• 2016     220 p.     9,91 €

       On parle de « la » violence, comme s'il s'agissait d'un phénomène unique. En réalité la violence possède deux polarités, yin et yang, l'une visible, l'autre cachée, auxquelles recourent aussi bien les hommes que les femmes.

       "S’inspirant des travaux de Charles Rojzman, de Marie-France Hirigoyen et de Marshall B. Rosenberg, Olivier Clerc met ici en évidence les deux polarités de la violence, en se fondant sur une approche symbolique :

      Agresser quelqu’un verbalement, le frapper d’un coup de poing ou de couteau, ou encore l’abattre d’une balle, relève d’une dynamique yang : celle du Tigre.

       Harceler moralement une personne à coup d’insinuations et de sous-entendus, l’opprimer dans la durée, la soumettre au chantage, la manipuler ou encore l’empoisonner à petit feu, relève d’une dynamique opposée, yin : celle de l’Araignée.

       Ces deux polarités sont étroitement liées : là où l’une est évidente, l’autre n’est jamais loin. Pour l’instant, toutefois, la société tend à stigmatiser les formes les plus évidentes de la violence (le Tigre), sans prendre en compte celles plus cachées (l’Araignée) dans lesquelles les premières prennent souvent racine. Aucune paix durable ne peut être atteinte tant que l’on ne s’occupe que de la partie visible de l’iceberg de la violence.

       Abordant les attitudes à adopter face à la violence, Olivier Clerc évoque un changement de paradigme relationnel, dans lequel la « lutte contre la violence » - symptomatique et inefficace – fait place à des stratégies permettant de désamorcer les deux polarités de la violence.

       “Olivier Clerc, loin de se contenter de déplorer l'envahissement de nos sociétés par la violence, propose des pistes à la fois pour la compréhension et pour l'action. Il rappelle que notre éducation qui vise à faire de nous des « têtes bien pleines » laisse subsister un véritable analphabétisme relationnel. Comment expliquer autrement nos difficultés à vivre avec les autres, nos déboires sentimentaux et familiaux, notre incapacité à faire face aux conditionnements en tout genre, aux propagandes meurtrières, notre passivité enfin et notre propre violence ?
       Le livre d'Olivier Clerc a pour immense mérite de nous donner quelques clés pour cette alphabétisation.”
                Charles Rojzman (extrait de la préface) 

       Olivier Clerc mène conjointement une carrière d'écrivain, de conférencier et de consultant littéraire. Il est également l'auteur de " Médecine, religion et peur " (Ed. Jouvence), livre dans lequel il dénonce l'importance cachée des croyances dans nos comportements, notamment ceux relatifs à notre santé.


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  •                                                              2015    154 p.   11,90 € 

       C'est LA grande question que tout le monde se pose. Comment pardonner les souffrances vécues dans son enfance, dans son couple ou au travail ?
       Le pardon est-il possible quand des actes odieux sont commis ?
      Pour y répondre, Olivier Clerc redéfinit ce terme souvent galvaudé et identifie une quinzaine d obstacles au pardon qui empêchent la plupart d entre nous d'avancer sur cette voie de « guérison des blessures du coeur ».
       Il s'appuie ensuite sur des outils et propose quatre manières de cheminer vers le pardon.
       Des témoignages soulignent avec force que ce chemin vers la paix du coeur est accessible à tous, même face à l'indicible.
      Alors, peut-on tout pardonner ? Au terme de ce riche parcours, il se pourrait bien que la question se pose différemment... 
     

       Olivier Clerc est l'auteur d'une quinzaine de 16 livres dont:    

        -J'arrête de (me) juger

       -Le Don du Pardon

    qui relate sa rencontre au Mexique avec don Miguel Ruiz.Il a écrit quatre recueils de métaphores, dont

      -"La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite", best-seller international depuis 10 ans.

      -Graines de Sens : 52 métaphores pour cultiver votre jardin intérieur, Éd. de La Martinière, septembre 2016.

      -10 Vertus pour cultiver son jardin intérieur, Collectif, Éd. Jouvence, avril 2015.

      -Les accords toltèques : une chevalerie relationnelle, Éd. Trédaniel, 2014.

      -Lâche ton trapèze et attrape le suivant ! Bien réussir les transitions de la vie, Éd. Eyrolles, 2014.

      -Mettre de l'ordre en soi : séparez le réel du virtuel avec le Tamis à 4 Étages, Éd. Trédaniel, 2012.

      -Même lorsqu’elle recule, la rivière avance : neuf histoires à vivre debout, Éd. JC Lattès, 2010, Marabout 2012.

      -Idées-Forces pour le XXIe siècle, Collectif, Éd. Chronique Sociale 2009

      -École : changer de cap : Contributions à une éducation humanisante, Collectif, Éd. Chronique Sociale, 2007

      -Médecine, religion et peur : l’influence cachée des croyances, Éd. Jouvence, 1999

       Il est aussi le fondateur des Cercles de Pardon qui se multiplient en France, Suisse et Belgique..     Avec son épouse, il a aussi créé les Journées du Pardon, un événement annuel qui réunit durant 4 jours une vingtaine d'intervenants internationaux.


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  • La violence éducative (Olivier MAUREL )

    2012    178 p.   23 €

     Par l'auteur de La Fessée : Questions sur la violence éducative
    La violence, contre les personnes, la violence des guerres, la violence sociale et politique, nous environne et nous inquiète : elle est l'objet de débats passionnés ainsi que de nombreuses recherches en sciences humaines.
    Cependant, l'une de ses formes principale reste ignorée, oubliée : la violence éducative.
    À travers l'analyse approfondie d'un vaste ensemble d'ouvrages, Olivier Maurel montre comment la violence éducative s'inscrit dans l'histoire des hommes, et met en évidence la façon dont elle est presque systématiquement occultée, entraînant une vision tronquée des causes profondes de la violence.
    À la lumière de récents développements scientifiques, Olivier Maurel nous invite à renouveler notre regard et propose de nouvelles pistes de réflexion aux parents, aux éducateurs, aux étudiants et aux chercheurs en sciences humaines.
    À l'heure où le Conseil de l'Europe s'engage pour l'interdiction des châtiments corporels en Europe, et où 32 pays ont déjà fait voter des lois dans ce sens, la prise de conscience des effets de la violence éducative est plus que jamais d'actualité : Olivier Maurel la fait sortir de ce trou noir de la pensée dans lequel elle se trouve encore, et ouvre avec espoir le chemin d'une société plus paisible.
    Un extrait « Loin d'être une affaire qui ne concerne que les enfants, la violence éducative concerne l'humanité entière : car sa survie dépend en grande partie de sa capacité à maîtriser la violence et à résoudre les inévitables conflits de manière juste et pacifique. » Olivier Maurel

      Professeur de lettres retraité, Olivier Maurel est père de cinq enfants et grand­-père de huit petits-­enfants. De sa jeunesse marquée par les conflits militaires, Olivier Maurel a gardé le refus de la violence et son âme de militant pacifiste.
      Son expérience de père et d'enseignant et la rencontre avec les écrits d'Alice Miller l'ont convaincu que la violence des hommes tire son origine de celle que les   enfants subissent sous couvert d'éducation.
      Dès lors, à travers des livres très bien accueillis par le public (notamment La Fessée, Questions sur la violence éducative, La Plage, 2001), et l'Observatoire de la Violence Éducative Ordinaire dont il est cofondateur, Olivier Maurel poursuit ses recherches sur toutes les formes de violences utilisées pour élever et faire obéir les enfants, et sur les moyens d'aider les parents à recourir à des méthodes d'éducation respectueuses.


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  • 96 p.      4,95 €

     

    Communiquer, nous le faisons tous constamment et tous les jours. Cependant peu sont celles et ceux qui connaissent les règles d'une communication respectueuse de soi, de ses besoins, émotions, désirs et sentiments. Et peu sont celles et ceux qui savent écouter et respecter l'autre dans ses besoins, émotions, désirs et sentiments. Avec La communication non violente dans sa vie quotidienne Marshall Rosenberg propose une méthode qui permet en toute circonstances d'accroître la qualité de la relation, la compréhension et les rapports entre les personnes ; mais aussi et surtout le respect de nos différences mutuelles. Dans ce petit livre vous trouverez une synthèse facile à prendre partout avec soi pour se permettre et permettre à l'autre de communiquer sans violence. Chacun y gagnera en sincérité et en authenticité. Et sachant écouter tout en se sachant écouté, le courant passera plus facilement… pour une meilleure qualité de la relation à vous comme à l'autre.

     Marshall B Rosenberg, docteur en psychologie appliquée, est le fondateur et directeur des services pédagogiques du Centre pour la Communication Non Violente, une association à but non lucratif dont l'objectif consiste à développer et promouvoir cette méthode de communication. Il est l'auteur de

      - Les Mots sont des fenêtres (ou des murs), aux Editions Jouvence (1999).


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  •    Embracing the World est un réseau international à but non lucratif d’œuvres caritatives fondé par Sri Mata Amritanandamayi Devi (Amma), personnalité renommée sur les plans spirituel et humanitaire.

       ETW a pour mission de soulager le fardeau des plus démunis du monde entier en les aidant à combler leurs cinq besoins fondamentaux : nourriture, logement, éducation, santé et travail, partout et chaque fois que cela est possible.
       Nous croyons que la satisfaction de ces besoins est le droit fondamental de tout être humain et qu’il incombe à chacun d’entre nous de lutter pour qu’un jour, chacun puisse vivre dans la dignité, la confiance, la sécurité et la paix. Nous sommes également convaincus que chacun, riche ou pauvre, peut contribuer à améliorer la vie d’autrui et qu’aucun geste désintéressé n’est inutile. En réalité, ce sont nos actions bienveillantes qui sont la clé d’une paix véritable – paix individuelle mais aussi sociale et entre les diverses cultures, nations et religions.

    Pour plus de détails sur Embracing the World: http://fr.embracingtheworld.o

    COMMENT PARTICIPER ?

      Embracing the World est actif dans plus de 40 pays dans le monde. Dans chaque région ou pays, les projets d’Embracing the World sont gérés par une organisation associée à but non lucratif, chacune inspirée par l’engagement constant d’Amma pour améliorer de façon significative la vie de ceux qui sont dans le besoin. Dans de nombreux cas, les projets sont directement issus des problèmes que les pauvres lui confient.

      Là où Amma ne s’est pas encore rendue, des volontaires d’Embracing the World étudient la vie des moins fortunés de leurs propres communautés pour les besoins spécifiques auxquels il n’a pas été subvenu. Des projets sont conçus dans le but de prendre des mesures significatives pour répondre à ces besoins. Dans tous les cas, il est entendu qu’avoir de la compassion signifie agir efficacement pour soulager les souffrances sur les plans matériel et émotionnel.
       Pour savoir comment vous pouvez aider, vous pouvez contacter l’organisation associée d’Embracing the World la plus proche de vous.


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  • 2016     288 p.     6,90 €(Poche)
     
       « Lorsqu'on accepte ce qui est, il n'y a plus de lutte. Toutes les formes de lutte ou d'effort sont l'indication d'une distraction, et celle-ci existe tant que, psychologiquement, on cherche à transformer ce qui est en quelque chose qui n'est pas. »
     
       Dans ces conférences données à Madras en 1947, Krishnamurti rappelle que chacun porte en lui-même le conflit et la confusion qu'il faut dépasser pour atteindre un renouveau de l'esprit. Il s'agit pour le penseur d'être dans un état d'esprit qu'il nomme « vivacité passive » ou « mécontentement disponible », propice à la lucidité. En effet, le chemin vers la libération intérieure passe par la prise de conscience de ce que l’on est. L'espace apparaît alors pour une autre façon de fonctionner, moins conflictuelle, plus paisible. « Reconnaître la vie pour ce qu'elle est met fin aux conflits. Le fait de discerner ce qui est, c'est déjà s'en libérer. »

       Né en Inde en 1895, Jiddu Krishnamurti fut pris en charge très jeune par la société théosophique qui voyait en lui « l’instructeur du monde » dont elle avait proclamé la venue. Mais faisant preuve d’indépendance d’esprit, il se détacha de tout ordre religieux en 1929. Il apparut dès lors comme un penseur de premier ordre, intransigeant et inclassable, convaincu que l’on cesse d’approcher la vérité dès lors que l’on suit le chemin tracé par les autres. Il est notamment l’auteur de La Nature de la pensée et Vivre dans un monde en crise.


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  •                                                                2015    190 p.   16,50 €

        Votre patron vous tétanise depuis des années, votre ado vous provoque pour la centième fois, vous vivez avec un jaloux pathologique à qui vous n'en pouvez plus d'expliquer que non, vous ne couchez pas avec le voisin du quatrième... Tous ces conflits, tensions, souffrances ont un point commun : ils se répètent, à l'identique, alors même que vous avez tout essayé pour y mettre fin.
       Mais avez-vous vraiment tout essayé ? Dans ce livre, Emmanuelle Piquet propose une méthode qui part d'un principe fondamental : c'est souvent ce que nous mettons en place pour résoudre un problème qui l'aggrave.
       La solution pour vous changer la vie existe : elle se situe à exactement 180°. Un virage subtil que l'auteur nous apprend à pratiquer à travers 18 situations de la vie courante.

       Emmanuelle Piquet, psychopraticienne formée à l'Ecole de Palo Alto, ex-directrice en ressources humaines, reçoit ses patients et forme des professionnels à la thérapie brève à Paris, Lyon, Nantes et Louvain-la-Neuve. Elle est l'auteur chez Payot de

       -Te laisse pas faire ! Aider son enfant face au harcèlement à l'école.


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                 2015    280 p.    28 €

        Jean-Baptiste Libouban est l'initiateur du mouvement des Faucheurs Volontaires, qui organise la lutte de la société civile contre la dissémination incontrôlée et irréversible des OGM. Aux côtés de José Bové notamment, il a participé à de nombreux fauchages et a été plusieurs fois condamné. Dans ces Vagabondages, il revient sur les grandes étapes de sa vie, guidée par la non-violence et la vie communautaire et spirituelle.

        Jean-Baptiste Libouban est membre de la Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto et vit à Joncels dans l'Hérault. Né à Paris en 1935 dans une famille d'origine bretonne, il rencontre Lanza del Vasto pendant ses études puis s'engage dans la communauté de l'Arche. Appelé au service militaire, il est infirmier sans arme dans le conflit en Algérie, où il retourne travailler dans un hôpital puis dans l'enseignement. Il rejoint l'Arche avec sa femme en 1963. Il y exerce divers métiers (instituteur, menuisier, enseignant de non-violence...) avant d'en devenir le responsable général de 1990à2004.


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  • Harcèlement scolaire : cette femme apprend aux enfants à riposter

    Emmanuelle Piquet, proche de l’école de Palo Alto, a une méthode pour soulager les souffrances de la cour de récréation. Elle est l'auteure de: 

    « Te laisse pas faire ! » (éditions Payot)

     « Je me défends du harcèlement » (Albin Michel)

      Conférence Tedx d’Emmanuelle Piquet: vidéo de 11 mn dans Rue 89

     

    Avant d’avoir des enfants, le documentaire « Récréations » de Claire Simon dans lequel on observe des enfants de maternelle à la récréation fait sourire. Une petite fille devient hystérique parce qu’elle a peur de sauter d’un mini-banc. Un autre se fait pousser, mille fois, derrière une grille (visiblement une prison). Le visionner, quelques années plus tard, avec des enfants scolarisés dans la pièce d’à côté est horrifiant.

    Emmanuelle Piquet, 47 ans, fondatrice des centres Chagrin scolaire, s’apprête à aller à une conférence de pré-rentrée dans une école parisienne. Chopée à la gare de Lyon qui est comme sa seconde maison (le siège de sa boîte est à Mâcon), devant un verre de vin rouge, elle sourit gentiment à l’évocation de ce documentaire.

    « Vous savez, la maternelle n’est pas le pire. A partir de 9 ans et jusqu’au lycée, la popularité est la seule chose qui compte.

    J’ai fait cinq conférences de pré-rentrée avec des profs de collège, on est tous d’accord pour dire que les gamins sont chiants et moches et que l’environnement est hyper cruel. »

    Un changement de posture

    Emmanuelle Piquet a découvert l’école de Palo Alto à 20 ans grâce à un oncle psychiatre. Après une école de commerce et une carrière dans les ressources humaines, elle décide à 36 ans d’y revenir et de se former à cette école qui considère que « tout ce qui est mis en place pour résoudre un problème l’aggrave ».

    En 2006, elle s’installe comme thérapeute.

    « Les enfants venaient pour une énurésie ou un problème de notes. Très vite, ils me parlaient de la cour de récréation. Quand je leur demandais à quoi ressemblerait leur vie si tel ou tel enfant disparaissait, il me répondait “ça serait nickel”. Je me suis qu’il serait intéressant de modéliser, grâce à Palo Alto, une façon de procéder. »

      Depuis, Emmanuelle Piquet aide les enfants victimes de harcèlement à changer de posture (elle appelle ça un « 180° »). Parce que l’enfant manque de recul, de pertinence et de second degré, les thérapeutes de ses centres l’aident à trouver les bonnes « flèches » (réponses verbales) et « parades numériques » qui vont modifier l’énergie qui l’entoure. Entretien.

    L’enfant ne sait pas se défendre ?

    L’enfant, le pauvre chéri, n’a pas beaucoup de cordes à son arc. La plupart du temps, quand on l’embête, soit il dit « arrête » et il le dit d’une façon tellement geignarde, recroquevillée et molle que ça veut un peu dire « continue ». Soit il va en parler à la maîtresse parce que sa maman lui a dit de procéder comme ça. Et on le voit tous les jours, cela cristallise la situation. Il y aussi des mères qui vont taper sur d’autres mères, ce qui est drôle à voir. Nous, nous aidons l’enfant sans faire à sa place.

    Enfants archers dans
      Enfants archers dans « La Nouvelle Guerre des boutons » - Christophe Barratier (2011) - (c) Mars Distribution

      Comment faites-vous pour fabriquer les ripostes ?

       Je ne crois pas qu’on ait déjà donné la même flèche à deux gamins dans notre vie, mais il y a une modalité de résolution de problème. L’idée est qu’on se sert de ce qui est envoyé. C’est comme de l’aïkido. On se sert du contenu et de l’intensité et on répond de façon proportionnée.

      Vous pouvez donner des exemples ?

      J’en donne dans mes conférences TEDx. Celui de Bastien, 18 ans, qui pleure tous les soirs devant le groupe Facebook anti-lui qui a été créé par sa classe. Nous lui conseillons de poster un message dans lequel il annonce en prendre la présidence.

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  •  (Gene SCHARP)

                                                                2015     452 p.     25 €

        Gene Sharp est sans conteste l'un des théoriciens les plus connus et influents de la lutte nonviolente. C'est pourquoi, dans un monde désespérément à la recherche d'alternatives réalistes aux conflits de nature violente, se plonger dans ses écrits apparaît incontournable.
       Surtout que l'action nonviolente, planifiée et exécutée de manière réfléchie et conséquente, constitue une force puissante et efficace pour promouvoir le changement social et politique. Des partisans de cette pratique en ont d'ailleurs fait usage avec succès ces deux dernières décennies et tout au long du XXème siècle.
       Le grand mérite de ce livre rédigé en 4 parties est de s'appuyer sur plus de 50 années de travaux académiques et de recherches de son auteur, de même que sur une riche expérience pratique en appui à diverses luttes nonviolentes à travers le monde.
      Le livre innove par ailleurs sur les façons de planifier une action nonviolente de manière stratégique pour la rendre plus efficace. À la fois pratique et théorique, l'ouvrage se veut la somme des réflexions de Sharp sur la nonviolence et de ses conseils pour mener une lutte efficace en ce sens. Construit à partir de l'analyse profonde de l'oeuvre maitresse de Sharp, ""Politics of Nonviolent Action"", l'ouvrage intègre de manière cohérente les théories de l'auteur avec la pratique, et ce, à la lumière de leur mise à l'épreuve, menée parfois sous une extrême violence. 
     

       Gene Sharp est politologue, théoricien de la nonviolence et fondateur de l'Albert Einstein Institution. Récipiendaire du Right Livelihood Award en 2012, il est l'auteur de nombreux ouvrages dont, en français,

      -"La force sans la violence",

      -"L'anti-coup d'État" et

       -"De la dictature à la démocratie",

     tous publiés aux Éditions L'Harmattan.


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  • Terrorisme : résistances non-violentes à inventer

    (article paru dans le numéro 176 d'Alternatives non violentes)

    http://alternatives-non-violentes.org/Revue/Numeros/176_

    La nécessité de combattre

    Dans La force sans la violence (L’Harmattan, 2012), Gene Sharp estime que, quand une partie est en conflit « aigu », c’est-à-dire que les enjeux sont cruciaux pour les acteurs, il serait « catastrophique (…) de se soumettre, de capituler ou de perdre ». Lorsque les intérêts sont fondamentaux, qu’il s’agisse de convictions profondes, de religions ou bien de la survie même d’une population, alors « combattre aussi vigoureusement que possible paraît une nécessité ». L’acteur aura donc recours aux moyens les plus efficaces et radicaux qu’il connaît : bien souvent, la violence armée.

    Au cours de l’histoire, pour certains, le choix s’est ainsi porté sur la lutte militaire conventionnelle ou la guérilla ; pour d’autres, sur les soulèvements violents ou les moyens terroristes. Et, si les conflits violents aigus sont souvent menés au nom de la liberté, de la justice, au nom d’une religion ou pour résister à une force hostile, ce type de violence est également utilisé pour commettre des injustices, imposer des formes d’oppression, ou menacer l’existence même d’une population entière. Dans les deux cas, la guerre et la violence sont présentées, et souvent perçues, comme la seule alternative à la soumission passive au mal, comme une réponse à une oppression qui doit être combattue à tout prix.

    C’est ainsi que dans le cadre d’une réflexion sur la lutte contre le terrorisme, le rôle et l’impact de l’action non-violente peuvent être envisagés sous deux angles : premièrement, en tant que technique de résistance et de gestion des effets de la violence extrême sur la société et les populations affectées, et deuxièmement, en tant qu’alternative réaliste et efficace pour lutter contre l’oppression, l’injustice et le sentiment d’impuissance qui accablent les plus démunis.

    Réduire le soutien au terrorisme

    Jack DuVall et Hardy Merriman examinent cette dernière question dans leur article Dissolving terrorism at its roots[1] (Dissoudre le terrorisme par ses racines). Selon eux, l’action stratégique non-violente peut agir sur les conditions qui créent un terrain fertile au terrorisme, en visant sa capacité à se reposer sur deux sources importantes de soutien : les régimes autoritaires et les populations démunies et aliénées vivant dans des contextes d’oppression.

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  • Pétition contre le prix indécent des médicamentsPétition sur  https://leprixdelavie.medecinsdumonde.org/fr/la-petition

    Le prix indécent des médicaments, ça va durer encore longtemps ?

     

              Madame la Ministre de la Santé,

    Nous ne vous apprenons rien en disant que le prix des médicaments est en constante augmentation.

    Que de tels prix ne sont absolument pas justifiés.

    Que les laboratoires pharmaceutiques font des marges colossales et révoltantes sur les traitements des malades.

    Que la sécurité sociale n’est pas en mesure de rembourser ces traitements.

    Nous ne vous apprenons donc rien en disant que notre système de santé, et par conséquent notre santé, est en réel danger.

    Alors nous aimerions vous poser une simple question :
    Quand il s’agit de Santé, est-ce au marché de faire la loi, ou est-ce à l’État ?

    Nous vous demandons donc, d’user de tous les moyens juridiques et politiques en votre pouvoir, afin de faire baisser drastiquement le prix des médicaments innovants.
    Notre santé en dépend.


