• Commerce massif des terres: le nouveau monopoly (Ch. LALLEMENT)

    2018       128 p.     32,98 €

       Alors que le commerce massif de terres agricoles est décrié par les ONG et considéré souvent comme un accaparement des terres, les organisations internationales comme la Banque Mondiale y voient une opportunité de développement pour les pays vendant ou louant leurs terres, ce qu'elles appellent le principe « gagnant-gagnant ». Pourtant, cette commercialisation des terres semble avoir de lourdes répercussions sur les populations locales et les avancées en matière de développement sont difficilement visibles. Le commerce massif de terres agricoles correspond-il vraiment à une opportunité de développement ? L'objectif de cette recherche est de faire le lien entre le commerce massif de terres et la possible opportunité de développement qui en résulterait, pour savoir si après une dizaine d'années de prise d'ampleur du phénomène, le commerce de terres agricoles a-t-il vraiment réussi a entraîné le développement des zones où la terre a été commercialisée.
      Charlotte Lallement est diplômée d’une maitrise en sciences politiques de l’université de Montréal. " Je me suis spécialisée en politique comparée et relations internationales. Mes intérêts de recherche se sont portés sur l'Afrique et les théories du développement."
     
       L'avis du Club de présélection du prix Turgot, Christian Chouffier :

       Cet ouvrage est le résultat d’un travail de recherche dans le cadre de l’université de Montréal sur le phénomène d’accaparement des terres agricoles et plus généralement de la financiarisation des transactions foncières. Le commerce massif des terres agricoles s’est amplifié à partir de 2008 suite aux mauvaises récoltes de 2017 et aux émeutes de la fin qui s’ensuivirent. L’auteur définit la notion d’accaparement: achat ou location de terres par un acteur étranger, dans le but d’assurer sa sécurité alimentaire ou énergétique (biocarburants) ou encore de profiter des bons rendements apportés par cet actif. Ce phénomène particulièrement important en Afrique est soit considéré comme une spoliation par certaines ONG soit comme une opportunité de développement de l’agriculture par des organismes internationaux comme la banque mondiale. L’étude porte principalement sur deux pays, le Kenya et l’Ethiopie, qui ont des droits fonciers différents et qui ont subi ou non une colonisation à partir des quelques bases de données disponibles et des contrats connus. La conclusion est que le cadre légal en Afrique, l’opacité des transactions et le clientélisme ne permettent pas de constater une situation de développement économique telle que préconisée par les organisations internationales.

    Certes, il s’agit ici d’une étude sur l’Afrique mais l’internationalisation et la financiarisation des acquisitions de terres agricoles commence également à se répandre dans les pays développés comme en atteste l’acquisition de 2 800 ha par un groupe chinois dans le centre de la France entre 2016 et 2017 via l’achat d’actions permettant de contourner les droits des Safer.
    Original source: AllNews.ch
     

     

     


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