le fait que les banques font face, selon la terminologie châtiée de l’institution, « à des turbulences ». En réalité, l’atonie de l’économie, les taux d’intérêt au plus bas et des créances douteuses dans les bilans des banques contribuent à faire grandir leur inquiétude : la Deutsche Bank a enregistré une perte de 7 milliards en 2015, et, en moyenne, les banques européennes ont 15 % de leurs créances qui sont douteuses ; parmi elles, les banques françaises n’en ont que 5 %, mais pourraient voir s’évanouir un tiers de la valeur de ces créances douteuses. Au total, la BCE, qui a procédé à l’évaluation de la qualité des actifs de 130 banques, a estimé à 876 milliards d’euros le montant de leurs actifs douteux. Pendant ce temps, beaucoup de grands groupes industriels et financiers comblent d’aise leurs actionnaires : à l’image de Vivendi qui, après avoir engrangé quelque 34 milliards d’euros de trésorerie en vendant des participations (SFR, GVT, Maroc Télécom), rachète ses propres actions et augmente les dividendes (en 2015, avec un résultat net de 1,9 milliard, Vivendi a versé 4 milliards de dividendes, et 8 milliards de dividendes et de rachats d’actions auront été versés en deux ans). [3]

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  • Newsletter N° 30 de Michel DOGNA  

    AIMEZ-VOUS LES NUGGETS DE POULET ?
    Extrait d’enquête de Charles Dereeper (1)

    Voilà un piège à gourmandise
    aussi séduisant quand on ne connaît pas,
    que répugnant quand on connaît !

     

    QU'EST CE EXACTEMENT UN NUGGET DE POULET ?

    C'est composé de viande de poulet provenant généralement d’un pays en voie de développement type Roumanie qui refuse qu'on vienne inspecter de trop près ses abattoirs et ses méthodes d'élevage...

    Cette viande est traitée chimiquement dans une usine de transformation. Elle va d’abord prendre 30% de poids grâce à une substance chimique qui effectue une rétention d’eau. Ensuite, on introduit une dizaine d’autres composés chimiques (secrets), ceci dans le but de stabiliser la mixture, aboutissant à une purée rose, dans laquelle on ajoute enfin des colorants et des parfums (encore chimiques) pour synthétiser un goût acceptable qui ressemble à du poulet. Miam miam !

    Quand on analyse la composition  de cette mixture, on trouve du tissu musculaire, des os, du cartilage, de la graisse, des vaisseaux sanguins et des nerfs... tout cela finement broyé – il ne manque que les plumes ! Tout ceci représente la partie poulet qui généralement ne dépasse pas les 50% du nugget... car les industriels sont libres d'ajouter 50% de céréales, le plus souvent du soja plus ou moins transgénique, qui coûte encore moins cher que cette viande de misère, elle même produite à très bas coûts...

    ROUAGES ET CONSEQUENCES DE CETTE CHAINE ALIMENTAIRE CORROMPUE

    Sur le plan commercial, alors que le filet de poulet se négocie sur des plateformes de marchés de gros, type Alibaba, entre 1.05 et 1.15 euros le kilo, les parties moins nobles se négocient à prix bien moindres. Ces négociations se font à partir de maisons de trading disséminées dans toute l'Europe, qui ne voient jamais la marchandise réelle. On baigne dans le fictif et le virtuel, donc dans l'irresponsabilité sans presqu'aucun contrôle, ce qui aboutit aux scandales alimentaires réguliers auxquels nous sommes habitués, mais que les consommateurs oublient vite.

    Il est absolument impossible de faire confiance à un industriel de l'agro alimentaire. Le seul moyen qu'a l'industriel pour survivre économiquement, consiste à trouver des solutions "ingénieuses" pour réduire ses coûts de fabrication. Il est pris en tenaille par la logique implacable du système économique.

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  • 2015     192 p.    16 €

        Coca-Cola, Monsanto, Shell, Nestlé, Bayer, Texaco...: certaines marques sont associées à des scandales retentissants. Hydropiraterie en Inde, pesticides aux effets dévastateurs, exploitation pétrolière transformant le delta du Niger en désert écologique, drame du Rana Plaza au Bangladesh, enfants empoisonnés par le plomb au Pérou..., la liste est longue et plus qu inquiétante.
       Dans cet ouvrage, les auteurs examinent quelques-uns des crimes les plus significatifs commis par des multinationales. Des crimes qui ont fait l'objet de poursuites judiciaires ou de « procès citoyens », que ce soit sur le plan national ou international.
       Ils expliquent aussi comment ces sociétés ont conquis, au cours du XXe siècle, de vastes marchés. Une montée en puissance et en impunité grâce notamment au soutien des États-Unis.
    Après avoir analysé l'inefficacité des mécanismes de régulation (Banque mondiale, OMC, OCDE) et s être interrogés sur le projet de grand marché transatlantique, les auteurs rappellent que les multinationales n'échappent pas au droit. Le recours à la justice, c'est l'arme des victimes ! À quand un « tribunal pénal international » apte à juger les exactions de ces colosses industriels ?

      « Les mots sont des armes. Ce livre est très important ; c'est un outil pour contrer les conséquences désastreuses de la toute-puissance des grandes entreprises. Les auteurs nous posent la question : ces immenses sociétés multinationales sont-elles compatibles avec un avenir démocratique ? Comment envisager un monde où nous pourrions protéger les ressources de la Terre et offrir à tous une vie digne et sûre, tant que le pouvoir réside aux mains de ces géants voraces ? Le temps n'est-il pas venu de les consigner, à l'instar des dinosaures, dans les livres d'Histoire ? » (Ken Loach

       Grand spécialiste du droit international, Eric David, professeur émérite de droit de l'Université libre de Bruxelles (ULB), est l'auteur de nombreux ouvrages qui lui ont valu plusieurs distinctions). Il plaide pour un élargissement du rôle de la Cour pénale internationale.

      Gabrielle Lefèvre, journaliste, ancien membre du Conseil supérieur de la justice, tient un blog sur le site Mediapart.

      Préface de Jean Ziegler, homme politique, altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de l'ONU sur la question du droit à l'alimentation dans le monde.


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  • Les rebelles (Jean ZIEGLER)

    2016   608 p.  12 € (en Poche)

       Alors que l’oppression policière, le cynisme des grandes puissances et les tyrannies de la faim ravagent l’existence de millions d’hommes et de femmes, les nationalistes révolutionnaires d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine tentent de mettre en œuvre des principes d’autonomie politique, d’autosuffisance économique, de liberté et de justice, qui répondent aux désirs les plus irrépressibles des hommes.

