• Comment trouver des infos médicales fiables sur le Net

    Santé Le médecin Jean Gabriel Jeannot sépare le bon grain de l’ivraie parmi les sites de santé.

     https://www.24heures.ch/sante/sante/Comment-trouver-des-infos-medicales-fiables-sur-le-Net/story/12000406

    Selon une étude, les parents qui utilisent Internet avant une consultation en pédiatrie ne sont ni mieux informés ni plus inquiets.

       Selon une étude, les parents qui utilisent Internet avant une consultation en pédiatrie ne sont ni mieux informés ni plus inquiets.                    

                                                 Image: PhotoAlto/Frederic Cirou

    «On dit que sur Internet, en quatre clics, vous pouvez passer d’un simple mal de tête à une tumeur cérébrale.» Jean Gabriel Jeannot, un médecin très connecté, encourage pourtant la recherche d’informations de santé sur le Web. A condition de suivre ses conseils, prodigués lors d’une conférence récente au Centre médical universitaire de Genève. Pour lui, «Internet est un outil d’information et pas de diagnostic», qui ne remplace pas une consultation. 19% des internautes recherchent des informations avant une consultation, et 34% après. «Le reste n’aura pas de contact avec un professionnel de santé.» L’utilité de ces recherches est aléatoire. Selon une étude, des parents qui utilisent Internet avant une consultation de pédiatrie ne sont «ni mieux informés ni plus inquiets». Une autre étude fait ressortir une augmentation de l’anxiété. Voici quelques pistes pour trouver des informations pertinentes.

    1. Ne passez pas par Google mais par des portails santé

    Les résultats des moteurs de recherche sont trop aléatoires. Exemple: en y introduisant des symptômes qui nécessitent une intervention médicale urgente, comme des douleurs thoraciques, seuls 64% des sites résultats conseillent effectivement de s’adresser à un service d’urgence. Le premier site recommandé en Suisse romande est Planète Santé (d’autres suggestions en bas). Il permet de chercher par maladie, par symptôme et par mots-clés. «Son défaut est que son contenu n’est pas infini. Pour une information de base, c’est très bien. Mais pour une recherche trop pointue, vous ne trouverez pas.»

    2. Si votre maladie est identifiée, utilisez un site spécialisé

    Pour le trouver, vous pouvez taper le nom de la maladie et le mot-clé «Suisse». «Cela ne veut pas dire que ce qui se fait ailleurs n’est pas bien, précise Jean Gabriel Jeannot, mais cela correspond aux pratiques de notre région. Il pourrait y avoir des différences avec les Etats-Unis par exemple, mais vous pouvez aussi taper tout autre nom de pays francophone.» Cela dit, il y a parfois beaucoup plus de matière en anglais

    3. Utilisez des mots-clés précis

    Les premiers sites qui apparaissent en résultat sont souvent de la publicité. «Utilisez des termes médicaux précis. Si vous tapez érection, vous allez tomber sur des sites qui ne parlent pas du tout de santé… Si vous tapez dysfonction érectile, les résultats seront beaucoup plus adaptés.» Le moteur de recherche et label HON – Health on Net – a été créé à Genève. «Il y a eu des dizaines de tentatives pour valider l’internet médical. Ce label a une portée mondiale, mais beaucoup de gens ne le connaissent pas.»

    4. Méfiez-vous

    Il est recommandé de vérifier «qui édite le site, l’auteur est-il indépendant? Est-ce un médecin, un patient, un laboratoire, une assurance, un journaliste? Regardez aussi la date de publication.»

    Sites recommandés

    www.planetesante.ch (portail généraliste)

    www.monenfantestmalade.ch (pour les enfants)

    www.ciao.ch (pour les jeunes de 11 à 20 ans)

    www.stop-tabac.ch (pour arrêter de fumer)

    www.ligues-rhumatisme.ch (arthrite, goutte, fibromyalgie, ostéoporose…)

    www.alz.ch (alzheimer)

    Vidéos des HUG disponibles sur YouTube en tapant «Hôpitaux universitaires de Genève"

    Ne ratez pas les deux prochaines conférences du Centre médical universitaire sur le même thème:

    Le jeudi 3 novembre à 18h: Les médias sociaux pour s’informer sur sa santé : bon ou mauvais réflexe ?

    Le jeudi 17 novembre à 18h: Gérer ma santé grâce aux applications mobiles : trucs et astuces


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  • "Le scandale du Fipronil est symptomatique d'un système qui marche sur la tête", selon Albert Ritzenthaler (CESE)

    © 2017 Novethic - Tous droits réservés

    Le scandale des œufs contaminés au fipronil est la conséquence de la guerre des prix que se livrent distributeurs et industriels de l’agroalimentaire, selon Albert Ritzenthaler. Délégué CFDT, il est également membre de la section de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation au Conseil économique social et environnemental (CESE). Il est l’auteur d’un avis du CESE sur les circuits de distribution de l’agroalimentaire qu’il présentera aux États généraux de l’alimentation.  

    En quoi le scandale des œufs au fipronil reflète le dysfonctionnement du système agroalimentaire actuel ?

    Albert Ritzenthaler. Il est symptomatique de dérives économiques. Nous sommes dans un système qui marche sur la tête avec une espèce de course effrénée à la marge. Celle-ci, accentuée par la guerre des prix qui continue à sévir, favorise les scandales de ce type. Il y en aura certainement d’autres et certains sont probablement restés ignorés des consommateurs et des autorités. Dans le cas du Fipronil, les entreprises ont fraudé, contournant la réglementation qui interdit ce type de produit. Mais au-delà de la fraude, il faut bien voir que le système agroalimentaire actuel, basé sur une multiplicité de circuits internationaux de produits et sous-produits alimentaires (poudre d’œuf, de lait, minerais de viande), est aussi en cause.

    Pourquoi le cas du fipronil se démarque des autres, comme celui par exemple des lasagnes à la viande de cheval en 2013 ?

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  • Gilles Châtelet : un berger-voyou dans la porcherie
     
    http://www.article11.info/?Gilles-Chatelet-un-berger-voyou
    1er juin 201

    posté  par Lémi

    Vivre et penser comme des porcs. Le titre dit tout. Dans cet essai publié en 1998, le mathématicien et philosophe Gilles Châtelet secouait violemment l’esprit du temps, détricotait la mièvre bonne conscience démocratico-humanistico-servile de ses contemporains domestiqués. Une charge furieuse au son de la dignité bipède, résonant aujourd’hui plus que jamais.

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    L’ère du porc. Pas le modèle animal(1), digne malgré le liserai et les tendances babyphages (http://www.larevuedesressources.org/curieuses-executions-en-normandie-au-moyen-age-1892,531.html). Mais la version humanoïde, destructrice et avide, embourbée dans un consensus sociétal chaque jour plus dégradant. Le porc bipède dans toute sa non-splendeur, accroché à son territoire et à ses normes comme d’autres à leur mangeoire, ayant abdiqué toute idée de grandeur (sociale, morale, intellectuelle). Une saloperie apathique et antipathique. Bref, le porc humain selon Gilles Châtelet n’a rien de reluisant.

    Vivre et penser comme des porcs est une charge furieuse contre l’esprit d’une époque, la nôtre. Écrit en 1998, un an avant que son auteur ne se donne la mort, il est d’une actualité troublante : chaque paragraphe s’ancre au contemporain comme le sparadrap au capitaine Haddock, déchire le voile fatigué d’un pseudo aboutissement occidental. Pas de temps mort, pas de répit, la mise à mort est aussi froide que jouissive. RIP libéralisme béatifiant. Balistiquement parlant, l’ouvrage de Gilles Châtelet a une puissance rhétorique comparable au pamphlet de Guy Hocquenghem, Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary (1986), autre grand exercice virtuose de tir à boulets rouges contre une génération de sabordeurs cupides. Sauf que, là où Hocquenghem désignait nommément les tartuffes (July, BHL, Finkielkraut…), Châtelet va beaucoup plus loin, dépasse la personne pour atteindre la société, toute la société. Il n’est plus question de dénoncer une élite, mais les fruits de sa victoire, le renoncement globalisé. Ce que Gilles Châtelet vous met sous le nez, c’est le marigot de la défaite : voilà votre monde, voilà ce qui a été fait des sixties créatives et combattives, des seventies festives, voilà votre porcherie débilitante, celle dans laquelle vous barbotez avec tant de plaisir, vous les Pétro-Nomades, les Ringards Visqueux, les Turbo-Bécassine et les Cyber-Gédéon.

    Rien d’étonnant à ce que Gilles Châtelet ait fait paraître cet essai au beau milieu des commémorations des trente ans de mai 68. D’avoir scruté avec dégoût le millésime 2008 (40 ans), on comprend aisément l’esprit qui anime ce texte. Non seulement, il y a eu défection, renoncement, trahison, mais tout cela s’est fait dans l’autosatisfaction, la justification éhontée, bravache. Le processus ? Simple : « Émasculer une tradition de gauche combative pour installer les niaiseries des démocrates modernistes. Il s’agissait de promouvoir une capitulation élégante - à la française - devant l’ultimatum de la Main invisible, en le présentant comme un rendez-vous incontournable avec la modernité, et même comme l’utopie libertaire ayant enfin atteint l’âge adulte. » Mitterrandie, j’écris ton nom. Le reste a suivi, basculement généralisé. Depuis, ça barbote en gargouillant du groin, uni-dimensionnel en bandoulière.

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  • 1999    192 p   8,20 € (Poche)

       Entré en 1963 à l'École normale supérieure de Saint-Cloud en section scientifique,Gilles Châtelet obtient un doctorat d'état es-Sciences de Mathématiques pures en topologie différentielle le 20 décembre 1975. Il devient professeur de mathématiques en 1979 à l'Université Paris VIII Saint-Denis, anciennement Université libre de Vincennes.

      Directeur de Programme au Collège international de philosophie entre 1989 et 1995, il fonde le séminaire « Rencontres Science-Philosophie ». En 1994, il rejoint le laboratoire « Pensée des sciences » qui vient d’être fondé à la rue d’Ulm par Charles Alunni. Il prend, jusqu'à sa mort, une part particulièrement active au séminaire « Acte, Puissance, Virtualité » et y exerce une influence notable1.

    De 1981 à 1983, il fut attaché scientifique de l'ambassade de France en Israël. À partir de 1990, il collabore au mensuel L'Autre Journal lancé par Michel Butel dont la parution avait été suspendue depuis 1986.

    Il est décédé en juin 1999.

    Gilles Châtelet s'était également formé à l'économie, comme en témoigne le dernier livre, paru de son vivant : Vivre et penser comme des porcs. De l'incitation à l'envie et à l'ennui dans les démocraties-marchés, météore dans le ciel politiquement correct des années 1990. C’était un essai prophétique dans lequel il dénonçait le système libéral, dont l’efficacité repose sur une Triple Alliance entre le politique, l’économique et le cybernétique c’est-à-dire le communicationnel. Il y revendiquait un front du refus face à un processus de domestication généralisée imposé par ce Nouvel Ordre Mondial, qu'il fut l’un des premiers à analyser avec la rigueur du scientifique, la verve du polémiste et la patience du philosophe. Il en appelait ainsi à une philosophie de combat face aux effets désastreux de la décomposition d’un certain optimisme libertaire devenu cynisme et imposture pseudo-libérale car, disait-il, « nous devons vaincre là où Hegel, Marx et Nietzsche n'ont pas vaincu… ».

    Les Animaux malades du consensus retrace la généalogie de cette critique qui commence dès la fin des années 1970 dans la presse ou les revues. L'ensemble de ces textes prouvent que Gilles Châtelet n’aura finalement jamais cessé d’exercer une critique sans réserve du consensus. Véritable fabliau des temps modernes, on y retrouve le bestiaire et les généalogies de son précédent pamphlet, mais surtout un ensemble d’analyses des dispositifs redoutables de l’industrie du ressentiment.

    Il critique le réformisme comme « progressisme gradué, comme solution de rechange raisonnable face à la violence », il dénonce des hystéries médiatiques qui trahissent le caractère putrescible du consensus, ou encore des « gloutonneries de l’Élite consensuelle qui dévore du Différent pour chier du Même ». Sa ténacité à pointer les illusions et les fantasmes liés à la vitesse, à la performance sont autant de questions jusque-là subversives qui commencent à peine à émerger du silence où elles étaient retenues.

    Enfin, il rappelle qu’en tout état de cause, « qu’il soit mathématicien ou pas, tout homme épris de liberté a le devoir de dire que certaines choses sont insupportables lorsqu’il en a la possibilité ».

    Son succès de pamphlétaire a finalement occulté une œuvre philosophique dont on n'a pas encore pris toute la mesure.

    Citations

    « Promouvoir un travail sans temporalité propre, totalement inféodé à la commande sociale – qu'elle vienne du fouet ou de la faim pour le travail-corvée ou d'une psychologie mutilée de cyber-zombie pour la Surclasse –, incapable de s'articuler avec une intensification de l'individuation pour de grandes masses humaines, bref, se contenter de faire proliférer les cas particuliers d'une espèce : serait-ce tout ce qu'il reste à espérer de l'humanité ? »

    — Vivre et penser comme des porcs, Gallimard, p. 160

     

        C'est qu'il faut beaucoup de place, de sacrifice, d'énergie, de mutilation, de cadavres pour que l'« homme moyen » devienne automobile et se prenne pour un nomade. C'est pourquoi toutes les administrations qui se prétendaient fidèles à la voix de la modernité, de l'administration Pompidou, qui voulait « adapter la ville à l'automobile », à l'administration Mitterrand, friande d'autoroutes et de transports routiers — se sont toujours voulues les vestales zélées de la bagnole, de l'homme moyen à roulettes censé incarné le « dynamisme » de la société civile. Ainsi toute autoroute est-elle d'abord une autoroute sociale, et ce qu'il faut appeler le pétronomadisme de la bagnole tourne souvent au pétainisme à roulettes : l'automobile c'est d'abord le travail, la famille et la bêtise montés sur pneus.

     

    • Vivre et penser comme des porcs. De l'incitation à l'envie et à l'ennui dans les démocraties-marchés, Gilles Châtelet, éd. Exils, coll. « Folio actuel (réédition Gallimard) », 1998   chap. 7 Robinsons à roulettes et pétro-nomades, p. 96

     

     

    Publications

    • Aspects philosophiques et physiques de la théorie des jauges, IREM Paris-Nord, 1984.
    • Les Enjeux du mobile, « collection Des Travaux », Éditions du Seuil, 1993.
    • Vivre et penser comme des porcs. De l'incitation à l'envie et à l'ennui dans les démocraties-marchés, Exils, 1998 (essai, réédition, Gallimard, « Folio »)
    • (en) « Interlacing the singularity, the diagram and the metaphor » (introduction et édition CA), in Simon Duffy ed., Virtual Mathematics. The Logic of Difference, Clinamen Press, Manchester, 2006, p. 31-45.
    • Les Animaux malades du consensus, recueil des textes politiques, édition établie par Catherine Paoletti, Éditions Lignes, 2010 - 
    • L'enchantement du virtuel. Philosophie, physique, mathématique, édition établie par Catherine Paoletti et Charles Alunni, Éditions Rue d’Ulm, 2010 -

       D'après Wikipédia


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  • Au Brésil, les sans-terres protestent contre Temer et l'agrobusiness
     
    Published: 31 Jul 2017
    Short URL: https://farmlandgrab.org/27346
    Posted in:  Brazil
          
    Le MST a occupé brièvement la propriété de l'ancien président de la confédération brésilienne de football à Rio de Janeiro - EPA

    Radio Vatican 31.7.2017

    Au Brésil, les sans-terres protestent contre Temer et l'agrobusiness

    (RV) Entretien - La propriété à Rio de Janeiro de l’ex-président de la Confédération brésilienne de football, des terres appartenant à un sénateur ou au ministre de l’agriculture : le Mouvement des paysans sans-terres (MST), au Brésil, a occupé ces propriétés ces derniers jours dans le cadre de sa campagne «Corrompus, rendez-nous nos terres». 15 000 membres ont pris part à ces actions emblématiques du combat de ce mouvement pour les paysans pauvres du Brésil.

    Ces opérations interviennent alors que le président Michel Temer fait face à la menace d’un procès pour corruption. Son sort dépend des députés qui peuvent le renvoyer vers la Cour suprême lors d’un vote le 2 août. Parmi les 513 députés, 211 sont directement liés au puissant lobby de l’agrobusiness. Or, depuis plusieurs mois, le gouvernement brésilien a pris une série de mesures allant dans le sens des intérêts de ce secteur économique incontournable dans le pays.

    C’est là que les dernières occupations de terres du MST et les dernières affaires de corruption au plus haut niveau se rejoignent. Les paysans sont les premières victimes de la politique menée depuis près d’un an par Michel Temer, arrivé au pouvoir après la destitution contestée de Dilma Rousseff. Ils dénoncent les liens entre la spéculation foncière, l’accaparement des terres et la corruption dans un pays, champion du monde des inégalités en matière de répartition des terres. La moitié des terres du pays est détenue par un pour cent de la population.

    A cela, s’ajoute une répression de plus en plus dure : 36 militants ont été tués depuis le début de l’année 2017. Un des dirigeants du MST a même été tué dans un hôpital par une milice armée en mars dernier. Face à la dégradation de la situation, le MST décide donc de se faire entendre une nouvelle fois. Hélène Chauveau, doctorante en géographie rurale à l’Université Lyon 2 Lumière, laboratoire d’études rurales, revient avec Xavier Sartre sur les liens entre le président Temer et l’agrobusiness et ses conséquences pour les sans-terres.


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  •   Des chercheurs d'Orb Media ont trouvé des matières plastiques dans des échantillons d'eau du robinet d'une douzaine de pays. Les États-Unis sont particulièrement touchés, mais la France, même si elle s'en sort un peu mieux, n'est pas épargnée. Une situation qui pourrait s'aggraver tant notre consommation de plastique ne cesse de croître.

     Une étude exclusive publiée par Orb Media et relayée par The Guardian ce 6 septembre fait froid dans le dos. Elle porte sur l’eau du robinet. Des échantillons d’eau d’une douzaine de pays ont été passés au crible par les chercheurs. Les résultats sont sans appel : 83 % des échantillons sont contaminés par des fibres plastiques.

    C’est aux États-Unis que les taux de contamination sont les plus élevés avec 94 % de fibres plastiques retrouvés dans les prélèvements. Ceux-ci proviennent de plusieurs sites symboliques : le Congrès, le siège de l’Agence de protection de l’environnement aux États-Unis et même la fameuse Trump Tower du Président. Sur le malheureux podium des eaux les plus contaminées, suivent de près l’Inde et le Liban.

    L'eau du robinet est largement contaminée par du plastique (Infographie : Guardian Graphic)

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    Le Top 10 des raisons de se mobiliser contre la Loi « Travail jetable »

     
     

    Campagne 14 septembre 2017

     
     

    Cher·e ami·e,

    Après avoir publié le Petit guide de résistance à la loi Travail XXL, on s’est dit qu’il fallait faire encore mieux pour expliquer les dangers des ordonnances « Travail jetable » d’Emmanuel Macron. Voici donc 10 raisons pour donner envie au maximum de monde de se mobiliser contre la loi « Travail jetable » le 21 septembre prochain :

    1. 63 % des français·es ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour réformer le code du travail.
    2. Cette loi n’est que la première d’une série de réformes toxiques qui vont nous faire très mal.
    3. 46 % des gains des mesures fiscales prévues par Macron vont aller aux 10 % les plus riches.
    4. Les actionnaires, les PDG et les managers ont déjà bien trop de pouvoirs dans l’entreprise.
    5. En plafonnant les indemnités pour licenciement abusif, on légalise la délinquance patronale.
    6. Les PME n’ont pas besoin d’une nouvelle loi Travail, mais qu’on les aide à remplir leurs carnets de commandes.
    7. Cette loi va peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles.
    8. Avec le CDI de chantier, l’employé·e pourra être remercié·e sans préavis, le jour où l’employeur le décide.
    9. Du coup, on aura encore plus de mal pour louer un appartement ou obtenir un prêt.
    10. À l’avenir, seuls les médecins devraient avoir le droit de faire des ordonnances
    Faites passer ce message à un·e ami·e !
         
