• Ecotoxicochimie... (André PICOT, Fr. MONTANDON)

    2012   668 p.

      L'écotoxicochimie, est une nouvelle branche de l'écologie qui se propose d'aborder les atteintes néfastes des produits chimiques sur l'environnement et la santé, à partir des données récentes de la chimie et de la biologie, en s'appuyant sur la toxicochimie, discipline d'interface élaborée en 1979.Les hydrocarbures, famille de base des composés organiques, ont été sélectionnés comme première approche dans Écotoxicochimie -

      -Applications aux hydrocarbures. Ces produits chimiques sont à l'origine de la carbochimie et de la pétrochimie et leur prise en compte a permis de jeter les bases d'une prévention des risques aussi bien toxicochimiques qu'écotoxicochimiques. Risques liés en particulier à toutes les pollutions hydrocarbonées qui devraient être beaucoup mieux encadrées, tant en milieu domestique que dans les milieux de travail ou dans l'environnement. Ainsi ces hydrocarbures sont impliqués dans des pollutions maritimes retentissantes, qui restent malheureusement toujours d'actualité.

      Si les pollutions engendrées par l'exploitation maritime du pétrole sont également très inquiétantes, un autre sujet apparaît de plus en plus préoccupant avec l'extraction du gaz et des huiles de schiste, dont la technique mise en œuvre faisant appel à la fracturation hydraulique horizontale, est constituée d'un véritable cocktail chimique à faire frémir bien des toxicologues avertis...

      Sans précédent dans la littérature scientifique, toutes les propriétés toxiques des composés les plus utilisés sont présentées clairement dans cet ouvrage.

    Les produits Chimiques avec André Picot

     https://mylenebolduc.wordpress.com/les-donnees-scientifiques-ou-rapport/les-produits-chimiques-avec-andre-picot/

    André Picot, Toxicochimiste, ingénieur en Chimie Biologie

    Il est l’auteur du fameux rapport Picot

    Bilan Toxicologique et chimique sur les gaz de schiste

    dernière mise à jour décembre 2012

    Durant le voyage d’échange France, Pennsylvanie et Québec, j’ai eu la chance d’entendre M. André nous parler de sa perception scientifique des gaz de schiste.

    Dans son rapport, il mentionne un fait non négligeable, l’effet d’un réacteur chimique:

    Tout semble se passer comme si la zone de fracturation, qui se situe à grandes profondeurs (1000 à 3000 m voire plus), soumise à de fortes pressions et à des températures assez élevées, se comportait comme un réacteur chimique dans lequel plusieurs centaines de produits, dont certains sont de puissants catalyseurs (sels métalliques…), interagissaient et formaient en final de
    nouveaux composés, résultats d’une ou de plusieurs réactions chimiques.
    Celle qui peut paraître, la plus étonnante aboutit au N-Oxyde de 4-nitroquinoleine (4-NQO), que l’on retrouve dans les eaux de sortie de la fracturation, selon les documents du NYSDEC, de l’État de New York, à des concentrations qui peuvent avoisiner les 15 mg/L

    D’où peut provenir ce composé, qui peut paraître très insolite dans des eaux de fracturation, alors qu’il est seulement utilisé par les spécialistes de la cancérogénèse expérimentale pour déclencher sélectivement chez les rongeurs (Rats, Souris) des cancers de la cavité buccale et de la langue, mais aussi par les microbiologistes, comme une efficace substance témoin de mutagénèse, par exemple pour l’Escherichia coli (SOS-Chromotest).

    Il mentionne aussi la présence dans les fluides de fracturation à leur sorti, la présence du chrome hexavalent  

    De même, il apparaît dans l’eau de sortie de fracturation, des composés du chrome hexavalent : (chromates…) alors que dans le liquide initial l’EPA a seulement identifié un sel de chrome trivalent, l’acétate chromique (n°29). En milieu oxydant, ce dernier est facilement transformé en composé hexavalent.  

    Les puits créent des réacteurs chimiques souterrains

    Pour André Picot, expert en toxicologie, les milieux créés par l’exploitation de gaz de schiste sont des réacteurs chimiques capables de produire des substances dangereuses pour l’environnement et la santé humaine.

    Les puits forés pour l’exploitation de gaz de schistes créent des milieux où existent des pressions et des températures élevées. Ces milieux peuvent se comporter comme des réacteurs chimiques. C’est ce qu’explique André PICOT, toxicochimiste, Directeur de recherche honoraire au CNRS, Expert de l’Union Européenne pour les Produits Chimiques en Milieu de Travail, Président de l’Association Toxicologie-Chimie.

    De nombreuses substances utilisées pour la fracturation hydraulique soumises aux conditions de ces « réacteurs chimiques » peuvent produire des molécules dangereuses pour l’environnement et la santé humaine.

    André PICOT a analysé la liste des produits présents dans les fluides de fracturation produite par Hydraulic Fracturing Report 4.18.11[1] ( je vous mets une version traduite Hydraulic Fracturing Report 4.18.11[1] FINAL TRADUIT par DDT sous la pression du président Obama. Il a retenu 220 produits. Il s’agit d’une liste qualitative (importance des concentrations pour toute étude chimique). Un focus est fait sur le benzène, produit hautement cancérigène et à supprimer absolument des fluides de fracturation. Ensuite il a analysé les produits chimiques des eaux de sortie de fracturation à partir des documents du NYSDEC de l’Etat de New-York et un focus est réalisé sur le chrome et le N-Oxyde de 4 Nitroquinoleine. Ce dernier provient de la transformation de la quinoléine qui était injectée avec le liquide de fracturation et donne une molécule hautement toxique à l’origine de cancer de la bouche. De même le chrome peut donner du chrome VI hautement toxique. 

    Pour lire  sa biologie et le texte intégrale dans le HunffingtonPost.

    http://www.huffingtonpost.fr/andre-picot

    La première fois que nous avons entendu parler du gaz de schiste, ce fut en regardant le film de John Fox, Gasland, qui dresse un bilan apocalyptique de l’extraction des huiles et gaz de schiste aux Etats-Unis. Plus tard, nous avons été interpellés par des amis écologistes, sur la nature des produits chimiques utilisés au cours de la fracturation hydraulique et sur leurs éventuels dangers, tant pour la santé que pour l’environnement.

    Première surprise, lors de notre recherche sur ce sujet d’actualité: aucun organisme officiel français n’avait publié dans ce domaine chimique… Certainement un simple oubli! Restait à analyser les données publiées par les autorités américaines (Epa, État de New York…) et québécoises. Notre étonnement a été de constater que certains produits chimiques caractérisés, à la sortie des fluides de fracturation (en général on récupère au maximum 50% des 10 millions de litres d’eau, utilisés pour une fracturation verticale) n’étaient pas présents au départ. D’où notre hypothèse, que ces nouveaux produits ne pouvaient provenir que d’interactions chimiques, favorisées par la température et la pression très élevées dans ce réacteur naturel formé dans le sous-sol profond, lors de la fracturation du schiste.

    Ainsi les sels de chrome trivalent (Cr3+) peu toxiques (seulement allergisants) sont oxydés en composés hexavalents (Cr6+) connus sous le nom de chromates qui sont de puissants mutagènes et cancérogènes chez l’Homme. Que sait-on actuellement de l’impact sur la santé de ces nouvelles technologies, appliquées sur une large échelle aux Etats-Unis?

    De récentes publications mettent en évidence un taux anormal de cancers (dont des leucémies…) autour des sites d’extraction, lieux où des concentrations importantes de benzène et de formaldéhyde, ont été détectées. Ces deux composés sont connus pour leur implication dans les leucémies… Est-ce vraiment un pur hasard?

    Avec l’aide d’amis bénévoles, dont Joëlle et Pierre David, l’ATC a préparé un document de synthèse sur le bilan chimique et toxicologique de l’exploitation des gaz de schiste. Nous avons fait parvenir cette analyse à plusieurs membres du gouvernement (François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Eric Besson …) et à plusieurs députés et sénateurs sans distinction de leur appartenance politique, mais aussi à diverses associations écologiques (les Amis de la Terre, Greenpeace, WWF…) avec à l’époque des retours d’un bon nombre de politiques, tous bords confondus, mais très peu de retours de la part de ces associations… sans doute un sujet dont l’importance n’était pas évaluée à sa juste valeur?

    En revanche, l’objectivité et la rigueur scientifique de ce document n’ont pas échappé à nos amis Anglo-saxons et Polonais, qui ont entrepris sa traduction… En France, notre document est utilisé par les collectivités locales et des maires, comme un outil facilement exploitable… ceci nous conforte dans notre rôle de conseil scientifique.

    Pour conclure, il faut une fois de plus constater que l’ATC, une modeste association spécialisée dans la Formation et l’Information sur les risques chimiques, peut apporter une aide scientifique efficace à tous ceux qui ne trouvent pas, par ailleurs, une information pertinente. C’est là, l’essentiel de l’action que nous revendiquons de haute qualité scientifique et la plus indépendante possib  

       L'Association Toxicologie-Chimie de Paris regroupe essentiellement des bénévoles, chacun spécialisés dans une discipline :

    • 8 ChercheursCollaborateurs image 5 août 2016 JO/Enseignants
    • 1 Conseiller scientifique
    • 1 Géographe
    • 2 Hygiénistes
    • 7 Ingénieurs
    • 4 Médecins/Vétérinaires
    • 2 Spécialistes REACh : Managers/Consultants
    • 4 Toxicologues/Toxicochimistes/Écotoxicologues 

    C'est également 27 ans d'existence, plus de 38 Fiches Résumées Toxico Écotoxicologiques mises en lignes, une dizaine en préparation et c'est 12 sujets d'actualités suivis par nos membres...

    L'Association Toxicologie-Chimie de Paris, est entièrement indépendante et n'a aucun conflit d'intêrets.


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