•                                                             2012    216 p.   18 €  

      Le « Grenelle de l’environnement » a prévu de réduire de moitié l’utilisation de pesticides à l’horizon 2018. Maintes questions se posent en effet depuis des années sur leurs effets sur la santé, et il est tout à fait probable que la disparition totale des abeilles dans certaines régions est due à leur emploi intensif.

      Aussi doit-on envisager dès à présent le remplacement de ces produits, que ce soit dans les vastes exploitations agricoles, dans les jardins grands et petits des « rurbains », voire dans ces cultures miniatures qui agrémentent les balcons et terrasses des citadins. De nouvelles stratégies doivent permettre à ces adjuvants de la vie, de la beauté et de la fécondité des plantes, qui font aujourd’hui l’objet d’intenses recherches (stimulation des défenses naturelles des végétaux, utilisation de produits peu ou pas nocifs, développement de plantes qui « dépolluent » les sols, symbiose avec des champignons, etc.), d’éviter le recours systématique à des produits chimiques.
       Botaniste et fervent écologiste avant l’heure, Jean-Marie Pelt fait ici le point sur l’ensemble de ces perspectives prometteuses et parfois très originales dont certaines sont d’ores et déjà mises en œuvre à travers le monde.

       Président de l’Institut européen d’écologie, Jean-Marie Pelt fut un botaniste-écologiste qu’on ne présente plus. Écologiste, il l' a été bien avant l’heure et il s'est fait connaître par ses nombreux ouvrages dont les plus récents chez Fayard sont :

       -La Terre en héritage (2000, 2003),

       -Les Nouveaux Remèdes naturels (2001, 2003),

      -L’Avenir droit dans les yeux (2003),

      -Le Nouveau Tour du monde d’un écologiste (2005),

      -C’est vert et ça marche !(2007),

      -Nature et Spiritualité (2008),

      -La Raison du plus faible, 

      -Le monde a t-il un sens (2014, co-écrit avec Pierre Rabhi).

      Disparu en 2015, il laisse derrière lui une soixantaine d'ouvrages.


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  • 2007    314 p.   23 €

       Chacun peut constater les changements climatiques de notre planète. C'est pour l'instant le signe le plus tangible d'un bouleversement écologique majeur qui s'annonce. Un scénario catastrophe se dessine ainsi à l'horizon, qui impose des changements rapides et radicaux si nous ne voulons pas que notre légèreté fasse le malheur de nos enfants. Grâce à l'émergence de la notion de développement durable, en mettant en oeuvre ce nouveau concept dans toutes ses dimensions - économique, écologique, sociale, éthique -, nous pouvons relever les défis du futur.
       Dans C'est vert et ça marche ! Jean-Marie Pelt nous entraîne dans un nouveau tour du monde écologiste. Préservation de la forêt en Amazonie, en Afrique, en Chine, gestion de l'eau douce partout où elle se fait rare, exemples de villes 100 % vertes en Allemagne, au Danemark et, plus surprenant, également au Brésil, multinationales éprises d'écologie, mais aussi mutualités impliquées dans ce combat, volonté de préparer l'après-pétrole, de construire un habitat qui recourt aux énergies renouvelables, etc. D'un continent à l'autre, il dresse un inventaire impressionnant des expériences de développement durable qui ont fait leurs preuves et qui démontrent qu'une autre voie est possible.  

    Extrait

    Non au scénario catastrophe !

      La question de l'avenir est au coeur de l'aventure humaine. Depuis la nuit des temps, les hommes ont tenté de se projeter dans le futur, au-delà de la mort. Et dans nos sociétés sécularisées, marquées du sceau du progrès, les parents veulent pour leurs enfants une vie meilleure que la leur. C'est à cette tâche que s'emploient les acteurs du progrès ; car, selon le célèbre adage des «Trente Glorieuses», «le progrès scientifique et technique génère le progrès économique et social». Progrès dont les fruits doivent être récoltés en continu dans une marche ininterrompue vers des lendemains qui chantent.
       Pourtant l'évolution à long terme dépasse les préoccupations des politiques et autres décideurs contraints d'avancer «le nez dans le guidon». Car dans les démocraties soumises au rythme des consultations électorales, les résultats doivent être perceptibles à très court terme. Plus avant, nul ne sait ce qu'il adviendra. Peut-être le Déluge.
       Imaginons l'avenir d'un enfant naissant à l'instant même. Et imaginons parallèlement qu'aucune inflexion ne soit donnée à la course au progrès, à la croissance et au développement purement quantitatifs tels qu'ils se poursuivent à l'heure actuelle, dopés par la mondialisation de l'économie. Comment sera notre planète quand cet enfant atteindra 70 ans ?

       Jean-Marie Pelt est professeur émérite de biologie végétale et de pharmacologie à l'université de Metz et président de l'Institut européen d'écologie. Il a notamment publié chez Fayard:

       -De l'Univers à l'être

      -Le Jardin de l'âme

      -Les Langages secrets de la nature

      -La Loi de la jungle

      -La Solidarité chez les plantes, les animaux, les humains


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  •  Scénario et réalisation: Carole Poliquin

    Producteurs: Carole Poliquin et Isaac Isitan

    Les productions ISCA inc.
    6103 Jeanne-Mance
    Montréal, Québec,

    film documentaire plein d'humour bien que le sujet ne semble pas s'y prêter.

    Bande annonce sur  www.homotoxicus.com

       

    "Carole Poliquin réussit le pari d'exposer un problème  grave avec clarté et humour."
    Marjorie Marcillac, ICI

    "...statistiques désolantes, témoignages troublants, photographies éloquentes, rien pour rassurer le bon peuple. (...) La situation est grave, mais le ton de Carole Poliquin n'est pas désespéré."
    André Lavoie, Le Devoir

    "Une bonne enquête"
    Isabelle Massé, La Presse

    "Une approche accessible qui n'exclut pas l'humour"
    Véronique Leduc, Métro

    Une expérience planétaire est en cours et nous en sommes les cobayes

    Chaque jour, des tonnes de substances toxiques sont libérées dans l'environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme pour les êtres vivants. Certaines d'entre elles s'infiltrent à notre insu dans nos corps et dans celui de nos enfants. En même temps que notre patrimoine génétique, nous transmettons aujourd'hui à nos enfants notre patrimoine toxique.

    Dans une enquête inédite, menée avec rigueur et humour à partir de ses propres analyses de sang, la réalisatrice explore les liens entre ces substances toxiques et l'augmentation de certains problèmes de santé comme les cancers, les problèmes de fertilité et l'hyperactivité. Les conclusions sont troublantes...

       Posted by stephane in Documentaires, La grande invasion on 19. fév, 2010

       Il fallait au moins une Québécoise pour faire un film comme celui-là. Documentaire de 90 mn, Homo Toxicus raconte notre prise en otage par les substances chimiques, avec le sourire et le délicieux accent de Carole Poliquin. En jouant la citoyenne lambda faussement naïve, la réalisatrice explore les différents enjeux de la problématique.

       Tout commence par une prise de sang qui relève plus de 100 polluants chimiques dans ses veines. Suivie par la caméra, elle part demander à des scientifiques à quoi correspondent ces noms imprononçables, et à quels risques elle s’expose en les hébergeant dans son corps.

       L’objet de ce post n’est bien sûr pas de vous raconter le film. Mais je ne décrirai que la première séquence, particulièrement frappante. Choquante, même. Carole Poliquin embarque pour le Nunavik, la Grand Nord canadien. On le sait depuis la fin des années 1980 et les travaux du chercheur Eric Dewailly : la pollution chimique touche les populations arctiques plus que nous autres. Le DDT, les PCB, dioxines et autres polluants persistants (ou produits organiques persistant – POP, interdits par la convention de Stockholm) sont portés jusqu’à eux par les courants atmosphériques. Grands pêcheurs et chasseurs, les habitants du grand Nord se contaminent davantage en mangeant la viande des baleines, phoques, narvals, morses, ours. Animaux dont les graisses accumulent justement les POP .

       Voilà donc Carole Poliquin dans le village de Palaqsivik où les petits inuits rigolent dans la neige. Mais dans la salle de classe, l’institutrice est branchée sur micro, façon téléopératrice. Une enceinte est fixée au mur. Plusieurs enfants portent des appareils auditifs. Ils entendent mal. Dans cette région, les petits sont touchés par des otites à répétition. Selon Eric Dewailly, c’est l’exposition à de fortes doses de polluants pendant la grossese et via le lait maternel qui pourrait contribuer à l’affaiblissement du système immunitaire des enfants et provoquer cet excès d’infections .


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  •   "Notre poison quotidien", livre et film de Marie Monique Robin, sur ARTE le 15 mars à 20h40 

         Du 20 au 30 mars 2011 : 6ème édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides : inscrivez vous dès aujourd'hui aux marches pour les alternatives aux pesticides!

       "Notre poison quotidien", livre et film de Marie Monique Robin, sur ARTE le 15 mars à 20h40
        Ce documentaire sous forme d'enquête retrace le mode de production, de conditionnement et de consommation des aliments, depuis le champ jusqu'à notre assiette. MM Robin s'intéresse tout particulièrement aux pesticides, à l'aspartame et au BPA. Au travers de ces exemples, elle décortique le système des évaluations et d'homologation de ces substances chimiques en montrant qu'il est totalement défaillant et inadapté. Elle raconte les pressions et les manipulations de l'industrie chimique pour maintenir sur le marché des substances toxiques.
         L'ouverture de ce documentaire se fait sur la réunion que Générations Futures avait organisé à Ruffec en janvier 2010. MM Robin a dédié son film à Yannick Chônet qui apparait dans le documentaire et qui nous a quitté samedi 15 janvier

         (voir hommage : http://www.generations-futures.fr/news/news210110_chenet.html ).
    Le documentaire a été diffusé sur Arte le mardi 15 mars 2011 à 20h40.
        Le livre publié aux éditions La Découverte sera en librairie à partir du 7 mars.
      

       

        Le DVD du documentaire est sorti le 23 mars 2011chez Arte Vidéo


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  •                                                                 2016    160 p.   10 €
     
       Le harcèlement peut prendre plusieurs formes et avoir plusieurs visages. Contrairement aux idées reçues, les victimes et les harceleurs ne présentent pas un profil type, et les situations de harcèlement sont avant tout alimentées par la peur et la vulnérabilité. Ce livre présente 15 situations d'enfants victimes de harcèlement qui trouvent des idées, des solutions, pour réagir et s'en sortir. Et ce, grâce à Emmanuelle Piquet qui a mis au point une stratégie de parade, (l'" effet boomerang " ou les " flèche de résistance "), qui peut s'adapter à chaque situation. C'est actif, dynamique, très original et profondément efficace !

       Emmanuelle Piquet est psycho-praticienne. Elle est licenciée en psychologie, titulaire d'un master ESC et diplômée de l'institut Gregory Bateson en psychothérapie brève et stratégique. Elle reçoit des patients en consultation, notamment sur des problématiques de souffrance enfantine et adolescente, et forme des professionnels sur ces thèmes en Europe. Elle a également fondé le centre Chagrin Scolaire, spécialisé dans les interventions visant à apaiser les souffrances scolaires. Elle a déjà publié plusieurs livres, comme

     -A quoi ça sert de vivre si on meurt à la fin ? (Sarbacane) ou

     -Te laisse pas faire !, à destination des parents, (Payot) sur le harcèlement. 

      Lisa Mandel est née en 1977 à Marseille. Diplômée des arts décoratifs de Strasbourg, elle commence à travailler dans la presse, pour Capsule cosmique (Milan) ou Tchô ! (Glénat). Elle y crée les séries " Eddy Milveux " et " Nini Patalo " (prix Tam-Tam bande dessinée en 2007, adaptée en série animée sur France 3 et Canal J) Elle fait partie de l'équipe nantaise Professeur Cyclope, qui édite, en coproduction avec Arte, un mensuel numérique du même nom, et publie également des bandes dessinées pour les adultes (HP, l'Association, Super Rainbow, Casterman...).


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  • 2016     220 p.     9,91 €

       On parle de « la » violence, comme s'il s'agissait d'un phénomène unique. En réalité la violence possède deux polarités, yin et yang, l'une visible, l'autre cachée, auxquelles recourent aussi bien les hommes que les femmes.

       "S’inspirant des travaux de Charles Rojzman, de Marie-France Hirigoyen et de Marshall B. Rosenberg, Olivier Clerc met ici en évidence les deux polarités de la violence, en se fondant sur une approche symbolique :

      Agresser quelqu’un verbalement, le frapper d’un coup de poing ou de couteau, ou encore l’abattre d’une balle, relève d’une dynamique yang : celle du Tigre.

       Harceler moralement une personne à coup d’insinuations et de sous-entendus, l’opprimer dans la durée, la soumettre au chantage, la manipuler ou encore l’empoisonner à petit feu, relève d’une dynamique opposée, yin : celle de l’Araignée.

       Ces deux polarités sont étroitement liées : là où l’une est évidente, l’autre n’est jamais loin. Pour l’instant, toutefois, la société tend à stigmatiser les formes les plus évidentes de la violence (le Tigre), sans prendre en compte celles plus cachées (l’Araignée) dans lesquelles les premières prennent souvent racine. Aucune paix durable ne peut être atteinte tant que l’on ne s’occupe que de la partie visible de l’iceberg de la violence.

       Abordant les attitudes à adopter face à la violence, Olivier Clerc évoque un changement de paradigme relationnel, dans lequel la « lutte contre la violence » - symptomatique et inefficace – fait place à des stratégies permettant de désamorcer les deux polarités de la violence.

       “Olivier Clerc, loin de se contenter de déplorer l'envahissement de nos sociétés par la violence, propose des pistes à la fois pour la compréhension et pour l'action. Il rappelle que notre éducation qui vise à faire de nous des « têtes bien pleines » laisse subsister un véritable analphabétisme relationnel. Comment expliquer autrement nos difficultés à vivre avec les autres, nos déboires sentimentaux et familiaux, notre incapacité à faire face aux conditionnements en tout genre, aux propagandes meurtrières, notre passivité enfin et notre propre violence ?
       Le livre d'Olivier Clerc a pour immense mérite de nous donner quelques clés pour cette alphabétisation.”
                Charles Rojzman (extrait de la préface) 

       Olivier Clerc mène conjointement une carrière d'écrivain, de conférencier et de consultant littéraire. Il est également l'auteur de " Médecine, religion et peur " (Ed. Jouvence), livre dans lequel il dénonce l'importance cachée des croyances dans nos comportements, notamment ceux relatifs à notre santé.


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  •    Le mardi 25 avril prochain aura lieu l’audience du procès en diffamation du Dr Christian Vélot contre le journaliste Anton Suwalki qui a dénigré en des termes violents et péjoratifs son action contre les OGM. Dans cette histoire, toute l’équipe du CRIIGEN (autour du Pr Gilles-Eric Séralini) est vent debout pour défendre l’un de ses plus éminents représentants.
     


       Vous pouvez vous rendre au procès et soutenir Christian Vélot. L'audience aura lieu à 13H30 à la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris (4 Boulevard du Palais sur l’île de la Cité). Plus d’infos sur www.criigen.org


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  • Alternatives énergétiques (Yona Friedman )

    2011    224 p.   19 €

          Notre civilisation industrielle était basée sur l’énergie bon marché. Celle-ci devenant de plus en plus rare et coûteuse, il nous faut maintenant imaginer une nouvelle politique de l’énergie qui devrait reposer beaucoup plus sur une nouvelle politique sociale et globale que sur la recherche de gadgets technologiques.

       Nos modes de vie et de production, nos utilisations des matières premières et des biens produits sont, pour l’instant encore, régis par une parfaite inconscience quant au gaspillage de l’énergie et des ressources de la planète. Alors que le monde découvre la faillite d’un certain mode de vie, il nous faut regarder cette crise en face, examiner quelles alternatives seraient souhaitables, ne pas nous laisser surprendre.

    Accepter ce qui nous est utile dans cette crise et la récupérer à notre profit, c’est là l’idée maîtresse de ce livre humaniste.

      Yona Friedman, architecte, auteur de la théorie sur l’architecture mobile et de l’autoplanification, a été consultant auprès de l’UNESCO, du Conseil de l’Europe, du ministère de l’Environnement, etc. Depuis de nombreuses années, il s’efforce d’apporter aux habitants du Tiers Monde les connaissances nécessaires à leur survie, et participe à de nombreuses réalisations humanitaires dans ces régions du monde.


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  • Le pouvoir d'agir ensemble (Rob HOBKINS, Lionel ASTRUC)

                                                         2015     160 p.    20 €  (Actes Sud)  

       « Lorsque j'ai véritablement pris conscience du changement climatique et des problèmes liés à la nécessité de se passer du pétrole, j'ai étudié les réponses que les gens y apportaient dans le monde et qui me semblaient compassionnelles. Et je n'ai rien trouvé qui me donne de l'énergie. Les Américains qui écrivaient sur le «peak oil» parlaient de se retirer dans les montagnes du Nebraska avec quatre ans de papier toilette, des boîtes de haricots et des armes à feu. Ça ne me paraissait pas la meilleure solution… » Rob Hopkins a alors cherché comment tous ces enjeux pourraient rapprocher les gens plutôt que les séparer, comment ils pourraient stimuler leur créativité et leur capacité à innover.

       " Un jour de l’année 2005, Rob Hopkins, simple citoyen britannique, sort de chez lui et part frapper à la porte de ses voisins, dans la petite ville de Totnes – où il vient à peine d’emménager. Il leur propose rien de moins que se réunir pour organiser une nouvelle économie à l’échelle de leur territoire. Un nouveau modèle, la Ville en Transition, à partir des atouts disponibles localement : ne plus attendre que les aliments arrivent du bout du monde à grand renfort de pétrole, mais mettre en place des circuits courts et cultiver toutes les terres disponibles (jardins, toits, squares municipaux…) ; ne plus déplorer la pollution, mais regrouper ses concitoyens autour d’un projet de coopérative d’énergies renouvelables de proximité ; ne plus fulminer à propos des banques et de la Bourse, mais adopter une monnaie locale qui fertilise le territoire, etc.

       Son expérience n’a pas seulement fait ses preuves à Totnes, elle s’est répandue dans 1 200 villes de 47 pays. Chacune de ces Villes en Transition transforme sans moyens ni notoriété son territoire pour le rendre plus autonome et plus résilient face aux chocs qui s’annoncent. Autant d’oasis, tous reliés, où venir puiser des solutions.
       La personnalité de Rob Hopkins et son épopée réveillent ce que nous avons de meilleur en nous. Rob Hopkins ranime un espoir enfoui sous des années de désillusions ou de résignation au “réalisme économique”. L’aventure des Villes en Transition donne envie de passer à l’action et dévoile les opportunités insoupçonnées que chacun porte en lui pour changer."

      Par Baptiste Brelet (Responsable partenariat)  pour Terraéco.net


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  • Le guide de l'écobio jardinier (P. NESSMANN, Ph. PERDEREAU )

                                                                                                            2009     208 p.     26 €

       Ce guide, pratique et complet, donne les clés pour apprendre le jardinage durable - de la culture à l'entretien des plantes en passant par l'aménagement du jardin - et devenir un parfait écobio jardinier. 

        Il est vendu avec une brosse à légumes pour vous permettre de profiter au maximum des vitamines de vos productions.    

          Paysagiste et journaliste, Pierre Nessmann est diplômé de l'école d'Horticulture de Lullier (Genève). 
        Depuis plus de vingt ans, il partage son temps entre la conception de jardins et de terrasses et l'animation de cours à l'Arboretum de la Vallée-aux-Loups. Il est aussi chef de rubrique à 100 idées Jardin et animateur d'une rubrique jardin à la télévision. Il est l'auteur, chez Aubanel, de la collection " Au jardin " et a publié deux petits guides pratiques :
         - Ciel ! mon jardin a froid ! et
         -Ciel mon jardin a chaud !
          Philippe Perdereau est l'un des plus grands photographes spécialisés dans le jardin en France. Avec son épouse, Brigitte, ils parcourent l'Europe pour y photographier les oeuvres des grands paysagistes ou des simples passionnés. Le regard moderne et vivant qu'ils portent sur l'univers du jardin est apprécié par la presse française et étrangère. Ils ont notamment publié
       -Les Nouvelles Architectures de feuillages (Flammarion / La Maison Rustique)
         ainsi que les ouvrages de la collection " Au Jardin " avec Pierre Nessmann.

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  • L’homme qui voulait abolir le droit à la fortune, ce grand tabou contemporain

    https://mrmondialisation.org/lhomme-qui-voulait-abolir-le-droit-a-la-fortune-ce-grand-tabou-contemporain/?utm_source=actus_lilo

     

    Docteur en science économique, Philippe Richard sort un livre courageusement intitulé « Abolir le droit à la fortune » dans un contexte où l’écart entre riches et pauvres est de plus en plus important. Dans cet ouvrage rare en son genre, l’expert en sciences sociales interroge les inégalités de richesses grandissantes entre une poignée de super-puissants et le reste de l’humanité. Les différentes crises que nous connaissons actuellement pourraient-elles être résolues en mettant fin aux immenses fortunes individuelles ? C’est en tout cas une piste qu’il est urgent de considérer. Rencontre avec Philippe Richard, l’homme qui veut faire les poches au 1%… 

    Abolir le droit à la fortune pour une société plus égalitaire

    L’idée soutenue par Philippe Richard, docteur en économie et expert en socio-économie auprès du Syndex depuis plus de quinze ans, est assez simple et empreinte de bon sens : supprimer le droit à la fortune individuelle. À vrai dire, il ne s’agirait pas tant de supprimer simplement et purement le droit à la fortune, que de limiter les fortunes individuelles par l’institution d’un certain plafond. L’économiste présente son idée ainsi : « Les modalités du plafonnement du patrimoine individuel s’inspirent de l’impôt sur la fortune comme l’ISF, mais à un taux de 100 % à partir d’une valeur acquise : une valeur cumulée des actifs, entre portefeuilles financier et immobilier et parts d’entreprise, nette de dettes. » Les bénéfices réalisés au-delà du dit-plafond serviraient alors à venir renflouer les caisses de l’état dans une démarche de redistribution de la richesse entre les différents citoyens d’un pays.

    Car, dans la tête de l’économiste, il s’agirait bien d’une mesure qui viendrait directement toucher les ressortissants d’un même état, sur la base unique de leur nationalité. Impossible, donc, de fuir son devoir envers le Trésor Public en changeant de lieu de résidence comme c’est actuellement le cas. « En prenant l’exemple d’un plafond individuel à 100 fois le salaire médian (2,1 M€), les actifs concernés s’élèveraient à 1 750 milliards d’euros pour la France, affectant seulement 1 % des citoyens, les plus riches », explique Philippe Richard. Concernant la mise en place de cette « abolition », l’économiste préconise une prise de décision par référendum, qui s’accompagnerait d’un changement dans la Constitution. Il serait, selon son plan, toujours possible de devenir riche, mais pas extrêmement fortuné au-delà de toute raison.

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  • http://www.alternatives-economiques.fr//tafta-mort-vive-jefta/00078346

    Libre-échange

    Mathilde Dupré 06/04/2017 

    En réponse à l’hostilité affichée par la nouvelle administration américaine à l’égard des règles commerciales existantes, l’Union européenne se lance dans une forme de croisade pour le libre-échange. Elle en appelle à l’union sacrée autour de cet objectif, en dépit de la vague de contestation croissante vis-à-vis de sa propre politique commerciale. Face aux hésitations des pays membres pour la ratification de l’accord de commerce et d’investissement avec le Canada, le Ceta, elle invoque le risque de perdre toute crédibilité auprès de ces autres partenaires commerciaux, en cas d’échec.

    La Commission mène en effet une politique très volontariste avec des négociations bilatérales et plurilatérales lancées tous azimuts et redouble d’efforts pour faire aboutir les discussions en cours. Derrière le Ceta, l’accord conclu avec le Viêt-nam et celui avec Singapour arriveront bientôt au stade de la ratification. Pour ce dernier, Bruxelles attend la décision de la Cour de justice de l’Union européenne sur la répartition des compétences entre les Etats membres et le niveau communautaire, prévue pour mi-mai. Elle espère ainsi grignoter de nouvelles compétences en la matière et voudrait pouvoir se passer du long et fastidieux processus des ratifications nationales pour les accords déclarés mixtes. 

    28 accords en préparation

     

    Mais en coulisses des négociations les plus médiatisées, ce ne sont en fait pas moins de 28 accords qui sont en préparation (http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2006/december/tradoc_118238.pdf) avec plus d’une soixantaine de pays.

    Le projet de traité le plus large est sans doute l’Accord plurilatéral sur les services, intitulé TiSA (Trade in Service Agreement) qui regroupe plus d’une cinquantaine de pays et vise à faciliter les échanges dans les domaines de la finance, des technologies de l’information ou du commerce en ligne. Les règles ainsi négociées entre les pays les plus désireux de faire progresser la libéralisation des services, qui se baptisent eux-mêmes les « très bons amis des services », pourraient ensuite s’imposer au reste du monde, dans un cadre multilatéral. Mais les négociations achoppent encore, notamment sur la question de la libre circulation des données, et semblent désormais suspendues à la position qui sera adoptée par le nouveau gouvernement américain.

    Foo

    Tafta : la souveraineté kidnappée

    L’enjeu du Jefta, l’accord avec
    le Japon, pourrait se révéler bien plus important que celui du Ceta,
    le traité avec le Canada

    Par ailleurs, l’accord bilatéral le plus important à venir dans la liste de l’Union européenne reste encore très largement méconnu du grand public. Il s’agit de l’accord de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Japon, dit Jefta (Japan EU Free Trade Agreement). A l’occasion de la visite du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Bruxelles, mi-mars, des informations sur le contenu de l’accord ont fuité pour la première fois dans plusieurs quotidiens (https://www.mediapart.fr/journal/economie/220317/apres-le-ceta-bruxelles-mise-sur-un-traite-de-libre-echange-avec-le-japon) européens.

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  • 2016    234 p.   17 €

      L’érosion de la biodiversité est un fait incontournable, une tragique certitude.
    Au rythme des découvertes actuelles, il faudrait plus d’un millénaire pour décrire la totalité des espèces de la planète. Et l’espèce humaine ?  Avec ces 7 milliards 300 millions d’individus est-elle un succès de l’évolution ? Sans doute, et pourtant… Apparue il y a moins de 200 000 ans, elle est parvenue à elle seule à déséquilibrer l’ensemble de la biosphère érodant la biodiversité, abusant des ressources, modifiant les climats et polluant la nature.
      En partant de ce constat lucide et éclairé, Jean-Marie Pelt veut nous dire que nous sommes tous concernés par le devenir de notre planète et que  c’est en respectant toutes les formes de la diversité que nous parviendrons à réconcilier et unir l’homme et la nature.
      Il nourrit ces pages d’histoires naturelles où se côtoient à loisir l’univers animal et végétal et il nous délivre, en témoin émerveillé et formidable passeur qu’il fut, un message de vigilance, de combat et d’espoir tout à la fois

     Botaniste, pharmacologue, écologiste avant l’heure (il fut président de l’Institut européen d’écologie), Jean-Marie Pelt nous a quittés à la fin de l’année 2015, ce livre est en quelque sorte son livre testament. Il a publié l’ensemble de son œuvre aux Editions Fayard.
     

      Président de l’Institut européen d’écologie, Jean-Marie Pelt fut un botaniste-écologiste qu’on ne présente plus. Écologiste, il l' a été bien avant l’heure et il s'est fait connaître par ses nombreux ouvrages dont les plus récents chez Fayard sont :

      -La Terre en héritage (2000, 2003),

      -Les Nouveaux Remèdes naturels (2001, 2003),

      -L’Avenir droit dans les yeux (2003),

      -Le Nouveau Tour du monde d’un écologiste (2005),

      -C’est vert et ça marche !(2007),

      -Nature et Spiritualité (2008),

      -La Raison du plus faible,

      - Le monde a t-il un sens (2014, co-écrit avec Pierre Rabhi).

      Disparu en 2015, il laisse derrière lui une soixantaine d'ouvrages.


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  • Les nouveaux maîtres du monde.... (Jean ZIEGLER )

    2013   370 p.    20,30 €  (8,50€ Poche)

      Aujourd'hui dans le monde, tous les jours, 100 000 personnes meurent de faim ou de ses suites immédiates, victimes d'un impératif et d'un seul, imposé par les maîtres du monde: le profit sans borne.

      Au coeur du marché globalisé, banquiers, hauts responsables de sociétés transnationales, opérateurs du commerce mondial accumulent l'argent, détruisent l'Etat, dévastent la nature et les êtres humains. Ce livre révèle leur visage, analyse leur discours, dénonce leurs méthodes, et les mercenaires qui les servent, au sein de l'OMC, de la Banque mondiale et du FMI, et démonte l'idéologie qui les inspire, jetant une lumière crue sur le rôle joué par les oligarchies financières. Face à ces nouveaux maîtres, la résistance s'organise. C'est la nouvelle société civile planétaire dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination.

     

    Les nouveaux maîtres du monde

       Au cœur du marché globalisé, banquiers, hauts responsables de sociétés transnationales, opérateurs du commerce mondial accumulent l’argent, détruisent l’État, dévastent la nature et les êtres humains. Ce livre révèle leur visage, analyse leur discours, dénonce leurs méthodes et les mercenaires qui les servent au sein de l’OMC, de la Banque mondiale et du FMI : il démonte l’idéologie qui les inspire, jetant une lumière crue sur le rôle joué par les oligarchies financières.

      Aujourd'hui dans le monde, toutes les sept secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Le plus souvent victime d'un impératif et d'un seul, celui des maîtres du monde : le profit sans borne. Ces nouveaux maîtres du monde, ce sont les seigneurs du capital financier mondialisé. Qui sont-ils et d'où tirent-ils leur pouvoir ? Comment les combattre ?

    Mais la résistance s’organise. C’est la nouvelle société civile planétaire dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination.

    Jean Ziegler

    Rapporteur spécial à l'ONU pour le droit à l’alimentation de 2000 à 2008, il est vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme. Il a notamment publié L’Empire de la honte, Les Seigneurs du crime, La Suisse, l’or et les morts, Main basse sur l’Afrique, La Haine de l’Occident et Destruction massive. Géopolitique de la faim.

       Aujourd'hui dans le monde, tous les jours, 100 000 personnes meurent de faim ou de ses suites immédiates, victimes d'un impératif et d'un seul, imposé par les maîtres du monde: le profit sans borne. Au coeur du marché globalisé, banquiers, hauts responsables de sociétés transnationales, opérateurs du commerce mondial accumulent l'argent, détruisent l'Etat, dévastent la nature et les êtres humains. Ce livre révèle leur visage, analyse leur discours, dénonce leurs méthodes, et les mercenaires qui les servent, au sein de l'OMC, de la Banque mondiale et du FMI, et démonte l'idéologie qui les inspire, jetant une lumière crue sur le rôle joué par les oligarchies financières. Face à ces nouveaux maîtres, la résistance s'organise. C'est la nouvelle société civile planétaire dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination.

      Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation de 2000 à 2008, Jean Ziegler est vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme. Il a notamment publié L'Empire de la honte, La Suisse lave plus blanc, Les Vivants et la Mort, Les Seigneurs du crime, La Suisse, l'or et les morts, Le Bonheur d'être suisse, Main basse sur l'Afrique, La Haine de l'Occident et Destruction massive, géopolitique de la faim.

      -La Haine de l'Occident et

      -Destruction massive, géopolitique de la faim.

     


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  •   Publié le par AriH    (beurk.com)

        « L’homme qui arrêta le désert » c’est l’histoire d’un paysan du Burkina Faso, Yacouba Sawadogo. Il ose défier les traditions des ancêtres et les autorités pour lutter contre l’avancée du désert et régénérer la Terre du Sahel, une des régions les plus arides au monde.

    homme qui a arrêté le désert

       Les terres dans de nombreuses régions du monde subissent la dégradation du climat. De 1975 à 1985, une série de sécheresses s’abat sur le Sahel provoquant un exode rural massif. Les habitants, faute de nourriture et d ‘eau, migrent vers le sud ouest où les pluies sont plus intenses et les terres plus fertiles.

      Pour lutter contre l’avancée du désert, Yacouba Sawadogo reprend une technique agricole traditionnelle, le Zaï. Il l’applique dans son village à Gourga, au nord-ouest du Burkina Faso. Le zai consiste à creuser des trous pour faciliter l’infiltration de l’eau pendant la saison des pluies. Mais en temps de grande sécheresse, la technique du zai ne suffit pas.

    « Avec la méthode ancestrale, les eaux de pluie s’évaporaient trop vite et les cultures se fanaient en un temps record. Il me fallait pallier à ce problème. » explique Yacouba Sawadogo.

      Yacouba Sawadogo ne renonce jamais. Tel un scientifique, il invente d’autres méthodes pour atteindre son  objectif, celui d’améliorer la vie des habitants de son village.

      Il décide alors de perfectionner la méthode du zai en creusant des trous plus grands pour recevoir l’eau pendant une plus longue période. Il ajoute aussi du compost au fond des trous pendant les saisons sèches. Pour que la pluie ne s’écoule pas trop vite en terrain plein, il construit des petits murets de pierre pour ralentir la coulée des eaux.

      Ses nouvelles méthodes ne plaisent pas tous et encore moins aux chefs des clans ceux décident qui a le droit de cultiver les terres. Ils lui reprochent de ne pas suivre la vraie méthode ancestrale, de creuser beaucoup trop tôt et de mettre du compost. Ils le prennent pour un fou.

      Malgré les contestations, Yacouba Sawadogo poursuit son chemin. Pour améliorer les sols, il introduit des termites qui ont la même fonction que les vers de terre. Elles régénèrent la terre en profondeur. Les termites creusent des tunnels pour laisser passer les eaux de pluie, participent à la décomposition des matières organiques et enrichissent la terre. 

    Yacouba Sawadogo l'homme qui a arrêté le désert

     

       Yacouba Sawadogo, se moque bien de ce qu’on pense de lui. Il réussit à rendre une zone stérile en terre fertile dans une des régions de l’Afrique les plus arides, le Sahel .
       Ses techniques permettent à l’eau souterraine d’atteindre des niveaux jamais connus. Yacouba Sawadogo connaît l’importance des arbres pour recevoir la pluie, pour lutter contre le vent et préserver les animaux. Il plante pendant vingt ans des arbres et parvient à créer une forêt d’une douzaine d’hectares.

       C’est un miracle pour Dr Chris Reij de Vrij Université d’Amsterdam. Pendant 25 années il suit avec admiration le travail de Yacouba Sawadogo :

     

      «Yacouba lui seul a eu plus d’impact sur la conservation … que tous les chercheurs nationaux et internationaux mis en place .. Dans cette région des dizaines de milliers d’hectares de terres qui étaient complètement improductives ont été rendues de nouveau productives grâce à des techniques de Yacouba.  

    Bande annonce du documentaire de Mark Dodd, « L’homme qui a arrêté le désert.«(sur le site beurk.com)

       En novembre 2009, Yacouba Sawadogo est invité à Washington DC et raconte son histoire. Fin 2009 la Fondation Bill et Melinda Gates Foundation rendent honneur aux petits paysans comme Yacouba Sawadogo qui luttent contre la famine et la pauvreté. Elles annoncent un investissement de 120 millions de dollars pour plusieurs programmes d’aide aux agriculteurs d’Afrique.

      Les organisations non gouvernementales, les scientifiques, les gouvernements  viennent à sa rencontre pour apprendre ses techniques de culture.

      Bien que Yacouba Sawadogo est reconnu dans le monde entier comme l’homme qui a arrêté le désert, il se heurte aux ambitions des autorités de son pays qui souhaitent s’accaparer des terres fertiles au nom du développement urbain.

      Mark Dodd réalise un film de 50 minutes sur l’histoire de Yacouba Sawadogo « L’homme qui a arrêté le désert ». Il projette le documentaire fin octobre 2011 lors de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) à Changwon en Corée du Sud.
       Le documentaire est disponible sur le site du producteur, 1080films

    Source :  1080films


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                                                                   1981    271p.   20 €
     
       Depuis l'aube de l'humanité, sur tous les continents, les plantes ont servi à guérir les maladies. Ce savoir immémorial s'est transmis de génération en génération et la médecine moderne, qui ne date guère que du siècle dernier, s'appuie encore très largement sur les traditions les plus anciennes.
      Pour la première fois, Jean-Marie Pelt dresse ici cette vaste fresque où se rencontrent chamans et sorciers, botanistes chasseurs d'espèces mal connues, chimistes et biologistes qui transforment ces herbes magiques en médicaments nouveaux. Il nous apprend tout sur la bataille du camphre, la naissance de l'aspirine, l'aventure des quinquinas, la découverte des curares aux pouvoirs mystérieux, la victoire des ignames sur les strophantus pour la mise au point de la " pilule ", les recherches sur les plantes anticancéreuses, l'histoire mouvementée de l'ergot de seigle et de l'artichaut...
       Loin de dédaigner les conseils pratiques, il nous dit comment reconnaître et utiliser ces précieux végétaux. On découvrira aussi comment s'allient techniques de pointe et antiques savoir-faire, comment les instruments les plus modernes permettent de confirmer les " remèdes de bonne femme ", de les améliorer et d'en tirer de nouvelles connaissances. Les lecteurs de
       -Les Plantes : amours et civilisations végétales
     retrouveront ici toutes les qualités d'un auteur qui sait concilier la rigueur du scientifique, l'audace du philosophe et l'ardeur de l'homme d'action.

       Jean-Marie Pelt, professeur de biologie végétale et de pharmacognosie à l'université de Metz, président du Conseil d'administration de l'Institut européen d'écologie, premier adjoint au maire de Metz, a publié depuis 1956 une centaine de communications scientifiques et de travaux généraux portant notamment sur l'écologie végétale, l'ethno-botanique, les plantes médicinales et, depuis 1972, sur les problèmes généraux d'environnement. Il a obtenu en 1977 le Grand Prix des Lectrices de Elle pour son ouvrage

      -L'Homme renaturé (Le Seuil).


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  • La Lettre de Xavier Bazin

     


     

    PROZAC : révélations sur le "casse du siècle"

    de Big Pharma


    Chers amis de la Santé,

    Jamais je n’aurais imaginé qu’une telle arnaque soit possible.

    Il faut dire qu’avant de devenir une sorte de « détective » de la santé, j’ignorais tout des méthodes de Big Pharma.

    J’avais confiance dans le sérieux des « essais cliniques » réalisés par les firmes pharmaceutiques pour prouver l’efficacité de leurs médicaments.

    Et j’étais certain que nos autorités de santé « veillaient au grain » : je ne pouvais croire qu’elles pouvaient laisser passer des médicaments dangereux ou inefficaces.

    En fait, comme beaucoup de gens, j’étais d’une naïveté sans nom.

    Aujourd’hui, après les scandales du Vioxx, du Médiator ou de Diane 35, tout le monde sait que les choses sont un peu plus compliquées que cela.

    On sait que les firmes pharmaceutiques sont capables de manipuler les études scientifiques. On sait que beaucoup d’experts des autorités de santé sont en situation de « conflit d’intérêts », car ils sont rémunérés grassement par les labos.

    Bref, on a un peu ouvert les yeux.

    Mais je peux vous affirmer qu’on est encore loin, très loin d’avoir réalisé l’ampleur du problème.

    Et la meilleure preuve, c’est l’histoire ahurissante du Prozac, ce médicament antidépresseur qui a crevé l’écran dans les années 1990. Une « pilule miracle », nous disait-on !

    Même si vous vous méfiez déjà de Big Pharma, je vous mets au défi de ne pas tomber de votre chaise en lisant la véritable histoire de ce médicament.

    Acte 1 : Masquer les effets secondaires 

    Tout commence en 1972, quand le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly découvre une nouvelle molécule chimique, la fluoxétine, qu’elle baptisera plus tard « Prozac ». Le mode d’action chimique de cette molécule est similaire à celui des antidépresseurs découverts 15 ans plus tôt. Pas exactement pareil, mais similaire.

    Malheureusement pour la firme, les premiers résultats sont très décevants.

    Chez les animaux, d’abord, les effets sont plutôt inquiétants. Après avoir pris le médicament, les rats avaient tendance à se lécher de manière compulsive. Quant aux chats et aux chiens, ils devenaient plus agressifs. [1]

    En 1977, le laboratoire conduit son premier essai clinique sur les humains… et ce n’est pas beaucoup mieux. Sur les 8 patients déprimés qui prennent la molécule, aucun ne bénéficie de la moindre amélioration.

    Pire : des effets secondaires sérieux frappent plusieurs patients. [2]

    Certains de ces effets indésirables sont bien connus ajourd’hui et sont inscrits sur la notice de ce médicament : nausées, vomissements, amaigrissement, etc.

    Mais un autre effet toxique plus grave est apparu à l’époque : c’est l’akathisie.

    L’akathisie est un mot compliqué pour désigner un phénomène assez simple, que l’on retrouve parfois chez les malades de Parkinson : une agitation extrême, une incapacité à tenir en place, un besoin irrésistible de mouvement.

    Le problème, c’est qu’on sait depuis les années 1950 que l’akathisie accroît le risque de suicide et de comportement violent.

    Pour le laboratoire, c’est évidemment une très mauvaise nouvelle. Impossible d’obtenir le feu vert des autorités de santé avec des effets secondaires aussi dangereux.

    Ils ont alors décidé de faire quelque chose d’inouï : dans le plus grand secret, la firme décida de donner aux patients des tranquilisants pour masquer l’agitation produite par le Prozac. [3]

    Pour Eli Lilly, cela présentait un double avantage.

    Car non seulement les tranquilisants (comme le Valium) masquent les effets secondaires gênants… mais ils augmentent artificiellement l’efficacité du médicament, en réduisant certains symptômes de la dépression.

    Et pourtant, même avec ce tour de passe passe révoltant, ils n’arrivent toujours pas à démontrer l’intérêt du Prozac de manière définitive.

    Acte 2 : Surmonter les avis négatifs

    Déçu, le labratoire Eli Lilly envisage alors de le commercialiser comme un simple « coupe-faim »… puisque la perte de poids était l’un des effets secondaires apparus lors des essais cliniques.

    Mais cela implique de repartir pour des années d’essais cliniques coûteux. Alors elle persiste sur l’effet anti-dépresseur, espérant élargir après coup son champ d’action au surpoids.

    Le problème, on l’a vu, c’est que l’impact du Prozac sur la dépression était tout sauf probant.

    Sans surprise, donc, l’autorité de santé allemande (Bundesgesunhdheitsamt) émet un avis très négatif sur le Prozac en mai 1984 :

    « Si l’on considère les risques et les bénéfices, la fluoxétine (Prozac) ne convient pas au traitement de la dépression. Les effets secondaires sont trop fréquents et certains particulièrement graves ; et certains patients, jusqu’à là non dépressifs, le deviennent après avoir pris ce médicament ». [4]
    Ce qui inquiète particulièrement les autorités allemandes, c’était les cas de suicide sous Prozac :

    « Durant le traitement, il y a eu 16 tentatives de suicide, dont deux réussies. Etant donné que les patients à risque de suicide ont été exclus des études, il est probable que cette proportion élevée peut être attribuée à une action de la préparation (Prozac) ».
    De fait, les suicides liés au Prozac étaient LA bête noire de Eli Lilly.

    Dans un document interne daté du 29 mars 1985, le laboratoire relevait que « Le taux de suicide sous fluoxetine (Prozac) est 5,6 fois supérieur par rapport à d’autres médicaments actifs comme l’imipramine ». Presque 6 fois plus de suicides, donc, comparé à l’antidépresseur le plus courant à l’époque !

    En 1985, c’est donc au tour de l’Autorité de santé américaine, la Food and drug administration (FDA) d’émettre un avis négatif sur le Prozac : elle juge son efficacité « à peine supérieure au placebo », avec des effets secondaires inquiétants.

    Pour obtenir une autorisation de mise sur le marché, Lilly n’avait plus 36 solutions : il fallait encore « magouiller »… et cette fois ci à plus grande échelle.

    Acte 3 : Maquiller les suicides

    D’abord, il fallait maquiller ces mauvais chiffres de suicide.

    Ce n’était pas si compliqué que ça : il suffisait de modifier quelques mots clés dans les rapports d’essais cliniques.

    Après correction, les patients n’avaient plus de « pensées suicidaires » : le mot a été remplacé par celui, plus neutre « d’accès de dépression ».

    Les termes de « tentatives de suicide », eux, ont été transformés en « surdose de médicament ».

    Attention : ne croyez pas que ce type de « truquage » est un fait isolé, ou réservé à Lilly. Le laboratoire GSK a fait exactement la même chose des années plus tard pour son antidépresseur Paxil/Deroxat (pour obtenir l’autorisation de le prescrire à des enfants et adolescents, GSK a parlé de « labilité émotionnelle » plutôt que de « pensées suicidaires »).

    Quant aux patients qui avaient dû arrêter l’étude clinique pour cause d’agitation (akathisie), ils ont simplement été qualifiés de « non-observants », comme s’ils avaient décidé de leur propre chef de ne plus suivre leur traitement. [5]

    Voilà pour l’acte 3… Mais attention les yeux, car c’est l’acte 4 le plus spectaculaire… de loin !

    Et c’est l’ancien PDG d’Elil Lilly de Suède lui-même qui l’a raconté en détail, dans un livre confession publié en 2010, au titre évocateur : Effets secondaires : la mort.

    Acte 4 : Acheter les autorités de santé

    Nous voilà donc en Suède, au milieu des années 1980. Comme en Allemagne, et comme aux Etats-Unis, il paraît très difficile de convaincre les autorités de santé de l’intérêt du Prozac contre la dépression. Comme le raconte John Virapen, l’ancien chef de Lilly en Suède, les premiers retours sont très négatifs :

    « Pour évaluer les chances de la fluoxétine (Prozac) dans la procédure d’autorisation, nous avons montré certaines de nos données à titre de test à des psychiatres suédois pour voir leur réaction. Ils ont ri et secoué la tête lorsqu’ils ont appris notre intention de demander l’autorisation pour la Suède. Cela ne leur paraissait pas sérieux ».
    Pour Virapen, pourtant, l’enjeu est énorme, car la psychiatrie suédoise a une excellente réputation.

    Si jamais il réussissait à convaincre les autorités suédoises de l’intérêt du Prozac, cela ferait tâche d’huile et faciliterait son autorisation partout ailleurs, et en particulier aux Etats-Unis.

    Dévoré par l’ambition, Virapen est prêt à tout. Il se voit déjà PDG de la zone Europe s’il réussit ce gros coup !

    D’abord, il cherche à identifier l’expert suédois « indépendant » missionné pour rendre un rapport officiel sur le Prozac (pour l’autorisation d’un médicament, les autorités de santé confient toujours à un spécialiste le soin d’éplucher la totalité des études, d’en faire une synthèse et de donner son opinion). 

    Grâce à une discrète enquête, Virapen finit par découvrir son identité : c’est le Professeur Z.

    Et John Virapen était prêt à tout pour « convaincre » ce fameux Professeur Z. de donner un avis favorable sur le Prozac.

    Il commença par l’inviter à dîner. Après cette première prise de contact, ils se revoient une deuxième fois, et cette fois, Virapen met carte sur table. Il raconte la scène :

    « ‘Ne le prenez pas mal, mais je sais que vous êtes chargé de notre dossier à la Commission de santé’. Le Pr Z. n’en fut pas choqué. Il se contenta de sourire et de commander un autre verre de vin. (…) »
    Puis, Virapen lui demanda, en des termes à peine voilés, ce qu’il faudrait faire pour accélérer le processus d’autorisation du Prozac et accroître les chances de réponse positive.

    « Le Pr Z. reposa son verre, s’essuya les lèvres avec sa serviette, puis parla posément : ‘l’argent est toujours utile’. Après un temps de réflexion, il cita un chiffre ».
    Virapen se réjouit intérieurement : il n’attendait que cela.

    Dans les jours qui suivirent, il obtient facilement que Lilly fasse un virement au Professeur Z, en passant par Genève pour l’anonymat.

    Rapidement, tout fut plus facile. Le Pr Z se mit au travail et s’appliqua à ne retenir dans son rapport que les formulations les plus favorables au Prozac :

    « En jouant avec les statistiques, la mort finit par disparaître, pour ne plus figurer que dans les notes de bas de page. Voici un exemple de ce qu’on pouvait lire :

    ‘Sur 10 personnes ayant pris le principe actif, 5 eurent des hallucinations et firent une tentative de suicide, dont 4 avec succès’. 
    En lieu et place, on trouvait :
    ‘Dans le cas d’un des sujets de cet essai, tout s’est passé comme prévu, une perte de poids a été relevée chez les 4 autres. Les 5 derniers ont présenté divers effets secondaires’.
    L’horrible mot suicide ne se trouvait plus nulle part dans le texte. »

    Et le résultat ne s’est pas fait attendre : quelques mois plus tard, Virapen reçut un appel des autorités de santé suédoises, signe que l’autorisation de mise sur le marché était imminente. Il ne restait plus qu’à négocier le prix !

    Et voilà ce qui s’est passé la Suède. Mais aux Etats-Unis ?

    On ne sait pas exactement. Mais il est troublant d’observer qu’en 1987, deux ans après son avis négatif, la FDA autorisa la mise sur le marché américain du Prozac.

    Qui a dîné avec qui ? Impossible à dire.

    Mais le fait est que les statistiques restaient dramatiquement défavorables au Prozac : 

    D’abord, 6 études sur 7 avaient montré que l’antidépresseur de référence de l’époque (imipramine) était plus efficace que le Prozac.

    Mais surtout, malgré les efforts de Lilly pour maquiller ses études cliniques, le Prozac ne montrait globalement pas plus d’efficacité qu’un placebo !

    Cela a été amplement démontré depuis [6], mais la FDA avait toutes les cartes en main pour le savoir dès cette époque. Car sur les 14 essais cliniques qu’elle avait entre les mains, 10 d’entre eux concluaient que le Prozac n’avait pas plus d’effet qu’un simple placebo !

    Et pourtant, la FDA américaine a bien autorisé le Prozac.

    Et en Allemagne ?

    Là bas non plus, on ne sait pas très bien ce qui s’est passé.

    Mais les autorités allemandes ont elles aussi fini par autoriser le Prozac, malgré l’avis très négatif rendu en 1984 (la seule condition qu’ils ont exigée était que le risque de suicide figure sur la notice).

    Elil Lilly avait gagné la bataille « juridique » : le Prozac était désormais autorisé.

    Mais il restait le plus important : gagner la guerre commerciale… auprès des médecins et du grand public.

    Acte 5 : Manipuler les médecins et le grand public

    D’un point de vue marketing, les « vieux » antidépresseurs comme l’imipramine avaient un grave « défaut » : ils faisaient gagner très peu d’argent aux laboratoires.

    Pourquoi ? Parce qu’ils étaient réservés aux patients victimes de dépression sévère, et que seuls les psychiatres pouvaient les prescrire.

    Il faut dire que leurs effets secondaires étaient graves et bien connus : surpoids et risque accru de diabète, notamment.

    Le Prozac, lui, ne présentait pas les mêmes risques de surpoids et de diabète. Pour le laboratoire Eli Lilly, il y avait donc un vrai coup marketing à jouer.

    Le moment était d’autant plus propice qu’une autre classe de médicaments très populaire venait de tomber en disgrâce.

    Il s’agissait des médicaments contre l’anxiété, les tranquillisants (benzodiazépines) comme le Valium. Au début des années 1980, le grand public a commencé à réaliser qu’ils étaient addictifs. Quand les patients essayaient de les arrêter, ils subissaient d’affreux effets de manque.

    Si Lilly parvenait à présenter le Prozac comme « efficace », « sans effet secondaire majeur » et « non addictif », le succès pouvait être fulgurant !

    Car cette fois, on ne s’adressait plus à un public restreint de vrais « dépressifs »… mais à tous ceux qui ne « se sentent pas bien » à un moment de leur vie… donc à peu près tout le monde !

    Et c’est ce qui s’est passé.

    Une campagne médiatique sans précédent a été réalisé par la firme en faveur du Prozac.

    Dès 1989, un grand journal comme le New York Magazine titrait « Au revoir, le blues – un nouveau médicament miracle contre la dépression ».

    Et les autres médias suivirent.

    En 1990, le journal Newsweek consacra sa couverture au nouveau médicament, avec ce titre : « Prozac : un médicament révolutionnaire contre la dépression ». A l’intérieur, on pouvait lire que d’innombrables patients se sentaient « mieux que bien » grâce au Prozac.

    C’était la « pilule du bonheur », qui effaçait toutes les misères de l’existence.

    Devant le succès commercial fulgurant du médicament, d’autres laboratoires pharmaceutiques ont rapidement commercialisé leur « équivalent » du Prozac.

    A partir de là, Big Pharma dans son entier n’avait plus qu’un seul objectif : élargir la définition de la « dépression » pour permettre la prescription d’antidépresseurs à un public beaucoup plus large qu’auparavant.

    Des associations de malade ont été créées et financées par les labos pour faire pression sur les autorités de santé. De grandes campagnes officielles d’information ont été lancées, financées par l’industrie pharmaceutique.

    Il fallait dire et redire que la dépression était « sous-diagnostiquée » et « insuffisamment traitée ».

    Cela a marché… au delà des espérances !

    En 1992, les ventes du Prozac atteignirent le milliard de dollars. Une très bonne nouvelle pour les labos… mais beaucoup moins pour les patients.

    Acte 6 : Stigmatiser les adversaires

    Car les effets indésirables qui avaient été soigneusement « maquillés » dans les études devaient forcément ressortir un jour ou l’autre.

    Dès 1990, un article rédigé par des chercheurs de l’Université de Harvard a révélé des cas d’akathisie provoqués par le Prozac. [7]

    Je rappelle que l’akathisie est un état d’agitation extrême, propice au suicide et à la violence. Celui qui en est victime devient la proie d’impulsions violentes… qu’il met parfois à exécution, dans un état de désinhibition affective à peu près total.

    Evidemment, sur la masse de patients qui a commencé à prendre des antidépresseurs, cela a commencé à faire des dégâts : beaucoup de suicides, et beaucoup de violences.

    En 1990, on comptait déjà 44 procès intentés à Eli Lilly à ce sujet.

    En septembre 1991, la FDA s’est sentie obligée d’organiser une grande audition publique, au cours de laquelle les parents de victimes décrirent de façon déchirante comment leurs proches avaient commis des actes de violence insensés et inexplicables… peu de temps après avoir pris du Prozac.

    Mais Eli Lilly se défendit becs et ongles. Les « experts » du labo expliquèrent que ces comportements étaient la conséquence de la maladie, pas du médicament.

    Il a fallu attendre encore 10 ans pour qu’une étude menée par le psychiatre britannique David Healy prouve le contraire… en montrant que ce type de médicament provoque des pensées suicidaires… chez des patients ne souffrant pas de dépression !

    L’exemple de Traci Johnson est particulièrement éloquent. Cette patiente ne souffrait pas de dépression mais s’était portée volontaire pour tester le Prozac dans une autre indication que la dépression… On l’a retrouvée pendue, dans les locaux même de Eli Lilly.

    Au total, le psychiatre David Healy a évalué à plus de 40 000 le nombre de suicides provoqués par le Prozac de 1987 à 2004, sur les 40 millions de personnes qui en avaient pris. [8]

    Même chose pour les antidépresseurs de cette famille des ISRS [9] (Zoloft, Paxil, etc.). A la fin des années 2000, le Dr Healy a conclu que « dans les essais cliniques, le risque de suicide est 2 à 2,5 fois plus élevé avec ces antidépresseurs que sous placebo ». [10]

    Mais dans les années 1990, on n’avait pas tous ces chiffres. Et savez-vous comment Eli Lilly a réussi à retourner la situation médiatique ?

    D’abord, comme d’habitude, en trouvant suffisamment de médecins pour dire tout le bien qu’ils pensaient du Prozac : « efficace » et « sans danger », répétaient-ils sur tous les tons, sur tous les plateaux de télé.

    Mais de façon beaucoup plus habile, ils réussirent à présenter les adversaires du Prozac comme de dangereux extrémistes !

    Ils expliquèrent que les patients qui se plaignaient étaient manipulés par… la Scientologie !

    Et oui, sous prétexte que cette secte américaine s’était prononcée contre le Prozac, tous ceux qui critiquaient ce médicament étaient forcément de dangereux farfelus, « anti-psychiatrie » !

    Et pendant longtemps, on a assimilé tous ceux qui critiquaient les antidépresseurs à des ennemis de la science (un peu comme ceux qui critiquent les excès de la vaccination).

    Dernier acte : Préserver les profits

    D’un point de vue commercial, donc, le Prozac a été un succès éblouissant pour Eli Lilly.

    Mais cela n’a toujours qu’un temps.

    En 1999, le brevet que possédait Eli Lilly sur cette molécule tombait dans le domaine public… et n’importe qui allait pouvoir en faire un médicament « générique » !

    Fini, donc les super-profits… à moins de trouver une astuce ! Et cette astuce, les « marketeurs » de Lilly n’ont pas tardé à la trouver.

    Ils ont décidé de recycler la même molécule… sous un autre nom… et pour une autre maladie !

    Et c’est ainsi que Lily a développé le Cymbalata, un nouveau médicament censé lutter contre une maladie inventée pour l’occasion, le « trouble dysphorique prémenstruel ».

    Contrairement au Prozac, c’était une pilule couleur lavande, et non pas jaune… mais à l’intérieur, c’était exactement la même molécule !

    Simplement, elle était vendue deux fois plus cher que le Prozac, et quatre fois plus cher que le générique. Avec comme cible des dizaines de millions de femmes, qui devraient prendre le médicament 8 jours par mois pendant des années.

    Encore une belle arnaque, qui a fait gagner des milliards à la firme.

    Ne restez pas les bras croisés !

    Si vous pensez que toute cette histoire est une affaire « extraordinaire », qui concerne uniquement le Prozac et Eli Lilly, vous vous mettez le doigt dans l’oeil.

    Car ce n’est en réalité qu’un exemple – spectaculaire il est vrai – de l’ensemble des artifices et magouilles utilisés par l’industrie pharmaceutique pour s’enrichir sur le dos des patients.

    Attention : je suis convaincu que l’industrie pharmaceutique a un rôle essentiel à jouer pour la santé publique, en tant qu’acteur majeur de la recherche scientifique.

    Mais pas dans les conditions actuelles ! Dans notre situation de conflits d’intérêt, de manque de transparence et de course au profit, c’est la catastrophe.

    Il faudra beaucoup de temps et d’efforts pour changer les choses.

    On ne progressera que si l’on s’y met tous ensemble. Et cela commence aujourd’hui.

    Si vous voulez agir, je vous demande une petite chose : transférez ce message à tous vos contacts, partagez-le partout où vous le pouvez, sur Facebook et ailleurs.

    Car la seule manière d’avancer, c’est d’informer le plus grand nombre de gens sur les vraies méthodes de Big Pharma.

    Sinon, on continuera toujours à nous faire « avaler n’importe quoi, au propre comme au figuré ».

    Informez vos proches autant que possible. Et si vous appréciez mes messages, invitez-les à s’inscrire à ma lettre d’information, c’est gratuit, il leur suffit de se rendre ici:

     http://solutions.sante-corps-esprit.com/inscription-projet-sante-corps-esprit/?sourcecode=XSW2S506

    Je compte sur vous. Ensemble, nous pouvons déplacer les montagnes.

    Bonne santé,

    Xavier Bazin

       [1;)Cette information, et beaucoup d’autres de cette lettre sont tirées de l’admirable livre Anatomy of an Epidemic, de Robert Whitaker. Lire aussi Big Pharma, coordonné par Mikkel Borch-Jacobsen, et le livre confession de John Virapen, l’ancien patron de Eli Lilly Suède, Effets secondaires : La mort.

    [2] En 1978, une note interne de Lilly fait le point sur les études réalisées : « Il y a eu un assez grand nombre de signalements d’effets indésirables (…) Un autre patient dépressif a développé une psychose » (…) On a signalé de l’aktahisie et de l’agitation chez certains patients ».

    [3] On le sait grâce aux procès qui ont eu lieu dans les années 1990, et qui ont permis de rendre public des documents internes et confidentiels de Lilly.Toutes les notes internes pertinentes sont aujourd’hui accessibles via : http://healyprozac.com/trials/criticaldocs/. L’un des documents de la firme, daté de 1978, le dit noir sur blanc : « Dans les études à venir, on permettra l’usage de benzodiazépines pour contrôler l’agitation ». 

    [4] Il s’agit de la citation d’un document interne de Lilly, résumant la position de l’autorité allemande, cité dans le livre Big Pharma.

    [5] Voir Big Pharma, le chapitre sur les « suicidés du Prozac ».

    [6] Initial severity and antidepressant benefits: a meta-analysis of data submitted to the food and drug administration, I. Kirsch et al., PLOS medecine, février 2008

    [7] Emergence of intense suicidal preoccupation during fluoxetine tratment, MH Teicher, NCBI, février 1990

    [8] Voir David Healy, Let them eat Prozac.

    [9] ISRS : inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine

    [10] Antidepressant drug use & the risk of suicide, D. Healy et al., NCBI, juin 2005


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  • La Lettre de Xavier Bazin

    Prozac : révélations sur le "casse du siècle"  de Big Pharma


    Chers amis de la Santé,

    Jamais je n’aurais imaginé qu’une telle arnaque soit possible.

    Il faut dire qu’avant de devenir une sorte de « détective » de la santé, j’ignorais tout des méthodes de Big Pharma.

    J’avais confiance dans le sérieux des « essais cliniques » réalisés par les firmes pharmaceutiques pour prouver l’efficacité de leurs médicaments.

    Et j’étais certain que nos autorités de santé « veillaient au grain » : je ne pouvais croire qu’elles pouvaient laisser passer des médicaments dangereux ou inefficaces.

    En fait, comme beaucoup de gens, j’étais d’une naïveté sans nom.

    Aujourd’hui, après les scandales du Vioxx, du Médiator ou de Diane 35, tout le monde sait que les choses sont un peu plus compliquées que cela.

    On sait que les firmes pharmaceutiques sont capables de manipuler les études scientifiques. On sait que beaucoup d’experts des autorités de santé sont en situation de « conflit d’intérêts », car ils sont rémunérés grassement par les labos.

    Bref, on a un peu ouvert les yeux.

    Mais je peux vous affirmer qu’on est encore loin, très loin d’avoir réalisé l’ampleur du problème.

    Et la meilleure preuve, c’est l’histoire ahurissante du Prozac, ce médicament antidépresseur qui a crevé l’écran dans les années 1990. Une « pilule miracle », nous disait-on !

    Même si vous vous méfiez déjà de Big Pharma, je vous mets au défi de ne pas tomber de votre chaise en lisant la véritable histoire de ce médicament.

    Acte 1 : Masquer les effets secondaires 

    Tout commence en 1972, quand le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly découvre une nouvelle molécule chimique, la fluoxétine, qu’elle baptisera plus tard « Prozac ». Le mode d’action chimique de cette molécule est similaire à celui des antidépresseurs découverts 15 ans plus tôt. Pas exactement pareil, mais similaire.

    Malheureusement pour la firme, les premiers résultats sont très décevants.

    Chez les animaux, d’abord, les effets sont plutôt inquiétants. Après avoir pris le médicament, les rats avaient tendance à se lécher de manière compulsive. Quant aux chats et aux chiens, ils devenaient plus agressifs. [1]

    En 1977, le laboratoire conduit son premier essai clinique sur les humains… et ce n’est pas beaucoup mieux. Sur les 8 patients déprimés qui prennent la molécule, aucun ne bénéficie de la moindre amélioration.

    Pire : des effets secondaires sérieux frappent plusieurs patients. [2]

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  • 2009    288 p.

      Ce livre écrit par l'inventeur des EM, Tiruo Higa, relate ses nombreuses expériences avec les EM, y compris comment ils ont été découverts. M. Tiruo Higa y parle aussi de sa vision de l'avenir de l'humanité et de son évolution.


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  • L'industrie du déni

    https://www.canal-u.tv/video/tele2sciences/l_industrie_du_deni.18435 (une vidéo sur ce site)

    Dans certaines controverses, le statut des données scientifiques est contesté par une pensée antirationaliste qui considère la science comme une forme de pensée unique qu'il importerait selon eux de transgresser. Un exemple quelque peu emblématique est constitué par une thèse de doctorat d'astrologie soutenue sous l'autorité d'un sociologue connu mondialement. Cette pensée repose pour l'essentiel sur l'émotionnel et s'oppose à la pensée rationnelle de la science.

     Une industrie du déni s'est mise en place durant les dernières décennies. On lui donne ce nom car elle vise à dénier leur valeur aux résultats scientifiques qui vont à l'encontre des intérêts de certaines industries polluantes, agro-alimentaires, ou encore productrices de tabac ou d'alcool. Il s'agit de lobbys intervenant dans les médias et auprès des responsables politiques, de scientifiques et d'historiens recrutés pour susciter le doute à l'encontre des recherches scientifiques reconnues, ou encore de linguistes chargés de créer des éléments de langages permettant de disséminer ce doute dans la population et auprès des décideurs.

    Par exemple, dans les années 90, cette « industrie du doute » est parvenue à faire signer par des chercheurs de renom l'Appel de Heidelberg qui visait à stigmatiser les chercheurs qui alertaient au sujet des causes du réchauffement climatique.

    La finalité de cette industrie du déni est d'empêcher toute régulation au sujet des produits polluants ou dangereux, tant par la voie législative que par la voie scientifique. Cette stratégie du déni a pu être mise à jour à la suite du jugement d'un tribunal américain qui a imposé au cigarettier Philip Morris de rendre publics des centaines de milliers d'archives dans lesquelles étaient exposées les méthodes de cette industrie du déni. On découvre notamment comment ce cigarettier a recruté un large réseau de scientifiques et d'historiens partout dans le monde. Ils avaient pour mission de forger une narration des faits qui serait favorable aux industriels.


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  •  

     
    Attac a besoin de 50 000 € pour montrer le vrai visage d'Apple, Ikea, McDonald's, Société Générale...
     

    Chère amie, cher ami,

    Chaque année, les multinationales dépensent des milliards d’euros pour payer :

    • > des agences de communication afin nous vendre une image sublimée de leurs produits ;
    • > des cabinets d’affaires afin de cacher leurs profits dans les paradis fiscaux ;
    • > des lobbyistes qui murmurent à l’oreille des gouvernants afin de bloquer toute législation qui ne leur serait pas favorable.

    Nous, nous avons besoin d’une somme bien plus modeste, qui nous permettra de continuer à les traquer sans relâche, montrer leur vrai visage et dénoncer l’évasion fiscale !

      Pour faire un don allez sur :https://france.attac.org/se-mobiliser/rendez-l-argent/article/attac-a-besoin-de-50-000-eur-pour-montrer-le-vrai-visage-d-apple-ikea-mcdonald#don

    Si, grâce à vous, nous atteignons 50 000 € de contributions à cette campagne contre l’évasion fiscale :

    • > nous pourrons diffuser des centaines de milliers de tracts, autocollants et Petits guides pour en finir avec l’évasion fiscale, produire des vidéos… ;
    • > nos militant·e·s pourront poursuivre et multiplier les actions « d’opacification fiscale » engagées partout en France ;
    • > nous ne craindrons pas les prochaines arrestations de forces de l’ordre venues protéger ces multinationales et assumerons plus sereinement les poursuites judiciaires.
    • Leur vrai visage

    • > Apple abrite 215 milliards de dollars sur des compte offshore et refuse de payer une amende de 13 milliards d’euros pour évasion fiscale.
    • > McDonald’s envoie 24 % du chiffre d’affaires de ses restaurants au Luxembourg et a soustrait 1,5 milliard d’euros de recettes fiscales aux pays européens entre 2009 et 2013.
    • > BNP Paribas facilite l’évasion fiscale de ses clients et a créé 468 sociétés offshore via le cabinet Mossack Fonseca depuis les années 1980.
    • > Ikea a soustrait à l’impôt plus d’un milliard d’euros ces six dernières années au détriment de plusieurs États européens.
    • > Engie, une entreprise détenue à 33 % par l’État français, doit payer une amande de 300 millions pour évasion fiscale via ses 26 filiales luxembourgeoises.
    • > Starbucks, la plus grosse chaîne de cafés au monde, a réalisé un chiffre d’affaires de 95 millions en 2015 mais ne paie pas d’impôt sur les sociétés depuis son installation en France.
    • > Total possède 178 filiales dans des paradis fiscaux et ne paye quasiment pas d’impôt sur les sociétés en France.
    • > Société générale est la banque française championne de l’optimisation fiscale agressive avec 30 % de ses profits réalisés dans les paradis fiscaux.
    • > Zara évade ses profits via les Pays-Bas et a fait perdre à la France 76 millions d’euros d’impôts entre 2011 et 2014.

    Attac se mobilise pour que ces multinationales rendent l’argent qu’elles ont détourné depuis des années et qu’elles payent enfin leur juste part d’impôts dans les pays ou elles exercent leurs activités.

    Et ça marche

    Depuis 2014, Attac mène des opérations citoyennes de grande ampleur pour dénoncer les pratiques des multinationales. Cette campagne a déjà contribué au succès des Fralib contre Unilever et contraint Société générale à se retirer du projet de mine charbon Alpha Coal en Australie, Total d’un projet d’extraction de gaz de schiste en Algérie ou encore Sofiprotéol-Avril du projet d’usine de 23 000 porcelets des Sables-d’Olonne. En 2016, après de très nombreuses actions des Faucheurs de chaises, nous avons contraint BNP Paribas a annoncer la fermeture de ses filiales aux îles Caïmans !


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  •                                                          2015   992 p.  29,95 €

    Homéopathie, huiles essentielles, aliments, plantes aromatiques, remèdes naturels... Les options sont nombreuses pour soigner les affections courantes sans avoir recours aux médicaments.

    Dans cette bible des traitements naturels, vous trouverez toutes les informations dont vous aurez besoin pour soigner les petits bobos de toute la famille au quotidien, de la fatigue aux maux de tête, en passant par les coups de soleil, les rhumatismes ou l'acné.

    Regroupant trois titres à succès de la collection " Pour les Nuls " ( L'Homéopathie, Les Huiles essentielles et Les remèdes naturels), ce guide complet vous détaillera l'utilisation et les règles d'usage des différents types de médecine naturelle. Pour le bien-être de tous !

    Elske Miles est praticienne professionnelle en réflexothérapie et en aromathérapie.
    Alessandra Moro Buronzo est naturopathe et conseillère en fleurs de Bach.
    Le Dr Daniel Scimeca est médecin homéopathe, phytothérapeute et président du syndicat de la médecine homéopathique.


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  •   Perturbateurs endocriniens : un déni de l’état de la science

    La Commission européenne s’appuie sur des études financées par les industriels.

    LE MONDE | 29.11.2016 à 07h08 • Mis à jour le 29.11.2016  Par Stéphane Horel

    image: http://s2.lemde.fr/image/2016/11/29/534x0/5040256_7_6486_dans-un-laboratoire-a-athenes_9cc3f843b6fb66354562b933edd37eef.jpg

    Dans un laboratoire à Athènes

      « L’évolution des connaissances scientifiques. » C’est sur elle que la Commission européenne assure s’appuyer pour justifier ses choix décriés en matière de réglementation des perturbateurs endocriniens. Pourtant, l’Endocrine Society, une société savante majeure, juge que la Commission « ignore l’état de la science ». Comment expliquer un tel hiatus ?

    Pour documenter sa réflexion, la direction générale santé et sécurité alimentaire, responsable du dossier à la Commission, a mené une étude d’impact de plus de 400 pages, publiée en juin après avoir été gardée sous clé comme un secret d’Etat (Le Monde daté 20-21 mai). Quelles « connaissances scientifiques » y évoque-t-elle plus précisément ?

    La Commission cite avant tout l’avis émis par l’une de ses agences officielles, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, en 2013. Cet avis constitue en effet le socle de sa proposition de réglementation. Mais, comme le processus de décision a débuté en 2009, les « connaissances scientifiques » sur les perturbateurs endocriniens ont beaucoup évolué depuis cette date. Cette revue de la science, il se trouve que l’Endocrine Society l’a faite en 2015.

    Elle a examiné 1 322 publications parues depuis sa dernière contribution, en 2009 justement. Conclusion : elles ne laissent « aucun doute sur la contribution des perturbateurs endocriniens au fardeau croissant des maladies chroniques liées à l’obésité, au diabète, à la reproduction, à la thyroïde, aux cancers et aux fonctions neuroendocriniennes et neurodéveloppementales ». En 2013, une vingtaine de chercheurs mobilisés pendant près de deux ans sous les auspices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) étaient parvenus à des conclusions similaires. Leur rapport sonnait l’alerte sur une « menace mondiale à laquelle il faut apporter une solution ».

    « Interprétation controversée »

    Ces « connaissances scientifiques », l’étude d’impact de la Commission les mentionne bien, mais pour les disqualifier, jugeant qu’elles ne méritent pas d’être prises en considération. « Les éléments de preuves sont dispersés et leur interprétation controversée, écrit-elle, de telle sorte qu’il n’y a pas d’accord entre les experts sur un lien de causalité ou même sur une possible association entre une exposition aux perturbateurs endocriniens à des niveaux environnementaux...

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/11/29/perturbateurs-endocriniens-un-deni-de-l-etat-de-la-science_5039870_3244.html#j3BObgCfTGQKVvwv.99

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  • L’adieu au chômage

    04/04/2017  http://www.alternatives-economiques.fr//ladieu-chomage/00078338

     

     

    Chaque semaine retrouvez la plume de Kanar, qui propose un dessin de presse.


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  • Enfant : Alerte à la puberté précoce

    http://www.elle.fr/Maman/Mon-enfant/Education/Enfant-Alerte-a-la-puberte-precoce

    Publié le 9 décembre 2011 à 07h00 Enfant : Alerte à la puberté précoce 

      Les médecins s’en inquiètent : de plus en plus de petites filles deviennent pubères trop tôt, parfois avant 8 ans. En cause, les conditions de vie et les perturbateurs endocriniens. Enquête sur un phénomène aux répercussions psychiques et physiques douloureuses.

      Puberté précoce, une réalité médicale

    Emma est une « gamine », un « bébé » qui commande des jouets à Noël. Mais, quand elle va à la piscine, elle se change dans un coin tranquille. A la différence de ses copines, Emma a des poils pubiens depuis plusieurs années. Elle apprenait tout juste à lire quand c’est arrivé : elle avait 6 ans. « Avant 8 ans, on parle de puberté précoce, explique le Dr Michel Colle, pédiatre endocrinologue. Entre 8 et 10 ans, ce n’est plus pathologique mais c’est une puberté avan - cée. » Les cas de fillettes comme Emma ne sont plus rares, et les spécialistes s’en inquiètent. « Nous sommes préoccupés, dit le Pr Charles Sultan, chef du service d’endocrinologie au CHU de Montpellier. Les consultations pour ces problèmes ont considérablement augmenté en quelques années. On voit de plus en plus de fillettes avec un développement des glandes mammaires à 6 ou 7 ans, c’est anormal. » En 1850, en France, les premières règles survenaient en moyenne à l’âge de 16 ans. Aujourd’hui, le curseur s’est déplacé à 12,6 ans. 14 % des petites Américaines présentent un début de pilosité ou de poitrine avant l’âge de 8 ans. « On observe même des prémices passagères de l’augmentation du volume des seins chez des bébés, s’alarme le Dr Catherine Salinier, pédiatre. Auparavant, c’était très rare. »

    Les raisons de la puberté précoce

    Au départ, cette évolution est naturelle. L’alimentation et les conditions de vie se sont beaucoup améliorées en deux cents ans. « Les filles grandissent plus vite, remarque le Dr Colle. Elles atteignent donc plus rapidement la masse critique du démarrage de la puberté. » Rien de problématique à cela, d’autant que l’abaissement de l’âge des premières règles s’est stabilisé. Ce n’est pas le cas pour l’apparition de la poitrine ou des poils pubiens. Cette fois, l’alimentation a le mauvais rôle. 18 % des petits Européens sont aujourd’hui en surpoids.

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                                                        400 pages - éd. Le Souffle d'Or (2011)  28,40 €

    Dans "Les micro-organismes efficaces au quotidien", Anne Lorch nous explique très concrètement les différentes façons d'utiliser les EM. Particulièrement en horticulure, en fonction des problématiques spécifiques.

    Présentation de l'éditeur: "Aujourd'hui, il est plus qu'urgent de revoir les méthodes de production basées sur l'utilisation des énergies fossiles, des pesticides et des engrais chimiques. Les «EM», mixture de micro-organismes mise au point par le chercheur japonais Teruo Higa, répondent à cette problématique et s'avèrent des alliés précieux pour ceux qui voudront être à la fois acteurs et bénéficiaires d'un système biologique naturel.

    «Higa savait qu'il venait de faire une découverte extraordinaire [...]. Ce qu'il ne pouvait deviner encore, c'est à quel point l'utilisation de ces combinaisons microbiennes deviendrait universelle», écrit Anne Lorch.

    Ce livre, dans lequel chacun pourra glaner ce qui l'intéresse, est richement illustré et clairement structuré :

    ° Un large tour d'horizon nous conduit de la situation environnementale actuelle au monde des EM, en abordant des sujets tels que la vie du sol, la biologie de l'eau ou encore la microbiologie, et nous prépare à mieux comprendre le rôle de ces micro-organismes.
    ° L'auteur nous fournit ensuite une description très détaillée de la fabrication des EM et de leur utilisation dans les champs, les vergers et les vignobles, les prairies et les étables, dans nos maisons, nos jardins et nos plans d'eau, dans l'artisanat et l'industrie, pour notre santé et celle des animaux.

    Des témoignages d'utilisateurs viennent clore cet ouvrage, avec des exemples concrets.

    Que vous veniez de découvrir l'existence des micro-organismes efficaces ou que vous en soyez un utilisateur expérimenté, cet ouvrage sera un guide indispensable !

       Anne Lorch est avant tout une journaliste spécialisée expérimentée, particulièrement intéressée par les univers du macrocosme et du microcosme. Rassembler des informations, les formuler dans des textes, les saisir par des images et les mettre en application dans son propre jardin est devenu pour elle un hobby. Cette passion l'a tout naturellement menée aux micro-organismes efficaces, qu'elle utilise intensivement depuis 2001. En tant qu'ancienne rédactrice en chef du magazine " Schweizer Garten ", elle a pu utiliser ses connaissances en botanique et en jardinage, acquises au cours de ses années d'études et approfondies par des années de pratique.

    Extrait de l'introduction

    Sous la dénomination de «micro-organismes efficaces» se cache une technologie authentique qui s'appuie sur un système fondamental et naturel. Avec les micro-organismes efficaces (les «EM»), les cycles de la vie, des substances vivantes et de notre propre organisme sont réorientés de la décomposition vers la régénération.

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  •   Action 16 mars 2017 

       Lundi 13 mars, 30 militant·e·s d’Attac ont opacifié la vitrine de l’Apple Store de Saint-Germain-des-Près, en la recouvrant de blanc de Meudon. Ils dénonçaient l’opacité financière et l’évasion fiscale pratiquée par la marque à la pomme pour échapper au paiement des impôts dans les pays où elle vend ses ordinateurs, smartphones et autres objets connectés. 

       En 2016, la Commission européenne a déjà condamné Apple à rembourser 13 milliards d’euros à l’Irlande. À cette occasion, elle a mis en évidence que les client·e·s d’Apple achetaient leurs produits à une filiale irlandaise plutôt qu’aux magasins qui leur vendaient ces produits. Par divers accords fiscaux passés avec l’Irlande, Apple a réussi l’exploit de payer entre 2 % et 0,005 % d’impôt sur les sociétés pour l’ensemble de ses activités européennes. Cette amende de 13 milliards d’euros n’est que la partie visible de l’iceberg. En 2016, Apple détenait 215 milliards de dollars sur des comptes offshore. Des sommes colossales qui échappent à la fiscalité des pays dans lesquels la multinationale exerce réellement ses activités.

    Pour lutter contre l’opacité financière, la société civile se mobilise depuis des années en faveur du « reporting » pays par pays, soit l’obligation pour des multinationales comme Apple de rendre publics le nombre de filiales, le chiffre d’affaires, les profits et le nombre d’employé·e·s dans tous les pays où elles sont implantées. Cela permettrait de jeter la lumière sur leurs pratiques d’optimisation fiscale. Apple fait également partie des clients du cabinet d’affaires PwC qui ont passé des accords secrets avec le Luxembourg révélés par les lanceurs d’alerte du LuxLeaks.

       Qu’elle soit légale ou illégale, l’évasion fiscale, qui permet aux multinationales et aux personnes fortunées d’échapper au paiement de leur juste part d’impôts, est une pratique que nous ne pouvons pas accepter.

     

    Attac France

    21 ter rue Voltaire
    75011 PARIS         France

     


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  • Comment le coton OGM de Monsanto s’est transformé en fléau pour les paysans du Burkina Faso

     

    par Abdul Razac Napon, Mien De Graeve, Wouter Elsen    27 février 2017

    http://www.bastamag.net/Comment-le-coton-OGM-de-Monsanto-s-est-transforme-en-fleau-pour-les-paysans-du

       Au Burkina Faso, les jours de Monsanto sont comptés. La multinationale se retire du pays. L’introduction de son coton OGM en 2009 ne s’y est pas vraiment passée comme prévu : présentée comme une solution miracle aux attaques de ravageurs, la nouvelle variété a surtout fini par ravager la qualité et la réputation du coton burkinabè. Mais le géant agro-chimique n’est pas seul en cause : à l’heure d’établir les responsabilités, les autorités locales sont en première ligne. Basta ! publie en exclusivité une enquête en trois parties sur la filière du coton transgénique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Première étape : comment la firme américaine a réussi à y vendre son coton transgénique.

       « Monsanto est parti, mais mes problèmes restent. » Mohamed Traoré est cultivateur de coton dans la région de Houndé, dans le sud-ouest du Burkina Faso. Dans son pays, les yeux sont tournés vers la moins appréciée des multinationales : Monsanto. Quelques semaines après la reprise du géant de la chimie par son concurrent allemand Bayer, le magazine Jeune Afrique, au mois d’octobre 2016, publiait un mail interne de la société (http://www.jeuneafrique.com/mag/361768/economie/burkina-faso-monsanto-plie-bagage/), annonçant son départ prochain du Burkina Faso. En cause ? Un gigantesque fiasco agro-industriel qui a fait tanguer toute l’économie agricole du pays. Quelques années après son introduction massive, présentée comme une solution miracle aux difficultés de la filière locale, la variété OGM commercialisée par Monsanto a été à l’origine d’une dégradation dramatique de la qualité du coton burkinabè, dont les propriétés – en particulier la longueur de fibre – étaient jusqu’alors très prisées des pays importateurs de cet « or blanc ».

    Importé afin de résister aux attaques des insectes, qui avaient coutume de ravager les cultures du pays, le coton OGM a pour effet secondaire d’entraîner, d’année en année, une réduction progressive de la taille de la fibre. Problème : plus la fibre est longue, plus le travail sur les machines de tissage est efficace. Confronté à cette situation, Monsanto semble avoir opté pour un repli stratégique du pays.

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  • À deux mois de l’élection présidentielle, le philosophe agroécologiste Pierre Rabhi répond à nos questions. Il pointe l’incohérence d’un système électoral qui "désigne une seule personne à la tête d’un État entier" et le piège d’une "nation-entreprise" dans laquelle femmes et hommes politiques sont enfermés. Ce qu’il faut ? Du concret et surtout "de l’intelligence". Entretien. 

       Pour le philosophe agroécologiste Pierre Rabhi, "en remettant notre destin à des personnes comme Donald Trump, il ne faut pas s’étonner que cela nous mène vers un désastre".
    Philippe Desmazes / AFP

      Dans votre dernier livre ( La convergence des consciences, Le Passeur, 2016 ), vous appelez à la convergence des consciences (http://www.novethic.fr/empreinte-terre/agriculture/isr-rse/pierre-rabhi-un-changement-de-la-societe-sans-changement-humain-est-irrealiste-143788.html). Qu’est-ce que cela signifie ?

    Le temps est venu de dépasser les particularismes, c’est-à-dire tout ce qui nous emprisonne dans nos nations, dans nos religions, dans nos idéologies, pour aller vers une humanité qui reconnaisse son identité globale. Tous ceux qui aspirent aux mêmes valeurs pourraient se rapprocher. 

    Il y a une amorce des réveils. Il y a, ici ou là, des serments d’évolution. Des gens qui se préoccupent de savoir comment mieux aimer, comment changer eux-mêmes, avoir une approche mieux éclairée. Mais ces serments de changement global sont étouffés par un système qui continue sur sa lancée de croissance économique, de pillage général de la planète au détriment de la grande majorité de l’humanité. 

    Quand on examine le monde tel qu'il va, on continue à être stupide, à donner bien plus de valeur aux armes, aux meurtres, à la tuerie, aux pollutions et à la dégradation, au déboisement. L’humanité a des éléments de conscience éveillée, mais on est encore loin du compte. Nous continuons à être les pires parasites sur cette planète.

    "Je vote contre quelqu’un et non pas pour"

      Dans deux mois aura lieu l’élection présidentielle. Vous écrivez que "l’opinion n’est pas suffisamment éveillée pour désigner des représentants éveillés". On a les représentants qu’on mérite ? 

    Absolument. On a les représentants politiques qu’on mérite. En dictature nous n’avons pas à discuter : la personne mobilise une énergie négative, prend le pouvoir et impose sa tyrannie. En démocratie, on interpelle les consciences et ce sont elles qui déterminent, par leur suffrage, une personne pour les représenter. 

    On est en pleine actualité américaine et il se trouve que Donald Trump, qui est chargé de diriger un État entier, est carrément pathologique. En remettant notre destin à des personnes de ce type-là, il ne faut pas s’étonner que cela nous mène vers un désastre. 

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  • Des petits barrages hydroélectriques, écolos et rentables, pour produire une électricité de proximité

     http://www.bastamag.net/Des-petits-barrages-hydroelectriques-ecolos-et-rentables-pour-produire-une

    par Sonia (Lutopik) 10 mars 2017

    Deux-mille petits barrages hydroélectriques sont abandonnés en France, depuis la domination de l’électricité nucléaire. Ercisol, une société à statuts coopératifs, a décidé d’investir dans ces énergies renouvelables de proximité et de réhabiliter plusieurs barrages dans les Vosges, tout en limitant au maximum les contraintes pesant sur l’environnement des rivières. Un seul de ces barrages peut alimenter en électricité un village de quelques centaines d’habitants.

    Cet article a initialement été publié dans le journal Lutopik.

    À Raon-l’Etape, cité vosgienne au milieu des forêts, coule la Meurthe. Une situation géographique propice au développement de l’industrie du papier. Dans cette petite ville de 6400 habitants, il a existé jusqu’à trois papeteries, dont une a cessé son activité il y a peu. Il y a encore une trentaine d’années, ces industries utilisaient l’eau de la Meurthe pour s’alimenter en énergie. Puis le nucléaire est arrivé, et les petits barrages hydroélectriques ont été abandonnés. « Hyper subventionnée, l’électricité nucléaire était beaucoup moins chère. L’État a volontairement tué les petites centrales hydroélectriques », déplore Jean-Paul François. Farouchement opposé au nucléaire et mû par l’envie de laisser un environnement sain à ses petits-enfants, ce professeur d’électro-technique fraîchement retraité s’est lancé dans la reconquête des petits barrages.

    Pour cela, il rejoint en 2014 Ercisol, une société fondée en 2010 par 35 associés qui se sont donnés pour objectif de développer des projets citoyens d’énergie renouvelable. Seuls deux d’entre eux ont travaillé ou travaillent directement dans le secteur de l’énergie renouvelable, mais chacun a quelque chose à apporter : des compétences en comptabilité, en maçonnerie, en relationnel. « Pour vivre, il faut de l’énergie. Mais il existe d’autres moyens de production qu’en polluant ou en passant par des grandes sociétés qui ponctionnent l’argent des contribuables », explique Jean-Paul François.

    « Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse faire autant si rapidement »

    Chaque projet est soigneusement sélectionné : il doit être rentable, concourir au développement des énergies renouvelables décentralisées, sa mise en œuvre doit limiter au maximum les impacts négatifs sur l’environnement et favoriser les emplois locaux non délocalisables. Pour chaque projet, Ercisol crée une filiale afin de rassurer les banques qui lui prêtent de l’argent, d’offrir une transparence sur les financements, et encourage ses actionnaires locaux à investir dans le projet.

    Ercisol compte aujourd’hui 161 associés et gère deux petites centrales photovoltaïques dans le Territoire de Belfort et dans le Bas-Rhin, ainsi qu’un barrage hydroélectrique dans les Vosges. Trois autres projets de barrages sont en cours de réalisation, dont celui de Raon-l’Etape. Ercisol prévoit également de participer au financement de petites fermes éoliennes. La maison-mère a la forme d’une SAS à statuts coopératifs, dans laquelle tous les dirigeants sont bénévoles, y compris son président Louis Massias. « Je n’aurais jamais imaginé qu’on puisse faire autant si rapidement, se réjouit-il. Nous avons atteint le plafond de capital de 800 000 € qu’on s’était fixé au départ et qui nous permettait des investissements à hauteur de 6 millions d’euros grâce aux emprunts. Aujourd’hui, on ne peut plus accepter de nouveaux actionnaires et nous allons devoir modifier les statuts pour inscrire un nouveau plafond à 2 millions d’euros. »

    Un barrage qui laisse passer poissons et canoës

    La filiale qui s’occupe du barrage vosgien s’appelle HydroRaon. Elle a acquis le site en 2014 pour 450 000 € auprès de la papeterie des Chatelles qui venait de faire faillite, et engagé 1,35 million d’euros afin de reconstruire le barrage et d’installer la turbine. Les travaux sont importants : le site est abandonné depuis une quinzaine d’années, et il faut entièrement créer les infrastructures permettant d’injecter l’énergie produite sur le réseau. Conformément à leurs aspirations environnementales, les membres d’Ercisol tiennent à limiter au maximum les impacts sur la nature : le barrage est doté d’une passe à poissons, d’un passage pour canoës et d’un système laissant circuler les sédiments afin de ne pas perturber le milieu aquatique en aval. Après une année de travaux, l’édifice est prêt : avec une puissance de 400 kW, il présente la même puissance que son aïeul, mais il est doté de toutes les technologies modernes pour la télégestion et s’intègre mieux dans son environnement.

    Du côté du local technique, à environ 1 km du barrage, les choses sont un peu plus compliquées. Afin d’optimiser au maximum la production, HydroRaon a investi dans une turbine qui peut atteindre 90 % de rendement dans des conditions de débit idéales. Mais une erreur du maître d’œuvre a décalé d’un an le lancement de la production : l’alternateur a dû être démonté et il ne sera remis en place que début 2017. Une fois opérationnel, le système produira 1847 MWh par an, ce qui devrait permettre d’alimenter environ 700 foyers hors chauffage et eau chaude. Comme sur son autre barrage de Moyenmoutier, à quelques kilomètres de là, un emploi à temps partiel (dix heures hebdomadaires) sera créé afin d’assurer la surveillance du site.

    Pour ce projet, la société HydroRaon et ses associés ont apporté un peu plus de 20 % du budget, avec le soutien d’Énergie Partagée Investissement (une association pour la promotion et le financement des projets d’énergie citoyenne). Pour le reste un emprunt a été contracté. En vertu de l’obligation d’achat, EDF s’est engagée par contrat à racheter l’électricité produite par HydroRaon à un tarif préférentiel : 10 centimes le Kwh au lieu de 5 centimes [1]. Chaque filiale est rentable dès la première année. Comme elles n’ont pas vocation à se développer, les bénéfices sont distribués chaque année aux associés. Les gains d’Ercisol avec HydroRaon seront réinvestis dans des projets de sensibilisation à la réduction des consommations énergétiques et dans de nouveaux projets d’énergies renouvelables (hydroélectricité, biogaz, éoliennes). Les centaines de petits actionnaires d’Ercisol devraient quant à eux recevoir des dividendes d’ici une dizaine d’années, de l’ordre de 4 %.

    2000 petits barrages hydroélectriques à l’abandon

    Environ 2000 petits barrages hydroélectriques sont aujourd’hui à l’abandon en France. Avec l’augmentation inévitable du prix de l’électricité nucléaire et les objectifs d’énergies renouvelables pour les années à venir, il y a un regain d’intérêt pour ces infrastructures. Cependant, la plupart de ces barrages présentent des hauteurs d’eau insuffisantes pour être rentables. « À Raon-l’Etape, on a 4,20 m de hauteur, ce qui n’est pas mal. Dès qu’on est en dessous de 1,5 m, ça n’intéresse plus personne », explique Jean-Paul François.

    Pour résoudre ce problème, Ercisol s’est lancé dans une recherche en partenariat avec l’Université de Lorraine. L’objectif est de mettre au point un prototype de turbine afin de diminuer les coûts du kilowattheure pour les petites chutes d’eau. Un espace est en cours d’aménagement à côté des locaux techniques d’HydroRaon pour expérimenter ces innovations. « Le nucléaire, avec ses coûts qui ne font qu’augmenter alors qu’ils baissent pour les énergies renouvelables, est un non-sens économique », dénonce Jean-Paul François. « Il existe déjà des sites où les coûts de production des énergies renouvelables sont beaucoup moins chers, comme par exemple au Nevada où le kWh photovoltaïque est à 3 centimes contre 6 pour le nucléaire. Développer les énergies renouvelables relève donc du bon sens écologique, mais aussi économique », martèle-t-il.

    Sonia Pignet (Lutopik)


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