• Des milliers de prostates amputées inutilement chaque année

    Cher lecteur, chère lectrice

    Philippe Rivière - Mes informations Prostate <laboratoire@mail.cellinnov.info

     

    Vingt mille hommes [1] en moyenne se font piéger chaque année [2] : leur prostate disparaît lors d’une opération chirurgicale. C’est probablement l’un des plus gros business de la chirurgie.

    Pourtant, la plupart de ces opérations seraient inutiles. 

    Car certains médecins « sur-diagnostiquent » des problèmes liés à la prostate et proposent son ablation pour les résoudre … 

     

    La haute Autorité de Santé elle-même a remis en cause ces pratiques douteuses : l’ablation ne résoudrait pas grand-chose [3]. 

    A la suite de cette ablation, 21% des patients traités présentent une incontinence urinaire et 34 % des hommes ont des troubles de l’érection. 

    D’une certaine façon, la Haute Autorité de Santé a dénoncé avec son rapport ce business scandaleux mais très juteux.

       Comment en est-on arrivé là ?

       C’est très simple, hélas.  

    Tout ce château de carte tient en deux mots : l’ignorance et la peur. 

    Ignorance des patients qui ne connaissent :

    • Ni à quoi peut bien servir une prostate,
    • Ni le drame de vivre sans prostate (incontinence urinaire et parfois fécale, impuissance)
    • Ni les moyens de prendre soin de leur prostate pendant la vie, et avant qu’il ne soit trop tard. 

    Mais surtout, la peur.

    La peur de mourir dans d’atroces souffrances, d’un cancer par exemple. La peur que les problèmes urinaires empirent jusqu’à rendre la vie insupportable.

    Et bien, je vais peut-être vous faire peur à mon tour, mais malheureusement, la dégradation progressive de la prostate est presque une fatalité pour les hommes. 

    En effet, passé 70 ans, on estime que 60 % souffrent d’hypertrophie, c’est-à-dire une prostate trop grosse. 

    Hypertrophie ne signifie pas cancer.

    Dans certains cas, leur canal urinaire est presque étranglé par une prostate qui a pris des proportions monstrueuses. 

    Or, ni la médecine, ni la nature n’offrent de solution préventive.

    Pire, les médicaments peuvent être dévastateurs. Ainsi, l’apalutamide est une molécule utilisée dans de nouveaux médicaments qui laisseraient trois fois plus de chance de survie dans le cas d’un cancer non métastasé [4]. Sauf que pour être pleinement efficace, il faudrait être castré de façon préventive. Oui vous avez bien lu : castré. Castré chimiquement ou mécaniquement peu importe.

    Maintenant que faire ?

    Il n’existe pas de solution miracle.

    En aucun cas un produit, y compris naturel, ne peut prévenir le cancer ou l’hypertrophie de la prostate qui sont des maladies, qui relèvent de la médecine. 

    Beaucoup de sites Internet plus ou moins « pirates » prétendent détenir des compléments nutritionnels qui préviennent ou guérissent des maladies.

    Il faut savoir que c’est défendu par la loi et potentiellement très dangereux pour les personnes. 

    Maintenant, il n’y a sans doute aucun domaine de la santé qui n’ait été autant exploré par les hommes que ce qui tourne autour du sujet de leur confort urinaire et, de facto, de leurs vies intimes et sexuelles. 

    En effet, que vous alliez en Inde, en Floride ou en Afrique, de très anciennes traditions prêtent à certaines plantes des vertus étonnantes dans ce domaine. 

    Les scientifiques modernes ont passé au crible ces plantes et la plupart ont été écartées pour cause d’efficacité insuffisante. 

    4 plantes, ainsi qu’un minéral, sont pourtant reconnus pour aider au confort urinaire et avoir des effets bien réels sur leur état de santé, leur satisfaction dans l’existence (et celui de leur conjointe…).

    Ces plantes en soutien de votre prostate

    Des chercheurs se sont aperçus que l’association d’extraits de racine d’ortie et de graines de Saw Palmetto contribuait efficacement au confort urinaire.

    Ainsi, ce mélange a été étudié durant deux ans sur 257 hommes affectés d’hypertrophie de la prostate (= grosse prostate).

    Entre le début de l’étude et sa fin au bout de deux ans, il a été observé une diminution de 44% du volume d’urine résiduelle chez les hommes ayant reçu le mélange ortie / palmier nain versus le groupe test qui a reçu le placebo [5]. 

    L’ortie, celle qui pique, que nous connaissons tous, est récoltée en Europe. Utilisée de tous temps pour ses vertus nutritives et vitalisantes, elle possède aussi de remarquables propriétés reminéralisantes, alcalinisantes (l’inverse d’acidifiant…) et même détox. 

    Ici, nous utilisons les racines où nous récupérons les substances actives (dont le β-sitostérol que l’on prononce bétasitostérole) qui sont réputées avoir une action directe sur l’aromatase. 

    C’est l’aromatase, une enzyme, qui convertit la testostérone en œstrogènes. Or, l’excès d’œstrogènes exacerberait non seulement l’augmentation du volume de la prostate mais accroîtrait également le risque d’une évolution vers un cancer prostatique. 

    L’oestrogène est cette hormone féminine qui lorsque la prostate ne la régule plus pourrait à l’extrême donner des seins aux hommes. Il faut donc que l’aromatase soit au minimum régulée voire inhibée [6].

    Une autre plante est l’étonnant prunier d’Afrique. Utilisé depuis le XVIIIème siècle, c’est précisément l’écorce du prunier d’Afrique pygeum africanum que nous utilisons séchée et réduite en poudre. 

    Une méta-étude (une étude d’études…) datant de 2002 précisait que le prunier d’Afrique ou pygeum est plus efficace qu’un placebo pour soulager les troubles urinaires liés à l’Hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) [7].

    Il est aussi admis que le zinc contribue au maintien d’un taux normal de testostérone dans le sang. Une étude a prouvé qu’une supplémentation quotidienne en zinc (30 mg) par des hommes âgés bien portants mais légèrement déficients en zinc permettait de doubler leurs niveaux de testostérone en six mois [8]. 

    Or c’est la testostérone qui contribue à maintenir la prostate dans une taille normale. Mais avec un niveau de testostérone qui s’affaiblit dans le temps, la prostate va avoir tendance à grossir très lentement car elle n’a plus son «régulateur».

    Une précision importante concernant la biodisponibilité du zinc. L’idéal est de prendre du zinc sous sa forme citrate : il est alors parfaitement assimilé par l’organisme.

    La poudre de maca vient de la racine d’une noix cultivée sur les hauts plateaux andins, parfois à plus de 4 000 mètres d’altitude, sur un terroir bien spécifique à l’instar de ce qui se fait en France pour les Appellations d’Origine protégée (AOP). Celles que nous utilisons sont la maca rouge, la noire et la jaune.

    Une fois broyée, elle donne une belle poudre dorée aux reflets rouges. Et c’est effectivement de l’or !

    En faisant remonter le taux de testostérone [9], elle aide aussi à retrouver une libido normale. Et un retour à un taux normal de testostérone aura une influence directe sur la régulation de la taille de la prostate.

    [......]

    Références scientifiques :

     

    [1] https://www.urofrance.org/base-bibliographique/la-chirurgie-du-cancer-de-la-prostate-principes-techniques-et-complications : En France, en 2014, d’après les chiffres du PMSI, il y a eu 17 400 PT avec 6350 réalisées par voie chirurgicale ouverte dont 60 par voie périnéale, 11 050 par voie mini-invasive dont 4836 par voie laparoscopique et 6214 par voie robot-assistée. Le nombre de PT diminue régulièrement depuis 2007 où plus de 27 000 PT avaient été réalisées.

    [2] Selon le rapport de la Haute Autorité de Santé en 2012 : Rapport_d’orientation – cancer de la prostate 2012 16-04-03

    [3] La 1ère prescription du PSA chez l'homme asymptomatique, Haute Autorité de Santé avec la CPAM, le collège de médecine générale et l’institut national du cancer, 2016 : « De tous les cancers, le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme, mais il est le plus souvent d’évolution très lente. Sa durée d’évolution est de 10 à 15 ans avant que n’apparaissent des symptômes. Le dosage du PSA comme test de dépistage est insuffisamment fiable et précis (VPP=30 %, VPN=90 %) il n’existe pas aujourd’hui de marqueur ou d’examen qui permette d’identifier précocement les formes de cancer de la prostate qui ont un risque d’évoluer de manière défavorable (…) Parmi les hommes de 50 à 69 ans traités pour un cancer de la prostate en 2012 en France, 50 % ont présenté une ou plusieurs complication(s) nécessitant un traitement avec notamment des troubles de l’érection pour 34 % des hommes, une incontinence urinaire pour 21% des hommes. »

    [4] Medscape, Cancer de la prostate non-métastatique résistant: AMM européenne pour l’apalutamide, Aude Lecrubier -  29 janvier 2019

    [5] Lopatkin N. et al., Long-term efficacy and safety of a combination of sabal and urtica extract for lower urinary tract symptoms--a placebo-controlled, double-blind, multicenter trial, World J Urol. 2005 Jun;23(2):139-46. Epub 2005 Jun 1.

    [6] D. Gansser and G. Spiteller, ‘Aromatase Inhibitors from Urtica Dioica Roots’, Planta Medica 61, no. 2 (April 1995): 138–40, doi:10.1055/s-2006-958033.

    [7] Wilt T et al., Pygeum africanum for benign prostatic hyperplasia. Cochrane Database Syst Rev. 2002; 1.

    [8] Prasad AS et al., Zinc status and serum testosterone levels of healthy adults, Nutrition, 1996 May;12(5):344-8.

    [9]Ohta Y et al., Feeding hydroalcoholic extract powder of Lepidium meyenii (maca) increases serum testosterone concentration and enhances steroidogenic ability of Leydig cells in male rats. Andrologia. 2015


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