• Hystérie vaccinale... (Nicole , Gérard DELEPINE)

                                                                      2018  227 p.  18 €

       Le Gardasil, vaccin contre le papillomavirus, a pour objectif officiel de diminuer la fréquence des cancers du col utérin dans les populations vaccinées. Pourtant ce cancer est rare (moins de 3000 par an en France, pour 1000 décès) et prévenu à plus de 80 % par le dépistage.

      Quand aucune urgence de santé publique n'existe, pourquoi les agences du médicament accordent-elles des autorisations à toute allure, comme s'il s'agissait de maladies gravissimes ? Pourquoi le Gardasil a-t-il été traité comme un produit d'urgence vitale et bénéficié d'une publicité et d'un soutien massif des sociétés savantes, des experts et des gouvernants ?

      Pourquoi chaque jour apporte un nouvel article publicitaire trompeur dans les grands médias ? Pourquoi des députés déposent-ils un amendement pour rendre ce vaccin obligatoire ?

      Pourquoi tant d'émissions répandent-elles la peur chez les familles des jeunes femmes, et bientôt des garçons ? Autant de questions auxquelles tente de répondre cet ouvrage, en faisant le bilan à 12 ans de la commercialisation sur les résultats avérés, et mettant en lumière la réalité des résultats des vaccinations larges et les confrontant aux espoirs des inconditionnels du vaccin, bercés d'illusions par les modélisations et simulations sur des hypothèses qui s'avèrent fausses.

      Ces résultats confirment la découverte de Lars Anderson sur la population suédoise : contrairement aux espoirs et simulations statistiques, le nombre de cancers du col utérin a augmenté chez les populations vaccinées. Ainsi, en l'absence de prise de conscience rapide et mondiale, le Gardasil pourrait bien être le prochain scandale sanitaire, bien plus grave par son ampleur (plus de 200 millions de doses administrées) que ceux du Distilbène, du Vioxx, de la Dépakine ou encore du Médiator.

    À l'occasion de la sortie du livre Hystérie vaccinale - Vaccin Gardasil et cancer : un paradoxe (Fauves Éditions), Gérard Delépine, coauteur de l'ouvrage avec son épouse Nicole Delépine, a accepté de répondre aux questions de Patrick Ledrappier, président de Libre Consentement Éclairé.

    Interview de Gérard Delépine (Les mots sont mis en gras ou soulignés par LCE)

    Patrick Ledrappier :

    À l'occasion de la sortie de votre dernier livre qui dénonce les redoutables dangers de la vaccination anti HPV avec le Gardasil, 123 ans après la mort de Louis Pasteur, que pensez-vous du principe même de la vaccination selon le paradigme pasteurien ?

    Qu'en pensez-vous à l'aulne des escroqueries scientifiques dont il se serait rendu coupable et qui ne sont toujours pas dénoncées par les autorités de santé en France où Pasteur est toujours présenté comme un héros (c'est un peu comme si Al Capone était le héros de la lutte contre l'alcoolisme aux USA) ?

     Gérard Delépine :

    Nous ne sommes pas infectiologues, mais cancérologues. Nous sommes peu intéressés par les bases théoriques supposées d'un traitement dont les hypothèses confinent parfois à la croyance. Nous nous concentrons sur l'analyse des résultats avérés et jugeons un traitement d'après ses résultats en utilisation réelle. C'est par l'analyse des faits et la confrontation aux hypothèses que la science a toujours progressé. Parler de Pasteur en blanc ou noir serait trop réducteur et nous ne sommes pas compétents sur ce sujet.

    Patrick Ledrappier :

    Le titre de votre livre parle d'un paradoxe, il n'y en aurait qu'un ?

     Gérard Delépine :

    Nous sommes tous deux cancérologues et c'est pour cette raison que nous nous sommes focalisés avant tout sur le paradoxe cancérologique de la vaccination anti HPV. La constatation d'un résultat cancérologique exactement contraire à ce qui était annoncé a capté notre attention et imposé ce titre.

