• L’inquiétant recul du quotient intellectuel

    Commentaire. Le QI moyen de l’humanité baisse de façon inquiétante.
    Il a perdu 3,8 points en France entre 1999 et 2009. Dix ans c’est court.
    Bien évidement encore une fois on pointe du doigt les toxiques, pesticides et perturbateurs endocriniens.
    Tous ces produits pour lesquels l’industrie et les groupes de pression et autres lobbies se battent pour que la commission européenne ne les interdisent pas.

    Que dire de l’Angleterre où il a diminué de 14 points ? Ce chiffre veut dire passer de la capacité à faire des études supérieures à juste la possibilité d’avoir son BAC.
    A ce rythme nos enfants seront demi-débiles avant 50 ans.

    Comme ces produits sont largement répandus dans la nature et persistent très longtemps après leur interdiction (50 ans et plus après leur suppression, ils continuent à nous intoxiquer) nous sommes certains que ces perturbations ne vont pas s’arrêter et de loin.

    A se demander si on a pas déjà dépassé le point de non retour.

    Le chiffre des autistes explose depuis 20 ans, et ceux que l’on pensait passé à travers le flux des toxiques se retrouvent avec un cerveau endommagé à l’âge adulte.

    L’article reprend un film un peu simpliste «Idiocracy» où un homme d’une intelligence tout à fait classique, hiberné par erreur 500 ans, se retrouve à son réveil l’homme le plus intelligent de la planète. Ce film prend des aspects de réalité inquiétante.

    L’ARTICLE :

    Test - jpeg

    Les tests (ici l’un d’entre eux, appelé  « matrices progressives de Raven ») montrent qu’après avoir augmenté tout au long du vingtième siècle, le QI des Occidentaux est en régression depuis une quinzaine d’années. – DR

    Un nombre croissant d’études montrent un recul généralisé du QI moyen. Un phénomène multifactoriel, qui met notamment sur la sellette les perturbateurs endocriniens.
    De plus en plus d’études pointent la même inquiétante tendance : à peu près partout dans le monde occidental, le quotient intellectuel moyen de la population baisse dangereusement depuis une quinzaine d’années. Cette découverte est venue de l’analyse des résultats obtenus aux tests psychométriques par les jeunes conscrits. Toute l’Europe du Nord, en particulier, s’est révélée touchée.

    2060740_linquietant-recul-du-quotient-intellectuel-web-tete-0211739178110

      Luke Wilson dans une scène du film « Idiocracy », de Mike Judge – NANA PRODUCTIONS/SIPA

    En 2013, une étude parue dans la revue « Intelligence » et ayant consisté en une méta-analyse des mesures systématiques faites en Angleterre, pays du pionnier de la psychométrie Francis Galton, depuis 1884, montre que les Britanniques ont perdu en moyenne 14 points de QI depuis la Seconde Révolution industrielle. Plus troublant encore, contrairement à ce que pourrait faire croire l’avènement du numérique et des jeux vidéo, les temps de réaction à un stimulus ont augmenté : non seulement les sujets de Sa Gracieuse Majesté raisonnent moins bien que leurs ancêtres de l’ère victorienne, mais ils pensent aussi plus lentement !

      La France n’est pas mieux lotie que sa voisine d’outre-Manche. Une autre étude, elle aussi parue dans « Intelligence », a débouché sur un constat qui, s’il se vérifiait, serait à la fois stupéfiant et extrêmement alarmant : les Français auraient perdu en moyenne 3,8 points de QI entre 1999 et 2009, soit seulement une décennie !

    Cette baisse, amorcée au tournant des années 1990 et 2000, constitue un reflux dans la mesure où elle fait suite à une augmentation généralisée des QI moyens sous l’effet des progrès des conditions sanitaires et sociales tout au long du XXe siècle. Un effet établi en 1987 par un spécialiste néo-zélandais des recherches sur l’intelligence, James R. Flynn, et connu sous le nom d’« effet Flynn ». Le même James R. Flynn, aujourd’hui professeur émérite à l’université d’Otago de Dunedin en Nouvelle-Zélande, a été l’un des premiers à tirer la sonnette d’alarme en pointant du doigt le renversement de tendance.

    « Crétin des Alpes »
    « Nous sommes sortis d’un siècle de croissance rapide du QI moyen au cours duquel l’effet Flynn a joué à plein », constate le prospectiviste Laurent Alexandre, qui met ces années de croissance au crédit notamment de la diminution drastique des accidents obstétricaux entraînant une mauvaise oxygénation du cerveau et de la fin des carences en iode — élément chimique nécessaire au développement harmonieux du cerveau — dans les régions éloignées du littoral comme les Alpes. L’expression « crétin des Alpes » provient d’ailleurs des nombreux enfants de cette région condamnés au XIXe siècle au crétinisme faute d’avoir reçu dans leur alimentation suffisamment d’iode.
    Quant aux causes du retournement constaté ces quinze dernières années, elles sont multiples, et leur poids relatif dans le phénomène n’est pas aisé à déterminer. Difficile d’incriminer en bloc les systèmes éducatifs, puisque les pays touchés par cette baisse de QI en possèdent de très différents, certains de ces pays étant par ailleurs bien classés dans les études Pisa. Il en va de même pour un autre facteur régulièrement avancé, l’importance prise par le numérique chez les plus jeunes, puisque parmi les pays aux QI moyens le plus élevés figurent des pays d’Asie très technophiles.

    Palmarès

    Une des explications les plus politiquement incorrectes est que les personnes les plus instruites ont tendance à retarder le moment d’avoir un premier enfant, notamment pour pouvoir poursuivre leurs études, et en font donc moins que celles appartenant aux couches plus défavorisées de la population.
    « C’est ce que le grand biologiste Jacques Monod écrivait déjà en 1970 dans « Le Hasard et la Nécessité » », rappelle Laurent Alexandre, qui cite à l’appui de cette hypothèse une étude génétique menée sur plus de 100.000 Islandais nés entre 1910 et 1990 et parue en décembre 2016 dans la revue « PNAS ». « Cette étude a mis en évidence un ensemble de variants génétiques appelé PolyEDU, lequel est fortement corrélé avec un bon niveau d’études. Or cette analyse montre que ces « bons » variants sont soumis au fil des décennies à une accumulation croissante de mutations génétiques défavorables, du fait de l’absence de sélection naturelle » — en clair, le fait moralement bienvenu que les personnes dotées de faibles capacités cognitives ne sont pas naturellement éliminées au sein de nos sociétés.

    Le rôle de l’iode
    Ces facteurs dits « dysgéniques » ne sont évidemment pas les seuls à jouer. Un autre élément d’explication est la relative banalisation du haschisch, dont les études ont montré que, contrairement à d’autres drogues comme la cocaïne par exemple, sa prise répétée avait un impact négatif sur le cerveau (les gros consommateurs auraient en moyenne 8 points de QI de moins que les autres).
    Pour la physiologiste Barbara Demeneix, professeur au Museum national d’histoire naturelle et auteur l’an dernier du « Cerveau endommagé » (Odile Jacob), le principal responsable de cette déconfiture cérébrale est à chercher du côté des perturbateurs endocriniens, dont certains viennent déranger l’action bénéfique de l’iode. Celle-ci est en effet l’élément chimique qui permet à la glande thyroïdienne de produire l’hormone du même nom, laquelle joue un rôle crucial dans le développement du cerveau.
    Si on peut aujourd’hui trouver du sel iodé jusqu’au fin fond des Alpes, le problème de l’iode n’en est pas levé pour autant, ou plutôt il est redevenu subrepticement d’actualité ces dernières décennies. En effet, l’industrie chimique raffole des substances dites « halogénées », c’est-à-dire qui contiennent un halogène. Les halogènes sont une classe d’éléments chimiques extrêmement réactifs, qui se lient très facilement aux autres et sont donc pour cela prisés des chimistes. L’iode en est un. Mais les plus utilisés en chimie sont le chlore, que l’on trouve par exemple dans le PVC (ainsi que dans l’insecticide DDT, interdit depuis longtemps mais toujours présent dans l’environnement), le brome des retardateurs de flamme (agents ignifuges), le fluor des surfactants (agents émulsifiants).
    « Un grand nombre des molécules inventées par la chimie pour les besoins de l’industrie, parce qu’elles contiennent d’autres halogènes que l’iode, sont susceptibles d’interférer avec le système thyroïdien et de l’empêcher d’orchestrer harmonieusement le développement du cerveau », explique Barbara Demeneix qui se dit « particulièrement inquiète » des conséquences de ce phénomène sur les capacités cognitives de nos enfants et petits-enfants. La chercheuse appelle à l’avènement d’une « chimie alternative », sur le modèle des énergies alternatives poussées en avant pour le bien de l’environnement.

    Grenouille
    Yann Verdo

    http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/0211738901390-linquietant-recul-du-quotient-intellectuel-2060740.php

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n°151

     

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :