• https://www.asso-sherpa.org/mandat

    Pourquoi « Sherpa » ?

    Les Sherpas sont un peuple montagnard originaire des régions du Népal dont les guides sont réputés pour leur endurance, leur dextérité et leur audace ; ils sont si fiables que leur nom est devenu synonyme de « porteur ». Comme eux, notre association ambitionne d’accompagner les populations victimes de crimes économiques dans leur quête de justice.

    Qui est Sherpa ?

    Sherpa, association loi 1901 basée à Paris, a été créée en 2001 en vue de protéger et défendre les populations victimes de crimes économiques.

    L’association rassemble des juristes et des avocats venus de divers horizons, et travaille en étroite collaboration avec de nombreuses organisations de la société civile à travers le monde.

    Les activités de Sherpa reposent également sur le généreux soutien de volontaires, de stagiaires et d’avocats travaillant pro bono.

    Que fait Sherpa ?

    Vision et Mission

    Convaincue que le droit constitue un outil précieux pour agir en faveur du développement, Sherpa a choisi de mettre ses compétences et son savoir-faire juridiques au service de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (ODM).

    Programmes

    • Globalisation et droits humains

    La Commission européenne a défini la RSE comme « L’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes » (Livre vert sur la responsabilité sociale des entreprises, 2001).

    Une telle position reste insuffisante pour Sherpa, qui milite vivement pour la mise en place d’un cadre juridique contraignant à l’endroit des entreprises transnationales.

    • Flux financiers illicites et développement

    Qu’il s’agisse de l’argent de la corruption ou de l’évasion fiscale des multinationales, les flux financiers illicites constituent un enjeu majeur de développement. Ils réduisent les ressources disponibles pour les services publics essentiels et aggravent le poids de la dette des États, particulièrement des pays du Sud. La situation est telle qu’aujourd’hui encore la plupart des gouvernements des pays en développement ne parvient pas à satisfaire les besoins humains les plus élémentaires.

    Sherpa mène des campagnes visant à dénoncer la fuite illicite des capitaux.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Les Grands Voisins : ce lieu de vie solidaire au cœur de Paris

    Sources : LesGrandsVoisins.org / Latélélibre.fr / BastienSimon.fr
     Vidéo sur: https://mrmondialisation.org/ce-lieu-de-vie-solidaire-au-coeur-de-paris/?utm_source=actus_lilo

     

    Ouvert il y a un peu plus d’un an seulement, le site des Grands Voisins, situé dans le XIVème arrondissement de Paris, a tôt fait de conquérir le cœur des parisiens et de fédérer autour d’un projet qui mêle vie associative et lieux d’échanges. Après plusieurs mois d’expérimentations, de cohabitation et d’occupation au sein de l’ancien Hôpital Saint-Vincent de Paul, une série documentaire revient sur les différents temps forts qui ont d’ores et déjà marqué l’histoire de ce lieu unique en son genre. On vous emmène ? 

    Réinvestir un espace inoccupé

    L’initiative des Grands Voisins a émergé dans une volonté locale, encore trop rarement menée à bien, de réinvestissement de l’espace urbain disponible. En 2011, la maternité de l’hôpital Saint-Vincent de Paul, située en plein centre de Paris à quelques minutes de la place Denfert-Rochereau, est appelée à fermer, laissant à l’abandon pour plusieurs années un site de 3,4 hectares et de nombreux bâtiments.

    C’est trois ans plus tard, en 2014, que l’association Aurore prendra l’initiative de réinvestir le lieu, et y mettra en place une structure d’hébergement d’urgence qui accueille aujourd’hui 600 personnes. Au total, ce sont environ 2000 personnes qui cohabitent désormais au quotidien sur le lieu, entre personnes sans-abri hébergées au sein des structures mises en place à cette fin, bénévoles, entreprises, artistes et coordinateurs divers.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •                                                             2015    184 p.   14 €

        Une révolution silencieuse se prépare dans le domaine des moyens de paiements.
      De l'essor du bitcoin à l'arrivée d'Apple - qui a équipé ses derniers iPhones d'une puce de paiement sans contact -, les initiatives se multiplient pour contourner le quasi-monopole des banques.
      Philippe Herlin montre comment ces évolutions technologiques vont changer notre relation quotidienne à l'argent, et, au-delà, comment elles pourraient rendre nos économies plus saines et plus résilientes. Car elles permettent d'envisager une rupture avec le système monétaire actuel, centralisé et rigide, donc fragile.
      Ce bouleversement à venir des moyens de paiements est aussi une réelle menace pour les banques, qui pourraient devenir la sidérurgie de la prochaine décennie.
      Avec en filigrane une question clé : quelle monnaie, quel moyen de paiement, saura inspirer le plus confiance ?

      Philippe Herlin est économiste, chroniqueur et docteur en économie du Conservatoire national des arts et métiers. II a publié chez Eyrolles Finance :

      - Le nouveau paradigme (prix spécial du jury du Prix Turgot - 2011),

      -Repenser l'économie,

      -L'or un placement d'avenir,

      -France la faillite ? et l'ebook

      -La Révolution du bitcoin et des monnaies complémentaires (avec Atlantico).

       Son site : philippeherlin.com


    votre commentaire
  •     LES RESULTATS DE L’ETUDE « ELFE » CONFIRMENT UNE CONTAMINATION GÉNÉRALE DES FEMMES ENCEINTES AUX PERTURBATEURS ENDOCRINIENS 

         Paris, le 8 Décembre 2016,

    LES RESULTATS DE L’ETUDE « ELFE » CONFIRMENT UNE CONTAMINATION GENERALE DES FEMMES ENCEINTES AUX PERTURBATEURS ENDOCRINIENS

    NON LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS NE SONT PAS DES SUBSTANCES CHIMIQUES COMME LES AUTRES

       LA COMMUNICATION RASSURANTE DE SANTE PUBLIQUE FRANCE NE CORRESPOND PAS A L’ETAT DES CONNAISSANCES SCIENTIFIQUES ACTUELLES SUR LES PERTURBATEURS ENDOCRINIENS TEL QU’IL A ETE RAPPELE PAR LA SOCIETE INTERNATIONALE D’ENDOCRINOLOGIE.

      L’agence Santé Publique France vient de rendre publics les résultats de l’étude ELFE concernant l’exposition de la femme enceinte aux polluants organiques. Il s’agit principalement de substances chimiques considérées comme des perturbateurs endocriniens : bisphénol A, phtalates, polybromés, dioxines, perfluorés, certains pesticides…Cette étude menée auprès de 4145 femmes enceintes ayant accouché en 2011 fournit donc une très bonne estimation de la contamination de l’ensemble de la population.

      Bien que cette étude révèle une contamination quasi-générale correspondant aux niveaux induisant des effets sur la santé, la communication de l’agence Santé Publique France se veut volontairement rassurante en s‘appuyant   sur 2 points :

    • Les concentrations mesurées sont « globalement inférieures à celles observées dans les études antérieures françaises et étrangères »
    • « La présence de ces polluants dans l’organisme de la mère n’implique pas nécessairement d’effet néfaste pour sa santé ou celle de l’enfant »

      « Cette conclusion ne correspond pas à l’état des connaissances scientifiques d’aujourd’hui, affirme André Cicolella, président du Réseau Environnement Santé, à l’origine de l’interdiction du bisphénol A dans les biberons et les contenants alimentaires , car les Perturbateurs Endocriniens ne sont pas  des substances chimiques comme les autres».

      C’est aussi ce qu’a rappelé la pétition « Halte à la manipulation de la science » signée la semaine passée par 100 scientifiques mettant en cause la Commission Européenne qui cherchait à les banaliser. Le changement de paradigme des Perturbateurs endocriniens tel qu’il a été rappelé par la Société internationale d’Endocrinologie en octobre 2015 affirme en effet que « Les PE agissent selon une relation dose-réponse non linéaire, avec des effets à faibles doses principalement pendant la phase de développement”.

      Outre que “La période de la grossesse est la période critique”, cette déclaration rappelle les graves conséquences de cette exposition sur la santé de l’enfant et du futur adulte : “  Il y a un fort niveau de preuve au plan mécanistique et expérimental chez l’animal, et épidémiologique chez l’humain, notamment pour les effets suivants : obésité et   diabète, reproduction  chez la femme et l’homme, cancers hormono-dépendants chez la femme, cancer de la prostate,  effets thyroïdiens,  neurodéveloppementaux et  neuroendocriniens"

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •                                                                             NOS VALEURS

    https://www.coopek.fr

     

    La monnaie des 4 transitions :
    énergétique, carbone, alimentaire et sociale

     

     

     
      La monnaie COOPEK défend des valeurs pour une économie sociale et solidaire qui place l’homme, et non le capital, au cœur de l’activité économique locale, régionale et nationale.

      CITOYENNETÉ

    • Organisation dont les finalités économiques et sociales cohabitent et dont le bénéfice financier n’est pas un objectif
    • Génère de l’emploi par la création de valeurs et de richesse sur le territoire
    • Moyen de fédérer autour d’une démarche citoyenne dans l’intérêt général
    • Réappropriation du rôle démocratique de la monnaie pour lui redonner son rôle de moyen d’échange

    RESPONSABILITÉ

    • Préservation de l’environnement (transition alimentaire, énergétique et compensation carbone) et développement de la biodiversité
    • Responsabilité sociétale basée sur les trois piliers du développement durable (social, environnemental, économique)
    • Fort engagement à favoriser l’émergence d’une finance tournée vers l’économie réelle, collaborative et non spéculative qui permet des impacts associés positifs sur la société
    • Gouvernance qui n’a pas vocation à toucher des dividendes

    INNOVATION

    • 100% numérique
    • Monnaie à la fois locale (favorise les achats de proximité) et nationale (diffusion et réseau plus grand)
    • Pas de commission, pas de spéculation, pas d’intérêts
    • Outil innovant d’échange et de crédit (Crédit COOPEK inter-entreprises)

    SOLIDARITÉ

    • Gestion par une structure au statut coopératif : SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif)
    • Soutien (pérennité + développement) du tissu socio-économique local
    • Parité avec l’euro (pas une monnaie alternative ni spéculative)
    • Aide au financement via le Fonds de Dotation et le COOPEK Solidaire

    La monnaie COOPEK contribue aux trois piliers du développement durable :

    Social & Sociétal
    – Soutien de l’activité
    – Acteur sur le territoire
    – Génère une activité supplémentaire par la création de valeur

    Environnemental
    – Financement de la rénovation énergétique et la production d’énergies renouvelables,
    – Compensation carbone des activités des entreprises, collectivités ou particuliers
    – Financement des projets de biodiversité ou d’insertion sociale et de production alimentaire

    Economie
    – Lutte contre la délocalisation
    – Evite les placements à termes et les frais bancaires
    – Promotion des prêts à taux zéro
    – Pas de spéculation


    votre commentaire
  • Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records

    Publié par L'Atelier de la mémoire de Sylvie Simon sur 5 Mai 2015

    http://www.sylviesimonrevelations.com/2015/05/le-salvador-bannit-le-roundup-de-monsanto-et-connait-des-recoltes-records.html

    Catégories : #OGM- Monsanto- Pesticides

    Le Salvador bannit le Roundup de Monsanto et connaît des récoltes records
    Source : Bio à la Une

    Le Salvador a tourné le dos aux grandes multinationales semencières et aux phytosanitaires pour favoriser la culture de graines locales. Depuis, le système agricole du pays aurait gagné en durabilité et en productivité.

    En septembre 2013, le Salvador votait l’interdiction de 53 produits phytosanitaires à usage agricole. Parmi eux, ce grand pays producteur de café, coton, maïs et canne à sucre retirait du marché le Roundup (glyphosate), désherbant vedette de Monsanto, récemment classé “cancérogène probable” par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    Pour protéger le patrimoine semencier salvadorien et assurer la production agricole, le gouvernement de l’ancien président Mauricio Funes lançait en 2011 le Plan pour l’agriculture familiale (FAP). À destination de quelque 400 000 familles d’exploitants, ce plan visait à revaloriser les semences locales et émanciper les petits producteurs des industriels des biotechnologies et de leurs OGM.

    En crise, le système agricole était majoritairement dépendant des semences hybrides commercialisées par Monsanto, Pioneer et consort. Avant la mise en œuvre du FAP, 75 % du maïs et 85 % des haricots étaient importés selon le site d’information The Seattle Globalist. Et les plantes cultivées sur le territoire étaient majoritairement issues de graines OGM stériles, non adaptées aux territoires et à leurs particularités, forçant le recours aux intrants chimiques. Réaffirmant sa souveraineté alimentaire, le gouvernement a donc décidé de rompre avec les industries semencières internationales pour favoriser les graines locales.

    L’État a alors investit plus de 18 millions de dollars afin de livrer 400 000 exploitants en maïs H-59, développé par le Centre national de la technologie agricole et forestière (CENTA). Le maïs présente l’avantage d’être une variété locale, mieux adaptée aux terres salvadoriennes et plus résistantes à la sécheresse.

    Selon le site Natural Society, l’agriculture du Salvador serait en pleine expansion. Le pays aurait connu des récoltes records depuis qu’il a banni certains phytosanitaires.
    Si le Salvador s’est détourné des grands groupes internationaux spécialisés dans les biotechnologies, des questions demeurent quant à la pérennité du Plan agricole du pays. Car le maïs H-59, bien que produit localement, est une variété hybride. Il a beau être mieux adapté au territoire du Salvador et nécessiter l’usage de moins d’intrant, il n’en est pas moins stérile.

    Mise à jour : Suite à de nouvelles informations, l'article a été modifié le 22 avril 2015. La rédaction remercie Pierre-Alexis Rigaudière pour son éclairage et ses sources.


    votre commentaire
  • 2013    275 p.

        En deux siècles d'histoire, la vaccination a connu succès et scandales. Aujourd'hui il est bien difficile de savoir si les données scientifiques sont suffisantes pour créer sans cesse - et sans risque - de nouveaux vaccins. Nous savons par exemple que la population vaccinée contre la grippe est passée aux Etats-Unis de 15 % en 1980 à 65 % aujourd'hui, sans qu'aucune diminution des décès liés à cette maladie n'ait été observée.

      Et pourquoi le nombre de décès par rougeole n'a pas diminué depuis 1988 en dépit d'une couverture vaccinale beaucoup plus étendue ?

      Ecrit par une spécialiste de la désinformation en matière de santé, ce livre contient les données les plus parlantes sur les vaccins. Par recoupements de chiffres, de dates, Sylvie Simon démontre magistralement comment l'industrie pharmaceutique, les médias et les gouvernements nous manipulent dès lors qu'il est question de vaccin.

