•   D'après une nouvelle étude, les flocons blancs qui tombent sur les Alpes et l'Arctique ne contiennent pas que de la neige : de minuscules particules de plastique ont aussi été détectées.

      https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/neige-il-neige-microplastiques-alpes-arctique-

    16/08/2019

    Les flocons blancs présents sur les pistes ne sont pas toujours ce que vous croyez. De minuscules particules de plastique, transportées par le vent puis déversées par la neige, ont été détectées dans l'Arctique et les Alpes, selon une étude publiée dans la revue américaine Science Advances qui réclame des recherches urgentes pour évaluer les risques sanitaires de cette découverte.

    Nous savions déjà que des millions de tonnes de déchets plastiques se déplacent dans les rivières et les océans, où ils se décomposent progressivement en plus petits fragments sous l'action des vagues et des rayons ultraviolets du Soleil. Mais cette nouvelle étude a révélé que les particules microplastiques peuvent être transportées sur de grandes distances dans l'atmosphère. Ces débris de moins de cinq millimètres de longueur sont ensuite déversés loin de leur lieu d'origine par les précipitations, en particulier la neige, ont découvert des scientifiques de l'Institut allemand Alfred Wegener et de l'Institut suisse de recherche sur la neige et les avalanches.

    Des risques inconnus pour la santé humaine

    « Il est évident que la majeure partie des microplastiques présents dans la neige provient de l'air », a expliqué Melanie Bergmann, auteure principale de l'article. Melanie Bergmann et ses collègues ont utilisé une technique d'imagerie infrarouge pour analyser des échantillons prélevés entre 2015 et 2017 sur de la glace flottante dans le détroit de Fram, au large du Groenland.

    Ils les ont ensuite comparés à des échantillons prélevés dans les Alpes suisses reculées et à Brême, dans le nord-ouest de l'Allemagne. Les concentrations de microparticules dans l'Arctique étaient significativement plus faibles que dans les sites européens, mais toujours importantes. Melanie Bergmann a précisé que peu de travaux avaient été réalisés pour déterminer les effets de l'exposition à ces particules. « Mais une fois que nous avons déterminé que de grandes quantités de microplastiques peuvent également être transportées par voie aérienne, la question se pose naturellement de savoir si et dans quelle mesure nous les inhalons », a-t-elle dit, soulignant la nécessité de mener d'urgence des recherches sur les effets sur la santé humaine et animale.

      Qu'est-ce qu'un microplastique?

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  • Pour l’interdiction du glyphosate !

    https://www.leslignesbougent.org/petitions/interdiction-glyphosate/?

      Le 27 novembre 2017, Emmanuel Macron s’était engagé à interdire le glyphosate sur le sol français « au plus tard dans les 3 ans » [1]. Mais déjà le 28 mai dernier, son gouvernement avait secrètement demandé aux parlementaires de ne pas l’inclure dans la loi [2]. Finalement, c’est ce jeudi 24 janvier 2019 que le verdict est tombé. Emmanuel Macron annonce que le glyphosate ne sera pas interdit, malgré sa promesse aux Français. [3]

      Selon lui, « Il n’y a aucun rapport indépendant ou pas indépendant qui a montré que [le glyphosate] était mortel ». Pourtant depuis 50 ans, des associations de citoyens ont tout sacrifié pour dénoncer ce poison : On observe une explosion du nombre de cancers, des hyperthyroïdies, des fausses couches, des malformations congénitales, etc. – même le Centre International de Recherche contre le Cancer vient de ranger le glyphosate au rang des « cancérogènes probables ».

       Et pourtant, les géants de l’industrie chimique continuent de répandre chaque année des milliers de tonnes de ce dangereux pesticide sur nos champs, nos rivières, et sur ce que nous mangeons. Ce coup de poignard d’Emmanuel Macron dans le dos des Français, nous ne pouvons pas l’accepter. Nous ne voulons plus que notre santé et celle de nos enfants passent après les intérêts financiers des géants de l’industrie chimique. Aujourd’hui, nous exigeons que le gouvernement tienne les engagements pris devant les Français. Et que le glyphosate soit interdit une fois pour toutes.

       Il y a urgence. Pendant que nous adressons cette pétition au gouvernement, les multinationales BASF, Monsanto, Syngenta, etc., s’activent dans les coulisses de la Commission européenne, afin de trouver des parades pour continuer à commercialiser leurs produits hautement toxiques à base de glyphosate. Ces multinationales ont déjà fait la preuve de leur puissance d’action qui leur permet de convaincre les plus hauts personnages des institutions et de remporter des batailles :

      •La propre conseillère scientifique du président de la Commission européenne a tout fait pour bloquer le processus visant à protéger les citoyens des perturbateurs endocriniens sous la pression des lobbys. [4]

       •Récemment, la Commission européenne a donné 18 mois de sursis au célèbre RoundUp de Monsanto, malgré la forte suspicion du caractère cancérigène de cet herbicide. [5] Désormais, par cette pétition, NOUS REFUSONS de jouer les cobayes pour augmenter les profits des multinationales de la chimie. NOUS REFUSONS que les autorités censées nous représenter transigent avec le plus élémentaire principe de précaution alors que les risques sur la santé sont documentés.

       NOUS EXIGEONS que les preuves indiscutables d’innocuité (absence de danger) soient apportées par des experts indépendants pour que les sociétés Monsanto, Bayer, Syngenta et Cie puissent commercialiser leurs produits. C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Ministre, d’agir pour empêcher ces multinationales de nous empoisonner et de prendre des mesures concrètes pour interdire une fois pour toute l’usage du glyphosate sur notre territoire français. Nos vies, nos enfants, notre Terre valent plus que les profits des entreprises de Big Chimie. Je vous prie de croire, Monsieur le ministre, à l’expression de ma considération distinguée.

       Amicalement, Florent Cavaler

    <alertes.sante@mail.infolettre-ipsn.fr>

       [1https://www.nouvelobs.com/politique/20180529.OBS7349/sortie-du-glyphosate-ce-sera-fait-d-ici-trois-ans-promet-griveaux.html
    [2] https://www.nouvelobs.com/planete/20180529.OBS7374/interdiction-du-glyphosate-les-63-deputes-qui-ont-vote-contre-l-inscription-dans-la-loi.html
    [3] https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/25/le-president-renonce-a-sa-promesse-d-interdire-le-glyphosate-en-2021_5414363_823448.html
    [4] http://www.actu-environnement.com/ae/news/perturbateurs-endocriniens-la-commission-europeenne-condamnee-pour-retard-definition-25900.php4
    [5] http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/glyphosate-la-commission-europeenne-prolonge-de-18-mois-l-autorisation-de-vente_1719533.html


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  • Une récompense pour une chercheuse de haut niveau soucieuse de transférer les connaissances scientifiques au plus grand nombre.

     

    Qui est Ana SOTO?

    Madame Anne Souyris, Adjointe à la Maire de Paris chargée de la santé et des relations avec l’AP-HP, remettra le 1er juillet, la médaille Grand Vermeil à Ana SOTO, Professeure de Biologie à l’Université Tufts de Boston. La Ville de Paris lui remettra cette distinction afin de l’honorer pour son rôle pionnier dans la découverte de la perturbation endocrinienne.

      La notion de Perturbateurs Endocriniens (PE) a été forgée à l’issue de la rencontre de Wingspread tenue du 26 au 28 juillet 1991 à l’initiative de Theo Colborn, à l’époque responsable scientifique du WWF USA. Cette rencontre qui a réuni 20 autres scientifiques représentant 15 disciplines scientifiques, dont Ana Soto pour la biologie, a débouché sur une déclaration de consensus qui a ouvert la voie à une des plus grandes découvertes de la biologie contemporaine.

      Le rôle d’Ana Soto dans la déclaration de Winspread a été central. Elle en a été une des rédactrices. Ses recherches menées en partenariat avec Carlos Sonnenschein s’inscrivent dans le cadre plus général de la carcinogénèse (processus de formation des cancers).

      Ana Soto a été l’une des pionnières à approcher le cancer comme un problème de développement en postulant, avec le Professeur Carlos Sonnenschein (Tufts University School of Medicine), la théorie du champ d’organisation tissulaire de la carcinogenèse (La société des cellules, Syllepse, 2006).

      En distinguant la professeure Ana Soto, Paris récompense une carrière scientifique exemplaire, tout entière consacrée à la progression des connaissances scientifiques mais aussi au transfert de ces connaissances dans la société. Elle affirmerait ainsi sa volonté de peser de tout son poids pour contribuer à une meilleure protection de la santé humaine et la santé de l’écosystème.

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  • EDITO

    EN FINIR AVEC LE « CIRCULEZ Y A RIEN À VOIR »

    Réseau Environnement Santé - 47 avenue Pasteur 93100 Montreuil FR

    contact@reseau-environnement-sante.net

    Semaine particulièrement chargée pour un début juillet …

    1) Réunion du comité de suivi dans l’affaire des bébés sans bras au cours de laquelle ont été présentées les conclusions du comité scientifique, lesquelles débouchent sur un banal « Circulez, y a rien à voir ». Il n’y a pas d’agrégats dans l’Ain. Il suffisait pour cela de réduire la période d’observation…Les causes environnementales n’ont pas été examinées en 6 mois au motif de revoir la littérature scientifique. Les hypothèses évoquées pollution de l’eau, traitements agricoles sont écartées…

    2) Réunion du Groupe Santé Environnement pour préparer le futur Plan National Santé Environnement : constat sévère des Inspections générales Santé et Développement Durable sur l’absence de résultats quantifiables mais néanmoins long débat pour savoir si l’on sait suffisamment de choses sur le lien santé environnement pour agir….

    3 ) La Protection Maternelle et Infantile en danger : cri d’alarme lancé par la députée Michèle Peyron qui préconise de refonder l’institution forte de ses 10 000 salariés sur la prévention. Au moment où il est devenu de plus en plus évident que la santé d’un individu se joue en grande partie pendant la grossesse et la petite enfance, l’institution dont c’est spécifiquement la mission voit ses budgets diminuer de 4 % …Jamais le décalage sur la santé environnementale, entre la prise de conscience de la société et les institutions n’a été aussi fort. Aucune raison d’être pessimiste, au contraire, car dans le même temps, la campagne Villes et Territoires Sans Perturbateurs Endocriniens progresse à grands pas. De nouvelles villes rejoignent le mouvement ….

    Le Conseil Départemental du Tarn a voté à l’unanimité un Plan Départemental de Lutte contre les Perturbateurs Endocriniens et une convention formalise le soutien apporté par le RES à la réalisation de ce plan. Un colloque « Enfance et Perturbateurs Endocriniens » est programmé pour le 20 novembre à Albi. Le 27 novembre aura lieu à Paris une réunion des Villes signataires sur le sujet des critères d’éco-conditionnalité. La société civile se mobilise en prenant appui sur les collectivités locales et envoie le message : c’est possible d’agir pour faire reculer l’épidémie de maladies chroniques et protéger les générations futures. C’est une très bonne nouvelle !

    Par André Cicolella
    Président du Réseau Environnement Santé


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  • La souveraineté alimentaire est la seule solution au chaos climatique pour l’Afrique

    : GRAIN <news@grain.org>  31/07/2019)

      La crise climatique va engendrer des chocs plus fréquents et plus graves dans l’approvisionnement alimentaire mondial au cours des prochaines décennies et exposer ainsi les pays tributaires des importations à un risque accru de flambée des prix et de pénurie de produits alimentaires. En raison de sa croissance démographique et de l’augmentation de la facture de ses importations alimentaires, l’Afrique est particulièrement menacée. Un nouveau rapport de GRAIN montre pourquoi des mesures doivent être prises pour mettre en place des systèmes alimentaires locaux et supprimer la dépendance croissante vis-à-vis des importations de céréales et d’autres aliments de base.

      Le rapport constate que les gouvernements et les bailleurs de fonds ont malheureusement perdu les dix dernières années à mettre en œuvre des politiques et des programmes ratés visant à soutenir des entreprises agro-industrielles. Non seulement ces politiques et programmes n’arrivent pas à réduire les importations de produits alimentaires de l’Afrique ni à aider les agriculteurs africains à s’adapter au changement climatique, mais ils soutiennent également les multinationales de l’alimentation et de l’agro-industrie responsables du dumping des produits alimentaires excédentaires en Afrique et de la production d’une grande partie des gaz à effet de serre dans le monde.

      Les agriculteurs, les pêcheurs et les éleveurs nomades d’Afrique élaborent déjà des méthodes agroécologiques pour atténuer les changements climatiques et renforcer la résilience face aux phénomènes climatiques extrêmes. Le rapport constate qu’ils peuvent facilement nourrir tout le continent, même face à la crise climatique qui se développe. Mais ils ne peuvent pas le faire lorsque leurs terres, leurs forêts, leurs semences et leurs stocks halieutiques sont accaparés par de grandes entreprises et lorsque leurs gouvernements, sous la pression de puissances étrangères, appliquent des lois, des réglementations et des accords commerciaux favorables aux entreprises qui sabotent la production et les marchés locaux et aggravent le réchauffement climatique.

      Le rapport de GRAIN appelle les mouvements pour la justice climatique et les producteurs alimentaires africains à unir d’urgence leurs efforts pour éliminer la dépendance de l’Afrique aux importations de produits alimentaires et parvenir à la souveraineté alimentaire sur le continent. Il appelle également à une profonde transformation du système alimentaire mondial à l’extérieur de l’Afrique afin de parvenir à des réductions rapides et drastiques des émissions de GES, en passant d’un modèle favorisant la production industrialisée pour l’exportation de produits bon marché, à un modèle basé sur une production agroécologique et des systèmes alimentaires locaux.

    Lire le rapport complet sur https://grain.org/e/6297

    Aidez-nous à diffuser le message ! Tweets suggérés :

    • La #SouverainetéAlimentaire est la seule solution au chaos climatique pour l’Afrique. Un nouveau rapport de @GRAIN_org est sorti : https://grain.org/e/6297
    • Les gouvernements africains doivent rechercher l’autosuffisance alimentaire en soutenant la production locale et l’#agroécologie, et non les entreprises agroalimentaires et le commerce international. En savoir plus avec le nouveau rapport de GRAIN_org : https://grain.org/e/6297
    • Les mouvements pour la #JusticeClimatique et les petits agriculteurs africains doivent unir leurs forces pour démanteler le système alimentaire des multinationales et parvenir à la #SouverainetéAlimentaire sur tout le continent. https://grain.org/e/629

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  • Dangers des crèmes solaires : c’est prouvé !

     

    Chère lectrice, cher lecteur,

    On m’a traité de fou, de menteur ou encore de danger public…

    On m’a dit qu’avec mes conseils, je mettais en danger la vie de milliers de personnes…

    Tout ça parce que j’ai OSÉ m’en prendre aux crèmes solaires !

    Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez que cela fait des années que je mets en garde contre l’utilisation abusive des crèmes solaires… malgré l’avis général et les recommandations des autorités.

    Et les scientifiques viennent enfin de me donner raison !

    Les résultats sont parus il y a quelques mois dans la prestigieuse revue Journal of the American Medical Association (JAMA)[1]

    Et ils ne laissent pas la place au doute.

    Ce qui se passe VRAIMENT quand vous vous tartinez de crème solaire

    L’étude a été menée par une équipe de la Food and Drug Administration (FDA), l’organisme officiel aux États-Unis pour l’autorisation des médicaments à la vente.

    Cette agence est aux Américains ce qu’est l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) en France.

    Autant vous dire qu’une agence comme celle-ci doit avoir de sérieux arguments pour remettre en cause un produit.

    Les scientifiques ont demandé à des volontaires de mettre chaque jour un écran solaire disponible dans le commerce, comme n’importe qui le ferait avant d’aller prendre le soleil.

    Après seulement quatre jours, les niveaux de quatre produits chimiques potentiellement dangereux (dont le redoutable oxybenzone, un perturbateur endocrinien) ont explosé à l’intérieur de l’organisme.

    Les taux mesurés ont dépassé toutes les attentes des chercheurs.

    Dans leurs conclusions, les auteurs de l’étude admettent avoir trouvé des « concentrations plasmatiques dépassant le seuil fixé par la FDA pour potentiellement renoncer à certaines études de toxicologie non cliniques sur les écrans solaires. »

    Pour le dire de façon simple, avec de telles concentrations, des tests de sécurité plus complets devraient être effectués avant de continuer à autoriser ces crèmes.

    Et ce n’est pas tout.

    Moins de coups de soleil… mais plus de mélanomes

    Le but d’une crème solaire est de vous éviter d’avoir des coups de soleil.

    Et pour cela, il faut avouer qu’elles sont plutôt efficaces.

    Le problème est que le coup de soleil n’est peut-être pas le pire qui puisse vous arriver.

    Je m’explique.

    Il existe trois types de cancers de la peau :

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  • Obésité et diabète : la ruse de Coca-Cola

     

    Chère lectrice, cher lecteur

    De plus en plus de consommateurs dans le monde commencent à se détourner des sodas produits par Coca-Cola, aussi bien les classiques que leurs nouvelles déclinaisons à base d’édulcorants : Coca light, zéro, Coca-Cola Life (stévia), etc.

    Dans le fond, cela n’a rien d’étonnant ; les études se multiplient pour dénoncer les liens entre sodas, obésité et diabète. On sait depuis longtemps qu’une cannette de Coca « normale » n’est rien d’autre que du sucre déguisé en liquide (équivalent de 7 morceaux de sucre pour 33 cl). Mais récemment, deux mises en garde ont été publiées par des organisations officielles à propos des produits soi-disant light :

    • l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments a publié en 2015 un rapport indiquant que les édulcorants n’avaient « aucun effet bénéfique sur le contrôle glycémique des personnes diabétiques ».
    • Pire, d’après l’Inserm, « le risque de diabète de type 2 est plus élevé lorsqu’on consomme des boissons light plutôt que des boissons sucrées “normales” ».

    Face à cette situation, les stratèges de Coca ont eu une idée.

    « Arrêter de vendre de la m… » ??? comme l’aurait suggéré le regretté Jean-Pierre Coffe.

    Ce n’est pas la piste qui a été retenue.

    Le site Internet Foodwatch.org a révélé que la société avait choisi de redorer son image en arrosant financièrement un nombre impressionnant de chercheurs, médecins, nutritionnistes, diététiciens etc. qui tous, curieusement, prétendent désormais, la main sur le cœur, que les boissons light sont « plutôt bénéfiques » pour la santé.

    De la corruption ???? Halte là ! Ça s’appelle « financer la science ».

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  • Ses paroles pleines de bon sens font du bien, la planète est en danger mais l’académicien garde espoir, les jeunes ont plus conscience que nos générations du danger qui guette, c’est d’eux que viendront les solutions.

    Interview sur Le Parisien à lire absolument

    http://foodandsens.com/non-classe/michel-serre-ce-sont-les-systemes-economiques-qui-detruisent-la-planete/

    michel serres

    L’historien des sciences Michel Serres, 88 ans, accuse l’économie de détruire la planète. Photo S. Picard pour Le Parisien Week-End

    LE PARISIEN WEEK-END. Pionnier de l’écologie, l’académicien plaide en faveur d’un cadre juridique pour protéger l’environnement. Un projet exposé en 1990 dans son essai « Le Contrat naturel », aujourd’hui réédité. Il y a urgence.

    Dans le petit jardin de la maison de Michel Serres, à Vincennes, le marronnier est malade. « Depuis trois ans, il ne donne plus de marrons, ni de fleurs », regrette l’historien des sciences et académicien de 88 ans. « Il n’y a plus de merles, de mésanges, ni de moineaux non plus », ajoute cet intellectuel pionnier de l’écologie, qui faisait paraître, il y a vingt-huit ans, Le Contrat Naturel, un plaidoyer pour doter la nature de droits. Alors que paraît une nouvelle édition de cet essai, l’auteur de Petite Poucette renouvelle son appel à agir pour la planète. Avant qu’il ne soit vraiment trop tard.

    Dans la préface de votre ouvrage, vous affirmez que, si nous ne changeons pas nos coutumes, notre économie et notre politique, le monde court au désastre. Est-ce inévitable ?

    MICHEL SERRES. Je ne suis pas catastrophiste. Les gens le sont volontiers aujourd’hui, influencés par les médias qui n’annoncent que des attentats, des accidents, alors que la violence ne cesse de baisser. Mais le problème de la planète est toutefois très sérieux. La communauté scientifique tire la sonnette d’alarme depuis trente ans déjà. Mais plus personne ne l’écoute.

    A la fin des années 1990, il y avait un trou dans la couche d’ozone dû à l’utilisation de certains produits. Dès que l’on a arrêté de les utiliser, le trou s’est comblé. Par conséquent, on peut agir sur le monde, il n’y a pas de doute. Les scientifiques proposent des solutions. Mais ils sont un peu désarçonnés face à la société telle qu’elle est.

    Je vais vous dire, rien n’est plus léger que le vrai. Rien n’est plus inefficace que la vérité. La vérité pèse très peu par rapport au mensonge, la fausseté, l’émotivité, à tout ce que nous entendons. Si quelqu’un se lève et dit la vérité, personne ne le croit. La vérité est très légère. Très légère.

    Comment expliquez-vous cette indifférence ?

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  • Chère amie, cher ami, 

    Aux États-Unis, une classe de médicaments appelée « opioïdes forts » tue près de 15 000 personnes par an. C’est plus que la guerre du Vietnam… 

    Ces médicaments sont en passe de devenir une catastrophe sanitaire en France où ils seraient déjà responsables d’au moins 4 décès par semaine ! 

    Si nous voulons éviter une crise à grande échelle comme celles du Distilbène, du Mediator, de la Dépakine, des décisions courageuses doivent être prises par Madame la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn. 

    Les prescriptions de ces médicaments doivent être mieux contrôlées, les laboratoires doivent être d’une transparence totale sur leur toxicité et les plus dangereux doivent être retirés de la vente. 

    Je vous invite à signer dès maintenant et à partager 

    (https://www.leslignesbougent.org/petitions/medicaments-opioides-stop-au-marche-de-la-honte)

      massivement cette pétition adressée à la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn. 

    Je compte sur vous,  

    Sébastien Duparc 

    Déjà 4 morts par semaine en France

    RÉAGISSONS MAINTENANT !

    Adressée à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn 

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  • 2017     128 p.    10 €

        Méconnu du grand public et inclassable pour les spécialistes, Albert Hirschman a notamment introduit l'idée de " croissance déséquilibrée " en économie. Axées sur les notions de développement et d'émergence, ses analyses portant sur l'action collective ont également de remarquables répercussions en sociologie et en sciences politiques. Ce livre est une invitation à découvrir ou à relire ce grand auteur, une référence majeure pour quiconque croit en l'unité des sciences sociales.

       Albert Otto Hirschman (1915-2012) s'est distingué par ses recherches en sciences sociales au sens large, à la croisée de l'économie, de la sociologie, de la science politique, de l'histoire et de la philosophie. Ses livres sont presque tous devenus des classiques : Défection et prise de parole, Les Passions et les intérêts, Bonheur privé, action publique, Deux Siècles de rhétorique réactionnaire. Cette partie de son œuvre, la plus reconnue, ne doit pas masquer son apport à l'économie du développement.
       Hirschman a choisi de mettre l'accent, en la valorisant, sur l'étonnante capacité d'adaptation des collectivités humaines. Son œuvre le rattache à la tradition qui, dans les sciences sociales, se préoccupe moins de la rationalité ou de l'irrationalité des conduites humaines que de leur part de créativité.
    Ce livre est une invitation à découvrir ou à relire ce grand auteur, dont l'engagement personnel fut exemplaire. Une référence majeure pour quiconque croit en la fécondité des sciences sociales lorsqu'elles s'affranchissent des frontières disciplinaires.

       Cyrille Ferraton est maître de conférences à l'université Paul-Valéry Montpellier 3 (ARTDev – UMR 5281). Il a publié Associations et coopératives. Une autre histoire économique (Érès, 2007) et La Propriété (Larousse, 2009).
       Ludovic Frobert est directeur de recherche au CNRS (Maison française d'Oxford). Il a récemment publié Le Solitaire du ravin. Pierre Charnier (1795-1857), prud'homme tisseur et canut (ENS éditions, 2014) et codirigé le volume Quand les socialistes inventaient l'avenir (1825-1852) (La Découverte, 2015).


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  • [Infographie] Derrière les soldes, le coût environnemental et social des vêtements

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/infographie-derriere-les-soldes-le-cout-environnemental-et-social-des-vetements-  09/07/2019

    Alors que les soldes battent leur plein, Novethic revient sur les dessous de la fabrication des vêtements en suivant les traces d’un t-shirt de la culture du coton à la fin de sa vie. Son empreinte environnementale et sociale est loin d’être anodine.

    Silhouette of a man irons and different clothes vector istock aquamarine paint   Tout au long de son cycle de vie, le t-shirt produit un effet environnemental non négligeable sur l'environnement.
    @aquamarine_paint

      Cet été encore, difficile de ne pas craquer devant les petits prix affichés par les magasins de vêtements à l’occasion des soldes. Et pourtant, celles-ci séduisent de moins en moins les consommateurs. Pour une partie de la population, ce nouveau comportement s’explique par l’impact environnemental des vêtements.

      De l’eau, des produits chimiques et des émissions de gaz à effet de serre

      Et pour cause. Il suffit de remonter la chaîne de production d’un simple t-shirt pour comprendre son coût écologique et environnemental. Dès la culture du coton, celui-ci est important. Il ne faut pas moins de 3 800 litres d’eau pour produire un kilo de coton, la matière naturelle végétale la plus utilisée par l’industrie textile (un quart de la production des fibres textiles vient du coton), loin devant le chanvre ou le lin, pourtant bien moins gourmands en eau et pouvant pousser dans les pays occidentaux comme la France. Pour produire un t-shirt, l’Ademe a calculé que cela équivaut à 70 douches.

      Par ailleurs, le blanchiment du coton exige des produits chimiques comme le chlore ou des azurants tandis que sa teinture requiert souvent d'employer des métaux lourds comme du plomb ou du chrome, toxiques. Cela affecte la santé des travailleurs.

      Si la production est l’étape la plus impactante en termes environnemental, la distribution n’est pas en reste. Car il n’est pas rare que la fabrication d’une pièce sollicite plusieurs continents. Un simple t-shirt peut être conçu en France, fabriqué en Ethiopie, se vendre au Portugal et avoir utilisé du coton ouzbek.

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  • Pourquoi l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne mobilise autant contre lui

    PAR SOPHIE CHAPELLE 22 JUILLET 2019

    https://www.bastamag.net/Ceta-libre-echange-commerce-climat-boeufs-OGM-multinationales-assemblee-nationale

        En appelant à examiner et ratifier « au plus vite » l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, Emmanuel Macron donne carte blanche aux multinationales pour imposer leur droit, au risque de surcroît d’aggraver le réchauffement climatique. Les députés français peuvent cependant encore s’y opposer, à l’occasion du vote à l’Assemblée nationale le 23 juillet, et alors que la majorité LREM a du mal à convaincre dans ses propres rangs. Voici les cinq raisons pour lesquelles ce traité suscite une si forte opposition.

    C’est la dernière ligne droite pour la ratification – ou non – par la France du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta), en cours de négociation depuis dix ans. Suite à l’examen du texte le 17 juillet, un vote en scrutin public aura lieu à l’Assemblée nationale ce 23 juillet. « Il est encore possible de stopper le traité », veulent croire ses opposants, qui appellent les députés à le refuser et prévoient de publier ce que chacun aura voté. Il y a deux ans, une majorité d’eurodéputés français de tous bords politiques s’étaient opposés au Ceta au Parlement européen [1].

    Qu’en est-il du rapport de force au Palais Bourbon ? L’ensemble de la gauche (PS, PCF, LFI) y est opposée, ainsi que la majorité des Républicains. Certains députés « marcheurs » et leurs alliés centristes ont déjà annoncé leur intention de voter contre le traité. D’anciens élus écologistes ayant rallié La République en marche pourraient aussi s’abstenir, ainsi que des élus Modem en plein doute. Des députés canadiens appellent aussi leurs homologues français à s’y opposer, leur pays ayant déjà ratifié le traité.

    Le Ceta a réuni un arc de force très large contre lui. 72 organisations allant des défenseurs de l’environnement et des droits humains, aux professionnels des filières d’élevage, aux associations de consommateurs et aux syndicats de travailleurs, ont signé une déclaration commune appelant à ne pas le ratifier. Plus de 300 000 messages ont déjà été envoyés en ce sens aux parlementaires. Dans une lettre ouverte publiée la veille du vote, Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, demande aux députés d’« avoir le courage de dire non ». Voici les cinq grandes raisons qui alimentent cette mobilisation.

    Raison n°1 : un accord qui favorise le réchauffement climatique

    Le climat est le grand absent des 1596 pages du traité. C’est l’une des conclusions du rapport de la commission d’experts mandatée par le gouvernement, présidée par l’économiste Katheline Schubert [2]. La course aux exportations entre les deux côtes de l’Atlantique va inexorablement générer davantage de gaz à effet de serre. Cela est contradictoire avec les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris visant à rester en-deça des 1,5°C de réchauffement [3]. Le Canada se félicite d’ailleurs d’avoir accru de 63 % ses exportations de combustibles fossiles, lors des douze premiers mois de la mise en application provisoire du Ceta [4].

    Emmanuel Macron s’était engagé à « tirer toutes les conséquences » du rapport Schubert, y compris en « faisant modifier le texte ». Or, l’accord entré en application provisoire depuis septembre 2017 n’a pas bougé d’un iota [5]. Aucun dispositif n’est prévu pour conditionner sa mise en œuvre à la réduction des effets négatifs générés en matière écologique ou sociale. Pour se prémunir des critiques, le gouvernement fait valoir un « veto climatique ». L’idée est que chaque pays puisse faire valoir les principes de préservation de l’environnement face aux éventuels investisseurs, dans le contexte d’un affrontement au sein des tribunaux d’arbitrage. Mais les récentes discussions entre organisations de la société civile et les services de Bercy pointent les failles du dispositif [6]. Concrètement, il ne sera pas possible de déroger aux règles du commerce international au nom du climat.

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    Raison n°2 : un accord au détriment des agriculteurs et de la protection des consommateurs

    Les agriculteurs français redoutent la pression économique à venir, alors que le texte prévoit la suppression progressive de droits de douanes sur des dizaines de milliers de tonnes de bœuf et de porc. Rien n’est prévu en ce qui concerne l’utilisation de farines animales ou de maïs et soja génétiquement modifiés [7]. Rien non plus sur le bien être animal ou l’utilisation d’activateurs de croissance comme les antibiotiques. « On ne peut exclure que les imprécisions du Ceta conduisent à l’arrivée sur le marché européen de produits autorisés en vertu d’une réglementation ne prenant pas en compte le principe de précaution », redoute le rapport Schubert [8].

    Le rapporteur du texte, Jacques Maire, ne démord pas d’un supposé « effet positif pour la plupart de nos filières agricoles ». Lors de l’examen en commission des affaires étrangères le 9 juillet, le député LREM a mis en avant le bénéfice économique du Ceta pour la France : le solde net des exportations vers le Canada est passé de 400 à 450 millions d’euros depuis la mise en œuvre partielle du traité. Alors que les Français consomment 1,5 million de tonnes de viande bovine chaque année, le Canada n’en aurait exporté que 119 tonnes dans l’hexagone. Soit presque rien.