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    La Lettre de Médecine du Sens n°125

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  • Petites violences  (Yvane WIART)

    2011   220 p.  29,90 €

      Tous ces petits mots qui n'ont l'air de rien mais qui nous détruisent. Tous ces silences parfois lourds de sens... La violence verbale et psychologique est une importante source de stress quotidien, mais sait-on précisément d'où elle vient et comment la reconnaître ? Est-elle le fait des hommes plus que des femmes ? Comment se manifeste-t-elle en famille, et quel effet a-t-elle sur les enfants ? Cet ouvrage propose des réponses concrètes à ces questions. Il permet de réfléchir à sa propre violence, à celle que l'on se fait à soi-même en acceptant celle de l'autre. Il interroge sur la signification et l'origine de ce processus, donne une liste détaillée des différents types de violence psychologique afin de ne plus être agresseur ou victime par ignorance. Il offre des techniques pour rompre le cycle infernal de ces types d'agressions et préserver les enfants, victimes directes ou collatérales de défauts de communication qui empoisonnent la vie familiale. La prise de conscience de chacun, que les petites violences du quotidien ne sont pas si ordinaires, est un pas décisif pour évoluer vers une communication plus harmonieuse.

      Yvane Wiart est Docteur en psychologie, chercheur au Laboratoire de psychologie clinique de l'Université Paris - Descartes. Thérapeute spécialiste du couple, des relations parents-enfants et des effets du stress sur la santé, elle est co-auteur de

       -Les professionnels face à l'enfance en danger : lorsque la méconnaissance fait mal

       et auteur de

      -L'attachement : un instinct oublié, ou cet amour qui nous façonne.

        La plupart des vies familiales et conjugales connaissent, de façon plus ou moins visible, des relations violentes, avec des victimes et des agresseurs. Cette violence peut être verbale ou physique, bruyante ou silencieuse, dévalorisante ou électrisante, etc. Thérapeute spécialiste du couple et des relations parents-enfants, Yvane Wiart sait analyser ces relations agressives et dire comment les désamorcer, notamment grâce à l'analyse transactionnelle, qui permet de discerner quelles parts des uns et des autres sont en jeu (la part « enfant », ou « parent », ou « petit prof », ou « adulte ») et ainsi réussir à rétablir une communication cohérente, avant de tenter de retrouver la paix.
       Mais la proposition de la psychologue ne s'arrête pas là. Souvent, nous apprend-elle, la victime est une « fausse victime » et l'agresseur un « faux agresseur » : le vrai agresseur se fait passer pour une victime et la vraie victime se prend pour l'agresseur ! Les personnalités ayant un profil du genre « passif-agressif » sont très douées pour brouiller les cartes et faire en sorte que la vraie victime, non seulement souffre, mais se croie coupable (une confusion dont les conséquences peuvent être très lourdes chez les enfants). Cet ouvrage est un soutien fort précieux pour sortir du cercle vicieux.
        http://www.clubnouvellescles.com/Se_connaitre_

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  • La communication bienveillante... (Michel DIVINE)

                                                               2014     212 p.    18 €  

       Vous avez du mal à exprimer ce qui est vivant en vous ? Vous êtes déçu des relations ou de la communication que vous entretenez avec vos proches, au travail ou en société ?
      Prendre soin de soi en respectant ses besoins en toutes circonstances est une gageure. Prendre soin de l'autre et de ses besoins en est la réciproque si l'on veut que la communication soit équilibrée, harmonieuse et enrichissante.
      Apprenez à prendre soin de vos besoins, que vous soyez seul, à deux, en groupe ou en société et privilégiez la connexion avec vous-même et avec autrui avant toute recherche de solutions. Si vous n'y arrivez pas, célébrez la vie qui vous donne ainsi des occasions d'apprendre, de grandir et d'être plus proche de ce qui est vivant en vous.
      Soyez aussi bienveillant avec vous-même, aimez votre vulnérabilité et votre humanité. Apprenez à vivre une Communication BienVeillante en osant dire ce qui est vivant en vous et à lâcher votre besoin pour aller dans celui de l'autre quand vous êtes en paix.
    Ce livre suit les traces de Thomas Gordon, Marshall Rosenberg (Communication NonViolente), Kees Boeke (la sociocratie) et Bert Hellinger (Constellations Familiales). Illustré de nombreux tableaux, graphiques, exercices et mises en pratique, vous pourrez pas à pas vous approprier cette Communication BienVeillante avec soi et avec les autres.

      Michel Diviné: Ingénieur grande école en France (Ecole Polytechnique de Paris) et aux USA (Université de Stanford), j'ai sévi dans l'informatique et écrit plusieurs ouvrages sur le sujet dont "Parlez-vous Merise ?" et "Merise, 60 affaires classées".
      Ensuite, j'ai bifurqué vers la psythérapie. D'abord sur les constellations familiales selon Bert Hellinger, avec "100 vies, 100 destinées", puis "Sur le chemin de l'âme","Comment se réconcilier avec la vie ?" et "A chacun sa place".
    Je suis passé à la communication avec "La communication bienveillante" dérivée de la CNV.
    Je suis maintenant en train d'écrire un livre "résumé" sur la psy.  

    Extrait de l'introduction

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  • Une conduite inhumaine et inexcusable : les ex-moines birmans qui persécutent les musulmans Rohingas

     

    Publié le 12 avril 2016 par Matthieu Ricard

      Il faut le dire et le redire haut et fort, les persécutions dramatiques de villages musulmans en Birmanie (Myanmar) perpétrées à l’instigation de moines bouddhistes sont totalement inexcusables.
       En vérité il s’agit plus exactement d’ex-moines, car à partir du moment où l’on tue quelqu’un, où l’on incite une tierce personne à tuer quelqu’un et que l’on se réjouit de sa mort, on perd immédiatement les vœux monastiques.
    Le Dalaï-lama l’a affirmé maintes fois avec fermeté : « il n’y a aucune justification, au sein du bouddhisme, pour utiliser la violence afin d’atteindre quelque but que ce soit. »
       Lors d’une rencontre entre représentants de plusieurs religions à laquelle je participais au Forum Économique Mondial de Davos, l’archevêque Desmond Tutu, Prix Nobel de la Paix, déclara : « Je ne connais aucune religion qui affirme qu’il est admissible de tuer. » Lorsqu’il prononça ces mots je me permis de suggérer que ce point de vue fasse l’objet d’une déclaration commune, sans équivoque, destinée aux fidèles des différentes religions. La question fut éludée sous prétexte qu’il existait « une variété de points de vue à ce sujet ».
       Pour le bouddhisme, il n’y a pas de différence entre le fait de tuer en temps de paix et en temps de guerre. Un soldat est responsable des meurtres qu’il a commis ; un général est responsable des meurtres commis sous ses ordres. Un bouddhiste sincère ne peut que refuser de participer à des actes de guerre ou à tout autre acte de violence. Il en va de même du jaïnisme qui prône une stricte non-violence, ahimsa. Les adeptes du jaïnisme sont des modèles en matière de transposition de cet idéal dans la vie de tous les jours. Ces deux religions non théistes fondent leur compréhension du monde sur les lois de cause à effet. Selon elles, l’ignorance, la haine, l’animosité, le désir sont les causes premières de la violence. La malveillance est toujours contre-productive parce qu’elle engendre ou perpétue la haine.
       Si les religions se contentaient de pratiquer la règle d’or — « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » — l’humanité s’en porterait beaucoup mieux. Que l’on soit croyant ou non, la première tâche que nous devons accomplir est de devenir un meilleur être humain. Cela passe par la bonté, non par la haine.

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    Sommets de l'Himalaya entre Katmandu et Lhassa (16 février 2016) blog de Matthieu RICARD

     

     

     

     

     


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  •  Auteur  Annie Le Fur    2015   Cet article est paru dans  Alternatives non-violentes  N° 177 déc.2015

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       En janvier 2015, Dominic Barter donnait un séminaire sur les cercles restauratifs, tels qu’il les a conçus et éprouvés dans les favelas de Rio de Janeiro puis dans le monde entier. Ces cercles constituent une alternative au système judiciaire officiel. Dans nos contrées, ils peuvent nous aider à résoudre de petits et de gros conflits du quotidien. Aperçu et commentaires…

       Un cercle n’est pas un rectangle !

       La rondeur du cercle symbolise l’égalité de chacun dans la prise de parole : chacun peut dire, ne pas dire, proposer, donner son avis ou son accord, à égalité avec les autres. Dans ce cercle, chacun va parler de son vécu, raconter ce qui l’a amené à commettre tel ou tel acte. C’est l’empathie du groupe qui va aider chaque protagoniste à prendre du recul sur ses actes, à clarifier son vécu et à être finalement restauré dans sa capacité à être acteur de sa vie et des choix de la communauté.

    Concrètement, le cercle se réunit autour d’un « acte spécifique ». Par exemple, votre voisin a appelé la police parce que vous faisiez du bruit à 11h30 du soir, vous l’aviez pourtant prévenu que vous organisiez ce soir-là une petite fête, et c’est la goutte d’eau qui a fait déborder votre vase ; ou votre collègue vous a fait un reproche en public à propos de votre soi-disant manque de professionnalisme ; ou encore un jeune de votre quartier s’est fait molester par un homme sur base de propos racistes…

    Une communauté impliquée

    Si on reprend l’exemple de la fête, le premier réflexe serait d’organiser une rencontre entre vous, votre voisin et un médiateur. Cependant lorsque Dominic Barter a commencé à dialoguer avec les protagonistes d’un conflit, par exemple deux jeunes qui s’étaient battus, il s’est rendu compte que les solutions trouvées avec eux ne tenaient pas : aussitôt rentrés dans leurs familles, ils entendaient quelque chose comme « Mais tu ne vas tout de même pas faire confiance à celui qui t’a battu ? Il ne tiendra jamais parole ! », etc. Les cercles ne fonctionnent que s’ils réunissent les représentants de toute la communauté concernée par l’événement : les jeunes, leurs familles, si besoin l’assistante sociale, l’éducateur, la grand-mère, etc. C’est la communauté qui se réunit, écoute, propose, décide… Ainsi, le problème d’un affrontement entre deux jeunes, ou de bruit dans le voisinage, est pris de manière globale : qu’est-ce qui mène à cette situation ? Quelles propositions ces jeunes et le reste de la communauté peuvent-ils faire pour y remédier ?

    Une alternative au système judiciaire

    Les cercles sont nés dans des zones dites de « non-droit » (les favelas de Rio) et progressent également dans des situations où le recours au système officiel atteint vite ses limites (les problèmes de voisinage). Le conflit y est considéré comme un retour d’information au sein de la communauté. Celle-ci décide de s’en saisir de manière consciente et responsable plutôt que de s’en remettre au système officiel, car ce dernier s’arrête souvent à la désignation du coupable et de la victime.

    Désigner un coupable ou chercher des solutions ?

    Le cercle n’a pas pour but de désigner le coupable, ou « le plus coupable » parmi les personnes en présence. Trouver un coupable est confortable, cela nous permet de ne pas chercher de solutions ! Juger que votre voisin est coupable d’impatience, de rigidité ou de tristesse pathologique, peut sembler satisfaisant sur le moment, mais cela n’engage à rien pour l’avenir des relations dans l’immeuble ou le quartier !

    Un processus relativement complexe

    Le cercle, c’est d’abord une communauté qui décide de prendre en main la résolution des situations de conflit ou de violence qui la traversent. Cette communauté va alors définir un processus, elle va se mettre d’accord sur comment on déclenche les cercles, comment on les compose, qui choisit le facilitateur ou « l’hôte », où se réunissent les cercles, etc. L’hôte est un membre de la communauté, il doit se trouver un soutien, cela peut être une personne extérieure ayant une pratique des cercles. En amont du cercle réunissant tous les membres, des pré-cercles séparant les protagonistes du conflit précisent le sujet (l’acte spécifique). Un après-cercle évaluera la mise en œuvre des solutions trouvées.

    Un facilitateur avec peu de pouvoir

    Les professionnels de la médiation le savent bien : « le succès d’une médiation réside dans le lâcher-prise du médiateur ». Moins le médiateur a de pouvoir et plus les protagonistes du conflit savent qu’ils doivent compter sur eux-mêmes pour trouver des issues.

    Dans le processus de base des cercles restauratifs, le rôle de l’hôte est minimal. Par exemple, dans la première phase du cercle, il a trois questions à sa disposition et ne peut en poser aucune autre :

    « Qu’aimeriez-vous faire savoir, et à qui, de ce que vous vivez actuellement en relation avec l’événement et ce qu’il se passe ? »
    [À celui à qui s’est adressée la 1ère personne] « Qu’avez-vous entendu de ce qu’il a voulu dire ? »
    [Au premier interlocuteur] « Est-ce bien cela ? »

    C’est ainsi que dans une école de Rio, une enfant de 8 ans fut l’hôte d’un cercle réunissant la communauté de l’école avec le responsable académique concerné par l’événement en question. L’essentiel était qu’elle suive le protocole établit par la communauté et qu’elle bénéficie d’un soutien.

    Le rôle de l’hôte peut être néanmoins plus subtil. Par exemple, il arrive que des personnes répètent comme un perroquet ce qu’ils ont entendu de leur interlocuteur, celui-ci ne peut alors pas savoir s’il est compris ou pas. L’hôte est plus attentif au processus qu’aux personnes. Il doit alors modifier légèrement la question, en disant par exemple : « Quel est l’essentiel de ce qu’il a voulu dire ? ».

    L’esprit plutôt que la lettre

    Comme tout processus, il ne se suffit pas à lui-même : encore faut-il que les personnes qui l’utilisent en appliquent l’esprit. Les cercles restauratifs font appel à la force de la vérité, en référence au satyagraha de Gandhi. Comme dans le processus de la Communication non-violente, il s’agit bien d’exprimer son vécu, ses ressentis, ses besoins… avec l’empathie, la fraternité, la confiance en l’humanité de l’autre nécessaires pour aboutir à un changement dans les postures conflictuelles. Peu importent les maladresses tant que l’effort de compassion et de vérité est là.

    Les cercles et nous

    Vous l’avez compris, tout le monde peut potentiellement construire un système restauratif dans sa propre communauté. Par « communauté », nous entendons un groupe de personnes qui ont des liens structurels (elles habitent le même quartier, travaillent pour le même organisme, partagent des biens matériels, etc.) généralement teintés de liens affectifs.

    Dans le monde du travail, la difficulté pourrait être de vaincre les résistances des cadres à cette égalité de parole dans le cercle. Pourtant, comme le dit Gilles Charest, promoteur de la sociocratie, le pouvoir est comme l’amour : il augmente lorsqu’il se partage. 

    www.cerclesrestauratifs.org

    www.restorativecircles.org


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  • Le Soi hanté (Onno Van Der HART)

    2010    538 p.   55 €

    Le quotidien des personnes atteintes de traumatismes chroniques est une lutte incessante. En effet, beaucoup d'entre-elles éprouvent régulièrement des difficultés, sont en proie à de violents conflits intrapsychiques et ne parviennent pas toujours à gérer leur vie harmonieusement. Leurs symptômes et leurs souffrances, généralement liés à un passé douloureux, sont souvent mal compris, d'autant que certains cherchent à dissimuler la détresse qui les accable. Il est dès lors difficile pour le thérapeute de déterminer et de traiter le noeud du problème.

    Se fondant sur la théorie de la dissociation structurelle de la personnalité ainsi que sur la psychologie janétienne de la conduite, Le soi hanté propose un modèle de traitement par étapes, centré sur l'identification et le traitement de la dissociation structurelle ainsi que des actions mentales et comportementales inadaptées.

    Cette approche expose au patient les raisons qui le poussent à agir et à penser de manière inadaptée et le guide progressivement jusqu'à l'acquisition d'actions comportementales et mentales plus efficaces, lui permettant ainsi une meilleure adaptation dans la vie quotidienne.

    Les étudiants en psychologie clinique et en psychiatrie mais aussi les cliniciens, les chercheurs ainsi que tous ceux qui s'intéressent aux survivants adultes de négligences et de maltraitances chroniques pendant l'enfance trouveront ici des outils et des conseils efficaces pour rendre les thérapies plus efficaces et mieux tolérées par le patient.

    Onno van der Hart Ph. D., est Professeur honoraire de psychopathologie de la traumatisation chronique au Département de Psychologie clinique et de Psychologie de la Santé, à l'Université d'Utrecht, aux Pays-Bas. Il est également psychologue/psychothérapeute au Centre Sinaï de Santé Mentale d'Amstelveen. Il a été Président de la Société Internationale d'étude du Stress Traumatique (ISTSS).

    Ellert R. S. Nijenhuis
    Ph. D., est psychologue clinicien, psychothérapeute et chercheur. Il est affilié au Mental Health Care Drenthe aux Pays-Bas et collabore avec diverses universités. Il a été directeur du Conseil exécutif de la Société Internationale d'Étude du Trauma et et de la Dissociation (ISSTD).

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  • Attentats de Paris : «Si j’avais su qu’il commettrait un jour une chose comme ça, je l’aurais tué avant»

       Commentaire. Le père d’un des kamikazes du Bataclan, nous dit « Si j’avais su un jour qu’il commettrait une chose pareille, je l’aurai tué avant »

       Un père capable de dire qu’il aurait pu tuer son fils est-il encore un père ? L’origine de la violence n’est-elle pas là ? Le terroriste c’est peut être lui qui avait  » un enfant calme  » … c’est-à-dire sous terreur ???

       La phrase de son père ne signe t-elle pas l’origine de la violence ?

      Il ne se questionne absolument pas sur sa responsabilité, ni même sur  l’idée d’une possibilité de responsabilité,  sur son rôle. Pourtant l’échec est devant lui : l’acte de son fils en est le témoignage. Il ne veut pas le voir, IL TUE MEME LE MESSAGE QU’EST L ACTE TERRIBLE DE SON FILS PAR SON DENI…

       A mettre en lien avec la terrible et magnifique citation de Shakespeare dans  » the Tempest  »  : 

            » L’enfer est vide, tous les démons sont ici  » 

     

    L’ARTICLE :

     Le père du troisième kamikaze du Bataclan, Saïd Mohamed-Abbag, explique au Parisien-Aujourd’hui en France qu’il ne reconnaissait plus son fils. Il était devenu inutile de communiquer avec lui, explique-t-il.

    Perè kamikaze

       Saïd Mohamed-Abbag pensait plutôt que son fils allait mourir en Syrie ou Irak. Cette pensée venait souvent le hanter la nuit. Le père de Foued confie au Parisien-Aujourd’hui en Franceson désarroi depuis qu’il a appris que son fils était le troisième kamikaze du Bataclan, où 90 personnes ont été tuées lors des attentats du 13 novembre dernier. «Quel être humain peut faire ce qu’il a fait? s’interroge-t-il aujourd’hui. Si j’avais su qu’il commettrait un jour une chose comme ça, je l’aurais tué avant.» La dernière fois que son fils lui a donné des nouvelles, c’était il y a quatre ou cinq mois via Skype, raconte-t-il. Le père assure qu’il ne reconnaissait plus son fils à qui on avait, selon lui, lavé le cerveau. «Ça ne servait plus à rien de communiquer…», se désole-t-il.

       Car, depuis le départ de ce dernier en Syrie en décembre 2013, leurs relations s’étaient au fil du temps émoussées. «Il nous avait menti, faisant croire qu’il partait en vacances, pour se rendre en fait en Syrie il y a deux ans. Depuis 2013, je n’en dormais plus», raconte Saïd Mohamed-Abbag. Deux de ses fils étaient partis avec un groupe d’amis, la plupart issus du même quartier à Strasbourg. Deux sont morts, sept sont rentrés. Foued avait préféré rester en Syrie. L’aîné de la fratrie, Karim, est actuellement détenu en France. En octobre, le parquet a demandé son renvoi en correctionnelle pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

       Comme dans bien des cas, leur famille dit n’avoir rien vu venir. «C’était un enfant calme, se souvient le père de famille. Il est né ici, a grandi en France, a été scolarisé en France.» En 2013, il a commencé à se laisser pousser la barbe. À l’époque, Foued vivait encore chez sa mère. «Il s’était mis aussi à faire sa prière, évoque son père, mais de là à imaginer ce qui se passerait ensuite… Franchement, on a rien compris à tout ça, rien vu venir.»

      Article paru dans La Lettre Médecine du Sens n° 97


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  •   Publié le 11 novembre 2015 par Matthieu Ricard

    La nature humaine est-elle fondamentalement égoïste ou altruiste ?

    En dépit de la violence et des conflits que nous montrent constamment les médias, des études nous démontrent que la violence a continuellement diminué au cours des derniers siècles. Dans notre vie quotidienne aussi nous avons souvent à faire à la coopération, l’amitié, l’affection et l’attention.

    La recherche scientifique au cours des 30 dernières années a infléchi de plus en plus la vision déformée que l’on avait de la nature humaine censée n’être motivée que par l’égoïsme, une croyance qui a longtemps dominé la psychologie occidentale et les théories économiques.

    Je suis quant à moi absolument convaincu que l’amour et la compassion, les deux faces de l’altruisme, sont des vertus cardinales de l‘existence humaine et le cœur du cheminement spirituel. L’amour bienveillant c’est le souhait que chaque être puisse expérimenter la joie, tandis que la compassion s’oriente vers l’éradication de leur souffrance.

    Mes expériences avec les maîtres spirituels de la tradition bouddhiste tibétaine pendant plus de 45 ans passées en Asie m’ont profondément influencé. Ce qui est tout particulièrement inspirant, c’est la conviction bouddhiste selon laquelle chaque être humain possède un potentiel indestructible de bonté et de sagesse. J’ai aussi retenu de précieuses leçons en participant à des missions humanitaires, en particulier dans plus de 140 projets médicaux et éducatifs dans les régions de l’Himalaya, grâce à l’organisation que j’ai fondée, Karuna-Shechen.

    Notre époque est confrontée à de nombreux défis, en particulier cet impératif de réconcilier des demandes qui s’établissent sur trois échelles de temps : court, moyen et long termes, sur lesquelles trois genres d’intérêts se superposent : nos intérêts personnels, ceux des êtres qui nous sont proches, et enfin ceux de tous les êtres sensibles. Sur le court terme nous devons répondre aux demandes immédiates de l’économie actuelle ; sur le moyen terme à celles de la recherche du bonheur ; et sur le long terme nous devons préserver l’environnement.

    En ce qui concerne l’environnement, jusqu’à récemment son évolution s’est mesurée en termes d’ères géologiques et climatiques, sur des millions d’années. De nos jours le rythme du changement ne cesse d’accélérer à cause des bouleversements écologiques provoqués par les activités humaines. En particulier la « Grande Accélération » qui est survenue depuis 1950 a donné naissance à une nouvelle ère intitulée Anthropocène (l’ère des humains), au cours de laquelle, pour la première fois dans l‘histoire, les activités humaines sont en train de modifier profondément (en le dégradant même) le système global qui maintient la vie sur terre.

    Ce défi tout à fait nouveau nous a pris par surprise. Si notre obsession pour la poursuite de la croissance économique continue, avec une consommation des ressources naturelles qui augmente au rythme exponentiel actuel, nous aurons besoin de trois planètes à l’horizon 2050. Or nous ne les avons pas.

    Que pouvons-nous faire face à ce terrible enjeu ? Seul un concept révolutionnaire et fédérateur nous permettra de sortir de cet enchevêtrement de difficultés. Pendant des décennies mes rencontres avec les leaders spirituels, les philosophes, les psychologues, les neuroscientifiques, les économistes et les environnementalistes m’ont convaincu que l’altruisme était le fil d’Ariane qui nous guidera et nous permettra d’harmoniser les défis de l’économie sur le court terme, la qualité de vie sur le moyen terme et le futur de notre environnement sur le long terme.

    Tof Path Huff Post Article

    Photo par Matthieu Ricard


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  • Joyeux Noel dans la Joie, la Paix, l'Amour, l'Entente, la Fraternité, l'Egalité et la Liberté...


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  •  Entretien avec Nafees Hamid

      http://www.alterecoplus.fr/international/la-principale-ressource-de-daech

     « La principale ressource de Daech, ce sont ses combattants »

    Propos recueillis par Romain Renier   16/12/2015  

       Nafees Hamid Chercheur associé chez Artis International, spécialiste de psycho-sociologie et de sciences cognitives

    La principale ressource de Daech...   Pour Nafees Hamid, chercheur en sciences cognitives spécialisé dans les processus de radicalisation et le terrorisme, le seul moyen de lutter à long terme contre l'Etat islamique est de le priver de l'une de ses principales ressources : les combattants étrangers. Concernant les combattants européens, cela passe, selon lui, par une meilleure prise en compte des profils psycho-sociologiques des individus à risque en France et en Europe, plutôt que de concentrer les efforts sur des campagnes de prévention impersonnelles reposant uniquement sur la dénonciation des crimes de l'organisation terroriste.

      La stratégie de l’Etat islamique contre le monde occidental s’inspire selon vous d’un document produit par la branche irakienne d’Al Qaïda en 2004. Quelle est-elle ?

      L’Etat islamique a pour objectif de reconstituer les frontières du monde musulman tel qu’il a existé à l’époque de son âge d’or, entre le 7ème et le 13ème siècle. Cela passe selon eux par la formation d’un Etat, à partir duquel ils pourront former un Califat en conquérant de nouveaux territoires et en effaçant peu à peu les frontières entre les pays, en large part héritées du colonialisme. Dans ce document, Idarat at Tawahoush (Le management du chaos), écrit sous pseudonyme, on retrouve beaucoup de points communs avec la stratégie actuellement développée par l’organisation. L’objectif y est d’obliger les pays occidentaux à disperser leurs ressources en défendant leurs intérêts et leur sécurité sur plusieurs fronts. L'Etat islamique cherche à épuiser l'Occident économiquement et moralement en l'obligeant à se battre sur tous les fronts Le Jihad devrait, selon ce principe, en quelque sorte s’inspirer de la stratégie des Etats-Unis contre les soviétiques qui consistait à les épuiser moralement et économiquement. Abu Bakr Al Baghdadi, qui faisait partie des têtes pensantes d’Al Qaïda en Irak et qui dirige aujourd’hui l’Etat islamique, a résumé cette idée en parlant de stratégie des volcans. C’est à dire qu’il faut faire le Jihad partout, pour que l’Occident ne sache plus où donner de la tête.

    Les réponses militaire et sécuritaire françaises permettent-elles, selon vous, de faire face à cette menace ?

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  • “Le monde peut être plus humain grâce aux animaux”

     Isabelle Bouilloux     Trésorière du Animal Affinity Club

          Publié par   http://www.cles.com/defricheurs/

      Malgré une carrière à cent à l’heure dans la pub et des semaines bien chargées, cette femme d’enthousiasme a toujours gardé un peu de temps pour militer dans des associations. « Plus qu’une business woman, j’ai besoin de sentir que je suis une citoyenne du monde, confie Isabelle Bouilloux. J’y ai longtemps consacré mes soirées, mes week-ends, en regrettant de ne pas faire plus. »

      Sa rencontre avec Allain Bougrain-Dubourg, journaliste passionné par la nature et directeur de la Ligue pour la protection des oiseaux, va lui donner l’envie de s’engager plus spécifiquement pour la cause animale. Elle devient la trésorière bénévole du Taac (The Animal Affinity Club), créé en 2003 et qui cherche à rendre le monde plus humain en s’appuyant sur la médiation par les animaux.

      L’association intervient notamment en prison où elle introduit chiens, lapins et cochons d’Inde pour pacifier les relations entre détenus et faire baisser la récidive et le taux de suicide. « Les prisonniers sont valorisés au travers de ce lien unique avec l’animal. Et cela permet de recréer de l’empathie au sein de l’univers carcéral. » Cette expérience lui donne l’envie d’aller plus loin : créer une chaîne de télévision câblée consacrée à l’entrepreneuriat social, à l’environnement et aux initiatives solidaires qui formeront, elle en est convaincue, la trame du monde de demain. 

      Site : www.taac.fr


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  • Plaidoyer pour le bonheur (Matthieu RICARD)

                                                            2004   379 p.  7,30 € (Poche) 

      « Tout ceci est passionnant, joyeusement vertigineux, et préfigure l’avenir possible et souhaitable de la psychologie : encore plus de science et encore plus d’humanisme.
       Un livre qui ne quittera plus mon chevet. »
    Christophe André - Psychologies.com
     
     
       Matthieu Ricard a étudié la génétique cellulaire avant de se tourner vers le bouddhisme. Ordonné moine en 1978, il est l'un des spécialistes mondiaux du bouddhisme tibétain. Il vit dans l'Himalaya auprès des grands maîtres spirituels. Il est l'interprète français du Dalaï-Lama. Le bonheur existe-t-il et peut-on l'atteindre ? Matthieu Ricard vous apporte la réponse à travers l'enseignement bouddhiste. Fort de sa double culture, il vous propose une alternative à l'individualisme en mal de repères. Point par point, l'auteur examine les facteurs qui renforcent ou diminuent votre satisfaction profonde afin de vous aider à trouver le chemin du bonheur.
     
       Chercheur en génétique cellulaire, disciple de François Jacob, Matthieu Ricard a embrassé le bouddhisme et il en est aujourd'hui l'un des spécialistes mondiaux. Il vit dans l'Himalaya depuis plus de trente ans auprès de grands maîtres spirituels. Interprète français du Dalaï Lama, photographe, traducteur et éditeur de textes sacrés, il réside dans le monastère de Shechen, au Népal, où il se consacre à la vie monastique, à la préservation de la culture tibétaine et, au Tibet, à des projets humanitaires.
     

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  •  Un extrait des Identités Meurtrières (Grasset, 1998), de l’écrivain de Amin Maalouf, sur la page Facebook de son neveu, le musicien Ibrahim Maalouf   (Publié par terraeco.net )

       

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    "Nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, plus d'ouverture et de tolérance." Jens Stoltenberg, Premier ministre norvégien.


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  •  Réconciliez-vous (Marek HALTER)

                                                              2015    64 p.   3 € (poche) 

      " Dites, mes amis juifs, musulmans, chrétiens, voulez-vous vivre ainsi dans la haine longtemps ? Dans notre pays, vous habitez souvent la même rue, le même quartier. Vos enfants fréquentent la même école... Pour que l'aversion de leurs parents n'assombrisse pas leurs lendemains : réconciliez-vous !
      Mes amis juifs, musulmans, chrétiens, réveillez-vous ! Aucune chance de voir disparaître le racisme et l'antisémitisme, les conflits entre communautés, ou surgir une solution au conflit israélo-palestinien dans les flots de haine qui coulent le long de nos trottoirs.
      Se déchirer entre citoyens d'un même pays au nom de croyances ou de valeurs opposées, se battre entre Français juifs, Français musulmans, Français chrétiens ne servira personne et encore moins Israël ou la Palestine.  Seule la paix peut assurer leur avenir, notre avenir. Il est temps ! Réconciliez-vous ! "
     
       Marek Halter découvre la culture musulmane dans son enfance quand, obligé de fuir les nazis, il se retrouve avec sa famille en Ouzbékistan. Son compagnonnage avec des enfants musulmans a profondément marqué le petit garçon juif sauvé du ghetto par des amis catholiques de son père. Adulte, il œuvre sans relâche au dialogue interreligieux, à la réconciliation des juifs et des musulmans.
       En 1967, à l'annonce de la guerre entre le monde arabe et Israël, il crée le Comité international pour la paix négociée au Proche-Orient. Les plus grands noms de la littérature et des arts y adhèrent. Il tisse des liens entre Nasser, Ben Gourion, Golda Meir et Moshe Dayan. En Jordanie, il rencontre Yasser Arafat.
       Chez lui, à Paris, a lieu la première rencontre entre Shimon Peres et Yasser Arafat – l'un des maillons qui conduiront à la poignée de main historique entre Yitzhak Rabin, Premier ministre d'Israël, et Yasser Arafat, président de l'OLP, en 1993.
       En 1984, Marek Halter aide à la création du mouvement SOS Racisme. Dix ans plus tard, il incite des jeunes musulmanes à s'organiser : c'est la naissance de Ni putes ni soumises.
       En 2009, il participe au Convoi pour la paix à Gaza : en compagnie d'un imam, d'un rabbin et d'un prêtre, il achemine des cadeaux aux enfants de Gaza.
       En 2012, après l'assassinat des enfants juifs de Toulouse perpétré au nom de l'islam, Marek Halter part pour Israël en compagnie de dix-sept imams de France. La délégation se rend au mémorial Yad Vashem où, pour la première fois dans l'histoire, retentit une prière en arabe en hommage aux six millions de Juifs massacrés par les nazis.
      En 2013, le nouveau pape, François, accueille Marek Halter et une délégation d'imams de France sur la place Saint-Pierre de Rome. Une image insolite largement médiatisée.