       Sylvie Simon est écrivain et journaliste. Elle collabore à plusieurs journaux de santé et a publié de nombreux essais, dans lesquels elle analyse divers scandales engendrés par la corruption de certains milieux et d’experts qui se prétendent indépendants, mais qui sont à la solde des lobbies.
      À travers ses livres et conférences, en France et à l’étranger, elle souhaite réveiller la conscience endormie par le matraquage médiatique et nous invite à réfléchir, à être responsables de nos décisions en parfaite connaissance de cause, et à réviser entièrement toutes nos valeurs et notre système de pensée.

      Son site:  http://www.sylviesimonrevelations.com/


    votre commentaire
  • Je gagne moins en CDI qu'au chômage : en grève de la faim, je veux vivre de mon travail

     Modifié le 12-02-2017

    Avatar de Aurélie B.

       Par Aurélie B.   Auxerroise  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/

        LE PLUS. Depuis le 6 février, Aurélie B., 27 ans, a débuté une grève de la  faim devant la mairie d'Auxerre. Mère de deux enfants, elle a créé une page Facebook pour défendre le "droit à vivre de son travail". Elle a fait le calcul : elle gagne moins aujourd'hui en CDI que lorsqu'elle n'avait pas d'emploi et touchait davantage d'aides sociales. Témoignage.

    Édité et parrainé par Rozenn Le Carboulec

     

     Aurélie a entamé une grève de la faim le 6 février 2017, devant la mairie d'Auxerre (Aurélie B.)

    En tant que femme et mère de deux enfants, je pensais avoir le droit de vivre de mon travail. Visiblement non. Depuis le 6 février, je suis en grève de la faim pour dénoncer un système d’aides sociales totalement injuste et incompréhensible : mon mari et moi gagnons moins d’argent en CDI que lorsque nous étions sans emploi. En conséquence, j’ignore aujourd'hui totalement comment je vais finir le mois.

    Il ne nous reste quasiment plus rien pour vivre

    Pour nous deux, tout a changé en septembre dernier. Mon mari, qui était étudiant, puis à mi-temps, est devenu clerc de notaire pour environ 1.190 euros par mois. Mon travail à temps plein dans une boulangerie à Auxerre me rapporte quant à lui 1.140 euros. Si nous arrondissons, nous vivons donc à deux avec 2.400 euros net par mois. Or, nous touchions davantage lorsque nous n’étions pas en CDI.

    Je viens en effet d’apprendre que les frais de remboursement de la Caisse d'allocations familiales (CAF) pour la garde de nos deux enfants, de six et bientôt deux ans, par une assistante maternelle, allaient passer de 690 à 290 euros. Or l’assistante maternelle nous coûte 1.000 euros par mois !

    Une fois que l’on a déduit cette somme de nos revenus, en plus du loyer à 677 euros et de toutes les factures et charges courantes (EDF, téléphone...), des 250 euros d'assurances, du crédit étudiant de mon mari de 260 euros, il ne nous reste quasiment plus rien pour vivre. J’ai fait le calcul : à partir du mois prochain, nous devrons nous nourrir avec seulement une trentaine d’euros par mois, contre 800 quand je ne travaillais pas et que mon conjoint était à mi-temps.

    On me dit que je devrais arrêter de travailler

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Kerlanic : une communauté autonome en danger en Bretagne

    http://toitsalternatifs.fr/habitatalternatif/kerlanic-communaute-autonome-bretagne/

      Pour aider la communauté allez sur : https://fr.ulule.com/oasis-kerlanic/

    Avant de fonder une communauté autonome, Audrey a travaillé durant 20 ans dans différents domaines comme l’animation socio-culturelle ou encore l’accompagnement social. Il y a 8 ans, à la naissance de son fils, elle a eu une soudaine prise de conscience sur la vie, sur la Terre et sur l’Humain. Notre société actuelle est dictée par la surproduction et la surconsommation. Les gens travaillent toute la journée pour payer des factures et s’offrir un confort matériel. Aller travailler très tôt, rentrer tard, ne pas voir ses enfants grandir… Audrey ne se voyait pas laisser l’éducation de son fils à quelqu’un d’autre. Elle ne se voyait plus devoir gagner de l’argent pour consommer toujours plus. Elle ne pouvait plus cautionner l’hyper-consommation de pétrole à travers les déplacements ou le plastique, ainsi que la lobotomie télévisuelle. Elle a donc décidé de sauter le pas de la vie en autonomie pour être maîtresse de sa vie et enseigner à ses enfants le respect de la terre.

    Kerlanic, une prise de conscience pour une communauté autonome

    Audrey ne savait pas vraiment par où commencer. Elle a d’abord quitté la région parisienne pour s’installé en Touraine. Elle a appris à vivre différemment : à s’informer sur l’éducation positive, l’instruction en famille, à cultiver son propre potager et à acheter des produits locaux. Au fur et à mesure des rencontres, elle s’est intéressée aux habitats alternatifs. Ça a été une seconde révélation.

    communauté autonome en France Kerlanic

    @Audrey de Kerlanic

    Après 3 années de vie en Touraine, Audrey a senti le besoin d’aller plus loin. Avec son ancien compagnon, ils achètent Kerlanic, une ferme bretonne du 17ème siècle, inhabitée depuis plus de 20 ans. La ferme est entièrement à rénover, il n’y a ni l’eau courante, ni l’électricité. À sa séparation, Audrey a décidé de continuer son nouveau projet de vie « seule ».

    Kerlanic est devenu un lieu de vie solidaire où se mêlent le désir d’un monde meilleur. Communauté autonome ne signifie pas autarcie, loin de là. D’autres personnes ont rejoint cette aventure humaine et positive.

    Permaculture, autonomie énergétique et matériaux recyclés ou écologiques

    Vivre simplement en respectant la nature et les humains. Audrey explique que « KERLANIC » est avant tout tournée vers le « Comment faire autrement », en toute simplicité volontaire.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •                                                                               2014    334 p.   22,90 €

    Revue de presse

    « Economix est un livre hors norme. S'il avait existé à l'époque, certains banquiers n'auraient pas osé vendre autant de crédits à risque. » --Le Monde

    « Si ce livre pouvait se résumer en une phrase, c'est bien que l'économie peut être accessible et compréhensible à tous.» --Publishers Weekly

    « C'est tout simplement phénoménal ! » --David Bach
     
        Mêlant la bande dessinée avec des textes clairs et pleins d'humour, ce roman graphique transforme la « science obscure » de l'économie en une histoire amusante et accessible à tous.

        Cette BD/document d'un nouveau genre explore trois siècles de pratiques économiques. Elle raconte la mondialisation, les grands penseurs, les impasses et les rebonds, l'impact des guerres, des changements climatiques ou des pénuries de ressources.

        Clair et pédagogique, tout en images, avec l'humour en prime, Economix est indispensable dans toutes les bibliothèques. Comprendre l'économie, c'est maîtriser notre destin.

      Economix relève le défi de raconter l’histoire de l’économie mondiale en un ouvrage concis, facile à lire et passionnant. Il permet aussi de gagner du temps : on pourrait lire dix livres sur la question et ne pas récolter autant d’informations.
    Comment la crise des subprimes s’est-elle réellement déroulée ? Pourquoi Lehman Brothers a-t-il fait faillite ? Chaque année, chaque mois, chaque jour, il arrive dans l’économie quelque chose qui nous concerne.

    POURQUOI UNE NOUVELLE ÉDITION ?
       La première édition allait jusqu’aux conséquences de la crise des subprimes. L’économie est une science en mouvement et l’auteur continue d’étudier et d’analyser les décisions prisent par nos dirigeants en matière économique. Dans ses 32 pages supplémentaires, il raconte avec une grande clarté l’enjeu du Partenariat transpacifique qui est en cours de négociation.
       Ce traité de « libre-échange », s’il est signé, aura des conséquences directes sur la vie quotidienne. Aussi, l’auteur explique avec la même clarté les enjeux de ce « partenariat ».

       Michael Goodwin est passionné à la fois par l’Histoire et par l’économie. Ne trouvant d’ouvrage capable de raconter dans un seul livre quatre siècles de pensée économique tout en étant accessible au plus grand nombre, il a décidé de l’écrire en en faisant une BD. Il a créé un site Internet qui prolonge le livre : www. economixcomix.com.

       Le dessinateur Dan E. Burr a travaillé dans beaucoup de domaines, dont le dessin animé, l’illustration pour la presse (journaux et magazines) et le design de produits. Ses romans graphiques ont remporté de nombreux prix et ont été salués par la critique.

      Traduit de l'anglais (États-Unis) par Hélène Dauniol-Remaud


    votre commentaire
  • Sources : ecowatch.com / projects.propublica.org / greenpeace.org / hesperian.org /
     

       Comment fait-on une jupe, un t-shirt ou un jeans pas cher ? C’est simple, on externalise les coûts de production ! C’est à dire qu’on reporte la charge des coûts sur un élément invisible : généralement l’environnement ou le travailleur. Derrière une mode peu coûteuse, on retrouve des enjeux majeurs des luttes sociales et environnementales. Difficile de réaliser tout ce qui peut se cacher derrière un simple T-shirt en coton…

    Pour nombre de consommateurs, il est agréable de se balader dans les rayonnages des magasins de vêtements, souvent riches en couleurs, de se laisser séduire par des vêtements dont on a pas toujours le besoin, de sentir l’odeur du textile neuf, de toucher et tester les nouvelles tendances, bercé par une musique corporate étudiée pour nous enthousiasmer… Difficile d’intellectualiser et rationaliser ses envies dans de telles conditions. Pourtant, sous les nuances de couleurs, il y a des nuances de vies.

    Industrialisation, consumérisme, mondialisation,… ils sont autant de parents de l’industrie du textile centrale dans nos existences autant que le logement et la nourriture. Contre tous les constats alarmants et critiques de la mondialisation, la demande en textile est pourtant de plus en plus effrénée. Des alternatives équitables et durables voient timidement le jour mais dépendent entièrement des choix des consommateurs pour perdurer. Et qu’est-ce qu’un bon consommateur si ce n’est un consomm’acteur informé et conscient ? Dès lors, prenons le temps de vulgariser quelques faits intéressants à travers 6 points clés qui questionnent l’industrie textile conventionnelle.

    1. Le coton est une plante chimiquement dépendante

    Le coton. C’est le composant le plus couramment utilisé dans le monde. On le retrouve dans près de 40% de nos vêtements. Bien qu’il ne représente que 2,4% de toutes les terres cultivées, il utilise à lui seul 12% de tous les pesticides et 25% des insecticides fabriqués dans le monde (Danish Fashion Institute). Un rapport astronomique dont l’impact écologique est profond. Une réalité très éloignée des yeux du consommateur étranglé par son pouvoir d’achat. Si une consommation modérée reste le plus efficace pour lutter contre cette réalité, il existe des labels qui garantissent un vêtement sans intrants chimiques.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Francis Eustache et Bérengère Guillery-Girard - La neuroéducation - La mémoire au coeur des apprentissages.

                                                                             2016     172 p.     17,90 €

        La mémoire est un capital précieux qui évolue tout au long de la vie. Elle nécessite une éducation et un soin particulier lors des premières années et jusqu’à la fin de l’adolescence, quand les apprentissages sont nombreux.
    Mais c’est un processus fragile : au cours de sa maturation, la mémoire peut être confrontée à des difficultés – pathologiques ou non, durables ou transitoires – qui ont des conséquences sur les processus d’apprentissage et des répercussions sur l’ensemble de la scolarité.
       Nourri des recherches les plus récentes et illustré d’exemples concrets, ce livre propose des données nouvelles et une réflexion d’ensemble sur le développement de la mémoire chez l’enfant, afin de donner à ce dernier toutes les chances de réussir à l’école.

        Francis Eustache est neuropsychologue et directeur d’études à l’École pratique des hautes études (EPHE). Il dirige depuis plus de dix ans l’unité de recherche de l’Inserm « Neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine » à l’université de Caen-Normandie. Il est président du conseil scientifique de l’Observatoire B2V des mémoires.

       Bérengère Guillery-Girard est neuropsychologue et maître de conférences à l’École pratique des hautes études (EPHE) et membre de l’unité de recherche de l’Insern « Neuropsychologie et imagerie de la mémoire humaine » à l’université de Caen-Normandie.


    votre commentaire
  • Commentaire. Le QI moyen de l’humanité baisse de façon inquiétante.
    Il a perdu 3,8 points en France entre 1999 et 2009. Dix ans c’est court.
    Bien évidement encore une fois on pointe du doigt les toxiques, pesticides et perturbateurs endocriniens.
    Tous ces produits pour lesquels l’industrie et les groupes de pression et autres lobbies se battent pour que la commission européenne ne les interdisent pas.

    Que dire de l’Angleterre où il a diminué de 14 points ? Ce chiffre veut dire passer de la capacité à faire des études supérieures à juste la possibilité d’avoir son BAC.
    A ce rythme nos enfants seront demi-débiles avant 50 ans.

    Comme ces produits sont largement répandus dans la nature et persistent très longtemps après leur interdiction (50 ans et plus après leur suppression, ils continuent à nous intoxiquer) nous sommes certains que ces perturbations ne vont pas s’arrêter et de loin.

    A se demander si on a pas déjà dépassé le point de non retour.

    Le chiffre des autistes explose depuis 20 ans, et ceux que l’on pensait passé à travers le flux des toxiques se retrouvent avec un cerveau endommagé à l’âge adulte.

    L’article reprend un film un peu simpliste «Idiocracy» où un homme d’une intelligence tout à fait classique, hiberné par erreur 500 ans, se retrouve à son réveil l’homme le plus intelligent de la planète. Ce film prend des aspects de réalité inquiétante.

    L’ARTICLE :

    Test - jpeg

    Les tests (ici l’un d’entre eux, appelé  « matrices progressives de Raven ») montrent qu’après avoir augmenté tout au long du vingtième siècle, le QI des Occidentaux est en régression depuis une quinzaine d’années. – DR

    Un nombre croissant d’études montrent un recul généralisé du QI moyen. Un phénomène multifactoriel, qui met notamment sur la sellette les perturbateurs endocriniens.
    De plus en plus d’études pointent la même inquiétante tendance : à peu près partout dans le monde occidental, le quotient intellectuel moyen de la population baisse dangereusement depuis une quinzaine d’années. Cette découverte est venue de l’analyse des résultats obtenus aux tests psychométriques par les jeunes conscrits. Toute l’Europe du Nord, en particulier, s’est révélée touchée.

    2060740_linquietant-recul-du-quotient-intellectuel-web-tete-0211739178110

      Luke Wilson dans une scène du film « Idiocracy », de Mike Judge – NANA PRODUCTIONS/SIPA

    En 2013, une étude parue dans la revue « Intelligence » et ayant consisté en une méta-analyse des mesures systématiques faites en Angleterre, pays du pionnier de la psychométrie Francis Galton, depuis 1884, montre que les Britanniques ont perdu en moyenne 14 points de QI depuis la Seconde Révolution industrielle. Plus troublant encore, contrairement à ce que pourrait faire croire l’avènement du numérique et des jeux vidéo, les temps de réaction à un stimulus ont augmenté : non seulement les sujets de Sa Gracieuse Majesté raisonnent moins bien que leurs ancêtres de l’ère victorienne, mais ils pensent aussi plus lentement !

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •   Grain

    Alerte ! Avalanche transgénique au Mexique

    GRAIN | 26 November 2012 |

     

    Maïs traité avec des pesticides au Chiapas, Mexique (Photo : David Lauer)

    Maïs traité avec des pesticides au Chiapas, Mexique (Photo : David Lauer)

    L’Amérique latine subit, de la part des transnationales de l'agroalimentaire, une offensive d’une intensité extrême qui rappelle celle qui avait été vécue dans le cadre de la Révolution verte des années 1960 — la première —, ou lors du premier débarquement de transgéniques dans les années 1990. D’un bout à l’autre du continent américain, et sous différentes formes, l’invasion par les transgéniques menace la possibilité, pour des millions de paysans, de peuples indigènes et de consommateurs et consommatrices, de cultiver la terre et de s’alimenter. La liste inclut presque tous les pays et, pour ne mentionner que les cas les plus récents, commençons notre tour d’horizon dans le Sud avec le coup d’État parlementaire au Paraguay dont l'un des objectifs était d’obtenir l’autorisation de cultiver du maïs transgénique que le gouvernement tente en réalité déjà de mettre en œuvre. En Argentine, Monsanto veut construire la plus grande usine d’Amérique latine pour transformer le maïs transgénique ; il veut aussi modifier la loi sur les semences pour l’adapter à ses besoins. Dans la région andine, nous nous inquiétons des tentatives de rompre l’interdiction des OGM en Bolivie et en Équateur à l’aide d’arguments douteux. Au Costa Rica, la Comisión de Bioseguridad tente d’approuver un maïs transgénique. Ce n’est pas un hasard si presque partout, le maïs, notre maïs, est la principale cible de ces agressions. Il n’est pas fortuit non plus que le Mexique soit le foyer d’une des agressions les plus brutales.

    L’avalanche arrive

    Il se peut qu’avant la fin du mandat présidentiel de Felipe Calderón, ou dès le début de celui du nouveau président, Enrique Peña Nieto, on commence à cultiver du maïs transgénique à des fins commerciales sur plus de deux millions d’hectares du territoire mexicain, en commençant par les États de Sinaloa et de Tamaulipas ! C’est ce que documente, alarmé, le Groupe ETC :

    L’approbation des premières demandes des transnationales Monsanto et Pioneer (propriété de DuPont) pour planter du maïs à échelle commerciale au Mexique est à l’étude : un million quatre cent mille hectares dans le Sinaloa et plus d’un million d’hectares dans le Tamaulipas. Ce territoire est plus grand que tout l’État de Mexico, 17 fois plus grand que le district fédéral de Mexico et plus grand que le district fédéral et les États du Morelos, Tlaxcala, Colima et Aguascalientes réunis. Il est aussi bien plus grand que des dizaines de pays, comme le Salvador, le Koweït ou le Luxembourg.

    Ils veulent planter, sur plus de la moitié de ces terres, le même type de maïs transgénique (avec le gène Mon603) qui a produit le cancer chez des rats dans l’expérience menée par le docteur Séralini en France, dont les résultats ont été publiés en octobre 20121.

    S’il est approuvé, ce maïs d’irrigation, semé dans les mois à venir, se répandra à travers le Mexique au milieu de l’année prochaine. Il inondera les grandes villes — la région métropolitaine du District fédéral, Tijuana, Monterrey, Guadalajara — et d’autres villes de taille moyenne, en suivant les voies de distribution habituelles, exposant ainsi la population à de graves dangers. Ce maïs sera consommé directement dans des aliments comme les tortillas, les atoles, les tamals ou pozols ou indirectement dans d’innombrables aliments transformés qui en contiendront sous forme d’édulcorant, d'émulsifiant, d'agent de stabilisation ou d'excipient. Il sera très difficile d’en retracer l’origine2.

    Dans un premier document de soutien à la résistance contre cette agression, le Centro de Estudios para el Cambio en el Campo Mexicano (Ceccam, Centre d’études pour le changement dans la campagne mexicaine) insiste sur ce point en expliquant :

    Les sociétés de commercialisation comme Cargill et les entreprises industrielles comme Maseca, Minsa et ADM achètent le maïs aux agriculteurs. Cargill vend le maïs en grain pour la fabrication de la pâte3 aux moulins des villes, lesquels fournissent les fabricants de tortillas. Maseca et Minsa fabriquent de la farine de maïs qu’ils vendent aux fabricants de tortillas ; certains mélangent la farine avec de la pâte, d’autres utilisent seulement de la farine, par exemple ceux qui vendent leurs tortillas chez Walmart. Maseca et Minsa fabriquent aussi des tortillas et vendent de la farine de maïs au détail. ADM distribue le maïs en grains aux magasins Diconsa. Tous ces types de farine et de pâte sont préparés ou contaminés avec du maïs transgénique, car il n’y a aucun moyen de séparer le maïs transgénique de celui qui ne l’est pas.

    De plus, le gouvernement du Mexique s’est toujours opposé à l’étiquetage des produits transgéniques de sorte que très bientôt, nous mangerons tous et toutes du maïs transgénique sans le savoir4.

    Pourquoi une alerte rouge?

    Les communautés paysannes et indigènes, les habitants des quartiers de toutes les grandes villes et les organisations de la société civile sonnent une alerte rouge totale parce qu’ils considèrent qu’il s’agit d’une « contamination planifiée de manière tout à fait délibérée5 ». La superficie qui serait semée est si vaste que nous pouvons affirmer que c’est une véritable

    Milpa traditionnelle à flanc de montagne (Dessin : Rini Templeton)

    Milpa traditionnelle à flanc de montagne (Dessin : Rini Templeton)

    avalanche de maïs transgénique qui plane sur l’ensemble du pays, tant à la campagne, pour ce qui est des cultures, qu’à la ville, pour les gens qui consomment cette céréale.

    Nous parlons d’une alerte rouge environnementale parce qu’elle signifiera l’érosion de l’immense variété des semences natives de maïs dans leur centre d’origine, centre qui dépasse largement la région mésoaméricaine. Les agences gouvernementales ont parlé de l’existence de « centres d’origine et de diversification du maïs » au Mexique (décrétant ainsi l’existence de régions où l’on pourrait semer n'importe quoi parce qu’elles « ne sont pas des centres d’origine ») ; mais les communautés et les organisations de la société civile insistent, avec des chercheurs et des experts de plusieurs régions du monde, sur le fait que :

    La contamination est un sujet qui concerne le monde entier parce que le maïs est l'une de nos cultures alimentaires les plus importantes, et le Mexique un réservoir de sa diversité génétique, diversité dont nous dépendons tous et toutes. Les changements envisagés aujourd’hui depuis la politique pourraient faire jouer au gouvernement mexicain le tragique rôle historique d’avoir permis la destruction d’une ressource essentielle pour l’avenir mondial de la sécurité alimentaire et celui d’avoir mis en danger l’héritage le plus précieux des peuples indigènes et paysans du Mexique6.

    Cette lettre a été publiée en 2003, peu de temps après que des centaines de communautés et d’organisations eurent démontré, de manière autonome, qu’il y avait déjà des foyers de contamination transgénique des variétés natives de maïs dans plusieurs États de la République.

    De mars à mai 2009, plus de 762 organisations de 56 pays et des milliers de personnes ont signé une nouvelle lettre adressée au peuple du Mexique, au gouvernement mexicain, à la FAO, à la Convention sur la diversité biologique et à la Commission du développement durable des Nations Unies. Ils y dénonçaient le fait que le gouvernement mexicain mette fin au moratoire sur le maïs transgénique en vigueur depuis la fin de 1998 et le début de 1999 et prépare le terrain pour la plantation commerciale aujourd’hui sur le point d’être adoptée.

    Dans cette lettre conjointe avec la Red en Defensa del Maíz (réseau de défense du maïs) — un regroupement pour la défense du maïs formé par plus de mille communautés de 22 États de la république mexicaine — les signataires ont insisté :

    Le Mexique est un centre d’origine et de diversité du maïs. Il existe plus de 59 races reconnues et de milliers de variétés qui seraient irrémédiablement contaminées.

    Ce sont les peuples indigènes et paysans qui ont créé et maintenu ce trésor génétique du maïs, l'une des principales cultures dont dépend l’alimentation humaine et animale sur la planète.

    Le maïs est l’aliment de base de la population mexicaine. On n’a jamais évalué les effets de sa consommation quotidienne et massive comme c’est le cas ici. Des études scientifiques sur une consommation bien moins importante montrent que les transgéniques provoquent des allergies et d’autres effets sur la santé humaine et animale7.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •                                                                                2016    128 p.    10 € 

       Il n'y a pas de fatalité : si les cas de cancer du sein ont dramatiquement augmenté ces dernières décennies dans les pays occidentaux, c'est que les facteurs de risque présents dans notre environnement quotidien se sont multipliés. La bonne nouvelle, c'est qu'il est possible de faire reculer l'épidémie, à condition de bien identifier les causes et de mener les politiques publiques adéquates. Ce livre propose une synthèse claire et accessible de l'état de la recherche scientifique sur le sujet pour combattre les idées reçues : certes, certains cancers ont des causes génétiques, l'espérance de vie a augmenté et le dépistage s'est amélioré.
      Mais, quand on compare les taux de différents pays, on constate une très forte disparité liée aux modes de vie et aux facteurs de risques. Ainsi, d'après les bons résultats du Bhoutan, il serait théoriquement possible de réduire de 95 % le taux de cancer du sein en Belgique ! Il est temps de faire connaître les nombreuses données disponibles et de se mobiliser contre un étau qui nous touche tous, de près ou de loin. Si l'exposition au pesticide DDT a été reconnue cancérigène cinquante ans après les premières dénonciations, n'attendons pas cinquante autres années pour proscrire le bisphénol A et autres perturbateurs endocriniens de nos vies ! 
     

       André Cicolella est toxicologue et spécialiste de l'évaluation des risques sanitaires. Il préside l'association Réseau environnement santé (RES), à l'origine de l'interdiction du bisphénol A dans les biberons et du perchloroéthylène pour le nettoyage à sec.


    votre commentaire
  • CAC 40 : augmentation record des dividendes en 2016 avec 56 milliards d’euros

    par Olivier Petitjean 30 janvier 2017

       http://www.bastamag.net/CAC40-augmentation-record-des-dividendes-en-2016

    Les entreprises du CAC40 ont distribué 56 milliards d’euros en dividendes et rachats d’actions en 2016. Un niveau record depuis la crise financière de 2008 [1]. Ce sont 13 milliards de plus qui ont été versés aux actionnaires comparé à 2015 (43 milliards d’euros). En moyenne, les grandes entreprises françaises ont ainsi redistribué 57 % de de leurs bénéfices aux actionnaires, contre 51 % en 2015.

    Trois entreprises représentent à elles seules les deux tiers de ce montant : Sanofi et Total, les deux principales capitalisations boursières françaises, ainsi que Vivendi. Le groupe de médias et de divertissement a reversé en tout 9,6 milliards, dont 3,8 milliards de dividende exceptionnel ! Dans le cas de Vivendi, ces chiffres sont le résultat de l’arrivée de Vincent Bolloré, qui a puisé dans la trésorerie de Vivendi pour accroître les dividendes versés aux actionnaires – dont lui-même – ou acquérir des participations ailleurs [2].

    Le groupe Sanofi (6,7 milliards de dividendes en 2016) est de son côté exposé à des affaires de sécurité sanitaire, comme celle de la Dépakine et de ses effets secondaires sur les femmes enceinte et leurs bébés, comme le rappelle Novethic,(http://www.novethic.fr/isr-et-rse/actualite-de-la-rse/isr-rse/cac-40-inquietude-autour-de-dividendes-records-en-2016). Ces affaires pourraient lui coûter plusieurs dizaines de milliards d’euros pour indemniser les victimes (lire cet article de l’Observatoire des multinationales: http://multinationales.org/Sanofi-et-sa-Depakine-vises-par-la-premiere-action-de-groupe-en-France-dans-le).

    Pour le pétrolier Total (5,9 milliards), les dividendes distribués chaque année constituent un pari sur sa capacité à extraire du pétrole et de gaz malgré leur rôle dans la crise climatique. C’est également autant d’argent qui ne sera pas consacré à une véritable transformation du modèle de Total pour répondre aux exigences de la transition énergétique (sur ce sujet, voir notre récent rapport Total : une stratégie climat en trompe-l’œil).

    Deux fois plus de dividendes que d’investissement

    Plusieurs observateurs ont souligné les risques intrinsèques à l’explosion des dividendes au détriment notamment des investissements, qui assurent la pérennité à long terme des firmes. Selon les calculs de Christian Chavagneux pour Alternatives économiques (http://www.alternatives-economiques.fr/plus-de-dividendes-dinvestissements), les entreprises non financières françaises ont distribué en 2016 deux fois plus de dividendes qu’elles n’ont consacrées à l’investissement – une proportion inversée par rapport aux années 1980. Contrairement à un argument parfois invoqué, ces dividendes ne contribuent que très modérément à entretenir la prospérité de l’économie et de la société française dans son ensemble, au vu de la faible taxation du capital et du fait que plus de 50 % des actionnaires du CAC40 sont étrangers.

    La hausse ininterrompue des dividendes illustre donc une nouvelle fois la manière dont les entreprises sont de plus en plus gérées uniquement dans l’intérêt immédiat de leurs actionnaires, au détriment de leur stratégie industrielle et de leurs travailleurs. Sans oublier la question de la prise en compte des coûts sociaux et environnementaux de leurs activités, qu’illustrent chacun à leur manière les exemples de Total et Sanofi.

    Si, comme le rappelle Libération, les investissements et la part des salaires sont eux aussi repartis à la hausse, les profits générés par les entreprises restent très majoritairement consacrés à la rémunération du capital et des actionnaires. Malgré leurs discours sur le besoin d’investir sur le long terme, les fonds financiers comme BlackRock continuent à prioriser la distribution de dividendes. Plusieurs entreprises, dont EDF, doivent même s’endetter sur les marchés pour distribuer des dividendes, dont le premier bénéficiaire est en l’occurrence l’État actionnaire...