    Le pire est à venir, selon les détracteurs de l’accord. Car le Canada n’aurait pas encore eu le temps d’adapter ses élevages à l’exportation vers l’Union européenne, en créant des filières qui suppriment notamment les hormones de croissance dans l’alimentation des bovins. « Le Canada saura, très vite, remplir ce contingent important qu’il a si durement négocié », prédisent les organisations de la société civile dans leur lettre ouverte. La pression sur les éleveurs européens pourrait être d’autant plus forte que de nouveaux quotas en augmentation sont négociés sur d’autres accords comme celui avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay).

    Raison n°3 : un accord qui pourrait compliquer la relocalisation de l’économie

    Les collectivités locales qui favorisent une relocalisation de l’économie, développent l’approvisionnement de leurs cantines avec des aliments biologiques et locaux, ou remunicipalisent des biens communs comme l’eau ou l’énergie, redoutent que cet accord ne vienne entraver leurs choix politiques. Il vient ajouter une nouvelle couche de contraintes juridiques et pourrait compliquer davantage la mise en œuvre de politiques favorisant l’économie locale des deux côtés de l’Atlantique.

    Le chapitre 19 du Ceta prévoit de nouvelles obligations et procédures dans la passation des marchés publics. Les principes de non-discrimination et de transparence pourraient encourager encore davantage les acteurs publics à retenir le prix comme critère essentiel de sélection des offres, et à reléguer au second plan la plus-value sociale et environnementale.

    - A lire sur le sujet : ces collectivités locales qui se déclarent « zones libres » et privilégient les alternatives locales face au néolibéralisme global.

    Raison n°4 : un traité qui élève le droit des multinationales au dessus de celui des États

    Depuis le 21 septembre 2017, le Ceta est appliqué dans sa quasi totalité. C’est notamment le cas de sa partie commerciale, qui avait uniquement besoin de l’aval du Parlement européen. En revanche, les fameux tribunaux d’arbitrage figurent parmi les dispositions qui ne sont pas encore entrées en vigueur, et sur lesquelles doivent se prononcer les députés ce 17 juillet. Ces tribunaux permettent aux investisseurs privés d’attaquer des décisions publiques qu’ils jugent défavorables (tous nos articles sur le « mécanisme de règlement des différents entre États et investisseurs » dit "ISDS").

    Les États-Unis et le Canada, qui avaient été les premiers pays industrialisés à se doter entre eux d’un mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États, dans le cadre de l’Alena (accord de libre-échange nord américain), ont justement décidé, en octobre 2018, de l’abandonner. « Le coût est de plus de 300 millions de dollars pour le contribuable canadien, en compensations et en frais juridiques, a expliqué Chrystia Freeland, la ministre canadienne des affaires étrangères. L’arbitrage élève le droit des entreprises au dessus de ceux des gouvernements souverains. En le supprimant, nous avons renforcé la capacité de notre gouvernement à réguler dans le sens de l’intérêt général, et de protéger la santé publique et l’environnement ».

    Pourquoi, dans ces conditions, réintroduire ce mécanisme dans l’accord entre l’Union européenne et le Canada ? Une fois l’accord ratifié, tout retour en arrière pourrait s’avérer extrêmement difficile, puisque des clauses dites « crépusculaires » prévoient que ces tribunaux pourraient exister encore vingt ans après une éventuelle dénonciation de l’accord [9]. Au total, 41 811 entreprises américaines, via leurs filiales au Canada [10], seront dotées de nouvelles possibilités d’attaquer des lois et réglementations dans les États membres de l’Union européenne [11].

    Raison n°5 : c’est la dernière fois que les parlementaires peuvent se prononcer sur le volet commercial des accords

    Pour que le Ceta entre en vigueur de manière définitive et complète – et notamment pour que le chapitre créant des tribunaux spéciaux prenne effet –, il faut encore que tous les États membres de l’UE, via leurs parlements, ratifient le traité. Pour l’heure, moins de la moitié des États membres l’ont fait. Si les députés français votent contre, il est bien difficile de savoir comment la situation pourrait évoluer.

    La Commission européenne s’est désormais organisée pour que les Parlements nationaux n’aient plus à se prononcer sur le volet commercial de tels accords. Les futurs accords de libre-échange, avec le Vietnam par exemple, relèveront désormais de la seule compétence des eurodéputés. Le 11 juin dernier, dans une allocution, Emmanuel Macron avait dit ne plus vouloir « d’accords commerciaux internationaux qui alimentent le dumping social et environnemental »« En tant que dirigeant européen, je le refuserai partout où je n’aurai pas les garanties sur ce point » déclarait-il. Pour les organisations opposés à cet accord, ne pas ratifier le Ceta est la seule option sérieuse dont disposent les parlementaires, afin d’« obtenir une réforme du mandat commercial européen et ainsi répondre aux aspirations de millions de citoyens ».

    Sophie Chapelle

    [Edit] Cet article a été mis en ligne une première fois le 16 juillet. Il a fait l’objet de mises à jour le 22 juillet 2019.


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  • DANS L’ARCTIQUE, LE PERMAFROST FOND 70 ANS PLUS TÔT QUE PRÉVU ET C’EST UNE CATASTROPHE

    "Ce que nous avons vu était incroyable". Des chercheurs viennent de découvrir que le permafrost, l'épaisse couche de glace qui couvre 25 % de l'hémisphère nord, a fondu 70 ans plus tôt que prévu dans l'Arctique canadien. Or le permafrost abrite du carbone, du méthane et même du mercure. Il en libère de grandes quantités en fondant, accélérant le réchauffement climatique. 

    La fonte du permafrost participe au développement de la végétation et change les paysages.  Louise Farquharson / Université d’Alaska Fairbanks

        C’est une très mauvaise nouvelle pour le climat. Des chercheurs de l’université d’Alaska à Fairbanks aux Etats-Unis viennent de découvrir que le permafrost de l’Arctique canadien fond bien plus vite que ce qu’ils avaient prévu. La fonte est tellement rapide qu’elle a atteint le niveau de dégel prévu par les scientifiques en… 2090, soit 70 ans plus tôt qu’estimé.

    Des étés chauds en cause 

    "Ce que nous avons vu était incroyable", explique à Reuters Vladimir E. Romanovsky, professeur de géophysique et co-auteur de l’étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters, "C’est une indication que le climat est maintenant plus chaud qu’à n’importe quel moment au cours des dernières 5 000 années ou plus".

    Les scientifiques rapportent que les îles arctiques canadiennes ont connu une série d’étés particulièrement chaude entre 2003 et 2016 entraînant des indices de dégels moyens supérieurs de 150 à 240 % à la normale de 1979 à 2000. Cela a provoqué un affaissement de 90 centimètres du sol par endroits en raison de la fonte du permafrost.

    Le permafrost libère de grande quantité de gaz à effet de serre

    Et cette nouvelle est encore plus mauvaise qu’on pourrait le croire. Car le permafrost, en fondant, libère des gaz à effet de serre. Les experts estiment que le permafrost renferme deux fois plus de carbone que l’atmosphère. Or,"les projections les plus pessimistes du Giec (Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat, NDR) avec un réchauffement à 4 ou 5 °C n’incluent pas les processus de dégel du pergélisol", explique Florent Dominé, le directeur de recherche au CNRS et spécialiste des interactions neige-climat-pergélisol.

    Autrement dit, la fonte du permafrost va accélérer le réchauffement climatique. D’autant que cette couche de glace ne renferme pas seulement du carbone, elle emprisonne également des stocks de mercure deux fois plus importants dans le permafrost que sur le reste de la Terre. Et ce n’est pas fini. Des chercheurs ont remarqué qu’en Sibérie, lorsque le pergélisol fond, il relâche des bulles de méthanes qui explosent provoquant des cratères de 70 mètres de profondeur. Or le méthane est un gaz à effet de serre, responsable du réchauffement, 20 à 25 fois plus important que le CO2. 

    Marina Fabre, @fabre_marina     © 2019 Novethic -   Tous droits réservés


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  • BRÉSIL : LA DÉFORESTATION EN AMAZONIE A AUGMENTÉ DE 88 % EN JUIN

    La déforestation en Amazonie, considérée comme le poumon de planète, avance à une vitesse folle. L'Agence spatiale brésilienne a comparé le mois de juin 2018 à celui de 2019 et a constaté que la déforestation avait augmenté de 88 % dans le pays de Jair Bolsonaro. Un recul qui constitue une menace pour la biodiversité et les peuples autochtones au moment où l'Union européenne vient de signer un accord de libre échange avec le Mercosur. 


                 Au cours des 11 derniers mois, 4 565 km² de forêt ont disparu.
        CC0
     

    Est-ce déjà l’effet Jair Bolsonaro ? Selon les données de l’agence spatiale brésilienne la déforestation dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne a augmenté de 88 % en juin 2019 par rapport à juin 2018. 920 km² de forêts tropicales ont été détruites. Et le mois de juin est un indicateur d’une tendance plus profonde. Le National Institute for Space Research (INPE) du Brésil note ainsi "une hausse de 15,1 %" de déforestation entre août 2018 et juin 2019 par rapport à période août 2017-juin 2018. Au cours des 11 derniers mois, 4 565 km² ont disparu, une superficie équivalente à celle des Hautes-Pyrénées, note l’Agence Reuters.

    Le Président Jair Bolsonaro, investi en janvier 2019, a été élu avec le soutien des lobbys de l’agrobusiness. Il ne s’est jamais caché sur sa volonté de faire de l’Amazonie, un eldorado pour les investisseurs agricoles et miniers. "L’Amazonie est un caillou dans les bottes de cuir de Jair Bolsonaro", écrivait dans une tribune au Monde, en mai, l’archéologue Stéphen Rostain, "Le nouveau président brésilien a clairement affiché ses tendances de "démocrature", associées à des dérives climatosceptiques et une intraitable volonté de faire fructifier l’Amazonie, considérée comme inutile".

    Une menace pour la biodiversité et les peuples autochtones 

    Le Brésil abrite 60 % de la forêt amazonienne, considérée comme le poumon de la planète. Sa déforestation a bien sûr un effet sur la biodiversité, l’Amazonie étant un réservoir exceptionnel accueillant 40 000 espèces végétales, près de 1 300 espèces d’oiseaux ou encore 3 000 espèces de poissons. Mais c’est également le lieu de vie des peuples autochtones, de plus en plus menacés par la politique de déforestation. "Depuis l’élection de Jair Bolsonaro nous vivons les prémices d’une apocalypse", écrivaient 13 représentants de peuples autochtones le 10 avril dernier dans une tribune.

    Ces données sur la hausse de la déforestation interviennent au moment de la signature d’un traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, dont le Brésil fait partie. L’UE a concédé l’arrivée sur le territoire de 99 000 tonnes de bœuf par an à un taux douanier préférentiel de 7,5 %. Or, selon une étude de Greenpeace, l’élevage bovin est responsable de 80 % de la déforestation amazonienne. 