       Où en est cette grande espérance ? Quelles leçons pouvons-nous tirer ? pour notre propre liberté ? de ces combats lointains ? Jean Ziegler, familier du tiers monde, raconte ici une épopée mal connue chez nous. Il esquisse avec une générosité vibrante mais lucide un bilan mondial de la seconde moitié du xxe siècle

       Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation (2000-2008) Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié

      -La Haine de l'Occident,

      -Retournez les fusils! et

      -Les Nouveaux Maîtres du monde.


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  • 2015     140 p.    750 € (Poche)

        Comment envisager le monde nouveau qui nous emporte ? Sur quels concepts essentiels devons-nous fonder notre compréhension du futur ? Sur quelles bases théoriques pouvons-nous nous appuyer pour considérer et surmonter les immenses ruptures qui s'accroissent ? A la demande — et avec l'aide — de l'Unesco, Edgar Morin propose ici le viatique minimal pour nous aider à regarder l'avenir en face. Ce petit texte lumineux, synthèse de toute une oeuvre et de toute une vie, a d'ores et déjà été diffusé dans plusieurs pays du monde. Il a aidé d'innombrables hommes et femmes à mieux affronter leur destin et à mieux comprendre notre planète.

       Auteur d'une oeuvre foisonnante et éclectique, Edgar Morin nous livre ici une réflexion stimulante sur ce que devrait être un enseignement adapté à la complexité du monde nouveau. Ainsi, une approche transdisciplinaire est indispensable pour saisir les problèmes dans leur globalité. Il faut rassembler des savoirs dispersés dans chaque discipline pour "enseigner la condition humaine et l'identité terrienne". De même, plutôt que de réduire l'éducation à la transmission de connaissances établies, dans une conception souvent déterministe de l'évolution des sociétés, il est préférable d'expliquer le mode de production des savoirs, la "connaissance de la connaissance", en soulignant les incertitudes, "les erreurs et les illusions" inhérentes à la recherche scientifique.

      On ne peut que partager cette vision synthétique des savoirs qui marierait avec bonheur les apports des sciences de la nature et des sciences humaines. Reste à en imaginer la traduction concrète dans les programmes scolaires et universitaires et dans les manières de travailler. Implicitement, Morin en appelle à une profonde réforme de l'école. --Gery Dumoulin  

    Revue de presse

       De quel viatique conceptuel avons-nous vraiment besoin pour affronter le monde qui vient ? Quelles idées, quels principes majeurs, devons-nous convoquer pour comprendre la signification des prodigieuses mutations dans lesquelles nous sommes d'ores et déjà embarqués ? A la demande et avec l'aide de l'Unesco, Edgar Morin exprime ici en termes clairs et de façon synthétique l'essentiel de sa pensée et de son oeuvre. Déjà diffusé sur plusieurs continents à l'occasion du changement de siècle, ce document aide à regarder, calmement, l'avenir en face. -- Idées clés, par Business Digest

      L'auteur présente cet ouvrage comme le dernier tome de sa trilogie pédagogique, commencée avec

       -"La tête bien faite" et poursuivie avec

       -"Relier les connaissances".

      Son objectif est de dégager et expliciter sept thèmes qui devraient être considérés comme fondamentaux dans les enseignements dispensés au XXI° siècle. Il ne s'agit pas de se situer au niveau des contenus des programmes des diverses disciplines mais, en amont, au niveau paradigmatique et des principes essentiels permettant une éducation adaptée aux principaux défis à relever à l'échelle planétaire.

      Ceux qui sont familiarisés avec l'oeuvre d'Edgar Morin ne seront pas surpris. On trouve ici quelques idées clés chères à l'auteur , notamment la nécessité de réformer les modes de penser, afin d'appréhender "ce qui est tissé", à savoir le "complexe", au lieu de se cantonner à des approches strictement disciplinaires qui fragmentent et compartimentent notre connaissance de la réalité. Sans présenter ici exhaustivement les sept savoirs, (ces sept nouveaux piliers de la sagesse ?), on soulignera la pertinence de cette réflexion épistémologique, éthique et politique qui concerne l'ensemble des systèmes éducatifs.

      On mentionnera, en particulier, l'intérêt des réflexions sur les limites de la connaissance et le risque d'une rationalisation qui pervertit la rationalité ouverte et qui est l'antichambre du dogmatisme, la nécessité d'une éthique de la compréhension planétaire et du genre humain (anthropo-éthique) par la prise de conscience d'une citoyenneté de la " Terre-Patrie ", l'éveil au risque écologique (on retrouve ici en d'autres termes le message de Francis Bacon, selon lequel "l'homme ne commande à la nature qu'en lui obéissant"), ou encore la nécessité d'apprendre à affronter l'incertitude, l'aventure humaine n'étant pas écrite d'avance.

      Toutefois, une difficulté subsiste : comment mettre en oeuvre pratiquement ces principes qui ne requièrent pas moins qu'une transformation profonde des mentalités, pas seulement des enseignants, mais aussi des élèves, des parents et des responsables politiques ? --Alain Michel-- Futuribles


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  • Le grand chef Raoni veut réunir tous les peuples autochtones avant la COP22

    Publié le mercredi 20 juillet 2016 

      http://www.novethic.fr/breves/details/le-grand-chef-raoni-veut-reunir-tous-les-peuples-autochtones-avant-la-cop22.html

    Le Cacique Raoni, grand chef du peuple Kayapo au Brésil, a lancé un mouvement mondial pour réunir tous les représentants autochtones traditionnels de la planète, d’ici l’automne, dans l’«Alliance des Gardiens de Mère Nature».

    Le but est de "porter des propositions complètes pour l’avenir de la planète, notamment la lutte contre réchauffement climatique" en prévision de la COP22 qui se déroulera du 7 au 18 novembre à Marrakech (Maroc).

    Les communautés autochtones représentent aujourd’hui 370 millions de personnes regroupés dans plus de 70 pays, sur cinq continents.

    La mission a été confiée à l’association Planète Amazone. Elle a lancé une campagne de financement participatif via la plateforme HelloAsso qui rencontre un franc succès. A ce jour, 146 368 euros ont été collectés sur les 150 000 espérés. Cette somme doit permettre à tous les représentants de se réunir dans le village Kayapo de Piaraçu, une terre indigène de l’Etat du Mato Grosso au Brésil, en septembre prochain.

    De nombreuses personnalités ont d’ores et déjà soutenu l’opération, tels que Nicolas Hulot, le capitaine Paul Watson de Sea Shepherd, l’acteur Pierre Richard ou encore le chanteur Bernard Lavilliers.

    Concepcion Alvarez


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  • La pilule contraceptive ( Pr Henri JOYEUX,

    2013      343 p.     20 €

       Des millions de Françaises prennent la pilule, une contraception hormonale ou un traitement de la ménopause. Mais la plupart ignorent toujours comment fonctionnent ces médicaments et quels effets ils peuvent avoir sur leur corps. Des centaines d'études ont pourtant été publiées dans des revues spécialisées sur les dangers du contraceptif chimique. Cette vérité scientifique est sciemment cachée depuis 50 ans !

