•  Le salon de l'agriculture 2017 est terminé. Le monde agricole est confronté à de multiples crises, rappelons-nous qu'il y a tout juste un an, des chercheurs, réunis dans l'IBPES, présentaient les résultats d'une vaste étude montrant la dépendance de l'agriculture mondiale aux animaux pollinisateurs. Le rapport expliquait aussi que ces espèces sont clairement en déclin et que leur protection devient vitale pour de nombreuses productions agricoles. Moralité : si vous aimez le chocolat, protégez les abeilles...

      http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-declin-pollinisateurs-menace-agriculture-mondiale-

    Article publié le 28 février 2016   Par Jean-Luc Goudet, Futura

    « Sans pollinisateurs, beaucoup d'entre nous ne pourraient plus déguster du café, du chocolat ou des pommes » résume Simon Potts, qui travaille à l'université de Reading, au Royaume-Uni. Comme d'autres, il fait partie de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, ou IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services). Ce réseau international de chercheurs, né en 2010 et officiellement créé en 2012 par 124 pays, est construit sur le modèle du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) et, comme son nom l'indique, chargé de faire le point sur la biodiversité mondiale. Il en est à sa quatrième réunion plénière, à Kuala Lumpur, en Malaisie, et à la publication de son premier rapport. Il se concrétise aujourd'hui par une évaluation du

    Les abeilles font face à de multiples dangers, d'origine humaine, comme les pesticides, ou naturels, comme le parasite Varroa destructor, dont on voit ici un individu juché sur la tête de l'insecte. © Gilles San Martin, Flickr, CC by-sa 2.0

    rôle de la pollinisation dans la production agricole à but alimentaire (Thematic Assessment of Pollinators, Pollination and Food Production).

    Les résultats de cette étude de deux années menée par 80 scientifiques peuvent se résumer en chiffres et en conseils pour protéger les animaux, insectes, bien sûr, mais aussi vertébrés, qui sont utiles à la reproduction des plantes à fleurs, sauvages ou cultivées. Le constat est double : la pollinisation naturelle (qui peut aussi passer par le vent) est cruciale ou importante pour les trois quarts de l'agriculture mondiale

     

    et, d'autre part, les espèces pollinisatrices sont un peu partout en déclin.

     

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    2017    254 p.   18 €

      Attac s’est associé à l’Institut de recherche critique en design Civic city pour publier son dernier livre, Notre monde à changer ! Ce bel ouvrage est le résultat d’une habile réinterprétation graphique, par Ruedi Baur et son équipe, des données économiques, analyses et propositions politiques portées par Attac.

      Les montants de l’évasion fiscale, la répartition des richesses et les inégalités dans le monde ou encore les conséquences des dérèglements climatique sont mis en images grâce à un système numérique de représentation de figurines créé par l’atelier Intégral Ruedi Baur en hommage au système Isotype développé en 1925 par le socio-économiste autrichien Otto Neurath et le graphiste allemand Gerd Arntz.

       Dans le cadre d’un projet graphique pour la Biennale d’Art Contemporain, Manifesta 11 qui s’est déroulée en 2016 à Zurich et qui avait pour thème « what people do for money  », l’atelier Intégral Ruedi Baur avait développé un système numérique de représentation de figurines. Celui-ci se voulait être un hommage au système Isotype développé en 1925 par le socio-économiste autrichien Otto Neurath et le graphiste allemand Gerd Arntz.
    Du design d’information qui avait pour objectif de rendre plus intelligible les statistiques en les sortant de leur abstraction. Cette Biennale terminée, se posait la question de la manière de donner une autre réalité politique à ces représentations humaines. Après discussion avec l’éditeur Lars Müller intéressé par la publication du projet, Ruedi et Vera Baur s’adressent à l’association Attac en leur proposant de concevoir avec eux un livre sur l’état économique, social, écologique et politique du monde. Ainsi a débuté une brève mais intense aventure de quelques mois dont le résultat se trouve dans Notre monde à changer ! Les données issues de diverses statistiques choisies comme les propositions politiques d’Attac furent réinterprétées graphiquement par Ruedi Baur et son équipe dans le cadre d’une collaboration fructueuse entre Attac et Civic city.

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  • Sources : ecowatch.com / projects.propublica.org / greenpeace.org / hesperian.org /
     

       Comment fait-on une jupe, un t-shirt ou un jeans pas cher ? C’est simple, on externalise les coûts de production ! C’est à dire qu’on reporte la charge des coûts sur un élément invisible : généralement l’environnement ou le travailleur. Derrière une mode peu coûteuse, on retrouve des enjeux majeurs des luttes sociales et environnementales. Difficile de réaliser tout ce qui peut se cacher derrière un simple T-shirt en coton…

    Pour nombre de consommateurs, il est agréable de se balader dans les rayonnages des magasins de vêtements, souvent riches en couleurs, de se laisser séduire par des vêtements dont on a pas toujours le besoin, de sentir l’odeur du textile neuf, de toucher et tester les nouvelles tendances, bercé par une musique corporate étudiée pour nous enthousiasmer… Difficile d’intellectualiser et rationaliser ses envies dans de telles conditions. Pourtant, sous les nuances de couleurs, il y a des nuances de vies.

    Industrialisation, consumérisme, mondialisation,… ils sont autant de parents de l’industrie du textile centrale dans nos existences autant que le logement et la nourriture. Contre tous les constats alarmants et critiques de la mondialisation, la demande en textile est pourtant de plus en plus effrénée. Des alternatives équitables et durables voient timidement le jour mais dépendent entièrement des choix des consommateurs pour perdurer. Et qu’est-ce qu’un bon consommateur si ce n’est un consomm’acteur informé et conscient ? Dès lors, prenons le temps de vulgariser quelques faits intéressants à travers 6 points clés qui questionnent l’industrie textile conventionnelle.

    1. Le coton est une plante chimiquement dépendante

    Le coton. C’est le composant le plus couramment utilisé dans le monde. On le retrouve dans près de 40% de nos vêtements. Bien qu’il ne représente que 2,4% de toutes les terres cultivées, il utilise à lui seul 12% de tous les pesticides et 25% des insecticides fabriqués dans le monde (Danish Fashion Institute). Un rapport astronomique dont l’impact écologique est profond. Une réalité très éloignée des yeux du consommateur étranglé par son pouvoir d’achat. Si une consommation modérée reste le plus efficace pour lutter contre cette réalité, il existe des labels qui garantissent un vêtement sans intrants chimiques.

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  •   Grain

    Alerte ! Avalanche transgénique au Mexique

    GRAIN | 26 November 2012 |

     

    Maïs traité avec des pesticides au Chiapas, Mexique (Photo : David Lauer)

    Maïs traité avec des pesticides au Chiapas, Mexique (Photo : David Lauer)

    L’Amérique latine subit, de la part des transnationales de l'agroalimentaire, une offensive d’une intensité extrême qui rappelle celle qui avait été vécue dans le cadre de la Révolution verte des années 1960 — la première —, ou lors du premier débarquement de transgéniques dans les années 1990. D’un bout à l’autre du continent américain, et sous différentes formes, l’invasion par les transgéniques menace la possibilité, pour des millions de paysans, de peuples indigènes et de consommateurs et consommatrices, de cultiver la terre et de s’alimenter. La liste inclut presque tous les pays et, pour ne mentionner que les cas les plus récents, commençons notre tour d’horizon dans le Sud avec le coup d’État parlementaire au Paraguay dont l'un des objectifs était d’obtenir l’autorisation de cultiver du maïs transgénique que le gouvernement tente en réalité déjà de mettre en œuvre. En Argentine, Monsanto veut construire la plus grande usine d’Amérique latine pour transformer le maïs transgénique ; il veut aussi modifier la loi sur les semences pour l’adapter à ses besoins. Dans la région andine, nous nous inquiétons des tentatives de rompre l’interdiction des OGM en Bolivie et en Équateur à l’aide d’arguments douteux. Au Costa Rica, la Comisión de Bioseguridad tente d’approuver un maïs transgénique. Ce n’est pas un hasard si presque partout, le maïs, notre maïs, est la principale cible de ces agressions. Il n’est pas fortuit non plus que le Mexique soit le foyer d’une des agressions les plus brutales.

    L’avalanche arrive

    Il se peut qu’avant la fin du mandat présidentiel de Felipe Calderón, ou dès le début de celui du nouveau président, Enrique Peña Nieto, on commence à cultiver du maïs transgénique à des fins commerciales sur plus de deux millions d’hectares du territoire mexicain, en commençant par les États de Sinaloa et de Tamaulipas ! C’est ce que documente, alarmé, le Groupe ETC :

    L’approbation des premières demandes des transnationales Monsanto et Pioneer (propriété de DuPont) pour planter du maïs à échelle commerciale au Mexique est à l’étude : un million quatre cent mille hectares dans le Sinaloa et plus d’un million d’hectares dans le Tamaulipas. Ce territoire est plus grand que tout l’État de Mexico, 17 fois plus grand que le district fédéral de Mexico et plus grand que le district fédéral et les États du Morelos, Tlaxcala, Colima et Aguascalientes réunis. Il est aussi bien plus grand que des dizaines de pays, comme le Salvador, le Koweït ou le Luxembourg.

    Ils veulent planter, sur plus de la moitié de ces terres, le même type de maïs transgénique (avec le gène Mon603) qui a produit le cancer chez des rats dans l’expérience menée par le docteur Séralini en France, dont les résultats ont été publiés en octobre 20121.

    S’il est approuvé, ce maïs d’irrigation, semé dans les mois à venir, se répandra à travers le Mexique au milieu de l’année prochaine. Il inondera les grandes villes — la région métropolitaine du District fédéral, Tijuana, Monterrey, Guadalajara — et d’autres villes de taille moyenne, en suivant les voies de distribution habituelles, exposant ainsi la population à de graves dangers. Ce maïs sera consommé directement dans des aliments comme les tortillas, les atoles, les tamals ou pozols ou indirectement dans d’innombrables aliments transformés qui en contiendront sous forme d’édulcorant, d'émulsifiant, d'agent de stabilisation ou d'excipient. Il sera très difficile d’en retracer l’origine2.

    Dans un premier document de soutien à la résistance contre cette agression, le Centro de Estudios para el Cambio en el Campo Mexicano (Ceccam, Centre d’études pour le changement dans la campagne mexicaine) insiste sur ce point en expliquant :

    Les sociétés de commercialisation comme Cargill et les entreprises industrielles comme Maseca, Minsa et ADM achètent le maïs aux agriculteurs. Cargill vend le maïs en grain pour la fabrication de la pâte3 aux moulins des villes, lesquels fournissent les fabricants de tortillas. Maseca et Minsa fabriquent de la farine de maïs qu’ils vendent aux fabricants de tortillas ; certains mélangent la farine avec de la pâte, d’autres utilisent seulement de la farine, par exemple ceux qui vendent leurs tortillas chez Walmart. Maseca et Minsa fabriquent aussi des tortillas et vendent de la farine de maïs au détail. ADM distribue le maïs en grains aux magasins Diconsa. Tous ces types de farine et de pâte sont préparés ou contaminés avec du maïs transgénique, car il n’y a aucun moyen de séparer le maïs transgénique de celui qui ne l’est pas.

    De plus, le gouvernement du Mexique s’est toujours opposé à l’étiquetage des produits transgéniques de sorte que très bientôt, nous mangerons tous et toutes du maïs transgénique sans le savoir4.

    Pourquoi une alerte rouge?

    Les communautés paysannes et indigènes, les habitants des quartiers de toutes les grandes villes et les organisations de la société civile sonnent une alerte rouge totale parce qu’ils considèrent qu’il s’agit d’une « contamination planifiée de manière tout à fait délibérée5 ». La superficie qui serait semée est si vaste que nous pouvons affirmer que c’est une véritable

    Milpa traditionnelle à flanc de montagne (Dessin : Rini Templeton)

    Milpa traditionnelle à flanc de montagne (Dessin : Rini Templeton)

    avalanche de maïs transgénique qui plane sur l’ensemble du pays, tant à la campagne, pour ce qui est des cultures, qu’à la ville, pour les gens qui consomment cette céréale.

    Nous parlons d’une alerte rouge environnementale parce qu’elle signifiera l’érosion de l’immense variété des semences natives de maïs dans leur centre d’origine, centre qui dépasse largement la région mésoaméricaine. Les agences gouvernementales ont parlé de l’existence de « centres d’origine et de diversification du maïs » au Mexique (décrétant ainsi l’existence de régions où l’on pourrait semer n'importe quoi parce qu’elles « ne sont pas des centres d’origine ») ; mais les communautés et les organisations de la société civile insistent, avec des chercheurs et des experts de plusieurs régions du monde, sur le fait que :

    La contamination est un sujet qui concerne le monde entier parce que le maïs est l'une de nos cultures alimentaires les plus importantes, et le Mexique un réservoir de sa diversité génétique, diversité dont nous dépendons tous et toutes. Les changements envisagés aujourd’hui depuis la politique pourraient faire jouer au gouvernement mexicain le tragique rôle historique d’avoir permis la destruction d’une ressource essentielle pour l’avenir mondial de la sécurité alimentaire et celui d’avoir mis en danger l’héritage le plus précieux des peuples indigènes et paysans du Mexique6.

    Cette lettre a été publiée en 2003, peu de temps après que des centaines de communautés et d’organisations eurent démontré, de manière autonome, qu’il y avait déjà des foyers de contamination transgénique des variétés natives de maïs dans plusieurs États de la République.

    De mars à mai 2009, plus de 762 organisations de 56 pays et des milliers de personnes ont signé une nouvelle lettre adressée au peuple du Mexique, au gouvernement mexicain, à la FAO, à la Convention sur la diversité biologique et à la Commission du développement durable des Nations Unies. Ils y dénonçaient le fait que le gouvernement mexicain mette fin au moratoire sur le maïs transgénique en vigueur depuis la fin de 1998 et le début de 1999 et prépare le terrain pour la plantation commerciale aujourd’hui sur le point d’être adoptée.

    Dans cette lettre conjointe avec la Red en Defensa del Maíz (réseau de défense du maïs) — un regroupement pour la défense du maïs formé par plus de mille communautés de 22 États de la république mexicaine — les signataires ont insisté :

    Le Mexique est un centre d’origine et de diversité du maïs. Il existe plus de 59 races reconnues et de milliers de variétés qui seraient irrémédiablement contaminées.

    Ce sont les peuples indigènes et paysans qui ont créé et maintenu ce trésor génétique du maïs, l'une des principales cultures dont dépend l’alimentation humaine et animale sur la planète.

    Le maïs est l’aliment de base de la population mexicaine. On n’a jamais évalué les effets de sa consommation quotidienne et massive comme c’est le cas ici. Des études scientifiques sur une consommation bien moins importante montrent que les transgéniques provoquent des allergies et d’autres effets sur la santé humaine et animale7.

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  • CAC 40 : augmentation record des dividendes en 2016 avec 56 milliards d’euros

    par Olivier Petitjean 30 janvier 2017

       http://www.bastamag.net/CAC40-augmentation-record-des-dividendes-en-2016

    Les entreprises du CAC40 ont distribué 56 milliards d’euros en dividendes et rachats d’actions en 2016. Un niveau record depuis la crise financière de 2008 [1]. Ce sont 13 milliards de plus qui ont été versés aux actionnaires comparé à 2015 (43 milliards d’euros). En moyenne, les grandes entreprises françaises ont ainsi redistribué 57 % de de leurs bénéfices aux actionnaires, contre 51 % en 2015.

    Trois entreprises représentent à elles seules les deux tiers de ce montant : Sanofi et Total, les deux principales capitalisations boursières françaises, ainsi que Vivendi. Le groupe de médias et de divertissement a reversé en tout 9,6 milliards, dont 3,8 milliards de dividende exceptionnel ! Dans le cas de Vivendi, ces chiffres sont le résultat de l’arrivée de Vincent Bolloré, qui a puisé dans la trésorerie de Vivendi pour accroître les dividendes versés aux actionnaires – dont lui-même – ou acquérir des participations ailleurs [2].

    Le groupe Sanofi (6,7 milliards de dividendes en 2016) est de son côté exposé à des affaires de sécurité sanitaire, comme celle de la Dépakine et de ses effets secondaires sur les femmes enceinte et leurs bébés, comme le rappelle Novethic,(http://www.novethic.fr/isr-et-rse/actualite-de-la-rse/isr-rse/cac-40-inquietude-autour-de-dividendes-records-en-2016). Ces affaires pourraient lui coûter plusieurs dizaines de milliards d’euros pour indemniser les victimes (lire cet article de l’Observatoire des multinationales: http://multinationales.org/Sanofi-et-sa-Depakine-vises-par-la-premiere-action-de-groupe-en-France-dans-le).

    Pour le pétrolier Total (5,9 milliards), les dividendes distribués chaque année constituent un pari sur sa capacité à extraire du pétrole et de gaz malgré leur rôle dans la crise climatique. C’est également autant d’argent qui ne sera pas consacré à une véritable transformation du modèle de Total pour répondre aux exigences de la transition énergétique (sur ce sujet, voir notre récent rapport Total : une stratégie climat en trompe-l’œil).

    Deux fois plus de dividendes que d’investissement

    Plusieurs observateurs ont souligné les risques intrinsèques à l’explosion des dividendes au détriment notamment des investissements, qui assurent la pérennité à long terme des firmes. Selon les calculs de Christian Chavagneux pour Alternatives économiques (http://www.alternatives-economiques.fr/plus-de-dividendes-dinvestissements), les entreprises non financières françaises ont distribué en 2016 deux fois plus de dividendes qu’elles n’ont consacrées à l’investissement – une proportion inversée par rapport aux années 1980. Contrairement à un argument parfois invoqué, ces dividendes ne contribuent que très modérément à entretenir la prospérité de l’économie et de la société française dans son ensemble, au vu de la faible taxation du capital et du fait que plus de 50 % des actionnaires du CAC40 sont étrangers.

    La hausse ininterrompue des dividendes illustre donc une nouvelle fois la manière dont les entreprises sont de plus en plus gérées uniquement dans l’intérêt immédiat de leurs actionnaires, au détriment de leur stratégie industrielle et de leurs travailleurs. Sans oublier la question de la prise en compte des coûts sociaux et environnementaux de leurs activités, qu’illustrent chacun à leur manière les exemples de Total et Sanofi.

    Si, comme le rappelle Libération, les investissements et la part des salaires sont eux aussi repartis à la hausse, les profits générés par les entreprises restent très majoritairement consacrés à la rémunération du capital et des actionnaires. Malgré leurs discours sur le besoin d’investir sur le long terme, les fonds financiers comme BlackRock continuent à prioriser la distribution de dividendes. Plusieurs entreprises, dont EDF, doivent même s’endetter sur les marchés pour distribuer des dividendes, dont le premier bénéficiaire est en l’occurrence l’État actionnaire...

    Olivier Petitjean

    Notes

    [1Le record historique de distributions de dividendes par les sociétés du CAC40 s’établit à 57,1 milliards d’euros. C’était en 2007, juste avant la crise financière globale.

    [2Lire les articles de Libération ici (http://www.liberation.fr/futurs/2016/03/09/bollore-prend-ses-ponctions-chez-vivendi) et là:(http://www.liberation.fr/futurs/2016/06/07/bollore-et-les-25-milliards-d-euros-que-ne-verront-jamais-les-salaries-de-canal_)


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  • Sources : Varmatin.com / 20minutes.fr / TheGuardian.com / BBC.com

         Marque irlandaise de vêtements bien connue des fashionistas adeptes de tenues tendance et bon marché, Primark est devenu le symbole d’une fast-fashion qui accumule les excès. Avec un dixième magasin en France ouvert récemment à Évry, l’enseigne attire des clients séduits par ses très bas prix, mais aussi des médias qui ont tôt fait d’aller voir ce qui se cache derrière. Primark intrigue, et à raison : depuis quelques mois maintenant, des témoignages de plusieurs dizaines d’employés et anciens salariés ont émergé sur la toile, révélant une réalité peu glamour, bien éloignée de l’image branchée et décontracte de la marque… 

    En France : différentes boutiques, même son de cloche

    À l’origine du low-cost. Apparus sur la toile l’été dernier, différents témoignages recueillis auprès d’anciens employés de Primark révèle des conditions de travail accablantes. Relayée par différents médias, l’histoire de Sophie Duray (http://www.varmatin.com/faits-de-societe/pourquoi-une-ex-de-primark-saisit-les-prudhommes-52123), une ancienne employée de la boutique Primark de La Valette, dans le Var, avait suscité l’attention. Embauchée en mars 2016, la femme d’une soixantaine d’année avait saisi les prud’hommes après avoir été licenciée pendant sa période d’essai, sans justification apparente. Une décision arbitraire prise par les dirigeants du magasin, qui sont soupçonnés d’avoir exploité une main d’œuvre délibérément flouée, à qui l’on faisait miroiter des contrats longue durée censés perdurer au-delà de l’ouverture.

                                                              Image : Gerard Stolk / Flickr

    Mais le cas de Sophie Duray avait également marqué les esprits de par la description qui avait alors été faite des conditions de travail en vigueur dans les boutiques de l’enseigne : tâches répétitives et physiquement éreintantes, inadéquations entre la fiche de poste et les missions réellement attribuées, interdictions formelles de boire ou de se rendre aux toilettes… Autant d’absurdités qui témoignent d’une entreprise carnassière, et qui ont par la suite été confirmées par les employés d’autres magasins. Ouvert en octobre 2015, le Primark de Lyon Part-Dieu a lui aussi semble-t-il été déserté par des salariés au bord de l’épuisement. Et ce n’est ici que la partie émergée de l’iceberg quand on ose imaginer la condition de ceux qui produisent les vêtements.

    Des témoignages qui font froid dans le dos

    Sur la page Facebook « Primark La Valette — des employés scandalisés », les témoignages anonymes fleurissent depuis avril dernier, époque à laquelle plusieurs salariés ayant travaillé en amont de l’ouverture du magasin ont été remerciés à la suite de celle-ci, sous prétexte de ne pas correspondre aux standards de la marque

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  • Aujourd'hui, on va rigoler un peu. (28/12/2016)

    Je vais vous parler des combines hallucinantes des industriels de "l'alimentaire" pour nous faire avaler de la m.... (au sens propre, parfois, vous allez voir !!). 

    Bon, d’accord, vous allez rire jaune. Mais heureusement, ce sont des produits que vous devriez de toute façon ne jamais consommer !

    80 % des produits alimentaires de votre supermarché sont faits à partir de plantes bourrées de pesticides… à partir d’animaux élevés dans des conditions exécrables… et sont ensuite trafiqués dans tous les sens, avec l’ajout d’additifs chimiques potentiellement dangereux.

    Et ça… c’est quand « tout va bien » !

    Dans un livre explosif, intitulé Mais vous êtes fou d’avaler ça (chroniqué dans ce blog), un ingénieur qui a travaillé des années dans l’industrie agro-alimentaire fait des révélations stupéfiantes sur l’envers du décor…. Et ce qu’il y a réellement dans votre assiette.

    Vous avez le cœur bien accroché ? Alors c’est parti :

    Des crottes de rat dans votre paprika !

    Et ça commence fort. Voici l’une des affaires les plus choquantes racontée par cet ingénieur :

    « On a un problème, m’annonça mon boss d’une mine déconfite un matin à mon arrivée au bureau. On s’est fait enfler par un Indien sur un lot de piment »
    100 tonnes de piment qui ont été mal stockés. Les rats et les souris s’en sont données à cœur joie. En plus de quelques cadavres de rongeurs desséchés, on a retrouvé des poils et des crottes un peu partout, une véritable catastrophe.
    La marchandise est pleine de crottes de rat. Et maintenant on a 100 tonnes de cette merde sur les bras. »

    Là, vous vous dites sans doute qu’ils n’ont pas d’autre choix que de tout détruire, n’est-ce pas ?

    Mais non, pas du tout : ce serait très mal connaître l’industrie agro-alimentaire !

    « Tu crois qu’on te paie pour baisser les bras au moindre problème, me dit mon boss. Il me faut une solution. Hors de question de jeter 80 000 euros de came. »

    Et que croyez-vous qu’il arriva ? Ils ont fini par trouver une « solution ».

    D’abord, ils ont renommé la chose. « Crotte de rat », cela ne fait pas bonne impression sur une liste d’ingrédients. Ils l’ont donc appelé officiellement « matière étrangère ».

    Et ça tombe bien, car les industriels ont droit à 0,5 % de « matière étrangère » dans les produits comme le piment !

    Ensuite, ils ont fait subir au piment un « traitement thermique » de choc, pour tuer les bactéries dangereuses. Mieux vaut éviter l’empoisonnement d’un client, ce ne serait pas bon pour l’image de marque de l’entreprise.

    Puis, ils ont broyé le tout, le plus fin possible… pour que personne ne puisse faire la différence à l’œil nu entre les minuscules particules de crottes ou de poils et la poudre de paprika.

    Et enfin, ils ont mélangé tout cela à d’autre lots « propres » pour que, en cas de contrôle, la fameuse « matière étrangère » ne dépasse pas les 0,5 %.

    Et le tour est joué ! Avec cette terrible conclusion :

    « J’aimerais vous dire que cette opération de « nettoyage » est un cas isolé, mais il nous est arrivé à de très nombreuses reprises de recevoir des lots d’épices de Turquie ou d’Egypte contenant des fientes d’oiseaux, du poivre d’Inde ou de Chine avec ces mêmes crottes de rat et de souris, des mégots de cigarettes et divers déchets. »

    Cela vous étonne ? Alors vous n’êtes pas au bout de vos surprises :

    Du miel fabriqué en usine… sans la moindre abeille !

    Ces dernières années, plusieurs enquêtes ont montré que 10 à 30 % des pots de miel commercialisés sont gravement trafiqués.

    La plupart viennent de Chine… et il se trouve que notre ingénieur connaît sur le bout des doigts les « techniques » chinoises :

    « Au début, ils ont commencé à couper le miel avec un peu d’eau. Le miel étant un antibiotique naturel, il peut contenir jusqu’à 18 % d’eau sans s’altérer.
    Mais certains, trop gourmands, ont eu la main lourde sur le robinet et des lots de miel ont commencé à fermenter lors du transport. La solution a été d’ajouter une bonne dose d’antibiotiques de synthèse. »

    Heureusement, ce pot aux roses a été découvert, et le miel chinois a été banni d’Europe en 2002.

    Mais cela n’a pas duré longtemps. Dès 2004, les importations de miel ont repris, avec de nouveaux « tours de magie » :

    « Nos amis chinois ont alors ajouté discrètement des « sucres exogènes ». Ils ont commencé par ajouter le sucre industriel le moins cher, du sirop de glucose liquide.»

    Mais pour ne pas se faire « attraper » en cas de contrôle, il leur fallait garder la proportion naturelle de fructose et de glucose dans le miel (40 % contre 30 %). Ils ont donc ajouté du fructose liquide de céréales.

    Et bientôt, le miel n’a plus rien eu de naturel : « il n’était en réalité qu’un assemblage artificiel de sirops de glucose et de fructose industriels, coloré avec du caramel, le tout subtilement aromatisé ».

    Problème : comme il n’y avait plus un gramme de vrai miel… les analyses ont révélé que ces miels ne contenaient pas de pollen.

    Qu’à cela ne tienne : les Chinois ont alors décidé d’ajouter un peu de pollen à leur mélange de sucres et d’arômes artificiels… Et on trouve ce « miel » aujourd’hui dans nos supermarchés :

    « Aujourd’hui, certaines sociétés chinoises, mais pas seulement, fabriquent un « miel » comme n’importe quel produit industriel. C’est pratiquement indétectable si la fraude et faite intelligemment, c’est-à-dire en respectant les ratios glucose/fructose naturels, en ajoutant la bonne dose du bon pollen, le bon colorant et le bon arôme.
    Ce n’est pas 10 % de la fraude, mais bien davantage en réalité, croyez-moi ».

    Il faut dire que, pour un industriel, le miel chinois a tout pour plaire : grosses quantités, petits prix… et une production stable, qui ne dépend ni de la météo… ni même des abeilles, dont le nombre se réduit d’ailleurs comme peau de chagrin en Chine.

    Ah, et au cas où vous vous diriez qu’il suffit d’éviter le miel chinois, sachez qu’il n’est jamais mentionné tel quel ! Il se cache sous des termes vagues comme « hors Union européenne ».

    Faites bien attention, donc, au miel que vous mettez dans votre thé. Et à propos de thé :

    Des thés bourrés de pesticides… y compris du thé bio !

    Comme le raconte notre ingénieur, même le thé bio industriel peut être frelaté :

    « On a un problème avec le thé bio au citron, m’annonça mon boss. On a retrouvé de l’imazalil, du thiabendazole, du pyriméthanil et du carbendazime dans les derniers lots fabriqués.
    On a 50 000 boîtes de sachets qui posent problème (…) Ils ne peuvent pas tomber du ciel ces pesticides !»

    Non, pas du ciel… Après enquête, ils ont découvert que ces pesticides venaient des arômes de citron ajoutés au thé.

    La raison est simple : les arômes naturels sont produits avec des méthodes qui concentrent les molécules aromatiques… mais qui concentrent aussi les polluants !

    Résultat : « des citrons conventionnels ont de grandes chances de donner un extrait de citron parfaitement « naturel » mais pourri en pesticides, fongicides et autres molécules de traitement des cultures ».

    Évidemment, notre industriel s’est bien gardé de jeter ces 50 000 boîtes de thé bio remplis de pesticides. Il les a écoulées, « comme si ce rien n’était ».

    Attention : ce n’est pas une raison d’éviter le thé bio, car le thé conventionnel est bien pire !

    Voyez plutôt cette autre histoire hallucinante, qui commence au bureau :

    « – Tu n’as pas l’air dans ton assiette, Dany ? Un truc qui cloche ?
    – C’est à cause des pesticides. J’ai 300 tonnes de thé vert de Chine en stock et c’est pourri en pesticides, des doses à tuer un cheval.
    – Et alors ? C’est pas nouveau, dis-je, surpris qu’il s’inquiète pour si peu. On a toujours trouvé plein de pesticides dans les thés chinois, largement au-dessus des normes en général, tout le monde le sait et personne n’a jamais rien trouvé à redire.»

    Sauf que cette fois, c’est différent.

    Car c’est la brigade de détection des fraudes elle-même qui a découvert cette surdose de pesticides. « Si on doit détruire 300 tonnes de came, je vais me faire lourder », s’inquiétait donc Dany.

    Mais, à la surprise générale, Dany apprendra quelques jours plus tard que les Fraudes l’autorisent finalement à mettre ce thé toxique sur le marché !

    « J’ai reçu un coup de téléphone de l’inspecteur hier soir qui m’a dit qu’on pouvait y aller… mais qu’ils ne feraient pas d’écrit. Il ne veut pas nous autoriser officiellement à vendre un produit hors normes, mais ils fermeront les yeux ».

    Par quelle magie ? Notre ingénieur l’apprendra de la bouche même de l’inspecteur qui a pris cette décision ahurissante :

    « Sur le ton de la confidence, il me dit que tous les importateurs de thé vert de Chine avaient été contrôlés en France et partout ailleurs en Europe, et que, bien entendu, le niveau de pesticides était trop élevé chez tout le monde
    L’information était remontée aux plus hautes instances des États et il avait été décidé qu’il était urgent… de ne rien faire. Surtout ne pas fâcher la Chine, pour qu’elle continue à nous acheter quelques avions et ne bloque pas le vin français, les voitures allemandes, ou l’edam de Hollande à ses frontières. »

    Voilà une bonne raison de boire du thé bio… sans arôme ajouté… et sans miel industriel !

    Mais aussi d’éviter autant que possible les aliments « transformés » ou « cuisinés »… Car vous ne pouvez jamais savoir ce qu’ils contiennent réellement !

    Comment ils vous refourguent des champignons… bleu vif !

    Un beau matin, notre ingénieur doit trouver une solution pour écouler des champignons de Paris surgelés, venus de Chine.

    C’est un vrai défi, car il se trouve que ces champignons sont… bleus vif !

    Personne n’accepterait donc de les acheter comme cela, surtout qu’on ne sait pas s’ils sont dangereux. C’est d’ailleurs la principale inquiétude de notre ingénieur :

    « – On ne sait pas quel produit a donné cette couleur, fis-je remarquer.
    – Qu’est-ce que ça peut foutre ? s’exclama mon boss, comme si je venais de dire une grossièreté. Je ne te demande pas de les bouffer ces champignons, juste de les vendre !
    – Mais, si c’était dangereux ? 
    – Regarde les analyses dans le dossier, elles sont parfaites.
    – Oui, j’ai bien vu, mais ce ne sont que des analyses de routine, personne n’a vraiment recherché ce qui clochait, insistai-je.
    – Et alors ? S’il y a un problème, ce sera pour le fabricant et l’importateur. On n’est qu’un simple intermédiaire. Je me fous de tes états d’âme, je te demande simplement un moyen pour faire disparaître cette coloration afin qu’on puisse les vendre.»

    Notre ingénieur se gratte alors la tête. Ce que lui demande son patron est d’autant plus difficile qu’il n’est pas possible de les cuire. La raison ? « Les Chinois ont gavé les champignons de flotte. Si on les fait frire, ils vont se ratatiner et on va trop perdre en poids ».

    C’est lors qu’il a une idée de génie : pourquoi ne pas les enrober à froid, avec une espèce de panure ? Triomphe de son patron :

    « Comme ça, on ne verra plus du tout la couleur et on garde toute l’eau à l’intérieur, commenta mon boss avec un léger rictus trahissant une profonde joie intérieure. »

    Le marché était conclu le lendemain. Et évidemment, cette habile « manip » n’a pas manqué d’être réutilisée par la suite :

    « J’ai croisé assez régulièrement des lots de champignons qui avaient tourné à la suite d’une panne de compresseur frigorifique, étaient oxydés, plus marron que blancs, voire totalement noircis. C’est également arrivé avec d’autres légumes, chou-fleur, brocolis ou poivrons, par exemple. Dans ce cas, l’enrobage à froid reste la meilleure solution que nous avons trouvée. »

    Le livre de Christophe Brusset est truffé d’histoires de ce type… à ne plus jamais vous faire remettre les pieds dans un supermarché.

    En voici deux derniers exemples, pour la route :

    Yaourt Frankenstein, confiture de fraises sans fraise…

    Pour faire baisser le coût de production du yaourt, une solution fréquente est d’y ajouter de l’eau, de la gélatine et des amidons modifiés… puis d’appeler ça « préparation laitière ».

    Le seul problème est que si l’on met trop d’eau, le produit se conserve moins bien. Heureusement, l’industrie a une solution : elle rajoute des sulfites !

    Les sulfites ont l’avantage d’être antifongiques et anti-levures…. Mais peuvent rendre malade ceux qui y sont allergiques ou intolérants !

    Autre exemple : vous voyez les confitures de fraise qu’on vous sert dans certains hôtels au petit-déjeuner, dans de petites coupelles en plastiques ?

    Bon, eh bien elles ne contiennent pas la moindre fraise :

    « La recette : sirop de fructose et de glucose (avec la même proportion qu’on retrouve dans le fruit, en cas d’analyse), eau, jus concentré de fruits rouges (pour la couleur), petites graines de fraise dont se débarrassent les fabricants de jus (pour faire authentique), pectine

    Je pourrais multiplier les exemples, mais le plus important est de prendre conscience de l’incroyable danger venant de l’accumulation de tous les ingrédients toxiques.

    Après avoir parlé des jambons roses bourrés d’additifs, notre ingénieur explique :

    « Imaginez la dose d’additifs qu’ingurgite le consommateur de mon croque-monsieur s’il l’accompagne d’un verre de soda light (acide citrique, sulfate de magnésium, lactate de calcium, chlorure de calcium, sorbate de potassium, gomme d’acacia, esters glycériques de résine de bois, acésulfame) de carottes râpées d’une marque française qui fleure bon le terroir (acide citrique, disulfite de potassium, gomme de guar, gomme xanthane, gomme tara, sorbate de potassium) et d’un yaourt aux fruits à la marque d’un distributeur (amidon modifié, pectine, citrate de sodium, sorbate de potassium).»

    Et le pire, c’est que les pièges ne viennent pas que des supermarchés.

    La plupart des boulangers ajoutent du gluten sec à la fabrication de leur pain, ainsi que des « améliorants » pour qu’il soit toujours plus brillant et gonflé.

    Les vendeurs de glace vous proposent presque toujours des produits bourrés de colorants et additifs toxiques … et gonflés avec 50 % d’air !

    Et ainsi de suite…

    Que faire dans cette jungle alimentaire ??

    C’est la jungle, il n’y a pas d’autre mot.

    Tout récemment, on a retrouvé des métaux lourds dans les pots pour bébé. On a aussi réalisé que certains emballages alimentaires donnent le cancer. [1]

    Et n’oublions pas que les supermarchés sont également remplis d’aliments pleins de sucre, à éviter de toute façon, même s’ils sont « bio » et « naturels » : galettes de riz soufflé, gâteaux industriels, céréales sucrées du petit-déjeuner, etc.

    C’est bien simple : nous sommes cernés par la malbouffe !!!

    Heureusement, il existe une solution, et elle est très simple. En fait, tout se résume à un choix entre le temps et l’argent.

    Si vous avez le temps : n’achetez que des produits entiers (fruits, légumes, etc.) et cuisinez !

    Faites-vous-même votre pain, votre houmous, vos soupes, vos glaces, vos bouillons etc. Privilégiez évidemment la production locale et « raisonnée », bio si possible.

    Cela prend évidemment beaucoup plus de temps de tout faire soi-même, mais quel plaisir de faire soi-même de bons petits plats et de les déguster ! Tout en préservant son portefeuille !

    Si vous n’avez pas la chance d’avoir le temps, alors vous n’avez pas le choix : vous devez dépenser plus d’argent pour vous nourrir correctement. Et économiser sur d’autres dépenses.

    C’est ennuyeux, je sais, mais il n’y a pas de miracle : si les produits alimentaires sont aussi bon marché aujourd’hui, c’est qu’ils sont fabriqués dans des conditions invraisemblables.

    Voici donc quelques règles simples à respecter si vous achetez des produits industriels :

    • Fuyez les premiers prix, c’est généralement ce qu’on fait de pire. Évitez les promotions étonnantes, car les bonnes affaires dans l’alimentaire n’existent pas. Et si vous avez à choisir entre une grande marque et une marque « distributeur » (Carrefour, etc.), choisissez la grande marque, elle sera toujours de meilleure qualité ;
    • Vérifiez bien la liste d’ingrédients : elle doit être aussi courte que possible et avec le moins d’additifs (colorants, conservateurs, aluminium, etc..) ;
    • Privilégiez le bio, évidemment. Le bio « industriel » n’est pas toujours parfait, mais c’est tout de même une excellente garantie pour éviter les produits chimiques. Et il y a des produits bourrés d’additifs, comme les bouillons, qu’il est hors de question d’acheter non bio.
    • N’achetez jamais de poudres et purées, car les industriels peuvent facilement masquer les « défauts » des aliments utilisés au départ. Choisissez donc votre poivre en grain plutôt qu’en poudre, des pommes entières plutôt qu’en compote. Et votre paprika en poudre, achetez le bio !
    • Surveillez les origines en choisissant le local et le national en priorité. Mais attention aux « faux amis » : les « Cèpes de Bordeaux » sont une espèce, pas une origine géographique… et peuvent donc venir directement de Chine !

    Peut-être saviez-vous déjà tout cela, vous qui vous intéressez de près à la santé.

    Mais pensons également aux autres, à ceux qui ne sont pas aussi bien informés. Si vous avez une minute et que vous avez trouvé cette lettre instructive, n’hésitez pas à la transférer et à la partager autant que possible.

    Car c’est par nos choix, par nos décisions individuelles que nous réussirons à lutter contre l’omniprésence de la malbouffe.

    À mon avis, tant qu’il y aura des gens prêts à avaler de la « m… » à moindre prix, il y aura toujours des industriels pour la fabriquer.

    Mais si nous changeons nos habitudes, si nous sommes prêts à dépenser un peu plus de temps et d’argent pour privilégier les petits producteurs locaux ou les produits bio de qualité, tout peut changer !

    Je compte sur vous et vous souhaite une…

    Bonne santé !

    Xavier Bazin

      Source :

    [1] Emballages alimentaires : faites le bon choix. Marie-Céline Jacquier. La Nutrition. Avril 2016


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  •                                                             2013    250 p.   22 €  

       La course aux minerais indispensables à la mise en oeuvre économique et industrielle des innovations scientifiques et technologiques est révélatrice des conflits politiques et armés à travers le monde et tout spécialement en Afrique.

      La conquête des minerais technologiques est ainsi au coeur de nombreux conflits qui se déroulent sur ce continent. L’analyse démontre que derrière cette apparence se joue une compétition internationale et nationale pour le contrôle des minerais stratégiques. Ainsi, elle démontre que de l’Afrique du Sud au Sahara occidental, en passant par le Zimbabwe, la Namibie, le Congo, le Niger, les zones de tensions et de conflits se confondent bien souvent avec les ceintures minières dotées, notamment, de coltan, tantale et niobium, de terres rares, de platine, de germanium, de béryllium, indispensables aux filières de pointe.

      Aussi démontre-t-elle que le déclenchement, la poursuite et l’intensité des affrontements varient en fonction des demandes internationales en matériaux des nouvelles technologies.

        Apoli Bertrand Kameni est docteur en sciences politiques de l’université de Strasbourg. Il est chargé d’enseignement à l’Institut catholique de Paris, à l’Institut d’études politiques (Lyon et Toulouse), ainsi qu’à l’Institut supérieur d’administration et de management de l’université de Lorraine à Nancy. Lauréat de la 15e édition du Prix Le Monde de la Recherche universitaire.

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  •  
     
    2015  152 p.  10 €
     
       Bernard Madoff, Jérôme Kerviel, Kweku Adoboli, ces trois noms sont associés à des fraudes financières de grande ampleur. Ces « affaires », jugées et très médiatisées, ne sont que la face visible d'un système qui encourage plus ou moins ouvertement des cadres de la banque à jouer avec les règles et à les transgresser. 
      Relativement peu évoquée en France et en Europe, cette criminalité en col blanc a pourtant joué un rôle prépondérant dans l'avènement de plusieurs crises financières, qu'il s'agisse de la crise des Savings and Loans dans les années 1980 ou de celle, plus récente, des subprimes, avec les conséquences catastrophiques que l'on sait sur toutes les économies du globe.
      Inventeur du concept de « fraude patronale », William K. Black s'associe à Aurore Lalucq pour décrire les mécanismes de mise en place de la fraude, qui vont de la vente de produits frauduleux aux incitations perverses qui permettent aux courtiers d'améliorer leurs rémunérations.
      Enseigner ces mécanismes, donner aux régulateurs les moyens de faire leur travail, mettre en place des systèmes de lutte contre les conflits d'intérêts, protéger les lanceurs d'alerte sont autant de lignes directrices des réformes à envisager afin d'assainir la situation et de prévenir le développement de la fraude, et donc l'éclatement de nouvelles crises financières.   

    Aurore Lalucq est co-directrice de l’Institut Veblen.

    Economiste de formation, diplômée de l’université de Dauphine et de Paris 1. Après avoir été chargée de mission à la Fondation pour le Progrès de l’Homme, au LARES (Laboratoire de Recherches en Sciences Humaines et Sociales de l’Université Rennes 2) puis à Ritimo pour étudier les questions de pluralisme en économie, elle a rejoint l’IRG –Institut de recherches et débats sur la gouvernance – en 2006 afin de mettre en place le programme IRE.

     Elle dirige aujourd’hui, avec Philippe Frémeaux, la collection "Politiques de la transition" (Institut Veblen/Les Petits matins) et anime le séminaire "Les enjeux économiques de la transition écologique" soutenu par l’Institut CDC.

    Parmi ses dernières publications :

       - Transition écologique, mode d’emploi avec Philippe Frémeaux et Wojtek Kalinowski, Alternatives économiques/Les petits matins, 2014.

      -Produire plus, polluer moins : l’impossible découplage avec Thierry Caminel, Gaël Giraud, Philippe Frémeaux et Philippe Roman, coll. "Politiques de la transitioné, Institut Veblen/Les Petits matins, 2014.

      - Faut-il donner un prix à la nature ? avec Jean Gadrey, coll. "Politiques de la transition", Institut Veblen/Les Petits matins, 2015

       Son mail : lalucq [@] veblen-institute.org

      William K. Black est avocat et universitaire. Il a publié

       -Une Fraude presque parfaite (ECLM, 2012) : Le pillage des caisses d’épargne américaines par leurs dirigeants, Paris, Éditions Charles Léopold Mayer, 2012, 488 p.  , préfacé par Jean de Maillard, en collaboration avec l’institut Veblen pour les réformes économiques (http://www.veblen-institute.org ), traduction de sa version anglaise : (en) The Best Way to Rob a Bank is to Own One : How Corporate Executives and Politicians Looted the S&L Industry, University of Texas Press, 2005 .


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  • LE JUS D’ORANGE DU PETIT DEJEUNER
    encore un "attrape-couillons" !

         Newsletter N° 42 de Michel DOGNA

       La moyenne des français boit actuellement 27 litres de jus d’orange par an, 7 fois plus qu’il y a 30 ans – mais si l’on retire les gens résistant au formatage de la pub de la télé, beaucoup doivent en consommer plus de 100 litres par an… Ben, c’est pour les vitamines, voyons ! On se demande d’ailleurs comment nos aïeux arrivaient à survivre sans ces précieuses vitamines, puisque la mode des oranges n’est apparue qu’au début du 20ième siècle ; au départ, il n’existait dans la nature que les oranges amères (les vraies), immangeables, qui ne servaient qu’à décorer les sapins de Noël.
    Mais la science agricole de l’époque est parvenue à réaliser des hybridations faisant grossir les fruits et enlevant leur amertume (attention : rien à voir avec les OGM).
    Depuis, il n’est pas un restaurant ou un hôtel qui ne vous serve en entrée du petit déjeuner, le merveilleux jus jaune-orangé à la tirette, ce petit plus pour bien démarrer la journée… La croyance crée le placebo !

        Sur le plan naturopathique, surtout pour les enfants qui sont maintenant du type phosphorique d’une façon majoritaire – donc avec un terrain acide favorisant l’inflammation, la déminéralisation et l’affaiblissement de l’énergie vitale le verre de jus d’orange d’entrée le matin est une catastrophe, un véritable poison – mais cela va à l’encontre des allégations du matraquage publicitaire : LE PLEIN DE VITAMINES ! Du moins ce qu’il en reste…

       Justement, il est intéressant de piocher le sujet plus en profondeur. Au départ, savez-vous que le jus d’orange vendu en France provient à 80% du Brésil ? A Itapolis, dans la région agricole de Sao Paulo, réside le plus gros producteur mondial de jus d’orange, la société Coutral, avec plus d’un million de plantations. Comme dans toutes les monocultures intensives, il s’installe un grand déséquilibre écologique qui amène des parasites – ici c’est une maladie ravageuse véhiculée par un  insecte venu de Chine qui s’appelle le Dragon jaune. Les feuilles jaunissent puis les oranges tombent avant maturité. Une parade partielle a néanmoins été découverte consistant à greffer les orangers sur des pieds de citronniers qui sont plus résistants à la maladie. Mais cela ne suffit pas et le remède classique reste la pulvérisation massive de pesticides très agressifs, aux risques et périls des utilisateurs malgré leurs scaphandriers type nucléaire, et surtout rendent malades les cueilleurs environnants qui eux, ne sont pas protégés.

       L’usine  de pressage des jus se trouve à Araracuara. Elle traite la propre production de Coutral qui représente 30% du total, le reste venant de petits producteurs à qui elle achète à très bas prix, (dans le but  de les obliger à abandonner, reprendre leurs terres, et prendre le contrôle total du marché….méthode  classique mondiale des grandes entreprises, mais ceci est un autre problème).

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  • Jean Ziegler : « Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »  Elodie Bécu 19 décembre 2011  http://www.bastamag.net/Jean-Ziegler-Les-speculateurs

    Les ressources de la planète peuvent nourrir 12 milliards d’humains, mais la spéculation et la mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie. Conséquence : chaque être humain qui meurt de faim est assassiné, affirme Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il dénonce cette « destruction massive » par les marchés financiers. Des mécanismes construits par l’homme, et que l’homme peut renverser. Entretien.

    Basta ! : Craignez-vous que la crise financière amplifie celle de la faim dans le monde ?

    Jean Ziegler : Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Près d’un milliard d’humains sur les 7 milliards que compte la planète souffrent de sous-alimentation. La pyramide des martyrs augmente. À cette faim structurelle, s’ajoute un phénomène conjoncturel : les brusques famines provoquées par une catastrophe climatique – comme en Afrique orientale, où 12 millions de personnes sont au bord de la destruction – ou par la guerre comme au Darfour. En raison de la crise financière, les ressources du Programme alimentaire mondial (PAM), chargé de l’aide d’urgence, ont diminué de moitié, passant de 6 milliards de dollars à 2,8 milliards. Les pays industrialisés ne paient plus leurs cotisations car il faut sauver la Grèce, l’Italie et les banques françaises. Une coupe budgétaire qui a un impact direct sur les plus démunis. Dans la corne de l’Afrique, le PAM est contraint de refuser l’entrée de ses centres de nutrition thérapeutique à des centaines de familles affamées qui retournent dans la savane vers une mort presque certaine.

    Et les financiers continuent de spéculer sur les marchés alimentaires. Les prix des trois aliments de base, maïs, blé et riz – qui couvrent 75 % de la consommation mondiale – ont littéralement explosé. La hausse des prix étrangle les 1,7 milliard d’humains extrêmement pauvres vivant dans les bidonvilles de la planète, qui doivent assurer le minimum vital avec moins de 1,25 dollar par jour. Les spéculateurs boursiers qui ont ruiné les économies occidentales par appât du gain et avidité folle devraient être traduits devant un tribunal de Nuremberg pour crime contre l’humanité.

    Les ressources de la planète suffisent à nourrir l’humanité. La malnutrition est-elle seulement une question de répartition ?

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  •  par Anna Bednik 23 juillet 2014

       Avec la raréfaction des métaux et une demande toujours plus forte, l’extraction minière a le vent en poupe. En France, plusieurs permis de recherches ont été accordés dans la Sarthe, la Mayenne, ou la Creuse. Des demandes de permis sont en cours dans d’autres départements. Une ruée vers les minerais qui ne sera pas sans conséquences sociales et environnementales. Quel impact aura ce soudain intérêt pour les métaux de l’Hexagone ? « C’est maintenant, pendant la phase ’’d’exploration’’, que se décide l’avenir », alerte le collectif Aldeah, spécialiste de l’extractivisme, à quelques jours du festival international contre l’exploitation minière, qui se déroulera à Lussat, dans la Creuse.                                                       

      Il y a un an, le ministère de l’Économie et du Redressement productif accordait à l’entreprise Variscan, filiale d’une société minière domiciliée en Australie, un premier « permis de recherches de mines » (PER). Ce PER de Tennie couvre 205 km2 entre la Sarthe et la Mayenne. Cinq mois plus tard, le PER de Villaranges, dans la Creuse, est octroyé à Cominor, une autre micro-entreprise au capital social d’à peine 38 125 euros. Sa maison-mère canadienne, La Mancha, est aujourd’hui détenue par un fond d’investissement luxembourgeois [1].  

    En février dernier, le portefeuille minier de Variscan s’est vu compléter par le permis de Saint-Pierre (Maine-et-Loire). Ceux de Beaulieu (Loire-Atlantique) et de Merléac (Côtes d’Armor), pour lesquels la « consultation du public » est terminée, devront suivre bientôt. Plusieurs autres demandes sont en cours d’instruction. Parmi les métaux convoités, on trouve principalement le cuivre (à Tennie), l’or (à Villeranges et Saint-Pierre) et l’étain (à Beaulieu), mais également de nombreux autres minerais qui peuvent y être associés : zinc, plomb, argent, antimoine, tungstène, niobium, tantale, molybdène, lithium, indium, germanium… Comment s’explique ce nouvel intérêt pour les métaux de l’Hexagone ?

    8 millions de kilomètres de câbles de cuivre en Europe

    Aujourd’hui, presque tous les objets qui peuplent notre quotidien contiennent des métaux. 8 millions de kilomètres de câbles de cuivre assurent le transport du courant électrique en Europe. Une voiture individuelle en contient en moyenne 2 km (soit 20 kg), mais aussi 780 kg d’acier, 130 kg d’aluminium, 15 kg de zinc et 8 kg de plomb. En France, le bâtiment et les travaux publics consomment près de 4 millions de tonnes d’acier par an. Un avion long-courrier de nouvelle génération (du type A350) est fait d’approximativement 23 tonnes d’aluminium, 17 tonnes d’alliages de titane et 12 tonnes d’aciers et d’alliages spéciaux. Et il faut 240 tonnes de nickel pour construire un réacteur de centrale nucléaire EPR.

    Les innovations multiplient sans cesse les composants métalliques des « biens » individuels de consommation, que la publicité se charge de nous faire acheter. La haute technologie « intelligente » (téléphones, ordinateurs, etc.) et les nouvelles technologies « vertes » (voitures hybrides ou électriques, photovoltaïque, éolien, etc.) engloutissent des quantités toujours croissantes non seulement de cuivre et de silicium, métaux par excellence des applications électriques et électroniques, mais également de platine et de palladium, d’or et d’argent, de gallium et d’indium, de germanium, de titane, de tantale (coltan), de lithium, de cobalt et de terres rares.

    Voiture, avion, shampoings, encres... Des métaux partout !

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  •  Short URL: http://farmlandgrab.org/26763

    Posted in:  Indonesia | Singapore | Wilmar International 

    Commodafrica | 1 décembre 2016

    Amnesty International dénonce l’huile de palme durable

    Nous n’avions pas l’habitude de voir Amnesty International sur le terrain de l’agriculture. Et pourtant, l’organisation de défense des droits de l’homme vient de publier un rapport le 30 novembre  – Le scandale de l’huile de palme. De grandes marques tirent profit de l’exploitation des ouvriers – résultat d’une enquête auprès de 120 ouvriers sur les plantations de palmiers à huile de Wilmar en Indonésie. Le rapport pointe de nombreuses atteintes aux droits humains comme le travail des enfants, l’utilisation du pesticide le paraquat affectant la santé des ouvriers, l’absence de protections adaptées. En dépit de ces conditions de travail, Amnesty International observe que trois des cinq plantations de palmiers à huile sur lesquelles elle a enquêté en Indonésie sont certifiées comme produisant de l’huile de palme durable selon les critères de la Table rounde pour une huile de palme durable (RSPO).

    « Les grands groupes comme Colgate, Nestlé et Unilever assurent aux consommateurs et consommatrices que leurs produits emploient de l’“huile de palme durable”, mais nos conclusions révèlent que ce n’est absolument pas le cas. Il n’y a rien de durable dans une huile de palme produite à l’aide du travail des enfants et du travail forcé. Les atteintes aux droits humains découvertes au sein des activités de production d’huile de palme de Wilmar ne sont pas des cas isolés ; elles sont généralisées et sont la conséquence prévisible des méthodes de travail de cette entreprise » indique la directrice de recherches à Amnesty International, Meghna Abraham.

    L’organisation va lancer une campagne pour demander aux entreprises - AFAMSA, ADM, Colgate-Palmolive, Elevance, Kellogg’s, Nestlé, Procter & Gamble, Reckitt Benckiser et Unilever – une plus grande transparence et de préciser si l’huile de palme présente dans leurs  produits provient de Wilmar en Indonésie.


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  • 2016     370 p.   18 €

      L'extractivisme donne un nom commun aux différents visages de l'exploitation massive et destructrice de la nature, aux mille projets qui engloutissent jour après jour de nouveaux territoires. À l'heure où même la catastrophe écologique sert de prétexte à l'extension des marchés, loin de la COP21 et des gestionnaires de crise, une multitude de simples gens oeuvrent pour une Terre habitable en défendant les territoires qu'ils habitent.
       Le premier ouvrage à traiter cette question sous tous ses aspects. L'intensification de l'exploitation massive de la nature, sous toutes ses formes. Sous cette définition générique, l'extractivisme désigne un stade superlatif, obsessionnel voire idéologique de l'activité d'extraction, par analogie avec le « productivisme » et le « consumérisme » auxquels il est d'ailleurs étroitement lié : c'est pour fournir, chaque année, plus de 70 milliards de tonnes de « ressources naturelles » diverses aux chaînes de production et de consommation de marchandises que les frontières extractives, c'est-à-dire les limites géographiques et technologiques de cette activité sur la planète, sont sans cesse repoussées par le capitalisme industriel.
       C'est à cet envers trop souvent occulté de la « croissance » économique qu'est consacré ce livre. L'auteure commence par retracer les différents usages de la notion, les représentations du monde qu'elle recouvre elles-mêmes structurées par ces « croyances » occidentales que sont les idées de « progrès universel de l humanité » et de « développement » , et les fausses solutions qui servent désormais de caution aux pratiques qui en découlent (le « développement durable », la « croissance verte », la « dématérialisation »...).
      En une plongée vertigineuse au coeur de la « planète-marchandise », elle procède ensuite à l'étude documentée des logiques de l'extractivisme : qu'extrait-on ? Où et comment le fait-on ? Qui extrait ? Avec quels objectifs, quels discours de légitimation, quelles conséquences réelles et quelles perspectives pour l'avenir ? Au Sud, mais également au Nord comme le montre l'exemple des gaz et huiles de schiste , partout l'extractivisme est synonyme de transformation de vastes territoires en « zones de sacrifices » destinées à alimenter la mégamachine.

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  • Chère amie, cher ami de POLLINIS,

     

    Je sors tout juste du procès qui opposait notre association à l'un des lobbies français de l'agriculture chimique et industrielle.

     

    Pendant les audiences, je n’ai eu de cesse d'observer la gigantesque puissance de ceux que nous avons en face de nous, dans le combat que nous menons contre l’emprise de l’agrochimie sur l’agriculture, et ses dégâts dramatiques sur l’environnement, les abeilles et notre alimentation.

     

    Mais je me suis aussi rendu compte – et c’est ce qui me pousse à vous écrire sans attendre – que tout le travail que nous accomplissons, ensemble, avec passion et acharnement depuis quatre ans…

     

    ...c’est exactement cela qui les dérange.

     

    Et c’est la preuve que nous faisons du bon travail : ils ne mettraient pas autant de moyens pour essayer de nous démolir si nous n’étions pas une sérieuse menace pour leur business et leurs intérêts.

     

    Nous sommes plus déterminés que jamais à poursuivre !

     

    Même si tout est fait pour nous décourager et nous laisser penser que nous sommes comme David contre Goliath – la séance de cet après-midi au tribunal me l’a bien fait sentir…

     

    Nous étions là pour essayer de contrecarrer une campagne de dénigrement lancée par les tenants du tout-chimique dans le but d’anéantir le grand rassemblement des citoyens organisé par POLLINIS sur internet, pour défendre les abeilles et la nature face aux agressions des lobbies de l’agrochimie.

     

    En mettant en cause nos méthodes militantes, ils pensaient salir notre réputation et nous réduire au silence.

     

    Nous avons décidé de contre-attaquer devant les tribunaux. Mais c’était sans compter sur la puissance des lobbies de la chimie et des organisations qui dominent l'agriculture…

     

    Nous nous sommes retrouvés en face de l’avocate de Monsanto qui a fait condamner José Bové et les faucheurs d’OGM en 2013 (1). L’agro-industrie a les moyens de s'offrir les plus puissants avocats parisiens.

     

    Et elle ne recule devant rien pour arriver à ses fins, même pas devant l'escroquerie : des constats d'huissiers ont montré qu'ils avaient falsifié des preuves remises aux juges pour faire annuler la plainte que nous avions déposée…

     

    Et ça a marché ! Notre plainte n'a pas été étudiée sur le fond : nous avons perdu à cause d’une manipulation sur la forme ! C’est malheureusement trop souvent le cas quand des intérêts colossaux sont attaqués en justice... 

     

    Cette injustice insupportable montre à quel point les lobbies sont puissants en face de nous !!

     

    Et nous nous attendons à les voir attaquer de plus belle dans les prochains jours... Pour tenter une nouvelle fois de nous décrédibiliser et nous réduire au silence.

     

    Pour réduire à néant l’incroyable rassemblement de plus d’un million de citoyens que nous avons réussi à bâtir, et qui a poussé notamment à l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles - un sérieux coup dur pour l’industrie !

     

    Mais leurs menaces ne nous font pas peur ici, à POLLINIS : au contraire, nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre notre combat.

     

    Parce que c’est grâce à notre combativité et notre ténacité que tant de personnes, aujourd’hui, ont pris conscience de la situation dramatique des abeilles et de la responsabilité de l’agro-industrie dans ce carnage.

     

    C’est grâce à notre travail sans relâche auprès des institutions nationales et européennes que nous avons pu dénoncer des scandales comme la Directive Secrets d’Affaires, ou les nouveaux tueurs d’abeilles que les lobbies de l’agro-industrie sont en train d'imposer en catimini.

     

    Tout ce que nous faisons, nous le faisons avec l’objectif d’une agriculture plus propre, plus saine, plus pérenne, respectueuse de la nature et des pollinisateurs dont elle dépend. Parce que nous ne pourrons pas dans quelques dizaines d’années regarder nos enfants et nos petits-enfants dans les yeux et leur dire que, si les tomates, les pommes et les groseilles qu'ils mangent, n'ont plus ni goût ni valeurs nutritives, et sont bourrées de pesticides toxiques, c’est parce que nous avons laissé l’industrie faire la loi sans réagir.

     

    Alors oui, toute l’équipe est 100 % déterminée à continuer le combat ! Et tout le monde ici espère de tout cœur pouvoir encore compter sur vous dans les dures batailles qui s’annoncent…

     

    Car il ne faut pas se leurrer : le dénigrement, tenter de saper le lien de confiance entre nous, ce n’est qu’une des nombreuses stratégies utilisées par l’agrochimie pour faire taire ses opposants et imposer sa loi :

     

    L'infiltration des comités scientifiques et des comités consultatifs, l'armée de lobbyistes sur place à Bruxelles pour faire pression directement sur les décideurs politiques, les financements scientifiques et académiques de grande ampleur pour blanchir leurs produits, le chantage à la délocalisation…

     

    ...toutes ces techniques de lobbying de Monsanto et consorts, si brillamment décrites dans un récent rapport du très sérieux Corporate Europe Observatory (2), ça ne leur suffit pas.

     

    Quand, malgré tout ça, les lobbies n'obtiennent pas gain de cause, ils utilisent l'appareil juridique !

     

    C'est ce qui s'est passé avec le moratoire sur les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles :

     

    après une bataille de deux ans des associations de citoyens, d'apiculteurs et de défenseurs de l'environnement, la Commission a été contrainte d'interdire pendant deux ans trois de ces pesticides tueurs d'abeilles : Résultat : Bayer, BASF et Syngenta ont immédiatement démarré un procès. (3)

     

    Et pour occuper le terrain et monopoliser le débat, l’industrie n’hésite pas à créer de toutes pièces des associations paravent, soi-disant « environnementales », et des sites internet d’information écran, dont le but est de prétendre défendre l’environnement en détournant l’attention des méfaits de l’agro-industrie.

     

    Par exemple pour les abeilles, ils expliquent leur déclin par des maladies et des parasites, et mettent hors d’état de cause les pesticides tueurs d’abeilles !

     

    Un site qui a vigoureusement attaqué notre association il y a quelques mois, « est bien connu des chercheurs dont les travaux mettent en cause la sécurité des produits commercialisés par l’industrie agrochimique (OGM, pesticides, etc.). Notamment, des scientifiques travaillant sur les risques des pesticides pour les abeilles y sont systématiquement mis en cause. » (2)

     

    La bataille va être longue pour venir à bout de la mainmise de l’industrie sur les décisions prises en Europe : ils ont leurs pions partout, et disposent de financements hors du commun.

     

    Mais nous aussi, les citoyens, nous disposons de nos propres armes, et elles sont puissantes !

     

    Notre plus grande force, c’est d’abord notre nombre. Parce que des millions de citoyens mécontents, ce sont des millions d’électeurs perdus pour nos dirigeants – et ça ils le comprennent très bien.

     

    Mais nous avons aussi une grande chance, qui est décuplée aujourd’hui grâce à internet : c’est notre capacité à nous rassembler, et nous organiser, pour mener une véritable contre-offensive citoyenne - pour notamment :

     

    >>> Faire travailler des scientifiques et financer des études indépendantes pour prouver, chaque fois que ce sera nécessaire, la toxicité des pesticides ;

     

    >>> Maintenir une petite équipe dédiée au plus près des institutions européennes et françaises, pour surveiller les mouvements des lobbies et défendre les intérêts des citoyens dans les discussions à huis-clos entre l’agrochimie et les fonctionnaires et parlementaires européens ;

     

    >>> Enquêter et dénoncer au grand jour les scandales sanitaires, environnementaux et alimentaires, pour à chaque fois tuer dans l’œuf les nouvelles tentatives de l’agro-industrie d’imposer de nouveaux produits toxiques pour les abeilles, la santé ou la nature ;

     

    >>> Rassembler les citoyens, dans l’Europe entière, pour qu’à chaque nouvelle attaque de l’agrochimie nous puissions répondre par des centaines de milliers de messages de protestation en quelques jours.

     

    Nous ne pouvons pas espérer organiser efficacement et rapidement ce contre-pouvoir citoyen qui puisse vraiment peser dans la balance face à l'agrochimie – notre lobby à nous, les défenseurs de l'abeille et de la nature - sans un minimum de moyens financiers.

     

    Je ne suis pas en train de dire que de simples citoyens doivent pouvoir sortir des millions d’euros, comme les budgets des lobbies de l’agrochimie !

     

    Nous avons calculé, avec l’équipe de POLLINIS, que pour mener à bien, et sans tarder, le programme que je vous ai annoncé un peu plus haut, nous devons réunir rapidement un budget de 120.000 euros.

     

    C'est une somme importante et j'en suis très conscient. Mais il suffit que 4000 personnes donnent 30 euros pour que ce budget soit bouclé et que nous puissions organiser immédiatement la contre-offensive citoyenne, et se doter des armes indispensables pour espérer rivaliser avec les lobbies de l’agrochimie.

     

    Chez POLLINIS, nous refusons toute subvention de l’Etat ou de grandes entreprises. Nos moyens d’action dépendent à 100 % des dons de citoyens engagés dans le combat pour préserver les abeilles et la nature – c’est ce qui garantit notre indépendance et notre liberté d’expression et d’action, et c’est bien ce que nous reprochent nos « détracteurs » sur les sites d’information financés par l’agro-industrie !

     

    Aussi, je vous le demande : pouvez-vous SVP contribuer dès aujourd'hui, par votre don, à organiser la contre-offensive des citoyens pour empêcher l’industrie de faire sa loi ? (Allez sur le site de Pllinis si vous voules faire un don)

     

     

    Je vous le disais au début de cet email : j’ai bien conscience d’être face à l’agro-industrie comme David contre Goliath.

     

    Hé bien cette histoire est très emblématique : à la fin, contre toute attente, c’est David qui gagne ! Il suffisait d’être bien équipé, et de viser juste.

     

    C’est tout ce qu’il nous faut aujourd’hui, pour faire tomber le colosse de l’agrochimie !

     

    Quelle que soit la somme que vous pourrez verser à ce combat (15, 30, 50, 100 ou 200 euros, ou même plus si vous le pouvez !) ce sera une aide précieuse pour permettre à POLLINIS de s’équiper convenablement, et de viser juste.

     

    Pour démolir, une à une, les techniques qui permettent à l’agrochimie d’imposer sa loi en Europe, et pousser vers une agriculture saine et pérenne, respectueuse de la nature et des pollinisateurs dont elle dépend.

     

    Un grand merci par avance pour votre aide,

     

     

     

    Nicolas Laarman

     

     Délégué général de POLLINIS


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  •  Global gâchis: Révélations ...(Tristram Stuart)

    2013    468 p.   25 €

        Préface de Bruno Genty Postface de Bruno Lhoste

    Traduit de l'anglais par Patrice Piquionne et Nina Blanchot

     Alors qu'un milliard d'êtres humains souffrent de malnutrition, c'est près d'un tiers de la production mondiale de nourriture qui est jetée ou perdue. Cet ouvrage, désormais référence internationale, aide à comprendre les causes et les enjeux de ce gaspillage.

      Car c'est la structure même de notre chaîne alimentaire qui est à l'origine d'un phénomène « moralement condamnable et économiquement suicidaire ».

      D'un côté, les pays occidentaux jettent des millions de tonnes de denrées à la poubelle ; de l'autre, les agriculteurs des pays en développement manquent souvent de moyens techniques pour conserver, transporter et commercialiser leur production. Les tensions sur le marché alimentaire mondial s'aggravent et se répercutent sur la capacité des plus démunis à se nourrir. Les conséquences sont aussi environnementales : déforestation, émissions de gaz à effet de serre, pénuries d'eau, etc.

      De l'Europe à la Chine, du Japon aux États-Unis, en passant par le Pakistan et la Corée du Sud, Tristram Stuart a mené l'enquête. S'il met en évidence que notre système d'approvisionnement alimentaire est dans l'impasse, il nous révèle également des solutions simples et innovantes pour tirer le meilleur parti de ce que nous produisons et en finir avec l'un des plus grands scandales de notre époque.

        Né en 1977, Tristram Stuart est un auteur, historien et activiste britannique, devenu dans son pays un véritable leader d'opinion en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire. Il mène une campagne internationale très active contre ce fléau, en organisant des « Feeding the 5 000 » banquets publics réalisés avec des légumes retoqués par la grande distribution. Son livre a donné lieu à un documentaire d'Olivier Lemaire, produit par Capa et diffusé sur Canal +.


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  •     Les recommandations alimentaires officielles du gouvernement américain ont été manipulées par l’industrie du sucre.  

       Les précautions timides de l’USDA Dietary Guidelines seraient le fruit de décennies de manipulation des scientifiques par le lobby du sucre, assurent les journalistes Gary Taubes et Cristin Kearns Cousin. Un groupe d’experts formé pour étudier les responsabilités de l’alimentation et de l’activité physique dans l’obésité a annoncé sa dissolution cette semaine, après qu’ont été découverts ses liens avec Coca Cola.
     
       En savoir plus:  L’incroyable puissance de l’industrie du sucre, Books, actuellement en kiosque.
     L’incroyable puissance de l’industrie du sucre   
    Raffinerie de sucre en Louisiane
     

    Lobby du sucre   Scientifiques achetés, administrations noyautées, chantage exercé sur l’OMS, énormes campagnes de publicité… Depuis les années 1940, tous les moyens ont été utilisés par le lobby du sucre pour nier les effets    nocifs d’un excès de glucides dans l’alimentation et promouvoir l’idée fausse que les graisses sont responsables de la maladie cardiaque. Une saga qui rappelle la façon dont l’industrie du tabac a trompé le grand public.


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  • Quand le développement crée la pauvreté ( Helena Norberg-Hodge )

    2002    280 p.   20 €

      L'Auteur Helena Norberg-Hodge, linguiste, écrivain et militante, est la fondatrice et directrice du Projet Ladakh. Elle a également co-produit un film tiré de ce livre, et tous deux ont été traduits en plus de 30 langues.  Depuis plus de 1 000 ans, le Ladakh abrite une culture florissante, vivant au rtyhme des activités agricoles et des rites bouddhistes. Mais ces dernières années est apparu le « développement », et la pénétration de l'Occident dans le pays s'est traduite par la pollution, l'inflation, le chômage, la montée de l'intolérance et de la cupidité. Cet ouvrage abondamment illustré d'anecdotes vécues soulève d'importantes questions, dont celle concernant la notion même de progrès et de développement. Il explore aussi les causes premières du malaise qui touche les sociétés industrielles, montrant qu'il est possible aujourd'hui de réinscrire nos vies dans le local, l'humain et le naturel.  

      Un best-seller traduit en 40 langues. Helena Norberg-Hodge a vécu 23 ans au Ladakh, à l’ouest de l’Himalaya. Ce très beau texte décrit la culture traditionnelle des Ladakis et les changements psychologiques, sociaux, environnementaux amenés par le « développement ».                                  

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  • Or Noir

    2015    712 p.    26 €

         Depuis les premiers puits désormais à sec jusqu'à la quête frénétique d'un après-pétrole, du cartel secret des firmes anglo-saxonnes (les " Sept Soeurs ") jusqu'au pétrole de schiste, Or noir retrace l'irrésistible ascension de la plus puissante des industries.

      Dans cette fresque passionnante, on croise les personnages centraux des cent dernières années – Churchill, Clemenceau, Roosevelt, Staline, Hitler, De Gaulle, Kissinger, sans oublier les présidents George Bush père et fils... –, mais aussi John Rockefeller, probablement l'homme le plus riche de tous les temps, ainsi que des personnalités moins connues ayant joué des rôles décisifs, tels Calouste Gulbenkian, Abdullah al-Tariki ou Marion King Hubbert.    Ce livre éclaire d'un jour inattendu des événements cruciaux – l'émergence de l'URSS, la crise de 1929, les deux guerres mondiales, les chocs pétroliers, les guerres d'Irak, la crise de 2008, etc. –, bousculant au passage beaucoup de fausses certitudes. Le pétrole, notre source primordiale et tarissable de puissance, est présent à l'origine des plus grands déchaînements du siècle passé, comme du sucre versé sur une fourmilière.

      Jusqu'à une date récente, l'emprise du pétrole s'oubliait ; elle allait tellement de soi. Croissance, climat, guerre, terrorisme : cette emprise ressurgit aujourd'hui à travers de gigantesques menaces. Or notre avenir dépend de celui que nous donnerons au pétrole, ou bien de celui qu'il nous imposera. La fin du pétrole, en tant que carburant de l'essor de l'humanité, devrait se produire bien avant que ce siècle ne s'achève. De gré ou de force. Et nul ne peut dire où cette fin va nous conduire...

        Matthieu Auzanneau est l'auteur du blog " Oil Man, chroniques du début de la fin du pétrole ", publié par Le Monde depuis 2010. Journaliste spécialiste des questions à la croisée de l'économie et de l'écologie ( Le Monde, Terra Eco, Arte, " Envoyé Spécial ", etc.), il est en charge de la prospective au sein du Shift Project, groupe de réflexion sur la transition énergétique.
     
       Extrait du blog de M. Auzanneau:

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  • Chère amie, cher ami de POLLINIS,

    Je sors tout juste du procès qui opposait notre association à l'un des lobbies français de l'agriculture chimique et industrielle.

    Pendant les audiences, je n’ai eu de cesse d'observer la gigantesque puissance de ceux que nous avons en face de nous, dans le combat que nous menons contre l’emprise de l’agrochimie sur l’agriculture, et ses dégâts dramatiques sur l’environnement, les abeilles et notre alimentation.

    Mais je me suis aussi rendu compte – et c’est ce qui me pousse à vous écrire sans attendre – que tout le travail que nous accomplissons, ensemble, avec passion et acharnement depuis quatre ans…

    ...c’est exactement cela qui les dérange.

    Et c’est la preuve que nous faisons du bon travail : ils ne mettraient pas autant de moyens pour essayer de nous démolir si nous n’étions pas une sérieuse menace pour leur business et leurs intérêts.

    Nous sommes plus déterminés que jamais à poursuivre !

    Même si tout est fait pour nous décourager et nous laisser penser que nous sommes comme David contre Goliath – la séance de cet après-midi au tribunal me l’a bien fait sentir…

    Nous étions là pour essayer de contrecarrer une campagne de dénigrement lancée par les tenants du tout-chimique dans le but d’anéantir le grand rassemblement des citoyens organisé par POLLINIS sur internet, pour défendre les abeilles et la nature face aux agressions des lobbies de l’agrochimie.

    En mettant en cause nos méthodes militantes, ils pensaient salir notre réputation et nous réduire au silence.

    Nous avons décidé de contre-attaquer devant les tribunaux. Mais c’était sans compter sur la puissance des lobbies de la chimie et des organisations qui dominent l'agriculture…

    Nous nous sommes retrouvés en face de l’avocate de Monsanto qui a fait condamner José Bové et les faucheurs d’OGM en 2013 (1). L’agro-industrie a les moyens de s'offrir les plus puissants avocats parisiens.

    Et elle ne recule devant rien pour arriver à ses fins, même pas devant l'escroquerie : des constats d'huissiers ont montré qu'ils avaient falsifié des preuves remises aux juges pour faire annuler la plainte que nous avions déposée…

    Et ça a marché ! Notre plainte n'a pas été étudiée sur le fond : nous avons perdu à cause d’une manipulation sur la forme ! C’est malheureusement trop souvent le cas quand des intérêts colossaux sont attaqués en justice... 

    Cette injustice insupportable montre à quel point les lobbies sont puissants en face de nous !!

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  •  Grand émetteur de gaz à effet de serre, trop gourmand en eau, consommateur d’antibiotiques… l’élevage intensif montre ses limites environnementales. En 68 pages d’infographies et de chiffres, l’"Atlas de la viande", publié par la Fondation Heinrich-Böll et l’ONG les Amis de la Terre, dresse un état des lieux sans concession. Des chiffres qui font peur, mais qui encouragent une consommation responsable.  

    Biodiversité : 83% du lait mondial produit par une seule race de vaches   

    Couverture de l'Atlas de la viande DR

    Viande : une facture trop salée pour l’environnement  Aujourd’hui, une dizaine de multinationales de la viande domine le marché international. En tête, JBS, une entreprise brésilienne, qui abat chaque jour 12 millions de volailles, 85 000 bovins et presque autant de porcs, qu’elle distribue ensuite dans 150 pays.

    La même concentration s’applique à la sélection génétique. Quatre compagnies se partagent 97% de la recherche sur le poulet et 75% de la recherche sur les bovins et le porc. Conséquence: la diversité génétique se réduit drastiquement, passant à la trappe la majorité des 8 000 espèces domestiquées actuellement recensées. Par exemple, la race de vache holstein couvre 83% du marché mondial du lait. Quant aux porcs, trois races se partagent les trois quarts du marché. Comme pour les cultures, cette réduction de la biodiversité inquiète les experts, alors qu’elle réduit d’autant les capacités d’adaptation de l’élevage au changement climatique.

      Climat : 30% des émissions de gaz à effet de serre produites par l’élevage

    L’élevage est très émetteur de gaz à effet de serre. Au-delà des rejets connus de méthane liés à la digestion des ruminants, l’Atlas de la viande comptabilise aussi les émissions de dioxyde de carbone et de protoxyde d’azote. Ce dernier, lié aux excédents d’azote, est un gaz à effet de serre (GES) particulièrement nuisible, 300 fois plus que le CO2. L’ensemble des activités liées à l’élevage, y compris les cultures destinées à l’alimentation des animaux, contribuerait ainsi à 32% des émissions de GES.

    Terres : 40% des céréales mondiales destinées à l’élevage

    L’élevage engloutit 40% des céréales mondiales, soit 800 millions de tonnes. Auxquelles il faut ajouter 250 millions de tonnes de soja. Ces cultures représentent un tiers des surfaces cultivées. Selon l’Atlas de la viande, cette proportion s’élèverait même aux trois quarts de la surface agricole en tenant compte de l’ensemble des coproduits des cultures destinés à l’élevage comme la paille, les tourteaux de soja... (Voir notre article: La trop forte empreinte terre des Européens sur Novethic.)

    Dans les nouveaux pays grands producteurs de viande et de soja, l’élevage est aussi une des premières causes de la déforestation. En Amazonie, 62% des terres sont déforestées directement par les éleveurs. Cet impact devrait s’aggraver, alors que les élevages les plus industrialisés (porcs et volailles) enregistrent les plus fortes croissances. La production de poulet devrait augmenter de 25% entre 2010 et 2020. Cette évolution conduit à une marginalisation des pâturages dans l’alimentation animale au profit des cultures.

    Eau : 15 500 litres d’eau pour produire 1 kg de bœuf

    L’élevage est également très gourmand en eau : il mobilise 20% des ressources mondiales disponibles. Et pour cause : produire un kilo de bœuf nécessite environ 15500 litres d’eau (cent fois plus qu’un kilo de carottes). Si l’Atlas invite à modérer sa consommation de viande, il rappelle aussi que tous les modes d’élevage ne se valent pas. Et qu’un animal élevé à l’herbe consomme moins d’eau que celui engraissé à l’intérieur d’un bâtiment. Si la croissance de la production se maintient, prévient le rapport, la consommation d’eau pourrait encore doubler d’ici à 2050. Quant à la pollution de l’eau, les dégâts du lisier en Bretagne donnent une image inquiétante de ce qui attend la Chine. Ce géant, qui produit plus de porcs que l’Europe, les États-Unis et le Brésil réunis, aura industrialisé la moitié de sa production porcine d’ici une poignée d’années.

    Santé : 100 000 tonnes d’antibiotiques par an pour les élevages chinois

    Autre source d’inquiétude, la contribution de l’élevage au développement de l’antibiorésistance. L’élevage consomme en effet plus d’antibiotiques que l’humanité. Cette situation est une conséquence directe des conditions intensives d’élevage, plus exposées aux épidémies. Les antibiotiques sont aussi largement utilisés pour accélérer la croissance des animaux. A titre d’exemple, un porc qui reçoit des antibiotiques a besoin de 10 à 15% d’aliments en moins pour atteindre le même poids qu’un animal non dopé.

    Si l’Union européenne a interdit l’usage des antibiotiques comme facteur de croissance, leur consommation n’y a toujours pas baissé. Ailleurs, elle continue d’augmenter. A elle seule, la Chine administre à ses élevages 100 000 tonnes d’antibiotiques chaque année. Cette surconsommation de médicaments contribue à la pollution de l’environnement par des molécules chimiques (voir notre article : La pollution de l'eau par les médicaments n'est pas analysée sur Novethic).

    Article initialement publié sur novethic.fr le 29 janvier 2014

     Magali Reinert  © 2014 Novethic - Tous droits réservés


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  •  Sécurité alimentaire : le business de la faim en Afrique

     
    Céline Mouzon
    Alternatives Economiques n° 339 - octobre 2014

    Lancée en mai 2012 lors d'une réunion du G8, la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition (Nasam) s'est donné pour but d'aider 50 millions de personnes à sortir de la pauvreté d'ici à 2022 en Afrique subsaharienne et d'améliorer leur alimentation. Comment ? En "libérant le pouvoir du secteur privé" par des mesures de dérégulation. Un rapport coécrit par Action contre la faim, CCFD-Terre solidaire et Oxfam France, dénonce cette stratégie, qui contourne la société civile et avantage les multinationales au détriment de l'agriculture familiale. Selon ces ONG, c'est l'agriculture intensive qui se trouve en effet ainsi favorisée. Or, loin de répondre à l'exigence de sécurité alimentaire, cette politique met en péril les droits fonciers des paysans et leur accès aux semences et aux ressources naturelles.

    Dans cette initiative, la France joue un double jeu, selon les trois ONG : malgré les réserves exprimées, Paris est aujourd'hui le troisième pays contributeur des projets, avec 754 millions d'euros débloqués. Ces choix sont en contradiction avec les discours tenus par le gouvernement, qui affirme vouloir changer la dynamique de la Nasam de l'intérieur sans s'y employer véritablement.

    En savoir plus

    "La Faim, un business comme un autre. Comment la nouvelle alliance du G8 menace la sécurité alimentaire en Afrique", disponible sur ccfd-terresolidaire.org/IMG/pdf/rapport_nasan_final.pdf


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  • L'empire de la honte (Jean ZIEGLER )

    2007    344 p.   6,60 €

      Nous assistons aujourd'hui à un formidable mouvement de reféodalisation du monde, à la mise en coupe réglée des peuples de l'hémisphère Sud par les grandes sociétés transcontinentales. Deux armes de destruction massive sont à l'œuvre : la dette et la faim. Par l'endettement, les Etats abdiquent leur souveraineté ; par la faim qui en découle, les peuples agonisent et renoncent à la liberté. Oui, c'est bien l'empire de la honte qui s'est mis subrepticement en place sur la planète. Jean Ziegler, qui témoigne ici d'une connaissance exceptionnelle du terrain, démonte cette formidable machine à broyer et à soumettre.
     
    Jean Ziegler est rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels
       -La Suisse lave plus blanc (1990),
       -La Suisse, l'or et les morts (1997),
       -Les Nouveaux maîtres du monde (2002). 

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  •  Le travail forcé, un esclavage moderne dans les chaînes d’approvisionnement 

      Près de 21 millions de personnes dans le monde sont aujourd’hui victimes de travail forcé. Une grande partie sont exploitées dans des champs, sur des chantiers, des bateaux de pêche ou dans des usines, générant pas moins de 150 milliards de dollars de profits illégaux.

     Au Qatar, Nabeel (son prénom a été modifié), vit "comme en prison". Cet ouvrier métallurgiste qui travaille sur les chantiers de la Coupe du monde de football de 2022 n’a pas été payé pendant plusieurs mois. Quand il s’en est plaint, son employeur l’a insulté et menacé de ne pas le laisser quitter le pays, rapporte Amnesty International (http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Entreprises-et-droits-humains/Actualites/Qatar-les-travailleurs-des-chantiers-du-mondial). Son cas n’est pas isolé. Comme lui, des dizaines de milliers de travailleurs venus du Népal, de l’Inde ou du Bangladesh sont en situation de travail forcé dans le pays.

    Si les projecteurs sont souvent tournés vers le Qatar en matière de travail forcé, tant la pratique y est usuelle,(http://www.novethic.fr/gouvernance-dentreprise/entreprises-controversees/isr-rse/qatar) il est cependant loin d’être le seul concerné. L’Asie et l’Europe Centrale / Sud-Est (hors UE/CEI (communauté des États Indépendants) sont ainsi particulièrement touchées. En France, on constate également des cas,(http://www.cncdh.fr/fr/publications/urgence-extreme-lutter-contre-la-traite...) même s’ils restent souvent isolés, dans l’agriculture (http://www.liberation.fr/france/2016/04/26/jacques-esclave-pendant-trente-ans) ou le travail domestique (http://www.novethic.fr/empreinte-sociale/conditions-de-travail/isr-rse/travail-force-la-lutte-mondiale...) notamment.

    Femmes, enfants et migrants particulièrement vulnérables

    Le travail forcé désigne "tout travail ou service exigé d'un individu sous la menace d'une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s'est pas offert de plein gré" (1). Il comprend aussi les cas d’esclavage moderne ou de traite d’êtres humains.

    Aujourd’hui, selon l’Organisation mondiale du travail (OIT), ce ne sont pas moins de 21 millions de personnes à travers le monde qui en sont victimes. Un chiffre que l’OIT considère elle-même comme étant une évaluation "a minima". Dans son dernier rapport Global Slavery Index,(http://www.globalslaveryindex.org/findings/) l’organisation de défense des droits de l’Homme Walk Free parle elle de 46 millions de personnes.

    Si l’on se fie aux données de l’OIT, qui restent référentes, 90% des victimes sont exploitées par des particuliers ou des entreprises privées, tandis que 10% sont contraintes de travailler par l’État, par des groupes militaires rebelles ou en prison dans des conditions qui contreviennent aux normes fondamentales de l’OIT.

    L’exploitation sexuelle concerne 22% des victimes, tandis que l’exploitation à des fins de main d’œuvre représente 68%. Les enfants représentent environ le quart des victimes. Les femmes et filles plus de la moitié.

    Les migrants sont également particulièrement vulnérables (notamment par le biais de la servitude pour dettes) : 29% des victimes se sont retrouvées à exercer un travail forcé après avoir franchi des frontières internationales, la majorité d’entre elles étant contraintes de se prostituer.

    150 milliards de profits illégaux chaque anné

    Dans l’économie privée, le travail forcé génère 150 milliards de dollars de profits illégaux (http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---ed_norm/---declaration/documents/publication/wcms_) par an, selon l’OIT. 99 milliards proviennent de l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, tandis que les 51 autres milliards résultent de la traite à des fins d’exploitation économique : 34 milliards dans la construction, le secteur manufacturé, les mines et les services d’utilité publique ; 9 milliards dans l’agriculture (y compris la foresterie et la pêche) ; et 8 milliards sont économisés par des ménages privés qui ne rémunèrent pas ou qui sous-paient les travailleurs domestiques employés sous la contrainte.

    Des initiatives pour prévenir le risque dans la supply chain

    Face à cette réalité, de nouvelles lois commencent à voir le jour pour obliger les entreprises à gérer le risque d’esclavage moderne dans leur chaîne d’approvisionnement. C’est notamment le sens du Modern Slavery Act, adopté par le Royaume Uni en 2015 ou du Transparency in Supply Chain Act adopté par la Californie en 2010, qui obligent les entreprises d’une certaine taille à plus de transparence pour prévenir les risques de travail forcé sur leur chaîne d’approvisionnement. Des lois qui ont encore un effet limité. 

    Des initiatives privées sont également mises en place pour aider entreprises et/ou investisseurs à prendre en compte ces risques comme celles du Responsible Sourcing Network de l’ONG As You Saw (http://www.asyousow.org/) sur le coton et les filières de fil textile. Des filières très touchées par le risque de travail forcé.

    Source : OIT, 2014
    (1) Des indicateurs variés peuvent être utilisés pour établir quand une situation relève du travail forcé, comme les restrictions à la liberté de mouvement des travailleurs, la confiscation des salaires ou des documents d’identité, les violences physiques ou sexuelles, les menaces ou l’intimidation, ou la dette imposée de manière frauduleuse, auxquelles les travailleurs ne peuvent échapper.

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                 2013    861 p.   13,70 €
     
       Approfondissant la réflexion entamée avec son best-seller No logo, Naomi Klein dénonce la tentative de prise de contrôle de la planète par un ultra-libéralisme mettant à contribution crises et désastres pour substituer la seule loi du marché aux valeurs politiques et culturelles des civilisations. Une histoire secrète du libre-échange remarquablement conduite et documentée. 

      Le troisième livre de Naomi Klein, La stratégie du choc : la montée d'un capitalisme du désastre, commence par traiter des méthodes de chocs régressifs utilisant des chocs psychologiques amenant à une régression du sujet, via électrochocs, privations sensorielles et administration de drogues. Des recherches, subventionnées par la CIA, ont permis la rédaction du manuel de torture The Kubark CounterIntelligence Interrogation handbook de la CIA, décrivant différentes manières d'amener un prisonnier à régresser jusqu'à un état infantile, ce que Naomi Klein appelle un choc psychologique.

      Le livre dresse un parallèle entre ce choc et les chocs sociaux, économiques et politiques — désastres naturels, guerres, attaques terroristes, coup d’État, crises économiques — qui sont selon l'auteur délibérément utilisés pour permettre la mise en œuvre de réformes économiques néolibérales majeures qui seraient impossibles en temps normal. Elle soutient que Milton Friedman appelait à l’utilisation de ces chocs pour permettre ces réformes.

    Il est par ailleurs adapté au cinéma sous le même titre, La Stratégie du choc, par Michael Winterbottom et Mat Whitecross ; le film utilise des images d'archives. Naomi Klein participe au tournage comme narratrice. Le film est projeté durant la Berlinale en 2009. Néanmoins, le reportage serait sorti sans l'accord de Naomi Klein en désaccord avec le travail de Michael Winterbottom
     
       Naomi Klein (née le 8 mai 1970 à Montréal) est une journaliste canadienne, auteur, cinéaste et militante altermondialiste, essayiste et réalisatrice, diplômée de la London School of Economics, elle est l'auteur du best-seller mondial

        -No Logo (Babel numéro 545).

      Elle contribue régulièrement au Nation et au Guardian, et s'est rendue en Irak pour le magazine Harper's. En 2004, elle a réalisé un film documentaire,

      -The Take, sur l'occupation des usines en Argentine, coproduit avec le réalisateur Avi Lewis.

     La Stratégie du choc a remporté le Warwick Prize for Writing.

     Autres livres:

    • No Logo : La tyrannie des marques [« No Logo: Taking Aim at the Brand Bullies »], Actes Sud, coll. « Babel », 2002 (1re éd. 2001), 752 p. (ISBN 978-2-7427-3780-2) 
    • Journal d'une combattante : Nouvelles du front de la mondialisation [« Fences and Windows: Dispatches from the Front Lines of the Globalization Debate »], Actes Sud, coll. « Babel », 2005 (1re éd. 2003), 360 p. (ISBN 978-2-7427-5563-9) 
    • Mourir pour McDo en Irak : Colonisation américaine, résistance irakienne (coécrit avec Jean Bricmont, Tariq Ali et Geoffrey Geuens), Aden, 2004, 160 p. (ISBN 978-2-960-02737- 
    •  Tout peut changer : Capitalisme et changement climatique [« This Changes Everything: Capitalism vs. the Climate »], Actes Sud, 2015, 640 p. (ISBN 978-2-330-04784-9)

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  •                                                             2009   108 p.   26 €

      No more Bhopal, c'est le slogan utilisé par les groupes d'activistes internationaux qui luttent pour la justice à Bhopal en Inde, 30 ans après la catastrophe industrielle qui a fait des milliers de morts. L'usine américaine de pesticides Union Carbide et ses environs n'ont subi aucune décontamination et aujourd'hui, Bhopal est le paysage d'une nouvelle catastrophe: l'eau infiltrée de produits toxiques, est consommée tous les jours par 5 000 habitants, cette seconde génération de victimes. Les enfants sont au premier rang. Le photographe Micha Patault fait leurs portraits avec des images parfois violentes et témoigne de la situation.

      Né en 1979, Micha Patault vit et travaille à Paris. Il développe son approche artistique aux Beaux-Arts de Marseille. Puis il décide de quitter sa ville natale pour se consacrer à l'étude de l'hindi et de la société indienne à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris, avant de se consacrer à la photographie de reportage. Riche de ce double cursus, il propose un photojournalisme d'auteur.

       Guidé par une réflexion sociologique, il est soucieux de documenter de manière remarquable ses sujets, tout en privilégiant les choix esthétiques. Sa photographie est engagée et sert la communication de causes internationales.

      Il pratique couramment la langue de la région qu'il investit dans le souci de proximité, de familiarité et d'indépendance. Depuis 2005, il a effectué près de six voyages à Bhopal où il travaille, en tant que photographe indépendant, en relation avec les ONG, et l'ICJB, International Campaign for Justice in Bhopal.


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  •                                                       2016     175 p.   19,90 €  

        Traditionnellement, la consommation de protéines animales d'origine aquatique était assurée par la pêche d'espèces sauvages dans le milieu naturel. Il y a encore un siècle, ces ressources semblaient inépuisables, au point qu'on pensait qu'aucune exploitation humaine ne pourrait altérer la formidable productivité des océans. Aujourd hui, force est de constater que le mythe de la mer inépuisable est bel et bien derrière nous.
       En effet, pour quasiment toutes les espèces pêchées, les ressources s'épuisent et la quantité totale de poissons pêchés au niveau mondial au mieux stagne, voire diminue depuis la fin des années 1980. Parallèlement, l élevage de poissons a fortement augmenté au cours des 60 dernières années. A ce jour, l'aquaculture produit la même quantité de poissons destinée à la consommation humaine que les captures par la pêche. Dans un avenir proche la majorité des poissons que nous consommerons pourrait provenir plus de l'élevage que de captures dans le milieu naturel.
       C'est donc une véritable révolution qui est en cours. À terme, l'aquaculture remplacera-t-elle la pêche pour répondre au fabuleux défi de nourrir la planète, ou est-ce encore un nouveau mythe ?
      Fruit d'une dizaine d'années de réflexions fondées sur une expérience personnelle et professionnelle de l'auteur, des lectures, des documentaires et des discussions avec de nombreux acteurs du monde de la pêche et de l'aquaculture, ce livre propose un constat implacable de ces deux filières et de leurs implications tant au niveau écologique, économique que social.

       Fabrice Teletchea né à Saint-Pierre et Miquelon, est descendant de marins-pêcheurs. Au cours de ses études universitaires, il a étudié la biologie et l'écologie marine. Depuis cinq ans, il est maître de conférences à l'Université de Lorraine. Ses travaux de recherche sont axés principalement sur la domestication de nouvelles espèces de poissons en Europe. Parallèlement, il est responsable d'une licence professionnelle intitulée; Aquaculture Continentale et Aquariologie » à l'IUT Nancy-Brabois.


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  • Transparence fiscale des multinationales : "Les gouvernements ont accepté et nourri le désordre fiscal international"

    La Commission européenne a présenté, début avril, une proposition qui vise à obliger les multinationales présentes en Europe (dont le chiffre d’affaires dépasse les 750 millions d’euros) à publier un reporting fiscal pays par pays au sein de l’UE et dans les paradis fiscaux. Ces sociétés seront contraintes de divulguer des informations sur le lieu où elles réalisent leurs bénéfices et celui où elles paient leurs impôts. Jean-Pierre Lieb, associé du cabinet EY et expert en politique fiscale, y voit une gesticulation politique qui ne permet pas de s’attaquer à la question de fond : l’harmonisation des politiques fiscales au niveau européen.

     Transparence fiscale des multinationales Jeff Bezos (Amazon), Mark Zuckerberg (Facebook) et Tim Cook (Apple), trois dirigeants de multinationales, qui illustrent l'absence d'harmonisation des politiques fiscales en Europe.
    DSK / AFP

       Novethic : Le reporting fiscal public peut-il contraindre les entreprises à plus de transparence et à lutter contre les pratiques d’évasion ou d’optimisation fiscales ?

    Jean-Pierre Lieb : Je pense que l’on confond transparence et compliance. Je doute que le grand public puisse apprécier de façon pertinente et équilibrée des données qui nécessitent souvent beaucoup d’explications. L’efficacité de la transparence et une approche juste des pratiques d’optimisation fiscale sont d’abord garanties par la capacité des administrations fiscales à traiter ces données.

    A cet égard, le reporting détaillé à destination des administrations fiscales, à qui il revient au premier chef d’opérer un contrôle, me paraît aller dans le bon sens. D’autant plus que nous évoluons vers un monde où l’échange automatique devient la norme.

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  •   La surexploitation et l’agriculture intensive, 1ères menaces pour la biodiversité devant le réchauffement climatique  

    La chasse, l'exploitation forestière, la surpêche et l'intensification de l'agriculture menacent bien plus la biodiversité que le réchauffement climatique, selon une étude australienne (http://www.nature.com/news/biodiversity-the-ravages-of-guns-nets-and-bulldozers-1.20381) publiée ce mercredi 10 août dans la revue Nature sous le titre choc "Les ravages des fusils, des filets et des bulldozers".

    "S'agissant des menaces pesant sur la biodiversité, les médias ont de plus en plus tendance à se concentrer sur le changement climatique", écrivent les auteurs Sean Maxwell, James Watson et Richard Fuller de l'université du Queensland. Pourtant, après avoir étudié les dangers pesant sur 8 688 espèces menacées ou quasi menacées - figurant sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN)-, "nous avons trouvé que la surexploitation (...) et l'agriculture (...) sont de loin les principales causes du déclin de la biodiversité".

    En effet, près des trois quarts des espèces examinées sont victimes de la surexploitation, notamment de l'exploitation forestière, de la chasse et de la surpêche. Deuxième fléau pour la biodiversité : les activités agricoles intensives dont l'expansion menace 62 % des espèces étudiées. Viennent ensuite le développement des villes, les espèces invasives, les maladies ou la pollution et le réchauffement climatique. Ce-dernier "touche actuellement 19 % des espèces menacées ou quasi menacées". Mais il va devenir dans les prochaines décennies un "problème de plus en plus dominant dans la crise de la biodiversité".

    Les solutions ne manquent pas, soulignent les chercheurs, qui citent la lutte contre les trafics d’espèces sauvages, le renforcement du contrôle de la chasse et le développement des aires marines protégées, en même temps que la promotion de pratiques agricoles durables ou la réduction de l’usage de pesticides.

    Selon la dernière liste rouge (https://www.uicn.fr/La-Liste-Rouge-des-especes.html) de l’UICN, plus du quart des espèces sont menacées d’extinction à l’échelle de la planète, dont 42 % des amphibiens, 34 % des conifères, 33 % des coraux, 31 % des requins et raies, 26 % des mammifères et 13 % des oiseaux.    

    Concepcion Alvarez  pour  novethic-info.fr


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  • La crise est bien celle du capitalisme

    mardi 29 mars 2016, par Jean-Marie Harribey *

    Plus personne n’en doute vraiment. Le monde est au bord d’une nouvelle crise. Est-elle vraiment nouvelle ou est-ce la même qui n’en finit pas ? Les classes dominantes s’activent pour renforcer encore leur position. Les gouvernements redoublent d’ardeur pour imposer l’austérité à leurs peuples. Les banques centrales s’affolent parce qu’elles brûlent leurs cartouches sans aucun impact sur l’économie, sinon celui de grossir les bulles financières. Et les économistes ? Les plus nombreux, c’est-à-dire les libéraux, ou bien ne comprennent encore pas ce qui leur a toujours échappé, ou bien font les autruches. Et les autres ? La crise qui redouble met à mal les thèses de ceux qui la voient comme une simple crise financière, elle-même résultat des représentations et de phénomènes mimétiques sans prise avec l’état du système productif et des rapports sociaux qui s’y nouent. Le caractère structurel de la crise contredit aussi ceux qui pensent qu’une relance suffira à surmonter les difficultés.

    1. Le ressort de la croissance est cassé

    En trois ans, le prix du baril de pétrole a dégringolé des trois quarts de sa valeur, et celui des matières premières a suivi le même mouvement. Depuis plus d’un an, le moteur principal de la croissance économique mondiale, la Chine, se grippe, et la chute de sa demande aux autres pays entraîne ces derniers dans le ralentissement, sinon la récession. Le Brésil, autre grand pays émergent, s’effondre, et le Japon est embourbé dans la stagnation depuis vingt-cinq ans. Les États-Unis, dont la reprise était montrée en exemple, s’essoufflent déjà.

    La « révolution » des gaz de schiste et autres combustibles non conventionnels s’est retournée contre ses promoteurs. L’augmentation de la production de combustibles est venue au moment précis où la demande a diminué. L’attitude de l’Arabie saoudite et l’arrivée de l’Iran sur le marché du pétrole ont accentué le revirement : les prix se sont donc effondrés et ont rendu non rentables les combustibles non conventionnels.

    Deux facteurs aggravent les choses. D’une part, les politiques d’austérité menées par tous les gouvernements, en particulier en Europe, sont, au sens propre, contre-productives. D’autre part, toutes les grandes banques centrales du monde (la FED, la BCE, la Banque du Japon, la Banque d’Angleterre et même la Banque de Chine) injectent à jet continu des masses de liquidité impressionnantes : on les estime en cumulé à environ 20 000 milliards de dollars. C’est la politique dite d’assouplissement monétaire (quantitative easing – QE – en anglais) qui, au lieu de relancer l’économie productive, sauve les banques en difficulté ou relance la formation de bulles financières… jusqu’au moment où, depuis le milieu de l’année 2015, les Bourses se mettent à dévisser de concert. Non seulement les banques centrales inondent les marchés de liquidités, mais certaines baissent les taux d’intérêt directeurs à presque zéro, voire négatifs. [1] La hausse des prix des obligations concomitante de la baisse des actions fait donc courir le risque d’un krach encore plus dangereux que celui de 2007-2008, parce que les États, dont les budgets ont été fragilisés à cause du sauvetage précédent, ne pourront pas recommencer cette opération. D’une certaine manière, la situation actuelle confirme ce que disait Keynes dans l’entre-deux-guerres : c’est le couplage entre la politique monétaire et la politique budgétaire qui fait la force d’une politique économique. Or, la politique monétaire actuelle a beau être « accommodante », selon l’expression désormais consacrée, elle entre en contradiction avec la politique budgétaire partout restrictive.

    Ce que craignent donc par dessus tout les banquiers, c’est que, lors de la prochaine débâcle bancaire, ce soient leurs actionnaires qui seront appelés à payer les pots cassés et non plus les contribuables. La Banque des règlements internationaux (BRI), d’une part, fait état dans son rapport [2] de mars 2016 d’un endettement privé et public colossal, et, d’autre part confirme le fait que les banques font face, selon la terminologie châtiée de l’institution, « à des turbulences ». En réalité, l’atonie de l’économie, les taux d’intérêt au plus bas et des créances douteuses dans les bilans des banques contribuent à faire grandir leur inquiétude : la Deutsche Bank a enregistré une perte de 7 milliards en 2015, et, en moyenne, les banques européennes ont 15 % de leurs créances qui sont douteuses ; parmi elles, les banques françaises n’en ont que 5 %, mais pourraient voir s’évanouir un tiers de la valeur de ces créances douteuses. Au total, la BCE, qui a procédé à l’évaluation de la qualité des actifs de 130 banques, a estimé à 876 milliards d’euros le montant de leurs actifs douteux. Pendant ce temps, beaucoup de grands groupes industriels et financiers comblent d’aise leurs actionnaires : à l’image de Vivendi qui, après avoir engrangé quelque 34 milliards d’euros de trésorerie en vendant des participations (SFR, GVT, Maroc Télécom), rachète ses propres actions et augmente les dividendes (en 2015, avec un résultat net de 1,9 milliard, Vivendi a versé 4 milliards de dividendes, et 8 milliards de dividendes et de rachats d’actions auront été versés en deux ans). [3]

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