    Marina Fabre, @fabre_marina  © 2019 Novethic - Tous droits réservés


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  • Perdu dans le Pacifique Sud, ce confettis paradisiaque est devenu en l'espace de trente années, date à laquelle l'Unesco l'a inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, un véritable piège pour les déchets en plastique. L'île Henderson a toujours bénéficié d'une riche faune marine en raison de sa position sur le passage d'un grand courant giratoire. Aujourd'hui, revers de la médaille, ce gigantesque tourbillon de courants ce gigantesque tourbillon de courants océaniques déverse ici une accumulation de débris en plastique produits sur Terre... sans discontinuer.

     L 'île Henderson a été inscrite par l'Unesco en 1988 sur la liste du patrimoine mondiale pour son « écologie pratiquement intacte ». Il a suffi de trente années pour que cet atoll désert du Pacifique, se retrouve aujourd'hui noyé sous un océan de déchets plastique. Une situation face à laquelle les scientifiques se disent démunis. Rattachée à la colonie britannique de Pitcairn, l'île se trouve à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et le Pérou, distants d'environ 5.500 kilomètres. Mais en dépit de son isolement extrême, ce joyau a l'une des plus fortes concentrations de déchets plastiques au monde, en raison du jeu des courants océaniques.

     
    Un homme nettoie une plage de l'île Henderson dans le Pacifique, le 14 juin 2019. © Iain McGregor, Stuff, AFP, Archives

    « Nous y avons trouvé des débris provenant d'à peu près partout, explique Jennifer Lavers, une chercheuse basée en Australie qui a conduit le mois dernier une expédition sur l'île. Il y avait des bouoteilles et des boîtes, toutes sortes de matériel de pêche et les déchetsprovenaient, eh bien, de tous les pays que vous voulez, d'Allemagne, du Canada, des États-Unis, du Chili, d'Argentine, d'Équateur. » Pour la scientifique, le message est clair et démontre que chaque pays a une responsabilité dans la protection de l'environnement, jusque dans les endroits les plus reculés.

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  • Le « Jour du dépassement » arrive encore un peu plus tôt cette année et tombe le 29 juillet 2019 : à cette date, l'humanité a déjà consommé les ressources que la nature peut renouveler en un an. Elle vit donc désormais « à crédit » jusqu'à la fin de l'année. Cependant, l'indicateur retenu ne fait pas l'unanimité.Comme chaque année, l'ONG Global Footprint Network, qui publie un Atlas détaillant l'empreinte écologique de chaque pays, calcule et dévoile la date du Jour du dépassement qui marque le jour de l'année où l'humanité a épuisé les ressources renouvelables de la planète.

    Cela signifie qu'à l'échelle de la planète, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d'arbreset cultivé plus de terres que ce que la nature peut nous offrir au cours d'une année. Quant à nos émissions de gaz à effet de serre, elles ont été plus importantes que ce que nos océans et nos forêts peuvent absorber. Autrement dit, à partir d'aujourd'hui, l'humanité vit à crédit pour le reste de l'année, ce qui aura des conséquences pour les générations suivantes.

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  • Chère amie, cher ami, 

    mail.infolettre-ipsn.fr

    L’Autriche a osé ! 

    Mardi dernier, les parlementaires autrichiens ont approuvé l’interdiction totale du glyphosate sur le territoire national (1). 
    Ce sont 83 879 km2 sur lesquels plus une seule goutte de glyphosate ne sera épandue dans les années à venir. 
    C’est une sacrée publicité pour l’agriculture de ce pays. Le label “Autriche” a des chances d’apparaître, aux yeux de tous, comme un gage de qualité ! 
    L’agriculture biologique représente déjà 24% de l’agriculture dans ce pays de montagne. 
    Le vote du parlement ne fait qu’accélérer la transition écologique dans un pays où la qualité du mode de vie est très importante aux yeux de tous. 

    Un consensus politique inhabituel

    Politiquement, ce vote a été obtenu grâce à une alliance inattendue entre les députés socio-démocrates et d’extrême droite (1). 
    Et visiblement, ce jour-là, les parlementaires étaient en forme, car ils ont également banni l’utilisation des sacs plastiques en Autriche. 
    Comme quoi, seules la santé et la protection de l’environnement peuvent réunir des personnes aux sensibilités politiques opposées ! 

    Un vote contre l’UE

    Ce votre tiendra-t-il ? 
    En effet, au sein de l’Union européenne, la licence d’utilisation du glyphosate a été prolongée jusqu’en 2022. 
    Et en théorie, l’Autriche devrait suivre cette ligne. 
    Toutefois, chaque Etat membre de l’UE a normalement la possibilité d’écarter le droit européen dans certains domaines comme la santé. 
    Bayer-Monsanto, producteur du glyphosate, va-t-il tenter de faire tomber ce vote ? 
    Nous verrons d’ici quelques mois. 

    La fin du glyphosate n’est pas la fin des pesticides…

    La décision de l’Autriche est rassurante. 
    Les députés ont pris en compte le fait que le glyphosate a été classé comme “cancérigène probable” et ont préféré en interdire l’utilisation pour préserver la santé des populations. 
    S’ils pouvaient être un exemple pour les autres parlementaires en Europe ! 
    Mais attention, l’interdiction du glyphosate ne résout pas tous les problèmes liés aux pesticides. 
    Ce produit est emblématique, c’est le plus connu des pesticides, sans doute l’un des plus toxiques, mais il n’est pas le seul... 
    En Autriche, seuls 1% des agriculteurs l’utiliseraient… 
    Le vote des parlementaires est donc plus symbolique qu’autre chose. 

    Un pas nécessaire…

    Toutefois, cette décision est importante. 
    D’abord, elle rappelle que les pesticides sont des produits toxiques et que leur utilisation massive est mauvaise pour la nature et pour notre santé. 
    Ensuite, elle montre que les responsables politiques peuvent prendre des décisions qui comptent. 
    Le jeu politique au XXIe siècle est complexe. Il ne s’arrête pas, hélas, à une décision parlementaire. Il existe de nombreux recours possibles. C’est l’UE, ce sont les accords internationaux, les cours de justice, etc. 
    Et dans ce contexte institutionnel complexe, les grandes entreprises industrielles sont avantagées. Elles ont le temps pour elles et les moyens d’attendre des jours meilleurs pour faire passer leurs agendas politiques. 
    Toutefois, les députés autrichiens l’ont montré, la bonne vieille politique n’est pas morte ! 
    Tant mieux. Malgré ses défauts, elle est utile pour régler pacifiquement de nombreux problèmes. 

    Vers une évolution de l’agriculture ?

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  • Albert Hirschman, penseur iconoclaste du capitalisme

    Gilles Dostaler 29/07/2019
    https://www.alternatives-economiques.fr//albert-hirschman-penseur-iconoclaste-capitalisme/

    Homme engagé, Albert Hirschman a laissé sa marque sur les théories du développement et sur l'étude de la société capitaliste. Rejetant les interprétations économiques monocausales, il puise dans diverses sciences sociales pour expliquer les transformations du monde.

    Très jeune, Albert Hirschman a commencé à s’abreuver à plusieurs cultures. Il s’est aussi lancé tôt dans l’action politique et, en particulier, dans la lutte contre le fascisme et le nazisme qu’il a menée, en citoyen cosmopolite, sous plusieurs drapeaux. A 16 ans, il adhère aux Jeunesses socialistes du Parti social-démocrate (SPD) allemand et échange quelques coups de poing avec des bandes de nazis. Se situant à l’aile gauche du mouvement, lecteur assidu de Marx et de ses disciples, fréquentant les communistes, le jeune Hirschman décide toutefois de ne pas suivre les dissidents radicaux du SPD qui fondent en 1931 le Parti socialiste ouvrier. Il écrira beaucoup plus tard : " C’était la première fois (...) où il m’a fallu choisir entre la défection ou l’expression de la dissension, la critique de l’intérieur " (La morale secrète de l’économiste, page 20).

    Un homme engagé

    En 1933, après la prise du pouvoir par Hitler et l’interdiction des partis, Albert Hirschman décide de s’installer en France. Il se rend en Espagne, en 1936, pour participer à la lutte contre le soulèvement franquiste. Etudiant en Italie entre 1936 et 1938, il est engagé dans l’opposition clandestine au fascisme de Mussolini. Il doit quitter le pays à la suite de l’adoption des lois raciales par lesquelles il était visé en tant que juif.

    Albert Hirschman, penseur iconoclaste du capitalisme                                A lire Alternatives Economiques n°392 - 07/2018

     

    Au début de la Seconde Guerre mondiale, on le retrouve dans un groupe de volontaires allemands et italiens de l’armée française

     

    Au début de la Seconde Guerre mondiale, on le retrouve dans un groupe de volontaires allemands et italiens de l’armée française. Après la signature de l’armistice et l’engagement pris par le gouvernement de Vichy de livrer les citoyens étrangers réclamés par l’Allemagne, il participe à la mise sur pied et aux activités d’un groupe qui se donne pour mission d’organiser l’émigration clandestine des individus menacés. Parmi les 2 000 personnes ainsi protégées de la répression nazie, on compte Hannah Arendt et son mari Heinrich Blücher, qui était un ami de Hirschman. Soupçonné par les autorités françaises, Hirschman se rend aux Etats-Unis en décembre 1940. Il revient en Afrique du Nord et en Italie après 1943, cette fois comme combattant de l’armée américaine.

    Développement et dépendance

    On ne s’étonnera pas que, pour Albert Hirschman, l’économique et le politique soient étroitement reliés et que, dans la vie sociale, les conflits, rapports de force et effets de domination jouent un rôle déterminant. Son premier livre, écrit en 1942, National Power and the Structure of Foreign Trade, issu d’une réflexion sur l’Allemagne nazie, est une analyse des aspects politiques du commerce international et traite de l’utilisation des relations économiques internationales comme instrument de pouvoir. Dès ce premier travail et tout au long de sa carrière, considérations économiques, politiques, sociologiques, historiques, philosophiques, psychologiques et histoire des idées sont mises à contribution par un auteur dont l’érudition est impressionnante. Hirschman rejette ce qu’il appelle les interprétations économiques monocausales des phénomènes sociaux, et en particulier du développement.