     

    Découvrez le Petit guide de résistance à la loi Travail XXL

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    Pour permettre aux citoyen·ne·s de comprendre les enjeux et de se mobiliser face au projet de loi Travail, Attac et les Économistes atterrés ont rédigé un Petit guide de résistance à la loi Travail XXL. Découvrez en ligne le Petit guide de résistance à la loi Travail XXL.(sur attac.org)

     
     

    Attac France — 2017
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    Attac France

    21 ter rue Voltaire
    75011 PARIS
    France

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  • La méthanisation permet de transformer les déchets organiques en biogaz et de produire ainsi une énergie renouvelable, le biogaz, qui peut ensuite être valorisé (électricité, chaleur, combustible). C'est un des moyens de valoriser les déchets organiques, en particulier ceux produits par les exploitations agricoles.

    En France, 150 millions de tonnes de déjections animales (fumier, lisier...) et autres déchets agricoles sont produits chaque année. S'ils étaient méthanisés, ces déchets pourraient produire entre 3 à 5 % des besoins énergétiques du pays.

    La méthanisation : définition

    La méthanisation est un procédé naturel de dégradation de la matière organique par des bactéries, en l'absence d'oxygène, produisant un biogaz composé de méthane et de dioxyde de carbone. Cette réaction produit également un résidu, appelé digestat, qu'il est ensuite possible de valoriser en tant que fertilisant pour l'agriculture

    digestatLe digestat, résidu solide qui résulte de la méthanisation
    © Irstea

       Il existe plusieurs types de méthanisation :

      -la méthanisation « à la ferme » ou méthanisation agricole : portée par un agriculteur ou un groupement d'agriculteurs. Ce sont majoritairement les effluents et substrats agricoles qui sont utilisés ;

    • la méthanisation « centralisée » ou « territoriale » : réalisée par des unités de grande taille, traitant des effluents agricoles en minorité et davantage de déchets du territoire ;
    • la méthanisation en station d'épuration des eaux usées : traitant les boues résiduaires d'épuration des eaux usées urbaines ;
    • la méthanisation industrielle, essentiellement dans les secteurs de l'agro-alimentaire, la chimie et la papeterie ;
    • la méthanisation des ordures ménagères, ces projets sont conduits par les collectivités ou des entreprises ou syndicats spécialisés dans la gestion des déchets ;
    • la production spontanée de biogaz dans les installations de stockage de déchets (décharges).

    Le biogaz : définition

    Unité de méthanisation à la Varennes-Jarcy - France
    © C. Magdelaine / notre-planete.info

    La fermentation sans oxygène (anaérobie) de déchets alimentaires ou végétaux dégage un gaz constitué de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2) appelé biogaz.

    Les proportions respectives de méthane et de CO2 dépendent de la nature des matières fermentées : déjections animales ou ordures ménagères. En général, le biogaz produit contient entre 50 et 70 % de méthane, 20 % à 50 % de gaz carbonique (CO2) et quelques gaz traces (NH3, N2, H2S).

    Ce processus est dorénavant maîtrisé à la fois pour éviter des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère mais aussi pour exploiter le biogaz ainsi produit qui est une source d'énergie : le biogaz a un pouvoir calorifique inférieur (PCI) de 5 à 7 kWh/Nm3.

    Les gisements de biogaz

    Les gisements utilisés pour la filière biogaz sont :

    • les centres d'enfouissement des déchets
    • les stations d'épuration industrielles et municipales
    • la méthanisation des déchets urbains
    • les déchets agricoles.

    Les déchets demeurent sans conteste le secteur prépondérant dans la production de biogaz qui est destiné à alimenter des turbines électriques ou comme carburant pour les véhicules.

    Le biogaz produit par la méthanisation peut être valorisé de différentes manières :

    • par la production conjointe de chaleur et d'électricité, appelée cogénération ;
    • par la production de chaleur qui sera consommée à proximité du site de production ;
    • par l'injection dans les réseaux de gaz naturel après une étape d'épuration (le biogaz devient alors du biométhane) ;
    • par la transformation du biogaz en carburant sous forme de gaz naturel véhicule (GNV).

    Comment produire du biogaz ?

    Digesteurs  Digesteurs à la Varennes-Jarcy - France
    © C. Magdelaine / notre-planete.info

      La matière secondaire utilisée pour générer du biogaz est constituée de déchets organiques domestiques, des déchets verts et végétaux, des boues d'épuration communales, des cultures énergétiques (maïs, herbe, millet) mais également des déchets de nourriture industrielle.

      La fermentation anaérobie (c'est à dire en l'absence totale d'air et d'oxygène) contribue à la dégradation des matières organiques mortes et à leur transformation en éléments simples gazeux et minéraux. Les enceintes dans lesquelles se déroule la fermentation sont soit dénommées fermenteurs, réacteurs ou digesteurs. Ce sont des cuves recouvertes d'un couvercle sous lequel s'accumule le biogaz qu'on soutire au fur et à mesure qu'il est produit.
    C'est un processus naturel sous l'action de bactéries.

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  • Christophe Magdelaine Christophe Magdelaine / notre-planete.info

      Alors qu'un tiers des produits alimentaires sont gaspillés, que les déchets ne sont pas encore correctement valorisés et que les sols ne cessent de se dégrader, des écologues se sont associés avec une entreprise locale de production de jus d'orange au Costa Rica pour tenter de reverdir des terres appauvries. Un exemple qui démontre l'utilité de récupérer les déchets alimentaires végétaux pour restaurer les écosystèmes. Leurs résultats sont publiés dans la revue Restoration Ecology.

      L'histoire prend racine au milieu des années 1990, lorsque Daniel Janzen (https://www.bio.upenn.edu/people/daniel-janzen) et Winnie Hallwachs (http://www.gdfcf.org/winnie-hallwachs), deux écologues de l'Université de Pennsylvanie ont proposé un accord à Del Oro, un fabricant de jus d'orange qui venait de débuter sa production le long de la frontière nord de la zone de conservation de Guanacaste, un site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO (http://whc.unesco.org/fr/list/928/), situé dans le nord-ouest du Costa Rica.

    Le deal suivant a été conclu en 1997 : en échange d'un don d'une partie des terres boisées de Del Oro présentes dans la zone de conservation de Guanacaste, l'entreprise pouvait déposer ses déchets d'écorces d'orange, sans frais, sur des terres dégradées du parc. L'idée des écologues, qui ont travaillé pendant plusieurs années à titre de chercheurs et de conseillers techniques dans la zone de conservation de Guanacaste, était de mettre en évidence l'intérêt des déchets agricoles pour régénérer la végétation mais aussi pour séquestrer une quantité significative de carbone.

    Ainsi, 1 000 camions remplis de 12 000 tonnes pelures et de chairs d'orange ont été déchargés sur un pâturage stérile dans les terres de la zone de conservation.

    Seulement un an après la signature du contrat, TicoFruit, une entreprise concurrente, a poursuivi en justice Del Oro, arguant que la société avait « souillé un parc national ». La Cour suprême du Costa Roca lui a donné raison et les terres recouvertes de déchets d'oranges ont été délaissées pendant... 15 ans. Mais la nature a profité de cet apport et le résultat est édifiant.

    Alors que le sol était en partie dénudé et pourvu d'une végétation pauvre, en seulement 16 ans, cette zone est maintenant recouverte d'une forêt luxuriante et de vignes.

    Une équipe dirigée notamment par Timothy Treuer (https://environment.princeton.edu/grads/pecs-scholars-program/tim-treuer) et Jonathan Choi (https://environment.princeton.edu/interns-2013/jonathan_choi), des chercheurs de l'Université de Princeton a procédé à l'analyse d'une parcelle de 3 hectares. "C'était tellement recouvert d'arbres et de vignes que je ne pouvais même pas voir le panneau de 2 mètres de long avec un lettrage jaune brillant marquant le site qui se trouvait à seulement quelques mètres de la route", a déclaré Timothy Treuer. Et pour cause, la biomasse aérienne y a augmenté de 176 % !

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  • 20 % des soins sont inutiles selon une enquête auprès de médecins

    Psychomédia   7 septembre 2017

    Une enquête nationale américaine auprès de plus de 2 000 médecins de multiples spécialités, dont les résultats sont publiés dans la revue PLOS One, montre qu'ils estiment que le surtraitement est très courant.

    Martin Makary, professeur de chirurgie et de politique de santé à la Johns Hopkins University School of Medicine, et ses collègues ont invité 3 318 médecins à répondre à une enquête sur les pratiques de soin de santé ; 2 106 ont répondu. 

    Ils estiment en moyenne que les proportions de soins inutiles sont de :

    • 20,6 % pour l'ensemble des soins médicaux (variant entre 15 % et 30 %) ;
    • 22 % pour les médicaments d'ordonnance ;
    • 24,9 % pour les tests médicaux ;
    • 11,1 % pour les procédures.

    Les trois raisons les plus invoquées pour expliquer la surutilisation des ressources sont :

    • la crainte de faute professionnelle (84,7 %) ;
    • la pression et les demandes du patient (59 %) ;
    • la difficulté d'accès aux dossiers médicaux antérieurs (38,2 %).

    La plupart des répondants (70,8 %) croient que les médecins sont plus susceptibles d'effectuer des interventions inutiles lorsqu'ils en profitent. Les participants qui avaient plus de 10 ans d'expérience et les spécialistes étaient plus enclins à croire que les médecins sont plus susceptibles d'effectuer des procédures qui ne sont pas nécessaires quand ils en retirent un bénéfice.

    Les trois principales solutions potentielles retenues pour éliminer les services inutiles sont les suivantes :

    • la formation des résidents en médecine sur les critères de pertinence des soins (55,2 %) ;
    • l'accès facile aux dossiers de santé extérieurs (52 %) ;
    • davantage de lignes directrices de pratique fondées sur des données probantes (51,5 %).

    La plupart des répondants étaient d'avis que de mettre moins l'accent sur la rémunération à l'acte des médecins réduirait les soins inutiles.  

    Psychomédia avec sources : Johns Hopkins Medicine, PLOS One, New York Times  

    Chirurgie ou médicaments ? Le choix peut dépendre de ce qui est plus payant pour le médecin

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  • 2017   104 p.   10 €


    Partant d'un état des lieux des jardins d'hier à aujourd'hui, cet ouvrage nous questionne sur ce que sont et ce que pourraient être les "nouveaux jardins". Les nouvelles tendances traduisent en effet un réel besoin de nature à proximité de l'homme.

    Comment « cultiver son jardin », donner une place privilégiée au végétal dans nos vies, tout en réfléchissant à notre impact écologique et aux actions que nous pouvons mener au quotidien ? Jardinage biologique, pratiques agroécologiques ou application des principes de la permaculture, les jardiniers ont un large éventail de possibilités pour cultiver leurs jardins quels que soient leurs dimensions et leurs styles.

    Ensemble, inventons les jardins de demain pour être acteurs de nos vies et gardiens de notre planète !
       La nouvelle collection écologie de Rustica, une prise de conscience pour passer à l'action chacun à son niveau et préparer l'avenir !
      Jardins de demain : un regard pointu mais accessible sur les jardins : état des lieux des jardins d'hier à aujourd'hui, questionnement sur les "nouveaux jardins" et les nouvelles tendances qui traduisent un réel besoin de nature à proximité de l'homme.
     
       Alain Delavie est agronome de formation. Il a exercé différents métiers en relation avec le monde végétal, d'abord pépiniériste collectionneur avant de devenir journaliste. Il est aujourd'hui directeur de la rédaction du magazine hebdomadaire Rustica et intervient comme expert jardin sur le web, la radio et à la télévision. Retrouvez-le sur son site : http://www.pariscotejardin.fr/
       Philippe Collignon est paysagiste, réalisateur, journaliste et « chroniqueur nature » sur France Télévisions depuis plus de 20 ans (Télématin et C'est au programme sur France 2).

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  • Sierra Leone : l’Onu souhaite un renforcement de la protection des droits fonciers des populations 
     
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    M. Baskut Tuncak dénonce la faible protection des droits fonciers des communautés locales face aux multinationales dont la société luxembourgeoise Socfin.

    Agence Ecofin | 28 août 2017

    Sierra Leone : l’Onu souhaite un renforcement de la protection des droits fonciers des populations

    (Agence Ecofin) -- Lors d’une conférence de presse donnée au terme d’une mission de deux semaines qu’il a effectuée en Sierra Leone, un expert de l’Onu, M. Baskut Tuncak (photo), a dénoncé la faible protection des droits fonciers des populations indigènes face aux multinationales. En ligne de mire, la société luxembourgeoise Socfin, active dans l’exploitation de plantations de palmiers à huile.

    Rappelant les « nombreuses allégations d'appropriation de terre par Socfin », l’expert a notamment déclaré à l’AFP que pendant sa visite « il est également apparu clairement que le gouvernement doit accorder une plus grande attention aux problèmes des mines, artisanales ou industrielles » avant d’exprimer sa « sérieuse inquiétude quant à l'accès à la justice des personnes et des communautés pour défendre leurs droits et obtenir des réparations ».

    Comme début de solution, M. Tuncak a recommandé « une plus grande transparence sur les contrats passés entre les autorités et les groupes industriels exploitant les terres».


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    2017    288 p.    18 €

       Notre école est en lambeaux. Les ministres s'enchaînent sans parvenir à sortir de la crise dans laquelle l'éducation nationale s'est enferrée. Forts de leur expérience, voici quelques-unes des propositions du professeur Henri Joyeux et de Thierry Fournier pour changer l'École :
       -Revaloriser les salaires des professeurs de 25%.
      -Mettre en place un certificat de fin de CM2 afin que tous les élèves sachent lire, écrire et compter correctement.
     -Supprimer le « collège unique » pour proposer à chaque élève le chemin qui lui correspond le mieux.
     -Alléger le poids du ministère et des rectorats pour libérer les initiatives dans les établissements publics et privés sous contrat.
      -Créer un Serment Républicain du Maître, aussi important que le Serment d'Hippocrate du Médecin.
    Le livre est émaillé de petites fictions mettant en scène des enfants que l'on voit grandir et tenter d'éviter les écueils du système actuel. 
     

       Thierry Fournier est à la tête d’une cité scolaire dans le Sud de la France qui gère 195 enseignants et personnels au service de 2150 élèves, de la maternelle au lycée professionnel.

       Pr Henri Joyeux, cancérologue, est une des personnalités les plus charismatiques du monde médical. Il est l’auteur de plusieurs bestsellers, dont:

      -Changer d’alimentation (100 000 exemplaires vendus).

     Il sillonne la France pour animer des conférences dans des établissements et a déjà rencontré plus de 500 000 jeunes. Par son engagement, il est en contact permanent avec les souffrances des familles et des enfants de tous âges.


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  • Le Brésil ouvre 4 millions d’hectares de forêt amazonienne à l’exploitation minière.

     Le président brésilien Michel Temer vient d'abroger le statut de "réserve naturelle" à une partie de la forêt amazonienne. Quatre millions d'hectares de forêt sont désormais ouverts à l'exploitation minière. Une décision qui s'inscrit dans un vaste programme de déforestation. En 2016, celle-ci a explosé de 29 % par rapport à 2015. 


    Greenpeace
     Elle était classée "réserve naturelle" depuis 1984 mais Michel Temer n'en a cure. Le président brésilien vient d’ouvrir à l’exploitation minière quatre millions d’hectares de forêt amazonienne en abrogeant le statut de réserve naturelle à cette zone située dans le nord du pays. Jusqu’ici, seules les compagnies publiques pouvaient exploiter ce territoire.

    "La plus grande attaque contre l'Amazonie depuis ces 50 dernières années"

    Une décision qui n’est pas vraiment une surprise. Le ministère des Mines et de l’Énergie avait recommandé en avril "d’exploiter le potentiel minier de la région". La zone est riche principalement en or mais également en tantale, nickel, minerai de fer etc.

    "Ce décret est la plus grande attaque contre l’Amazonie depuis ces 50 dernières années", s’est insurgé le sénateur REDE (centre gauche) Randolfe Rodrigues. "Je n’ai jamais imaginé que le gouvernement puisse aller si loin". Ce dernier a déjà soumis une proposition de loi destinée à interdire l’exploitation minière dans la région et dit s’apprêter à déposer un recours contre le décret du gouvernement.

    En 1 an, une augmentation de 29 % de la déforestation en Amazonie

    Depuis la destitution de l’ancienne Présidente Dilma Roussef le 31 août 2016, les conservateurs ont pris les rênes du pays. Ils sont, depuis leur arrivée, accusés de brader la forêt amazonienne aux profits des lobbys de l’agrobusiness. Et pour cause, la déforestation s'est accélérée. Elle a augmenté de 29 % en 2016 par rapport à 2015. 8 000 kilomètres carrés de forêt amazonienne ont été détruits. Déjà en 2014, après plus d'une décennie de répit, la déforestation était repartie à la hausse (http://www.novethic.fr/empreinte-terre/ressources-naturelles/isr-rse/au-bresil-la-lutte-contre-la-deforestation-n-est-plus-une-priorite).

    Cette fois, le fonds pour la protection de la forêt amazonienne dont la Norvège est le principal bailleur, a décidé de réagir. Il a annoncé que les fonds destinés au Brésil seraient divisés par deux pour 2017.

    Des arguments économiques et des conflits d'intérêts

    Le décret publié le 23 août stipule cependant que l’abrogation du statut de réserve "ne remet pas en cause l’application de la loi concernant la protection de la flore et des territoires autochtone". Une mention difficilement tenable tant la déforestation est dévastatrice pour les écosystèmes et les populations autochtones (environ 1,5 million de personnes vivant en Amazonie).

    Le gouvernement porte l’argument économique en étendard de cette décision mais plusieurs ONG, dont Amazon Watch, dénonce surtout les conflits d’intérêts. Le ministre de l’Agriculture, Blairo Maggi, est également à la tête du premier producteur de soja au monde, rappelle Libération. Or, la déforestation sert principalement à l’exploitation du bœuf et du soja.
     

    Marina Fabre @fabre_marina    © 2017 Novethic - Tous droits réservés


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  •   Deux chercheuses de l'université de l'Ohio ont trouvé une solution pour remplacer le noir de carbone, un dérivé du pétrole hautement polluant, qui entre dans la composition des pneus. Il s'agit d'utiliser les pelures de tomates et les coquilles d'œufs jetés par les industriels.

       Des pneus fabriqués à partir de déchets alimentaires ? C’est possible. Deux chercheuses de l’Ohio State University, Katrina Cornish et Cindy Barrera, viennent de mettre au point un pneu composé de pelures de tomates et de coquilles d’œufs. Une innovation qui permettrait de remplacer partiellement le noir de carbone. Il s'agit d'un dérivé du pétrole, hautement polluant et cancérigène, qui compose jusqu'à 30 % d’un pneu et participe à sa résistance. Et les tests vont dans le bon sens : les nouveaux pneus verts dépassent les normes industrielles de performance, affirment les deux scientifiques.

    "Les pelures sont très stables à haute température"

    "Au début, j’ai écrit à plusieurs commerces alimentaires en leur demandant leurs déchets", raconte Katrina Cornish. "Nous avons reçu 35 types de déchets différents : des liquides de pâtes à papier, du jus de choucroute, de la poussière de lait, et, parmi eux, des coquilles d’œufs et des peaux de tomates. Je me suis concentrée sur ces dernières. En Californie, je voyais les camions chargés de tomates défiler, je savais qu’elles avaient la peau épaisse et dure pour résister au transport".

    Après quelques recherches, les deux biochimistes ont ainsi découvert des propriétés excellentes à la peau des tomates. "Les pelures sont très stables à haute température et possèdent une grande résistance", soulignent-elles. Plus sceptique quant à l’utilisation des coquilles d’œufs, Katrina Cornish est revenue sur sa position en s’apercevant que les microstructures poreuses des coquilles assuraient un plus grand contact avec le caoutchouc, et donc une meilleure solidité.

    Lutter contre l’enfouissement des déchets et le réchauffement climatique

    Concrètement, les deux chercheuses ne "proposent pas de récupérer les coquilles d’œufs de votre petit-déjeuner", mais de s’approvisionner directement dans les usines alimentaires qui transforment les ovoproduits. Selon l’USDA, le département de l’Agriculture des États-Unis, les Américains consomment plus de 100 milliards d’œufs par an. Et les entreprises payent pour que les coquilles soient enfouies. De même, la tomate est le deuxième légume le plus consommé aux États-Unis. Il ne s’en écoule pas moins de 13 millions de tonnes chaque année surtout sous forme de coulis ou purée de tomates. Les pelures sont jetées par les industriels. 

    Au-delà de l’indépendance en matière première, cette innovation permet de réduire l’enfouissement des déchets alimentaires, très courant aux États-Unis. Cette technologie participerait aussi à la lutte contre le changement climatique en limitant le recours aux énergies fossiles. Pour boucler la boucle vertueuse, encore faut-il que les tomates et les œufs soient produits dans de bonnes conditions. Par exemple, les tomates importées de Chine ont certes la peau plus épaisse mais ces hybrides poussent sous terre et sont souvent ramassés par des enfants, comme le rappelle le journaliste Jean-Baptiste Malet dans "L'empire de l'or rouge : enquête mondiale sur la tomate d'industrie". 

    Marina Fabre @fabre_marina         © 2017 Novethic - Tous droits réservés


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  •                                                            2013   176 p.   22,50 €

      Une grande partie des déchets se retrouve dans les océans, dans les plus grandes profondeurs pour ceux qui coulent, sur le rivage pour ceux qui flottent. Certains portent même le nom de « larmes de sirènes » ! Cet ouvrage éclairera le public sur les apports solides à la mer, leur nature, leur dégradation en micro-particules, leurs impacts sur la faune et sur les activités littorales. Il l’informera entre autres de leurs conséquences sur l'environnement, la santé, la pêche, la navigation. 
     

      François Galgani est docteur es sciences, chef de projet à l'Ifremer Bastia, responsable d'un groupe européen en soutien à la Directive cadre "Stratégie pour le milieu marin" (DCSMM).

      Isabelle Poitou a un doctorat sur les déchets marins. Elle dirige l'association MerTerre à l'Odema (Observatoire des déchets en milieux aquatiques) et participe aux programmes nationaux et européens DCSMM.

      Laurent Colasse a fondé l'association SOS Mal de Seine. Il participe aux programmes nationaux de la DCSMM et est technicien chimiste au laboratoire Polymères-Biopolymères-Surfaces de l'université de Rouen.


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    Livres, 30 janvier 2017, par Attac France, Civic city   18 € sur https://france.attac.org/spip.php?page=boutique

    Notre monde change, mais pas dans la bonne direction. Le fossé ne cesse de s’élargir entre riches et pauvres, entre puissants et précaires. Le climat et la nature se dérèglent chaque année davantage sous l’avalanche des pollutions. Avec la politique de la peur et les attentats terroristes, les démagogues désignent de faux coupables (les étrangers, les musulmans…) et gagnent même des élections.

        Mais se lamenter ne sert à rien. Ce dont nous avons besoin, c’est, tout d’abord, d’une vision nouvelle pour un avenir désirable.

      Un mouvement citoyen et un institut de recherche en design, Attac et Civic city, ont uni leurs forces pour raconter ce vieux monde qui va si mal et dessiner les propositions innovantes qui pourraient nous en sortir. Des propositions déjà portées par des milliers d’initiatives citoyennes dans le monde entier.


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                                                                            2017   64 p.  8 € chaque

    Des guides pour passer à l’acte

     

    Après le succès du documentaire "Demain" sur la recherche de changements de mode de vie, le magazine Kaizen avec Actes Sud a lancé la collection "Je passe à l’acte". Des petits guides qui poussent à agir et donnent des pistes concrètes pour se lancer, depuis les prémisses jusqu’à l’aboutissement de son propre projet. Le tout agrémenté d’illustrations simples et amusantes. Pour l’instant, six ouvrages ont été publiés sur:

      -la méditation,

      -l’approche Montessori (méthode d’éducation),

      -la permaculture,

      -les AMAP,

      -faire la fête sans détruire la planète et

      -rénover une vieille bâtisse.

    D’autres suivront à la rentrée sur les trajets domicile-travail, apprendre à ralentir et créer un atelier de réparation.

     

    Je passe à l’acte, Éditions Actes Sud, 64 pages, mars-mai 2017, 8€.


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  •                                                             2017   96 p.   12,90 €  

       Stéphanie Faustin n'a jamais vu sa mère jeter aucun reste de nourriture : il était mangé au repas suivant ou accommodé autrement. De cette éducation, elle a gardé une sainte horreur de tout gaspillage, au point d'imaginer ce livre, qui fait la part belle aux... déchets ! En les remettant à l'honneur, et plus précisément aux fourneaux.

     Originales, créatives et savoureuses, les 40 recettes sont réparties entre salées (apéritifs, entrées, potages, tartes et muffins, autres mets salés) et sucrées (confits, poudres, autres mets sucrés, tisanes), et magnifiquement mises en scène et photographiées par l'auteure.

      Exemples de recettes : Tartinade de fanes de carottes aux noix de cajou ; Blinis végétaliens aux plumets de fenouil ; Velouté de fanes et trognon de chou-fleur au curry et lait de coco ; Bouillon aux épluchures d'asperges ; Samoussas aux feuilles de chou-fleur et à la patate douce ; Muffins aux fanes de radis et au chèvre ; Gelée de trognons et d'épluchures de pommes ; Tiges de fenouil confites ; Pancakes à la peau de banane, Tourte aux fanes de betteraves, excellente source de nutriments...
       C’est une tendance qui commence à prendre de l’ampleur : cuisiner avec ce qu’on jette d’ordinaire. Une façon de préserver la planète mais aussi son porte-monnaie.
      Tout ou presque se cuisine, rien ne se jette, tel est le credo de cette passionnée qui partage ses recettes depuis plusieurs années sur son blog "Tomate sans graines". Seul inconvénient, il faut des légumes et des fruits bio ou non traités, et plutôt frais… car mieux vaut cuisiner les fanes avant qu’elles ne se fanent !

       Passionnée de cuisine et amoureuse de la nature, Stéphanie Faustin est une jeune femme qui se revendique "flexitarienne et écolo sur les bords". Depuis plusieurs années, elle partage ses recettes bio et ses réflexions écologiques sur son blog "Tomate sans graines". Son objectif : faire sa part du colibri au quotidien et sensibiliser ses visiteurs à la protection de l'environnement et au "bien manger"


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  •                                                              2017  192 p.  15 € 

       Préface de Marie-Monique Robin Nous nourrir tous demain... et si seule la bio pouvait y parvenir ? "La" Bio nait dans les années 1960. En plein essor de la chimie et de l'agriculture intensive, des consommateurs et des paysans résistent ; les uns veulent continuer à manger sain et local, les autres défendre une agronomie respectueuse de la nature et des hommes. Ils font alors cause commune pour reprendre en main leur destin. 50 ans plus tard les magasins bio se multiplient, mais qu'en est-il de cette utopie ? Ce livre interroge les préjugés et questionne les limites du bio. Il révèle les options gagnantes d'un projet porteur d'espoir. Partout des citoyens oeuvrent pour protéger notre autonomie alimentaire, nos terres, notre santé. Ce livre alarme également. Les semences autorisées sont privatisées, tributaires des pesticides, les variétés naturellement résistantes sont interdites. Une part croissante de nos terres est dédiée à la nourriture animale, d'exportation ; elles ne nous nourrissent plus. L'agriculture conventionnelle de piètre qualité et peu nutritive ne survit que par les subventions. Jusqu'à quand ? La Bio, la permaculture, les coopératives ont les solutions de résilience. Se prémunir des pratiques de la grande distribution, du bio industriel et des labels au rabais paraît idéaliste, c'est en fait vital. Et si la bio était un projet de société, non pas un marché ou le choix de quelques-uns, mais notre seule voie ? Une magnifique voie. EN QUETE... Se nourrir demain - Entretiens menés avec Claude Gruffat, président de Biocoop depuis 2004, de formation agricole, d'abord conseil à l'installation des agriculteurs, coopérateur de longue date puis gérant d'un magasin bio. Entretiens complétés avec des questions- vérité de citoyens. 
     

      Entretiens menés avec Claude Gruffat, président de Biocoop depuis 2004, de formation agricole, d'abord conseil à l'installation des agriculteurs, coopérateur de longue date puis gérant d'un magasin bio. Entretiens complétés avec des questions- vérité de citoyens.

    Interview de Cl. Gruffat

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  • La grande distribution double ses marges sur les fruits et légumes bio.

       Comment expliquer l'écart de prix entre les fruits et légumes bio et leur équivalent issu de l'agriculture conventionnelle ? Certes les coûts de production sont plus élevés mais surtout, la grande distribution applique des marges brutes "exorbitantes", révèle une nouvelle étude de l'UFC Que Choisir. De manière générale, sur les fruits et légumes bio, les marges des enseignes sont 96% plus élevées que dans le conventionnel.

      Oui, les produits bio sont plus chers. Mais pourquoi ? C'est la question que s'est posée l'UFC Que Choisir. L'association de consommateurs a passé au crible 1 541 magasins de la grande distribution (https://www.quechoisir.org/action-ufc-que-choisir-fruits-et-legumes-bio-les-sur-marges-de-la-grande-distribution-n45900/). Elle s'est focalisée sur un panier de 24 fruits et légumes coûtant en moyenne 368 euros quand il est issu de l'agriculture conventionnelle contre 660 euros en bio. Soit 79% plus cher, calcule l'association qui s'appuie sur les données du Réseau des nouvelles des marchés (RNM), organe dépendant de l'institut public FranceAgriMer.

    Sans surprise, cet écart s'explique en partie par le coût de production. "Le surcoût du bio au niveau agricole se justifie par l'absence de pesticides de synthèse et donc un rendement moins élevé mais aussi par une moindre mécanisation", explique Olivier Andrault, chargée de mission à l'UFC Que Choisir. Cependant; il précise que "le coût de la production n'est pas la principale raison de cet écart".

    Des marges 145% plus élevées pour la tomate bio

    Il faut aussi regarder du côté des marges brutes de la grande distribution. Selon les calculs de l'association, elles sont de 169 euros sur un panier conventionnel, contre 304 euros sur le panier bio. Presque le double ! "46% du surcoût du bio provient en réalité des 'sur-marges' réalisées sur le bio par les grandes surfaces", alerte l'UFC Que Choisir. "Cet écart est encore plus spectaculaire pour les deux produits frais les plus consommés du rayon : +145% pour la tomate et +163% pour la pomme !".

    Y a-t-il une raison à ces marges ? "Nous n'avons pas d'explication convaincante. On est dans l'ordre de la démesure", avance le président de l'UFC Que Choisir, Alain Bazot. Initialement, l'association a supposé que l'explication se trouvait dans la particularité des fruits et légumes bio qui sont plus périssables et plus sensibles aux manipulations. Or, le poireau, connu pour sa résistance, détient le record avec une surmarge de 191%.

    "Le consommateur subit une double peine sur les prix et la disponibilité"

    Malgré ces prix, la grande distribution est devenue le premier acteur de la bio, avec 42% de part de marché. Il faut dire que les enseignes n'ont pas lésiné sur la communication. "Plus de bio moins cher", claironne Leclerc ; "le bio à la portée de tous", se targue Carrefour ; "notre baguette bio ne coûte pas plus de blé", s'amuse Monoprix.

    Des slogans qui ne reflètent pas la réalité du marché, estime Alain Bizot. "L'offre bio est souvent un alibi. Le bio est porteur avec un marché de 7 milliards d'euros. Pourtant dans les rayons, les cagettes sont à moitié pleines". Selon l'UFC Que Choisir, près d'un magasin sur deux (43%) ne proposent pas de pommes et de tomates bio dans ces rayons.

    "Le consommateur subit une double peine sur les prix et la disponibilité : l'offre est indigente et les surmarges dissimulées sont aberrantes", déplore Alain Bizot. Or si les surmarges étaient divisées par deux, estime l'association, les ménages économiseraient à l'année jusqu'à 72 euros. Ce qui permettrait d'élargir l'accès au bio et d'augmenter ainsi les volumes vendus par la grande distribution et d'ouvrir les débouchés pour les producteurs. Bref, c'est un cercle vertueux. "Nous espérons que les consommateurs fassent pression et ne se laissent plus tromper", conclut Alain Bizot.

    La Fédération du Commerce et de la Distribution a réagi, le mercredi 30 avril dans un communiqué (http://www.fcd.fr/media/filer_public/88/26/882695d8-4e62-427a-af98-be70035d01db/cp_fcd_-_produits_bio_-_290817.pdf). Elle estime que l'étude "est totalement partiale et ne reflète pas la réalité du marché des GSA (Grandes Surfaces Alimentaires, ndrl). En effet, contrairement aux conclusions de cette étude, le taux de marge brute sur les fruits et légumes bio est en moyenne équivalent à celui pratiqué sur les fruits et légumes conventionnels." Prouvez-le, rétorque l'UFC que-choisir qui dénonce l'opacité du système. Avec la FNAB (Fédération nationale d'agriculture biologique), elle demande à l'Observatoire des prix et des marges de mener une enquête sur le sujet.

    Marina Fabre @fabre_marina

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  • Été 2017 - Bilan des actions pour l’abolition des armes nucléaires

       Loin d’assurer la sécurité générale, les armes atomiques préparent des crimes contre l’humanité. Alors qu’à l’ONU on envisage très sérieusement l’interdiction de ces engins morbides, la France fait toujours partie du club fermé des pays qui s’y opposent et continue même à moderniser son arsenal.

     
     

      À l’occasion de la commémoration des bombardements de Hiroshima et Nagasaki (6 et 9 août 1945), des jeûnes et des actions ont eu lieu partout en France — comme en Europe, en Afrique et aux États-Unis — pour exiger l’abolition des armes nucléaires et la signature par la France du traité d’interdiction des armes nucléaires adopté par l’ONU.

    > Voir la liste complète des actions: http://www.sortirdunucleaire.org/Agenda?date=2017-07&id_mot=20

    Compte rendu succinct du jeûne-action international à Paris, 6-9 août 2017

      Nous étions une centaine de participants, dont une quarantaine de jeûneuses-jeûneurs pour des durées de 1 à 4 jours. Une cinquantaine d’entre nous se sont inscrits pour entrer au gymnase où nous étions hébergés pour participer à nos cercles de bilan et une trentaine y ont dormi au moins une nuit.

     

      Nous nous sommes rassemblés le dimanche 6 août place de la République à Paris, le matin pour une cérémonie de commémoration du bombardement d’Hiroshima, l’après-midi pour une formation à l’activité de clown-activiste.

     

      Notre présence était particulièrement visible avec un dirigeable en forme de bombe au dessus de nos activités, 3 barnums pour accueillir et rencontrer les passants, une exposition grand public, de très nombreuses banderoles accrochées aux arbres de la place.

     

      De nombreux Japonais et Polynésiens sont intervenus le matin lors de la cérémonie.

     

      Un lâcher de 150 ballons a eu lieu en fin d’après-midi.

      Le lundi 7 et le mardi 8 août nous avons occupé la place Igor Stravinsky, à coté du centre Beaubourg. Les passants y sont très nombreux, beaucoup d’étrangers mais aussi beaucoup de Français.

      Le député polynésien indépendantiste Moetai Brotherson est venu nous soutenir. Le lundi les clowns activistes ont fait une réunion de préparation pour une action le lendemain. L’action du mardi a consisté à entrer au siège du parti En Marche pour y donner un spectacle de clown. Notre groupe de 8 clowns a rapidement été délogé par une cinquantaine de CRS arrivés en urgence et a donc continué son spectacle devant le siège : félicitations au président des clowns pour avoir refusé le traité d’interdiction des armes nucléaires et adoration des missiles nucléaires que nous avons apporté.

      Le mardi soir, projection du film « La bombe et nous » à la mairie du 2ème, 70 participants au débat qui a suivi. Nous avons distribué 3000 tracts expliquant la nouvelle situation internationale créée par l’existence du traité d’interdiction des armes nucléaires qui va entrer en vigueur en 2018.

      Mercredi 9 août, place de la République, cérémonie de commémoration du bombardement de Nagasaki. Avec la danseuse Marie-Laure Vrancken dans un spectacle intégré à toute la cérémonie sur le thème de l’oiseau-grue de Sadako. FR3 est venu filmer notre rassemblement. Puis repas de rupture du jeûne offert par la mairie du 2ème arrondissement.

      Au cercle de bilan final, tous disent avoir vécu ces 4 jours de façon très positive et plusieurs s’inscrivent dès maintenant pour l’année prochaine !

    Bilan succinct des jeûnes-actions en France, 6-9 août 2017:

    à lire sur:

    http://www.sortirdunucleaire.org/Ete-2017-Bilan-des-actions-pour-l-abolition-des?origine_sujet=LI201708


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  • Le Lyrica et d'autres médicaments de la même classe liés à des troubles visuels (Prescrire)

                                       Psychomédia   1 septembre 2017

       La prégabaline (Lyrica ou autre) et d'autres médicaments de la même classe sont liés à des troubles de la vue, rapporte la revue Prescrire dans son numéro de septembre.

       La prégabaline est utilisée dans des épilepsies, des douleurs neuropathiques et des troubles anxieux, indique la revue. Ajoutons qu'aux États-Unis et au Canada, elle est aussi notamment autorisée pour le traitement de la fibromyalgie.


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  • Découvrez le « Petit guide de résistance à la loi Travail XXL »

    lundi 28 août 2017, par Attac France, Les Économistes atterrés

    Pour permettre aux citoyen·ne·s de comprendre les enjeux et de se mobiliser face au projet de loi Travail, Attac et les Économistes atterrés ont rédigé un Petit guide de résistance à la loi Travail XXL.

    Les réformes qui depuis plus de 30 ans ont flexibilisé l’emploi en France n’ont pas permis de lutter efficacement contre le chômage. Au contraire, elles ont précarisé l’emploi, aliéné le travail et fragilisé l’économie. Avec son projet d’ordonnances, Emmanuel Macron veut aller encore plus loin en soumettant le travail aux exigences du patronat et de la finance.

    Sommaire complet

    • Découvrez le « Petit guide de résistance à la loi Travail XXL »
    • Il faut libérer le travail !
    • Les ordonnances, c’est légal, légitime et démocratique !
    • Le travail coûte trop cher !
    • Le code du travail tue l’emploi !
    • Licencier : une course d’obstacles pour les employeurs !
    • Les accords d’entreprises, ça répond mieux aux nécessités du terrain !
    • La fusion des IRP renforcera le dialogue social !
    • Le pouvoir des syndicats sera renforcé !
    • Tous micro-entrepreneurs, c’est l’avenir du travail !

    P.-S.

    • Rédactrices/rédacteurs : Thomas Coutrot, Evelyne Dourille, Anne Eydoux, Karl Ghazi, Jean-Marie Harribey, Sabina Issehnane, Julien Lusson
    • Maquette et illustration : Stéphane Dupont, Jean Jullien, Mélanie Poulain

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  •  Les fondements de la théorie de l’endobiogénie en médecine

    https://www.simepi.info/spip.php?article6  (2009)

    Sous la direction des Drs. Jean-claude Lapraz et Alain CARILLON

    Proposée par le docteur Christian Duraffourd et appliquée dans des travaux menés en commun avec le docteur Jean Claude Lapraz au cours de nombreuses années d’exercice de la médecine, à la fois libérale et hospitalière ainsi que dans un cadre humanitaire, cette théorie a donné lieu à des recherches fondamentales et appliquées, ainsi qu’à des publications.

    Les bases de l’endobiogénie reposent sur une définition et une appréhension nouvelle de la notion de terrain en médecine. L’explicitation de cette notion - trop souvent floue, tant dans le milieu médical que dans le grand public - s’impose d’autant plus que toutes les recherches médicales s’orientent aujourd’hui vers une personnalisation des traitements (thérapeutiques spécifiques et ciblées). Cette personnalisation met bien en exergue le fait que chaque individu possède un terrain qui lui est propre (identification de chacun comme être unique, réalité incontournable de plus en plus mise en évidence par la recherche génétique fondamentale et la génomique fonctionnelle).

    L’endobiogénie part du postulat que l’équilibre global et harmonieux de l’organisme humain, tant en ce qui concerne le maintien de sa structure que de ses capacités d’adaptation et de réfection, ne peut se concevoir que s’il existe un système dynamique d’intégration capable d’assurer à chaque instant, et à quelque niveau que ce soit, la gestion de chacune de ses parties ainsi que de leurs interrelations, et de se gérer lui-même.

    Le seul système physiologique connu à l’heure actuelle à même de répondre aux exigences d’une véritable capacité d’intégration, telle que doit pouvoir l’assurer le gestionnaire d’une structure vivante complexe comme le corps humain, est le système hormonal.

    De ce fait, la théorie de l’endobiogénie propose une nouvelle définition de la notion de terrain en fondant sa compréhension du fonctionnement du vivant sur l’étude des mécanismes endocriniens spécifiques qui, en assurant la gestion harmonieuse de tous les événements métaboliques de l’organisme humain (expression fonctionnelle du potentiel génétique, organisation structurale, croissance, réparation, adaptation, immunité, fonctions organiques et émonctorielles, conscience, etc.) permettent d’assurer le maintien de la santé propre à chacun.

    C’est pourquoi, aussi bien pour aborder l’homme sain que pour comprendre l’homme malade, il n’est plus possible de continuer à négliger l’étude du terrain et de se limiter à l’étude de la seule maladie. Comme il existe autant de variétés de terrains et autant de manières de réagir et de se rééquilibrer en cas d’agression, qu’il existe d’individus, la personnalisation spécifique de tout traitement est donc obligatoire, corollaire incontournable des principes mêmes qui fondent le fonctionnement du vivant.

    La stratégie thérapeutique qui découle de l’approche endobiogénique ne pourra ainsi se borner à l’application pour tous de traitements standardisés, dont les limites et les dangers apparaissent de plus en plus, alors que l’ensemble de la science actuelle démontre que chaque être est unique, et que "sa" maladie relève d’un traitement qui de ce fait doive lui être spécifiquement adapté.


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  •   Dans nombre de pays, la promotion des aliments GM est brandie comme une panacée pour la sécurité alimentaire. Anne Maina, de la Coalition kenyane pour la biodiversité (KBioC), s’inquiète de l’intensification de l’infiltration des OGM au Kenya. [7]

    Malgré l’interdiction existante d’importation d’OGM au Kenya, le pays n’a exercé qu’un contrôle très réduit de l’entrée des aliments transgéniques sur son territoire, spécialement en période de pénurie alimentaire. C’est pour cette raison que l’Autorité nationale pour la biosécurité du Kenya a publiquement averti les commerçants, en 2017, des importations constantes de produits à base de maïs comme les céréales, certaines marques de flocons de maïs et de popcorns. Le Kenya est l’économie la plus solide d’Afrique de l’Est et peut établir un précédent vis-à-vis des autres pays du continent, en particulier le Nigeria et le Ghana qui sont en train de prendre des mesures pour améliorer les conditions de biotechnologie et de biosécurité dans leur pays. [8]

    Dans le cadre de l’APE, les pays doivent réduire largement leurs tarifs douaniers. La CAE, par exemple, s’est engagée à libéraliser 80 pour cent de son marché sur une période de 15 ans, pour faire place aux importations de l’Union européenne. Cette mesure comprend les matières premières et les biens d’équipement qui sont déjà exempts de taxes. Une telle décision exposerait le secteur agricole à une compétition injuste de la part de l’UE, qui très certainement bouleverserait le commerce régional et déplacerait les paysans locaux, en raison de la concurrence des produits européens bon marché. C’est la raison pour laquelle les produits sensibles seront exclus de l’élimination des tarifs douaniers et resteront, pour le moment, protégés.

    Les produits laitiers sont l’un des produits les plus sensibles, car l’Afrique s’approvisionne auprès de petits producteurs qui ne peuvent pas faire face à la concurrence de l’agrobusiness européenne et de ses subventions. Côté positif, certaines régions ont choisi de protéger leur secteur laitier. Ainsi, en Afrique de l’Est, tous les produits laitiers doivent être exclus de la libéralisation si l’APE est signé. Quand le gouvernement kenyan a réalisé que l’importation de poudre de lait et de produits laitiers de l’UE aurait des conséquences négatives pour la survie de près de 600 000 petits producteurs laitiers, il a décidé de mettre les produits laitiers sur la liste des produits sensibles. En Afrique de l’Ouest, la production laitière est exclue sauf pour l’importation de poudre de lait, dont le Nigeria est le plus gros importateur. En Afrique du Sud, une partie de la viande et des produits laitiers a été exclue, mais pas tout. [9]

    Les pêcheries sont aussi un des secteurs menacés par l’APE dans les pays africains. Les tarifs relatifs au commerce des produits de la pêche sont clairement conçus pour protéger les transformateurs de poisson basés en Europe et leur assurer un maximum de flexibilité pour se procurer le poisson au prix le plus bas possible sur les marchés africains. À cause de l’écart énorme entre les tarifs pour les produits transformés et les produits non transformés quand il s’agit d’accéder aux marchés européens, les pêcheries africaines sont obligées d’exporter du poisson non transformé à bas prix, alors que les conserves de poisson en provenance de l’UE envahissent les marchés locaux.

    La libéralisation du secteur de la pêche n’amène aucun avantage aux petits pêcheurs. Bien au contraire, on constate que localement, de plus en plus de gens ne peuvent se permettre de manger du poisson. La libéralisation provoque aussi un chalutage illégal dans les zones côtières et un déclin des réserves de poissons dû à la surpêche [10].

    Fleurs et semences accélèrent les accords commerciaux entre le Kenya et l’UE

    Le Kenya a récemment signé et ratifié les instruments requis pour devenir partie aux accords de partenariat économique UE-EAC. C’est le marché lucratif de l’exportation des fleurs, aux mains de quelques riches exploitants et entreprises étrangers, qui explique la pression pour devenir signataire.

    Les bénéfices de ces exportations n’ont guère de retombées sur le citoyen ordinaire, vu que les multinationales concernées ont recours à des programmes d’évasion fiscale. En 2011, Christian Aid a révélé que la fuite des capitaux issus des exportations de fleurs en Europe coûtait 500 millions de dollars par an au Kenya [11].

    De plus, c’est encore cette même industrie horticole qui a largement contribué à pousser le Kenya à adopter la Loi sur la protection des semences et des obtentions végétales [Seeds and Plant Varieties Act]. Les droits des obtenteurs ont été renforcés depuis pour satisfaire au protocole encore plus draconien de l’Union internationale pour la protection des nouvelles obtentions végétales (UPOV) de 1991.

    La précipitation du Kenya pour être le premier à signer l’APE et l’UPOV de 1991 est un désastre pour la petite agriculture et le droit à l’alimentation. Il est immoral pour le Kenya d’espérer que les autres États-membres de la CAE signent et ratifient cet accord. En se précipitant pour signer le Règlement d’accès au marché avec l’UE, le gouvernement du Kenya a contourné une décision de justice qui imposait des consultations adéquates avec les petits agriculteurs kenyans et reconnaissait leur importance en tant que parties prenantes.

    Tout comme avec l’APE, une grande part de la pression qui pousse le Kenya à rejoindre l’UPOV et à entraîner avec lui les autres pays de la CAE provient de la floriculture et de l’industrie semencière qui voulaient garantir et accélérer à leur propre profit l’homogénéité du commerce dans la région [12]

    Daniel Maingi, directeur de Growth Partners Africa et coordinateur national de l’Alliance kenyane pour le droit à l’alimentation (KeFRA).

    Un accord pour négocier des droits pour l’industrie semencière

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  •   Les habits neufs du colonialisme : les accords de partenariat économique entre l’UE et l’Afrique 

    GRAIN | 21 August 2017 | Reports, corporations & trade 

    Document Tools      Author: GRAIN

    GRAIN is a small international non-profit organisation that works to support small farmers and social movements in their struggles for community-controlled and biodiversity-based food systems

    Translations: Swahili, Português, and English

    Short URL: /e/5778

    Forum Social Mondial 2007 : des délégués protestent à Nairobi contre les APE. (Photo: SwissInfo)

    Forum Social Mondial 2007 : des délégués protestent à Nairobi contre les APE. (Photo: SwissInfo)

    Depuis 2002, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) négocient un accord réciproque de libre-échange connu sous le nom d’accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne (UE). Vendu comme la solution miracle qui devait entraîner l’industrialisation et le développement des pays ACP, l’APE est en réalité d’une grande injustice et relève d’un procédé colonial. 

    Même si on en parle peu, l’APE suscite une opposition constante de la part des pays ACP, en raison notamment de ses effets dévastateurs sur les petits producteurs. Les cas des pays africains présentés ici illustrent la manière dont les communautés se battent pour reprendre le contrôle de leurs ressources et empêcher leurs marchés d’être noyés sous les denrées industrielles bon marché en provenance de l’Europe, en les protégeant en même temps de l’afflux des pesticides et des organismes génétiquement modifiés. 

     

    « Une tonne de cacao coûte environ 1 300 dollars US, tandis qu’un véhicule 4x4 coûte aujourd’hui dans les 120 000 dollars. Il faut donc 92 tonnes de cacao pour obtenir un 4x4. Mais pour faire pousser une tonne, il faut au moins 8 hectares [20 acres] de terres. Au Ghana, le producteur de cacao moyen n’a qu’entre 0,8 et 1,2 ha [2-3acres] à sa disposition, ce qui veut dire qu’il lui faudrait plus de 500 ans pour produire suffisamment de cacao pour acheter un 4x4. »
    John Opoku, avocat défenseur des droits humains et activiste (Ghana).

    Cette déclaration montre clairement les terribles conditions commerciales que doivent affronter tous les jours les Africains et les autres peuples des pays du Sud. Depuis des temps immémoriaux, les nations des pays du Sud ont été impliquées dans des accords commerciaux injustes avec le reste du monde. La nature même du commerce qui résulte de ces accords et les avantages sont toujours unilatéraux. Les soi-disant accords de libre-échange (ALE) qui ne cessent de se multiplier sont particulièrement intéressants à observer à cet égard.

    Depuis septembre 2002, les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) négocient les APE comme des arrangements commerciaux réciproques avec l’UE, dans le cadre de l’Accord de Cotonou. Ces APE ont pour objectif d’accentuer encore la libéralisation des systèmes économiques des anciennes colonies européennes. Cette tendance ne peut qu’avoir des conséquences profondes pour les paysans, les petits pêcheurs, les mineurs, les travailleurs et les consommateurs dans les régions concernées. 

    Avant l’avènement des APE, les pays ACP avaient des accords commerciaux préférentiels avec l’UE. L’un de ces arrangements « Tout sauf les armes » (EBA en anglais) accordait aux Pays les moins avancés (PMA) un accès unilatéral non réciproque aux marchés de l’UE, garantissant à ces pays une exemption des taxes et des quotas pour accéder à l’UE. Malgré cette initiative, les pays ACP n’ont même que rarement réussi à remplir les quotas accordés sur les importations vers l’Europe dans le cadre de l’EBA. Ainsi, l’Ouganda dispose d’un quota de 5000 tonnes métriques pour le sucre, mais ses exportations vers l’UE n’ont jamais atteint ce chiffre, en partie à cause de la sévérité des règles d’origine européennes et des contraintes de capacités d’offre.

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  •   Xanax (alprazolam) : de plus en plus de visites aux urgences

    Psychomédia
    Publié le 22 mai 2014

    2014 - Le nombre de visites aux urgences des hôpitaux américains liées au médicament sédatif Xanax (alprazolam) est en très forte croissance, selon une étude d'un organisme gouvernemental, la Substance Abuse and Mental Health Services Administration (SAMHSA).

    Le nombre de visites aux urgences impliquant un usage non médical de l'alprazolam a doublé, passant de 57 419 en 2005 à 124 902 en 2010, puis est resté stable à 123 744 en 2011, précise l'organisme.


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  • Oeufs contaminés au fipronil : les industriels jouent la montre, selon la Confédération paysanne et la Fédération du commerce.

     Le gouvernement a actualisé sa liste de produits retirés de la vente car contaminés par des œufs contenant de l'insecticide fipronil. Plusieurs associations dénoncent une publication au compte-gouttes, preuve du manque de traçabilité dans l'industrie agro-alimentaire. Pour la Confédération paysanne, les industriels gagnent du temps pour écouler les stocks et minimiser l'impact financier.

     La liste des  produits contaminés (http://agriculture.gouv.fr/fipronil-liste-des-produits-retires-de-la-vente-en-france) par l’insecticide fipronil s’allonge. Le 18 août, le gouvernement a ajouté à sa liste d’aliments retirés du commerce des gâteaux frangipane de la marque Lotus. La veille, elle avait publié une liste contenant exclusivement des gaufres de différentes marques de distributeurs (http://www.novethic.fr/empreinte-sociale/consommation/isr-rse/ufs-contamines-au-fipronil-il-ne-fallait-pas-manger-de-gaufres-144741.html), toutes fabriquées aux Pays-Bas. Toutes dépassaient les doses de résidus autorisées mais les concentrations n’étaient pas "supérieures à la dose de référence aiguë", notait le ministère de l’Agriculture qui assurait qu’aucun produit ne présentait un risque pour la santé des consommateurs. D’où l’absence de rappel des produits chez les consommateurs.

    Un argument qui ne satisfait pas tout le monde. Pour l’ONG Foodwatch, "les pouvoirs publics doivent aller plus loin et procéder au rappel de tous les aliments en cause, quel que soit leur niveau de contamination. Le fipronil est interdit dans l’alimentation, il n’a rien à faire dans les aliments".

    Les distributeurs dénoncent le "manque de diligence de certains industriels-fournisseurs"

    Plus globalement, plusieurs associations dénoncent une liste ministérielle alimentée "au compte-gouttes". Elles pointent le délai d’attente de publication de la liste, diffusée 2 semaines après l’éclatement du scandale en France et la responsabilité des industriels. "Le jeu des industriels est assez opaque", a estimé Laurent Pinatel, porte-parole de Confédération paysanne, interrogé sur France Inter dimanche 20 août.

    "Est-ce que ce sont les industriels qui ont tardé à établir où étaient passés les produits ou est-ce que c’est le gouvernement qui a tardé à sortir la liste ? Nous, on penche plutôt quand même sur le fait que les industriels n’ont pas joué le jeu. Il aurait fallu que le gouvernement fasse preuve de beaucoup plus de fermeté et exige de l’agroalimentaire des résultats et une traçabilité beaucoup plus rapide", a fustigé le porte-parole. La Fédération du Commerce et de la Distribution (FCD) cible elle aussi les industriels.

    Dans un communiqué publié le 16 août,(http://www.fcd.fr/qui-sommes-nous/actualites-de-la-fcd/detail/communique-de-presse-suite-la-crise-sanitaire-des-oeufs-contamines-au-fipronil/) elle affirme que "les enseignes sont, pour certains ovoproduits et produits transformés, toujours en attente de réponse et ne peuvent que déplorer à cet égard le manque de diligence de certaines industriels-fournisseurs, notamment belges et hollandais". 

    "Les industriels perdent du temps" pour "écouler les produits sur le marché"

    Le ministère, lui, défend les professionnels. "Cela prend énormément de temps de retracer chaque produit, d’établir quel producteur a reçu des œufs contaminés, de retrouver l’acheminement de tous les lots en France pour déterminer lequel a pu provenir de lots contaminés en Belgique ou au Pays-Bas", avance une porte-parole du ministère de l’Agriculture interrogée par le HuffingtonPost. "Chaque jour ce sont des millions d’œufs qui transitent. On ne peut donner de réponses en si peu de temps".

    La Confédération paysanne perçoit dans cette réponse la "pression des industriels" pour qui "retirer de la vente les ovoproduits utilisés dans la plupart des produits finis commercialisés coûterait beaucoup trop d’argent aux industriels. Ici, on perd du temps et, justement, ça joue en leur faveur parce que les produits incriminés sont en train d’être écoulés sur le marché. Ils sont dispersés", ajoute Laurent Pinatel. 

    L'ANIA, Association nationale des industries alimentaires, n'a pour l'instant pas répondu aux questions de Novethic. Mais, elle affirmait le 18 août dans un communiqué (https://presse.ania.net/actualites/cp-ania-fraude-sur-les-oeufs-les-entreprises-alimentaires-poursuivent-et-intensifient-les-controles-d6a0-53c7f.html#iO1KQ0wVDtiRBYwR.99) "maintenir" son "total engagement et sa volonté d'agir efficacement et rapidement, avec les autorités publiques, afin d'endiguer collectivement cette fraude qui fragilise l'ensemble de la filière alimentaire française. 

    Marina Fabre @fabre_marina    © 2017 Novethic - Tous droits réservés

     


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  •   [VIDEO] Dans la banlieue de Mumbai, les chiens sont bleus à cause de la pollution industrielle.

      http://www.novethic.fr/empreinte-terre/pollution/isr-rse/video-dans-la-banlieue-de-mumbai-les-chiens-sont-bleus-a-cause-de-la-pollution-industrielle-144743.html?utm_source=Abonnes+Novethic&utm_campaign=16f52c5350-EMAIL_CAMPAIGN_2017_08_21&utm_medium=email&utm_term=0_2876b612e6-16f52c5350-171059673

    Un chien bleu pris en photo par Arati Chauhan, présidente d'une association de défense des animaux
    Arati Chauhan

     A Navi Mumbai, plusieurs chiens de couleur bleu ont été aperçus dans les rues. En cause : le déversement de déchets toxiques dans la rivière avoisinante par plusieurs industries. La pollution de l'eau serait 13 fois supérieure aux normes autorisées. Les autorités ont lancé une enquête.

      Non, ce n’est pas une nouvelle espèce récemment découverte. Plusieurs passants ont filmé des chiens, errants dans les rues de Navi Mumbai, banlieue de la capitale indienne du Maharashtra. Leur particularité ? Ils sont bleus. Si leur couleur fait sourire, l’explication est, elle, beaucoup moins légère. Selon le Hindustan Times, leur teinte serait due au déversement de déchets toxiques par une usine dans la rivière Kasadi où les chiens viennent boire et se baigner. L’eau a d’ailleurs été jugée impropre à la consommation pour l'homme.

     Près de 1 000 industries, dont beaucoup de laboratoires pharmaceutiques, sont installées dans la région, explique le quotidien. Cinq chiens bleus ont été aperçus, affirment les journaux locaux. L'un d’entre eux serait même devenu aveugle, avance le docteur Sanjay Jadhav, de la Society for the Prevention of Cruelty to Animals qui a recueilli les animaux.

    Une pollution 13 fois supérieure aux normes autorisées

    L’association Navi Mumbai Animal Protection Cell a déposé plainte auprès de la Commission de contrôle de la pollution du Maharashtra (MPCB). "Nous allons prendre des mesures contre les pollueurs car ils détruisent l’environnement", ont déclaré des responsables du MPCB, qui ont déjà identifié une entreprise coupable. Il s'agit d'une usine qui utilise du colorant bleu pour fabriquer de la lessive et du détergent. "Décharger ces déchets dans n’importe quel plan d’eau est illégal", rappelle le MPCB. "Nous avons ordonné à notre agence sous-régionale d’enquêter", précise-t-il. 

    Selon Arati Chauhan, directrice de l’association Navi Mumbai Cell, plusieurs animaux comme des oiseaux et des reptiles ont également été contaminés. Depuis plusieurs années, les pêcheurs locaux alertent les autorités et témoignent qu’un "grand nombre de poissons" ont été retrouvés morts, flottant dans la rivière. En cause : la trop faible teneur en oxygène de l’eau. Arati Chauhan affirme que la teneur de chlore dans l’eau est 13 fois supérieure aux normes autorisées. 

    Marina Fabre @fabre_marina    
    © 2017 Novethic - Tous droits réservés


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