• Citations de Noam Chomsky

      « Quand j’ai commencé à lire Chomsky, je me suis dit que son déploiement d’arguments, leur quantité, leur implacabilité, étaient un peu, comment dire, insensés. Un quart des arguments qu’il avait amassés auraient suffi à me convaincre. J’avais l’habitude de me demander pourquoi il devait travailler tant. Mais maintenant, je comprends que l’amplitude et l’intensité du travail de Chomsky sont un baromètre de l’amplitude, de l’étendue et de l’implacabilité de la machine de propagande à laquelle il fait face. »

    [Arundhati Roy, The Hindu, 2003]

      Si la liberté d'expression se limite aux idées qui nous conviennent, ce n'est pas la liberté d'expression.

    Si l'on ne croit pas à la liberté d'expression pour les gens qu'on méprise, on n'y croit pas du tout.

      Si nous avions un vrai système d'éducation, on y donnerait des cours d'autodéfense intellectuelle.

       Pour une éducation humaniste de Noam Chomsky
       L’éducation ne consiste pas à remplir un contenant mais, bien plutôt, à accompagner l’éclosion d’une plante    (en d’autres termes, à préparer le terrain où fleurira la créativité).
     
        La doctrine des bonnes intentions de Noam Chomsky
       "Il faut détruire les syndicats, il faut détruire les interactions entre les gens, il faut les atomiser, pour qu'ils ne   se soucient plus les uns des autres. Voilà ce qu'il y a vraiment derrière l'assaut contre les caisses de retraites."
      
       Comprendre le pouvoir : Tome 1 de Noam Chomsky
       La véritable éducation consiste à pousser les gens à penser par eux-mêmes.
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       Étant donné la structure du pouvoir dans la société où fonctionnent les écoles, leur rôle institutionnel est  surtout de former les gens à l'obéissance et au conformisme, et de les rendre manipulables et endoctrinés. (...) Et ce processus commence dès la maternelle.
     
        L'an 501 : La conquête continue de Noam Chomsky
       Par miracle économique, on entend un ensemble intégré de belles statistiques macroéconomiques, de grands profits pour les investisseurs étrangers et de vie de luxe pour les élites locales ; avec, en petits caractères, un accroissement de la misère pour la majorité de la population.
     
      La doctrine des bonnes intentions de Noam Chomsky
    "Plus vous jouissez de privilèges, plus vous êtes responsables."
     
      Dominer le monde ou sauver la planète ? : L'Amérique en quête d'hégémonie mondiale de Noam Chomsky
    Un principe intellectuel et moral fondamental veut que les puissants fassent la loi. C'est une règle essentielle de l'ordre mondial, de même que dans la Mafia. Toute ressemblance n'est d'ailleurs pas fortuite.
     
         Futurs proches de Noam Chomsky
    La "thèse dominante" émane des riches et des puissants, qui, après avoir promu la libéralisation de l'économie pour autrui (et parfois aussi pour eux même), y ont acquis une position dominante et se sont disposés à affronter la concurrence dans des conditions identiques à tous, c'est-à-dire dans un contexte qui leur est nettement favorable. Certains historiens de l'économie comparent cette conduite à celle de quelqu'un "qui, parvenue au sommet de l'édifice, renvoie l'échelle d'un coup de pied afin d'empêcher les autres de le rejoindre", puis de déclarer avec suffisance: "Jouons franc-jeu, à armes égales."
        
         Le Bien commun de Noam Chomsky
        Pour Aristote, la démocratie doit nécessairement être participative (même s'il en exclut notamment les femmes et les esclaves) et viser le bien commun. Pour fonctionner, elle doit veiller à ce que tous les citoyens jouissent d'une égalité relative, d'une fortune moyenne, mais « suffisante » et d’un accès durable à la propriété.
    Autrement dit, Aristote considère qu'un régime ne peut être sérieusement qualifié de démocratique si les inégalités entre riches et pauvres y sont trop grandes. la véritable démocratie correspond pour lui à ce qu'on qualifierait aujourd'hui d'État-providence, mais dans une forme radicale allant bien au-delà de tout ce qu'on a pu envisager au XXème siècle.
        L’idée voulant que grandes fortunes et démocratie ne puissent coexister fera son chemin jusqu’aux Lumières et au libéralisme classique, notamment chez des figures comme Alexis de Tocqueville, Adam Smith et Thomas Jefferson, qui en assumeront plus ou moins les implications.
    /…/
        James Madison (quatrième président des Etats Unis de 1809 à 1817), loin d’être bête, était conscient du problème, mais, contrairement à Aristote, il s’employait à limiter la démocratie. Selon lui, le principal objectif d’un gouvernement consistait à « protéger la minorité des possédants contre la majorité. »
    /…/
        Madison a donc conçu un système destiné à empêcher la démocratie de fonctionner, où le pouvoir serait  détenu par « une équipe d'hommes parmi les plus compétents », ceux auxquels appartenait « la richesse de la nation ». Au fil des ans, les autres citoyens seraient relégués aux marges ou divisés de diverses façons: découpages des circonscriptions électorales, obstacles aux luttes syndicales et à la coopération ouvrière, exploitation des conflits interethniques, etc..
    /.../
        Il est fort peu probable que ce que l'on considère aujourd'hui comme les "conséquences inévitables du marché"   puisse être toléré dans une société vraiment démocratique.

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