• L'empire de l'or rouge (Jean-Baptiste MALET)

     

    2017   288 p.  19 €

      Que mange-t-on quand on ouvre une boîte de concentré, verse du ketchup dans son assiette ou entame une pizza  ? Des tomates d’industrie. Transformées en usine, conditionnées en barils de concentré, elles circulent d’un continent à l’autre. Toute l’humanité en consomme, pourtant personne n’en a vu.
      Où, comment et par qui ces tomates sont-elles cultivées et récoltées  ?
      Durant deux ans, des confins de la Chine à l’Italie, de la Californie au Ghana, Jean-Baptiste Malet a mené une enquête inédite et originale. Il a rencontré traders, cueilleurs, entrepreneurs, paysans, généticiens, fabricants de machine, et même un «  général  »  chinois.
      Des ghettos où la main-d’œuvre des récoltes est engagée parmi les migrants aux conserveries qui coupent du concentré incomestible avec des additifs suspects, il a remonté une filière opaque et très lucrative, qui attise les convoitises  : les mafias s’intéressent aussi à la sauce tomate.
    L’Empire de l’or rouge nous raconte le capitalisme mondialisé. Il est le roman d’une marchandise universelle.

       Jean-Baptiste Malet est journaliste. Il a publié:

      - EN Amazonie : Infiltré dans le "meilleur des mondes" (Fayard, 2013),

    enquête consacrée à Amazon, lui a valu le Prix lycéen du livre d'économie et de sciences sociales 2014.

      "Pour bien comprendre la mondialisation des activités productives, rien ne vaut un exemple concret. C'est ce que nous offre le journaliste Jean-Baptiste Malet avec une superbe enquête sur les réseaux mondiaux... du concentré de tomates ! Ce marché de 10 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel est dominé, du côté de la demande, par le géant américain Heinz. On apprend que l'entreprise était la plus grande multinationale du pays en 1910. Elle avait mis en oeuvre le taylorisme avant Taylor et dépensait un énorme budget en publicité. C'est l'une des raisons pour lesquelles la première entreprise mondiale de production de concentré est la Morning Star Company américaine.

    Après les Etats-Unis, l'Italie est le deuxième pays client du concentré de tomates. En fait, tout est parti de là, raison pour laquelle on y trouve également des producteurs jouant un rôle mondial. Mais les Italiens ont fini par exporter leurs machines en Chine tout en achetant le produit fabriqué localement, faisant de la Chine à partir des années 1990 un acteur clé du marché mondial. Une partie du concentré de tomates italien provient ainsi de produits chinois retravaillés... Une bonne part de l'enquête est destinée à dévoiler la construction de cette filière chinoise peu connue.

    La fin du livre nous emmène en Afrique, nouvelle terre de conquête des Chinois. Jean-Baptiste Malet y montre des produits à la faible traçabilité contenant désormais 31 % seulement de concentré de tomates, le reste étant constitué d'amidon, de fibre de soja, de colorants, de dextrose (un liant puissant)… Au-delà d'une filière, c'est le portrait des acteurs clés de ce marché que nous offre ce livre d'économie concrète."        

        Christian Chavagneux 12/07/2017

       https://www.alternatives-economiques.fr//dix-ouvrages-a-emporter-bronzer-intelligen


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