    Olivier Petitjean

    Notes

    [1Le record historique de distributions de dividendes par les sociétés du CAC40 s’établit à 57,1 milliards d’euros. C’était en 2007, juste avant la crise financière globale.

    [2Lire les articles de Libération ici (http://www.liberation.fr/futurs/2016/03/09/bollore-prend-ses-ponctions-chez-vivendi) et là:(http://www.liberation.fr/futurs/2016/06/07/bollore-et-les-25-milliards-d-euros-que-ne-verront-jamais-les-salaries-de-canal_)


    votre commentaire
  • Appelez un député européen sur CETA ! Voici comment faire

    https://stop-ttip.org/fr/blog/appelez-un-depute-europeen-sur-ceta/?noredirect=fr_FR

    January 18th, 2017

    Appeler vos députés européens au téléphone et discuter de l’accord CETA de libre-échange entre l’UE et le Canada, est probablement le moyen le plus efficace de les convaincre de voter contre cet accord dangereux en février 2017. Cependant, si vous ne l’avez pas déjà fait cela peut vous inquiéter de parler à un politicien professionnel sur une question aussi complexe.

    Ne vous inquiétez pas, vous n’avez pas besoin d’être expert. Vous êtes en droit en tant que citoyen de savoir comment votre représentant élu a l’intention de voter. Le but de ce guide est de vous donner quelques conseils sur comment avoir une conversation significative avec votre représentant européen.

    Quel député européen dois-je appeler?

    En principe, tous les 751 membres du Parlement européen sont censés représenter tous les citoyens de l’UE. Et tous ont leur mot à dire dans le vote final sur CETA. Bien sûr, ils sont plus susceptibles de vous écouter s’ils pensent que votre vote sera important pour eux ou leur parti dans les prochaines élections. Donc, si vous vivez au Royaume-Uni ou en France, vous devriez probablement choisir un élu dans la région où vous votez. Dans d’autres pays, vous voudrez peut-être parler à ceux qui ont leurs bureaux de circonscription près de chez vous.

    En introduisant votre code postal dans l’outil CETA CHECK, vous pouvez voir quels députés de votre région ne se sont pas encore engagés à voter contre CETA. Cliquer sur l’icône “info” à côté de leur nom pour obtenir leurs numéros de téléphone: un à Bruxelles, et (s’il existe) un dans leur bureau de circonscription.

    Quelques conseils

    Si vous voulez vous rappeler les arguments les plus importants contre CETA avant d’appeler, il existe d’excellents documents que vous pourrez utiliser :

    • Si vous n’avez pas beaucoup de temps, regardez la petite collection à la fin de ce guide.
    • Si vous voulez lire un peu plus en profondeur autour des mythes les plus courants diffusés par les partisans de CETA (ceux que vous allez probablement entendre au téléphone), nous vous recommandons l’excellente publication du Corporate Europe Observatory, « La grande escroquerie CETA » (disponible en anglais, allemand, français et bulgare).
    • Si vous souhaitez devenir un expert de CETA, lisez l’analyse d’experts publiée par une coalition d’organisations indépendantes de la société civile « Making sense of CETA » (en anglais ou en allemand).

    Restez poli et soyez vous-même. Quoi qu’il arrive, n’oubliez pas les règles de base de la courtoisie et du bon sens. Que vous soyez d’accord ou en désaccord avec la personne qui vous répond, et quelles que soient les opinions d’autres membres de son groupe politique, ne donnez pas une image négative des personnes qui défendent le même but que vous.

    La plupart du temps, vous échangerez avec un assistant parlementaire et non pas directement avec un député européen. Ceci n’est pas un problème: engager la conversation. Les assistants jouent un rôle important dans le développement des positions des députés européens.

    Si vous rencontrez une question à laquelle vous n’avez pas la réponse, ne paniquez pas. Vous n’êtes pas censé être un expert, seulement un citoyen concerné. Dites au député que vous ferez une recherche sur la réponse et que vous le recontacterez avec plus d’information, puis venez nous le demander.

    Ne vous laissez pas décourager par les abréviations ou les concepts du jargon de Bruxelles. Si vous ne comprenez pas un terme ou si vous n’êtes pas familier avec les procédures auxquelles ils se réfèrent, demandez-leur une explication.

    Si vous n’êtes toujours pas satisfait des arguments, n’abandonnez pas. Demandez quelle est la position du député sur ce sujet et pourquoi.

    Au cours d’un appel téléphonique, n’hésitez pas à proposer de rappeler avec plus d’informations, de rencontrer le MEP, ou d’envoyer des documents, des références, etc. Parfois, les assistants parlementaires vous demanderont d’envoyer un e-mail.

    N’hésitez pas à rappeler plus tard pour vérifier qu’ils l’ont lu et ce qu’ils en ont pensé.

    Appel téléphonique

    La meilleure façon de transmettre votre message à un député est de développer votre argument oralement. De cette façon, vous pouvez adapter votre discours à ses réponses, tout en exprimant votre grande préoccupation concernant l’objet de votre appel. Les députés ne reçoivent pas beaucoup d’appels des citoyens, ils sont donc particulièrement sensibles.

    Voici un schéma pour une conversation typique :

    • VOUS: Bonjour, je suis [Votre nom], je suis un citoyen européen et j’appelle de [votre pays], et j’aimerais parler à Mme / Monsieur le député svp.
    • ASSISTANT: Mme / M. MPE n’est pas disponible, je suis son assistant. Puis-je vous aider?
    • VOUS: J’ai entendu dire que le Parlement européen votera sur l’accord commercial UE-Canada CETA au début du mois de février et je veux savoir comment Mme / M. MPE va voter.
    • ASSISTANT: OK, je vois. Nous avons déjà eu ce genre d’appels. Je n’ai pas le temps. Pouvez-vous svp nous envoyer un e-mail?
    • VOUS: Désolé, mais Mme / M. MPE est-elle / il le représentant élu des citoyens comme moi ou avez-vous seulement le temps pour les lobbyistes d’affaires? J’ai déjà essayé d’envoyer des mails aux députés sur ce sujet, mais le seul retour que j’ai eu a été des réponses automatiques. Écoutez, ceci est sérieux : CETA menace les droits des citoyens, les normes environnementales et la protection des consommateurs et promeut les intérêts des grandes entreprises plutôt que ceux des petites entreprises locales.
    • ASSISTANT: Nous savons que les ennemis du libre-échange ont été occupés à diffuser de telles accusations générales, mais ils sont basés sur une opposition générale à la mondialisation et des craintes émotionnelles, pas sur le texte réel. L’isolementisme n’est pas une façon d’avancer, nous devons plutôt mettre en place des règles concernant la mondialisation. CETA est le meilleur accord commercial jamais négocié par l’UE.
    • VOUS: CETA est une longue liste de ce que les gouvernements et les parlements ne sont plus autorisés à faire. Par exemple, s’ils veulent lutter contre le changement climatique. Ou l’inégalité sociale. Ou réglementer les banques. Ou inverser les privatisations échouées. Ou s’attaquer à tout autre problème pressant de notre époque. Et CETA peut forcer les gouvernements à payer quand ils choisissent d’aller de l’avant avec des politiques pour lesquelles ils ont été élus par leurs citoyens. Est-ce vraiment le meilleur que Mme / M. MPE et l’UE sont capables de réaliser pour nous les citoyens?
    • ASSISTANT: Ce n’est pas vrai. CETA est un accord commercial progressif. Il mentionne les droits des travailleurs et l’environnement.
    • VOUS: Il contient quelques belles paroles, oui. Mais il n’y a pas de sanctions si ces principes sont violés. Les syndicats européens et canadiens ont proposé un protocole pour prêter de la force aux règles du travail de CETA, mais cela n’a pas été pris en compte. Pourquoi la quasi-totalité des syndicats comme la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et les organisations environnementales vous appellent-ils à voter contre CETA si c’est si grandiose que vous le dites? Comment pouvons-nous mettre en œuvre l’Accord Climat de Paris si les pollueurs peuvent poursuivre les Etats pour adopter des lois pour éliminer les combustibles sales et dangereux comme le charbon et le nucléaire ?
    • ASSISTANT: Ne vous inquiétez pas. Nous avons noté ces inquiétudes et nos députés ont forcé la Commission à ajouter des déclarations supplémentaires à CETA qui veillera à ce que d’importantes réalisations européennes telles que le principe de précaution et le droit de réglementer demeurent intactes.
    • VOUS: Savez-vous qu’aucune de ces déclarations n’empêchera les investisseurs canadiens de poursuivre les législateurs européens? En théorie, nos Parlements peuvent encore réglementer, mais le coût des lois qui protègent les citoyens sera si élevé qu’ils n’oseront même pas essayer. Quelle municipalité reprendra les services privatisés de l’eau, de l’éducation, de la santé ou du bien-être social en main publique si le risque est d’être poursuivi par les investisseurs pour l’expropriation? C’est ainsi que les mécanismes de règlement des différends investisseur-État sont utilisés partout dans le monde et le système des tribunaux des investisseurs dans CETA créera exactement la même possibilité.
    • ASSISTANT: Oh non, CETA a un système de règlement des différends complètement nouveau, avec un tribunal indépendant. Voulez-vous plutôt conserver les anciens systèmes ISDS de centaines d’accords commerciaux bilatéraux?
    • VOUS: En tant que citoyen, je n’ai pas de tribunal spécial où je pourrais poursuivre des investisseurs étrangers lorsqu’ils me vendent des produits ou des services dangereux. Ni les entreprises nationales ne peuvent le faire, ni mon gouvernement. Pourquoi devons-nous accorder de tels privilèges aux investisseurs? L’UE et le Canada ont tous deux des systèmes juridiques fonctionnels. Pouvez-vous citer un seul cas où un investisseur canadien a été traité injustement par un tribunal européen?
    • ASSISTANT: Eh bien, vous savez qu’il ya des opinions très différentes à ce sujet. Cet accord est le résultat de 6 années de négociations, nous devons accepter des compromis sur certains points. Nous en discutons très intensivement dans notre groupe, nous avons eu beaucoup d’auditions et de débats au Parlement européen.
    • VOUS: Le texte final de CETA est disponible depuis mars dernier et les points problématiques ont été exprimés par des experts indépendants depuis lors. Les déclarations additionnelles ont été publiées fin octobre, si bien que Mme / M. MPE a eu le temps de se décider. Pourriez-vous svp discuter des questions critiques que je viens d’évoquer avec elle / lui et me faire savoir ce qu’elle / il pense? Je peux vous envoyer d’autres documents de référence où ces questions sont expliquées plus dans le détail.
    • ASSISTANT: OK, je vais faire rapport à Mme / M. MPE et voir ce qu’elle / il en pense.
    • VOUS: Merci beaucoup de m’avoir écouté. J’attends avec impatience de recevoir de vos nouvelles. Mon numéro de téléphone est [Votre numéro de téléphone] et mon adresse email est [Votre courriel]. Bonne journée.

    Comment votre appel s’est-il passé? L’avez-vous apprécié? Faites-nous part de votre expérience : info@cetacheck.eu

    Aviez-vous l’impression d’avoir pu faire une différence? Pensez-vous que vous pouvez encore vous améliorer? Alors il est temps d’appeler le prochain député européen !

    Arguments

    Nous avons sélectionné et regroupé les problèmes les plus brûlants concernant le CETA. Vous n’avez pas besoin de les utiliser tous lors d’un appel téléphonique. N’en prenez que quelques-uns, ceux qui vous préoccupent le plus.

    Démocratie

    Le CETA est un accord post-démocratique. Il renforce les intérêts particuliers de la grande industrie et affaiblit la démocratie.

    • L’accord CETA a été négocié en secret. Les objectifs de négociation de la Commission européenne ont été décidés en 2008 par les gouvernements des Etats membres de l’UE. Ce document lui-même était confidentiel jusqu’à ce que des fuites soient provoquées par la société civile en 2015.
    • Les parlements ne peuvent que dire oui ou non au CETA. Mais ils s’engagent ainsi à convertir intégralement en droit applicable le traité de 2270 pages. Le vote sur le CETA est ainsi du même coup une décision sur la protection des données, sur les brevets de médicaments, sur les douanes, sur la mise en œuvre obligatoire de licences de semences et sur bien d’autres choses encore. Jamais auparavant le Parlement européen n’a laissé passer des réglementations qui ont ainsi une telle portée avec une procédure parlementaire aussi courte et aussi superficielle.
    • Le CETA donne des droits spéciaux aux grands groupes industriels d’envergure internationale. Le chapitre 8 permet aux investisseurs issus du Canada de poursuivre en justice pour demander des dommages-intérêts à l’UE et à ses Etats membres, et inversement, si de nouvelles réglementations réduisent leurs profits et donc la valeur de leurs investissements. Aucune entreprise autochtone ne peut s’y référer. La protection contre „l’expropriation indirecte“ dépasse nettement la protection contre l’expropriation et la protection de la confiance dans le droit national. Le “Droit de réglementer” cité au chapitre 8 et dans les déclarations annexes ne change rien – les droits à dommages-intérêts existent néanmoins Par leurs filiales au Canada, 42 000 entreprises américaines pourraient poursuivre également en justice.
    • Le CETA donne aux lobbyistes la priorité par rapport aux députés européens. Les règles de coopération réglementaire (chapitres 25-27) constituent le contexte idéal des lobbyistes pour influencer le texte des projets de lois de l’UE avant même que ceux-ci ne parviennent au Parlement européen. La participation du Parlement européen, la représentation élue des citoyens n’est pas prévue.
    • Le CETA enferme le législateur. En de nombreux points, le CETA établit des dispositions très concrètes qui dépassent largement la politique commerciale classique. Si l’UE, les Etats membres ou les communes souhaitent modifier à l’avenir des règles qui sont fixées dans le CETA, le gouvernement fédéral canadien doit être d’accord. Les parlements perdent ainsi en marge de manœuvre et les citoyens perdent un peu de la possibilité de changer la politique par les élections.

    Callguide-Agriculture

    Agriculture

    Dans toute l’Europe, les exploitations agricoles, notamment celles qui appliquent une agriculture durable, subissent une forte pression. De plus en plus d’exploitations s’arrêtent et l’industrie s’incruste de plus en plus dans l’agriculture. Le CETA détruit l’agriculture paysanne et accélère l’industrialisation de l’agriculture.

     

    • Le CETA ouvre le marché de la viande bon marché. Par le CETA, les quotas d’importation en franchise douanière de viande de porc dans l’UE sont multipliés par 11 et ceux de viande de bœuf par 15. En moyenne, le prix d’achat de la viande de porc au Canada de 2005 à 2015 était de 28,4 % inférieur à celui de l’UE et celui de la viande de bœuf de 16,2 % inférieur. Les exploitations européennes n’ont donc aucune chance. Il n’existe en outre dans le traité aucune règle coercitive de protection des animaux. Alors que dans l’UE, tout le monde doit respecter les mêmes règles, le CETA engendre la menace d’une concurrence avec des normes différentes.
    • Le CETA renforce l’industrie semencière contre les agriculteurs. De nombreuses exploitations agricoles en Europe utilisent leur propre semence pour la culture des céréales. Pour les groupes industriels tels que Monsanto, c’est une épine dans l’oeil – ils veulent chaque année percevoir des redevances sur les licences. Pour cela, les agriculteurs devaient prouver qu’ils sèment de la semence sous licence. L’article 20.36 du CETA leur offre ce que la Cour de justice de l’UE leur interdit depuis des décennies : un renversement de la charge de la preuve. A l’avenir, les agriculteurs doivent prouver que leur semence n’est pas sous licence – ou ils doivent payer.
    • Le CETA apporte plus de génie génétique en Europe. Le Canada fait partie des pionniers les plus importants en matière de génie génétique dans le monde. L’article 25.2 alinéa 2 du CETA indique explicitement la „réduction des effets commerciaux désavantageux de la pratique de réglementations dans le secteur des produits de biotechnologie“ comme étant un objectif de l’accord. Ce qui signifie seulement que l’UE doit autoriser plus de plantes génétiquement modifiées.

    Droits des salariés

    L’Etat social selon le modèle européen doit sa réussite aux droits de codécision et à la sécurité sociale qu’il garantit aux salariés. Le CETA anéantit leurs intérêts.

    • Plus de concurrence sans règles communes. Le libre échange engendre dans le monde entier bien souvent une concurrence pour des faibles salaires, des temps de travail longs et des contributions sociales faibles. Pour éviter cela, il faut des règles claires contre le dumping social, fiscal et salarial. Le CETA n’a pas ces règles. Il y a certes un chapitre sur le commerce et le travail (chapitre 23) qui comporte de nombreuses belles phrases. Mais si elles ne sont pas respectées, seuls des débats sont prévus, mais pas de sanctions.
    • Les entreprises utilisent les tribunaux d’arbitrage pour manoeuvrer contre les droits sociaux. Des droits spéciaux pour les investisseurs, tels que l’ICS dans le CETA, renforcent les possibilités des grandes entreprises pour mettre en œuvre leurs intérêts. Ainsi, la société française Veolia porte plainte contre l’Etat égyptien concernant une compensation pour l’introduction d’un salaire minimum. Lutter pour de meilleures réglementations pour les salariés devient ainsi de plus en plus difficile.
    • Le CETA anéantit les emplois. Les prévisions économiques indiquent dans le meilleur des cas une légère augmentation de l’emploi de moins de 0,02 % dans les 10 années à venir. Des études moins positives parlent d’une perte de plus de 200 000 emplois dans l’UE. Tous les boulangers ne peuvent pas devenir demain exportateurs de prestations de service dans le bâtiment. Les prévisions indiquent de ce fait une augmentation du chômage de longue durée.

    callguide-verbraucherumweltschutz

    Protection de l’environnement et des consommateurs

    En tant que consommateurs, nous voulons être sûrs que nous achetons des produits sûrs. Nous ne voulons pas servir de cobaye de l’industrie. Nous ne voulons pas non plus que notre environnement soit pollué. C’est pourquoi, il existe en Europe le principe de précaution. Mais l’industrie juge cela trop restrictif. Le CETA est une attaque au principe de précaution et un danger pour nos droits de consommateurs.

    • Le CETA empêche le marquage. Le génie génétique dans les produits alimentaires doit en UE faire l’objet d’un marquage. Cependant jusqu’à présent nous ne savons pas si la viande, le lait et les oeufs ont été produits avec des aliments génétiquement modifiés. L’industrie du génie génétique peut utiliser la protection des investissements pour demander des dommages-intérêts si l’obligation de marquage est étendue.
    • CETA entrave la protection du climat. L’industrie canadienne est très intéressée pour exporter du pétrole issu des sables bitumineux. Mais les sables bitumineux sont les carburants les plus polluants et constituent un gros danger pour le climat. Déjà pendant les négociations du CETA, la Commission européenne a assoupli la directive sur la qualité des carburants projetée pour la protection du climat pour satisfaire l’industrie canadienne des sables bitumineux.
    • Le CETA entrave la protection de consommateurs. Depuis des années, l’UE discute sur une limitation des produits chimiques qui agissent dans le corps humain comme des hormones. Pour faire avancer les négociations du traité de libre échange, la Commission européenne a proposé au Canada et aux Etats-Unis de faire abstraction du principe de précaution dans ce cas.
    • Le CETA garantit aux entreprises d’exploitation minière leur activité polluante. La moitié de toutes les entreprises d’exploitation minière du monde sont issues du Canada. Elles font partie des grands bénéficiaires de l’accord relatif à la protection des investissements. Par exemple actuellement, l’entreprise d’exploitation minière canadienne Gabriel Ressources porte plainte contre les roumains pour n’avoir pas voulu accorder une autorisation d’exploitation minière d’or à Rosia Montana. La société y aurait utilisé du cyanure hautement toxique et l’aurait stocké derrière un remblai – une épée de Damoclès pour la région basse du Danube comme nous l’avons déjà vécu lors de la catastrophe écologique tristement célèbre de Baia Mare en l’an 2000. Avec le CETA, ces entreprises obtiennent des droits spéciaux d’action en justice dans tous les pays de l’UE aux dépens des êtres humains et de l’environnement. 

    callguide-kommune-1

    Services publics

    Les communes européennes qui ont privatisé au cours des trois dernières décennies des parties de leurs prestations de services publics ont la plupart du temps fait de mauvaises expériences. De plus en plus de ces communes reviennent en arrière lorsque c’est possible. Mais la plupart des gouvernements européens et la Commission européenne restent attachés au dogme selon lequel les entreprises privées à but lucratif sont meilleures d’une façon générale. Le CETA limite la marge de manœuvre des communes et soutient la privatisation des prestations de services publics.

    • Le chapitre relatif à la protection des investissements s’applique également aux communes. La Commission européenne a dû céder à la demande issue du Parlement européen selon laquelle il peut y avoir des cas où les communes sont amenées devant les tribunaux d’arbitrage des investisseurs. A partir de la zone de libre échange nord-américaine ALENA, il existe des exemples consternants. Ainsi, la commune mexicaine de Guadalcázar a été condamnée à payer 16,7 millions de dollars de dommages-intérêts car elle n’a pas autorisé une décharge de déchets toxiques pour protéger la nappe phréatique.
    • Le CETA élargie et renforce les obligations des marchés publics. Le CETA ouvre le marché des appels d’offres publics aux entreprises canadiennes. Par la détermination des seuils pour les appels d’offres internationaux dans les annexes du chapitre 19, il est plus difficile de les baisser de nouveau car une compensation doit être versée pour cela au Canada. Le CETA oblige les communes à choisir, lors des appels d’offres publics, toujours l’offre la plus avantageuse et interdit les exigences de qualité ainsi que les conditions visant à promouvoir les développements locaux.
    • Le CETA libéralise toutes les prestations de service qui ne sont pas exclues. Alors que d’autres accords commerciaux n’incluent que des secteurs économiques explicitement cités („liste positive“), le CETA rejette de ses règles tout ce qui n’est pas exclu („liste négative“). En outre, toutes les prestations de service qui n’existent pas encore tombent automatiquement sous le coup de l’accord et ne doivent pas être intégrées au service public.
    • Le CETA empêche la reprise des privatisations. L’article 8.4 (1) interdit explicitement même au niveau local de restreindre le nombre des entreprises qui exercent une activité économique, avec des „monopoles, des fournisseurs avec des droits exclusifs ou de l’exigence d’un contrôle des besoins économiques“. Ce qui signifie que la privatisation, effectuée par des gouvernements antérieurs par exemple, ne peut plus être reprise même si c’est la volonté démocratique des citoyens.

    votre commentaire
  •  Cancérogénicité de la consommation de viande rouge et de viande transformée

      http://www.cancer-environnement.fr/513-Vol-114--Cancerogenicite-de-la-consommation-de-viande-rouge-et-de-viande-transformee.ce.aspx

    En octobre 2015, 22 chercheurs venus de dix pays différents se sont réunis au Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC ; Lyon, France) pour évaluer la cancérogénicité de la consommation de la viande rouge et de la viande transformée. Ces évaluations seront publiées dans le volume 114 des Monographies du CIRC1 .

    Le terme « viande rouge » désigne le tissu musculaire non transformé des mammifères (comme le bœuf, le veau, le porc, l’agneau, le mouton, le cheval ou la chèvre), même  haché ou congelé, et consommé généralement cuit. Le terme « produits carnés transformés (ou viande transformée) » fait référence à tout type de viande ayant été transformée par salaison, maturation, fermentation, fumaison ou d'autres procédés visant à en améliorer la saveur ou à en faciliter la conservation. La plupart des viandes transformées contiennent du porc ou du bœuf, mais elles peuvent également contenir d'autres viandes, telles que de la volaille, des abats (du foie par exemple) ou des sous-produits carnés comme le sang.

    La viande rouge contient des protéines à haute valeur biologique et des micronutriments essentiels tels que des vitamines du groupe B, du fer (héminique et non héminique) et du zinc. La teneur en matières grasses de la viande rouge dépend de l'espèce animale, de son âge, de son sexe, de sa race et de son alimentation ainsi que de la découpe de la viande. Les processus de transformation, comme la maturation et la fumaison  peuvent aboutir à la formation de substances chimiques cancérogènes, tels que les composés N-nitrosés (CNO) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La cuisson améliore la digestibilité et l’appétence de la viande, mais elle peut également produire des agents cancérogènes connus ou présumés, comme les amines aromatiques hétérocycliques (AAH) et les HAP. La cuisson de la viande à haute température, à la poêle ou en sauteuse, grillée ou au barbecue, produit généralement des quantités plus élevées de ces produits chimiques2, 3.

    Le pourcentage de la population qui consomme de la viande rouge dans le monde varie selon les pays, de moins de 5 % à 100 % et de moins de 2 % à 65 % en ce qui concerne la viande transformée. L'apport moyen de viande rouge, pour ceux qui en consomment, est d’environ 50 à 100 g par personne et par jour, avec une consommation maximale atteignant plus de 200 g par personne et par jour4. Il existe peu d'information concernant la consommation de viande transformée.

    Le Groupe de Travail a évalué plus de 800 études épidémiologiques ayant exploré l'association entre la survenue d’un cancer et la consommation de viande rouge ou de viande transformée dans de nombreux pays, et sur différents continents, incluant diverses ethnies et divers régimes alimentaires. Pour l'évaluation, une plus grande importance a été accordée aux études de cohorte prospectives réalisées dans la population générale. Les études cas-témoins de haute qualité, menées dans la population générale, ont apporté quant à elles des indications complémentaires. Pour les deux modèles, les études jugées les plus informatives étaient celles qui avaient étudié la viande rouge et la viande transformée séparément, rapportant des données alimentaires quantitatives obtenues grâce à des questionnaires validés sur un large effectif et après ajustements pour les principaux biais potentiels pour chaque type de cancer concerné.

    La grande majorité des données épidémiologiques portait sur le cancer colorectal. Les données sur l'association entre consommation de viande rouge et cancer colorectal provenaient de 14 études de cohortes. Des associations positives ont été observées pour une forte consommation de viande rouge par rapport à une faible consommation dans la moitié de ces études, y compris une cohorte de dix pays européens couvrant un large éventail de consommation de viande ainsi que d'autres grandes cohortes en Suède et en Australie5-7. Sur les 15 études cas-témoins informatives examinées, sept rapportaient des associations positives entre le cancer colorectal et une consommation élevée de viande rouge.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Sources : Varmatin.com / 20minutes.fr / TheGuardian.com / BBC.com

         Marque irlandaise de vêtements bien connue des fashionistas adeptes de tenues tendance et bon marché, Primark est devenu le symbole d’une fast-fashion qui accumule les excès. Avec un dixième magasin en France ouvert récemment à Évry, l’enseigne attire des clients séduits par ses très bas prix, mais aussi des médias qui ont tôt fait d’aller voir ce qui se cache derrière. Primark intrigue, et à raison : depuis quelques mois maintenant, des témoignages de plusieurs dizaines d’employés et anciens salariés ont émergé sur la toile, révélant une réalité peu glamour, bien éloignée de l’image branchée et décontracte de la marque… 

    En France : différentes boutiques, même son de cloche

    À l’origine du low-cost. Apparus sur la toile l’été dernier, différents témoignages recueillis auprès d’anciens employés de Primark révèle des conditions de travail accablantes. Relayée par différents médias, l’histoire de Sophie Duray (http://www.varmatin.com/faits-de-societe/pourquoi-une-ex-de-primark-saisit-les-prudhommes-52123), une ancienne employée de la boutique Primark de La Valette, dans le Var, avait suscité l’attention. Embauchée en mars 2016, la femme d’une soixantaine d’année avait saisi les prud’hommes après avoir été licenciée pendant sa période d’essai, sans justification apparente. Une décision arbitraire prise par les dirigeants du magasin, qui sont soupçonnés d’avoir exploité une main d’œuvre délibérément flouée, à qui l’on faisait miroiter des contrats longue durée censés perdurer au-delà de l’ouverture.

                                                              Image : Gerard Stolk / Flickr

    Mais le cas de Sophie Duray avait également marqué les esprits de par la description qui avait alors été faite des conditions de travail en vigueur dans les boutiques de l’enseigne : tâches répétitives et physiquement éreintantes, inadéquations entre la fiche de poste et les missions réellement attribuées, interdictions formelles de boire ou de se rendre aux toilettes… Autant d’absurdités qui témoignent d’une entreprise carnassière, et qui ont par la suite été confirmées par les employés d’autres magasins. Ouvert en octobre 2015, le Primark de Lyon Part-Dieu a lui aussi semble-t-il été déserté par des salariés au bord de l’épuisement. Et ce n’est ici que la partie émergée de l’iceberg quand on ose imaginer la condition de ceux qui produisent les vêtements.

    Des témoignages qui font froid dans le dos

    Sur la page Facebook « Primark La Valette — des employés scandalisés », les témoignages anonymes fleurissent depuis avril dernier, époque à laquelle plusieurs salariés ayant travaillé en amont de l’ouverture du magasin ont été remerciés à la suite de celle-ci, sous prétexte de ne pas correspondre aux standards de la marque

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

        Cultivés depuis vingt ans aux États-Unis, le maïs ou le soja transgéniques étaient censés nourrir le monde. Une étude publiée à la une du "New York Times" montre qu'ils n'ont pas tenu leur promesse
     
      Crédit Image : SIPA Crédit Média : Virginie Garin 

      Les OGM étaient censés permettre aux agriculteurs d'augmenter leurs rendements. Parce qu'ils résistent mieux aux parasites et aux insectes, les cultures sont mois fragiles. Le New York Times a eu l'idée de comparer ce qui s'est passé aux États-Unis, où on les utilise depuis vingt ans, et en Europe, où ils ont été interdits et où les agriculteurs ont continué à utiliser des semences ordinaires. Le journal a comparé des chiffres très officiels des Nations-Unies et des ministères de l'Agriculture. L'avantage des OGM n'est pas prouvé. Les rendements sont les mêmes des deux côtés de l'Atlantique. L'utilisation de pesticides a même augmenté beaucoup plus aux États-Unis qu'en Europe.

      Pire : le soja OGM a été conçu pour résister au Roundup. Sur le champs, l'agriculteur pulvérise ce désherbant. Cela détruit toutes les mauvaises herbes, il n'y a que le soja qui pousse. Mais à force d'en mettre, certaines mauvaises herbes sont devenues à leur tour résistantes. Les agriculteurs doivent utiliser de vieux désherbants encore plus toxiques. Quant au coton OGM, en Afrique, il a fait long feu. Au Burkina Faso, les cultivateurs ont essayé. Ils ont laissé tombé car leurs rendements étaient moins bons.

      L'avantage des OGM est donc loin d'être évident. La seule certitude : les agriculteurs achètent aux États-Unis leurs semences de maïs ou de soja beaucoup plus cher, parfois le double qu'en Europe. Comme les OGM pour ces cultures sont devenus la norme, ils n'ont pas vraiment le choix de revenir en arrière.


    votre commentaire
  • Published: 10 Jan 2017
    Short URL: http://farmlandgrab.org/26819
    Posted in:
     
     

    L’indicateur du Renouveau | 10 janvier 2017

    Mali : Crise du capitalisme : Les altermondialistes exigent la sortie des pays africains de la CPI

      Le cadre de partenariat France-Afrique datant de plus de 56 ans suscite des débats chez les acteurs des mouvements sociaux. Réunis à Ouéléssébougou le week-end dernier pour le 12e Forum des peuples, les altermondialistes ont sonné la résistance pour construire des alternatives face à une coopération qui, pour eux, n’a servi que les intérêts économiques, géostratégiques des seuls dirigeants français et africains et surtout la sortie immédiate des pays africains à la CPI.

      Les acteurs des mouvements sociaux d’Afrique et d’Europe s’organisent pour une meilleure gouvernance et démocratie en Afrique et un nouveau cadre de partenariat avec la France. Le signal est donné au 12e Forum des peuples du Mali dénommé “Sommet alternatif citoyen au 27e Sommet Afrique-France qui a porté sur le thème central : Les peuples du Sud exigent des alternatives pour un nouveau partenariat économique, social et sécuritaire entre la France et les Etats africains”.

      Le forum a réuni plus de 800 participants, venant des différentes régions du Mali, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Conakry, du Togo, du Sénégal, du Maroc, de la Mauritanie, du Niger, de la RD Congo et de l’Europe. Il a été une véritable tribune d’expression sur la coopération France-Afrique datant de plus de 56 ans, qui n’a apporté, selon eux, aucun remède adéquat aux multiples défis que connait le continent africain.

    “Les participants au Sommet alternatif citoyen sont indignés des politiques de répression, de stigmatisation et de racisme des Etats du Nord à l’encontre des populations immigrées, reflet d’un passé colonial et d’un présent néocolonial. En dépit des accords sur le droit de libre circulation des personnes, ce droit est bafoué. Aussi les accords commerciaux inéquitables comme ceux des APE sont en train d’être imposés par l’Union européenne aux pays de l’Afrique-Caraïbes-Pacifique. Ils constituent des instruments en faveur des grandes puissances capitalistes et des multinationales du Nord contre les peuples”, a dénoncé Yvonne Ngoyi-yakabwe, présidente de la Dynamique des femmes de la société civile, point-focal marche mondiale des femmes.

    Dans une déclaration (http://www.farmlandgrab.org/26818) remise au sous-préfet de Ouéléssébougou, l’activiste de la République démocratique du Congo a ajouté que les peuples africains sont victimes des effets du dérèglement climatique causé principalement par les industries du Nord, de l’accaparement des terres agricoles, de l’agrobusiness et la destruction de l’agriculture vivrière. Toutes choses qui accentuent l’appauvrissement des paysans et la dépendance alimentaire de nos pays.

    “Face à cette crise globale du système capitaliste et à la faillite du mode de gouvernance néolibérale dicté par les multinationales et les puissances de l’Occident, les résistances s’organisent pour construire des alternatives, la sortie des pays africains de la Cour pénale internationale (CPI) et la création d’une Cour pénale africaine et la fin du financement de l’Union africaine par les fonds européens…”

    Bréhima Sogoba   Envoyé spécial           

    Source: Maliactu (http://maliactu.net/mali-crise-du-capitalisme-les-altermondialistes-exigent-la-sortie-des-pays-africains-de-la-cpi/)

    votre commentaire
  • Cet homme met à disposition les plans de sa maison éco-efficiente


     

       Lorsqu’il a voulu créer un espace d’accueil pour les bénévoles sur sa ferme biologique, H.R Jayaram a décidé d’honorer ce que nous offre la nature en mettant au point un abri à partir de matériaux naturels et locaux. Aujourd’hui, sa « maison de terre et de végétal » se tient fièrement debout, arborant un extérieur comme un intérieur qui n’a pas grand chose à envier aux constructions contemporaines. Petit tour du propriétaire.  

    Une maison écologique pour une ferme biologique

      Entièrement réalisée à partir de fibres végétales et de terre, le « cottage » de la ferme de Sukrishi, à Nelamangala, en Inde, est un petit bijou d’architecture verte. Lancée par un ancien avocat reconverti en fermier, sa construction est le résultat de la mise à contribution d’un « architecte de l’alternatif » talentueux et imaginatif. Parmi les matériaux utilisés, on trouve du bambou, du bois, des pierres de formes diverses et variées, et… de la boue ! Une construction qui utilise les techniques ancestrales de la bauge.

      Chaque matériau a ainsi été choisi pour ses propriétés ainsi qu’en vertu du respect de l’environnement. L’empreinte carbone de cette construction, également, a été réduite au minimum en allant chercher les matériaux à leur source, de façon locale. La fondation a ainsi été faite à partir de terre et de pierres, et la structure de la maison est quant à elle le résultat de l’assemblage astucieux du bambou et de l’argile. À l’intérieur de l’habitat, la terre, proche de l’argile, a également permis la création d’un mobilier directement creusé et sculpté à même le sol. Les créateurs du cottage argumentent ainsi que ce genre de constructions « va jusqu’à éliminer le besoin de tout rangement, ceux-ci pouvant directement être creusés à même le sol. »

      La ferme, quant à elle, s’étale sur plus de 40 hectares pour une variété importante de plantes, et des centaines de fruits et de légumes cultivés de manière biologique (sans intrants chimiques). Pour arroser les plantes, l’équipe de H.R Jayaram va jusqu’à utiliser l’eau de pluie récoltée et stockée. Durant l’année, le lieu accueille des curieux venus du monde entier. Ceux-ci peuvent alors profiter de cette maison originale et unique tout en participant éventuellement à la vie communautaire.

      Une construction qui s’adapte à tous les environnements

      Jayaram revendique que la terre et les différentes tiges végétales permettent une grande adaptation à tous les climats : l’été, la glaise permet de conserver la fraîcheur à l’intérieur, quand à l’hiver, la terre suffit à protéger du froid. Les fondations en mortier de terre quant à elles, composent directement le sol de la maison, et sont faciles à mettre en place sur différentes variétés de terrains. En permettant une construction solide à partir de matériaux facilement trouvables dans la nature, ce genre de constructions pourrait être une véritable solution à la pénurie de logements, ou au manque d’accès à certaines matières premières.

      Une aubaine, lorsqu’aujourd’hui, en Inde, c’est encore près d’un tiers de la population qui peut être considérée comme vivant dans une profonde pauvreté. Afin de permettre à tous de se construire de reproduire ce cottage unique en son genre, un tutoriel complet a été gracieusement publié. Merci H.R Jayaram !


    votre commentaire
  •  Julie Pacorel et Jean-Baptiste Mouttet      22/07/2010

       Le micro-crédit est désormais une forme de lutte contre la pauvreté archi-connue. Au Venezuela, une fondation va plus loin: les plus démunis gèrent leur propre banque.

    "Muhammad Yunus démontre avec la Grameen Bank que les pauvres sont finançables. Nous, nous pensons qu’ils sont autofinançables", lance avec fierté le fondateur des Bankomunales, le Vénézuélien Salmòn Raydan. Dans ces banques, ni banquier, ni client mais des socios, des associés. Ces derniers, regroupés en communautés, gèrent tous les mécanismes financiers. Ils prêtent l’argent, établissent le taux d’interêt, les échéances de remboursements...

    Dans le quartier de Pedregal, à Caracas, Matilde Garcìa, 55 ans, a ainsi réalisé les travaux dont avait besoin sa maison. "Deux cents bolivars (NDLR: environ 36 euros) m’ont été prêtés. Je n’ai pas eu à faire la queue durant des heures à la banque, ni prendre de rendez-vous avec un banquier", raconte cette archiviste. "Le comité de crédit, des membres de la communauté, se réunissent. Ils vérifient si le demandeur du crédit rembourse dans les temps ou non, s’ il a des échéances en cours de paiement. Nous nous connaissons tous. Il est donc plus simple de discuter et parfois d’accepter un remboursement avec retard."

    Dans 25% des cas, ces microcrédits sont utilisés pour des urgences médicales, d’autres fois pour aider au lancement d’une petite entreprise ou encore donner un coup de pouce financier pour les nombreux besoins de la vie quotidienne. C'est le cas dans la communauté de Matilde: "Dans notre groupe, la plupart des sommes prêtées sont utilisées pour payer des médicaments, des hospitalisations ou des frais de scolarité."

    "Les plus démunis ont besoin de crédit rapidement. Ils ont souvent recours à des prêts dans les milieux informels, auprès de leurs parents, de leurs amis", commente Salmòn. "Il est faux de croire que les pauvres ne peuvent être aidés que par des fonds extérieurs. Ils possèdent les solutions à leurs problèmes." Au Venezuela, comme partout dans le monde, les crédits sont difficilement octroyés aux moins riches.

    L’autogestion passe par la formation

    La mission majeure de la Fondation de financement rural (Fundefir, Fundaciòn de Financiamiento Rural), qui a développé les Bankomunales, est de former. Durant quatre mois, des promoteurs dispensent des cours aux futurs banquiers. "Chaque semaine, durant 2-3 heures, une personne venait discuter avec nous et nous apprenait le fonctionnement d’une banque", se rapelle Matilde. Lors de cette phase d’apprentissage, les membres de la communauté peuvent à tout moment téléphoner au promoteur pour lui demander des conseils.

    Pour le fondateur de la Fundefir, "le but n’est pas d’éduquer mais seulement de donner une méthode. Lors de cette formation, l’argent est désacralisé. Nous démontrons qu’il est seulement un outil que l’on doit apprendre à manier." Salmòn espère même pouvoir supprimer cette dernière étape tutoriale et ainsi parvenir au paroxysme de l’autogestion: que les associés se forment par eux-mêmes via Internet.

    Après cette formation, les associés doivent se débrouiller seuls. "Au début, nous appréhendions un peu. Mais finalement ce n’est pas si difficile que ça", sourit Matilde. La fondation surveille chaque groupe qui lui communique l’actualité des fonds prêtés.

    Les détracteurs de Muhammad Yunus et du microcrédit évoquent le “microendettement” de ses utlisateurs. Les socios établissent souvent un taux d’intêret à peine supérieur à celui de l’inflation, "symbolique", d'après la quinquagénaire. Pourtant, le Venezuela connait une inflation galopante, près de 31% au mois de juin.

    D’après Salmòn Raydan, seuls 0,5% des associés ne peuvent rembourser leur crédit. “Dans le contexte économique de notre pays, cela est normal”, prévient-il. Les Bankomunales est un concept exportable. Des communautés se sont créées en Bolivie, en Espagne, au Portugal ou encore au Sénégal et comptent plus de 13.000 associés. De son côté, Matilde note que sa bankomunale compte aujourd’hui 126 membres au lieu des 14 à l’origine en 2004.


    votre commentaire
  •                                                               2016    175 p.    10 €     

       "Nous appelons à définir ensemble un nouveau programme de résistance : pour nous, résister c'est créer." Reprenant cet appel lancé en 2004 par treize anciens résistants, 100 citoyens, tous reconnus dans leur domaine, ont conjugué leurs réflexions et leurs expériences pour élaborer un nouveau projet, #LesJoursHeureux

      Sur la démocratie, le vivre-ensemble, l'économie, l'écologie, ils proposent un cap à suivre et 120 actions immédiates. Pour qu'au brouillard de notre époque succèdent des jours heureux ! 

        Charte #LesJoursHeureux

    Le mouvement #LesJoursHeureux rassemble des citoyens désireux de sortir d’un cycle économique et politique qui empoisonne, au propre comme au figuré, la vie de la majorité d’entre nous. Ces femmes et ces hommes ont en commun la volonté d’abréger la période de doutes, de crainte du lendemain, de découragement, parfois de désespoir, que vivent beaucoup d’entre nous, depuis le début du XXIème  siècle.

    Ils-Elles se sont fixé-e-s pour objectif de faire advenir une société du « Bien vivre« , grâce à une grande consultation citoyenne, à partir l’automne 2016, sur la base d’analyses et de 120 propositions présentes dans le livre Et nous vivrons des jours heureux. (Actes Sud) et sur notre site internet.

    Cet ouvrage collectif réalisé par 100 auteurs se veut une actualisation, plus de 70 ans après sa rédaction, du programme du Conseil National de la Résistance « Les Jours Heureux », comme réponse aux enjeux d’aujourd’hui.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •                                                               2016   230 p.    17 €
     
        Alors que les cadres de la Silicon Valley inscrivent leurs enfants dans des écoles sans écrans (la véritable fracture numérique qui vient c'est celle de l'exposition plus intense des couches populaires), cet essai lance l'alerte à propos des dangers d'une politique orchestrée par les sociétés d'informatique et le gouvernement. Une tablette par enfant, c'est le pillage de ressources rares et la mise en décharge sauvage, à l'autre bout de la planète, de déchets dangereux et polluants.
       L'école numérique, c'est la mise en contact hasardeuse de nos enfants avec des substances et des ondes électromagnétiques dangereuses. C'est l'aggravation du déficit commercial de la France et de l'Europe. C'est la mainmise des multinationales de l'internet et de l'informatique sur nos enfants.
       C'est, par fascination d'une nouveauté qui serait toujours meilleure, la confiscation de la notion d'innovation pédagogique par le numérique.
       C'est, en gestation, la destruction complète de l'école républicaine et de la relation entre enseignants et élèves, avec le développement des cours massifs en ligne qui se feront par l'intermédiaire d'écrans. Ce sont, à terme, les fondements même de la société, des conditions du vivre-ensemble, qui sont remis en question.
     
        Philippe Bihouix, 43 ans. Ingénieur centralien, il a travaillé, en France et à l'international, dans différents secteurs industriels comme ingénieur-conseil, chef de projet ou à des postes de direction. Il est l'auteur de
      -L'Age des low tech, vers une civilisation techniquement soutenable (Seuil, "Anthropocène", 2014 ; Prix de la Fondation d'Ecologie Politique 2014).
      Il a deux enfants.

       Karine Mauvilly, 37 ans. Diplômée de Sciences-po Paris, d'une maîtrise en droit privé et du CAPES d'histoire-géographie, elle est enseignante au collège public, d'où elle observe la mutation numérique en cours. Engagée dans la vie associative, tournée vers les modes de vie alternatifs, elle vit sans téléphone portable depuis quatre ans. Elle a trois enfants.   

    Favorable à l'enseignement au numérique, pas par le numérique!

     http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/outils-numeriques-colonisent-ecole-lancent-debat (Créé: 29.09.2016,)

    Un chercheur français craint un «désastre» du numérique. Il ferait perdre le goût de l’effort et menacerait le métier de maître

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •                                                              2016     122 p.     13€

       « Il n'existe pas d'objets ou de techniques en soi écologiques, seuls les modes de vie peuvent l'être. »

      Voici le texte-manifeste d'une des principales figures du mouvement critique de la croissance en Allemagne, un plaidoyer sans concession pour une économie relocalisée et durable.

      Niko Paech démontre que si les citoyens occidentaux jouissent d'un niveau de richesse en biens et en mobilité qui n'a pas de précédent dans l'histoire humaine, c'est au prix d'un saccage des ressources naturelles. Il détaille d'abord le processus contemporain de suppression des limites à la fois géographiques, temporelles et corporelles. Il revient ensuite sur l'histoire de la pensée économique et montre à quel point celle-ci s'est peu à peu détachée de la réalité écologique. Il s'attaque à cette fin au « mythe du découplage » ou de la « croissance verte », et approfondit les différentes formes d' « effets rebonds » : matériel, financier et psychologique.

       Convaincu qu'une issue est possible pour sauver la planète, l'auteur donne, en fin d'ouvrage, les contours d'une société de « post-croissance » durable et moderne. Au terme de ce parcours, une évidence se fait jour : et si se délester du superflu, tout en allégeant nos consciences, pouvait aussi nous rendre plus heureux ?

      Titre original : Befreiung vom Überfluss (auf dem Weg in die Postwachstumsökonomie)
      Édition originale : Oekom, 2012.

    Traduit de l'allemand par Gabriel Lombard.

       Né en 1960, Niko Paech est un économiste allemand, professeur à l'université d'Oldenburg, cofondateur de l'Association d'écologie économique (Vöö basée à Berlin). Il représente dans son pays le courant de la soutenabilité « forte », critique de la croissance et de toute forme de marketing vert. Il est présenté par de nombreux médias comme la figure du mouvement allemand de « post-croissance ».


    votre commentaire
  •                                                             2014    244 p.   11,90 €  

          Vous n'en avez pas marre de ces aliments tellement transformés et dénaturés qu'ils n'ont plus rien à voir avec de la nourriture ?! Et si votre fatigue, vos insomnies, vos migraines, vos ballonnements étaient provoqués par une intolérance alimentaire ? Stop à la fatalité ! Vous pouvez changer vos habitudes alimentaires grâce à Marion Kaplan !
       Dans un langage décomplexé et pédagogique, elle vous livre le fruit de trente ans de recherche en bio-nutrition et vous aide à adapter votre alimentation à vos besoins réels.
       En 21 jours, elle vous propose un programme choc sur mesure qui révolutionne la vision de votre assiette !
       21 chapitres pour changer (liste de courses, habitudes alimentaires) et en finir avec certains ingrédients (gluten...). Des tests pour faire le point. Des exercices simples à mettre en oeuvre. Des bilans et des méditations quotidiennes pour progresser en douceur. Une prise de conscience salutaire sur la manière de se nourrir !
      Quand manger rime enfin avec santé, joie et bonheur !

       Marion Kaplan est bio-nutritionniste, élève du docteur Kousmine. Elle est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages sur le thème de la santé, dont des livres de cuisine saine à la vapeur douce. Depuis plus de trente ans, elle explore nos paysages alimentaires.


    votre commentaire
  •  
                                                         
                                                         2004   126 p.  3,50 € (en Poche)
     
        Social, humain, local, durable... Le développement a récemment revêtu des " habits neufs " qui satisfont les critères des organisations internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.
      Mais la logique économique est restée la même, et le modèle de développement conforme à l'orthodoxie néolibérale.
      Or le développementisme repose sur des croyances eschatologiques en une prospérité matérielle possible pour tous - que l'on sait dommageable et insoutenable pour la planète. Il faut donc remettre en cause les notions de croissance, de pauvreté, de besoins fondamentaux, et déconstruire notre imaginaire économique, ce qui affecte l'occidentalisation et la mondialisation.
      Certes, il ne s'agit pas de proposer un impossible retour en arrière, mais de penser les formes d'une alternative au développement : notamment la décroissance conviviale et le localisme.

       Professeur émérite d'économie à l'université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l'épistémologie des sciences sociales. Il est notamment l'auteur de:

    • Les Dangers du marché planétaire, Presses de Sciences Politiques, 1998 
    • Fouad Nohra, Hassan Zaoual et Serge Latouche, Critique de la raison économique. Introduction à la théorie des sites symboliques, L'Harmattan, 1999 
    • La Planète uniforme, octobre 2000 
    • La Déraison de la raison économique : Du délire d'efficacité au principe de précaution, Paris, Albin Michel, 2001 
    • « En finir, une fois pour toutes, avec le développement », Le Monde diplomatique,‎ 2001 (résumé [archive]) 
    • Justice sans limites, Paris, Fayard, 2003 
    • Décoloniser l'imaginaire : La Pensée créative contre l'économie de l'absurde, Parangon, 2003 
    • « Pour une société de décroissance », Le Monde diplomatique,‎ 2003  
    • « Et la décroissance sauvera le Sud », Le Monde diplomatique,‎ 2004  
    • Survivre au développement : De la décolonisation de l'imaginaire économique à la construction d'une société alternative, Paris, Mille et Une Nuits, 2004 
    • L'Invention de l'économie, 2005 
    • Le Pari de la décroissance, 2006 
    • Petit traité de la décroissance sereine, Paris, Mille et Une Nuits, 2007 
    • Entre mondialisation et décroissance. L'autre Afrique, 2008 
    • Didier Harpagès et Serge Latouche, Le Temps de la décroissance, éditions Thierry Magnier, coll. « Troisième Culture », 2010, 160 p. 
    • Sortir de la société de consommation, Arles, Actes Sud, coll. « Les liens qui libèrent », 2010 
    • Vers une société d'abondance frugale : Contresens et controverses sur la décroissance, Paris, Fayard - Mille et une nuits, 2011 
    • Bon pour la casse : Les déraisons de l'obsolescence programmée, Les liens qui libèrent, 2012 
    • L'âge des limites, Mille et une nuits, 2012, 152 p. 
    • Jacques Ellul contre le totalitarisme technicien, Le passager clandestin, 2013, 107 p.

    votre commentaire
  •  Published: 15 Dec 2016
    Short URL: http://farmlandgrab.org/26787
    Posted in: APS | 14 décembre 2016
     
     
    "Cette ligne de développement proposée par la Banque mondiale, l'Union européenne, par tout le monde, est une voie sans issue parce qu'une accélération de la paysannerie africaine ne peut donner que la planète des bidonvilles"
    APS | 14 décembre 2016

       "L'accaparement des terres est une voie sans issue" selon Pr Samir Amin

    Dakar, 14 déc (APS) -- L'universitaire franco-égyptien, le Professeur Samir Amin considère la problématique de l'expropriation des terres comme "une voie sans issue" qui a accéléré "la désagrégation de la paysannerie africaine" et provoqué une émigration en direction des villes ou vers l'étranger.

    "La ligne générale du développement du capitalisme à travers l'histoire est fondée sur l'expropriation de la majorité de la paysannerie et donc entraînant, entre autres, une émigration des campagnes vers les villes ou vers l'étranger ou les deux en même temps", a dit Pr Amin.

    Dans un entretien publié dans l'édition de mercredi du quotidien Le Soleil, le théoricien principal de l'antimondialisme, puis de l'altermondialisme précise que c'est "dans la mesure où cette migration se fait en direction des villes".

    "Cette ligne de développement proposée par la Banque mondiale, l'Union européenne, par tout le monde, est une voie sans issue parce qu'une accélération de la paysannerie africaine ne peut donner que la planète des bidonvilles", a soutenu Pr Amin.

    Pour le professeur agrégé en sciences économiques, "aucun rythme de développement industriel moderne ne pourrait l'absorber et, c'est presque la presque totalité de la croissance de la population urbaine qui s'oriente vers le travail informel".

    En raison de cette situation, "le pourcentage absorbé par la croissance des formes de travail salarié moderne est minime", a soutenu encore l'économiste franco-égyptien, par ailleurs directeur du Forum du Tiers-monde et président du Forum mondial des alternatives.

    Pr Samir Amin a souligné la nécessité d'imaginer "une autre voie de développement, fondée sur le maintien de l'agriculture paysanne'', en faisant valoir que "ce n'est pas un hasard que cette ligne ait avancé un peu plus en Chine qu'ailleurs à travers le monde".

    Concernant le Sénégal, il estime tout au moins que "la présentation sur la loi de 1964 qui protège la paysannerie sénégalaise d'une expropriation accélérée, ouvre la possibilité à un choix de se fonder principalement sur la rénovation de l'agriculture paysanne".

    Pr Samir Amin a participé à un symposium organisé récemment à Dakar sur le thème "De la souveraineté comme objectif central dans la lutte pour la démocratie et le progrès social durables en Afrique?".

    votre commentaire
  • Aujourd'hui, on va rigoler un peu. (28/12/2016)

    Je vais vous parler des combines hallucinantes des industriels de "l'alimentaire" pour nous faire avaler de la m.... (au sens propre, parfois, vous allez voir !!). 

    Bon, d’accord, vous allez rire jaune. Mais heureusement, ce sont des produits que vous devriez de toute façon ne jamais consommer !

    80 % des produits alimentaires de votre supermarché sont faits à partir de plantes bourrées de pesticides… à partir d’animaux élevés dans des conditions exécrables… et sont ensuite trafiqués dans tous les sens, avec l’ajout d’additifs chimiques potentiellement dangereux.

    Et ça… c’est quand « tout va bien » !

    Dans un livre explosif, intitulé Mais vous êtes fou d’avaler ça (chroniqué dans ce blog), un ingénieur qui a travaillé des années dans l’industrie agro-alimentaire fait des révélations stupéfiantes sur l’envers du décor…. Et ce qu’il y a réellement dans votre assiette.

    Vous avez le cœur bien accroché ? Alors c’est parti :

    Des crottes de rat dans votre paprika !

    Et ça commence fort. Voici l’une des affaires les plus choquantes racontée par cet ingénieur :

    « On a un problème, m’annonça mon boss d’une mine déconfite un matin à mon arrivée au bureau. On s’est fait enfler par un Indien sur un lot de piment »
    100 tonnes de piment qui ont été mal stockés. Les rats et les souris s’en sont données à cœur joie. En plus de quelques cadavres de rongeurs desséchés, on a retrouvé des poils et des crottes un peu partout, une véritable catastrophe.
    La marchandise est pleine de crottes de rat. Et maintenant on a 100 tonnes de cette merde sur les bras. »

    Là, vous vous dites sans doute qu’ils n’ont pas d’autre choix que de tout détruire, n’est-ce pas ?

    Mais non, pas du tout : ce serait très mal connaître l’industrie agro-alimentaire !

    « Tu crois qu’on te paie pour baisser les bras au moindre problème, me dit mon boss. Il me faut une solution. Hors de question de jeter 80 000 euros de came. »

    Et que croyez-vous qu’il arriva ? Ils ont fini par trouver une « solution ».

    D’abord, ils ont renommé la chose. « Crotte de rat », cela ne fait pas bonne impression sur une liste d’ingrédients. Ils l’ont donc appelé officiellement « matière étrangère ».

    Et ça tombe bien, car les industriels ont droit à 0,5 % de « matière étrangère » dans les produits comme le piment !

    Ensuite, ils ont fait subir au piment un « traitement thermique » de choc, pour tuer les bactéries dangereuses. Mieux vaut éviter l’empoisonnement d’un client, ce ne serait pas bon pour l’image de marque de l’entreprise.

    Puis, ils ont broyé le tout, le plus fin possible… pour que personne ne puisse faire la différence à l’œil nu entre les minuscules particules de crottes ou de poils et la poudre de paprika.

    Et enfin, ils ont mélangé tout cela à d’autre lots « propres » pour que, en cas de contrôle, la fameuse « matière étrangère » ne dépasse pas les 0,5 %.

    Et le tour est joué ! Avec cette terrible conclusion :

    « J’aimerais vous dire que cette opération de « nettoyage » est un cas isolé, mais il nous est arrivé à de très nombreuses reprises de recevoir des lots d’épices de Turquie ou d’Egypte contenant des fientes d’oiseaux, du poivre d’Inde ou de Chine avec ces mêmes crottes de rat et de souris, des mégots de cigarettes et divers déchets. »

    Cela vous étonne ? Alors vous n’êtes pas au bout de vos surprises :

    Du miel fabriqué en usine… sans la moindre abeille !

    Ces dernières années, plusieurs enquêtes ont montré que 10 à 30 % des pots de miel commercialisés sont gravement trafiqués.

    La plupart viennent de Chine… et il se trouve que notre ingénieur connaît sur le bout des doigts les « techniques » chinoises :

    « Au début, ils ont commencé à couper le miel avec un peu d’eau. Le miel étant un antibiotique naturel, il peut contenir jusqu’à 18 % d’eau sans s’altérer.
    Mais certains, trop gourmands, ont eu la main lourde sur le robinet et des lots de miel ont commencé à fermenter lors du transport. La solution a été d’ajouter une bonne dose d’antibiotiques de synthèse. »

    Heureusement, ce pot aux roses a été découvert, et le miel chinois a été banni d’Europe en 2002.

    Mais cela n’a pas duré longtemps. Dès 2004, les importations de miel ont repris, avec de nouveaux « tours de magie » :

    « Nos amis chinois ont alors ajouté discrètement des « sucres exogènes ». Ils ont commencé par ajouter le sucre industriel le moins cher, du sirop de glucose liquide.»

    Mais pour ne pas se faire « attraper » en cas de contrôle, il leur fallait garder la proportion naturelle de fructose et de glucose dans le miel (40 % contre 30 %). Ils ont donc ajouté du fructose liquide de céréales.

    Et bientôt, le miel n’a plus rien eu de naturel : « il n’était en réalité qu’un assemblage artificiel de sirops de glucose et de fructose industriels, coloré avec du caramel, le tout subtilement aromatisé ».

    Problème : comme il n’y avait plus un gramme de vrai miel… les analyses ont révélé que ces miels ne contenaient pas de pollen.

    Qu’à cela ne tienne : les Chinois ont alors décidé d’ajouter un peu de pollen à leur mélange de sucres et d’arômes artificiels… Et on trouve ce « miel » aujourd’hui dans nos supermarchés :

    « Aujourd’hui, certaines sociétés chinoises, mais pas seulement, fabriquent un « miel » comme n’importe quel produit industriel. C’est pratiquement indétectable si la fraude et faite intelligemment, c’est-à-dire en respectant les ratios glucose/fructose naturels, en ajoutant la bonne dose du bon pollen, le bon colorant et le bon arôme.
    Ce n’est pas 10 % de la fraude, mais bien davantage en réalité, croyez-moi ».

    Il faut dire que, pour un industriel, le miel chinois a tout pour plaire : grosses quantités, petits prix… et une production stable, qui ne dépend ni de la météo… ni même des abeilles, dont le nombre se réduit d’ailleurs comme peau de chagrin en Chine.

    Ah, et au cas où vous vous diriez qu’il suffit d’éviter le miel chinois, sachez qu’il n’est jamais mentionné tel quel ! Il se cache sous des termes vagues comme « hors Union européenne ».

    Faites bien attention, donc, au miel que vous mettez dans votre thé. Et à propos de thé :

    Des thés bourrés de pesticides… y compris du thé bio !

    Comme le raconte notre ingénieur, même le thé bio industriel peut être frelaté :

    « On a un problème avec le thé bio au citron, m’annonça mon boss. On a retrouvé de l’imazalil, du thiabendazole, du pyriméthanil et du carbendazime dans les derniers lots fabriqués.
    On a 50 000 boîtes de sachets qui posent problème (…) Ils ne peuvent pas tomber du ciel ces pesticides !»

    Non, pas du ciel… Après enquête, ils ont découvert que ces pesticides venaient des arômes de citron ajoutés au thé.

    La raison est simple : les arômes naturels sont produits avec des méthodes qui concentrent les molécules aromatiques… mais qui concentrent aussi les polluants !

    Résultat : « des citrons conventionnels ont de grandes chances de donner un extrait de citron parfaitement « naturel » mais pourri en pesticides, fongicides et autres molécules de traitement des cultures ».

    Évidemment, notre industriel s’est bien gardé de jeter ces 50 000 boîtes de thé bio remplis de pesticides. Il les a écoulées, « comme si ce rien n’était ».

    Attention : ce n’est pas une raison d’éviter le thé bio, car le thé conventionnel est bien pire !

    Voyez plutôt cette autre histoire hallucinante, qui commence au bureau :

    « – Tu n’as pas l’air dans ton assiette, Dany ? Un truc qui cloche ?
    – C’est à cause des pesticides. J’ai 300 tonnes de thé vert de Chine en stock et c’est pourri en pesticides, des doses à tuer un cheval.
    – Et alors ? C’est pas nouveau, dis-je, surpris qu’il s’inquiète pour si peu. On a toujours trouvé plein de pesticides dans les thés chinois, largement au-dessus des normes en général, tout le monde le sait et personne n’a jamais rien trouvé à redire.»

    Sauf que cette fois, c’est différent.

    Car c’est la brigade de détection des fraudes elle-même qui a découvert cette surdose de pesticides. « Si on doit détruire 300 tonnes de came, je vais me faire lourder », s’inquiétait donc Dany.

    Mais, à la surprise générale, Dany apprendra quelques jours plus tard que les Fraudes l’autorisent finalement à mettre ce thé toxique sur le marché !

    « J’ai reçu un coup de téléphone de l’inspecteur hier soir qui m’a dit qu’on pouvait y aller… mais qu’ils ne feraient pas d’écrit. Il ne veut pas nous autoriser officiellement à vendre un produit hors normes, mais ils fermeront les yeux ».

    Par quelle magie ? Notre ingénieur l’apprendra de la bouche même de l’inspecteur qui a pris cette décision ahurissante :

    « Sur le ton de la confidence, il me dit que tous les importateurs de thé vert de Chine avaient été contrôlés en France et partout ailleurs en Europe, et que, bien entendu, le niveau de pesticides était trop élevé chez tout le monde
    L’information était remontée aux plus hautes instances des États et il avait été décidé qu’il était urgent… de ne rien faire. Surtout ne pas fâcher la Chine, pour qu’elle continue à nous acheter quelques avions et ne bloque pas le vin français, les voitures allemandes, ou l’edam de Hollande à ses frontières. »

    Voilà une bonne raison de boire du thé bio… sans arôme ajouté… et sans miel industriel !

    Mais aussi d’éviter autant que possible les aliments « transformés » ou « cuisinés »… Car vous ne pouvez jamais savoir ce qu’ils contiennent réellement !

    Comment ils vous refourguent des champignons… bleu vif !

    Un beau matin, notre ingénieur doit trouver une solution pour écouler des champignons de Paris surgelés, venus de Chine.

    C’est un vrai défi, car il se trouve que ces champignons sont… bleus vif !

    Personne n’accepterait donc de les acheter comme cela, surtout qu’on ne sait pas s’ils sont dangereux. C’est d’ailleurs la principale inquiétude de notre ingénieur :

    « – On ne sait pas quel produit a donné cette couleur, fis-je remarquer.
    – Qu’est-ce que ça peut foutre ? s’exclama mon boss, comme si je venais de dire une grossièreté. Je ne te demande pas de les bouffer ces champignons, juste de les vendre !
    – Mais, si c’était dangereux ? 
    – Regarde les analyses dans le dossier, elles sont parfaites.
    – Oui, j’ai bien vu, mais ce ne sont que des analyses de routine, personne n’a vraiment recherché ce qui clochait, insistai-je.
    – Et alors ? S’il y a un problème, ce sera pour le fabricant et l’importateur. On n’est qu’un simple intermédiaire. Je me fous de tes états d’âme, je te demande simplement un moyen pour faire disparaître cette coloration afin qu’on puisse les vendre.»

    Notre ingénieur se gratte alors la tête. Ce que lui demande son patron est d’autant plus difficile qu’il n’est pas possible de les cuire. La raison ? « Les Chinois ont gavé les champignons de flotte. Si on les fait frire, ils vont se ratatiner et on va trop perdre en poids ».

    C’est lors qu’il a une idée de génie : pourquoi ne pas les enrober à froid, avec une espèce de panure ? Triomphe de son patron :

    « Comme ça, on ne verra plus du tout la couleur et on garde toute l’eau à l’intérieur, commenta mon boss avec un léger rictus trahissant une profonde joie intérieure. »

    Le marché était conclu le lendemain. Et évidemment, cette habile « manip » n’a pas manqué d’être réutilisée par la suite :

    « J’ai croisé assez régulièrement des lots de champignons qui avaient tourné à la suite d’une panne de compresseur frigorifique, étaient oxydés, plus marron que blancs, voire totalement noircis. C’est également arrivé avec d’autres légumes, chou-fleur, brocolis ou poivrons, par exemple. Dans ce cas, l’enrobage à froid reste la meilleure solution que nous avons trouvée. »

    Le livre de Christophe Brusset est truffé d’histoires de ce type… à ne plus jamais vous faire remettre les pieds dans un supermarché.

    En voici deux derniers exemples, pour la route :

    Yaourt Frankenstein, confiture de fraises sans fraise…

    Pour faire baisser le coût de production du yaourt, une solution fréquente est d’y ajouter de l’eau, de la gélatine et des amidons modifiés… puis d’appeler ça « préparation laitière ».

    Le seul problème est que si l’on met trop d’eau, le produit se conserve moins bien. Heureusement, l’industrie a une solution : elle rajoute des sulfites !

    Les sulfites ont l’avantage d’être antifongiques et anti-levures…. Mais peuvent rendre malade ceux qui y sont allergiques ou intolérants !

    Autre exemple : vous voyez les confitures de fraise qu’on vous sert dans certains hôtels au petit-déjeuner, dans de petites coupelles en plastiques ?

    Bon, eh bien elles ne contiennent pas la moindre fraise :

    « La recette : sirop de fructose et de glucose (avec la même proportion qu’on retrouve dans le fruit, en cas d’analyse), eau, jus concentré de fruits rouges (pour la couleur), petites graines de fraise dont se débarrassent les fabricants de jus (pour faire authentique), pectine

    Je pourrais multiplier les exemples, mais le plus important est de prendre conscience de l’incroyable danger venant de l’accumulation de tous les ingrédients toxiques.

    Après avoir parlé des jambons roses bourrés d’additifs, notre ingénieur explique :

    « Imaginez la dose d’additifs qu’ingurgite le consommateur de mon croque-monsieur s’il l’accompagne d’un verre de soda light (acide citrique, sulfate de magnésium, lactate de calcium, chlorure de calcium, sorbate de potassium, gomme d’acacia, esters glycériques de résine de bois, acésulfame) de carottes râpées d’une marque française qui fleure bon le terroir (acide citrique, disulfite de potassium, gomme de guar, gomme xanthane, gomme tara, sorbate de potassium) et d’un yaourt aux fruits à la marque d’un distributeur (amidon modifié, pectine, citrate de sodium, sorbate de potassium).»

    Et le pire, c’est que les pièges ne viennent pas que des supermarchés.

    La plupart des boulangers ajoutent du gluten sec à la fabrication de leur pain, ainsi que des « améliorants » pour qu’il soit toujours plus brillant et gonflé.

    Les vendeurs de glace vous proposent presque toujours des produits bourrés de colorants et additifs toxiques … et gonflés avec 50 % d’air !

    Et ainsi de suite…

    Que faire dans cette jungle alimentaire ??

    C’est la jungle, il n’y a pas d’autre mot.

    Tout récemment, on a retrouvé des métaux lourds dans les pots pour bébé. On a aussi réalisé que certains emballages alimentaires donnent le cancer. [1]

    Et n’oublions pas que les supermarchés sont également remplis d’aliments pleins de sucre, à éviter de toute façon, même s’ils sont « bio » et « naturels » : galettes de riz soufflé, gâteaux industriels, céréales sucrées du petit-déjeuner, etc.

    C’est bien simple : nous sommes cernés par la malbouffe !!!

    Heureusement, il existe une solution, et elle est très simple. En fait, tout se résume à un choix entre le temps et l’argent.

    Si vous avez le temps : n’achetez que des produits entiers (fruits, légumes, etc.) et cuisinez !

    Faites-vous-même votre pain, votre houmous, vos soupes, vos glaces, vos bouillons etc. Privilégiez évidemment la production locale et « raisonnée », bio si possible.

    Cela prend évidemment beaucoup plus de temps de tout faire soi-même, mais quel plaisir de faire soi-même de bons petits plats et de les déguster ! Tout en préservant son portefeuille !

    Si vous n’avez pas la chance d’avoir le temps, alors vous n’avez pas le choix : vous devez dépenser plus d’argent pour vous nourrir correctement. Et économiser sur d’autres dépenses.

    C’est ennuyeux, je sais, mais il n’y a pas de miracle : si les produits alimentaires sont aussi bon marché aujourd’hui, c’est qu’ils sont fabriqués dans des conditions invraisemblables.

    Voici donc quelques règles simples à respecter si vous achetez des produits industriels :

    • Fuyez les premiers prix, c’est généralement ce qu’on fait de pire. Évitez les promotions étonnantes, car les bonnes affaires dans l’alimentaire n’existent pas. Et si vous avez à choisir entre une grande marque et une marque « distributeur » (Carrefour, etc.), choisissez la grande marque, elle sera toujours de meilleure qualité ;
    • Vérifiez bien la liste d’ingrédients : elle doit être aussi courte que possible et avec le moins d’additifs (colorants, conservateurs, aluminium, etc..) ;
    • Privilégiez le bio, évidemment. Le bio « industriel » n’est pas toujours parfait, mais c’est tout de même une excellente garantie pour éviter les produits chimiques. Et il y a des produits bourrés d’additifs, comme les bouillons, qu’il est hors de question d’acheter non bio.
    • N’achetez jamais de poudres et purées, car les industriels peuvent facilement masquer les « défauts » des aliments utilisés au départ. Choisissez donc votre poivre en grain plutôt qu’en poudre, des pommes entières plutôt qu’en compote. Et votre paprika en poudre, achetez le bio !
    • Surveillez les origines en choisissant le local et le national en priorité. Mais attention aux « faux amis » : les « Cèpes de Bordeaux » sont une espèce, pas une origine géographique… et peuvent donc venir directement de Chine !

    Peut-être saviez-vous déjà tout cela, vous qui vous intéressez de près à la santé.

    Mais pensons également aux autres, à ceux qui ne sont pas aussi bien informés. Si vous avez une minute et que vous avez trouvé cette lettre instructive, n’hésitez pas à la transférer et à la partager autant que possible.

    Car c’est par nos choix, par nos décisions individuelles que nous réussirons à lutter contre l’omniprésence de la malbouffe.

    À mon avis, tant qu’il y aura des gens prêts à avaler de la « m… » à moindre prix, il y aura toujours des industriels pour la fabriquer.

    Mais si nous changeons nos habitudes, si nous sommes prêts à dépenser un peu plus de temps et d’argent pour privilégier les petits producteurs locaux ou les produits bio de qualité, tout peut changer !

    Je compte sur vous et vous souhaite une…

    Bonne santé !

    Xavier Bazin

      Source :

    [1] Emballages alimentaires : faites le bon choix. Marie-Céline Jacquier. La Nutrition. Avril 2016


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires