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    Les médias le monde et moi (film)

       Total produits TTC 20,00 €            Frais de port (HT) 3,00 €

    « Les médias vous racontent des salades ? Assaisonnez-les ! »

    Un film documentaire écrit par Anne-Sophie Novel, co-réalisé avec Flo Laval

    Produit par Les Films d’un Jour, en coproduction avec Place To B, avec la participation de DOCS TV

    Durée : 70 min            21 articles

        Fake News, infobésité, rejet des médias, défiance à l'égard des journalistes, etc. La presse a du plomb dans l'aile, et le public semble en avoir ras-le-bol des informations déversées du matin au soir sur les ondes. Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Est-il possible de renouveler le métier de journaliste ? D'adopter une autre posture entre producteur et consommateur d'info ? A travers cette enquête, la réalisatrice, elle-même journaliste, partage son expérience, ses questionnements, et investigue les effets de la fabrique de l’information sur notre conception du monde.

       Dans un périple qui nous mène du Danemark aux Etats-Unis, en passant par la France et le Royaume-Uni, cette introspection s'enrichit de nombreux échanges. L'enthousiasme de nos interlocuteurs et les exemples mis en avant prouvent que ça marche : n'est-il pas temps, dans la profession, et avec le public, d'envisager de nouveaux chemins de faire ?

    ​Avec les interviews de Stéphane Paoli, Eric Fottorino, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, Elise Lucet, Samuel Laurent, Sylvain Lapoix et Julien Goetz, Ulrik Haagerup, David Bornstein, Jodie Jackson, Benoït Raphaël, Julia Cagé, Yves Citton…

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  • [Infographie] Les Objectifs de développement durable de l'ONU soulignent aussi les inégalités en France

    Les 17 objectifs de développement durable (ODD) sont souvent vus comme un sujet de pays en développement, mais la France est bien concernée. Dans un rapport publié en mai dernier, des associations ont passé les grandes inégalités sociales, environnementales et économiques en revue au prisme de ces objectifs. Un panorama utile à l’heure où le gouvernement a fait de la lutte contre les inégalités une des priorités du G7 qu’il préside cette année.

    Inegalites iStock francescoch        Les inégalités s’aggravent en France et sont présentes dans l’ensemble des structures sociales, politiques, économiques qui régissent notre société.
    @francescoch

     

    Le constat est sans appel. "Les inégalités s’aggravent en France et sont présentes dans l’ensemble des structures sociales, politiques, économiques qui régissent notre société", affirme le rapport "Remède à l'inégalo-scepticisme" de 17 ONG (1) coordonnées par 4.D et Wecf France. Elles ont évalué les inégalités en France au regard des objectifs de développement durable (ODD), une série de priorités mondiale fixée par l'ONU en 2015. 

    Des inégalités qui se superposent et se renforcent

    Les inégalités sont loin de se cantonner au seul domaine économique et ont un caractère multidimensionnel. "Inégalités de revenus, inégalités sociales, inégalités politiques et inégalités environnementales se superposent et se renforcent, conduisant les plus vulnérables dans une spirale inégalitaire dont ils peinent à s’extraire", indique le résumé du rapport. Une logique globale soulignée par la référence aux 17 Objectifs de développement durable de l’ONU, que la France s’est engagée à atteindre - comme les autres pays du monde - en 2030.

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  • Lutte contre le gaspillage : Édouard Philippe veut obliger à recycler les produits non alimentaires invendus

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/economie-circulaire/isr-rse/edouard-philippe-veut-obliger-a-recycler-les-produits-non-alimentaires-invendus

      Le Premier ministre a présenté à Paris un futur dispositif prévu dans la loi sur l’économie circulaire. Édouard Philippe prévoit d’interdire aux fabricants de produits non alimentaires de détruire ou mettre en décharge leurs invendus, d’ici 2021 et 2023 selon les filières. Les industriels devront mieux organiser leur recyclage et affiner la gestion de leurs stocks.

    La loi interdisant aux marques de jeter leurs invendus bientot votee   La loi sur l'économie circulaire, présentée en conseil des ministres cet été, interdira de détruire les invendus non alimentaires.
    @CCO

      La destruction des invendus non alimentaires (vêtements, électroménager, produits d'hygiène ou de beauté etc.), un des cas emblématiques du gaspillage, sera interdite d'ici deux à quatre ans en France, a annoncé mardi 4 juin le Premier ministre Édouard Philippe. Cette mesure vise à imposer de donner ces produits ou de les recycler, à partir de fin 2021 ou de fin 2023 suivant les cas, en complément aux mesures déjà adoptées ces dernières années contre le gaspillage alimentaire.

      Aujourd'hui, plus de 650 millions d'euros de produits non alimentaires neufs et invendus sont jetés ou détruits chaque année, soit cinq fois plus que les dons de ces mêmes produits, selon Matignon. "C'est un gaspillage qui choque, qui choque l'entendement (...) un gaspillage scandaleux", a déploré le chef du gouvernement, venu annoncer la mesure dans un magasin CDiscount dans le 11ème arrondissement de Paris.

      Le dispositif, "qui consistera en l'interdiction de l'élimination des invendus, neufs ou en général", figurera dans le projet de loi sur l'économie circulaire. Préparé par la secrétaire d'État Brune Poirson, cette loi sera présentée en Conseil des ministres au mois de juillet.

    Une première mondiale

    "Ce sera une première mondiale", a vanté le chef du gouvernement. Cette annonce arrive justement au moment où l'exécutif veut convaincre de son action en matière d'écologie et répondre aux attentes environnementales des Français, illustrées par une poussée du vote écologiste lors des dernières européennes.

    Selon le cabinet du Premier ministre, la mesure s'appliquera à partir de fin 2021 pour les produits disposant d'une filière de collecte et recyclage dite "REP" (Responsabilité Élargie des Producteurs). Et fin 2023 "au plus tard" pour les autres. La destruction de produits est répandue aussi bien parmi les grands distributeurs que chez les marques de luxe qui y voient une façon de protéger la propriété intellectuelle et d'empêcher la contrefaçon.

    Selon Matignon, des aménagements sont toutefois prévus dans certaines filières. À commencer par le secteur du luxe, qui s'inquiète de voir émerger un marché parallèle avec des produits bradés. Mais le produit neuf devra dans tous les cas être recyclé et non pas détruit ou mis en décharge. Certains produits qui ne sont plus utilisables passée une certaine date, comme le fond de teint, pourront aussi faire l'objet d'exceptions. "L'idée, à terme, c'est qu'il n'y ait plus d'invendus, avec une meilleure gestion des stocks", explique une conseillère de Matignon.

    La rédaction avec AFP

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  • https://www.lessymboles.com/toutes-nos-nouvelles-technologies-sont-ultra-polluantes-et-aussi-ultratoxiques/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Lettre-MDS-237

    Commentaire. Les écrans avec les téléphones, l’internet consomment plus d’électricité que l’ensemble du trafic aérien mondial. Ils sont déjà à l’origine d’une énorme pollution électromagnétique, avec le 5G, ils deviendront l’artisan d’un génocide planétaire. 

    L’ARTICLE :

    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/comment-le-numerique-pollue-dans-l-indifference-generale-801385.html

    Les ordinateurs, smartphones, data centers, réseaux et objets connectés engloutissent déjà 10% de la consommation mondiale d'électricité. L'augmentation des usages vidéo, l'explosion à venir de l'Internet des objets et de la blockchain, ou le traitement massif des données avec l'intelligence artificielle vont aggraver encore plus l'empreinte carbone du numérique. Des solutions, à petite et grande échelle, existent pourtant. Mais le grand public est peu sensibilisé à ces enjeux environnementaux et la classe politique ignore le problème.

    On peut désormais tout faire grâce au numérique : regarder la télévision en replay ou en streaming, écouter des millions de titres de musique, stocker nos milliers de photos dans le cloud, discuter en vidéo pendant des heures sur WhatsApp ou Messenger, piloter les équipements de sa maison, jouer en ligne... Le tout, bien sûr, grâce à nos nombreux appareils connectés (téléviseurs, ordinateurs, tablettes, smartphones, montres, enceintes...).

    Avec les années, ces outils sont devenus de plus en plus puissants pour accompagner les nouveaux usages et supporter une consommation toujours plus folle de données. Car au XXIe siècle numérique, tout est connecté ou a vocation à le devenir. Nos équipements, nos maisons, nos infrastructures de transport - demain les véhicules autonomes -, nos villes, les usines et même les champs sont bardés de capteurs qui les rendent « intelligents ». Sept milliards d'objets connectés seraient en circulation en 2018. D'après Gartner, ils seront au moins 20 milliards en 2020 et augmenteront encore nettement ensuite avec les progrès de la miniaturisation, la généralisation de la 5G ou encore les nouvelles perspectives du big data associé à l'intelligence artificielle.

    Internet pollue moins que la Chine et les Etats-Unis, mais davantage que tous les autres pays

    Problème : la révolution numérique, qui change en profondeur la société et l'économie, est un désastre pour l'environnement. Si Internet était un pays, il serait le troisième plus gros consommateur d'électricité au monde, derrière la Chine et les États-Unis. D'après plusieurs études, il engloutit déjà entre 6% et 10% de la consommation mondiale et pèserait près de 5% des gaz à effet de serre globaux.

    Malgré des méthodes de calcul différentes, les experts s'accordent à peu près sur une « règle des trois tiers » pour expliquer cette consommation. Le premier tiers viendrait des équipements, c'est-à-dire nos ordinateurs, téléviseurs, ainsi que tous les objets connectés en circulation, très gourmands en énergie, à l'image des smartphones qu'il faut recharger tous les jours. Le deuxième tiers est celui des data centers, qui consomment énormément d'électricité et qui dégagent de la chaleur qu'il faut donc refroidir. Enfin, le dernier tiers est celui des réseaux, ces millions de kilomètres de tunnels et de tuyaux qui transportent nos données, et qui sont bardés d'antennes et de routeurs pour assurer le fonctionnement du Web.

    Le numérique n'est pas une industrie immatérielle

    « L'impact environnemental du numérique est difficile à appréhender car il est essentiellement invisible », déplore Hugues Ferreboeuf, chef de projet pour The Shift Project, un cercle de réflexion sur la transition écologique.

    Pourtant, le numérique n'est pas immatériel. Pour fabriquer nos ordinateurs, téléviseurs et smartphones, il faut une quantité énorme de ressources naturelles non renouvelables, parfois très rares, qui sont transformées en composants électroniques avec des méthodes d'extraction et de traitement souvent très polluantes. « Un téléphone portable requiert environ 60 métaux différents, et seulement une vingtaine d'entre eux seraient actuellement recyclables », alerte le Livre blanc Numérique et Environnement, publié cette année par un collège d'experts issus de l'Iddri, de la Fondation internet nouvelle génération (Fing), du Fonds mondial pour la nature (WWF France) et de GreenIT.fr, qui regroupe la communauté française des acteurs de l'informatique durable.

    De leurs côtés, les tuyaux sont de plus en plus sollicités par les usages vidéo : le trafic sur les réseaux télécoms explose de 100% par an, Netflix consomme à lui seul 15% de la bande passante mondiale, et la vidéo pèse désormais 58% de l'ensemble du trafic sur Internet, d'après une récente étude de Sandvine.

    Le problème de l'explosion de la consommation de données vient aussi de « l'obésité » des logiciels et des applications mobiles. D'après le centre de recherche grenoblois Gricad, 35 applications fonctionnent en moyenne en permanence sur un smartphone, même quand celles-ci sont fermées, épuisant la batterie. Comme ils ne sont plus limités par la mémoire des appareils ou les capacités de stockage, les développeurs ne font plus vraiment attention à l'efficience des logiciels.

    « Le code des applis est devenu trop lourd et complexe, ce qui gâche de l'énergie, regrette Frédéric Bordage, le fondateur de GreenIT.fr. Quand on pense que l'ordinateur qui a emmené l'homme sur la Lune disposait d'une mémoire centrale d'environ 70 kilo-octets, soit autant que le poids d'un e-mail aujourd'hui, on constate que l'efficience informatique s'est spectaculairement dégradée en un demi-siècle. »

    La "Green Tech" ne compense pas l'impact négatif du numérique sur l'environnement

    Paradoxalement, le numérique en lui-même est une solution pour répondre aux défis environnementaux. Les solutions des « clean tech », parfois révolutionnaires, se déploient dans de nombreux domaines : énergies propres et renouvelables, optimisation de la consommation énergétique et des circuits alimentaires, gestion de l'eau et des déchets, mobilité verte, fluidification des flux de transports dans les villes, éclairage public intelligent, surveillance en temps réel des forêts, de l'air ou des océans, nouveaux matériaux moins polluants... L'innovation verte est si prometteuse que beaucoup pensent que la révolution numérique contribue déjà fortement à la transition écologique.

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  • https://www.farmlandgrab.org/post/view/28975 

    Original source: Politis


    par Geneviève Azam   (04 juin 2019)

    L’accaparement des sols et leur dégradation menacent les espèces, l’agriculture et l’alimentation. Un mouvement « terrariste » se lève pour soustraire les terres aux usages prédateurs.

    Les sols de la Terre meurent aussi. Ils sont si dégradés que le rapport de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) parle d’« état critique ». Ce géocide silencieux déloge les paysans, menace toutes les espèces et l’alimentation. La désertification altère le cycle et la qualité de l’eau, elle réduit la capture du carbone au point de contribuer pour environ 30 % à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

    Les sols meurent également de l’« artificialisation », autrement dit du béton, du goudron, de la verdure aménagée. Selon l’Agence française pour la biodiversité, entre 2006 et 2015, la France métropolitaine a perdu 590 000 hectares de terres agricoles et d’espaces naturels, principalement sous la forme de surfaces goudronnées, pelouses et bâtiments. L’artificialisation croît plus vite que la population, elle augmente aussi plus vite que le sacro-saint PIB ! Le sol n’est plus la terre d’accueil, il est une « ressource » spéculative autonome pour un monde « hors-sol ».

    Une telle dévastation accélère l’accaparement des terres, telles sont les conclusions des rapports publiés par Grain (1), organisation indépendante de recherche et de soutien aux paysans. Au cours de ces dernières années, les plantations de palmiers à huile sont en première ligne. La Socfin, holding luxembourgeoise dont le groupe Bolloré est le deuxième actionnaire, détient des participations dans diverses sociétés de plantations en Asie et en Afrique, comme la Socapalm au Cameroun (2). Rivières polluées, milliers d’hectares de champs et de forêts remplacés par des monocultures de palmiers à huile et d’hévéas, tombes et sites sacrés détruits. Le système alimentaire industriel est un responsable majeur du réchauffement climatique, ajoutant ses émissions à celles de l’agriculture, responsable de 24 % des émissions mondiales, déforestation incluse. En retour, les effets des conditions météorologiques extrêmes fragilisent les millions de paysans pratiquant l’agriculture vivrière.

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  • 2019    256 p.   15 € (Flammarion)

       « Mais bon sang, comment vais-je m'en sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m'entretenir avec vous de l'avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier. Il y a dix ans, j'avais publié un très court texte sur l'écologie. Et quand on m'a prévenue qu'il serait lu à l'inauguration de la COP 24, c'est alors que j'ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l'avenir de la Terre, du monde vivant, de l'Humanité. Rien que ça.»

        Fred Vargas est l'auteur de nombreux romans policiers, qui sont publiés dans vingt-deux pays. Elle est également docteur en archéozoologie et a exercé longtemps comme chercheur au CNRS. Ce livre, qui explore l'avenir de la planète et du monde vivant, souhaite mettre fin à la « désinformation dont nous sommes victimes » et enrayer le processus actuel.

     Intervieuw:

     https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/climat-a-1-5-degre-de-plus-la-moitie-de-l-humanite-va-mourir-alerte-fred-vargas

       L'auteur Fred Vargas range ses polars pour s'attaquer au péril climatique et à la pollution. Elle publie L'humanité en péril, virons de bord (Flammarion), dans lequel elle a pour ambition d'informer la population du danger qui la guette. Fred Vargas explique qu'à 1,5 degré de plus de réchauffement climatique, la moitié de l'humanité mourra. Elle affirme aussi que lors de la COP 24, les dirigeants politiques ont sciemment décidé de sacrifier un quart de plus de la population mondiale en s'autorisant à aller jusqu'à +2 degré

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  • Le zéro déchet en pratique : une démarche ludique, rentable, pour « protéger la Terre et nos petits-enfants »

    par Audrey Guiller 3 juin 2019

    https://www.bastamag.net/Le-zero-dechet-en-pratique-une-demarche-ludique-rentable-pour-proteger-la-Terre

    Basta ! est un média indépendant en ligne, qui publie quotidiennement des enquêtes, reportages, entretiens, sur les questions sociales, environnementales, économiques et démocratiques. Il est animé par une équipe de huit journalistes permanents.

    La ville de Roubaix s’est engagée dans une politique volontariste de réduction des déchets. Elle accompagne des écoles, des commerces et surtout des familles pour alléger leurs poubelles et les aider à moins mais mieux consommer. La démarche est loin d’être anecdotique : elle permet à ces familles de dépenser moins, de fabriquer autant que possible les produits de leur quotidien, de ré-interroger leur manière de consommer et, au delà, de vivre. « Nous voulons continuer à soutenir un projet politique de décroissance de la consommation et de relocalisation de la production », s’enthousiasme un élu municipal. Reportage.

    Dans une maison du centre-ville de Roubaix (Nord), la colocation de Delphine Barbry, Alexandre Dewas et Aurélien Chuffart, jeunes trentenaires, est semblable à bien d’autres : ils détestent tous sortir les poubelles. Mais depuis l’hiver, la corvée s’est allégée. « Nous nous sommes engagés dans le défi "familles zéro déchet" proposé par la ville », explique Delphine, céramiste et coordinatrice d’ateliers d’artistes. Les amis pèsent leurs sacs d’ordures chaque quinzaine, et cherchent à ce que la courbe de résultats baisse. « Cet après-midi, je vais dans un "Repair café" pour qu’un bénévole m’aide à dépanner l’aspirateur », poursuit la jeune femme [1].

    Depuis 2014, Roubaix s’est engagée dans une démarche de réduction de ses déchets auprès des entreprises, des écoles, des associations, des administrations et des citoyens. L’idée est née pendant la campagne municipale. Beaucoup de Roubaisiens se plaignent alors de la saleté de la ville. « Nous avons proposé de dépasser le sujet de la propreté pour penser les déchets autrement, explique Alexandre Garcin, adjoint au développement durable de la Ville. Avec l’association ZeroWaste France, nous avons réfléchi à la manière de produire moins de déchets. » Au même moment, la ministre de l’Environnement de l’époque, Ségolène Royal, lance un premier appel à projets pour des territoires « zéro déchet ». Roubaix, l’une des villes les plus pauvres de France, est sélectionnée. Parmi ses 97 000 habitants, 31% sont sans emploi, et 44% de ménages sont sous le seuil de pauvreté [2].

    Trois à quatre fois moins de déchets par habitant

    La colonne vertébrale de la démarche est le « défi familles » qui, depuis cinq ans, accompagne chaque année 100 nouvelles familles à réduire le poids de leurs poubelles d’au moins 50 %. « 1500 adultes et enfants l’ont déjà relevé. Au final, ils produisent 50 à 70 kg de détritus par an et par habitant. C’est trois à quatre fois moins qu’ailleurs dans la métropole », calcule Alexandre Garcin. Delphine Barbry et ses colocataires ont intégré le défi il y a six mois. « On était déjà très sensibilisés : on fabrique nos produits ménagers nous-mêmes, on récupère des meubles d’occasion, énumère-t-elle. Parce qu’on a de faibles revenus et qu’on est artistes : on a du temps et on est débrouillards. » La famille d’Aurélien, artiste et travailleur dans le bâtiment, était nombreuse : « Mes parents faisaient attention à toutes les dépenses. J’ai gardé cette habitude. » Pourtant, en pesant leurs poubelles, les jeunes prennent conscience qu’ils ont une marge de progression : « Depuis, on a un lombricomposteur. On fait les courses au marché en apportant nos propres contenants. On achète les bières en Belgique car les bouteilles sont consignées », ajoute-t-il.

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  • Quand ce ne sont pas les entreprises du BTP qui prélèvent de l’eau, d’autres font valoir leurs besoins immédiats pour refroidir les centrales électriques ou améliorer le rendement des équipements hydroélectriques. Au total, le secteur industriel consomme un quart de l’eau douce disponible en France. Le plus gros utilisateur est l’agriculture avec la moitié de l’eau consommée, et un pic à 80% lors des trois mois d’été [5]. Le reste de l’eau douce est traitée pour devenir de l’eau potable.

    Barrage de Caussade : l’illustration d’une fuite en avant

    A l’aune des sécheresses et pénuries d’eau qui se profilent, ce qui se joue autour du barrage de Caussade, dans le Lot-et-Garonne, illustre une forme de fuite en avant. Et annonce les tensions futures, voire les conflits ouverts, autour de la gestion des ressources en eau. Cette retenue de 920 000 m3, dont la construction est en train de s’achever, va bénéficier à une vingtaine d’exploitations agricoles. Dès 2015, un audit ministériel sur les politiques de l’eau et de la biodiversité fait état « des tensions fortes dans le département » en raison des besoins en irrigation. Ses auteurs s’inquiètent de « l’opposition offensive de la profession agricole aux politiques et polices environnementales, devenue agressive, voire anxiogène à l’endroit de ceux qui les portent ». En dépit des réserves émises par l’Agence française pour la biodiversité et le Conseil national de la protection de la nature, la préfecture publie en juin 2018 l’arrêté d’autorisation du lac de Caussade.

    Alors que deux associations, France nature environnement (FNE) et la Sepanso, contestent devant la justice l’arrêté préfectoral, l’ensemble de la zone est défriché et plus de 3000 m2 de zone humide sont détruits. Début octobre 2018, un courrier des ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique estiment le projet illégal car « pas compatible avec le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux », ce qui amène la préfète à retirer l’autorisation le 15 octobre. Malgré la plainte déposée par la préfecture de région, la chambre d’agriculture dirigée par le syndicat « Coordination rurale » poursuit les travaux qu’elle finance entièrement, pour environ un million d’euros. A l’heure où nous écrivons ces lignes, la digue est construite et le barrage commence à se remplir... Le tout avec des fonds publics.

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    « Des arrêtés sécheresse sont publiés, mais il n’y a plus personne pour contrôler les prélèvements »

    Le barrage de Caussade « ne répond en rien à la problématique locale, qui est de partager la ressource de la manière la plus juste, pour l’ensemble des habitants d’un territoire où l’eau manque régulièrement » dénonce FNE, qui voit là un « racket de l’eau ». Il y a « des départements où les règles de gestion de l’eau ne sont plus respectées depuis des années par les chambres d’agriculture. Des arrêtés sécheresse sont publiés mais il n’y a plus personne pour contrôler les prélèvements. Caussade est révélateur d’une situation dégradée dans un département », alerte la vice-présidente de l’association, Florence Denier-Pasquier.

    Un arrêté préfectoral a bien été publié le 2 mai, enjoignant la chambre d’agriculture locale à détruire sous trois mois la retenue d’eau construite sans autorisation, et à consigner dans un délai de dix jours « la somme de 1 082 000 euros correspondant aux travaux et opérations de suppression de l’ouvrage » [6]. Pourtant, depuis cette date, la retenue d’eau est toujours en place et les comptes de la chambre d’agriculture n’ont pas fondu. Entre temps, le gouvernement a publié une nouvelle instruction à destination des préfets qui vise à relancer les « projets de territoire pour la gestion de l’eau ».

    Les projets de territoire, un outil pour une meilleure gestion des ressources ?

    Les « projets de territoire » sont le fruit d’une longue bataille qui commence en 2011. A l’époque, Nicolas Sarkozy annonce un plan de 100 millions d’euros pour la création de nouvelles retenues d’eau et l’allègement des contraintes administratives. Au même moment, un rapport officiel montre que, sans intervention publique, les retenues d’eau « sont d’une rentabilité économique incertaine » [7]. Mais aucune stratégie et vision de long terme pour gérer les ressources en eau ne voit le jour.

    Tout change au gré des valses des ministres de l’Écologie. En 2012, Delphine Batho impose un moratoire sur les aides au financement des retenues d’eau. Un an plus tard, son remplaçant, Philippe Martin, rouvre les vannes de l’irrigation et des financements publics. Puis en 2015, Ségolène Royal y ajoute des conditions : insérer ces retenues d’eau dans ces fameux « projets de territoires » qui prennent « en compte l’ensemble des usages de l’eau ». Le stockage de l’eau pour les besoins des agriculteurs est donc autorisé, mais après des concertations et l’étude des alternatives. Entretemps, le drame du barrage de Sivens, dans le Tarn, a marqué les esprits, avec la mort de Rémi Fraisse, illustrant les premiers conflits qui opposent les défenseurs des zones humides comme biens communs aux agriculteurs qui souhaitent les transformer en retenues d’eau artificielles pour leur usage privé.

    « Les lobbys sont en action partout »

    Un premier bilan de ces projets de territoires est conduit en septembre 2018 par les ministères de l’Écologie et de l’Agriculture [8]. Le résultat est plus que médiocre. Sur la soixantaine de projets recensés, moins de cinq ont été validés et mis en œuvre. Lourdeur de la construction du schéma d’aménagement et de gestion de l’eau, longueur des procédures administratives, contentieux... Les agriculteurs irrigants y voient « une procédure supplémentaire qui viendrait ralentir encore l’adoption de décisions qu’ils estiment urgentes ».

    Le projet de territoire reste néanmoins « un bon outil d’animation locale s’il est bien au service d’une démarche de co-construction », et pas seulement pour aller chercher des subventions, estime le rapport. Problème : les lobbys de l’irrigation sont à la manœuvre pour, justement, tenter de décrocher le plus de financements publics possibles, aux dépens de la concertation et d’un usage équitable des ressources en eau en fonction des besoins.

    « Les lobbys sont en action partout pour vendre des projets multi-usages avec 95 % en irrigation et les 5 % restants pour la salubrité », explique Florence Denier Pasquier, experte du droit de l’eau. « On habille le multi-usages pour maquiller le fait que c’est essentiellement un besoin d’irrigation. » Elle constate une poussée permanente des lobbys pour surdimensionner les prélèvements en eau, y compris dans les territoires qui en manquent. Cela leur permet d’obtenir davantage de financement des agences de l’eau ce qui, dénonce Florence Denier-Pasquier, est « un dévoiement de l’utilisation des finances publiques ».

    Faire entendre les voix de tous les usagers

    Comment faire en sorte que d’autres voix soient entendues dans la gestion commune de l’eau ? C’est tout l’enjeu du dialogue citoyen mené actuellement par le département de Haute-Garonne, dans le cadre du projet de territoire "Garonne-amont". La concertation est menée dans un climat « de fortes tensions climatiques et sociales concernant des projets de gestion de l’eau qui, par le passé, ont été mal conçus et conflictuels » souligne Jean-Stéphane Devisse, directeur associé de Médiation et environnement, en charge de la coordination du groupe local Garonne Amont. « Sivens, Charlas [du nom d’une grosse retenue d’eau qui n’a finalement pas été construite du fait des oppositions, ndlr] et Caussade sont trois noms qu’il faut éviter de prononcer ! »

    Pour éviter un public d’habitués, un panel citoyen est tiré au sort. 3000 courriers ont ainsi été adressés à des résidents du territoire tirés au sort, au prorata du nombre d’habitants par communes, leur demandant s’ils souhaitaient participer au dialogue citoyen. 150 ont répondu spontanément. « Nous avons fait en sorte que ce panel soit le plus équilibré possible du point de vue de la parité, de la diversité géographique, des catégories socio-professionnelles, des classes d’âge », précise Jean-Stéphane Devisse. Leurs niveaux de connaissance sur les fleuves et rivières étant très différents, des sessions ont été organisées sur le fonctionnement des cours d’eau. D’ici début juillet, ce panel devra rendre un avis écrit, nourri de leur variété de profils, à la maitrise d’ouvrage qui devra transformer leurs recommandations en actions concrètes.

    « Étudier au préalable toutes les alternatives »

    En parallèle, des ateliers thématiques plus classiques sont organisés, un site internet a été mis en place pour recueillir des contributions et des rencontres avec les habitants sont initiées par la médiation environnementale. « Une synthèse de tout ce qui a été dit et écrit, que ce soit lors des ateliers ou en ligne, sera produite et va nourrir considérablement l’acteur public pour prendre sa décision », résume David Prothais, qui conseille les collectivités françaises dans l’organisation de concertations [9]. « Il y a une chose que le panel a parfaitement comprise, c’est que les petites économies d’eau ne suffiront pas », complète Jean-Stéphane Devisse. « Et ce n’est pas une retenue comme celle de Caussade qui est à la hauteur de l’enjeu. »

    « Le stockage de l’eau ne peut pas nous sauver de tout, confirme Florence Denier-Pasquier. Si on fait des ouvrages, il faut étudier au préalable toutes les alternatives » Il apparait essentiel que des études hydrologiques poussées sur l’état des ressources soient réalisées en amont. S’interroger sur les modèles et les pratiques agricoles est également incontournable (notre article). Les collectivités locales ont aussi un rôle majeur à jouer pour lutter contre l’imperméabilisation des sols. « Face à des acteurs qui veulent s’affranchir de toute concertation, l’État doit prendre ses responsabilités prévient Florence Denier-Pasquier. Si on continue la course à l’eau, cette course à l’appropriation, les guerres de l’eau vont se multiplier. »

    Sophie Chapelle

    A lire sur le sujet : (sur Basta!)
    - Face au réchauffement climatique, des agriculteurs montrent la voie d’une irrigation responsable
    - Un grand projet de réservoirs d’eau sert les intérêts de l’agriculture intensive au mépris de l’avenir des rivières
    - L’urgence d’une agriculture qui ne gaspille plus les ressources en eau

    Notes

    [1] Voir le rapport réalisé par le comité de bassin Adour Garonne

    [2] Évalué entre 200 et 250 millions de mètres cube.

    [3] « L’augmentation de la température de l’eau induit de nombreuses conséquences dont la diminution de l’oxygène dissous, l’augmentation de l’eutrophisation et des proliférations d’algues, la modification de la matière organique naturelle, la métabolisation plus rapide et intense des micro-polluants ou encore l’amplification de l’écotoxicité » (extrait du plan d’adaptation au changement climatique du bassin Adour-Garonne).

    [4] Haute-Garonne : 2854 hectares ; Ariège : 939 ha ; Hautes-Pyrénées : 1745 ha.

    [5] L’eau et son droit, rapport annuel du Conseil d’État 2010, page 26. Un diagnostic réalisé sur le bassin versant de la Garonne confirme que l’irrigation y représente les deux tiers de l’eau consommée.

    [6] Cet arrêté ordonne la remise en état des terrains d’ici à un an et demi, la cessation des travaux (à défaut, une astreinte de 500 euros par jour sera appliquée), des mesures conservatoires, telle que la prise de mesures nécessaires pour cesser la mise en eaux. Source.

    [7] « Faut-il subventionner la création de réserves d’eau pour l’irrigation ? », rapport du Cemagref pour l’Onema, avril 2011. (http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers16-07/010051779.pdf)

    [8] Consulter le rapport ici. (https://ged.fne.asso.fr/silverpeas/LinkFile/Key/00d6f197-a132-468e-8725-7ebc50fe71aa/Rapport%20cellule%20expertise%20projets%20territoires%20juin%202018.pdf)

    [9] Le comité de pilotage composé de quatre conseils départementaux (Haute-Garonne, Ariège, Gers, Hautes-Pyrénées), de l’État, de la Région Occitanie, ainsi que de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, rendra une décision à l’automne 2019 pour garantir le projet de territoire de gestion des eaux.


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  • 03 juin 2019

    https://www.notre-planete.info/actualites/201-plantation-arbre-fruitier-naissance

    Christophe Magdelaine Christophe Magdelaine / notre-planete.info

    plantation-arbres-fruitiers-naissancesPlantation d'arbres fruitiers à Salles-sur-Mer, 17 novembre 2017, pour symboliser les naissances de 2016
    © Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info - Licence : Tous droits réservés

    Une naissance = un arbre, c'est l'égalité simple et vertueuse qui est mise en oeuvre par certaines communes, comme celle de Salles-sur-Mer en Charente-Maritime. Un moment convivial, symbolique et bénéfique pour l'éducation à l'environnement.

    La petite commune de Salles-sur-Mer (environ 2 200 habitants), en Charente-Maritime (France), marque toutes les naissances de ses concitoyens par la plantation d'un arbre fruitier. L'initiative, née en 2016 vient de connaître sa deuxième édition. Pour l'occasion, 19 arbres fruitiers ont été plantés le 25 novembre 2017 : poiriers, cerisiers, pommiers, cognassiers, brugnonier, pruniers... De quoi satisfaire chaque enfant ! Car ce sont les enfants, nés l'année précédente, qui vont choisir, soutenus par leurs parents, l'arbre fruitier qui portera leur prénom visible via une étiquette plastifiée.

    La plantation de l'arbre fruitier est l'occasion, pour les services de la commune, de prodiguer quelques conseils de jardinerie aux parents mais surtout de transférer une petite part de responsabilité à l'enfant et la famille pour le bien-être de ce nouvel arbre. Au-delà de l'aspect symbolique et de la joie procurée par cet évènement, c'est un ensemble de bénéfices, pour la commune, mais aussi pour l'environnement :

    • dans un monde où les enfants sont de plus en plus détachés de la nature et des services qu'elle offre, ceux-ci vont mieux comprendre d'où vient une grande partie de notre alimentation ;
    • l'enfant est sensibilisé à l'importance de préserver un arbre fruitier qui lui fournira ensuite des fruits, sains et sans pesticides, gratuitement et simplement ;
    • année après année, c'est un petit verger qui se constitue avec la possibilité, pour tout le monde, de se servir gratuitement et sainement en fruits de saison. Un excellent moyen d'inciter à la consommation de fruits, quelque soit le revenu ;
    • c'est davantage de fleurs et donc de pollinisateurs, un plus pour la biodiversité ;
    • la plantation d'arbres permet de fixer le carbone atmosphérique et contribue à la diminution de la concentration en gaz à effet de serre ;
    • la plantation d'arbres est un excellent moyen de diminuer la pollution atmosphérique, notamment dans les villes exposées à la pollution ;
    • la plantation d'arbres sur un terrain exposé aux aléas climatiques permet de diminuer les risques de catastrophes naturelles (inondation, sécheresse...)
    • les habitants de la commune veillent sur les arbres, par leur passage régulier et leur communication sur l'opération, et diminuent ainsi le risque de vandalisme.

    Si cette initiative, peu coûteuse et très efficace, était démocratisée dans chaque commune, nul doute que cela participerait à un reverdissement nécessaire de la France, qui a perdu la majorité de ses arbres fruitiers, mais aussi à rétablir ce lien maintenant si ténu avec la terre nourricière, sans oublier la création d'un espace de vie collectif dans une société de plus en plus individualiste.

    Deux ans après : quel bilan ?

    Deux ans après sa mise en place, le bilan de cette initiative est plutôt positif avec quelques bémols.

    Les premiers arbres fruitiers plantés n'ont pas été suffisamment arrosés, la moitié sont morts à cause de la chaleur et sécheresse estivales.

    Les arbres fruitiers de 2017 ont bien mieux résisté : deux arbres ont souffert de la sécheresse de 2018 mais ils ne sont pas morts. Enfin, un seul arbre sur 19 a été cassé à priori volontairement selon la Mairie.


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  • 06 juin 2019,

    https://www.notre-planete.info/actualites/379-eco-construction-eco-materiaux

     

    maison-ecologique-bois© Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info - Licence : CC BY-NC-ND

       La pensée écologique qui gagne peu à peu nos consciences citoyennes permet de rendre à certaines techniques de construction et à certains matériaux oubliés leurs lettres de noblesse. Longtemps boudés, les matériaux biosourcés ont le vent en poupe depuis quelques années. Zoom sur ces éco-matériaux prometteurs, annonciateurs d'une révolution verte dans le secteur de l'habitat.

       Force est de constater que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir quitter notre environnement ultra-urbanisé, synonyme de stress, de pollution de l'air mais aussi de pollution sonore ou lumineuse, pour aller vivre au grand air. Un exode rural voulu et presque vital pour certains, qui s'accompagne d'une volonté de faire mieux, d'agir différemment, dans un souci de retour à la nature plus sain et inné à l'Homme.

       Principalement utilisés dans les pays pauvres pour leur faible coût et leur biodisponibilité locale, l'utilisation d'éco-matériaux dans le secteur de la construction est en timide augmentation ces dernières années également dans les pays riches. Une tendance qui traduit une volonté de respecter davantage notre environnement en utilisant comme matériaux de construction ce que la nature nous procure sans avoir besoin d'exploiter de manière démesurée des ressources naturelles provenant à des milliers de kilomètres de chez soi. Bien loin de la chaumière de la petite maison dans la prairie, tout le défi du XXIème siècle concernant ces projets de construction d'un nouveau genre est de concilier technologie, confort et respect de l'environnement.

    Eco-matériaux : des critères de sélection drastiques

      Les éco-matériaux sont principalement utilisés comme matériaux d'isolation mais aussi en tant que matériaux structurels. Le domaine de la construction d'habitation ne retient que des matériaux fiables et performants, pouvant rivaliser avec d'autres matériaux moins écologiques comme le béton.

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  • Taxation des multinationales : la révolution continue

    Christian Chavagneux 07/06/2019
    https://www.alternatives-economiques.fr//taxation-multinationales-revolution-continue/ 

    Bonne nouvelle : la révolution de la taxation des multinationales lancée en janvier dernier (https://www.alternatives-economiques.fr/taxation-gafa-locde-lance-revolutions-historiques/00087973) à l’OCDE continue. Les 8 et 9 juin prochains à Fukukoa, au Japon, les ministres des Finances du G20 vont plancher sur le sujet avec l’objectif d’arriver à un consensus avant la fin 2019, pour une mise en œuvre en 2020.

    Qui taxe quoi ?

    Leur programme de travail (https://www.oecd.org/tax/beps/programme-of-work-to-develop-a-consensus-solution-to-the-tax-challenges-arising-from-the-digitalisation-of-the-economy.pdf) pose d’emblée le cadre de ce qui se joue : comment fixer les droits à taxer les revenus issus des activités internationales, en particulier pour les entreprises du numérique ? Ces dernières développent des activités importantes sans présence physique dans les pays. Or, les accords fiscaux internationaux ne permettent à un Etat de taxer les profits des entreprises que lorsque celles-ci sont présentes sur son territoire.

    Taxation des multinationales

                                                  A lire Alternatives Economiques n°391 - 06/2019

       D’où la première révolution en cours : on pourra taxer des firmes sans présence effective, les droits à taxer seraient désormais déterminés davantage en fonction de la localisation des consommateurs plutôt que des profits, transférés artificiellement par les entreprises vers les paradis fiscaux.

       La première révolution en cours : on pourra taxer des firmes sans présence effective

       Une évolution qui fera des gagnants, les pays de grande consommation, et des perdants, les paradis fiscaux et les grands pays exportateurs. Qu’en serait-il pour la France ? Elle récupérerait par exemple des droits à taxer sur les activités des Gafa transférées en Irlande, mais en perdrait aussi, par exemple sur les profits réalisés lors de la vente de produits de luxe par les entreprises françaises en Chine, les Chinois récupérant un droit à taxer plus important en tant que marché de consommation. Du côté de Bercy, on reste prudent et on a demandé à des économistes de produire une estimation dont les premiers résultats semblent indiquer qu’« au final, la France serait a priori gagnante ». Le ministère des Finances attend que l’OCDE collecte les informations pour l’ensemble des territoires concernés et propose un bilan général.

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  • Stop au gaspillage des invendus par Amazon ! 

    Publié par : santenatureinnovation.info

    Pétition sur:

    https://www.leslignesbougent.org/petitions/stop-au-gaspillage-des-invendus-par-amazon/?source=LLB30570003&co_source1

    Selon l’émission Capital [1], le géant américain Amazon, leader de la vente en ligne, serait aussi un champion du gaspillage :

    • 3,2 millions d’objets manufacturés NEUFS auraient été jetés en 2018 par Amazon en France. Des machines à café, des téléviseurs, des jouets pour enfants… Il s’agit en grande majorité d’invendus, mais aussi de produits retournés par les clients.
    • 70 à 80% des objets jetés étaient vendables et la plupart encore dans leur emballage d’origine, selon un ancien employé interrogé en caméra cachée.
    • en tout, Amazon jetterait 300 millions d’objets par an, tous pays confondus [2]

    Cet employé a aussi déclaré que ce n’était pas un acte isolé mais bien une politique de destruction quasi systématique.

    “On jette une machine à café parce que la date de péremption des capsules offertes est dépassée ou parce qu’un nouveau modèle est sorti”.

    Les produits jetés sont soit incinérés immédiatement, soit envoyés dans des décharges à ciel ouvert en pleine campagne, où ils mettront plusieurs dizaines d’années voire plus à se décomposer (500 ans pour une couche jetable par exemple), tout en polluant les sols durant ce temps.

    Et le pire, c’est que cette pratique est totalement légale 

    Produire plus...pour détruire plus!

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  •  (Christiane TAUBIRA)

    2017   128 p.  9 €

      " Nous devons reprendre l'ouvrage. Nous, la Gauche.
       En renouant avec notre identité : refaire de la justice sociale la colonne vertébrale des politiques publiques ; reprendre en charge la question démocratique ; penser la culture ; retisser les liens de solidarité internationale avec les travailleurs, les déshérités, les femmes opprimées, les enfants exploités, les croyants et les incroyants persécutés, les victimes des traites, des guerres, des misères, des catastrophes.
    Et assumer tout cela tête haute. " Ch. T.

       Dans une langue éblouissante, Christiane Taubira s'indigne des inégalités et des violences sur notre planète, s'attaque aux idées dangereuses des extrêmes, critique l'invocation permanente du concept de crise qui assoit la domination des puissants, identifie les règles de vie commune
    dans une société laïque, redonne leur sens aux mots si souvent dévoyés aujourd'hui, trace les axes d'un combat urgent.
       Un livre lucide et engagé, un livre d'espoir porté par le souffle d'une citoyenne de la Terre qui ne peut vivre sans exaltation ni s'accommoder du monde tel qu'il lui est donné.

      Ancienne Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Christiane Taubira est l'auteure de plusieurs livres, dont

       -L'esclavage raconté à ma fille et

      -Murmures à la jeunesse.


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  •  Michel Georget

    2017     512 p.      25 €

       L'expression « majeur et vacciné » traduit parfaitement le fait que les vaccinations sont depuis longtemps entrées dans les murs. Au fil des ans, leur nombre s'est considérablement accru, jusqu'à ce qu'on envisage onze vaccins obligatoires avant l'âge de 18 mois, soit avant même que le système immunitaire soit pleinement fonctionnel.
       Dans ce contexte, il convient d'étudier objectivement la balance bénéfices/risques. L'élévation du niveau de vie, les progrès de l'hygiène ont été les facteurs essentiels de l'amélioration de la santé, loin devant les vaccinations. Quant aux risques, ils ne seraient véritablement connus qu'avec une vaccinovigilance efficace. Or, aujourd'hui encore, elle est d'une regrettable indigence.
       Les affaires judiciaires de santé publique se sont multipliées ces dernières années (sang contaminé, amiante, hormone de croissance, Mediator). Un scandale vaccinal surgira si les autorités sanitaires continuent d'ignorer les victimes. Les campagnes publicitaires incitant à la vaccination contre l'hépatite B, les papillomavirus ou la grippe H1N1 ont renforcé l'impression d'une manipulation quant à leur justification réelle.
      S'appuyant sur plus de 800 études internationales, le présent ouvrage vient donc à point pour vous aider à y voir plus clair : quels sont les différents types de vaccins et leur mode de fabrication ?
       À quels risques vous exposent les vaccinations ? Ces risques valent-ils d'être courus ?
       L'éthique du marché des vaccins n'est-elle pas déficiente ? Certains concepts sont-ils à réviser ?
      En matière de santé, s'informer est la première des préventions, c'est pourquoi la lecture de cet ouvrage est nécessaire, a fortiori si vous avez des enfants. 
     

    Michel Georget est agrégé de l'Université, professeur honoraire de biologie des classes préparatoires aux Grandes Écoles. Aujourd'hui retraité, il s'est consacré à un projet qui lui tenait à coeur : écrire un livre le plus exhaustif et objectif possible sur un sujet sensible : les vaccinations. Suite à la parution de la première édition de cet ouvrage, aujourdhui réactualisé, il a réalisé de nombreuses conférences.

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  • 2017  15 €

      Dans un soucis de simplification, l'agriculture est considérée comme "conventionnelle" ou "biologique", la première forme étant délétère et l'autre louable. Si cette dichotomie a un certain sens, l'agriculture adopte de multiples formes : raisonnée, écologique, diversifiée, intensive, extensive, biodynamique... Des termes peu évidents, qui sont ici expliqués de manière vulgarisée afin d'apporter aux lecteurs des informations fiables sur les mutations de l'agriculture avec leurs conséquences.

    L'agriculture d'aujourd'hui permet-elle encore de remplir les fonctions de production d'aliments sains et de qualité ? Ou faut-il privilégier des systèmes alternatifs tels que les circuits courts et l'agriculture biologique ? Quel avenir pour l'agriculture locale ? Vers quoi se dirige-t-on à l'échelle mondiale ? Les OGM ont-ils encore un rôle à jouer pour pouvoir faire face aux défis qui nous attendent ? Nos méthodes d'élevage sont-elles durables ? Comment gérer la problématique d'émission de gaz à effet de serre ?

    Autant de questions qui trouvent dans cet ouvrage des éléments de réponses qui se veulent objectifs.

    Un très bon moyen d'appréhender la complexité de ce sujet crucial pour l'avenir de nos civilisations et pour la bonne santé de notre support de vie.

      Ce premier ouvrage rédigé par des scientifiques œuvrant principalement dans le domaine de l'alimentation et de l'environnement a pour objectif d'apporter aux lecteurs des informations fiables, basées sur l'évidence scientifique, afin de les aider à trouver des réponses à des questions importantes qu'ils peuvent se poser.

      Dans un monde où il est de plus en plus difficile de trouver des informations correctes, non déformées par les nombreux groupes de pression qui chacun défendent leurs propres intérêts, il est bon de pouvoir prendre un peu de recul et entamer une réflexion en profondeur sur certains de ces grands problèmes ou enjeux de société.

      « AgricultureS & Enjeux de société » constitue le premier tome de la collection « Le trèfle à quatre feuilles ». Il sera suivi par trois autres ouvrages, portant sur des thématiques complémentaires que sont l'Alimentation, l'Environnement et la Santé. à l'image du trèfle à quatre feuilles, porte-bonheur et symbole de bonne fortune, la collection comprend donc quatre tomes, correspondant aux quatre folioles de notre talisman. Chacun d'entre eux a son importance et converge vers un objectif ultime : le bien-être de l'être humain vivant dans un environnement sain et se nourrissant de produits de qualité.

      Dr Leo Goeyens détient un doctorat en sciences chimiques de la Vrije Universiteit Brussel. Il enseigna à la VUB et la KUL. Il gère actuellement l'entreprise Life and Chemistry Office (http://lc-office.be/).


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  • Toujours moins cher... (Madjouline SBAI )

    2019    128 p.    10 € (J'ai lu)

      «Pour en finir avec la mode jetable.»
    C'est l'overdose, nos placards débordent de vêtements achetés sur un coup de tête et jamais portés... Pour répondre à une demande toujours croissante, ce ne sont pas moins de 140 milliards de vêtements qui sont produits chaque année dans le monde. Si ce modèle de consommation n est pas bon pour la planète, il ne l'est pas non plus pour les consommateurs.

      Heureusement, il existe des initiatives portées par des créateurs, des ONG, mais aussi des industriels, pour rendre la mode plus responsable.

      Ce livre recense et décrit les bonnes pratiques... pour nous ouvrir les yeux et ne plus jamais être une victime passive de la mode!

      Sociologue spécialisée en environnement, Majdouline Sbai a grandi dans le Nord, au coeur du territoire historique du textile français. Elle a cofondé l'université populaire & citoyenne de Roubaix, qui mène des actions d'éducation auprès d'un public non académique.
       Membre du collectif Éthique sur l'étiquette (ethique-sur-etiquette.org), elle participe à l'émergence d'initiatives de transition écologique et sociale dans les Hauts-de-France et à l'international. Depuis 2016, elle s'investit pour rendre visibles les innovations de la mode plus responsable et développe Après la chute, qui propose des solutions de réemploi et recyclage textiles par le design.


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  • La pollution électromagnétique (Collectif )

    2018     208 p.    23 €

    Voici un livre très clair et complet sur la question des nouvelles technologies de la communication sans fil qui nous facilitent (un peu) la vie mais nous exposent à des rayonnements qui peuvent affecter notre santé.

    Objets connectés, wifi, Bluetooth, compteurs communicants… Ils ont envahi notre quotidien mais utilisent des ondes électromagnétiques de plus en plus nombreuses et puissantes, qui transportent des informations toujours plus lourdes. Ces ondes invisibles sont-elles pour autant anodines pour notre santé et notre environnement ?

    Cet ouvrage expose les points fondamentaux à connaître pour forger son opinion sur le sujet (nature des ondes, sources et fonctionnement, effets médicaux, cadre législatif, électrosensibilité…).

    Il apporte également un recueil précieux de solutions concrètes et de précautions simples pour se protéger (alternatives au wifi, protections, prises de terre, zones blanches, etc.).

    Les 5 auteurs experts (électricien, politique, ingénieur, personnes issue de la société civile et personne électrosensible) apportent leurs compétences complémentaires pour fournir des informations de haut niveau, afin que chacun comprenne les enjeux et fasse ses choix en conscience.

    Un ouvrage très pratique et sérieux pour se documenter sur un univers en plein essor et qui semble hors de contrôle quant à la santé publique.

      Claude Bossard est électrotechnicien, spécialiste reconnu des environnements électromagnétiques. Marie Milesi, auteure de plusieurs livres consacrés à l'habitat sain, a beaucoup enquêté sur le sujet des ondes, notamment parmi les publications internationales.

      Isabelle Nonn Traya, pharmacienne, a été diagnostiquée électrohypersensible il y a un peu plus de dix ans.

      Alain Richard, ingénieur Arts et Métiers, oeuvre sur les questions de pollution électromagnétique dans l'habitat depuis une dizaine d'années.

      Michèle Rivasi est biologiste, députée européenne, fondatrice du CRIIREM et présidente de l'Association Zones Blanches (AZB).


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  • newsletter@lessymboles.com> 


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  • 2018     212 p.    16,90 €

       Tous les amateurs de potager le savent bien, le rôle du ver de terre est méconnu et pourtant essentiel si ce n'est crucial pour la vie des sols et donc pour les végétaux et les cultures. Et pourtant, les pratiques insensées de l'agriculture industrielle (pesticides, labours, destruction des haies, monocultures intensives...) ont entraîné une pollution généralisée des sols et donc une disparition dramatique de la faune et micro-faune qui vit sous terre dont les fameux vers de terre.

       Ainsi, en quelques décennies, la biomasse du ver de terre a été divisée par 6 à 30 dans les cultures céréalières. Or, le ver de terre est un des premiers marqueurs de la biodiversité et de la bonne santé des sols, en plus d'être extraordinaire comme l'explique ce livre étonnant.

      « L'avenir de nos générations futures repose donc aujourd'hui sur cette bestiole qui vit dans la terre. Première biomasse animale terrestre (...) sa raréfaction signe leur santé précaire, car un sol en mauvaise santé est à l'image d'un puits à sec ou d'un sein tari, il n'est plus nourricier. Étant donné que 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l'érosion, elle-même amplifiée par leur absence, nul besoin d'un dessin pour saisir que nous leur préparons un destin funeste. Alors pourquoi le ver de terre est-il au cœur de l'alimentation de demain? Parce qu'il possède un pouvoir... » explique l'auteur.

      Un essai, inspiré et engagé, pour prendre conscience que notre survie est étroitement liée à notre capacité à préserver et restaurer une biodiversité en cours d'effondrement.     

       Christophe Gatineau est un agronome spécialisé en agriculture innovante, agroécologie et permaculture, auteur de plusieurs livres et du blog Le jardin vivant.


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  • Naïri Nahapétian 14/05/2019
    https://www.alternatives-economiques.fr//shabiller-polluer-mode-demploi

    L’arrêt de la surproduction de vêtements et leur réemploi sont les moyens les plus sûrs de préserver l’environnement. En attendant, de nombreuses marques misent sur les circuits courts, le bio et le recyclage

    « Le textile est responsable de près de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre », explique Majdouline Sbai, autrice dUne mode éthique est-elle possible ? Produire un tee-shirt en polyester (fibre synthétique dérivée du pétrole) génère en effet 5,5 kg de gaz à effet de serre et un tee-shirt en coton (fibre végétale) 2,1 kg.

    Mais la culture du coton a d’autres inconvénients : elle est la destinataire, à elle seule, de 25 % des insecticides et de 10 % des herbicides sur le marché. Surtout, elle nécessite beaucoup d’eau. Il en faut 2 700 litres pour fabriquer un tee-shirt, soit ce que consomme un individu en trois ans ; pour un jean, entre 7 000 et 11 000 litres sont nécessaires. La présence des microfibres textiles dans les océans représente en outre l’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastiques. La dimension sociale n’est pas en reste. Selon l’ONG Fair Wear Foundation, la main-d’œuvre ne représente toujours que 0,6 % du coût global d’un tee-shirt.

    La culture du coton est la destinataire, à elle seule, de 25 % des insecticides et de 10 % des herbicides sur le marché. Surtout, elle nécessite beaucoup d’eau

                                                    A lire Alternatives Economiques n°390 - 05/2019

    Ces phénomènes se sont aggravés dans les années 1990 quand la fast fashion, autrement dit la mode jetable, est devenue le modèle dominant. Au lieu de deux collections par an, on est passé à « un réassort perpétuel et à des rabais constants », souligne Majdouline Sbai. On dépense deux fois moins en France pour s’habiller en 2009 qu’en 1960, alors que le nombre de vêtements achetés, lui, a constamment augmenté. La production mondiale de vêtements atteint ainsi 140 milliards de pièces vendues, soit quatre fois plus qu’en 1980.

    Perturbateurs de tri

    Néanmoins, en France, la loi oblige depuis 2009 « les metteurs sur le marché à s’occuper de la fin de vie des produits », rappelle Valérie Fayard, du pôle innovation d’Emmaüs. Sur les 600 000 tonnes de vêtements achetées par an, 200 000 sont collectées par des acteurs comme Le Relais, créé par Emmaüs, afin d’être réemployées ou recyclées. Le rebut sur ce qui est collecté n’est que de 2 %, précise Adèle Rinck, responsable de la communication d’Eco TLC, l’organisme qui depuis dix ans collecte l’éco-contribution (20 millions d’euros par an) sur le linge de maison, les vêtements et les chaussures, pour le reverser aux acteurs du tri et de l’innovation dans le textile.

    Le recyclage, consommateur d’eau, d’énergie et de produits chimiques, se développe aujourd’hui au détriment du réemploi, plus écologique

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  •  29/05/2019

             Laetitia Vasseur Présidente et co-fondatrice de HOP (Halte à l’obsolescence programmée)

     

      C' est l’un des enseignements du grand débat : pour répondre aux problèmes environnementaux, la « lutte contre l’obsolescence programmée » est plébiscitée par les Français qui se sont exprimés lors de cette consultation à grande échelle. Et pourtant, notre modèle consumériste et productiviste reste tabou dans le cadre des négociations ou divers plans sur le climat.

    Allonger la durée de vie des objets

    Notre économie reste en effet fondée sur le renouvellement accéléré, plus ou moins programmé, de marchandises prêtes-à-jeter afin de nourrir la croissance. Or, un allongement de la durée de vie de 50 % des produits (informatique et télécommunications, électroménager, ameublement, textile) permettrait une économie de CO2 de près de 77 millions de tonnes par an, soit deux fois plus que les émissions annuelles du transport aérien. La phase de fabrication de la plupart de nos biens est celle qui libère le plus de gaz à effet de serre et mobilise le plus de ressources, bien plus que la phase d’usage. Il est donc primordial d’allonger leur durée de vie. Pour s’en convaincre, il faut se rappeler qu’un téléviseur de 11 kg mobilise 2,5 tonnes de matières ou qu’une garde-robe de 50 kg représente les émissions de gaz à effet de serre d’un aller-retour Paris-Montréal en avion.

    A lire Alternatives Economiques n°390 - 05/2019

       Alors que 77 % des citoyens européens préféreraient réparer leurs appareils plutôt que de les changer, seuls 44 % des appareils qui tombent en panne seraient réparés

       Face à cela, les freins à l’allongement de la durée de vie des biens sont connus. Prenons l’exemple de la réparation. Alors que 77 % des citoyens européens préféreraient réparer leurs appareils plutôt que de les changer, seuls 44 % des appareils qui tombent en panne seraient réparés. Les consommateurs sont loin d’être de mauvaise volonté. Mais en une génération, c’est tout un savoir-faire qui s’est perdu. Or, qu’est-ce qui nous empêche aujourd’hui d’enseigner au collège la réparation, un peu de mécanique et l’entretien des appareils numériques et d’électroménager, ou encore la couture ?

       Réparer

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  • Permaculture au quotidien   (Louise BROWAEYS)

                                                                        2018     96 p.    10 €

       Imaginons que la permaculture soit une corde à douze noeuds permettant de tendre facilement vers un mode de vie plus cohérent et harmonieux ?

      Ce petit livre propose des pistes concrètes pour appliquer les douze principes de la permaculture au quotidien (santé, développement personnel, intelligence collective, CNV, cuisine, éducation, cohésion d'équipe, etc.), l'idée étant que chacun trouve sa raison d'être, pas à pas, en se reliant aux autres et au monde, pour faire fleurir autour de lui des projets durables, rentables et équitables.

      Des professionnels de tous horizons (jardinier, dirigeant de PME, ostéopathe, naturopathe, cuisinier, etc.) témoignent du lien fort qu'ils font chaque jour entre leur pratique et la permaculture, asseyant le propos dans une réalité tangible et positive.            

        Ingénieure agronome, Louise Browaeys travaille depuis plus de dix ans dans les secteurs de l'agriculture biologique, de la nutrition et de l'écologie appliquée à l'entreprise. Elle est notamment coauteure de
      - La part de la terre, l'agriculture comme art.  

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  • L'incendie de Notre-Dame nous montre que notre surpuissance n’est qu’un leurre

    Battons-nous aujourd’hui pour que notre patrimoine, culturel et naturel, ne parte pas en fumée... demain.

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/lincendie-de-notre-dame-nous-montre-que-notre-surpuissance-nest-quun-leurre_fr

    Muriel DouruComment l'étude de la collapsologie apprend à relativiser.

    Hier soir, en regardant les images de Notre-Dame de Paris en feu, je ressentais de la tristesse mais pas cette émotion énorme, largement partagée, et cela n’a rien à voir avec le cynisme ou mon rejet des religions car je suis très sensible à la créativité humaine, quelle que soit sa motivation.

    Non. C’est juste que je suis... anesthésiée.

    Car hier, j’ai entendu le journaliste scientifique Laurent Testot dire, dans une interview, que si rien n’est fait pour changer le cours du dérèglement climatique, Venise et New-York, ces merveilles de la culture humaine, si différentes, seront sous les eaux à la fin du siècle.

    Disparues, anéanties, par la faute de ceux qui en sont à l’origine parce que nous sommes entrés dans l’ère de l’Anthropocène, “l’époque de l’histoire de la Terre qui a débuté lorsque les activités humaines ont eu un impact global significatif sur l’écosystème terrestre” (Wikipédia).

    Notre Dame date de 1163.
    856 ans pour l’histoire des humains, c’est considérable.
    856 ans pour l’histoire de la Terre (qui a 4,5 milliards d’années), c’est... rien.

    Il y a des symboles de notre civilisation que nous pensons éternels, parce que nous nous pensons éternels et nous refusons obstinément de croire à ce que les scientifiques ne cessent de nous répéter: si nous ne faisons rien, notre Civilisation va s’effondrer parce qu’à cause d’elle, le monde du vivant s’effondre et le climat se transforme, à toute vitesse.

    À ce rythme, nos gamins assisteront, de leur vivant, à la disparition inéluctable, non seulement des joyaux nés de l’ingéniosité des humains (réparables), mais aussi de cet autre joyau qui n’est pas de notre fait et qui, du coup, semble moins nous toucher: la perte de l’incroyable diversité du vivant (perdue à jamais).

    Ce drame de Paris devrait être l’occasion de comprendre que notre surpuissance n’est qu’un leurre et que nous ne sommes pas invulnérables. 

    Alors, battons-nous aujourd’hui pour que notre patrimoine, culturel et naturel, ne parte pas en fumée... demain.

    Ce billet est également publié sur la page Facebook de Muriel Douru.


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  • https://www.leslignesbougent.org/petitions/stop-au-plastique/

      Adressé à : Dirigeants de la Grande distribution et aux responsables politiques

    Arrêtons de remplir nos poubelles et les océans de plastique

    Une baleine a été retrouvée morte aux Philippines le 18 mars 2019 avec 40 kg de plastique dans l’estomac :[1]

    pétition stop plastique alimentaire : baleine
      L’estomac de cette baleine contenait 40 kg de plastique et sacs plastique.

    C’est devenu une habitude. Cela se produit maintenant dans toutes les mers du monde. Les oiseaux, les tortues et d’autres animaux sont touchés également :

    stop plastique pétition : oiseaux
     

      Même les îles paradisiaques sont aujourd’hui  

       envahies par le plastique.

    Stop plastique alimentaire : iles

      Mais peut-on s’en étonner ??

      Il devient impossible d’acheter de la nourriture sans qu’elle ne soit emballée dans deux ou même trois couches de plastique.

    ➥ Cela arrange bien l’industrie agro-alimentaire :

    Ils nous imposent des paquets énormes, remplis d’air, d’emballages, avec de moins en moins de nourriture à l’intérieur.

    ➥ Cela arrange bien les supermarchés :

    Vous passez à la caisse avec un caddie rempli de paquets chatoyants ; vous ne vous étonnez pas de payer plus de 100 euros, alors qu’il n’y en réalité pas grand-chose comme alimentation réelle.

    L’essentiel du volume de nos achats est composé de papier, plastique, aluminium, polystyrène.

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  • Notre-Dame de Paris nous crie la souffrance de notre civilisation

    Notre-Dame de Paris martyrisée par le feu, notre cœur souffre, et c’est un grand symbole qui nous crie la souffrance de notre société tout entière. Entendrons-nous?

    https://www.huffingtonpost.fr/entry/notre-dame-de-paris-nous-crie-la-souffrance-de-notre-civilisation_fr_5cb8c362e4b032e7ceb62805?ncid=other_huffpostre_pqylmel2bk8&utm_campaign=related_articles19/04/2019

    AFP

    Depuis lundi, j’écoute les uns et les autres utiliser à nouveau ce mot ancien de “symbole” à propos de la cathédrale de l’île de la Cité: “symbole de la Chrétienté”, “symbole de la France”, “symbole de tout ce qui nous unit”, “notre cathédrale commune”, etc. Curieux de voir comment, dans ce type de moment, nous nous rappelons soudain qui nous sommes et d’où nous venons. Curieux que le vieux fond religieux de notre pays revienne ainsi affleurer si spontanément à la surface de nos consciences, à moitié assumé seulement, et comme si nous n’avions rien oublié… Et pourtant c’est bien étrangement cet oubli qui me frappe en cet instant même où tout le monde ou presque n’a plus que ce mot de symbole à la bouche. 

    Car du symbole en question nous semblons tous à peu près incapables de voir la signification, et derrière les grands mots solennels de “notre histoire” et de “notre patrimoine”, une fois de plus c’est le vide. 

    Qu’est-ce qui crève les yeux dans cette Notre-Dame qui brûle? Celui qu’on brûle dit une vérité qu’on ne veut pas entendre.

    Qu’est-ce qui crève les yeux, en effet, dans cette Notre-Dame qui brûle? Qu’est-ce qui est sans doute trop évident, en matière de symbole, pour que nous soyons capables de le voir et de l’entendre? La destruction par le feu a toujours correspondu dans notre histoire au martyr des innocents –brûlés pour hérésie, brûlés par l’obscurantisme, brûlés par temps d’infamie et de malheur. Celui qu’on brûle dit une vérité qu’on ne veut pas entendre. Il crie sur son bûcher, et toujours comme le templier Jacques de Molay à Philippe le Bel c’est pour hurler un avertissement, voire une malédiction. Sachons raison garder mais si on veut vraiment parler symbole, comment échapper à cette question même: de quoi donc le feu de Notre-Dame nous avertit-il? 

    Et si l’on veut aller plus loin, considérons ce dont Jésus-Christ lui-même au centre de la cathédrale a toujours été le symbole, au sens le plus puissant du terme. J’ai grand scrupule à le rappeler, moi le philosophe français musulman, à ma nation de culture chrétienne. Mais comme personne, ces jours-ci, ne semble décidé à convoquer ce souvenir, je m’y résous. Le Christ a souffert pour racheter les péchés du monde. Son martyr sur ce bûcher de clous et d’épines que fut la Croix symbolise, c’est-à-dire exprime, l’amour par lequel il prend sur lui le mal et la souffrance de l’humanité. Or qu’est-ce qui caractérise le plus terriblement notre société actuelle, notre civilisation actuelle, si ce n’est justement la souffrance? La souffrance de la nature mise en danger de mort par notre folie. La souffrance de la misère, des migrations, des haines, causée par la même folie d’un monde livré à l’Argent. 

    Une fois de plus, le Christ vient donc prendre sur lui notre souffrance. Et par là même nous adresser un message, que dis-je, une prière: “Changez! Changez avant qu’il ne soit trop tard!” Mais alors même que sa prière dans les flammes vient nous atteindre, et qu’elle cherche désespérément nos oreilles devenues sourdes, nos intelligences devenues incapables de comprendre le symbole, voilà que… l’Argent, lui, a entendu. Il a compris le danger pour son pouvoir. Aussitôt, les Fortunes se précipitent: les marchands du Temple veulent reconstruire le Temple, pour qu’on continue d’adorer leurs veaux d’or… Rien de nouveau sous le soleil, dirait l’Ecclésiaste.

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  • Les clés d'une alimentation anti-cancer (

    2017   320 p.   23 €

       Résultat d'une rencontre entre une patiente, Maryse Goussart, son médecin généraliste, Jean-christophe Charrié, et la journaliste spécialisée en santé Sophie Bartczak, ce livre - réclamé par les patients ! - est un guide exceptionnnel réunissant principes nutritionnels inédits, conseils pratiques et recettes, fruit d'une mise en pratique quotidienne et d'une expérience humaine partagée.

     " Madame, si vous refusez l'opération, vous ne serez plus là à Noël ", s'entend dire Maryse à l'automne 2011, alors qu'elle vient de décliner une intervention chirurgicale pour soigner son cancer du sein pour cause d'allergie grave aux produits anesthésiants. Son médecin, le Dr Charrié, accepte de respecter et accompagner sa démarche, à condition de suivre des principes nutritionnels anti-cancer précis. Noël 2016 : le cancer de Maryse s'est stabilisé, voire a régressé, et elle mène une vie normale et pleine d'entrain... Fruit d'une rencontre entre une patiente, son médecin formé à l'endobiogénie et une journaliste spécialisée en santé, cet ouvrage présente des principes nutritionnels inédits pour lutter contre le cancer et les maladies inflammatoires. Le fonctionnement de la cellule cancéreuse, les facteurs de risques, les aliments et plantes interdits ou au contraire à favoriser y sont clairement répertoriés. 175 recettes, accompagnées de conseils très pratiques pour bien s'alimenter en toutes circonstances, complètent l'approche théorique dans ce guide précis et habilement vulgarisé. 

       Médecin généraliste depuis 20 ans, Jean-Christophe Charrié s'est formé à l'endobiogénie, une médecine intégrative qui, sans écarter le recours aux traitements chimiques nécessaires, privilégie les plantes, ainsi que l'implication du patient dans son hygiène de vie et son alimentation. Il est l'auteur du best-seller
      -Se soigner toute l'année au naturel.
      Fin cordon-bleu, Maryse Sougiand-Groussard a su transformer un régime et ses contraintes en un véritable art de vivre en concoctant des recettes simples et gourmandes, assorties de conseils pratiques.
      Sophie Bartczak est une journaliste santé reconnue qui collabore à de nombreux magazines.
      Le Dr Jean-Claude Lapraz, président de la Société internationale de médecine endobiogénique et de physiologie intégrative (SIMEPI), a préfacé cet ouvrage.

       En partenariat avec Terre Vivante et Alternative Santé


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  • Un jardin pour damain (Gilles CLEMENT

    2017    32 p.    16 €

      En suivant la course des nuages le jardinier sait d'où vient le vent et quel temps il fera demain. Au zinzillement des abeilles dans les fruitiers en fleurs - à l'abri du givre en mai - il prévoit la récolte des pommes du Kazakhstan, celle des groseilles de Chine, des vignes de Géorgie et des abricots d'Arménie. Il connaît toutes ces plantes, leurs fleurs et leurs fruits. Mais le jardinier ne connaît ni la Chine, ni l'Arménie, ni le Kazakhstan... il connaît son jardin. Les oiseaux ne cessent de l'inviter au voyage, le plus ailé répète qu'il faut aller voir ailleurs pour comprendre le lieu où l'on habite. Alors le jardinier, un matin de printemps, décide de suivre la direction que lui donne un passereau, un migrant de l'air.

    Après le succès du Grand jardin, Vincent Gravé et Gilles Clément redonnent vie au personnage du jardinier. À ses côtés, on traverse les époques et les continents pour découvrir l’origine des légumes, leurs cultures, leur saisonnalité et l’art de les accommoder. Un album grand format qui permet aux dessins luxuriants de Vincent Gravé de se déployer pleinement, parfaites illustrations de ce rappel fondamental des rythmes et de la géographie de l’agriculture maraîchère. En écho aux préoccupations et aux intérêts croissants pour les questions liées à l’alimentation et aux modes de culture alternative viennent s’associer des textes poétiques et documentés sur les fruits, les légumes, les potagers à travers les continents et les époques.

      Gilles Clément est un jardinier-paysagiste de renommée internationale. Il est professeur émérite à l’Ecole Nationale Supérieure du Paysage à Versailles (ENSP) et titulaire de la chaire de Création artistique au Collège de France (2011-2012). Il est le créateur de nombreux jardins publics comme le Parc André Citroën et le Jardin du Quai Branly à Paris, les Jardins du Roi à Blois, les Jardins de Valloires dans la Somme, le Parc Henri Matisse à Lille.

      Né en 1973, Vincent Gravé dessine depuis toujours. Parallèlement à son métier d’enseignant et d’illustrateur, il délivre son univers dans ses diverses activités. Explorateur de nouveaux horizons, il est « Mixeur d’Images » lors des concerts dessinés Motor Hotel. Ses dédicaces, croquis, concerts... sont actualisés sur son blog : http://vincentgrave.blogspot.com


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  •                                                             2019     176 p.    12 €

       La question de la toxicité des vaccins étant aussi polémique que confuse, une analyse scientifique est indispensable pour dépasser le déni des experts et des autorités sanitaires concernant la fréquence et la sévérité des effets adverses de certains vaccins.
       C'est le coeur de ce deuxième livre : mieux savoir pour risquer moins. Quels sont les effets d'une injection vaccinale sur le système immunitaire d'un bébé ou d'une personne fragilisée ? Un programme de vaccinations systématiques est-il rationnel ? Quelles sont les complications postvaccinales que l'on pourrait éviter ? Que savons-nous de la toxicité des substances non microbiennes et des combinaisons de vaccins dans une même seringue ?
      L'auteur essaie de répondre à ces questions par des explications claires et une sélection représentative d'études référencées, démarche éclairée par une règle médicale élémentaire : d'abord ne pas nuire. La collection ""Vaccins & Société"" accompagne les familles et les médecins dans leur compréhension des enjeux de la vaccination. Chez les nourrissons comme chez les seniors, elle doit être basée sur des évidences scientifiques.
       Les vaccins sont-ils toujours utiles ? Sont-ils parfois toxiques ?
      La défiance relative à la vaccination est née d'un défaut de transparence et dune désinformation auxquels cette série vient pallier. Elle revendique son indépendance vis-à-vis de l'industrie, des gouvernements et des lobbies.
     
        Michel de Lorgeril est médecin, expert international en épidémiologie et physiologie. Diplômé d'universités européennes, il intègre le CNRS en 1990. Son parcours scientifique et médical en fait l'un des meilleurs spécialistes en méthodologie des sciences, en particulier pour évaluer la recherche médicale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la santé destinés au grand public.

       Expert international en cardiologie et nutrition, membre de la Société Européenne de Cardiologie, il a pratiqué dans les services de cardiologie des hôpitaux de Genève, Montréal et Lyon. Responsable des Laboratoires de cardiologie expérimentale de l'Institut de cardiologie de Montréal puis de l'INSERM à Lyon, il a été le principal investigateur de l'Etude de Lyon et le promoteur de concepts scientifiques comme le French Paradox et la diète méditerranéenne.

    Blog de Michel de Lorgeril : http://michel.delorgeril.info


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  • Une autre fin du monde est possible (P. SERVIGNE,

    2018    336 p.  19 €

       La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.
        Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.
       L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?
       Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?
       Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...

      Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié :

       -Comment tout peut s'effondrer. Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015),

       -Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015),

      -Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015),

      -Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore

      -L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).

       Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition et d'agroécologie, il a publié récemment L'Entraide (LLL, 2017).

      Raphaël Stevens est écoconseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est coauteur du Petit traité de résilience locale (Charles Leopold Meyer, 2015).

      Gauthier Chapelle est ingénieur agronome et docteur en biologie. Porte-parole et pionnier du concept de biomimétisme en Europe, il est coauteur du livre Le Vivant comme modèle (Albin Michel, 2015).


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  •                                                            2019     183 p.    10 € 

        L'association et la ont publié le livre : cette Europe malade du néolibéralisme, et proposent des solutions et une stratégie pour en sortir.

       L'Union européenne traverse une crise existentielle. Des politiques d'austérité imposées au nom de règles économiquement absurdes ont mis les peuples à genoux. Aussi, la défiance envers l'Union est désormais telle que son avenir politique est incertain. C'est pourquoi il est urgent de lui donner un nouveau souffle et avant tout de rompre avec le poison néolibéral. Car, face à cette Europe antidémocratique et austéritaire, un seul horizon parait se profiler, celui du nationalisme.

      C'est ce qu'illustrent les victoires successives, aux quatre coins de l'Europe, d'une extrême-droite hétérogène mais toujours xénophobe et au fond favorable aux politiques néolibérales. Aussi est-il plus que jamais nécessaire de défendre un autre modèle, qui remettrait au coeur l'idée d'une Europe sociale, démocratique et écologique. Cet ouvrage propose une alternative crédible et une stratégie pour la mettre en oeuvre :

      -la désobéissance aux traités pour refonder l'Europe. Retrouver le chemin d'une politique de solidarité est le seul moyen d'engager les peuples dans la construction d'une véritable communauté politique européenne. La désobéissance ou l'éclatement, telle est désormais l'alternative.

        Fondée en 1998 et présente dans plus de quarante pays, Attac est une association qui dénonce le pouvoir pris par la finance et les multinationales au nom de la justice sociale et environnementale. La Fondation Copernic travaille à "remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers". Regroupant des chercheurs, des acteurs du mouvement social et des responsables politiques, elle vise à déconstruire le discours néolibéral et à à élaborer des propositions alternatives. 

      Ont contribué à cet ouvrage :

      Christophe Aguiton, sociologue, militant altermondialiste • Amélie Canonne, militante altermondialiste • Maxime Combes, économiste, membre d’Attac • Alexis Cukier, philosophe, membre de la Fondation Copernic • Thomas Coutrot, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Michel Husson, économiste • Pierre Khalfa, économiste, membre de la Fondation Copernic • Alice Picard, membre du Conseil d’administration d’Attac • Dominique Plihon, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Philippe Marlière, professeur de sciences politiques • Christiane Marty, ingénieure chercheuse, membre de la Fondation Copernic • Ugo Palheta, sociologue, membre de la Fondation Copernic • Jacques Rigaudiat, économiste, membre de la Fondation Copernic • Claire Rodier, juriste, directrice du Gisti • Catherine Samary, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Bruno Théret, économiste • Aurélie Trouvé, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Peter Wahl, membre du Comité Exécutif de l’ONG WEED, Berlin


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