    Aux thèses néoclassiques fondées sur la rationalité, la croissance équilibrée et l’industrialisation harmonieuse, Hirschman oppose la croissance déséquilibrée, source de tensions

    Avec Stratégie du développement économique (1958), rédigé pendant son séjour en Colombie, et plusieurs publications ultérieures, Hirschman s’impose comme l’un des contributeurs majeurs dans les débats sur le développement et la dépendance, dont l’idée était déjà présente dans son livre de 1945. Aux thèses néoclassiques fondées sur la rationalité, la croissance équilibrée et l’industrialisation harmonieuse, il oppose la croissance déséquilibrée, source de tensions. Insistant sur le rôle de l’apprentissage cumulatif, Albert Hirschman crée les concepts de liaisons en amont et en aval (backward and forward linkages) pour décrire les effets d’entraînement que peut exercer une industrie sur celles qui lui fournissent ses inputs ou celles qui fabriquent les outputs auxquelles elle contribue. Face aux politiques de développement, Hirschman a une vision pragmatique qu’il qualifie de " possibiliste " : " J’ai toujours eu une certaine aversion pour les principes généraux et les solutions abstraites. Je crois indispensable d’"examiner le patient" avant de déterminer ce qu’il a " (La morale secrète de l’économiste, page 81).

    Nature et mutations de la société capitaliste

    A partir des années 70, les réflexions de Hirschman débordent le champ du développement, auquel il continue toutefois à contribuer, et prennent une ampleur considérable en s’attaquant à plusieurs volets de l’évolution du capitalisme. Sa critique des limites d’une analyse économique étriquée, fondée sur la rationalité de l’homo oeconomicus, se radicalise et s’approfondit.

    Zoom Albert Hirschman : repères biographiques :  1915 :  naissance à Berlin le 7 avril.

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  •                                                           2018    288 p.    19,50 € 

        Un guide pour entamer une transition sociétale au profit de notre santé, du monde vivant et de l'environnement.

       La barbaque low cost, banalisée au quotidien, a fait son temps. Les études sont formelles : notre consommation actuelle de viande est intenable sur la durée, dommageable pour notre santé, pour l'environnement et pour le bien-être animal.

      PLUS DE 300 MILLIONS DE TONNES DE VIANDE sont consommées chaque année dans le monde, une demande qui a été multipliée par 7 depuis 1950.

      60 MILLIARDS D'ANIMAUX TERRESTRES SONT ABATTUS chaque année, dans des conditions le plus souvent inacceptables.

      PLUS DE 75 % DES VOLAILLES SONT POLLUÉES par des bactéries, résistantes aux antibiotiques pour 61 % d'entre elles.

      14,5 % DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE sont causées par l'élevage industriel, qui devance les transports et l'industrie.

      3,6 ANNÉES DE PLUS, c'est en moyenne le gain de longévité dont bénéficient les végétariens, un gain auquel s'ajoute une réduction des risques de surpoids, de diabète, de maladies cardio-vasculaires, de plusieurs cancers... Les consommateurs réguliers de viande, par exemple, sont 2 à 3 fois plus touchés par la maladie d'Alzheimer que les végétariens.

       Expert de la nutrithérapie et du modèle de longévité-santé Okinawa, le docteur Jean-Paul Curtay nous rappelle combien il est urgent de consommer moins de viande et nous donne les clés pour adopter un mode alimentaire plus salutaire.
       Pourquoi avons-nous chaque jour tant de viande dans nos assiettes ? Quelles sont les conséquences d'une telle consommation de produits d'origine animale ? À l'inverse, quels sont les bénéfices d'une alimentation plus riche en végétaux ? Peut-on se fier aux protéines végétales pour remplacer la viande ? Que savons-nous du régime alimentaire des champions de la longévité en bonne santé ? En s'appuyant sur les études les plus actuelles et sur trente-cinq ans d'investigations et de recherches, cet ouvrage est la référence du consom'acteur du XXIe siècle.

       Le docteur Jean-Paul Curtay a terminé ses études de médecine à l'université de Californie, où il a découvert l'importance des relations entre alimentation et santé. Il a créé la première consultation de nutrithérapie en France. Membre de l'Académie des sciences de New York, il est l'auteur des best-sellers le Guide familial des aliments soigneurs (Albin Michel) et Okinawa, un programme global pour mieux vivre (Anne Carrière).

      Véronique Magnin est journaliste scientifique. Titulaire d'un doctorat de l'Institut national polytechnique de Grenoble en sciences de la Terre et de l'environnement, elle a enseigné dans le domaine des sciences du vivant.


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  • Votre maillot de bain aussi peut être dangereux pour l’océan

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/votre-maillot-de-bain-aussi-peut-etre-dangereux-pour-l-ocean-    19/07/2019

    Pour passer un été 100 % responsable, le choix de votre maillot de bain pourrait vite devenir un véritable casse-tête. Les fibres synthétiques, dont sont composés nos bikinis et shorts de bain, rejettent en effet une quantité importante de microplastiques dans l’océan au moment de leur passage en machine. Pour lutter contre cette pollution, des marques commencent à proposer des alternatives.

    Maillot de bain en filets de peche recycles hopaal   La marque Hopaal, basée à Anglet dans le sud-ouest, propose des maillots de bain fabriqués à partir de filets de pêche recyclés.
    @Hopaal

      C’est le vêtement de l'été mais son choix peut avoir des conséquences néfastes sur l’océan. Nos maillots de bain, fabriqués en matière synthétique (nylon, polyamide…) pour mieux absorber l’humidité, libèrent des milliers de microfibres plastique à chaque lavage en machine. (https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/infographie-derriere-les-soldes-le-cout-environnemental-et-social-des-vetements-) Celles-ci voyagent avec les eaux usées domestiques et se retrouvent pour certaines dans les rivières et les océans jusqu’à finir dans l’estomac des poissons que nous consommons.

    Chaque année, l’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastique seraient ainsi rejetées dans l’océan lors du lavage des textiles synthétiques, vêtements de sport, polaires et maillots de bain, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources. On estime que les textiles contribuent à 35 % de l’ensemble des microplastiques rejetés dans l’océan. Dès lors, choisir son maillot de bain n’a plus rien d’anodin.

    Des maillots en filets de pêche recyclés

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  • [Bonne nouvelle] La première rue zéro déchet de Paris porte ses fruits

      Les résultats sont encourageants. A Paris, la rue de Paradis, qui fait l'objet d'une expérimentation appelée "rue zéro déchet" a réduit de 16 % ses ordures ménagères en six mois et amélioré le tri. Si l'opération, à terme, est un succès, elle pourrait être étendue à plusieurs rues de la capitale. 

    Resultats encourageants rue zero dechet paris   A Paris, la rue de Paradis, qui fait l'objet d'une expérimentation appelée "rue zéro déchet" a réduit de 16 % ses ordures ménagères en six mois
    ©CC0

      L’expérimentation "rue zéro déchet" commence à porter ses fruits. Depuis le mois de décembre, la rue de Paradis à Paris s’inscrit dans "une démarche zéro déchet". Cela "consiste à adopter nos modes de production et de consommation à une logique d’utilisation responsable des ressources naturelles e de l’énergie", explique la mairie. Restaurants, entreprises, habitants… tous ont été invités et sensibilisés à produire moins de déchets. Six mois après le lancement de l’expérimentation, c’est l’heure du bilan de mi-parcours.

    Et les résultats sont prometteurs. La ville note une diminution de 16 % des ordures ménagères dans l’artère, soit une baisse de plus de 53 tonnes de poubelles. "Ces premiers chiffres sont très encourageants", estime Antoinette Guhl, adjointe à la Mairie de Paris chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’innovation sociale et de l’économie circulaire, "ils démontrent un réel enthousiasme des habitants, des commerçants, des écoles, des bureaux pour adapter leur quotidien à une vie zéro déchet".

    Un succès qui pourrait s'étendre à plusieurs rues

    Concrètement, plusieurs ateliers ont été organisés dans la rue avec l’aide de l’association Zero Waste France. Au programme, la distribution de lombri-composteurs pour les déchets organiques, la mise en place de frigo solidaire dans la rue, l'accompagnement des commerces et restaurateurs vers la redistribution d'invendus, le tri, la réduction du plastique à usage unique, la distribution de cendriers de poche, etc. 

    Des cours de cuisine de restes alimentaires ont été mis en place tout comme des formations au tri. Sur ce point justement la maire souligne l’efficacité "avérée des consignes de tri simplifiées et des messages incitant à réduire les emballages. Il est observé un report des déchets du bac à ordures ménagères vers le bac jaune dans tout l’arrondissement".

    Cette démarche s’inscrit dans la feuille de route du 10e arrondissement pour répondre à l’urgence climatique et renforcer le lien social. Elle peut paraître anecdotique mais l’enjeu est de taille car si l’expérimentation aboutit à un succès, l’opération pourrait étendue à plusieurs rues de Paris. 

    Marina Fabre, @fabre_marina


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  • Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : quelle avancée pour la prise de conscience climatique ?

      https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/greta-thunberg-a-l-assemblee-nationale-quelle-avancee-pour-la-prise-de-conscience-climatique- (22/07/2019)

    Avant même d’avoir prononcé son discours devant les députés, c’est sa présence au sein de l'Assemblée nationale qui fait débat. Si Greta Thunberg suscite autant de défiance, c’est qu’elle sait aussi mobiliser les foules, des plus jeunes jusqu'aux dirigeants de Davos. Mais avec quel impact sur la prise de conscience politique sur l’urgence climatique ?

         Habituée des discours et des rencontres avec les dirigeants, Greta Thunberg au centre, entourée du Président de l'Autriche, Alexander Van der Belle (à gauche) et de l'acteur et ancien gouverneur de Californie, engagé sur le climat, Arnold Scwarzenegger.
           @GeorgHochmuth/APA/AFP

       Quelques heures avant la venue de la jeune suédoise devant les députés français, c’est la panique, certains députés LR – Guillaume Larrivé et Julien Aubert- allant jusqu’à appeler au boycott de la "jeune prêtresse du climat". Certes, celle-ci l’a dit et répété : "je veux que vous paniquiez !". Mais il s’agissait alors de se mobiliser contre l’urgence climatique. Et ce message-là, pour l’instant du moins, ne semble pas avoir été entendu par ces députés.

      Il a pourtant trouvé un écho auprès de la jeunesse, qu’elle a su mobiliser, à travers sa grève et ses manifestations pour le climat. Mais aussi auprès des dirigeants économiques, notamment à Davos, lors du Forum économique mondial, où elle a prononcé ces fameux mots qui tournent depuis en boucle sur les ondes, médias et autres réseaux sociaux. Elle y disait aussi : "Je veux que vous agissiez. Je veux que vous agissiez comme vous le feriez en cas de crise. Je veux que vous agissiez comme si la maison était en feu. Car c’est le cas". Faits et études le prouvent chaque jour davantage. Après son intervention, le patron du site de voyages en ligne Expedia, Mark Okerstrom, confiera à l’AFP : "elle a réduit tout le monde au silence…cette jeune fille était extrêmement émouvante".

    Avec le mouvement des jeunes, le message scientifique retient davantage l'attention

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  • Un défenseur des terres violemment tué par un garde de sécurité d'une compagnie canadienne d'huile de palme en RD Congo

    En mai/juin 2019, M. Joël Imbangola assistait à cette réunion entre les communautés riveraines des plantations de Boteka et les représentants du mécanisme de plaintes de la banque de développement allemande
    RIAO-RDC | 22 juillet 2019
        Un défenseur des terres violemment tué par un garde de sécurité d'une compagnie canadienne d'huile de palme en République Démocratique du Congo
     
    Un membre de l'organisation congolaise de défense de l'environnement et des droits de l'homme RIAO-RDC a été brutalement tué par un agent de sécurité de la société canadienne Feronia Inc. le dimanche 21 juillet 2019, près des plantations Boteka de la société à Bempumba, dans la Province Equateur, République Démocratique du Congo (RDC).
        L'assassinat fait suite à des mois d'intimidation dirigée par la compagnie contre des membres du RIAO-RDC qui aident les communautés locales à déposer une plainte contre la société pour l'occupation de leurs terres.
        M. JOEL Imbangola Lunea était chauffeur d'un pirogue motorisé utilisé pour le transport des personnes et des marchandises entre les villages autour des plantations de Boteka de Feronia et la ville de Mbandaka. Il a également été un défenseur de sa communauté en tant que membre du RIAO-RDC, et a joué un rôle particulièrement important dans la communication entre les communautés locales et le RIAO-RDC.

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  • [Infographie] Les vidéos en ligne émettent autant de CO2 qu'un pays européen

    C'est une pollution peu visible mais pourtant bien réelle. Les vidéos en ligne ont émis, en 2018, 300 millions de tonnes de CO2, soit 1 % des émissions mondiales. Les plateformes comme Netflix ou Amazon Prime sont particulièrement pointées du doigt, leurs émissions équivalent à celles du Chili. Mais elles ne sont pas les seules responsables : les contenus pornographies, les vidéos sur Youtube et sur les réseaux sociaux sont aussi en cause. 

    Les videos en ligne polluent autant que l espagne   Le succès de séries, comme Stranger Things en photo (diffusé sur Netfix), a aussi son coût en matière d'émissions de CO2.  @Netflix

    Vous pensiez ne pas polluer en regardant, assis sur votre canapé, une vidéo sur Netflix ou Amazon Prime ? C’était sans compter le think tank Shift Project qui vient de publier un rapport intitulé "Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne". Selon les calculs de l’organisme, le visionnage des vidéos en ligne a généré en 2018 plus de 300 millions de tonnes de C02 soit autant de gaz à effet de serre que l’Espagne, représentant ainsi près de 1 % des émissions mondiales.

    Il faut dire que le chemin parcouru par la vidéo est énergivore. Elle est d'abord stockée dans des centres de données, des data centers, qu'il faut refroidir. L'information est ensuite acheminée jusqu'à nos écrans par des réseaux et des serveurs, sans oublier les box à domiciles. Cela représente de grandes quantités d'électricité dont la production est émettrice de CO2.

    Video en ligne la pollution invisbile 3

     Pornhub, Netflix, Amazon, Youtube... des plateformes polluantes

    Au total, un cinquième de l’impact carbone du numérique provient des vidéos en ligne. Or le numérique représente déjà 4 % des émissions de CO2 mondiale soit autant que le secteur aérien et son impact devrait doubler d’ici 2025. "Tandis que la contrainte climatique impose une baisse drastique des émissions mondiales de gaz à effet de serre dans les prochaines années, le numérique accroît sa consommation d’énergie de 9 % par an", note le Shift Project.

    Les plateformes comme Netflix ou Amazon Prime sont particulièrement montrées du doigt. Elles hébergent des vidéos responsables de 34 % de l’impact carbone du streaming et 7 % des émissions de GES global du numérique, soit autant que les émissions du Chili. Juste derrière, on trouve les contenus pornographiques hébergés sur Pornhub ou YouPorn, représentant 27 % de la pollution du streaming. Au total, la pornographie émet 80 millions de tonnes de CO2, l’équivalent du secteur de l’habitat en France. Youtube et les sites du genre représentent 21 % de cette pollution suivie de près par les vidéos sur les réseaux sociaux (18 %).

    Réduire le poids des vidéos, le design des plateformes

    Pour réduire l'impact des vidéos, le Shift project défend une sobriété numérique. Maxime Efoui-Hess, auteur de l'étude, évoque une réduction du poids numérique des vidéos. Cela passe par une baisse de la résolution ou du volume et d'une adaptation du design des plateformes. Des modifications importantes qui peuvent réduire les émissions de CO2 conséquemment. 

    Et pour cela, chaque usager peut agir. Le think tank a ainsi publié un guide pour réduire le poids d’une vidéo (https://theshiftproject.org/guide-reduire-poids-video-5-minutes/) de 60 % à 90 % et ainsi diminuer leur impact carbone. Et pour vous rendre compte de votre consommation électrique et des émissions de gaz à effet de serre associées, The Shift Project conseille d’installer l’extension de navigateur "Carbonalyser".(https://theshiftproject.org/carbonalyser-extension-navigateur/)

    Marina Fabre, @fabre_marina   © 2019 Novethic - Tous droits réservés

    Pour aller plus loin

    [Vidéo] Lilo, le Google responsable et solidaire

    C'est l'alternative responsable à Google. Lilo, moteur de recherche français, reverse la moitié de ses bénéfices à des projets sociaux et environnementaux. En prime, les données des utilisateurs ne sont pas enregistrées et les data centers sont alimentés aux énergies renouvelables.

    Pollution numérique : l'impact sur l’environnement n'est pas virtuel

    Le développement du numérique portait la promesse de dématérialiser nos activités. Et donc de réduire notre impact sur la planète. Mais c’était sans prendre en compte le bilan carbone du secteur et de l'informatique, loin d’être virtuel. Il représente d’ores et déjà 2% des émissions de gaz..;


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  •      Contre-G7, CETA, nouveau rapport d'Attac                           Lettre d’information — 19 juillet 2019                        

        Il nous faudra être massivement mobilisé·e·s au contre-G7 à Hendaye et Irun, du 19 au 26 août, et plus particulièrement :

    • >     les 21, 22, 23 pour le contre-sommet,
    • >    le 24 pour la manifestation,
    • >     le 25 pour les occupations des places publiques.

       Pourquoi ? Parce que le G7, rencontre de 7 chefs des États parmi les plus riches, se réunit quant  à   lui du 24 au 26 août à Biarritz, accueilli par Emmanuel Macron. Et parce que ce G7 sera une grande vitrine du capitalisme financier.

    Contre-G7, CETA, nouveau rapport d'Attac

    Malgré des politiques de répression de plus en plus brutales, nous ne nous tairons pas : au Pays Basque, sur des terres de fortes résistances, de nombreuses associations, syndicats et citoyen·ne·s veulent y éteindre l’incendie de la planète perpétré par les politiques de ces 7 chefs d’État. Mobilisons-nous contre le G7, de façon pacifique mais déterminée pour un autre monde, plus juste et désirable, pour la solidarité entre les peuples et pour répondre à l’urgence écologique.

    Emmanuel Macron accueille ce G7 en promettant ni plus ni moins que ce sommet va « rendre le capitalisme plus juste », aller « vers la réduction des inégalités et la justice fiscale » et même « mettre fin à l’évasion fiscale »... Alors même qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ont au contraire mené une exceptionnelle redistribution fiscale vers les ultra-riches. Un président qui démantèle la protection sociale, les services publics et le droit du travail. Un président qui use de son autorité pour faire ratifier en plein été par l’Assemblée nationale, le CETA, l’accord de commerce entre l’Union européenne et le Canada. Mobilisons-nous pour dénoncer cette hypocrisie et préparer la rentrée sociale et écologique, avec tous les mouvements qui seront présents à Hendaye. 

    Contre le G7, pour un autre monde !

    Le cynisme de ces pyromanes de la planète n’a donc pas de limite. Dans la lignée des contre-sommets qui ont forgé le mouvement altermondialiste, la réponse citoyenne s’annonce importante encore, cette année au Pays basque, terre de résistances. Pour y défendre sa volonté d’un monde plus juste et désirable, Attac y participe pleinement, aux côtés de nombreuses associations, syndicats et citoyen·ne·s et vous y donne bien sûr rendez-vous. Ensemble, éteignons les sept brasiers du capitalisme !

    Voici le programme du contre-sommet qui mêlera actions, réflexions et débats, pour élaborer ensemble la stratégie et les alternatives qui doivent dessiner le monde que nous voulons et pour le crier haut et fort dans les rues du monde entier. Plus de 90 organisations du Pays Basque, de France et d’Europe sont déjà sur le pont !

    • 19-20 Août : Montage du Village d’Accueil des participants-es à Hendaye.
    • 21, 22, 23 Août : Contre-Sommet (Centre-ville de Hendaye et Centre de congrès du FICOBA à Irun).
    • 24 Août : Manifestation !
    • 25 Août : Actions et rassemblements pacifiques sur 7 places autour de la zone d’exclusion du G7.

    Voici les liens permettant d’accéder aux sites et informations logistiques du Contre-G7 :

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  • Ce qu’il s’est vraiment passé à Bretton Woods

    Christian Chavagneux 12/07/2019 Alternatives Economiques

    Il y a 75 ans, les accords de Bretton Woods, en 1944, ne sont pas nés d'un superbe exercice de coopération internationale. Ils sont le résultat de deux ans de négociations et de batailles acharnées entre les Etats-Unis et l'Angleterre, pour la domination de l'économie mondiale.

    Une légende court dans les amphis et les manuels d’économie : il y a tout juste soixante ans, 44 pays se sont réunis à Bretton Woods, aux Etats-Unis, pour réguler la finance mondiale. Un superbe exercice de coopération internationale, un moment mythique, qui créait le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Et dont il nous faudrait retrouver l’esprit afin de réaliser un " nouveau Bretton Woods " pour répondre aux désordres actuels de la mondialisation financière.

    En fait, il ne s’est jamais rien passé de tel. La conférence de Bretton Woods n’était que l’aboutissement de négociations acharnées, menées depuis 1942, par seulement deux pays, les Etats-Unis et l’Angleterre. Ses résultats sont le fruit des batailles, grandes et mesquines, que se sont livrées ces deux super puissances pour la domination de l’économie mondiale. Retour sur ce qui s’est vraiment passé à Bretton Woods.