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  •  (Lob LADISLAUS)

    2013    302 p   22,90 €

          Deux mois après son onzième anniversaire, le 9 juillet 1944, les portes du camp de concentration de Bergen - Belsen se ferment derrière Ladislaus Löb.

      Cinq mois plus tard, alors que la Seconde Guerre mondiale fait encore rage, il franchit la frontière de la Suisse neutre, hébété mais sain et sauf. II n'est pas seul : il fait partie d'un groupe de 1670 Juifs - hommes, femmes, enfants - venus de Hongrie, sauvés des nazis grâce à un marché exceptionnel conclu par un homme appelé Rezso Kasztner - lui-même Juif hongrois - avec Adolf Eichmann, le maître d'oeuvre de la Shoah.

      Dix ans plus tard, Kasztner sera accusé de collaboration criminelle avec les SS. Au cours d'un procès retentissant, un juge estimera qu'il avait " vendu son âme au diable ". lorsqu'en 1958 la Cour suprême israélienne annulera la sentence, Kasztner n'est plus : quelques mois plus tôt, il est tombé sous les balles d'un groupuscule de Juifs extrémistes.

       Un film a été tiré de cette histoire:

     Le Juif qui négocia avec les nazis, Rudolph (Rezsö) Izraël Kasztner

    film documentaire de Gaylen Ross présenté dans ce blog.

      Ladislaus Löb est professeur émérite d'allemand à l'Université du Sussex. Il est né en Transylvanie et a été interné durant cinq mois dans le camp de concentration de Bergen - Belsen à l'âge de onze ans. Il a grandi en Suisse, où il a travaillé comme journaliste et enseignant avant d'accepter un poste universitaire à Brighton. Il a publié de nombreux ouvrages sur la littérature allemande et anglaise. Il a traduit:

      -Nine Suitcases de Béla Zsolt,

      -Battle for Budapest de Krisztiàn Ungvàry et

      -Sex and Character de Otto Weininger.


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  •    Le juif qui négocia avec les nazis(129 mn

    Film documentaire américain de Gaylen Ross. (2 heures.) (existe en DVD)

    Sur le Web : www.noblesseoblige.fr et www.killingkasztner.com (site officiel en anglais).


    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2012/04/03/le-juif-qui-negocia-avec-les-nazis-qui-etait-rezso-kasztner-un-heros-ou-un-salaud_1679673_3476.html#kk4MK6GUhHeLrpS0.99

    Killing Kasztner : The Jew who Dealt with Nazis

      Rezsö Kasztner, considéré comme « le Schindler juif », négocia en personne avec Adolf Eichmann pour sauver 1700 Juifs, convoyés en train vers la Suisse en 1944. Ce fut une des plus grandes opérations de sauvetage entreprises pendant la Shoah.
    Pourtant, en Israël où il avait émigré, Kasztner fut considéré comme un traître, accusé d’avoir pactisé avec l’ennemi lors d’un procès dont le verdict divisa le pays et marqua à jamais Kasztner du sceau infamant de « l’homme qui vendit son âme au diable ». Il mourut assassiné par des militants juifs d’extrême droite à Tel Aviv en 1957.
       2 heures et demie de bonus :
       Témoignage des survivants du sauvetage dramatique du train Kasztner (24’30’’)
      L’artiste hongrois István Irsai (9’)
      Peretz Revesz, membre de la Vaada, comité d’aide et de secours (29’)
    Conférence donnée par Gabriel Bach – ancien juge de la cour suprême d’Israël et Procureur au procès Eichmann (25’)
    Symposium « La rédemption incertaine : Rudolf Kasztner et l' Holocauste en Hongrie » - Musée de l’Héritage juif – 2001 (26’)
    L’avant première du film à l’Institut de recherche juive YIVO – 22 octobre 2009 (37’)
    Version originale anglaise. Sous-titres français. Coffret 2DVD

    -----      Rudolf (Rezső) Kastner (Kasztner), ou Israel (Yisrael) Kastner, né à Kolozsvár (aujourd'hui Cluj) en 1906 et Le Juif qui négocia avec les nazis (DVD)mort assassiné le 15 mars 1957 à Tel-Aviv, est un avocat, un journaliste et le dirigeant du Va'adat Ezrah Vehatzalah (Vaada), ou Comité d'Aide et de Secours, pendant l'occupation de la Hongrie par les nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Il fut, en outre, chargé de négocier avec les dirigeants SS l'autorisation pour 1 684 Juifs de quitter la Hongrie pour la Suisse, en échange d'argent, d'or et de diamants, dans ce qui sera appelé le « train de Kastner ». Oskar Schindler le considérait comme « l'homme le plus courageux qu['il ait] rencontré »1.  

      "Un saisissant documentaire américain, Le Juif qui négocia avec les nazis, évoque la figure ambiguë du Schindler hongrois. En salle, mercredi.

      C'est une histoire fascinante, sombre, trouble, énigmatique, pleine de rebondissements compliqués et d'équivoques tragiques. Celle du docteur Rezsö Kasztner, surnommé le Schindler juif. Un documentaire de l'Américaine Gaylen Ross,Le Juif qui négocia avec les nazis (sur les écrans le 4 avril), la remet dans l'actualité.

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  • 2015    600 p.   25,20€ 

       Cette biographie retrace le destin mouvementé d'une femme exceptionnelle à la veille de la Grande Guerre : celui de la première lauréate du prix Nobel de la paix, Bertha von Suttner (1843-1914). Avec une énergie hors du commun, la comtesse Kinsky, épouse baronne von Suttner, s'engagea contre la guerre et le militarisme, devient la journaliste politique la plus célèbre de son temps, fonda le Bureau international de la paix et plusieurs sociétés de paix, en Allemagne, en Autriche-Hongrie ansi qu'ailleurs dans le monde.
       Son engagement ne se limita d'ailleurs pas à la cause de la paix : elle lutta également contre les conventions surannées, l'oppression des femmes et l'antisémitisme. Grâce à son roman Bas les armes, qui connut un immense succès, elle acquit une notoriété mondiale.
       Il convient à présent d'honorer sa mémoire et de soumettre son combat au jugement des générations actuelles et futures.
     
      Brigitte Hamann, docteur-ès lettres, a fait des études d'histoire et de germanistique à Münster puis à Vienne, où elle mène depuis lors une carrière d'historienne. Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, salués par la presse comme les spécialistes, parmi lesquels "La Vienne d'Hitler" et "Elisabeth d'Autriche".
      
     Les femmes lauréates du prix Nobel de la paix

    1905  : Baronne von Suttner, née Comtesse Kinsky von Chinic und Tettau (Autriche), écrivain, présidente honoraire du Bureau international permanent de la Paix.

    1931  : Jane Addams (États-Unis), présidente de la Ligue internationale féminine pour la paix et la liberté

    1946  : Emily Greene Balch (États-Unis), présidente honoraire de la Ligue féminine internationale pour la paix et la liberté

    1976 : Betty Williams et Mairead Corrigan, fondatrices de Northern Ireland Peace Movement (renommé plus tard Community of Peace People).

    1979 : Mère Teresa (Inde), pour son action au service des « plus pauvres parmi les pauvres ».

    1982 Alva Myrdal (Suède), déléguée des Nations unies à l'Assemblée Générale sur le Désarmement.

    1991  : Aung San Suu Kyi (Birmanie), leader de l'opposition et avocate des droits de l'homme.

    1992  : Rigoberta Menchú Tum (Guatemala), pour sa campagne en faveur des droits de l'homme, et plus particulièrement son soutien aux populations indigènes.

    1997  : Jody Williams (États-Unis) pour son travail pour l'éradication des mines anti-personnel.

    2003  : Shirin Ebadi , première femme à devenir juge en Iran, elle œuvre pour la défense des droits des femmes et des enfants et fournit une aide juridique aux personnes persécutées.

    2004  : Wangari Maathai , militante écologiste kényane, fondatrice en 1977 du « Mouvement de la ceinture verte », principal projet de plantation d'arbres en Afrique qui vise à promouvoir la biodiversité, tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société.


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