       Le scandale des pilules de 3e et 4e générations n'est que le premier épisode de ce qui pourrait être la plus grande déroute médicale du XXIe siècle. Saviez-vous que les hormones de synthèse sont au cancer du sein ce que l'amiante est au cancer de la plèvre ? Dominique VIALARD)

      En 1975, on découvrait 7000 cas de nouveaux cancers du sein par an en France. En 2013, nous approchons des 60 000 cas, et chez des femmes de plus en plus jeunes... Cancers, AVC, thrombo-embolies, dépressions, perte de libido, autisme chez les enfants... de nombreux effets secondaires graves et plusieurs maladies sont impliquées.

      Avec ce livre, les femmes vont enfin comprendre comment fonctionnent la contraception hormonale et le THS. Tout le monde va savoir pourquoi les autorités médicales et la plupart des médecins se taisent et continuent à prescrire des médicaments dangereux. Les femmes pourront choisir en connaissance de cause les nouvelles alternatives contraceptives, sans danger, à leur disposition. La contraception du futur est en marche avec les biotechnologies écologiques ! 

       Le Pr Henri Joyeux, est chirurgien cancérologue, Professeur de Cancérologie et Chirurgie digestive à la Faculté de Médecine de Montpellier, chirurgien des Hôpitaux et de l’Institut du Cancer de Montpellier. Prix International de Cancérologie Antoine Lacassagne pour ses travaux sur la Nutrition, il est aussi Président de Familles de France. Ce cancérologue de renom a été le premier en France à alerter les femmes sur les dangers de la pilule avec Femmes si vous saviez... publié en 2001.

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  • Les armes de l'ombre (Marc FITTERMAN)

                                                                       2004    191 p. 

       La croyance populaire s'est forgé son opinion : " le temps se détraque à cause de toutes ces fusées qu'ils nous envoient dans le ciel ! " Oui, le temps se " détraque " : désormais les dégâts se chiffrent chaque année en milliards de francs, d'euros, de dollars, sans parler des milliers de victimes... A cause des fusées ? Non, bien sûr... A cause de quoi alors ?
      C'est ce que nous dévoile Marc Filterman en nous ouvrant la porte des bases militaires les plus secrètes.
      Et si les militaires pouvaient non seulement modifier le temps qu'il fait, mais aussi le temps qui passe ?...
      Et si les militaires pouvaient déclencher des épidémies ?... Et des tremblements de terre?... Et aussi des mutations génétiques ?... Et bien d'autres affres encore ?...
      Vous doutez ? Nous aussi nous doutions... avant de lire le manuscrit de Marc Filterman...
        Les informations divulguées dans ce livre proviennent de la presse spécialisée, de sources gouvernementales et militaires dument autorisées, surtout américaines. Des dispositifs permettant d'interférer avec le métabolisme humain ont été réalisés dans le but de le neutraliser. Il en est de même pour les mécanismes de la nature. Ces systèmes ont été développés comme arme de nouvelle génération aussi bien du côté russe, qu'américain. Pendant que d'autres effectuent des recherches très poussées dans ces domaines, notre élite semble ne pas s'en préoccuper. On court le risque de se retrouver un jour ou l'autre exposé à des menaces inconnues et non prévues, devant lesquelles nous ne saurons pas comment réagir. Les informations publiées ici doivent donc être considérées comme un avertissement, un appel au monde politique et aux populations. ...

       Marc Filterman a débuté sa carrière à l'armée de l'air, qu'il a quittée en 1985 pour se consacrer à des recherches sur l'électronique de défense. En relation avec des experts du monde entier, il est devenu l'un des meilleurs spécialistes de la guerre non conventionnelle, ce qu'a confirmé le succès de la première édition de "Les armes de l'ombre"

      Marc Filterman a acquis son premier radar en 1976. Il a effectué 10 ans de recherche sur les radars et 30 ans de recherche sur les risques des champs électromagnétiques et sur la manipulation du climat 

       Au micro de Bob, Marc Filterman revient ici (https://www.btlv.fr/marc-filterman-les-compteurs-linky.html) sur ce qui fait débat dans la société civile, le compteur Linky. De nombreuses communes ont refusé ce nouvel appareil de mesures électriques. D’après ces opposants ce compteur émet des ondes nocives pour les habitants de la maison et consomme beaucoup plus qu’un compteur classique. La question est de savoir si EDF va réussir à imposer ce compteur Linky qui est déjà un échec en terme de communication. 
     

    Sommaire

    Chapitre 1 - La Guerre (non) conventionnelle           Chapitre 2 - La Guerre Chimique

    Chapitre 3 - La Guerre Génétique                          Chapitre 4 - La Guerre bactériologique

    Chapitre 5 - La Guerre spatio-temporelle                Chapitre 6 - La Guerre quantique

    Chapitre 7 - La Guerre climatique                          Chapitre 8 - La Guerre nucléaire

    Chapitre 9 - La Guerre sismique

    Epilogue         Annexe 1 - Effets des micro-ondes              Annexe 2

     Tableau des unités de mesure


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  • 2014   216 p.   19,90 €

        Ce manuel s'adresse à ceux qui refusent de considérer le gaspillage comme une fatalité mais qui ne savent pas par où commencer.
    - à ceux qui aimeraient faire plus d'économies au quotidien,
    - à ceux qui sont lassés d'être poussés à accumuler et à posséder toujours plus
    - à ceux qui ont oublié tout ce qu'ils pouvaient faire avec leurs mains
    - à ceux qui rêvent d'une vie plus saine et plus écolo mais qui pensent que c'est cher et compliqué...

      A travers 6 grands chapitres (habiter, cuisiner, jardiner, s’habiller, prendre soin de soi, et ralentir), son auteur explique et donne les recettes pour s’organiser, mieux (et moins) consommer, faire soi-même. On trouve par exemple la liste des fruits et légumes à consommer à chaque saison, des astuces d’éco-conduite, un guide des labels textiles et des recettes pour remplacer tous les produits d’entretien industriels par du fait-maison non toxique et très économique. Pour ne rien gâcher, la mise en page est dynamique et très agréable, avec des illustrations simples, rigolotes et efficaces.

    Au final, un vrai remède anti-crise, anti-gaspillage, anti-fatalité à lire selon ses envies, et sur lequel revenir régulièrement pour trouver de nouvelles idées à mettre en pratique.

      Stéphanie Araud-Laporte nous incite à nous interroger sur nos besoins réels pour devenir plus autonome en apprenant à préserver, à réutiliser mais aussi à partager, échanger, donner et recycler. Elle donne plein d’astuces et de recettes toutes simples à mettre en pratique au quotidien. Et pour les « aquoibonistes », une citation du Dalaï Lama ouvre l’ouvrage : « Si vous avez l’impression d’être trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique… et vous verrez bien lequel des deux empêche l’autre de dormir.»   

      Stéphanie Araud-Laporte est diplômé de Communication et Ressources Humaines (1993-1996) et de Design graphique à la Parsons School of Design (1996-1998).

    Elle est directrice de création et fondatrice de l’agence de communication Betsy depuis 2008.

    Mère de trois enfants, elle est auteure d'un premier livre,

    -1001 astuces pour dépenser moins Et préserver la nature + Le petit guide anti-gaspi


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  • L'école du colibri (Isabelle PELOUX, Anne AMY)

                                                                  2014    228 p.    22 € 

         En 2006, Isabelle Peloux, professeur des écoles, fonde une école différente, au coeur du centre agroécologique des Amanins, dans la Drôme. Elle y développe une pédagogie fondée sur la coopération entre les élèves ainsi qu'un enseignement spécifique d'éducation à la paix avec soi-même, avec les autres et avec l'environnement.

       Isabelle Peloux est professeur des écoles, formatrice à la relation entre l'enseignant et l'enseigné, accompagnatrice de groupes de parole de parents. Elle est la fondatrice de l'école élémentaire du Colibri, dans la Drôme, au coeur de la ferme agroécologique des Amanins.

      Anne Lamy est journaliste. Spécialiste en psychologie, éducation, société, elle est auteur et coauteur d'une quinzaine de livres, dont

      -L'état adolescent, avec Daniel Marcelli (Armand Colin), et

      -Grandir en temps de crise, avec Philippe Jeammet (Bayard).

      Elle est également auteur de documentaires jeunesse.


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  • Nouvelles fiches pratiques "Devenir Autonome" !   3,90 € la fiche  25 fiches actuellement

    http://www.colibris-laboutique.org/18-fiches-pratiques?p=2       

      Les Éditions YpyPyp présentent ces fiches très pratiques rédigées par des spécialistes et superbement illustrées.

      Parmi les auteurs : l'éthnobotaniste François Couplan, le psychiatre Christophe André, la spécialiste de la cuisine bio Valérie Cupillard, la vétérinaire pharmaco-toxicologue Sylvie Hampikian, le spécialiste de la vie primitive Kim Pasche, ou encore l'auteure et bloggueuse culinaire Linda Louis.

      Éditeur engagé sur la thématique de l'autonomie, YpyPyp est né d'une amitié de plus de 25 ans entre un rédacteur en chef spécialiste de l’écoconstruction, Yvan Saint-Jours, et un paysagiste-jardinier créateur d’écosystèmes naturels, Philippe Pellan. Le fruit de leurs 20 années de pratiques et de recherches est désormais disponible dans une collection originale de fiches pratiques superbement illustrées.

       "Je construis ma maison en paille et terre", "Mes semis sont réussis", "Je fabrique mon capteur solaire thermique", "Fabuleux jardin d'eau", et "Boissons nourrissantes" :

      ce sont les dernières fiches pratiques, superbement illustrées, proposées par les Éditions YpyPyp. Parmi les auteurs : Yvan Saint-Jours, spécialiste de l'écoconstruction, et Philippe Pellan, paysagiste-jardinier créateur d'écosystèmes naturels.


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  •  (Francis HALLE)

    2011     87 p.    14,20 €

       Respect : les arbres sont des êtres vivants, aussi vivants que vous ou moi. Mieux : ils sont nos protecteurs. Accordez-leur le respect auquel ils ont droit en tant qu'êtres vivants et ne les traitez jamais par le mépris, comme s'ils n'étaient que du mobilier urbain.

      Anticipation : avant de planifier un édifice ou un quartier neuf, faites appel à un urbaniste qui saura placer d'abord les espaces verts et les lignes d'arbres : le bâti viendra seulement par la suite.

     Compétence : sachez vous entourer des meilleures compétences pour le choix des essences, la plantation, les tailles de formation, l'élagage du bois mort et les diagnostics de sécurité.

      Prévoyance : prévoyez, pour chaque arbre planté, un volume suffisant pour sa couronne et ses racines lorsqu'il sera devenu adulte : cela rend les tailles inutiles. N'oubliez jamais qu'un arbre non taillé n'est pas dangereux. 

      Modestie : ne plantez jamais de "gros sujets" destinés à faire impression : c'est à la fois une perte de temps et un gaspillage financier. La "frime" et les arbres ne vont pas ensemble.

      Honnêteté : ne croyez pas - et ne tentez pas de faire croire - que dix jeunes arbres vont remplacer un grand et vieil arbre abattu : c'est une contrevérité sociale, écologique et financière.

      Non-violence : ne taillez ni les branches ni les racines d'un arbre, sauf obligation absolue. Ce n'est pas esthétique et cela rend l'arbre dangereux.

      Civisme : soyez intraitables avec les comportements laxistes et inciviques vis-à-vis des arbres en ville : chocs, mutilations, etc. Ils supportent très mal toute forme d'agression.

      Protection : n'oubliez jamais qu'abattre les arbres le long des axes routiers n'est en aucun cas une réponse adaptée aux problèmes de la sécurité routière.

      Gratitude : aimer les arbres, c'est une autre façon d'aimer l'homme. Aimez vos arbres et vous aurez la satisfaction de constater que vos concitoyens vous en témoigneront de la gratitude.

      Botaniste et biologiste, Francis Hallé est spécialiste de l’architecture des arbres et de l’écologie des forêts tropicales humides. De 1986 à 2003, il a dirigé les missions scientifiques du “Radeau des cimes” sur les canopées des forêts tropicales. Il a publié

      -Un monde sans hiver. Les Tropiques : nature et sociétés (Le Seuil, 1993),

      -Eloge de la plante. Pour une nouvelle biologie (Le Seuil, 1999) et,

      -Le Radeau des cimes. L’exploration des canopées forestières avec D. Cleyet-Marrel et G. Elbersolt, (Lattès, 2000).

      Il a dirigé la publication des deux volume:

      -Aux origines des plantes (Fayard, 2008).  Chez Actes Sud, il est l’auteur du

      -Plaidoyer pour l’arbre (2005) et de

      -La Condition tropicale (2010).


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  • 250 remèdes naturels à faire soi-même (

                                                              2016     320 p.    24,90 € 

       Un ouvrage à la fois très complet et très pratique qui réunit le meilleur des connaissances populaires et médicales puisque son auteur est à la fois pharmacienne et herboriste.
      Sommité dans le monde de la phytothérapie, elle nous livre ici 50 ans de savoirs. Une découverte des 50 plantes médicinales les plus courantes, avec leurs propriétés mais surtout leurs usages en automédication, pour soigner tous les petits maux du quotidien.
      Pour chaque plante, une fiche détaillée avec des explications botaniques pour bien reconnaître la plante, ses propriétés et principes actifs, ses indications et les recettes correspondantes à faire soi-même : tisanes, teintures-mères, baumes, lotions, macérats glycérinés de bourgeons (gemmothérapie), etc.
       Un apprentissage des différents modes de transformation de ces plantes que l'on peut réaliser soi-même et chez soi, expliqués très simplement et précisément grâce à des pas à pas illustrés par de nombreuses photos.
      La transmission d'un savoir-faire et de préparations qui risquent de tomber peu à peu dans l'oubli : certaines teinture-mères, par exemple, ne sont plus disponibles en pharmacie, alors qu'elles sont faciles à réaliser soi-même. De quoi composer sa propre pharmacie familiale et naturelle, gratuitement. Bref, un pas de plus vers l'autonomie... 
     

        Claudine Luu (34131 Candillargues) est Docteur en Pharmacie et Docteur ès Sciences naturelles. Enseignante et conférencière, spécialiste des plantes médicinales, sommité dans le monde de la phytothérapie, Claudine Luu a publié de nombreux ouvrages dans ce domaine. Elle a notamment fondé avec son mari Vinh Luu l'IMDERPLAM (Institut Méditerranéen d'Etude et de Recherche sur les Plantes Médicinales), une des écoles phares de la phytothérapie en France.

      Préface de Jean Marie Pelt.

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  • Ils ont osé! Cette décision est une véritable honte, et la preuve indéniable que nous ne sommes plus en démocratie!

    http://www.jesuismalade.com/archives/2016/07/09/34066198.html

    Le Blog du Docteur JO


      "Selon la chambre disciplinaire, le professeur Joyeux « a commis des manquements d’une extrême gravité au code de déontologie », et a enfreint la loi, notamment « en indiquant des dangers pour la santé de suivre les recommandations du Haut Conseil de la santé publique ». Il n’a pas non plus respecté l’article stipulant que « le médecin doit apporter son concours à l’action entreprise par les autorités compétentes en vue de la protection de la santé et de l’éducation sanitaire » et qu’« il participe aux actions de vigilance sanitaire »."

    Monsieur le Professeur Henri JOYEUX n'a fait que dénoncer ce que tous les médecins qui ont un tant soit peu un esprit critique et qui ne se comportent pas en moutons de Panurge connaissent. Il ne s'agit pas d'être pour ou contre la vaccination; il s'agit d'expliquer que celle-ci est parfois un moyen possible et qu'elle n'a jamais à elle seule éradiquer les maladies. Celles-ci ont surtout été éradiquées par l'hygiène. Tout scientifique honnête et quelque peu observateur sait cela. Et justement madame Marisol Touraine, cela ne se discute pas.
    Le Professeur  Henri JOYEUX a dénoncé à juste titre le marketing effréné que font les laboratoires pour vacciner les enfants.
    Leur injecter en une fois dans une seule seringue six vaccins est un pur scandale!
    C'est un scandale médical car rien ne justifie une telle action et c'est un scandale financier pour la raison que tout le monde connaît: rendre obligatoire un vaccin qui ne l'est pas (sauf pour la diphtérie, le tétanos et la polio) et vendre un vaccin sept fois plus cher que le DTP. C'est cela qui est répréhensible. Ce sont ceux qui ont concocté cela qui doivent être poursuivis; pas Monsieur le Professeur Henri JOYEUX.

    Maintenant madame Marisol Touraine et messieurs de la chambre disciplinaire,  parlons médecine et vaccins si vous le voulez bien. Nous allons parler des trois vaccins obligatoires.

    Diphtérie:  Comme beaucoup de maladies épidémiques disparues spontanément sous nos latitudes, sans vaccination (peste, choléra, thyphus), la diphtérie a commencé à disparaître bien avant l'introduction de la vaccination. Si on prend en exemple, la Norvège, la mortalité pour cette maladie a régressé de plus de 99,5% entre 1908 et 1939, période où la vaccination n'était pratiquement pas utilisée. Il est bon de rappeler aussi que ce vaccin n'est pas dirigé contre la bactérie mais contre la toxine que celle-ci sécrète. Il ne prévient donc pas l'infection et est simplement supposé en diminuer la gravité; ce qui veut dire en clair que la disparition de cette maladie ne peut être imputée à ce vaccin.
    L'efficacité de ce vaccin n'a JAMAIS été prouvée.

    Tétanos Le bacille du tétanos sécrète une toxine, comme celui de la diphtérie. La moitié des personnes atteintes guérissent spontanément. Le tétanos n'est pas une maladie immunisante. La meilleure prévention est le nettoyage et la désinfection des plaies. En cas de doute, il existe un sérum. Le tétanos du nouveau né sera évité qu'en pratiquant une hygiène rigoureuse. La question concernant ce vaccin est: si un malade atteint du tétanos et guéri n'est pas à l'abri d'une seconde infection, comment le vaccin peut-il être efficace? De nombreuses études relatent des cas de tétanos chez des personnes immunisées possédant un taux d'anticorps protecteur.
    Lors de la deuxième guerre mondiale, les cas de tétanos ont été sept fois moins nombreux dans l'armée grecque, non vaccinée, que dans l'armée française, la plus vaccinée des armées alliées.

    CONSEIL: Ne pas vacciner (pour ces deux vaccins), vos enfants avant un an. Il y aura moins d'injections à effectuer et votre enfant aura un meilleur système immunitaire et neurologique, surtout si vous l'allaitez;

    Poliomyélite: 
    C'est la maladie type qui a disparu grâce aux conditions d'hygiène de vie et si elle est encore présente dans certains pays, je conseille aux laboratoires si riches (et aux gouvernements de ces pays dont les chefs ont souvent une fortune équivalente à la dette de leur états),  de développer un programme d'hygiène et pas de vaccination. En médecine, il faut s'attaquer à l'étiologie, pas aux conséquences.

    Il faut quand même que vous sachiez que la fabrication de ce vaccin se fait en cultivant les virus de la polio. Entre 1954 et 1963 le virus d'un singe appelé SV40 a contaminé des millions d'enfants. Plusieurs années après ce SV40 s'est révélé responsable de nombreux cancers. La poliomyélite a disparu en Europe et si elle doit revenir ce sera par manque d'hygiène.

    CONSEIL:  Vous êtes obligé de faire faire le vaccin injectable. Le vaccin per os (Sabin) ne se fait plus car il était trop dangereux.

    Voilà, chers lecteurs, vous êtes au courant d'une petite partie cachée de l'iceberg. C'est pour avoir voulu vous informer que Monsieur le Professeur Henri JOYEUX a subi l'anathème de ceux qui ne veulent pas que vous sachiez la vérité et vous connaissez la chanson de Guy BÉART n'est-ce-pas?
    J'ose espérer que Henri JOYEUX peut faire appel, mais pourquoi donner du grain à moudre aux censeurs. La sanction donnée ne peut que se transformer en boomérang.

    Source: Qui aime bien vaccine peu! Éditions jouvence


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  • Accords entre l'Europe et l'Afrique

    « En France, très peu de personnes ont entendu parler des Accords de Partenariat Economique

    entre l’Europe et l’Afrique. Même les parlementaires qui doivent voter ont peu d’informations. Comme Peuples Solidaires – ActionAid France mène un combat sur ce sujet, j’ai naturellement accepté votre invitation de venir témoigner pour sensibiliser le public et des élus. »

        Fatou Sarr - Agricultrice Sénégalaise  Crédits photos : Clément Tardif/ActionAid

    https://www-1.netcourrier.com/netc/mail/msg.php?mailbox=newsletter&uid=12155.newsletter&head=0&known=1&ea_encode=0

    Ousmane Barké Diallo, agro pasteur et président de l’AOPP qui regroupe 480 organisations paysannes du Mali.  

    Chère amie, cher ami signataire,

    Les propos de notre partenaire malien Ousmane Diallo témoignent bien de l’urgence et la nécessité de lutter contre des accords de libre-échange, négociés en catimini, qui creusent les inégalités et accentuent la pauvreté.

    La pétition « Stoppons l’accord de Partenariat Economique qui appauvrirait l’Afrique de l’Ouest ! » que nous avons lancée il y a quelques jours avait pour but de porter la voix des paysan.ne.s africain-e-s et de leurs familles dont les moyens de subsistance seraient fortement menacés par cet accord de libre-échange.

      Nous sommes conscients que nous menons aujourd’hui un combat ardu et de longue haleine face aux menaces que représentent les politiques décidées par les plus puissants telles que l’APE entre l’UE et l’Afrique de l’Ouest ou encore la Nouvelle Alliance pour la Sécurité Alimentaire et la Nutrition du G7. Elles ne font que favoriser un modèle de développement basé sur l’agro-industrie. Bénéficiant essentiellement aux multinationales, ce modèle s’appuie sur une agriculture fortement consommatrice de ressources et d’intrants agricoles et ne permet pas un partage équitable des bénéfices avec les populations locales.

    Si l’APE était conclu, l’Afrique de l’Ouest ne pourrait, par exemple, plus taxer l’importation de poudre de lait et cela mettrait en concurrence la production laitière européenne qui recherche des débouchés avec la production locale : les producteurs et productrices africaines de lait perdraient à terme leurs moyens de subsistance.

    Nous devons lutter contre un tel modèle et soutenir une agriculture paysanne et familiale, seule capable de garantir la souveraineté alimentaire et de lutter efficacement contre la faim et la pauvreté.

       Pour mener ce combat avec nos partenaires, nous avons besoin de votre soutien ! C’est pourquoi nous vous invitons dès aujourd’hui à renforcer votre action par un don. Quel que soit son montant, votre don est essentiel et nous aidera à agir pour :
       - Informer, sensibiliser et mobiliser les citoyens en Europe et en Afrique de l’ouest
      - Renforcer les capacités d’action des organisations du Sud
      - Faire pression sur les décideurs politiques et économiques pour que les droits progressent
      - Continuer d’agir en toute indépendance
       Pour faire un don: 
    https://soutenir.peuples-solidaires.org/b/mon-don?utm_source=emailing-nondon&utm_campaign=AD072016

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  •                                                             2015    416 p.  11,90 €  

       Une approche révolutionnaire de l'écologie vue sous l'angle financier !
    Aujourd'hui, être éco-responsable cela passe par une bonne gestion de son argent, pour prendre de bonnes décisions, se faire du bien et plus globalement, faire du bien aux autres.
      Dans ce guide d'un genre nouveau, Philippe Lévêque propose des solutions économiques et écologiques pour vivre mieux en dépensant moins.
      Retrouvez 96 fiches pratiques détaillées et émaillées de nombreux exemples pour apprendre simplement à faire des économies tout en améliorant sa qualité de vie ! Et en réduisant dans le même temps son impact sur l'environnement.

       Philippe Levêque  a 40 ans. Il a travaillé pendant 12 ans dans une banque d’investissement de Wall-Street. Passionné par l’environnement et convaincu que l’on peut changer le monde en ayant les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, il pense que le porte-monnaie peut rendre vertueux, si les arguments sonnants et trébuchants sont utilisés pour convaincre les entreprises et les individus de réduire leur impact environnemental.

     Il est le fondateur de l’Ecofrugal Project    http://www.ecofrugalproject.org/


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  • LE MONDE | 23.06.2016  Par Martine Valo  journaliste Planète

    image: http://s2.lemde.fr/image/2016/06/23/534x0/4956585_3_f071_epandage-de-pesticides-dans-un-champ-de_f62594d59ca17af0dd3e8e2f9d59c73b.jpg

    Epandage de pesticides dans un champ de Godewaersvelde (Nord), en juin 2013.

    Les pesticides, encore. Ils pourraient bien susciter un nouveau scandale, une de ces polémiques dont la France a le secret dès qu’il s’agit de son agriculture. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a pris l’initiative de se pencher sur ceux qui sont en première ligne face aux effets de ces substances : les agriculteurs. Las, après quatre années de recherches, d’innombrables auditions, une exploration poussée de toute la littérature scientifique en France et à l’étranger, des plongées dans les statistiques difficilement accessibles du secteur agricole, il n’est pas dit que les sept volumes de ce rapport soient publiés.

    Après une présentation au ministère de l’agriculture en avril, une réunion de restitution était annoncée le mercredi 22 juin. Comme d’autres précédemment, elle a été ajournée in extremis, provoquant la colère des associations environnementalistes.

    Le rapport de l’Anses, intitulé « Expositions professionnelles aux pesticides en agriculture », dont Le Monde a pu consulter le volume central, explore les pratiques des agriculteurs, la façon dont ils se protègent ou pas des effets des pesticides, les conseils de prévention et les informations sur la toxicité qui leur sont dispensés. L’idée des experts – praticiens hospitaliers, vétérinaires, agronomes, toxicologues, sociologues, ergonomes… – était d’esquisser des pistes de réduction des risques.

    Emballement du recours à la chimie

    Leur état des lieux en dit long sur le fonctionnement de la ferme France. Un système incapable de freiner l’emballement du recours à la chimie, au détriment des 1,01 million de personnes qui s’activent dans les champs, les vignes, les vergers arboricoles ou les plantations badigeonnées d’insecticides.

    La France, l’une des grandes utilisatrices dans le monde, a consommé au moins 60 000 tonnes de ces produits en 2014 : 9 % de plus qu’en 2013. Une progression constante, tandis que la part des molécules suspectées d’être cancérogènes ou mutagènes grimpe plus vite encore. Or, les alertes se multiplient sur les liens possibles avec les hémopathies malignes, les cancers de la prostate ou de la peau, les tumeurs cérébrales, les maladies de Parkinson et d’Alzheimer, les troubles de la reproduction et du développement de l’enfant…

    Même les effectifs de travailleurs de l’agriculture n’ont pas été simples à établir. Le groupe de travail de l’Anses souligne que les données sur l’exposition aux pesticides sont « fragmentées », « lacunaires » ; d’ailleurs « aucune organisation en France n’est chargée de les produire ».

    « Relatif silence » sur les maladies professionnelles

    Cette absence de transparence produit une « invisibilité des problèmes », un « relatif silence » sur les maladies professionnelles. Celui-ci s’explique entre autres par les obstacles que rencontrent les malades qui souhaitent faire reconnaître leurs pathologies chroniques, à la différence des intoxications aiguës. Entre 2002 et 2010, la sécurité sociale agricole, la MSA, a admis 47 maladies professionnelles de ce type en tout et pour tout.

    Alors qu’au Royaume-Uni, les éleveurs ovins bénéficient de suivis sanguins réguliers, en France, il est extrêmement difficile pour un agriculteur ou son salarié de prouver quoi que ce soit. Sur 607 dossiers reçus en trois ans, seuls 101 concernaient une pathologie chronique, déclarées pour certaines au bout de plus de trente ans d’activité. La MSA en a classé 54 sans suite.

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  •   Retour enthousiaste de Bernard Pinaud, délégué général du CCFD-Terre Solidaire d’une mission au Mali où il a rencontré les membres du Réseau d’horticulteurs de Kayes qui regroupe plusieurs milliers d’agriculteurs convertis à l’agro-écologie.

      Bernard Pinaud, le 19 juillet 2015

    Partenaire(s) : RHK
       http://ccfd-terresolidaire.org/projets/afrique/mali/au-mali-plusieurs-5202

      « Mamadou Camara me fait visiter son exploitation située le long du fleuve Sénégal. C’est le début de la saison des pluies et le terrain est rempli de plants de poivrons, de tomates, de courgettes. Deux ouvriers mettent en terre des plants de choux. Ingénieur agricole, il aurait pu devenir fonctionnaire, mais il a préféré reprendre un lopin de terre familial d’un demi-hectare et se lancer dans le maraîchage. À force de courage et de persévérance, il en possède aujourd’hui six. Passionné d’agro-écologie, on ne trouve chez lui ni pesticides, ni herbicides, ni engrais. Pas de semences génétiquement modifiées non plus. Mais une agriculture respectueuse de l’écosystème et des savoirs traditionnels.

      Mamadou Camara est membre du Bureau du Réseau d’horticulteurs de Kayes (RHK), un collectif d’une centaine d’associations d’agriculteurs de la région de Kayes, dans le sud-ouest du Mali, créé avec le soutien du Groupe de recherches et de réalisations pour le développement rural, le GRDR et soutenu par le CCFD-Terre Solidaire depuis ses débuts, en 2006. Présent dans les sept cercles, les sept départements, de la région de Kayes, le RHK regroupe 23 000 maraîchers et horticulteurs qui, depuis 5 ans se convertissent à l’agro-écologie.

      Les responsables, membres du Bureau du RHK m’expliquent les raisons de cette évolution. Mamadou Diallo, le président, précise qu’ils ont été plusieurs du RHK à participer à une formation sur l’agro-écologie organisée à Trougoumbé, près de la frontière avec la Mauritanie, et que cela a fait écho à des questions qu’ils se posaient. « Ces dernières années, de nouvelles maladies sont apparues. On se doutait que cela venait de notre alimentation, en particulier des légumes », rappelle-t-il. « On avait essayé des semences hybrides d’oignons censées résister mieux à la sécheresse, mais cela n’a pas marché. »

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  •                                                              2016    136 p.  18 € 

       Produit à partir de déchets, le biogaz est une énergie qui peut être utilisée pour cuisiner, se chauffer, faire fonctionner un groupe électrogène ou faire rouler un véhicule.
      Avec ce manuel pratique, accessible à tous, apprenez comment mettre en place une installation biogaz à moindre coût. Il suffit pour cela de trouver de la matière organique et de posséder un minimum de surface pour l'installation.
      L'auteur partage ses expériences et donne les clefs nécessaires pour auto-construire une installation produisant du biogaz et les techniques pour l'utiliser avec en particulier un épurateur de biogaz fonctionnel permettant son utilisation dans un véhicule équipé GNV. Un nouveau pas vers l'autonomie énergétique. !

       Ingénieur de formation, Jean-Philippe Valla s'intéresse depuis quinze ans à toutes les formes d'autonomies alimentaires et énergétiques. La création d'une exploitation agricole a été pour lui le moyen idéal de développer toutes ses idées.

      Après avoir enseigné une dizaine d'années à l'université Joseph-Fourier à Grenoble en parallèle de son travail d'ingénieur, il s'est installé en 2009 en maraîchage et élevage de brebis. Il écrit : « Le biogaz a été pour moi une véritable découverte dans ma quête d'autonomie. Contrairement au soleil, il est toujours présent, relativement simple à produire et permet d'obtenir un superbe amendement pour le maraîchage ou la culture des céréales. »


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  • 2016   128 p.   6,90 €

      Ouvrez votre boîte à pharmacie et faites l’inventaire. Antidouleurs, décongestionnants, antiacides, antispasmodiques, anxiolytiques, antibiotiques… En moyenne, chaque Français rapporte de la pharmacie 48 boîtes de médicaments par an.
       STOP. Il est temps de faire le tri entre les médicaments indispensables et les superflus, et de ménager votre organisme : avoir le réflexe médicament a des conséquences.
       Dans un premier temps, ce livre vous propose de vous « déprogrammer » pour vous mettre plus à l’écoute de vos sensations corporelles et identifier ainsi la provenance des troubles. Puis d’agir en toute sécurité pour votre santé à travers des conseils de bonnes pratiques et des actions, immédiates ou à long terme, à mettre en place selon vos maux. 

      Isabelle Doumenc, naturopathe et journaliste, a réalisé pendant 20 ans des reportages pour la télévision sur des problématiques de société et d’environnement.
      Aujourd’hui, elle met en pratique ses deux métiers à travers des conférences et l’écriture de livres dans le domaine de la santé.

    http://www.isabelledoumenc-naturopathe.fr


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  • Comment naissent les maladies (Pr Dominique BELPOMME)

                                                               2016    432 p.    23,80 € 

       Comment naissent vraiment les maladies ?
       Pourquoi se développent-elles de manière considérable depuis plus de 20 ans ?
       Pourquoi touchent-elles de plus en plus les jeunes ?
      Et surtout, que faire pour les éviter et mieux les soigner ?
      Dans ce nouvel ouvrage, l'auteur de
        -Ces maladies créées par l'homme
      persiste et signe : ce n'est pas dans l'organisme malade qu'il convient de rechercher les causes initiales de nos maladies, mais dans l'environnement que nous ne cessons de dégrader. Cancer, obésité, diabète, allergies, maladies du coeur et des vaisseaux, maladie d'Alzheimer, autisme... sans compter les très nombreuses pathologies émergentes comme l'hypofécondité, les intolérances alimentaires, la sensibilité multiple aux produits chimiques ou encore l'électro-hypersensibilité : autant de fléaux de santé publique que la médecine contemporaine peine à maîtriser.
        Ce livre, fruit de dix années de recherche, met les découvertes les plus récentes à la portée de tous. En s'appuyant sur de très nombreux travaux scientifiques, il montre le rôle essentiel de notre environnement qu'il s'agisse de la pollution atmosphérique et chimique, de l'eau, des sols, des métaux lourds, des ondes électromagnétiques, etc. dans la naissance et le développement des maladies.
      Une véritable révolution médicale et un guide efficace pour éviter de tomber malade.
      Comprendre comment naissent les maladies, c'est savoir que faire pour les éviter et, le cas échéant, mieux les soigner.

       Cancérologue, professeur des universités, ancien membre du Comité "cancer" de l'Assistance publique, Dominique Belpomme préside l'Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac) et dirige à Bruxelles l'ECERI, l'Institut européen de recherche sur le cancer et l'environnement.


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  • Jus multi-pesticides : découvrez le nouveau spot publicitaire de Leclerc Obscur

    Deltaméthrine, iprodione, et bien plus encore. Le jus multi-pesticides de Leclerc Obscur regorge de substances savoureuses toutes aussi dangereuses les unes que les autres pour notre santé et l’environnement.

    Découvrez la boisson de l’été : le jus multi-pesticides de Leclerc Obscur !

      http://agriculture.greenpeace.fr/jus-multi-pesticides-decouvrez-le-nouveau-spot-publicitaire-de-leclerc-obscur?

    Nous avons commencé par analyser les jus, réalisés par nos soins, à base de fruits issus de l’agriculture conventionnelle achetés dans un hypermarché E.Leclerc. Résultats : tous, sans exception, contenaient des résidus de pesticides.

    Depuis le 25 juin, les militants de Greenpeace sillonnent la France pour sensibiliser les familles et les clients de E.Leclerc sur les dangers liés à la présence de pesticides dans les fruits et légumes de l’enseigne. Nous nous sommes rendus aux quatre coins de la France, de Paris à Nantes, de Rouen à Bordeaux, en passant par Clermont-Ferrand, pour placarder des affiches et alerter les consommateurs.


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  • 2015    100 p.    10 €

       « À 20 ans, j’ai eu faim et honte de le dire. Il n’est pas simple, dans une société où l’image importe tant, d’avouer qu’on ne gagne pas beaucoup d’argent. À compter de ce jour, le combat contre le gaspillage alimentaire est devenu ma priorité. Comment tolérer cette aberration en bas de chez nous : des kilos de nourriture mis à la poubelle par les supermarchés, à deux pas des SDF qui peinent à se nourrir et dorment dans la rue ?
      Avec l’aide de bénévoles et d’amis de ma ville, avec aussi le soutien de personnalités, j’ai initié une vaste mobilisation et réussi à faire plier la grande distribution : le 21 mai 2015, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité un amendement obligeant les grandes surfaces à distribuer leurs invendus à l’association de leur choix. Le Conseil constitutionnel l’a invalidé pour un motif de procédure, mais une nouvelle proposition de loi a immédiatement été redéposée, et elle sera votée très bientôt. Nos efforts ont aussi permis le vote d’un amendement au Parlement européen le 9 juillet.
      À la fois récit de cette action collective et guide pratique, ce manifeste prouve qu’il est facile de cesser de gaspiller : en n’achetant que le nécessaire, en faisant ses achats dans le bon ordre, en comprenant mieux l’étiquetage et les dates de péremption, en apprenant à accommoder les restes, mais aussi en veillant à économiser l’eau et l’énergie.
      Parce que chacun peut contribuer à faire reculer la faim dans notre pays et dans le monde. »
     
      Né en 1979 à Paris, éditeur, docteur en droit et futur avocat, Arash Derambarsh s’est engagé très tôt en politique. Depuis 2014, il est conseiller municipal à Courbevoie.

    Préfaces de Mathieu Kassovitz et de Jean-Jacques Eledjam (président de la Croix-Rouge française), postface de Stéphanie Rivoal (présidente d’Action contre la faim).
     

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  • Ils ont construit leur maison

    2016     239 p.    29,90 €

       Le logement, l'écologie, le développement durable, la finance éthique, l'entrepreneuriat social... Autant de thématiques qui passionnent notre société, intéressent nos consciences et inspirent nos contemporains. L'habitat cristallise ces problématiques avec des projets, à l'échelle individuelle, tous plus créatifs et innovants les uns que les autres. C'est en effet par les auto-constructeurs qu'émergent souvent de nouvelles techniques ainsi que des matériaux alternatifs. Une maison qui nous ressemble, qui coûte moins cher et qui nous implique...
      C'est le pari que se sont lancés, pour des questions de budget mais aussi d'envie, 28 bâtisseurs témoignant dans ce livre, aux profils très divers, depuis ceux qui font tout eux-mêmes à ceux qui s'inscrivent dans des initiatives collectives et des démarches écologiques. Convaincus que l'on peut tout (ou presque) faire soi-même, ils ont conçu et réalisé de A à Z, ou presque, leur maison, véritable nid élaboré pour le bonheur et le confort quotidien de leur famille.
      Au-delà de ces aventures et réalisations singulières, le livre se complète d'un guide pratique décrivant les étapes essentielles pour devenir un bon autoconstructeur (choix du terrain, gestion du temps, assurance, formation technique, chantiers participatifs, outils indispensables, etc.), ainsi que les trucs et astuces pour réduire le budget de sa construction. Le principe de la collection est simple : 28 témoignages largement illustrés, complétés d'un cahier pratique sur le thème.

       Julie Barbeillon est rédactrice en chef adjointe de La Maison écologique, revue bimestrielle dédié à l'éco-construction et aux énergies renouvelables.

      Anne Bertucci, journaliste spécialisée en architecture, culture, société et environnement, collabore notamment pour Ouest-France, Architecture bois et Télérama.

      Céline Cammarata est journaliste, spécialisée dans les thématiques liées à l'économie, la politique, l'écologie et l'habitat.


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