    Comment l’Angleterre a financé son effort de guerre
     

       Tout a commencé avec la nécessité pour l’Angleterre de résoudre un problème concret : comment financer l’effort de guerre ? Dès la fin de 1940, les réserves internationales du pays ont été divisées par cinq et ne représentent plus que 40 % de sa dette extérieure. L’Angleterre a désespérément besoin d’argent. Un seul pays est capable de lui en prêter : les Etats-Unis. Mais, en 1933, les Anglais ont arrêté de rembourser les prêts que leur ont faits les Etats-Unis pour financer la Première Guerre mondiale. De leur côté, depuis la crise de 1929, les entreprises américaines sont victimes d’une conjoncture dégradée. Elles aimeraient pouvoir accroître leurs exportations et se heurtent aux règles protectionnistes de l’empire britannique.

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  • [La vidéo des solutions] L’appli Buy Or Not pousse au boycott des entreprises irresponsables (et ça fonctionne)

      Petit Navire pointé du doigt pour ses techniques de pêche, Coca-Cola pour l'assèchement des nappes phréatiques... L'application BuyOrNot, lancée par IBoycott, en plus de fournir l'impact nutritionnel des produits scannés par le consommateur, propose aussi de connaître l'impact sociétal de l'entreprise qui produit ces denrées. Le consommateur, désormais informé, peut choisir de boycotter la marque.

    L'application Buy Or Not touche à la réputation des entreprises en dévoilant les affaires dans lesquelles elles sont pointées du doigt.   Marina Fabre

    Après Yuka, YaQuoiDedans, Etiquettable, Too Good To Go… Les consommateurs font une indigestion des applications pour mieux manger. Ils vont pouvoir se rabattre sur une alternative un peu différente : BuyOrNot. À première vue, cette nouvelle appli, lancée le 22 septembre par l'association IBoycott, ne diffère par de Yuka. Elle utilise la même base de données pour fournir aux consommateurs l’impact nutritionnel des aliments.

    Mais son originalité est la mesure de l'impact sociétal. BuyOrNot propose aux consommateurs de connaître les pratiques éthiques de l'entreprise fabriquant le produit qu'ils viennent de scanner. "Vous allez par exemple scanner une bouteille de jus de fruit de la marque Innocent", propose Achille de IBoycott en liant les gestes à la parole à l’aide de son smartphone. "Vous allez vous rendre compte qu’il appartient à la multinationale Coca-Cola. Et que la communauté a lancé une campagne de boycott contre ce groupe à cause de son utilisation du plastique et de l’assèchement des nappes phréatiques au Mexique".

    Petit Navire plie face au boycott des consommateurs 

    L’application vous propose des alternatives mais surtout la possibilité de rejoindre la campagne de boycott qui pèse sur l’entreprise visée. Si cette campagne est rejointe par plus de 1 000 personnes, elle est publiée en ligne. L’entreprise détient alors un droit de réponse.

    L’association a déjà fait plier plusieurs grands noms. Petit Navire par exemple, pointé du doigt pour le DCP, dispositif de concentration de poisson, une technique de pêche responsable du déclin d’au moins 300 espèces marines. L’entreprise travaille désormais avec Greenpeace pour développer une pêche plus durable. Son but est de réduire de 75 % la pêche à DCP d’ici 2020.

    500 000 utilisateurs d'ici la fin de l'année 

    "C'est une de nos plus belles victoires. Et elle montre concrètement que les consommateurs peuvent influencer la politique d’une entreprise", fait remarquer Achille. "L’application lie deux enjeux : mieux manger pour soi et mieux manger pour les autres", explique-t-il

    L’appli est disponible gratuitement sous Androïd et bientôt sur l’Apple Store. BuyOrNot souhaite à l’avenir enrichir sa base en s’associant avec d’autres associations. L’équipe espère comptabiliser 500 000 utilisateurs d’ici la fin de l’année. 

    Marina Fabre, @fabre_marina

    © 2019 Novethic - Tous droits réservés

    Pour aller plus loin

    Yuka, l’appli qui donne de la transparence aux produits alimentaires

    Graisses saturées, additifs, nanoparticules, pesticides... Difficile de s'y retrouver dans la composition des aliments que nous mangeons. Pour mieux informer les consommateurs, l'application Yuka propose, grâce au code barre des produits, de noter les aliments en fonction de leur qualité...

    [VIDEO] Too Good To Go (https://www.novethic.fr/actualite/videos/isr-rse/video-too-good-to-go-l-application-qui-lutte-contre-le-gaspillage-alimentaire-144791.html), l'appli anti-gaspi qui vous fait économiser de l'argent, devient leader mondial du secteur

    [Mis à jour le 15 février 2018] L'appli anti-gaspillage alimentaire Too Good To Go, qui permet à des consommateurs d'acheter à petits prix les invendus des commerçants de leur quartier, se lance aux Pays-Bas après avoir conquis six autres pays européens. Avec 8500 commerçants et 3,5...

    [VIDEO] Etiquettable, l'appli qui vous aide à manger durable

    Finies les tomates en hiver, l’entrecôte à chaque repas ou la mangue importée d’Inde. Etiquettable va vous aider à cuisiner durable grâce à des recettes bas carbone, de saison et avec peu de protéines animales. Et si vous n'avez pas le temps, l'application propose une liste de restaurants.


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  • Boycott des entreprises : quand les citoyens prennent conscience de leur pouvoir

    https://www.novethic.fr/actualite/social/consommation/isr-rse/le-boycott-l-arme-citoyenne-qui-fait-plier-les-geants-147502.html

     22/07/2019

    Boycott des hôtels du Sultan de Brunei, des produits Danone au Maroc, de Petit Navire ou de Nutella... en quelques années, le consommateur a pris conscience de son pouvoir à coups de campagnes mobilisatrices dépassant le cercle des militants. Si cette forme de contestation a poussé plusieurs multinationales à améliorer leurs pratiques, le boycott est critiqué par quelques associations qui y voient des conséquences terribles pour les travailleurs, notamment dans le secteur du textile.

    Boycott prise de conscience pouvoir citoyen        La plateforme I-boycott a déjà plusieurs victoires à son actif.  ©CC0

    Acheter, c'est voter ! Il y a encore quelques années, ce slogan ne parlait qu'à un cercle de militants. Mais aujourd'hui, il fait son chemin dans le panier des consommateurs. La multiplication des campagnes de boycott et plusieurs succès emblématiques leur donne en effet conscience de leur pouvoir de consommateur. 

    Symbole de ce déclic, la plateforme I-boycott créée en mai 2016, dont le but est de faire évoluer les pratiques des entreprises. Ce "boycott bienveillant" qui veut faire trembler les multinationales a déjà quelques victoires à son actif. Petit Navire par exemple, pointé du doigt pour le dispositif de concentration de poisson (DCP), une technique de pêche responsable du déclin d'au moins 300 espèces marines, a décidé de réduire de 75 % la pêche à DCP d'ici 2020 suite à la campagne de boycott. Quant au parc d'attraction Nigloland, il a renoncé à tous les spectacles mettant en scène des animaux.

    Le consommateur, "cause profonde des dérives", devient le "remède"

    "Si l'éthique n'a aucun poids dans le système économique, c'est bel et bien parce que nous, citoyens, nous n'osons pas reprendre la place qui nous est due. La présence d'un contre-pouvoir citoyen permet à un système d'être sain et équilibré", juge le cofondateur d'I-Boycott, Levent Acar, "Tout est fait en notre nom, pour nous offrir des biens et des services à moindres coûts. Si nous sommes la cause profonde ou la justification de ces dérives, alors la bonne nouvelle, c'est que nous en sommes aussi le remède".

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  • 2019     368 p.   19,95 €

       La pollution de l'air est devenue, en quelques décennies, la première cause de mortalité dans le monde avec plus de 8 millions de morts par an dont 800 000 rien qu'en Europe ! Or, le transport routier constitue l'une des principales sources de pollution atmosphérique en Europe, notamment en ce qui concerne des polluants nocifs tels que le dioxyde d'azote et les particules.

    Et pourtant, rien ne semble vraiment changer en France : les niveaux de pollution sont globalement un peu moins mauvais mais les polluants émis, principalement les particules, sont de plus en plus fines et dangereuses et entraînent la mort prématurée d'au moins 40 000 Français tous les ans.

    Pour mieux comprendre cette inertie complice des décideurs et influenceurs, l'auteur a mené une véritable enquête, passionnante et édifiante sur les intérêts des lobbies, la faiblesse de la surveillance et la démission de l'Etat.

    Ainsi, Jean-Christophe Brisard est allé à la rencontre de nombreux scientifiques et spécialistes. Tous s'accordent à dire que les particules fines et ultrafines sont les plus dangereuses. Pourtant, à en croire l'État, la qualité de notre air s'améliore. Comment le discours des politiques peut-il être à ce point en décalage avec la parole des scientifiques ? En allant chercher du côté des lobbys, Jean-Christophe Brisard démontre comment la propagation de messages biaisés instillent le doute dans les esprits. Ainsi, le chapitre consacré à Michel Aubier, pneumologue français pro diesel payé par Total est pour le moins édifiant.

    Cela fait près de 20 ans que notre-planete.info alerte sur la nocivité de la pollution de l'air, ce livre est l'illustration que cette pollution nous concerne tous : dans nos villes, sur la route, dans les écoles, dans le métro et même chez Disney !

       Alors que les grands médias continuent d'instiller le doute quant à la nocivité des émissions Diesel et que les gilets jaunes réclament la baisse du prix du gazole, il serait temps que la raison et la responsabilité supplantent la malhonnêteté et les intérêts à court terme. Ce livre, très bien documenté et très clair, y concoure, pour tous ceux qui veulent y voir plus clair dans le scandale de la qualité de l'air en France.

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  • 2019   96 p.   10,50 €

       Une bande-dessinée inédite par la blogueuse la plus engagée du moment !

      Elle avait déjà servi la cause des femmes et des réfugiés. La blogueuse Emma s'attaque maintenant au réchauffement climatique. Comment fonctionne le réchauffement climatique ? Qu'est-ce que la taxe carbone ? S'appuyant sur de nombreuses recherches, cette introduction au changement climatique permet de mieux comprendre les mécanismes à l'oeuvre et les évolutions possibles dans les décennies à venir. Le but est aussi de montrer que des solutions sont à portée de main et que chacun à notre manière, nous pouvons contribuer à ce changement.

       Des dessins simples, un contenu au plus près des préoccupations des citoyens et un message clair : se trouvent ici condensés tous les ingrédients qui font le succès des bandes-dessinées d'Emma. 

      Emma est une blogueuse de 37 ans. Mère de famille et ingénieur informaticienne. Elle poste sur son blog ses propres BD. Parlant de politique, féminisme, travaille, société... Son but étant de transmettre ses idées afin d'enrichir ses lecteurs.

      Une bande-dessinée inédite par la blogueuse la plus engagée du moment !


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