    Mais nous aurions tout autant pu mettre en exergue le paradoxe que constitue, dans les pays à haute couverture vaccinale, la hausse très importante de l'incidence du cancer alors que le taux d'infection à HPV prétendument causal baissait considérablement. Cette constatation va à l'encontre de l'hypothèse aujourd'hui majoritaire que les souches de HPV du vaccin seraient indispensables à l'apparition du cancer.

    Ou sur le paradoxe qui consiste à avoir autorisé la mise sur le marché avec l'indication « prévention du cancer du col et du canal anal » pour un vaccin sans aucune preuve ni même recherche de preuve d'efficacité sur ces indications.

    Ces paradoxes : quels beaux sujets de recherche pour des scientifiques…

    Patrick Ledrappier :

    Nombre de mouvements et d'associations qui dénoncent les dangers de la vaccination tentent d'en convaincre nos élus et responsables politiques en leur présentant des études détaillées de ces dangers, comme s'il était nécessaire de les instruire à ce sujet. Pensez-vous que nos responsables politiques décisionnels (président de la République, Premier ministre et ministre de la Santé en l'espèce), ignorent quoi que ce soit de ces dangers ?

    Gérard Delépine :

    C'est eux qu'il faut interroger à ce sujet. Nous ne pouvons qu'émettre des hypothèses qui vont de la crédulité à la corruption et que nous détaillons dans un chapitre entier de notre livre et qui de plus viennent d'être l'objet d'un livre américain tout récent (The HPV Vaccine On Trial: Seeking Justice for a Generation; Mary Holland, M.A., J.D.; Kim Mack Rosenberg, J.D.; Eileen Iorio - Betraye Skyhorse Publishing paperback, also available as an ebook).

    Pour la crédulité milite le fait que les politiques vivent hors sol et sont globalement ignorants des problèmes techniques. Ils sont entourés de conseillers qui agissent le plus souvent comme des agents d'influence des puissances d'argent. L'exercice trop personnel du pouvoir qui nous gouverne actuellement crée une cour et l'ignorance des décideurs qui vivent dans le monde virtuel que leur décrivent les courtisans. Charlemagne et de Gaulle l'avaient bien compris et utilisaient les rapports d'émissaires personnels secrets pour disposer d'informations plus fiables. Mais il est tellement plus confortable de vivre dans une bulle dorée que de se confronter aux dures réalités de la vraie vie.

    Mais la corruption est également largement présente, même si on préfère parler de liens d'intérêts plus faciles à prouver : la quasi-totalité des experts officiels ont des liens d'intérêts forts avec les firmes pharmaceutiques dont ils évaluent les produits à tel point qu'ils n'hésitent pas à dire à estimer leur qualité d'expert aux nombres de relations financières qu'ils ont obtenues !

    Citons quelques-uns :

    Joseph Monsonego, infatigable propagandiste du Gardasil est un conseiller rémunéré de Sanofi Pasteur MSD, Merck, RocheDiagnostic, Genprobe and Genticeland.

    D. Floret, Président du Comité Technique des Vaccinations (CTV), exerce des activités régulières avec Sanofi Pasteur MSD [Gardasil] : investigateur pour CEMKA EVAL/GSK, Wyeth du groupe Pfizer, GSK Priorix, Bio-Mérieux. Il intervient en formation continue organisées par les industriels GSK, Sanofi Pasteur MSD, avec ACTIV (créée par des labos pour promouvoir les études en pathologie pédiatrique) et le Réseau d'Investigation Pédiatrique des Produits de Santé, où les médecins hospitaliers travaillent avec les membres du LEEM (syndicat de l'industrie pharmaceutique).

    B. Autran (CTV) défend constamment l'aluminium vaccinal. Frais de déplacement à plusieurs congrès pris en charge par GSK-Pfizer, Roche. Responsable d'une institution percevant 20% de son financement par « un industriel caritatif ». Co-investigatrice pour Sanofi Pasteur pour des essais de vaccination. Elle coordonne le réseau COREVAC10, et participe à Aviesan dont l'un des objectifs majeurs est de « lier la recherche académique à l'Industrie du vaccin ». Les recherches de Mme Autran sont notamment financées par la fondation Bettencourt, (principal actionnaire de Sanofi) via l'association ORVACS.

    Mme Siegrist (instigatrice et coordinatrice d'Infovac). Sa chaire de vaccinologie est largement financée par la fondation Mérieux et Sanofi. Son département a reçu un financement de Sanofi Pasteur, NasVax Ltd et DBV Technologies pour mener des recherches sur les adjuvants des vaccins et sur la séroépidémiologie des infections à pneumocoque. Ces intérêts ont été évalués comme financièrement importants.

     R. Cohen, investigateur principal, coordonnateur ou expérimentateur principal d'essais cliniques de vaccins pour PFIZER et GSK. Nombreuses invitations en qualité d'intervenant ou auditeur à des conférences pour PFIZER et GSK avec frais de déplacement et d'hébergement pris en charge par GSK. Versements substantiels au budget d'une institution dont il est responsable par GSK, PFIZER, S-PMSD, NOVARTIS.

     P. Begué, il fut président du comité technique des vaccinations pendant douze ans, jusqu'en 1997. Il est actuellement membre de l'Académie de médecine. En 2001, il a participé à des essais cliniques sur les vaccins pour SmithKline Beecham (aujourd'hui GSK), a collaboré à des livres sur les vaccins pour le compte du laboratoire en 1999. Il fut également membre du conseil scientifique du cercle de la vaccination « prévenir » financé par Pasteur-Mérieux-MSD, président de la journée de vaccinologie de Pasteur-Mérieux-MSD au Medec 97, signataire d'éditoriaux, d'articles et animateur de table ronde dans le cahier de SmithKline Beecham (aujourd'hui GSK) d'Impact médecin nº 366, sans oublier sa participation à de nombreuses conférences de presse des laboratoires.

    En France, comme dans de nombreux pays, lobbying et corruption incitent les politiques à exercer des pressions pour que les décisions des agences et commissions prises aillent dans le sens favorable au Gardasil et c'est souvent d'autant plus facile que dans certaines commissions siègent une majorité d'experts liés au laboratoire.

    Des fonctionnaires du ministère sont également liés aux firmes.

    Certains politiques bénéficient d'aides conséquentes lors de leur campagne électorale ; d'autres sont sensibles au chantage à la suppression ou à la promesse de création d'emplois, au bilan positif de la balance des comptes de la nation.

    Patrick Ledrappier :

    La corruption au sein du ministère de la Santé mise à jour par l'affaire Cahuzac, peut-elle expliquer cette hystérie vaccinale dont vous parlez ?

    Gérard Delépine :

    Sanofi Pasteur est intimement lié aux centres de décision de la République et cela a permis aux vaccins en général et au Gardasil en particulier de bénéficier de privilèges étonnants.

    Xavier Bertrand ministre de la Santé a facilité l'obtention de l'AMM de manière exceptionnellement rapide (9 mois entre le dépôt de la demande et l'obtention juin 2006), puis dans la foulée, en février 2007, alors qu'il sait qu'il va quitter le ministère de la Santé a annoncé que le vaccin Gardasil® sera remboursé à 65 % sans attendre l'avis de la commission de la transparence de la Haute Autorité de Santé pourtant réticente d'après son président d'alors Gilles Bouvenot.

    Un an plus tard, en octobre 2007, Roselyne Bachelot, nouvelle ministre de la Santé remet à Sanofi Pasteur le prix de la recherche pharmaceutique pour son vaccin Gardasil rappelant à cette occasion « ses douze années passées chez le laboratoire ICI (Information Coordination Incitations) », devenu ensuite Astra Zeneca, dont l'un des chercheurs a découvert le HPV qui a permis la création de ce vaccin.

    Le président Nicolas Sarkozy, a manifesté ses liens avec l'ancien Président du conseil d'administration de Sanofi Aventis J. F. Dehecq en le nommant Président du conseil d'orientation du fonds souverain « à la française », doté de 20 milliards d'€.

    François Hollande a été très fier d'annoncer le plan cancer dont l'un des buts déclarés « objectif prioritaire de santé » (instaurant ainsi une corruption des médecins que l'État achète de fait pour prescrire du Gardasil, via les primes de performance !) est de vacciner 80% des jeunes filles par le Gardasil. Une note de la DGS proposait même de vacciner dans les collèges les enfants sans demander l'accord des parents ! Il est vrai que madame M. C. Favrot, directrice adjointe de la DGS, très impliquée dans ce dossier avait pour gendre D. A. Gros, directeur de la stratégie de Sanofi fabriquant du vaccin. Ce lien d'intérêt n'était pas déclaré et aux interrogations du canard enchaîné le ministère a répondu « ce n'est pas important ! »

    Les liens de Sanofi avec l'Élysée transcendent les aléas politiques. Christian Lajoux, le PDG France de Sanofi, est récemment allé plaider la cause du Gardasil à l'Élysée auprès d'Emmanuel Macron. Depuis, le président de la République s'est inquiété que le vaccin ne soit "administré qu'à 30% des jeunes filles (c'est étonnant que ses collaborateurs n'aient pas pris le temps de vérifier les données, car le taux réel est proche de 18% !) et 8 députés ont inscrit une proposition de loin pour rendre la vaccination par Gardasil obligatoire (déposé le 27 juin 2018 une PROPOSITION DE LOI N° 1118).

    L'interview du docteur Dalbergue lors de la sortie de son livre Omerta dans les labos pharmaceutiques : confessions d'un médecin (éditions Flammarion) est très claire à propos de la corruption par les firmes pharmaceutiques : « Certains labos se sont fait piéger et ont dû payer des indemnités colossales aux États-Unis. Et étonnamment, en France, aucun laboratoire n'a été poursuivi exception faite de Servier. Aucun. » Comment l'expliquez-vous ? « C''est simple : par la collusion entre certains laboratoires et les pouvoirs publics. C'est une rumeur, mais tellement tenace : Sanofi alimenterait les caisses noires de l'Élysée et de certains partis. Prenez le cas Cahuzac, vous pensez vraiment que ce n'est que pour 600 000 € qu'on l'emmerderait ? Pour ce prix-là, les banquiers suisses n'assurent même pas le secret bancaire contre la pression exercée par un gouvernement qui souhaite des informations. Ils le font pour un minimum de 10 millions d'€. ». Alors vous êtes en train de dire qu'il y a beaucoup plus de collusions entre pouvoir public et laboratoires en France qu'aux États-Unis ? « Ah oui, c'est une certitude. Attention, je ne dis pas que les États-Unis sont le paradis de l'honnêteté et financière et intellectuelle. Il ne faut pas rêver non plus. Mais j'ai remarqué qu'outre-Atlantique, ces histoires obscures de collusions finissent toujours par sortir dans la presse notamment, et ça fait toujours très mal »

    Patrick Ledrappier :

    Gardasil, vos chiffres clés ?

    Gérard Delépine :

    100% d'augmentation de risque du cancer du col depuis la vaccination dans le groupe des 20-24 ans en Australie et en Suède et dans le groupe 25-29 ans en Grande-Bretagne

    Plus de 200 millions de doses de vaccin administrées

    La catastrophe Gardasil est en passe de devenir le plus gros scandale sanitaire de tous les temps !

     

      IBRE CONSENTEMENT ÉCLAIRÉ

     

     


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :