• Etats-Unis : Monsanto condamné pour la première fois vis-à-vis du glyphosate

    La justice américaine vient de rendre une décision hautement symbolique : elle a condamné Monsanto à des millions de dollars de dommages et intérêts.

    Pour Dewayne Johnson, un jardinier américain de 46 ans, il ne faisait aucun doute que Monsanto était à l’origine de son cancer du système lymphatique. Durant 2 ans, l’homme a régulièrement vaporisé du Roundup et du Ranger Pro, deux herbicides, dans le cadre de son travail dans des écoles californiennes.

    Pour la première fois, des accusations visant la dangerosité de ces pesticides ont donné lieu à un procès. Ces produits sont devenus tristement célèbres car ils contiennent du glyphosate, une substance classée cancérigène par la Californie.

    Les avocats de Dewayne Johnson sont parvenus à prouver le lien entre sa maladie et l’épandage du glyphosate. « C’est un jour historique ! Depuis quarante ans que ce produit existe, la vérité éclate enfin grâce à un jury indépendant. » s’est exclamé Marc Burton, l’un de ses avocats.

    Le 8 août 2018, TV5 Monde revenait sur l’affaire alors toujours en cours.

      Voici la lecture du jugement unanime rendu par un jury composé de 12 personnes :

    « Est-ce que le Roundup ou le Ranger Pro ont contribué à la maladie du plaignant ? Oui. Est-ce que Monsanto connaissait la dangerosité de ses produits contenant du glyphosate ? Oui. Est-ce que le groupe a volontairement choisi de ne pas accompagner ses pesticides d’un avertissement destiné au consommateur ? Oui. »

    À la suite de 4 semaines de procès, le jury populaire condamne ainsi Monsanto à verser 289 millions de dollars (près de 290 millions d’euros) à Dewayne Johnson. L’ex-jardinier n’a, selon ses médecins, plus que deux ans à vivre.

    Ému et reconnaissant, l’homme a déclaré :

      (https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/proces-monsanto-depuis-quarante-ans-que-ce-produit-existe-la-verite-eclate-enfin_) (à coller dans la barre d'adresse)

    « Depuis le début de ce procès, j’ai reçu beaucoup de soutien, de prières de la part de beaucoup de gens. Je veux les remercier, mes avocats aussi et le jury. »

    Monsanto a immédiatement annoncé qu’elle allait faire appel. L’entreprise, qui vient d’être rachetée par le groupe allemand Bayer à hauteur de 62,5 milliards de dollars (54,7 milliards d’euros), fait l’objet de 5 000 plaintes du même ordre aux États-Unis.

    « La quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire. »  Loi de Brandolini. 
     

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  •  Les excès de la finance... (Pierre RABHI)

                                                               2017     192 p.    15 € 

        La crise boursière de 2008, phénomène sans précédent, a touché chacun d'entre nous. Il apparaît essentiel d'expliquer les mécanismes qui ont conduit à ce chaos et bouleversé la vie des Français. Les actuels choix et les orientations économiques sont une catastrophe pour une grande part de l'humanité et risquent, faute d'être maîtrisables, de n'épargner ni les humains, ni les ressources utiles, ni la nature. Certes, des réformes ont été mises en place. Mais sont-elles suffisantes pour éviter une nouvelle crise ? Or, des solutions existent. Une autre finance, plus solidaire et éthique, se développe quasi spontanément au sein de la société civile. Elle est une alternative en mesure de pallier les défaillances d'un système dont l'échec apparaît année après année.

        Pionnier de l'agroécologie, expert dans la lutte contre la désertification, Pierre Rabhi est l'auteur de 

       -L'Offrande au crépuscule (Éditions de Candide, 1988, primé par le ministère de l'Agriculture),

      - Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010),

      -La Convergence des consciences (Le Passeur, 2016).


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  • 2015     192 p.   16 €

       La dénonciation des pratiques des multinationales dans le cadre du débat sur le Traité transatlantique.

      Coca-Cola, Monsanto, Shell, Nestlé, Bayer, Texaco... : certaines marques sont associées à des scandales retentissants. Hydropiraterie en Inde, pesticides aux effets dévastateurs, exploitation pétrolière transformant le delta du Niger en désert écologique, drame du Rana Plaza au Bangladesh, enfants empoisonnés par le plomb au Pérou..., la liste est longue et plus qu'inquiétante.

      Dans cet ouvrage, les auteurs examinent quelques-uns des crimes les plus significatifs commis par des multinationales. Des crimes qui ont fait l'objet de poursuites judiciaires ou de « procès citoyens », que ce soit sur le plan national ou international.

      Ils expliquent aussi comment ces sociétés ont conquis, au cours du XXe siècle, de vastes marchés. Une montée en puissance et en impunité grâce notamment au soutien des États-Unis.
    Après avoir analysé l'inefficacité des mécanismes de régulation (Banque mondiale, OMC, OCDE) et s'être interrogés sur le projet de grand marché transatlantique, les auteurs rappellent que les multinationales n'échappent pas au droit. Le recours à la justice, c'est l'arme des victimes ! À quand un « tribunal pénal international » apte à juger les exactions de ces colosses industriels ?

      En coédition avec le GRIP (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité), cet ouvrage de référence plaide pour une Cour pénale internationale qui jugerait les crimes des multinationales. 
     

       Éric David, professeur émérite de droit international de l'Université libre de Bruxelles (ULB), président du Centre de droit international de l'ULB, auteurs de nombreux articles juridiques et d'ouvrages de droit international dont certains sont devenus des classiques. Juriste de renommée internationale, il est considéré comme le père de la loi dite de compétence universelle en Belgique et plaide pour une Cour pénale internationale qui jugerait les crimes des multinationales.

      Gabrielle Lefèvre, journaliste spécialisée dans les problèmes de développement, d'urbanisme et d'évolution sociétale. Ancien membre du Conseil supérieur de la justice. Chroniqueuse sur le site de débat citoyen www.entreleslignes.be.

      Préface de Jean Ziegler, homme politique, altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de l'ONU sur la question du droit à l'alimentation dans le monde. 

    Revue de presse

       Les mots sont des armes. Ce livre est très important : c'est un outil pour contrer les conséquences désastreuses de la toute-puissance des grandes entreprises. Les auteurs nous posent la question : ces immenses sociétés multinationales sont-elles compatibles avec un avenir démocratique ? Comment envisager un monde où nous pourrions protéger les ressources de la Terre et offrir à tous une vie digne et sûre, tant que le pouvoir réside aux mains de ces géants voraces ? Le temps n'est-il pas venu de les consigner, à l'instar des dinosaures, dans les livres d'Histoire ? --Ken Loach

      Un bel objet qui met le focus sur la place des multinationales dans notre monde moderne. --Alexandre Wajnberg, entretien avec Gabrielle Lefèvre, Radio Campus

      Un livre dense et utile d'un côté, une journaliste faisant son métier, l'investigation ; de l'autre, un juriste faisant le sien et apportant son point de vue de spécialiste sur des actions possibles. Car la leçon majeure de ce livre, c est qu'il ne faut pas désespérer. --Jean Rebuffat, Entre les lignes


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  •                                                            2018       91 p.     9,90 €

       "De plus en plus rares sont les critiques virulents du capitalisme et du libéralisme contemporains. Leur voix n'est pas éteinte, mais elle est muselée, sinon discréditée, au moins contestée par la suprématie que ce double modèle idéologique et économique exerce désormais, sous des formes certes disparates, sur la quasi-totalité du globe... et dans la quasi-totalité des consciences.
       Jean Ziegler est de ces opiniâtres résistants au capitalisme. Sa confrontation intellectuelle et physique, scientifique et émotionnelle, à la véracité de l'extrême pauvreté, au cynisme des mécanismes diplomatiques, aux obscurantismes multiformes, à l'étranglement des droits humains élémentaires, au dépérissement des utopies, lui confère d'être un observateur unique de l'état humain du monde." Denis Lafay 
     

       Jean Ziegler est professeur honoraire de sociologie de l'université de Genève. De 2000 à 2008, il a été Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Il est aujourd'hui vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.


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  •  Le capitalisme expliqué à ma fille (Jean ZIEGLER)

    2018     128 p.   9 €

       Pour comprendre le ressort des inégalités, des destructions environnementales et des souffrances qui ravagent la planète.

       Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde. Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché. Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.

       Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection,

      -La faim dans le monde expliquée à mon fils (près de 60 000 exemplaires vendus).


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  • Chère lectrice, cher lecteur,

    (PureSanté <news@mail.puresante.info)  05/08/2018

    Vous connaissez l’expression « jeter un pavé dans la mare ».
       Le chercheur britannique Rory Collins, lui, c’est carrément un rocher qu’il a jeté dans la mare. Méga-plouf et éclaboussures pour tout le monde, du côté des officiels de la santé publique.
       Y compris lui-même.

       D’abord, il faut dire que ce Rory Collins n’est pas n’importe qui : professeur de médecine à l’Université de Oxford, anobli par la Reine Elizabeth, Sir Collins est à la tête de deux consortiums de recherche privés (financés en partie par l’industrie pharmaceutique) qui ont produit une grande partie des études concernant les médicaments anticholestérol, les statines, depuis 20 ans.

       Pendant 20 ans donc, il n’a trouvé que de du bien à en dire.
       Seulement en 2015, ce « pape des statines » a tout simplement reconnu que ni lui ni ses équipes de recherche n’avaient jamais étudié sérieusement les effets secondaires des statines [1] !!!

       Oui, vous avez bien lu, et tenez-vous bien parce que l’explication est carabinée…
       Pourquoi n’a-t-il donc pas fait le b-a-ba, c’est-à-dire la preuve que ces médicaments étaient sans risque ?

       Parce que, a-t-il avoué, sa conviction que les statines sauvaient des vies était telle qu’il voulait éviter d’inquiéter les patients en dévoilant leurs effets toxiques.
       Je ne vais pas vous redire ce que je vous ai déjà écrit dans la lettre « Cholestérol : lettre pour ceux qui n’y comprennent rien » (vous pouvez la retrouver en cliquant sur: https://www.pure-sante.info/cholesterol-lettre-a-ceux-qui-ny-comprennent-rien/ à copier-coller dans la barre d'adresse), mais cela montre à quel point il est impossible de faire une confiance aveugle aux études financées par l’industrie pharmaceutique, ni aux experts ayant des liens d’intérêt avec elle.

      [1] https://www.express.co.uk/news/uk/558249/statins-expert-heart-drug-rory-collins


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  • Jour du dépassement : à partir d'aujourd'hui, l'Humanité a vidé la Terre de ses ressources. 

      Ce mercredi 1er août marque le jour du dépassement de la Terre, le jour où l’humanité a consommé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an. Nous allons donc vivre à crédit jusqu'à la fin de l'année et "entamer" une seconde planète. Cette dette écologique s'alourdit d'année en année, même si elle progresse dans le calendrier à un rythme plus lent depuis une dizaine d'années.

        En France, le jour du dépassement de la Terre cette année est tombé le 5 mai.    @Pxhere

       Le 29 décembre en 1970, le 7 novembre en 1978, le 15 octobre en 1988, le 30 septembre en 1998, le 15 août en 2008 et le 1er août en 2018. En presque cinquante ans, l’Earth overshoot day - le jour du dépassement de la Terre en français - n’a cessé de grignoter des semaines dans le calendrier.

       Désormais, au bout de seulement sept mois, nous avons déjà consommé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an. À partir d’aujourd’hui, l’humanité vit à crédit jusqu’au 31 décembre et doit donc "entamer" une seconde planète, pour continuer à boire, à manger, à se chauffer, à se déplacer, à produire.

     

     

    Calculé par le Global Footprint Network, ce jour du dépassement de la Terre alerte chaque année états, citoyens et entreprises. Ce jour marque le moment où nous avons déjà émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne peuvent absorber en un an. Nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau douce que ce que la Terre a pu produire sur cette même période.

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  • Greenpeace Africa exhorte Halcyon Agri à stopper la destruction des moyens de subsistance des communautés et la biodiversité au Cameroun.

     26 Jul 2018

    Short URL: https://farmlandgrab.org/28327
    Posted in:  Cameroon Singapore

      Par Aurélien Mbarga

    Le 24 juillet 2018 à Yaoundé, Greenpeace Africa a rendu public un rapport sur la stratégie d’exploitation d’une entreprise sordide de caoutchouc basée au Cameroun, la société singapourienne Halcyon Agri et sa filiale camerounaise. Le rapport « Halcyon Agri: Le caoutchouc qui dévaste les forêt  » met à nu les conséquences des activités de Sudcam sur l’écosystème et sur les communautés locales et autochtones du sud du Cameroun.

    Les concessions de Sudcam sont situées dans la périphérie de la réserve  faunique du Dja, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987 en raison de sa valeur universelle exceptionnelle en matière de biodiversité végétale et faunique. La réserve faunique du Dja abrite quatorze espèces de primate et de mégafaune notamment  les éléphants de forêt, des buffles de forêt, des pangolins géants et des antilopes bongo. Avec une ceinture forestière de seulement 100 à 200 mètres séparant la plantation de Sudcam de la réserve faunique du Dja, le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO a identifié Sudcam comme étant une nouvelle menace sérieuse pour la réserve faunique du Dja.

    Sudcam a procédé au défrichage de 10 000 hectares de forêt dense tropicale — soit l’équivalent de 10 terrains de football par jour — pour faire place à une plantation d’hévéas entre 2011 et 2018. Sudcam est responsable de la nouvelle série de défrichage la plus dévastatrice de  l’agriculture industrielle dans le bassin du Congo. Au cours des derniers mois, le processus de défrichage a connu une accélération considérable.

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  • Une souche de bactéries mutantes ayant développé une résistance à presque tous les antibiotiques inquiète au Pakistan. Elle provoque la typhoïde et une épidémie en Asie, dans les régions où l'hygiène et le traitement de l'eau ne sont pas assurés, pourrait se produire.

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 217

     Laurent SACCO journaliste   20/07/2018

      https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-resistance-antibiotiques-typhoide-inquiete-pakistan-

      Cela fait des décennies que les médecins s'inquiètent de la résistance grandissante à certains antibiotiques des bactéries impliquées dans plusieurs maladies pouvant être mortelles. Avec les vaccins et les mesures d'hygiène, les antibiotiques ont contribué à faire reculer la mortalité et les complications causées par ces maladies. Or, nous ne disposons que d'un nombre très restreint de molécules actives et l'on peine à en trouver de nouvelles. Le spectre d'un retour en arrière en ce qui concerne les progrès de la médecine au XXe siècle n'est toujours pas exorcisé, même si l'on peut penser que les avancées de l'intelligence artificielle dans les décennies à venir pourraient nous aider à résoudre ce problème.

    Toujours est-il que les autorités sanitaires sont de plus en plus préoccupées par ce qui se passe avec la fièvre typhoïde au Pakistan depuis 2016. Rappelons que sans traitement, cette maladie causée par une bactérie du nom de Salmonella typhi est mortelle dans 10 % des cas. Environ 17 millions de personnes en sont encore atteintes chaque année en moyenne dans le monde. La typhoïde se manifeste par une fièvre continue, accompagnée de maux de tête, d'anorexie, d'abattement (« tuphos », torpeur en grec) et de douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, de une à trois semaines après contamination. Il peut alors se produire des hémorragies et des perforations des intestins.

    La typhoïde se propage avec les effluents et l'eau non potable

    Celle-ci survient lorsque de la nourriture a été contaminée par des personnes malades de la typhoïde et aussi en buvant de l'eau provenant d'un milieu contaminé. La bactérie étant notamment présente dans les selles et l'urine des personnes infectées, c'est donc surtout dans les zones du monde où les infrastructures et les conditions de vie ne permettent pas un traitement adéquat de l'eau, auxquelles s'ajoute le manque d'hygiène, que les épidémies de typhoïde se déclarent. En cause, l'élimination inadéquate des effluents et les inondations.

    Les pays en développement en Asie, en Afrique ou en Amérique latine sont donc les plus frappés alors que dans les pays industrialisés, la chloration de l'eau notamment et un bon assainissement ont permis de faire reculer cette maladie dès le début du XXe siècle.

    Au Pakistan donc, les médecins sont confrontés depuis peu à une nouvelle souche de typhoïde résistante à la plupart des antibiotiques, nommée XDR pour « extensively drug resistant », ne peut être traitée qu'avec un antibiotique de dernier recours, l'azithromycine. Il existe bien d'autres options mais elles sont très coûteuses car elles nécessitent notamment des traitements en intraveineuse à l'hôpital, ce qui n'est évidemment pas facile au Pakistan. Or, les experts ne doutent pas que XDR finira par devenir résistante à l'azithromycine.

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  • [Un danger nommé plastique] Coton tige, paille, bouteille… 5 alternatives au plastique à usage unique

    Alternatives au plastique...

    D'ici 2050, il pourrait y avoir plus de plastique que de poisson dans l'océan.      @Pixabay

      Le  plastique dans tous ses états. Novethic vous propose cette semaine de comprendre les enjeux d'un monde qui ne jure que par ce dérivé du pétrole. Aujourd'hui, cap sur les alternatives de cinq objets du quotidien que l'on retrouve souvent dans les océans : bouteilles d'eau, pailles, film étirable, cotons-tiges et brosses à dents.

      De 1950 à 2015, 6,3 milliards de tonnes de déchets plastiques ont été accumulées par l'humanité. Une petite partie a été incinérée ou recyclée (21%) mais la grande majorité s’est retrouvée dans les décharges ou pire dans la nature et les océans (79%). Les consommateurs prennent conscience que le temps est venu d'utiliser avec plus de parcimonie cette matière au coeur de nos activités quotidiennes. 

    Les pailles

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  • Saint-Domingue, submergé par une mer de plastique, prouve que nous avons saturé l’océan de nos déchets

    Marée de déchets plastiques...

    60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées ces six derniers jours des plages de Saint-Domingue.
    @ParleyForOcean

    60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées en 6 jours sur les plages de Saint-Domingue… en vain. Les grandes marées ont rejeté 12 000 tonnes de déchets sur Mumbai. Des phénomènes de plus en plus courants sur la planète signifiant que nous avons largement dépassé la capacité de nos océans à être notre poubelle.

      Vidéo de 41 s. sur: https://twitter.com/KOAA/status/1020722719611138048/video/1 (à reporter sur votre barre d'adresse)

       Décidément, l’océan n’accepte plus d’être la poubelle de l’Humanité. Il y a quelques jours, il recrachait sur Mumbai en Inde 12 000 tonnes de déchets. Actuellement, à 14 000 kilomètres de là, à Saint-Domingue, ce sont des dizaines de tonnes qui souillent les plages - censément paradisiaques - et qui flottent sur le littoral. Et la capitale de la République dominicaine n’est pas en mesure de faire face.

       C’est l’ONG Parley for Ocean qui a permis de mesurer l’ampleur du drame en diffusant une vidéo sur les réseaux sociaux. On y voit un tapis de déchets plastiques qui ondule au gré des vagues, sans que l’on ne parvienne jamais à voir la moindre goutte d’eau tant les détritus sont compacts. Ces six derniers jours, 60 tonnes de déchets ont déjà été récupérées, ce qui n’est rien en comparaison de ce que la mer charrie chaque jour vers le rivage.

      Au-delà de l’Inde et des Caraïbes, ce type de scène se multiplie ces dernières années. De telles quantités de déchets plastiques ont été observées au Honduras, à Bali et même en Arctique. Sans compter les cas d’animaux marins qui s’échouent sur la plage après avoir ingurgité des sacs et films plastiques, comme ce cachalot retrouvé mort sur une plage espagnole en avril dernier.

      Selon des études concordantes, il y aurait plus de 5 milliards d’objets plastiques flottant dans les océans de la planète, représentant au moins 250 000 tonnes de matières. Le célèbre surfer, Kelly Slater, engagé sur la protection des océans et des requins, a relayé la vidéo sur Instagram et cite l’apnéiste Kimi Wermer : "On nous a vendu le concept d'une société du tout-jetable : plus on est civilisés, plus tout doit être "pratique". Pourquoi faire la vaisselle quand on peut la jeter ? Pourquoi prendre soin des choses si on peut les jeter aussitôt ? On fabriquera ces choses pour pas chères qu’on jette ailleurs (…) Sauf qu'il n'y a pas de "ailleurs", Ça N'EXISTE PAS."

        Ludovic Dupin @LudovicDupin      © 2018 Novethic - Tous droits réservés

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  • Oui, vous avez bien lu.

    Dans son usine de Lacq qui fabrique la Dépakine, décidément ce médicament qui a déjà causé plus de 30 000 cas de trouble mentaux chez les enfants. Rien n’arrête Sanofi, surtout pas de rendre malade.

    « Les rejets toxiques atteignent "190 000 fois la norme autorisée de bromopropane, une substance inodore mais classée comme cancérigène mutagène et avec des effets susceptibles d’altérer la fécondité", explique France Info((https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/info-franceinfo-l-usine-sanofi-qui-fabrique-la-depakine-a-mourenx-emet-des-rejets-toxiques-bien-au-dela-des-normes). Selon le média, "le site rejetterait aussi du valproate de sodium, la base de la Dépakine, et ce à des niveaux de plusieurs tonnes par an »

    Déjà mis en demeure, Sanofi déclare qu'il n'y a aucun risque "inacceptable" pour la santé.

    30 000 enfants malades c’est pas inacceptable n’est ce pas Sanofi?

    https://www.lessymboles.com/sanofi-pollue-190-000-plus-fois-au-dessus-de-la-norme-autorisee/

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 216 

    Nouveau scandale : avec son médicament Dépakine, anti-épilepsie, le groupe pharmaceutique Sanofi pollue en quantité astronomique.

    Autour du bassin de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques où est produit le médicament, les usines Sanofi pollueraient 190 000 fois au-dessus des normes autorisées, selon un rapport dévoilé ce dimanche 8 juillet. L'association France Nature environnement a décidé de porter plainte.

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  •   Commentaire. Les thérapies géniques ont le vent en poupe. Je considère que cette voie, bien qu’intéressante en théorie, reste une impasse. La réalité est que tous les traitements trouvés sont à des prix exorbitants, inabordables d’où l’impasse. Entre 350 000 et 850 000 $ par personne et par maladie. Le record du Solvadis pour l’hépatite C vole en éclats (45 à 75 000 $ le traitement selon la solvabilité du pays, question de possibilité de racket) 

    Alors, on comprend l’enthousiasme de Big Pharma. Une poule aux oeufs d’or, un business, pas une vraie voie de traitement. Ce coût s’explique par les prix des recherches et aussi par le monopole des laboratoires qui en font un miroir et un chantage. Nous avons une solution, payez, casquez un maximum. Un budget prévisible de 1000 milliards de dollars, mais qui va payer, il reste à inventer la génération spontanée des richesses. Alors de façon morale la solution n’est-elle pas de laisser Big Pharma découvrir et de générer ensuite des licences à prix bas comme en a le droit le gouvernement français et comme l’a fait le Bangladesh avec le Solvadis qui passe de 45 000 à quelques centaines de dollars. Du pragmatisme face au cynisme des financiers.

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 216  (20/07/2018)

    https://www.lessymboles.com/quand-les-therapies-geniques-riment-avec-pompe-a-fric

       Des thérapies géniques commencent à accéder au marché pour soigner des maladies jusqu'alors incurables: un formidable espoir pour les patients, mais un immense défi pour les systèmes de santé en raison de leurs coûts, surtout si leur usage venait à se généraliser.

      Ces thérapies consistent généralement à remplacer directement dans l'organisme (in vivo) un gène défectueux par un gène fonctionnel ou à prélever des cellules pour les modifier génétiquement en laboratoire avant de les réinjecter au malade (ex vivo).

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  • Les lobbies agroalimentaires auditionnés à l'Assemblée : "Ça rappelle les pratiques de l’industrie du tabac."

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/r-evolutions/les-lobbies-agroalimentaires-auditionnés-à-lassemblée

    Anne Crignon   12/06/2018    (Nouvel Obs)

      Quatre représentants de l’industrie agroalimentaire étaient auditionnés jeudi matin à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle et les produits ultratransformés, lesquels sont soupçonnés d’être la cause d’épidémies contemporaines, diabète, obésité, et de certains cancers, notamment celui du sein (1).  

    Il y avait là une porte-parole d’Alliance 7, organe de communication de la biscuiterie à la française et autres gourmandises comme les pastilles Vichy ou les calissons d’Aix. Et trois représentants de la toute-puissante Ania – l’Association nationale des industries agroalimentaires –, laquelle regroupe des petites et moyennes entreprises et dix-sept grandes fédérations françaises, comme la Fédération nationale de l’industrie laitière, la Fédération des ingrédients aromatiques alimentaires ou encore la Fédération des industriels charcutiers. L’Ania représente aussi les intérêts de multinationales : Coca-Cola, Danone, Mars, Kellogg’s, Neslé ou Lactalis, dont le PDG était, par le hasard du calendrier, entendu au même moment dans une salle voisine au sujet du lait infantile contaminé.  

    La directrice de l’Ania, Catherine Chapalain, est donc là, accompagnée de son directeur des affaires publiques de communication et de la directrice des questions d’alimentation et de santé. Les quatre invités prennent place dans le "sixième bureau" du Palais-Bourdon, petit auditorium lumineux, où les accueillent une poignée d’élus emmenés par Loïc Prud’homme, député La France insoumise de Gironde, à la tête de la commission.   

    L’Ania a déclaré à la Haute autorité de la transparence faire du lobbying en France pour le compte de 27 clients. C’est donc un acteur ultrapuissant, avec des relais parmi les députés et sénateurs : des correspondants permanents de l’industrie  au Parlement pourrait-on dire, qui reprennent dans certains de leurs amendements des passages entiers de textes rédigés par l’Ania (2). Ceci rend d’autant plus captivant le face-à-face entre ces talentueux "influenceurs" et l'intraitable Loïc Prud'homme.

    Le député prend en effet très au  sérieux les travaux d’Anthony Fardet, de l’Inra de Clermont-Ferrand, probablement en train de faire progresser d’un grand bond la recherche en nutrition avec la publication d’un  livre (2) sur les effroyables conséquences de la commercialisation puis la généralisation, partout dans le monde, d’une nourriture industrielle ultratransformée, laquelle s’est substituée peu à peu à la cuisine traditionnelle : plats préparés, céréales pour enfants, yaourts (soi-disant) aux "fruits" , pizzas congelées, soupes en brique, mayonnaise et ketchup, surimi, pain de mie et autres nuggets, qui finissent par nuire gravement à la santé dès lors que leur consommation est régulière.   

    Un lien entre aliments industriels et cancers

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  • H&M, Benetton et Zara suppriment les substances chimiques dangereuses de leurs vêtements.

    Près de trois quarts des entreprises engagées ont déjà supprimé les PFC, des perturbateurs endocriniens.
    @Greenpeace

       Après sept ans de mobilisation, de campagnes chocs, de tests en laboratoire, de rapports détaillés et de manifestations, Greenpeace tire un bilan positif de sa campagne Detox. Selon l’ONG, 80 entreprises, représentant 15 % du secteur du textile, sont en bonne voie d’éliminer les substances chimiques dangereuses de leur production d’ici 2020. Et nombre d'entre elles ont déjà supprimé les PFC, considérés comme des perturbateurs endocriniens.     "L’impossible est devenu réalité". Une fois n’est pas coutume, l’ONG Greenpeace Allemagne vient de publier un rapport sur la mode (1) dans lequel il salue les efforts réalisés par quelques dizaines d’entreprises du secteur pour éliminer l’utilisation et le rejet de substances chimiques. C’est suffisamment rare pour être signalé. Depuis sept ans, l’ONG mène une grande campagne, baptisée Detox, auprès des marques de prêt-à-porter pour les sensibiliser à la question.

       Et le bilan est positif. "Nous avons fait de grands progrès dans l'élimination progressive des produits chimiques dangereux qui polluent nos cours d'eau et notre environnement. Il y a eu un changement de paradigme majeur dans l'industrie du vêtement qui assure désormais la responsabilité de sa chaîne de production et non plus seulement de ses produits", se réjouit Bunny McDiarmid, directeur exécutif de Greenpeace International.

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  • Les cinq plus gros producteurs de viande et de lait polluent plus que les pétroliers

       Sur les 35 plus gros producteurs de viande et de lait, plus de la moitié n'ont pas émis d'objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.   Pixabay

        Selon une nouvelle étude, les cinq principaux producteurs de viande et de lait émettent, ensemble, plus de gaz à effet de serre que les plus gros producteurs pétroliers que sont Exxon, BP ou Shell. Et la courbe n'est pas prête de s'inverser, seule une petite poignée ont des objectifs concrets de réduction des émissions en concordance avec les ambitions de l'Accord de Paris.

      L’industrie pétrolière a longtemps été pointée du doigt pour la pollution qu’elle générait. Aujourd’hui, il faut aussi regarder du côté des producteurs de viande et de lait. Selon un nouveau rapport de l’ONG Grain et de l’IATP (Institute for agricultural and trade policy), les cinq plus grosses entreprises de ces secteurs que sont JBS, Tyson Foods, Cargill, Dairy Famers of America et Fonterra polluent plus que Exxon, BP ou Shell. Plus préoccupant encore, les 20 premiers producteurs de viande émettent autant de gaz à effet de serre qu’un pays comme l’Allemagne et doublent presque celles de la France !

    Seul Danone a un objectif de "zéro émission nette"

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  • Published: 03 Jul 2018

    Short URL: https://farmlandgrab.org/28273
    Posted in:  FIAN MATOPIBA

    FIAN International, Réseau pour la justice sociale et les humains et la Commission pastorale de la terre (CPT)

     La spéculation foncière mène à des violations des droits humains et à l'éco-destruction au Brésil

    Un nouveau rapport révèle comment les fonds de pension internationaux, les investissements étrangers et les institutions détruisent l'avenir des communautés rurales du nord-est du Brésil.

      L'avancée de l'agro-industrie dans la région de MATOPIBA (une zone d'environ 73 millions d'hectares qui s'étend sur les États brésiliens du Maranhão, Tocantins, Piauí et Bahía), soutenue par le capital international, détruit les moyens de subsistance des communautés rurales et érode considérablement la biodiversité locale.

      La région MATOPIBA est située dans la partie nord du Cerrado, une écorégion qui abrite 5% de la biodiversité mondiale. Moins connue que l'Amazonie, elle est tout aussi vitale pour l'écologie du pays et de la planète. Les communautés indigènes et traditionnelles qui y vivent ont développé des stratégies de survie et de coexistence avec cet écosystème et leurs pratiques et connaissances sont indispensables à la survie du Cerrado. Avec l'expansion de l'activité financière et de l'agriculture industrielle - en particulier le soja - cette écorégion atteint des taux de déforestation extrêmement élevés.

    Des conséquences graves pour la population locale

     Les communautés de la région de MATOPIBA sont déplacées de leurs terres et subissent une contamination généralisée du sol, de l'eau et du bétail par les produits agrochimiques. La violence à l'encontre des dirigeants communautaires est en hausse, tout comme les conflits sur l'eau.

      « L'accaparement des terres est principalement le fait d'acteurs locaux, mais ceux-ci sont soutenus par de l'argent provenant de l'étranger. La falsification des titres fonciers est au cœur de cette activité, en tant que moyen de simuler la propriété foncière, qui a été appropriée illégalement », explique Isolete Wichinieski de la Commission pastorale de la terre (CPT), une organisation brésilienne travaillant en étroite collaboration avec les communautés rurales. « Les populations locales détiennent rarement des titres fonciers officiels, mais la loi brésilienne reconnaît les droits qu'elles ont acquis en occupant et en utilisant leurs terres au fil des générations ».

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  • 2018       128 p.     32,98 €

       Alors que le commerce massif de terres agricoles est décrié par les ONG et considéré souvent comme un accaparement des terres, les organisations internationales comme la Banque Mondiale y voient une opportunité de développement pour les pays vendant ou louant leurs terres, ce qu'elles appellent le principe « gagnant-gagnant ». Pourtant, cette commercialisation des terres semble avoir de lourdes répercussions sur les populations locales et les avancées en matière de développement sont difficilement visibles. Le commerce massif de terres agricoles correspond-il vraiment à une opportunité de développement ? L'objectif de cette recherche est de faire le lien entre le commerce massif de terres et la possible opportunité de développement qui en résulterait, pour savoir si après une dizaine d'années de prise d'ampleur du phénomène, le commerce de terres agricoles a-t-il vraiment réussi a entraîné le développement des zones où la terre a été commercialisée.
      Charlotte Lallement est diplômée d’une maitrise en sciences politiques de l’université de Montréal. " Je me suis spécialisée en politique comparée et relations internationales. Mes intérêts de recherche se sont portés sur l'Afrique et les théories du développement."
     
       L'avis du Club de présélection du prix Turgot, Christian Chouffier :

       Cet ouvrage est le résultat d’un travail de recherche dans le cadre de l’université de Montréal sur le phénomène d’accaparement des terres agricoles et plus généralement de la financiarisation des transactions foncières. Le commerce massif des terres agricoles s’est amplifié à partir de 2008 suite aux mauvaises récoltes de 2017 et aux émeutes de la fin qui s’ensuivirent. L’auteur définit la notion d’accaparement: achat ou location de terres par un acteur étranger, dans le but d’assurer sa sécurité alimentaire ou énergétique (biocarburants) ou encore de profiter des bons rendements apportés par cet actif. Ce phénomène particulièrement important en Afrique est soit considéré comme une spoliation par certaines ONG soit comme une opportunité de développement de l’agriculture par des organismes internationaux comme la banque mondiale. L’étude porte principalement sur deux pays, le Kenya et l’Ethiopie, qui ont des droits fonciers différents et qui ont subi ou non une colonisation à partir des quelques bases de données disponibles et des contrats connus. La conclusion est que le cadre légal en Afrique, l’opacité des transactions et le clientélisme ne permettent pas de constater une situation de développement économique telle que préconisée par les organisations internationales.

    Certes, il s’agit ici d’une étude sur l’Afrique mais l’internationalisation et la financiarisation des acquisitions de terres agricoles commence également à se répandre dans les pays développés comme en atteste l’acquisition de 2 800 ha par un groupe chinois dans le centre de la France entre 2016 et 2017 via l’achat d’actions permettant de contourner les droits des Safer.
    Original source: AllNews.ch
     

     

     


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  • 2018     192 p.    10 € (Poche)

       L'illusion d'une sortie de la crise actuelle par des politiques néolibérales est-elle nouvelle ? C'est ce que prétend incarner Emmanuel Macron, en voulant créer une mystique salvatrice via ses réformes économiques et sociales. Un an après son élection, Attac et la Fondation Copernic décryptent dans cet opus les impasses d'une politique qui se prétend résolument moderne alors qu'elle n'a de cesse de prendre des mesures issues de I'"ancien monde".  
       A l'illusion du "en même temps" se sont adossés un rapport au pouvoir parfaitement éculé (car conçu comme autoritaire et vertical), et surtout la mise en place d'une politique de fuite en avant néolibérale, où remise en cause des droits sociaux et cadeaux aux plus riches participent à renforcer le pouvoir de ceux qui l'ont déjà. Cette nouvelle gestion froide et cynique de la chose publique se met en place au sommet de l'Etat avec l'arrivée d'un contingent de jeunes bureaucrates : les Macron's Boys and Girls. Ils sont à la base d'une nouvelle machine technocratique alimentée par des réformes où progrès social et écologie sont les grands absents. Un business model, qui se prétend dénué de toute idéologie, est mis en place dans la start-up nation France.
       La Macronie s'est dotée d'une novlangue faussement innovante et porte aux nues un illusoire salut néolibéral où seuls les premiers de cordée, les puissants et la nouvelle "noblesse d'Etat libéral" trouveront grâce. Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron parie sur l'anesthésie de la société. Mais le réveil risque d'être douloureux. Face à une telle visée, voici un ouvrage qui propose à tous ceux qui ne se résignent pas, un projet porteur d'une autre vision de la société...

       Fondée en 1998 et présente dans plus de quarante pays, Attac est une association qui résiste contre le pouvoir pris par la finance et les multinationales sur les peuples et la nature, et lutte pour la justice sociale et environnementale. 

       La Fondation Copernic travaille à "remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers". Elle n'est liée à aucun parti politique, syndicat ou association et s'adresse à toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à l'ordre néolibéral. Elle vise à faire réfléchir ensemble chercheurs, militants associatifs, syndicalistes et politiques.


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  • Le 15 septembre 2018 marquera les 10 ans de la faillite de Lehman Brothers point d’orgue de la crise financière, une crise qui se conjugue aujourd’hui avec les crises climatiques, écologiques et géopolitiques. En 10 ans, de nombreuses promesses de régulation du secteur financier ont été faites par les différents gouvernements, mais peu ont été tenues. A l’heure actuelle, le spectre d’une nouvelle crise financière majeure plane et de nouvelles déréglementations sont prévues au sein de l’Union Européenne, tandis que les banques continuent d’utiliser l’argent qui leur est confié pour spéculer, pour investir dans les énergies fossiles ou créer des sociétés offshore dans des paradis fiscaux pour leurs riches client·e·s.

      https://france.attac.org/se-mobiliser/pasavecnotreargent/article/impliquez-vous-dans-la-campagne-pasavecnotreargent?pk_campaign=Infolettre-1485&pk_kwd=france-attac-org-se-mobiliser

    #PasAvecNotreArgent

      Nous voulons profiter de ce triste anniversaire pour initier un vaste mouvement citoyen en signifiant aux banques et aux institutions financières que nous n’allons plus les laisser faire n’importe quoi avec notre argent et que nous voulons prendre le contrôle sur la finance et sur notre avenir avec un mot d’ordre appropriable par le plus grand nombre : #PasAvecNotreArgent.

      Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent ce souhait à passer à l’action avec nous dès le samedi 15 septembre prochain. De nombreux réseaux, mouvements et organisations y participeront, tous porteurs de la même indignation face à l’impunité du secteur de la finance, ainsi que de la volonté d’y mettre fin afin que nous tou·te·s, citoyen·ne·s puissions reprendre le contrôle de notre avenir*.

       Après le 15 septembre, vous pourrez participer à une première campagne #PasAvecNotreArgent qui ciblera l’utilisation de l’épargne du livret Développement Durable et Solidaire collectée par les banques et dont une grande partie est centralisée à la Caisse de Dépôts et de Consignation. L’objectif est d’obtenir que plus un seul euro de cette épargne ne soit utilisé pour financer le réchauffement climatique et la destruction de la planète.   

       * Le 15 septembre des actions appelées par la coalition Change Finance auront lieu dans plusieurs capitales européennes. Une coalition française s’est également mise en place. Elle se donne pour ambition de faire le lien entre la crise financière et la crise écologique au cours d’une semaine d’action du 8 au 15 septembre prochain.


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  • Pourquoi ne vous parle-t-on pas des remèdes naturels qui marchent ?

    Certes, les alternatives naturelles classiques ne font pas de miracles.

    Mais elles sont mille fois préférables aux médicaments bientôt déremboursés !

    Prenez le cas de cette plante chinoise, l’huperzine A (Huperzia serrata), qui fait l’objet depuis quelques années de recherches scientifiques intensives en Chine.

    Aujourd’hui, la conclusion des scientifiques chinois est formelle : l’Huperzine A permet une meilleure autonomie des malades d’Alzheimer et améliore leur mémoire [4], avec moins d’effets secondaires que les médicaments actuels.

    Une autre alternative intéressante est le ginkgo biloba. On sait depuis des années que cet arbre extraordinaire a la capacité de booster la mémoire (c’est d’ailleurs l’un des remèdes naturels le plus utilisés en Allemagne).

    Aujourd’hui, il est prouvé scientifiquement que le ginkgo a des effets positifs contre Alzheimer [5], sans le moindre effet toxique connu (il faut simplement faire attention en cas de problème de coagulation, car le ginkgo a pour effet de fluidifier le sang).

    Ne serait-il donc pas préférable de prescrire cette plante inoffensive plutôt que le médicament dangereux ?

    Et que dire de la vitamine E ?

    La vitamine qui ralentit (un peu) la maladie

    Dans une étude portant sur 561 patients atteints d’une forme modérée d’Alzheimer [6], le groupe qui a reçu le médicament Mémantine n’a connu aucune amélioration.

    Mais le groupe qui a reçu chaque jour 2 000 unités de vitamine E (alpha-tocopherol), lui, a bénéficié d’un ralentissement de la maladie de 20 %.

    C’est un gain modeste mais pas négligeable pour les malades : cela représente environ 6 mois supplémentaire d’autonomie, sur une période de deux ans et demi.

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  •  Un ministre ne devrait pas dire ça (Christian ECKERT )

                                                         Robert Laffont, 2018, 285 p., 19 €

       " À Bercy, j'ai vu, de l'intérieur, la machine se mettre en marche. J'étais à l'épicentre d'une guerre intestine entre finances publiques et intérêts privés. L'État a cédé du terrain et des pans entiers de ses revenus les plus pérennes. Mon voisin de bureau, Emmanuel Macron, était toujours là, dans l'ombre, pour exercer son influence. J'aurais dû mieux résister. Aujourd'hui, le macronisme dispose des pleins pouvoirs. Aucune véritable analyse argumentée n'a été élaborée depuis son avènement. "
       Secrétaire d'État au Budget, reconnu pour ses engagements à gauche et sa droiture, Christian Eckert a passé trois ans à Bercy aux côtés d'Emmanuel Macron. Il nous dévoile les secrets inavouables de la mutation du ministre de l'Économie en candidat.
       Double jeu du futur président, compromissions des socialistes, jeux dangereux des lobbys, conflits d'intérêts, privatisations galopantes, coups tordus...Cette plongée inédite au plus haut sommet de la République révèle enfin la face sombre et ultralibérale du nouveau pouvoir.
    Une édifiante critique du président des riches qui veut sacrifier les bijoux de l'État au profit de la finance.

       L’ancien rapporteur du budget à l’Assemblée puis secrétaire d’Etat au Budget sous François Hollande offre trois livres en un seul. Il y a le témoignage de celui qui a été le collègue d’Emmanuel Macron à Bercy. Un ministre peu préoccupé par son travail mais beaucoup par la constitution d’un cabinet pléthorique préparant sa candidature et recevant à tour de bras ses réseaux dans la finance et la tech, les seuls qui comptent à ses yeux. On découvrira les coups de com’ de l’ancien conseiller de François Hollande, celui qui pousse toujours aux arbitrages les plus libéraux et pour qui l’intérêt général se résume à celui des intérêts privés. On comprend mieux le président à cette aune…

       Au-delà du cas Macron, l’ancien ministre règle ses comptes avec quelques anciens collègues, du PS ou d’Europe Ecologie les Verts. Ceux qui venaient le voir en lui demandant de suivre des politiques plus à gauche, appelant à plus de solidarité et rejoignant le nouveau président des riches pour sauver leur poste. Avec liste nominative des personnes concernées ; un ministre ne devrait pas dire ça… Enfin, un ministre, c’est vite dit. Christian Eckert n’était que secrétaire d’Etat alors que Gérald Darmanin, son successeur, a le titre de ministre. Et donc refuse de s’abaisser à une passation des pouvoirs avec un simple secrétaire d’Etat. Un chapitre justement intitulé « le melon de Darmanin ».

    Christian Eckert a été en charge de notre politique fiscale et il connaît son sujet. Il rappelle comment, sous l’influence d’Emmanuel Macron, le gouvernement a cédé aux fameux pigeons manipulateurs d’informations mais a bien supprimé la demi-part des veuves, moins glamours que les patrons de la tech. Il revient sur les débats concernant le financement des collectivités locales. Et bien sûr sur la lutte contre les paradis fiscaux, pointant du doigt le rôle délétère d’un conseil constitutionnel bloquant de nombreuses avancées en la matière. Bref, on ne s’ennuie pas dans ce livre limpide d’un homme modeste, compétent et fidèle à ses convictions, des qualités rares dans la classe politique.


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  • Chères amies,
    chers amis,

    Nous sommes ravis de pouvoir vous annoncer de très bonnes nouvelles ! Les Gardiens de l'Amazonie (https://www.survivalinternational.fr/mails/gardiens_guajajara)– un groupe d'hommes courageux issus du peuple guajajara – travaillent sans relâche pour défendre le territoire qu'ils partagent avec leurs voisin·e·s non contacté·e·s contre la présence de bûcherons illégaux.

    Les Gardiens luttent seuls contre une violente mafia de l'industrie forestière (https://survivalinternational.fr/actu/11966) et ne reçoivent que très peu de soutien de la part du gouvernement brésilien. Grâce à vos dons et vos mails, nous avons pu pousser le Brésil à agir. Et avec succès ! Il y a quelques semaines, la police environnementale s'est finalement déplacée pour aider les Gardiens à expulser les bûcherons hors de leur territoire. Bien que la police ne soit pas restée longtemps sur place et que les Gardiens aient encore un besoin urgent de soutien de la part des autorités, cela montre qu'ensemble nous pouvons vraiment changer les choses.

    La motivation des Gardiens a été renforcée grâce à cette intervention : « Merci pour l'aide que vous nous apportez dans cette lutte et cette situation à laquelle nous sommes confrontés en ce moment [...]. C'est grâce à vous et à la pression que vous avez exercée que les renforts ont été envoyés ici dans notre village. Alors, encore une fois, merci. [...] Nous sommes dans le même bateau. »

    Mais ce n'est pas tout ! Il y a quelques années, les sympathisant·e·s de Survival ont mené une lutte acharnée pour convaincre le gouvernement brésilien d'expulser les bûcherons du territoire des Awá non contactés. Nous y sommes parvenus et nous sommes ravis de pouvoir vous annoncer que l'un des leaders des bûcherons va à présent être traduit en justice. Il est extrêmement rare pour ce genre de cas de parvenir à ce stade ; il y a donc vraiment de quoi se réjouir – et nous avons ainsi une nouvelle preuve que les campagnes tenaces portent leurs fruits.

    Voilà deux lueurs d'espoir au milieu d'un climat anti-autochtone grandissant au Brésil. Encore merci d'avoir participé à ces succès. Nous avons hâte d'en partager beaucoup d'autres avec vous à l'avenir.

    Avec tous nos remerciements,

    L'équipe de Survival

    Un demi-siècle de Survival International

    L'année prochaine sera très spéciale pour nous : nous allons fêter nos 50 ans ! Nous souhaitons faire de 2019 notre plus grande année et nous espérons que vous vous joindrez à nous pour les célébrations.

     

     





     

     


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  • Le Conseil de sécurité des Nations unies réfléchit à s’emparer du sujet du changement climatique

    La perte de ressources naturelles en raison de sécheresse et d’événements climatiques extrêmes est un facteur aggravant pour les conflits et serait favorable au recrutement des groupes terroristes. Aussi, le Conseil de sécurité des Nations unies s’interroge sur la pertinence de s'emparer du sujet. Si la Chine et la Russie sont plutôt sceptiques, les Européens poussent en ce sens.

      Le Conseil de Sécurité de l'ONU s'est réuni, à l'initiative de la Suède, pour débattre du réchauffement climatique.
    @UNphoto/LoeyFelipe

      Le sujet sensible" du lien entre réchauffement climatique et conflits a fait l'objet d'un vaste débat mercredi 11 juillet au sein de la plus haute instance de l'ONU. En soi, son organisation est déjà un "succès", estime la Suède qui a initié cette réunion. Même si aucune déclaration consensuelle ni mesures concrètes n'étaient prévues.

    Le dernier débat sur le lien climat et sécurité remonte à 2011 et l'ONU n'a abordé la question qu'à trois reprises dans son Histoire. Les pays critiques, Russie et Chine entre autres, craignent l'ingérence, la menace de sanctions, et sont davantage dans une logique de gestion de conflit pour le Conseil de sécurité.

    Un sujet abstrait pour la Russie

    "L'ONU doit respecter le principe de répartition des tâches", a ainsi fait valoir l'ambassadeur russe adjoint à l'ONU, Dmitry Polyanskiy. En reconnaissant que "les changements climatiques sont une menace majeure", il a rappelé que "le Conseil de sécurité ne disposait pas d'expertise" spécifique sur le sujet qualifié "d'abstrait". En parler "crée des illusions, c'est trompeur et dangereux", selon lui.

    Les partisans d'une prise en compte de ce sujet par le Conseil, notamment les Européens, dont la France, estiment qu'elle doit être inscrite à son agenda. Cette gestion ne peut être laissée uniquement à des instances subalternes ou à l'Assemblée générale, sans pouvoir contraignant, estiment-ils.

    L'ambassadeur français, François Delattre, a souligné que "si les évènements climatiques les plus extrêmes sont les plus visibles, d'autres phénomènes aux effets moins immédiats (ont) des impacts négatifs sur les ressources naturelles. Dans le contexte de populations et d'économies vulnérables, (cela) peuvent générer ou réactiver des conflits entre communautés, provoquer des déplacements de population et menacer la paix et la sécurité internationales".

    Un observatoire français

    Les États-Unis ont affiché un profil bas, estimant seulement qu’il est "justifié" pour le Conseil d'examiner les phénomènes. C’est pourtant un seul important pour Washington puisque le Pentagone s’intéresse à cette question et en 2014, il avait même rendu public un rapport démontrant que le réchauffement climatique était un risque immédiat pour la sécurité nationale. Celui-ci serait selon les experts américains, en mettant les populations dans des situations vulnérables, un facteur favorable à la propagande des groupes terroristes.

    De son côté, la France a lancé un Observatoire géopolitique des enjeux des changements climatiques en termes de sécurité et de défense en janvier dernier. Hébergé au sein de l’Iris (Institut de relations internationales et stratégiques), il est financé par le ministère de la Défense pour une durée de quatre ans. L’objectif est d’élaborer, par région, une typologie des crises susceptibles d’émerger en fonction des différents scénarios de réchauffement climatique.

    Ludovic Dupin avec AFP    © 2018 Novethic - Tous droits réservés


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  • 5.000 milliards de sacs par an: le monde malade de

    sa consommation de plastique

    05/06/2018
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/5000-milliards-de-sacs-par-an-le-monde-malade-de-sa-consommation-de-plastique/ar-AAyf4Hg?ocid=Actualit%C3%A9
     
    Un ruisseau rempli de plastiques dans un bidonville de Manille le 12 mai 2018. © Fournis par AFP Un ruisseau rempli de plastiques dans un bidonville de Manille le 12 mai 2018.

    Environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde et, comme l'essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée, affirme mardi l'ONU dans un rapport pointant un défi d'une ampleur "décourageante".

    Dans ce document rendu public à l'occasion de la Journée mondiale de l'Environnement, l'ONU relève que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des déchets se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l'environnement à l'horizon 2050.

    "L'ampleur du défi est décourageante", indique l'ONU. "Depuis les années 1950, la production de plastique a dépassé celle de presque tous les autres matériaux."

    "Nos océans ont été utilisés comme une décharge, ce qui provoque l'étouffement de la vie marine et transforme certaines zones marines en soupe plastique", déclare dans le rapport le chef d'ONU Environnement, Erik Solheim.

    "Dans certaines villes, les déchets plastiques bouchent les canalisations, ce qui provoque des maladies. Consommés par le bétail, ils trouvent leur chemin jusque dans la chaîne alimentaire."

    Une Vietnamienne marche dans une forêt côtière dont les arbres sont jonchés de plastique, le 18 mai 2018 à Thanh Hoa province, à 150 km au sud de Hanoï. © Fournis par AFP Une Vietnamienne marche dans une forêt côtière dont les arbres sont jonchés de plastique, le 18 mai 2018 à Thanh Hoa province, à 150 km au sud de Hanoï.

    L'essentiel de ces déchets sont des plastiques à usage unique, comme les bouteilles en plastique, les bouchons en plastique, les emballages alimentaires, les sacs plastique de supermarché, les couvercles en plastique, les pailles, les touilleurs et les récipients alimentaire à emporter, énumère le rapport.

    Les chiffres donnent le tournis: on estime qu'environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés dans le monde chaque année, soit presque 10 millions par minute.

    "S'ils étaient attachés ensemble, ils pourraient entourer la planète sept fois toutes les heures", avance le rapport.

    Seulement 9% des neuf milliards de tonnes de plastique que le monde a jamais produites ont été recyclées. Une part à peine plus grande - 12% - a été incinérée.

    Le reste a fini dans les décharges, les océans, les canalisations, où il mettra des milliers d'années à se décomposer totalement.

    En attendant, il contamine les sols et l'eau avec des particules de microplastiques dont certaines ont été retrouvés selon l'ONU jusque dans le sel de table commercial.

    Les études montrent, indique le rapport, que 90% de l'eau en bouteille et 83% de l'eau du robinet contiennent des particules de plastique.

    L'ONU salue un début de prise de conscience face à l'ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays ont adopté des politiques visant à réduire cette pollution.

    Mais ce n'est pas suffisant, selon l'ONU qui plaide pour une meilleure gestion des déchets, des mesures d'incitation pour encourager les consommateurs à changer leurs habitudes de consommation ou encore davantage de recherches sur les matériaux alternatifs.

    "Nous avons un besoin urgent de leadership et d'intervention de la part du gouvernement pour faire face à la marée montante des plastiques", indique le rapport.


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  • LISTE DES PRODUITS MONSANTO À ÉVITER EN FRANCE ET EN EUROPE ( en 2018)

      https://www.sain-et-naturel.com/liste-des-produits-monsanto-a-boycotter-en-france.html

    PRODUITS-MONSANTO

      Beaucoup d’articles contiennent des produits issus de cultures OGM. Des plantations dont les semences sont pour beaucoup brevetées par Monsanto, géant de l’industrie. L’ONGI Greenpeace a établi la liste des marques susceptibles de commercialiser ces produits OGM.

      L’étiquetage des produits alimentaires conventionnels concernant la présence ou non d’OGM est quasi inexistant. Pour pallier ce manque, l’organisation Greenpeace a soumis les industriels de l’agroalimentaire à un questionnaire portant sur leur utilisation de plantes génétiquement modifiées. Les éléments recueillis ont permis à l’ONG de classer ces marques selon un code couleur. Vert pour celles qui garantissent ne pas utiliser d’OGM. Orange pour celles qui disent avoir entamé une démarche pour exclure les organismes génétiquement modifiés de leurs préparations.

      Difficile d’échapper aux produits de la multinationale  Monsanto, ils sont partout dans les rayons! Donc voici une liste de quelques produits à boycotter si vous ne voulez pas avoir n’importe quoi dans votre assiette.

       Monsanto, ce géant de la biotechnologie n’est pas célèbre pour la qualité de ses produits, mais plutôt pour les scandales sanitaires dans lesquels il est impliqué. De plus, les marques sont très nombreuses à utiliser les produits Monsanto , et on se garde bien de nous le dire.

      Afin de savoir ce que vous mettez dans votre assiette, renseignez-vous sur les multinationales qui possèdent de nombreuses marques, afin de savoir s’ils utilisent des produits Monsanto pour fabriquer leurs produits.

       Parmi celles-ci on retrouve les sociétés Kraft Philipp Moris, Unilever, General Mills, Coca-Cola, Pepsico ou encore Procter & Gamble.

       Boissons Monsanto

    • Coca-Cola: Coca-Cola, Fanta, Dr Pepper, Minute Maid…
    • Les jus de fruits Capri-Sun et Topricana.
    • Le boissons Ocean Spray, les sodas Pepsi-Cola, Seven Up, Schweppes.
    • Les thés Lipton et les cafés Maxwell.
    • Le lait Gloria de la firme Nestlé

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  • Notre mal vient de plus loin (Alain BADIOU)

                                                                  2016      72 p.     5 €

       Dans ce court essai, Alain Badiou revient sur les tueries perpétrées le 13 novembre à Paris et propose d’élucider ce qui est arrivé.
      Qui sont les agents de ce crime de masse ? Et comment qualifier leur action ?
    Où en est notre monde, du point de vue de ce qui a été ainsi mis en place insidieusement, puis avec acharnement depuis un peu plus de trente ans ?
       Ce dont nous souffrons, c’est de l’absence à échelle mondiale d’une politique disjointe du capitalisme hégémonique. Tant qu’une proposition stratégique autre ne sera pas faite, le monde restera dans une désorientation essentielle. C’est un travail pour tous que d’essayer de faire que l’histoire de l’humanité change de direction et s’arrache au malheur opaque où en ce moment elle s’enfonce.
     

       Alain Badiou, philosophe, professeur émérite à l’Ecole normale supérieure, est également dramaturge et romancier. Il a récemment publié, chez Lignes,

        -De quoi Sarkozy est-il le nom? et 

        -L'Hypothèse communiste, et chez Fayard,

        -Le Concept de modèle (rééd.) et

        -Second manifeste pour la philosophie© Photo : DR

               

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  •   L'Agence française de la biodiversité s'inquiète de la disparition de plus en plus d'animaux en France : oiseaux, chauves-souris, et certains poissons comme les saumons. Les pratiques agricoles, et notamment l'usage des pesticides, sont pointés du doigt.   

    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/animaux-biodiversite-france-rarefaction-especes-inquiete-71670/

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 214

      Chute du nombre d'oiseaux, mais aussi de chauves-souris ou encore de saumons : l'Agence française pour la biodiversité (AFB) a alerté lundi sur les menaces pesant sur le vivant, accusant notamment les pesticides. Une étude choc du CNRS et du Muséum d'histoire naturelle avait révélé en mars le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes (-60 % de moineaux friquet depuis 10 ans, un tiers d'alouettes des champs disparues en 15 ans...), qui en plus s'accélère ces dernières années.

       Le bilan 2018 de l'Office national pour la biodiversité (ONB) — projet participatif, piloté par l'AFB, qui agrège les données sur le vivant récoltées par des dizaines d'organismes en métropole et en outre-mer — reprend ce constat alarmant. « Les espèces d'oiseaux des milieux agricoles ont disparu à un rythme assez effarant depuis 30 ans », commente Julien Massetti, chef de projet à l'AFB, décrivant une baisse de ces espèces de 30 % entre 1989 et 2017.

    Les espèces d'oiseaux des milieux agricoles ont disparu à un rythme assez effarant depuis 30 ans

    Ce déclin touche aussi les oiseaux des villes, comme les moineaux parisiens, et même, depuis 2005, les oiseaux dits généralistes (qui vivent dans tous types de milieux) qui, avant, contrebalançaient la disparition des autres, poursuit-il, décrivant « un phénomène en train de changer d'ampleur ».

     
    Les chauves-souris sont des mammifères insectivores en déclin en France. © Dominique Bidon, Fotolia

    Chauves-souris et saumons sont menacés

    Et les oiseaux ne sont pas les seuls menacés. Les effectifs de chauves-souris, mammifères insectivores, ont diminué de près de 40 % en Métropole en dix ans, selon l'ONB, qui rappelle que « Métropole et Outre-mer confondus, près d'une espèce vivante sur trois est en danger de disparition ».

    L'Office fait état de plusieurs menaces pesant sur les 180.000 espèces présentes sur le territoire français, en premier lieu l'utilisation des pesticides par l'agriculture. Mais aussi le rythme élevé de l'artificialisation des sols : entre 2006 et 2015, la Métropole a perdu près de 600.000 hectares de terres agricoles et d'espaces naturels, soit l'équivalent d'un département comme la Seine-et-Marne, remplacés principalement par des surfaces goudronnées.

    L'AFB s'inquiète aussi du sort de poissons qui vivent entre mer et eau douce, comme l'anguille et le saumon atlantique. Pour ce dernier, qui se reproduit dans une cinquantaine de fleuves et rivières français (Dordogne, Garonne, Loire, Rhin...), le linéaire de cours d'eau qu'il fréquente a baissé de 70 % depuis 1900, selon l'AFB.

    Sur la Loire, le nombre de saumons par an est passé de 100.000 au 19e siècle, à moins de 1.000 aujourd'hui, « en-dessous du seuil minimum pour assurer le maintien des stocks ».

    • Les oiseaux des campagnes sont en déclin en France, avec une accélération au cours des dernières décennies.
    • Les chauves-souris ont diminué de 40 % en Métropole en dix ans.
    • Sur la Loire, les saumons sont passés en dessous du seuil minimum pour assurer le maintien des stocks.

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  • Depuis l'interdiction par la Chine de l'importation de déchets plastique recyclables, les pays riches ne savent plus quoi en faire. D'autant plus que le volume de plastique utilisé a atteint des niveaux inégalés et que personne ne s'est véritablement soucié de développer des solutions adaptées pour gérer tous ces déchets.

      https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/pollution-dechets-plastique-europe-etats-unis-vont-ils-etre-engloutis

     Céline Deluzarche journaliste

      Elle était devenue la poubelle plastique mondiale : entre 1992 et 2017, la Chine a importé 72,4 % de tous les déchets plastique destinés au recyclage, soit 170,5 millions de tonnes cumulées, rapporte une étude publiée dans Science Advances. Les pays producteurs, États-Unis, Japon et Allemagne en tête, avaient trouvé là une solution bien pratique pour se débarrasser de ces déchets encombrants. Car, depuis plusieurs décennies, le volume de plastique généré dans le monde a crû de façon exponentielle.

    De deux millions de tonnes par an en 1950, nous sommes arrivés à 322 millions de tonnes en 2015. Au total, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites sur Terre. Pas cher, facile à fabriquer, plébiscité par les consommateurs, ce matériau a envahi la planète. Hélas, à peine 9 % du plastique étant recyclé, des montagnes de déchets finissent dans la nature et empoisonnent l’environnement.

    Au rythme actuel, l'océan contiendra plus de plastique que de poisson d'ici 2050, alertent les experts. En effet, recycler le plastique n'est pas si facile. Bien souvent, il contient des additifs toxiques ou est mélangé à d'autres matériaux impossibles à séparer. D'autre part, le recyclage n'est, de loin, pas la solution la plus rentable. Pour certains plastiques, la quantité d'énergie obtenue en les brûlant dépasse largement celle qui serait nécessaire pour alimenter les processus de récolte, de tri et de recyclage.

     
    Bien souvent, le plastique contient des additifs toxiques ou est mélangé à d’autres matériaux impossibles à séparer. Il n'est alors pas simple de le recycler. © Andrea Izzotti, Fotolia

      111 millions de tonnes de déchets plastique vont nous rester sur les bras

    Bref, se débarrasser du problème en expédiant les déchets en Chine était jusqu'ici la solution la plus simple et la moins coûteuse. Mais, en 2017, le pays a dit stop : depuis le 31 décembre dernier, l'importation de déchets plastique non industriels y est interdite. En effet, le gouvernement chinois a fait de la lutte contre la pollution une de ses priorités et les usines de recyclage contribuent fortement aux émissions toxiques.

    La Chine doit aussi faire face à ses propres déchets, dont le volume ne cesse d'augmenter au fur et à mesure que les habitudes de consommation occidentales se développent. Le problème, c'est qu'après des années passées à négliger les filières de recyclage, les pays exportateurs se retrouvent tout d'un coup avec des montagnes de déchets à traiter dont ils ne savent pas quoi faire. En 2030, ce sont 111 millions de tonnes qui vont ainsi se retrouver en déshérence dans les pays développés si la tendance se poursuit, alerte l'étude de Science Advances

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  • La banque qui n’a rien à faire en médecine intervient de plus en plus dans ce domaine pour dicter ses règles de rentabilité

       L’ARTICLE (Extrait) :

       La très controversé banque Goldman Sachs, reconnue pour avoir trafiqué les comptes de la Grèce, et être en partie responsable de sa situation actuelle, se targue de donner des conseils en matière de médecine et de médicaments.

        « l’analyste financier Goldman Sachs avait rappelé au secteur médical combien la mise sur le marché d’un médicament miracle efficace en quelques jours n’était pas nécessairement la meilleure des stratégies pour assurer la pérennité financière d’une entreprise.

       Aussi, le banquier recommandait-t-il plutôt de s’intéresser aux traitements au long cours des maladies chroniques…»

    Source JIM


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