• 20 % des soins inutiles

    20 % des soins sont inutiles selon une enquête auprès de médecins

    Psychomédia   7 septembre 2017

    Une enquête nationale américaine auprès de plus de 2 000 médecins de multiples spécialités, dont les résultats sont publiés dans la revue PLOS One, montre qu'ils estiment que le surtraitement est très courant.

    Martin Makary, professeur de chirurgie et de politique de santé à la Johns Hopkins University School of Medicine, et ses collègues ont invité 3 318 médecins à répondre à une enquête sur les pratiques de soin de santé ; 2 106 ont répondu. 

    Ils estiment en moyenne que les proportions de soins inutiles sont de :

    • 20,6 % pour l'ensemble des soins médicaux (variant entre 15 % et 30 %) ;
    • 22 % pour les médicaments d'ordonnance ;
    • 24,9 % pour les tests médicaux ;
    • 11,1 % pour les procédures.

    Les trois raisons les plus invoquées pour expliquer la surutilisation des ressources sont :

    • la crainte de faute professionnelle (84,7 %) ;
    • la pression et les demandes du patient (59 %) ;
    • la difficulté d'accès aux dossiers médicaux antérieurs (38,2 %).

    La plupart des répondants (70,8 %) croient que les médecins sont plus susceptibles d'effectuer des interventions inutiles lorsqu'ils en profitent. Les participants qui avaient plus de 10 ans d'expérience et les spécialistes étaient plus enclins à croire que les médecins sont plus susceptibles d'effectuer des procédures qui ne sont pas nécessaires quand ils en retirent un bénéfice.

    Les trois principales solutions potentielles retenues pour éliminer les services inutiles sont les suivantes :

    • la formation des résidents en médecine sur les critères de pertinence des soins (55,2 %) ;
    • l'accès facile aux dossiers de santé extérieurs (52 %) ;
    • davantage de lignes directrices de pratique fondées sur des données probantes (51,5 %).

    La plupart des répondants étaient d'avis que de mettre moins l'accent sur la rémunération à l'acte des médecins réduirait les soins inutiles.  

    Psychomédia avec sources : Johns Hopkins Medicine, PLOS One, New York Times  

    Chirurgie ou médicaments ? Le choix peut dépendre de ce qui est plus payant pour le médecin

    Psychomédia    le 9 mars 2017

    Parfois, les médecins choisissent la chirurgie non pas parce qu'elle est préférable à d'autres traitements, mais parce qu'ils augmentent ainsi leur rémunération, suggère une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) Surgery, relayée par le New York Times.

    Louis L. Nguyen de l'Université Harvard (Boston) et ses collègues ont analysé des données concernant 10 579 personnes ayant été traitées pour une sténose (rétrécissement) de l'artère carotide.

    Cette condition de santé peut être traitée par chirurgie ou gérée au moyen de médicaments et de changements dans le mode de vie. Le choix est souvent matière à jugement.

    Certaines personnes avaient été traitées par des médecins payés à l'acte et d'autres, par des médecins rémunérés par salaire. Dans le premier cas, elles étaient 63 % plus susceptibles d'avoir subi une opération que dans le système de salaires.

    Les patients présentant des symptômes étaient particulièrement susceptibles d'avoir subi une intervention chirurgicale, mais même ceux qui n'avaient pas de symptômes ont contribué à la différence entre les deux modes de rémunération.

    « Les médecins rémunérés à l'acte sont encouragés à en faire plus parce qu'ils sont payés pour chaque procédure », explique le chercheur. « Et les médecins salariés sont encouragés à en faire moins. »

    « Ce dont nous avons besoin est d'un système qui incite les médecins à être agressifs dans le traitement des patients en temps opportun, mais pas à utiliser des procédures pour augmenter la rémunération. »

    Psychomédia avec sources : New York Times, JAMA Surgery.


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