• lE PRIX NOBEL D’ÉCONOMIE REVIENT À DEUX AMÉRICAINS POUR LEURS TRAVAUX SUR LE LIEN ENTRE ÉCONOMIE ET CLIMAT

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/le-prix-nobel-d-economie-revient-a-deux-americains-pour-leurs-travaux-sur-le-lien-entre-economie-et-rechauffement-climatique

    Le jour où le groupe d’experts onusien du climat, le GIEC, lance une alerte mondiale sur le réchauffement, la Banque de Suède remet son prix "en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel", dit Prix Nobel, à deux Américains qui ont établi les relations fondamentales entre l’activité économique et le climat. Selon le jury, les deux hommes ont œuvré à conjuguer "l'économie mondiale et bien-être de la population".

    Prix Nobel d economie 2018 HenrikMontgomery TTNewsAgency AFPLe prix Nobel d'économie 2018 est attribué à deux américains : Paul Romer et William Nordhaus.
    @HenrikMontgomery/TTNewsAgency/AFP

    Allier innovation, climat et économie pour plus de croissance verte : le 50e prix Nobel d'économie a été attribué lundi aux Américains Paul Romer et William Nordhaus qui ont modélisé les vertus et nuisances de l'activité économique sur le climat.

    Favoris du Nobel depuis plusieurs années, les co-lauréats "ont mis au point des méthodes qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps : conjuguer croissance durable à long terme de l'économie mondiale et bien-être de la population de la planète", a indiqué l'Académie royale des sciences.

    Notion de "Croissance durable"

    Paul Romer, chercheur de 62 ans, est ancien économiste en chef de la Banque mondiale. Il est connu pour avoir théorisé "la croissance endogène" dès 1986, montrant comment l'innovation et le progrès technique participent de manière importante à la croissance. Ce modèle a été adapté dans les recherches de William Nordhaus pour l'innovation verte et à l'idée d'une croissance durable.

    Il a notamment mis en avant le rôle des forces économiques et des régulations dans "l'inclination" des entreprises à innover. "Nombreux sont ceux qui pensent que la protection de l'environnement est si coûteuse et difficile à mettre en œuvre qu'ils préfèrent ignorer le problème, voire nier son existence", a déclaré à l'académie Paul Romer, aujourd'hui enseignant à la Stern School of Business de l'université de New York.

    Prédiction des politiques climatiques

    Son compatriote William Nordhaus, 77 ans, professeur à l'université de Yale, s'est spécialisé dans la recherche des conséquences économiques du réchauffement climatique. Il a été le premier, dans les années 1990, à modéliser le lien entre l'activité économique et le climat en conjuguant les théories et l'expérience tirées de la physique, de la chimie et de l'économie. Ces travaux font aujourd'hui autorité pour prédire ou quantifier les conséquences des politiques climatiques, par exemple la taxe carbone.

    La remise du prix Nobel d'économie coïncide avec la publication d'un rapport de 400 pages par les experts climat de l'ONU (Giec) qui expose les nombreux effets déjà à l'œuvre, et notamment la menace d'emballement au-delà d'1,5°C de réchauffement (par rapport aux niveaux préindustriels) : vagues de chaleur, extinctions d'espèces, ou déstabilisation des calottes polaires, source de montée des océans sur le long terme.

    Ludovic Dupin avec AFP      © 2018 Novethic - Tous droits réservés


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  • Libre-échange

    L’arbitrage, une justice d’exception

     https://www.alternatives-economiques.fr//larbitrage-une-justice-dexception/00085813?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F04092018

    Claire Alet 04/09/2018                         

    Assis devant son bureau, d’où il a une vue panoramique sur les toits de Paris, l’avocat Emmanuel Gaillard raconte : « 50 milliards de dollars sont le montant le plus élevé attribué jusqu’à présent par un tribunal d’arbitrage d’investissement international. » Et c’est lui, star du domaine, qui a fait gagner cette somme en 2014 aux ex-actionnaires de droit britannique du groupe pétrolier Ioukos, en dédommagement d’une expropriation de ses biens par les autorités russes [1].

    Les tribunaux d’arbitrage d’investissement sont un mécanisme permettant à un investisseur étranger d’attaquer en justice un Etat lorsque celui-ci a pris une mesure nuisant à son investissement. Dans le cas d’une expropriation directe par un pouvoir autoritaire, le montant semble certes faramineux, mais la procédure ne soulève pas de question particulière de légitimité. Mais qu’en est-il lorsque Philip Morris attaque l’Uruguay au motif que son projet de mise en place d’avertissements sur les paquets de cigarettes porterait atteinte au droit de propriété du cigarettier ? Ou lorsqu’une entreprise minière canadienne demande 16 milliards de dollars à la Colombie pour avoir déclaré « parc national naturel » la partie de la forêt amazonienne où la firme avait un projet de concession de mine d’or, de fait annulé ?

    Ces tribunaux d’arbitrage, de plus en plus contestés, ont été au coeur de la bataille entourant les négociations du traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada, le Ceta. Ils restent l’un des principaux obstacles, aux yeux de ses détracteurs, à la ratification par la France de ce traité qui devrait être soumis au Parlement en 2019, après les élections européennes.

              1/ Les tribunaux d’arbitrage, c’est quoi ?

    L’arbitrage d’investissement est un mécanisme juridique qui vise à régler un différend entre un Etat et un investisseur étranger, essentiellement des multinationales. Il est apparu dans les années 1950, sur fond de guerre froide, pour éviter que de tels contentieux dressent deux Etats l’un contre l’autre, si celui dont relevait l’entreprise prenait sa défense. Il s’agissait aussi de protéger les capitaux conservés par les anciens colonisateurs contre les gouvernements des Etats nouvellement indépendants. Mais c’est à partir des années 1990 que ces tribunaux, souvent appelés investor-state dispute settlement (ISDS), se sont développés, bien au-delà des cas d’expropriation violente.

    Le recours aux tribunaux d’arbitrage est prévu par plus de 3 000 traités internationaux, de libre-échange ou d’investissement.      
     

    Aujourd’hui, le recours à ces tribunaux ad hoc est prévu par plus de 3 000 traités internationaux, de libre-échange ou d’investissement. Leurs décisions s’imposent aux Etats signataires. Un tribunal est composé non pas de juges, mais d’arbitres qui, en pratique, sont des avocats d’affaires. L’investisseur nomme un arbitre, l’Etat le sien, et les parties se mettent d’accord sur un troisième qui présidera le tribunal. De nombreuses audiences – qui ne sont pas publiques – se déroulent au siège du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), à Washington ou à Paris, mais aussi dans des hôtels de luxe.

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  • Jean Ziegler : « Le système capitaliste financier globalisé détruit le monde »

    Un article très clair par ce spécialiste très éclairé, dans la suite de la démission de Nicolas Hulot.

    « Ce n’est pas le ministre de l’écologie qui détient le pouvoir, mais les oligarchies financières ».

    Cela correspond tout à fait à ce que disait Nicolas Hulot en annonçant sa démission.

    « Pour le sociologue et altermondialiste suisse, la démission de Nicolas Hulot illustre la faiblesse des institutions démocratiques face au capitalisme financier globalisé. Une absence de contre-pouvoir qui entraîne mépris du bien commun et destruction progressive de la planète et de la biodiversité ».

    Il est clair qu’un régime comme celui de la France qui tente de soutenir et de suivre le système financier mondial ne peut pas concrètement agir en faveur de l’écologie, puisqu’il soutient le système qui détruit la nature. Hypocrisie, manipulation, immaturité de conscience, je vous laisse choisir. Mensonge dans tous les cas.

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 221

    De l’air irrespirable, une eau polluée, une nourriture empoisonnée… La Terre est en sursis, les hommes tombent malades, et pourtant un ministre de l’Ecologie démissionne du gouvernement français parce qu’il se sent impuissant face aux lobbys. Jean Ziegler, homme politique, altermondialiste et sociologue ne dénonce pas ces derniers qu’il appelle des «larbins» mais tout le système capitaliste, responsable selon lui de la destruction de la planète.

    Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies depuis 2009 et ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde, il vient de publier le Capitalisme expliqué à ma petite fille (en espérant qu'elle en verra la fin, (éditions du Seuil, 2018).

    Que révèle la démission de Nicolas Hulot sur l’écologie et la politique ?
     

    Dans son interview à France Inter, Nicolas Hulot a prononcé une phrase-clé : «C’est un problème de démocratie : qui a le pouvoir ?» Qui, en effet, a le pouvoir dans nos démocraties ? La réponse est claire : le capital financier globalisé. Ce n’est donc pas un gouvernement qui détient le pouvoir en la matière, et encore moins un ministre de l’Ecologie, aussi courageux soit-il.Nos démocraties ne peuvent-elles donc rien faire contre le pouvoir de la finance ?

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  • Six résidus de pesticides sur dix retrouvés dans notre alimentation suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, affirme Générations futures

    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides

    L'association Générations futures appelle les autorités publiques, après la publication d'un rapport, à prendre des actions pour assurer leur disparition de notre agriculture.  

    Commentaire. Alimentation : six résidus de pesticides sur dix retrouvés dans nos assiettes suspectés d’être des perturbateurs endocriniens

    Et ils sont actifs et toxiques, même à faibles doses. Il n’y a pas de doses inoffensives.

    Générations futures : https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2018/09/rapport-exppert-10-efsa-residus-pe-alimentation-310818.pdf

    Les perturbateurs endocriniens au menu ? En juillet dernier, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a publié un rapport sur la présence de pesticides dans l’alimentation européenne : plus de 96% des échantillons analysés se situaient dans les limites légales. Mais, dans un rapport publié mardi 4 septembre, Générations futures assure que plus de six résidus de pesticides sur dix détectés lors de ces analyses sont "suspectés" d’être des perturbateurs endocriniens. L'association appelle les autorités publiques à prendre des actions pour assurer leur disparition de notre agriculture. On vous détaille les enseignements de ce rapport.

    Quels sont les résultats de cette étude ?

    Générations futures s'est appuyée sur le dernier rapport (PDF en anglais) sur la présence de pesticides dans les aliments, publié par l'Efsa en juillet. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a compilé les analyses réalisées en 2016 au sein des 28 pays de l'Union européenne, ainsi qu'en Norvège et en Islande, sur 84 657 échantillons de nourritures : des légumes, des fruits, des noix, des céréales, des aliments pour nourrissons...

    Plus de la moitié des aliments concernés (50,7%) ne comportaient aucun résidu de pesticide quantifiable. Mais, dans les autres produits testés, les analyses avaient pu permettre de détecter un total de 109 843 résidus différents. Générations futures a croisé ces résultats avec une liste de perturbateurs endocriniens "potentiels" établie par TEDX (en anglais), l’organisation créée par la scientifique Theo Colborn à l’origine de la découverte des phénomènes de perturbation endocrinienne. Cette liste regroupe 1 457 molécules ou familles de molécules qui ne sont pas forcément considérées comme des perturbateurs endocriniens avérés par les autorités, mais pour lesquelles au moins une étude universitaire publiée dans une revue scientifique a montré un effet de perturbation endocrinienne.

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  •   Le chantier naval de Saint-Nazaire produit des paquebots, pas des porte-conteneurs de 50 000 boîtes. Le ministre démissionnaire Nicolas Hulot s’est emmêlé les pinceaux en voulant dénoncer le trafic mondialisé.

     https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire

    « Quand on se réjouit de voir sortir de Saint-Nazaire un porte-conteneurs qui va porter 50 000 conteneurs, c’est une superbe performance technologique. Est-ce bon pour la planète, la réponse est non. »

    L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a cité à tort la ville des Chantiers de l’Atlantique, mardi 28 août, sur France Inter. Nicolas Hulot voulait dénoncer les conséquences de la mondialisation et de la pollution liée au trafic maritime, mais il s’est trompé de cible.

    Des bateaux fabriqués en Asie

    Saint-Nazaire construit des paquebots, pas des porte-conteneurs. Il y a plus de dix ans qu’on ne construit plus ici des navires de commerce. Et il s’agissait plutôt de méthaniers voire de pétroliers.

    Les porte-conteneurs, de conception beaucoup plus simple que les paquebots, sont aujourd’hui quasiment tous fabriqués en Asie.

      Les paquebots d’aujourd’hui ne sont pas exempts de responsabilité en matière de rejets polluants. | archives

    Cela n’exonère pas les navires de croisière de la question des rejets polluants : « Un paquebot pollue autant qu’un million de voitures, en termes d’émissions de particules fines et de dioxyde d’azote », rapporte une étude de France nature environnement.

    En parlant de Saint-Nazaire, le ministre aurait pu vouloir évoquer le trafic du port maritime. Mais là encore, ce n’est pas la bonne échelle : les porte-conteneurs qui viennent décharger ici ont pour l’instant une capacité de 4 000 boîtes seulement. Ce n’est pas le cas du Havre, Rotterdam ou Anvers qui accueillent de vrais monstres flottants.

    Le trafic maritime reste très polluant

    On est de toute façon loin des 50 000 conteneurs empilés sur un seul navire. En effet, le plus gros porte-conteneurs jamais construit est sorti d’un chantier naval sud-coréen cette année, avec une capacité de 21 000 conteneurs.

    Reste que le trafic maritime est effectivement gros générateur de pollution. « Les quinze plus gros navires présents sur les mers du globe répandent à eux seuls, plus de soufre que toutes les voitures en circulation sur la planète et cela sans aucun système de filtration », révélait, il y a déjà dix ans, le journal britannique The Guardian.


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  • 60 % des grands fonds de pension publics ne prennent toujours pas en compte le risque climat

    https://www.novethic.fr/actualite/finance-durable/isr-rse/

    Les 100 plus grands fonds de pensions publics au monde investissement moins de 1 % de leurs actifs dans la transition bas-carbone. Plus grave encore, ils sont plus de 60 % à ignorer les répercussions financières du changement climatique sur leurs portefeuilles, au risque de s'exposer à des litiges. 

    Time for change pixabay Les plus grands fonds de pension publics au monde ont investi moins de 1 % de leurs actifs dans la transition bas-carbone.
    @Pixabay

    63 % des plus grands fonds de pension publics monde ne prennent pas ou presque pas en compte le risque climat. C’est ce que révèle une nouvelle étude de l’Asset Owners Disclosure Project (AODP), une initiative de l’association pour l’investissement responsable ShareAction. Dans une étude publiée le lundi 10 septembre, les auteurs établissent un classement des 100 plus grands fonds de pension publics (qui pèsent à eux tous 11 000 milliards de dollars) en fonction de leur application des recommandations du groupe de travail sur l’information financière relative au changement climatique (TCFD) du Conseil de stabilité financière.

    Dans le haut du classement, avec un 'AAA', on trouve le suédois AP4, juste devant le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), seul fonds de pension français du top 100 mondial. Le New York State Common Retirement Fund et le néerlandais ABP, occupent les 3e et 4e places. Mais derrière ce peloton de tête la majorité des fonds obtient de très mauvaises notes. "Les caisses de retraite ont pourtant le devoir de servir l'intérêt à long terme de leurs membres, ce qui n'est pas le cas si l'argent qu'elles investissent s'épuise avec la santé de la planète. Il est grand temps que l'industrie passe à l'action", réagit Felix Nagrawala, analyste à l'AODP.

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  • Short URL: https://farmlandgrab.org/2837
     
    Humanité Dimanche | 9 août 2018   par Michel Husson
     
      Les investisseurs internationaux mettent le grappin sur les terres cultivables de la planète. Dans des pays où il n’y a pas de droits de propriété solidement établis, ces achats se traduisent pour les paysans par des expulsions pures et simples. [1]   L’achat de terres par des investisseurs étrangers est l’une des nouvelles formes de la mondialisation. Ce phénomène a pris une ampleur particulière après le boom des prix agricoles de 2007-2008. On parle d’accaparement des terres et en anglais de land grabbing, un terme plus critique, qui implique l’idée de mainmise.   Une grande opacité entoure les accords et il est donc difficile de mesurer l’ampleur exacte du phénomène. Les deux sources disponibles – soit la base de données Land Matrix établie par l’International Land Coalition et celle de l’ONG Grain – convergent pour estimer que la surface concernée est de l’ordre de 30 à 37 millions d’hectares (soit entre 300 000 et 370 000 km2).
        Un enchevêtrement opaque des investissements  
    Les données de Land Matrix montrent le caractère très généralisé du phénomène. À peu près tous les pays – hormis ceux d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest – sont concernés comme « receveurs ». Mais, et c’était a priori moins évident de manière intuitive, c’est tout aussi vrai pour les pays « émetteurs ». Cela veut dire qu’il existe des investissements croisés au sein d’une même région du monde, notamment en Afrique. La carte ci-dessous montre la répartition géographique des accords.
      Du côté des principaux pays investisseurs, on trouve en tête les États-Unis, avec 8,2 millions d’hectares recensés. La Chine ne vient qu’en quatrième position, après la Malaisie et Singapour. Du côté des pays « receveurs », tous les continents du Sud sont concernés, avec notamment la République démocratique du Congo, le Brésil et l’Indonésie, auxquels il faut ajouter l’Ukraine et la Russie. 

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  • La qualité de l'eau de nos rivières constitue un enjeu majeur, tant d'un point de vue sanitaire qu'environnemental. Régulièrement, des rapports d'associations ou d'organismes variés nous alarment à ce sujet. Plus de 90 % des rivières de France seraient polluées.

    https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eau-rivieres-france-sont-elles-polluees

      Réglementations limitées et absence de sensibilisation des citoyens. Dans les années 1970, la situation des rivières de France en matière de pollution était sans conteste déplorable. Les pratiques agricoles intensives et les rejets domestiques et industriels continuent de fragiliser le réseau hydrographique assez dense de notre pays.

    Présence de substances nocives dans les rivières françaises

    Selon un rapport de l'association Robin des Bois, chaque année, plus de 60.000 tonnes d'hydrocarbures sont ainsi déversées dans les rivières de France. Il ne s'agit malheureusement que d'une catégorie de substances parmi d'autres. Nos cours d'eau sont constamment contaminés. Herbicides, insecticides, pesticides, etc. Ils contiennent des matières nocives et parfois même, en quantité. Selon l'UFC-Que Choisir, en 2017, la concentration en pesticides dépassait ainsi la norme définie pour l'eau potable dans la moitié des cours d'eau de notre pays. La qualité des eaux est cruciale, pour la faune et la flore, et bien sûr une ressource utilisée pour notre eau potable.

    L’Homme, responsable de la pollution des rivières françaises

    De nombreux éléments sont à l'origine de la pollution des rivières de France. En tout premier lieu figure l'agriculture intensive et industrielle par l'emploi des pesticides. Elle est suivie de près par l'entretien des jardins et de la voirie. On trouve ensuite certains aménagements plutôt dangereux pour l'environnement, à l'instar des réseaux routiers, des barrages ou encore de l'urbanisation de sites naturels. Viennent enfin les fuites d'hydrocarbures et autres solvants pétroliers qui sont déversés dans les rivières de France. À ne pas oublier non plus, une forme de pollution dite historique, une pollution au mercure, au plomb ou au cadmium par exemple, qui s'est depuis longtemps accumulée au fond des rivières.

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  • Malgré les plans pour la réduire de moitié pour 2018, l'utilisation des pesticides continue d'augmenter (France)

       Psychomédia     Publié le 18 août 2018
      En France, malgré le lancement de deux plans Ecophyto depuis 2008 pour réduire de 50 % l'usage des

    Réduction des pesticides?...

    pesticides en agriculture pour 2018, puis pour 2025, leur utilisation a augmenté de 12 % entre 2014 et 2016, indique un communiqué conjoint des ministères de l'Agriculture, de la Santé, de l'Écologie et de la Recherche.

       C'est davantage que la hausse (+9,4 %) observée de 2013 à 2014.

       Globalement, l'augmentation a été de 12,4 % par rapport à 2009, rapporte France Nature Environnement.

       « Sur ces 10 dernières années, les structures censées accompagner les agriculteurs vers la sortie des pesticides n’ont même pas réussi à stabiliser leur utilisation… et ce malgré le demi-milliard mobilisé », commente l'association.

    Le 27 juillet, le comité d'orientation stratégique et de suivi (COS) du plan Ecophyto était réuni au ministère de l'Agriculture. Il a annoncé un plan Ecophyto 2+, la sortie du glyphosate en 3 ans et l’interdiction des néonicotinoïdes.

    Ce plan sera soumis à la consultation publique à l'automne prochain et publié avant fin 2018.

    Il intégrera le « plan d'action sur les “produits phytopharmaceutiques” et une agriculture moins dépendante aux pesticides » qui a été présenté en avril et reprendra le « plan d'action de sortie en trois ans du glyphosate » présenté en juin.

    « Certes le gouvernement a annoncé des mesures, mais il ne faut pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de l’interdiction des molécules les plus préoccupantes, l’objectif est la réduction globale et drastique de l’usage des pesticides en France » a souligné Claudine Joly de France Nature Environnement.

    « L'outil Ecophyto est intéressant mais la sortie des pesticides ne se fera pas sans l'activation d'autres leviers économiques et règlementaires nécessaires pour obtenir une mobilisation de l'ensemble de la profession », estime-t-elle.

    Pour plus d'informations, voyez les liens plus bas.(sur Psychomédia)

    Psychomédia avec sources : Ministère de l'Agriculture, France Nature Environnement, La Dépêche.
    Tous droits réservés.

    Voyez également :
    • Puberté précoce : les pesticides sont la 1re hypothèse pour la forte incidence dans certaines régions (France)
      • Pesticides : classement des fruits et légumes les plus contaminés en France (raisins et céleri en tête)

      • Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent rapidement

        Définition européenne des perturbateurs endocriniens : la France cède à l’Allemagne sur les pesticides. 
       

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  •   Dauphins, tortues, poissons… Une "marée rouge" décime la population aquatique de Floride. 

    Marée rouge en Floride

    La marée rouge a tué plus de 100 tonnes d'animaux marins en quelques semaines.    @terryKelly

      Depuis quelques semaines, les organismes marins succombent au large de la Floride. Une bactérie sécréte un puissant neurotoxique, capable de tuer des animaux aussi imposants que des dauphins ou des lamantins. Si le phénomène est naturel, il est aggravé par l’agriculture intensive et la pollution.  

        Les autorités ont décrété l'état d'urgence en Floride, où une "marée rouge" dévastatrice noircit l'eau de mer et tue dauphins, tortues marines et poissons à un rythme effréné. Rien que ce mois-ci, plus de cent tonnes d'animaux marins ont été ramassées sur des plages désertes et empestées par une odeur nauséabonde autour de la ville de Sarasota, sur la côte ouest de la Floride, normalement très prisée des touristes.

    Depuis le 7 août, douze dauphins se sont échoués sur le rivage du comté, tous morts, un bilan équivalent à celui d'une année entière normalement. "C'est physiquement et mentalement épuisant", lâche Gretchen Lovewell, du Mote Marine Laboratory, en charge d'une équipe recueillant les tortues et les mammifères marins en détresse ou décédés.

    Un neurotoxique puissant

    La marée rouge, "red tide" en anglais, est un phénomène naturel provoqué par le Karenia brevis, un organisme unicellulaire microscopique surtout présent dans le Golfe du Mexique. Il relâche une neurotoxine puissante pouvant se propager dans l'air, causant migraines, toux et crises d'asthme chez l'homme.

    Le Karenia brevis se retrouve tout au long de l'année en faible quantité. Mais si ces organismes se multiplient, le péril est grand pour les animaux. Les tortues marines et les lamantins risquent de respirer leurs neurotoxines ou de mourir en ayant mangé des poissons ou des algues infectés.

    Aggravation du phénomène

    Le phénomène qui touche actuellement la Floride a débuté en octobre 2017, mais il s'est largement accentué ces dernières semaines, se propageant sur la côte ouest de l'État, de Tampa à Naples, sur une distance de 320 kilomètres.

    L'agriculture industrielle et un mauvais traitement des déchets peuvent favoriser la prolifération des algues toxiques, bleues ou vertes, un autre problème qui touche les eaux de Floride. Et il en serait de même pour la marée rouge, selon des experts.

    Après la dernière marée rouge d'envergure, en 2005-2006, les dauphins avaient continué à en souffrir, note Randall Wells. Seuls deux dauphins auraient été tués à l'époque à cause des toxines. Mais de très nombreux poissons étaient morts, poussant les cétacés affamés à se rabattre sur les filets de pêche, qui représentent pour eux un risque conséquent.

    Ludovic Dupin avec AFP       © 2018 Novethic - Tous droits réservés


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  • Jour du dépassement : à partir d'aujourd'hui, l'Humanité a vidé la Terre de ses ressources. 

      Ce mercredi 1er août marque le jour du dépassement de la Terre, le jour où l’humanité a consommé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an. Nous allons donc vivre à crédit jusqu'à la fin de l'année et "entamer" une seconde planète. Cette dette écologique s'alourdit d'année en année, même si elle progresse dans le calendrier à un rythme plus lent depuis une dizaine d'années.

        En France, le jour du dépassement de la Terre cette année est tombé le 5 mai.    @Pxhere

       Le 29 décembre en 1970, le 7 novembre en 1978, le 15 octobre en 1988, le 30 septembre en 1998, le 15 août en 2008 et le 1er août en 2018. En presque cinquante ans, l’Earth overshoot day - le jour du dépassement de la Terre en français - n’a cessé de grignoter des semaines dans le calendrier.

       Désormais, au bout de seulement sept mois, nous avons déjà consommé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an. À partir d’aujourd’hui, l’humanité vit à crédit jusqu’au 31 décembre et doit donc "entamer" une seconde planète, pour continuer à boire, à manger, à se chauffer, à se déplacer, à produire.

     

     

    Calculé par le Global Footprint Network, ce jour du dépassement de la Terre alerte chaque année états, citoyens et entreprises. Ce jour marque le moment où nous avons déjà émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne peuvent absorber en un an. Nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau douce que ce que la Terre a pu produire sur cette même période.

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  • Greenpeace Africa exhorte Halcyon Agri à stopper la destruction des moyens de subsistance des communautés et la biodiversité au Cameroun.

     26 Jul 2018

    Short URL: https://farmlandgrab.org/28327
    Posted in:  Cameroon Singapore

      Par Aurélien Mbarga

    Le 24 juillet 2018 à Yaoundé, Greenpeace Africa a rendu public un rapport sur la stratégie d’exploitation d’une entreprise sordide de caoutchouc basée au Cameroun, la société singapourienne Halcyon Agri et sa filiale camerounaise. Le rapport « Halcyon Agri: Le caoutchouc qui dévaste les forêt  » met à nu les conséquences des activités de Sudcam sur l’écosystème et sur les communautés locales et autochtones du sud du Cameroun.

    Les concessions de Sudcam sont situées dans la périphérie de la réserve  faunique du Dja, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987 en raison de sa valeur universelle exceptionnelle en matière de biodiversité végétale et faunique. La réserve faunique du Dja abrite quatorze espèces de primate et de mégafaune notamment  les éléphants de forêt, des buffles de forêt, des pangolins géants et des antilopes bongo. Avec une ceinture forestière de seulement 100 à 200 mètres séparant la plantation de Sudcam de la réserve faunique du Dja, le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO a identifié Sudcam comme étant une nouvelle menace sérieuse pour la réserve faunique du Dja.

    Sudcam a procédé au défrichage de 10 000 hectares de forêt dense tropicale — soit l’équivalent de 10 terrains de football par jour — pour faire place à une plantation d’hévéas entre 2011 et 2018. Sudcam est responsable de la nouvelle série de défrichage la plus dévastatrice de  l’agriculture industrielle dans le bassin du Congo. Au cours des derniers mois, le processus de défrichage a connu une accélération considérable.

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  • Saint-Domingue, submergé par une mer de plastique, prouve que nous avons saturé l’océan de nos déchets

    Marée de déchets plastiques...

    60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées ces six derniers jours des plages de Saint-Domingue.
    @ParleyForOcean

    60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées en 6 jours sur les plages de Saint-Domingue… en vain. Les grandes marées ont rejeté 12 000 tonnes de déchets sur Mumbai. Des phénomènes de plus en plus courants sur la planète signifiant que nous avons largement dépassé la capacité de nos océans à être notre poubelle.

      Vidéo de 41 s. sur: https://twitter.com/KOAA/status/1020722719611138048/video/1 (à reporter sur votre barre d'adresse)

       Décidément, l’océan n’accepte plus d’être la poubelle de l’Humanité. Il y a quelques jours, il recrachait sur Mumbai en Inde 12 000 tonnes de déchets. Actuellement, à 14 000 kilomètres de là, à Saint-Domingue, ce sont des dizaines de tonnes qui souillent les plages - censément paradisiaques - et qui flottent sur le littoral. Et la capitale de la République dominicaine n’est pas en mesure de faire face.

       C’est l’ONG Parley for Ocean qui a permis de mesurer l’ampleur du drame en diffusant une vidéo sur les réseaux sociaux. On y voit un tapis de déchets plastiques qui ondule au gré des vagues, sans que l’on ne parvienne jamais à voir la moindre goutte d’eau tant les détritus sont compacts. Ces six derniers jours, 60 tonnes de déchets ont déjà été récupérées, ce qui n’est rien en comparaison de ce que la mer charrie chaque jour vers le rivage.

      Au-delà de l’Inde et des Caraïbes, ce type de scène se multiplie ces dernières années. De telles quantités de déchets plastiques ont été observées au Honduras, à Bali et même en Arctique. Sans compter les cas d’animaux marins qui s’échouent sur la plage après avoir ingurgité des sacs et films plastiques, comme ce cachalot retrouvé mort sur une plage espagnole en avril dernier.

      Selon des études concordantes, il y aurait plus de 5 milliards d’objets plastiques flottant dans les océans de la planète, représentant au moins 250 000 tonnes de matières. Le célèbre surfer, Kelly Slater, engagé sur la protection des océans et des requins, a relayé la vidéo sur Instagram et cite l’apnéiste Kimi Wermer : "On nous a vendu le concept d'une société du tout-jetable : plus on est civilisés, plus tout doit être "pratique". Pourquoi faire la vaisselle quand on peut la jeter ? Pourquoi prendre soin des choses si on peut les jeter aussitôt ? On fabriquera ces choses pour pas chères qu’on jette ailleurs (…) Sauf qu'il n'y a pas de "ailleurs", Ça N'EXISTE PAS."

        Ludovic Dupin @LudovicDupin      © 2018 Novethic - Tous droits réservés

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  • Les lobbies agroalimentaires auditionnés à l'Assemblée : "Ça rappelle les pratiques de l’industrie du tabac."

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/r-evolutions/les-lobbies-agroalimentaires-auditionnés-à-lassemblée

    Anne Crignon   12/06/2018    (Nouvel Obs)

      Quatre représentants de l’industrie agroalimentaire étaient auditionnés jeudi matin à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur l’alimentation industrielle et les produits ultratransformés, lesquels sont soupçonnés d’être la cause d’épidémies contemporaines, diabète, obésité, et de certains cancers, notamment celui du sein (1).  

    Il y avait là une porte-parole d’Alliance 7, organe de communication de la biscuiterie à la française et autres gourmandises comme les pastilles Vichy ou les calissons d’Aix. Et trois représentants de la toute-puissante Ania – l’Association nationale des industries agroalimentaires –, laquelle regroupe des petites et moyennes entreprises et dix-sept grandes fédérations françaises, comme la Fédération nationale de l’industrie laitière, la Fédération des ingrédients aromatiques alimentaires ou encore la Fédération des industriels charcutiers. L’Ania représente aussi les intérêts de multinationales : Coca-Cola, Danone, Mars, Kellogg’s, Neslé ou Lactalis, dont le PDG était, par le hasard du calendrier, entendu au même moment dans une salle voisine au sujet du lait infantile contaminé.  

    La directrice de l’Ania, Catherine Chapalain, est donc là, accompagnée de son directeur des affaires publiques de communication et de la directrice des questions d’alimentation et de santé. Les quatre invités prennent place dans le "sixième bureau" du Palais-Bourdon, petit auditorium lumineux, où les accueillent une poignée d’élus emmenés par Loïc Prud’homme, député La France insoumise de Gironde, à la tête de la commission.   

    L’Ania a déclaré à la Haute autorité de la transparence faire du lobbying en France pour le compte de 27 clients. C’est donc un acteur ultrapuissant, avec des relais parmi les députés et sénateurs : des correspondants permanents de l’industrie  au Parlement pourrait-on dire, qui reprennent dans certains de leurs amendements des passages entiers de textes rédigés par l’Ania (2). Ceci rend d’autant plus captivant le face-à-face entre ces talentueux "influenceurs" et l'intraitable Loïc Prud'homme.

    Le député prend en effet très au  sérieux les travaux d’Anthony Fardet, de l’Inra de Clermont-Ferrand, probablement en train de faire progresser d’un grand bond la recherche en nutrition avec la publication d’un  livre (2) sur les effroyables conséquences de la commercialisation puis la généralisation, partout dans le monde, d’une nourriture industrielle ultratransformée, laquelle s’est substituée peu à peu à la cuisine traditionnelle : plats préparés, céréales pour enfants, yaourts (soi-disant) aux "fruits" , pizzas congelées, soupes en brique, mayonnaise et ketchup, surimi, pain de mie et autres nuggets, qui finissent par nuire gravement à la santé dès lors que leur consommation est régulière.   

    Un lien entre aliments industriels et cancers

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  • Published: 03 Jul 2018

    Short URL: https://farmlandgrab.org/28273
    Posted in:  FIAN MATOPIBA

    FIAN International, Réseau pour la justice sociale et les humains et la Commission pastorale de la terre (CPT)

     La spéculation foncière mène à des violations des droits humains et à l'éco-destruction au Brésil

    Un nouveau rapport révèle comment les fonds de pension internationaux, les investissements étrangers et les institutions détruisent l'avenir des communautés rurales du nord-est du Brésil.

      L'avancée de l'agro-industrie dans la région de MATOPIBA (une zone d'environ 73 millions d'hectares qui s'étend sur les États brésiliens du Maranhão, Tocantins, Piauí et Bahía), soutenue par le capital international, détruit les moyens de subsistance des communautés rurales et érode considérablement la biodiversité locale.

      La région MATOPIBA est située dans la partie nord du Cerrado, une écorégion qui abrite 5% de la biodiversité mondiale. Moins connue que l'Amazonie, elle est tout aussi vitale pour l'écologie du pays et de la planète. Les communautés indigènes et traditionnelles qui y vivent ont développé des stratégies de survie et de coexistence avec cet écosystème et leurs pratiques et connaissances sont indispensables à la survie du Cerrado. Avec l'expansion de l'activité financière et de l'agriculture industrielle - en particulier le soja - cette écorégion atteint des taux de déforestation extrêmement élevés.

    Des conséquences graves pour la population locale

     Les communautés de la région de MATOPIBA sont déplacées de leurs terres et subissent une contamination généralisée du sol, de l'eau et du bétail par les produits agrochimiques. La violence à l'encontre des dirigeants communautaires est en hausse, tout comme les conflits sur l'eau.

      « L'accaparement des terres est principalement le fait d'acteurs locaux, mais ceux-ci sont soutenus par de l'argent provenant de l'étranger. La falsification des titres fonciers est au cœur de cette activité, en tant que moyen de simuler la propriété foncière, qui a été appropriée illégalement », explique Isolete Wichinieski de la Commission pastorale de la terre (CPT), une organisation brésilienne travaillant en étroite collaboration avec les communautés rurales. « Les populations locales détiennent rarement des titres fonciers officiels, mais la loi brésilienne reconnaît les droits qu'elles ont acquis en occupant et en utilisant leurs terres au fil des générations ».

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  • 2018       128 p.     32,98 €

       Alors que le commerce massif de terres agricoles est décrié par les ONG et considéré souvent comme un accaparement des terres, les organisations internationales comme la Banque Mondiale y voient une opportunité de développement pour les pays vendant ou louant leurs terres, ce qu'elles appellent le principe « gagnant-gagnant ». Pourtant, cette commercialisation des terres semble avoir de lourdes répercussions sur les populations locales et les avancées en matière de développement sont difficilement visibles. Le commerce massif de terres agricoles correspond-il vraiment à une opportunité de développement ? L'objectif de cette recherche est de faire le lien entre le commerce massif de terres et la possible opportunité de développement qui en résulterait, pour savoir si après une dizaine d'années de prise d'ampleur du phénomène, le commerce de terres agricoles a-t-il vraiment réussi a entraîné le développement des zones où la terre a été commercialisée.
      Charlotte Lallement est diplômée d’une maitrise en sciences politiques de l’université de Montréal. " Je me suis spécialisée en politique comparée et relations internationales. Mes intérêts de recherche se sont portés sur l'Afrique et les théories du développement."
     
       L'avis du Club de présélection du prix Turgot, Christian Chouffier :

       Cet ouvrage est le résultat d’un travail de recherche dans le cadre de l’université de Montréal sur le phénomène d’accaparement des terres agricoles et plus généralement de la financiarisation des transactions foncières. Le commerce massif des terres agricoles s’est amplifié à partir de 2008 suite aux mauvaises récoltes de 2017 et aux émeutes de la fin qui s’ensuivirent. L’auteur définit la notion d’accaparement: achat ou location de terres par un acteur étranger, dans le but d’assurer sa sécurité alimentaire ou énergétique (biocarburants) ou encore de profiter des bons rendements apportés par cet actif. Ce phénomène particulièrement important en Afrique est soit considéré comme une spoliation par certaines ONG soit comme une opportunité de développement de l’agriculture par des organismes internationaux comme la banque mondiale. L’étude porte principalement sur deux pays, le Kenya et l’Ethiopie, qui ont des droits fonciers différents et qui ont subi ou non une colonisation à partir des quelques bases de données disponibles et des contrats connus. La conclusion est que le cadre légal en Afrique, l’opacité des transactions et le clientélisme ne permettent pas de constater une situation de développement économique telle que préconisée par les organisations internationales.

    Certes, il s’agit ici d’une étude sur l’Afrique mais l’internationalisation et la financiarisation des acquisitions de terres agricoles commence également à se répandre dans les pays développés comme en atteste l’acquisition de 2 800 ha par un groupe chinois dans le centre de la France entre 2016 et 2017 via l’achat d’actions permettant de contourner les droits des Safer.
    Original source: AllNews.ch
     

     

     


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  • 5.000 milliards de sacs par an: le monde malade de

    sa consommation de plastique

    05/06/2018
    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/5000-milliards-de-sacs-par-an-le-monde-malade-de-sa-consommation-de-plastique/ar-AAyf4Hg?ocid=Actualit%C3%A9
     
    Un ruisseau rempli de plastiques dans un bidonville de Manille le 12 mai 2018. © Fournis par AFP Un ruisseau rempli de plastiques dans un bidonville de Manille le 12 mai 2018.

    Environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés chaque année dans le monde et, comme l'essentiel du plastique, une infime proportion est recyclée, affirme mardi l'ONU dans un rapport pointant un défi d'une ampleur "décourageante".

    Dans ce document rendu public à l'occasion de la Journée mondiale de l'Environnement, l'ONU relève que si les modes de consommation actuels et les pratiques de gestion des déchets se poursuivent, on comptera environ 12 milliards de tonnes de déchets plastiques dans les décharges et l'environnement à l'horizon 2050.

    "L'ampleur du défi est décourageante", indique l'ONU. "Depuis les années 1950, la production de plastique a dépassé celle de presque tous les autres matériaux."

    "Nos océans ont été utilisés comme une décharge, ce qui provoque l'étouffement de la vie marine et transforme certaines zones marines en soupe plastique", déclare dans le rapport le chef d'ONU Environnement, Erik Solheim.

    "Dans certaines villes, les déchets plastiques bouchent les canalisations, ce qui provoque des maladies. Consommés par le bétail, ils trouvent leur chemin jusque dans la chaîne alimentaire."

    Une Vietnamienne marche dans une forêt côtière dont les arbres sont jonchés de plastique, le 18 mai 2018 à Thanh Hoa province, à 150 km au sud de Hanoï. © Fournis par AFP Une Vietnamienne marche dans une forêt côtière dont les arbres sont jonchés de plastique, le 18 mai 2018 à Thanh Hoa province, à 150 km au sud de Hanoï.

    L'essentiel de ces déchets sont des plastiques à usage unique, comme les bouteilles en plastique, les bouchons en plastique, les emballages alimentaires, les sacs plastique de supermarché, les couvercles en plastique, les pailles, les touilleurs et les récipients alimentaire à emporter, énumère le rapport.

    Les chiffres donnent le tournis: on estime qu'environ 5.000 milliards de sacs en plastique sont consommés dans le monde chaque année, soit presque 10 millions par minute.

    "S'ils étaient attachés ensemble, ils pourraient entourer la planète sept fois toutes les heures", avance le rapport.

    Seulement 9% des neuf milliards de tonnes de plastique que le monde a jamais produites ont été recyclées. Une part à peine plus grande - 12% - a été incinérée.

    Le reste a fini dans les décharges, les océans, les canalisations, où il mettra des milliers d'années à se décomposer totalement.

    En attendant, il contamine les sols et l'eau avec des particules de microplastiques dont certaines ont été retrouvés selon l'ONU jusque dans le sel de table commercial.

    Les études montrent, indique le rapport, que 90% de l'eau en bouteille et 83% de l'eau du robinet contiennent des particules de plastique.

    L'ONU salue un début de prise de conscience face à l'ampleur du problème, en relevant que plus de 60 pays ont adopté des politiques visant à réduire cette pollution.

    Mais ce n'est pas suffisant, selon l'ONU qui plaide pour une meilleure gestion des déchets, des mesures d'incitation pour encourager les consommateurs à changer leurs habitudes de consommation ou encore davantage de recherches sur les matériaux alternatifs.

    "Nous avons un besoin urgent de leadership et d'intervention de la part du gouvernement pour faire face à la marée montante des plastiques", indique le rapport.


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  •   L'Agence française de la biodiversité s'inquiète de la disparition de plus en plus d'animaux en France : oiseaux, chauves-souris, et certains poissons comme les saumons. Les pratiques agricoles, et notamment l'usage des pesticides, sont pointés du doigt.   

    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/animaux-biodiversite-france-rarefaction-especes-inquiete-71670/

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 214

      Chute du nombre d'oiseaux, mais aussi de chauves-souris ou encore de saumons : l'Agence française pour la biodiversité (AFB) a alerté lundi sur les menaces pesant sur le vivant, accusant notamment les pesticides. Une étude choc du CNRS et du Muséum d'histoire naturelle avait révélé en mars le déclin « vertigineux » des oiseaux des campagnes (-60 % de moineaux friquet depuis 10 ans, un tiers d'alouettes des champs disparues en 15 ans...), qui en plus s'accélère ces dernières années.

       Le bilan 2018 de l'Office national pour la biodiversité (ONB) — projet participatif, piloté par l'AFB, qui agrège les données sur le vivant récoltées par des dizaines d'organismes en métropole et en outre-mer — reprend ce constat alarmant. « Les espèces d'oiseaux des milieux agricoles ont disparu à un rythme assez effarant depuis 30 ans », commente Julien Massetti, chef de projet à l'AFB, décrivant une baisse de ces espèces de 30 % entre 1989 et 2017.

    Les espèces d'oiseaux des milieux agricoles ont disparu à un rythme assez effarant depuis 30 ans

    Ce déclin touche aussi les oiseaux des villes, comme les moineaux parisiens, et même, depuis 2005, les oiseaux dits généralistes (qui vivent dans tous types de milieux) qui, avant, contrebalançaient la disparition des autres, poursuit-il, décrivant « un phénomène en train de changer d'ampleur ».

     
    Les chauves-souris sont des mammifères insectivores en déclin en France. © Dominique Bidon, Fotolia

    Chauves-souris et saumons sont menacés

    Et les oiseaux ne sont pas les seuls menacés. Les effectifs de chauves-souris, mammifères insectivores, ont diminué de près de 40 % en Métropole en dix ans, selon l'ONB, qui rappelle que « Métropole et Outre-mer confondus, près d'une espèce vivante sur trois est en danger de disparition ».

    L'Office fait état de plusieurs menaces pesant sur les 180.000 espèces présentes sur le territoire français, en premier lieu l'utilisation des pesticides par l'agriculture. Mais aussi le rythme élevé de l'artificialisation des sols : entre 2006 et 2015, la Métropole a perdu près de 600.000 hectares de terres agricoles et d'espaces naturels, soit l'équivalent d'un département comme la Seine-et-Marne, remplacés principalement par des surfaces goudronnées.

    L'AFB s'inquiète aussi du sort de poissons qui vivent entre mer et eau douce, comme l'anguille et le saumon atlantique. Pour ce dernier, qui se reproduit dans une cinquantaine de fleuves et rivières français (Dordogne, Garonne, Loire, Rhin...), le linéaire de cours d'eau qu'il fréquente a baissé de 70 % depuis 1900, selon l'AFB.

    Sur la Loire, le nombre de saumons par an est passé de 100.000 au 19e siècle, à moins de 1.000 aujourd'hui, « en-dessous du seuil minimum pour assurer le maintien des stocks ».

    • Les oiseaux des campagnes sont en déclin en France, avec une accélération au cours des dernières décennies.
    • Les chauves-souris ont diminué de 40 % en Métropole en dix ans.
    • Sur la Loire, les saumons sont passés en dessous du seuil minimum pour assurer le maintien des stocks.

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  • Depuis l'interdiction par la Chine de l'importation de déchets plastique recyclables, les pays riches ne savent plus quoi en faire. D'autant plus que le volume de plastique utilisé a atteint des niveaux inégalés et que personne ne s'est véritablement soucié de développer des solutions adaptées pour gérer tous ces déchets.

      https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/pollution-dechets-plastique-europe-etats-unis-vont-ils-etre-engloutis

     Céline Deluzarche journaliste

      Elle était devenue la poubelle plastique mondiale : entre 1992 et 2017, la Chine a importé 72,4 % de tous les déchets plastique destinés au recyclage, soit 170,5 millions de tonnes cumulées, rapporte une étude publiée dans Science Advances. Les pays producteurs, États-Unis, Japon et Allemagne en tête, avaient trouvé là une solution bien pratique pour se débarrasser de ces déchets encombrants. Car, depuis plusieurs décennies, le volume de plastique généré dans le monde a crû de façon exponentielle.

    De deux millions de tonnes par an en 1950, nous sommes arrivés à 322 millions de tonnes en 2015. Au total, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites sur Terre. Pas cher, facile à fabriquer, plébiscité par les consommateurs, ce matériau a envahi la planète. Hélas, à peine 9 % du plastique étant recyclé, des montagnes de déchets finissent dans la nature et empoisonnent l’environnement.

    Au rythme actuel, l'océan contiendra plus de plastique que de poisson d'ici 2050, alertent les experts. En effet, recycler le plastique n'est pas si facile. Bien souvent, il contient des additifs toxiques ou est mélangé à d'autres matériaux impossibles à séparer. D'autre part, le recyclage n'est, de loin, pas la solution la plus rentable. Pour certains plastiques, la quantité d'énergie obtenue en les brûlant dépasse largement celle qui serait nécessaire pour alimenter les processus de récolte, de tri et de recyclage.

     
    Bien souvent, le plastique contient des additifs toxiques ou est mélangé à d’autres matériaux impossibles à séparer. Il n'est alors pas simple de le recycler. © Andrea Izzotti, Fotolia

      111 millions de tonnes de déchets plastique vont nous rester sur les bras

    Bref, se débarrasser du problème en expédiant les déchets en Chine était jusqu'ici la solution la plus simple et la moins coûteuse. Mais, en 2017, le pays a dit stop : depuis le 31 décembre dernier, l'importation de déchets plastique non industriels y est interdite. En effet, le gouvernement chinois a fait de la lutte contre la pollution une de ses priorités et les usines de recyclage contribuent fortement aux émissions toxiques.

    La Chine doit aussi faire face à ses propres déchets, dont le volume ne cesse d'augmenter au fur et à mesure que les habitudes de consommation occidentales se développent. Le problème, c'est qu'après des années passées à négliger les filières de recyclage, les pays exportateurs se retrouvent tout d'un coup avec des montagnes de déchets à traiter dont ils ne savent pas quoi faire. En 2030, ce sont 111 millions de tonnes qui vont ainsi se retrouver en déshérence dans les pays développés si la tendance se poursuit, alerte l'étude de Science Advances

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  • La banque qui n’a rien à faire en médecine intervient de plus en plus dans ce domaine pour dicter ses règles de rentabilité

       L’ARTICLE (Extrait) :

       La très controversé banque Goldman Sachs, reconnue pour avoir trafiqué les comptes de la Grèce, et être en partie responsable de sa situation actuelle, se targue de donner des conseils en matière de médecine et de médicaments.

        « l’analyste financier Goldman Sachs avait rappelé au secteur médical combien la mise sur le marché d’un médicament miracle efficace en quelques jours n’était pas nécessairement la meilleure des stratégies pour assurer la pérennité financière d’une entreprise.

       Aussi, le banquier recommandait-t-il plutôt de s’intéresser aux traitements au long cours des maladies chroniques…»

    Source JIM


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  • Chère amie, cher ami,

    La course folle des accords de libre-échange continue : la France et les autres Etats membres de l’Union européenne adoptent aujourd’hui un nouvel accord, avec le Japon. Pendant ce temps, les négociations se multiplient avec les pays du Mercosur, avec le Vietnam, le Mexique, l’Indonésie, etc.

    C’est scandaleux, et ce pour plusieurs raisons !

    Problème numéro un : les risques de ce type d’accord de libre-échange sont désormais bien connus. Ils menacent la protection des droits sociaux, des consommateurs et de l’environnement et touchent tous les domaines, y compris l’agriculture et notre alimentation (pesticides, OGM, etc.).

    Problème numéro 2 : ces accords sont complètement anti-démocratiques. Ils sont négociés dans la plus grande opacité, sans que les citoyens n’aient leur mot à dire et ils mettent les questions commerciales et économiques au-dessus des questions sociales et environnementales. De quel droit ? Aucun !

    Le rouleau-compresseur de ces accords continue à tout écraser sur son chemin, en dépit des promesses d’E. Macron qui s’était pourtant engagé après le CETA à plus de transparence, au respect du principe de précaution et à une meilleure protection des droits des citoyens. En lieu et place d’une Europe qui protège, on subit un véritable recul démocratique. Les parlementaires français voteront sur le CETA fin 2018, alors qu’il est en fait déjà entré en vigueur depuis des mois, et ils n’auront même pas leur mot à dire pour ratifier – ou pas – l’accord avec le JAPON, suite à un tour de passe-passe des négociateurs…

    Nous n’accepterons pas cette forme de libre-échange forcené et négocié sans débat démocratique, qui écrase du pied les droits des citoyennes et citoyens. Les accords de commerce doivent favoriser l’intérêt général, et non l’intérêt particulier des grandes multinationales.

    Mais pour avoir les moyens de ne rien lâcher et peser dans ces débats face aux multinationales, nous avons besoin de vous. (https://www.foodwatch.org/fr/nous-soutenir/?utm_source=CleverReach&utm)

    Merci de votre engagement à nos côtés pour défendre les droits pour tous à une alimentation saine.

    Sincèrement.

    Karine Jacquemart,  directrice de foodwatch France 

    PS : Vos dons mensuels rendent possibles nos actions maintenant et dans la durée (même modestes, à partir de 5€). Votre soutien est la garantie de notre indépendance : foodwatch refuse toute subvention publique ou contributions d’entreprises qui pourraient présenter le moindre conflit d’intérêt. Cette indépendance fait notre force. Merci !
      66% du montant de vos dons sont déductibles de vos impôts, dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Ex un don mensuel de 5€ vous revient à 1,7 € (20,4 € par an).


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  • Comment l’ogre Amazon digère la concurrence

    François Lévêque 05/07/2018
    https://www.alternatives-economiques.fr//logre-amazon-digere-concurrence/00085493?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F05072018
     
    A lire Alternatives Economiques n°381 - 07/2018
     
    Amazon rétrécit le temps et mange la planète. Le 28 juin, il a annoncé l’achat du distributeur de médicaments en ligne PillPack et son intention de se lancer dans le secteur de la pharmacie. L’an dernier, l’ancienne petite librairie en ligne a avalé Whole Foods, la grande chaîne américaine de supermarchés bio. Soit près de 500 magasins en une bouchée.

    À Paris, l’ogre est en passe d’aspirer la distribution des produits Monoprix. Inutile bientôt de faire la queue à la caisse Livraison ou de naviguer sur Monoprix.fr et d’attendre ensuite de longues heures chez soi sa boîte d’Houmous Extra et sa lessive liquide Le Chat. Aujourd’hui, tout le monde a entendu parler du site d’Amazon et sa livraison express. Son système digestif des concurrents et partenaires est moins connu. Le temps de lire cette chronique pour lever le voile et votre commande sera déjà empaquetée.

    Commençons par un rappel des mensurations d’Amazon. Poids : près de 200 milliards de dollars de recettes annuelles. Masse : 760 milliards de dollars de capitalisation boursière, la plus élevée au monde derrière Apple, mais devant Google. Surface : 140 km2 d’entrepôts et centres logistiques, soit l’étendue de Paris et Lyon réunies. Débit respiratoire journalier : 1,6 million de paquets expédiés. Nombre de bras et cerveaux : plus de cinq cent mille employés – quatre fois moins quand même que son concurrent Walmart, la chaîne de supermarchés américaine.

    Les couches-culottes de la vengeance

    Poursuivons par une histoire de couches-culottes. Il était une fois une start-up nommée Quidsi à croissance hyper rapide dans le commerce électronique de produits pour bébé. Son site Diapers.com attire les jeunes ménages américains de la Côte Est qui y trouvent lingettes, couches et lait en poudre à se faire livrer sans frais à la maison. Approchée par Amazon, le petit poucet refuse de se faire avaler tout cru.

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  •    Les parents d’un enfant né avec des malformations graves assignent en justice la firme rachetée par Bayer. Ils veulent prouver que la société connaissait la nocivité de ses produits.

      http://www.liberation.fr/futurs/2018/06/12/glyphosate-le-long-combat-d-une-famille-contre-monsanto_1658621

      C’est une première. Jusqu’ici, personne n’avait intenté de procès à Monsanto pour des malformations dues au glyphosate, l’herbicide le plus vendu au monde. Voilà qui est fait. Selon les informations de Libération, Sabine et Thomas Grataloup, les parents de Théo, né il y a onze ans avec de graves malformations de l’œsophage et du larynx, ont assigné fin mai la firme américaine, rachetée le 7 juin par l’allemand Bayer (http://www.liberation.fr/futurs/2016/05/23/bayer-monsanto-alchimie-monstrueuse_1454681), devant le tribunal de grande instance de Vienne (Isère). Ils concrétisent ainsi une décision annoncée en octobre (http://www.liberation.fr/futurs/2017/10/03/glyphosate-il-est-essentiel-que-cela-n-arrive-pas-a-d-autres_1600661) dernier, un an après avoir témoigné au «tribunal Monsanto» (http://www.liberation.fr/planete/2016/10/16/proces-monsanto-theo-9-ans-opere-50-fois-et-les-autres_1522366) (un procès citoyen sans reconnaissance officielle organisé fin 2016 à La Haye, aux Pays-Bas, qui a débouché en mai 2017 sur un «avis consultatif» des juges (http://www.liberation.fr/futurs/2017/04/18/tribunal-monsanto-un-avis-citoyen-pour-reequilibrer-le-droit_1563482). Il s’agit d’une procédure civile et non pénale, car «le pénal fait affronter un océan d’incertitudes, dans la temporalité et dans l’issue, alors que les règles qui commandent la responsabilité au civil nous apparaissent plus protectrices des droits de Théo et de sa famille», indiquent leurs avocats William Bourdon, Amélie Lefebvre et Bertrand Repolt.

      L’assignation, un document de 61 pages (hors annexes) dont Libération a obtenu une copie, a été délivrée par huissier les 29, 30 mai et 4 juin à Monsanto, mais aussi à la société française Novajardin, qui a distribué le produit, et la caisse primaire d’assurance-maladie de l’Isère - pure formalité.

    A lire aussi  Glyphosate, le dossier (http://www.liberation.fr/glyphosate,100875)

      Il décrit d’abord longuement le calvaire de la famille iséroise. Dès la naissance, Théo a dû être opéré en urgence pour séparer les systèmes digestif et respiratoire. A 3 mois, il a subi une trachéotomie, qui lui laisse aujourd’hui encore un gros trou dans la gorge, par lequel il respire et qui lui interdit toute activité aquatique. N’ayant plus de cordes vocales, Théo était muet jusqu’à ce qu’il apprenne à s’exprimer par la voix œsophagienne, métallique et gutturale, «qui n’évoluera jamais» et l’expose aux railleries des autres enfants. Il a été nourri par sonde jusqu’à 6 ans et met toujours du temps à avaler ses repas, dont la composition doit être adaptée. Ses parents, qui ont dû aménager leur activité professionnelle - ils s’occupent d’une agence de voyages spécialisée dans les randonnées équestres - pour accompagner Théo en permanence, ont dû gérer dans l’urgence plusieurs épisodes traumatisants pendant lesquels ils craignaient de voir leur fils mourir. Fin mai, le garçon a subi sa 53e opération. Et le risque vital reste permanent.

      Dans leur assignation, les avocats des Grataloup s’attachent à établir un lien de causalité entre les malformations de Théo, qualifiées d’«exceptionnelles» par les spécialistes qui l’ont suivi, et son exposition au glyphosate in utero. En début de grossesse, quand Sabine Grataloup ignorait encore être enceinte, elle a désherbé pendant plusieurs jours la carrière d’équitation familiale avec du Glyper - un générique du Roundup de Monsanto, fournisseur de la substance active -, car une publicité vantait son innocuité. Or, c’est à ce stade clé que l’œsophage et la trachée se forment chez le fœtus.

    Rapport enterré

      S’appuyant sur 15 études publiées entre 2002 et 2017 sur les effets tératogènes (provoquant des malformations du fœtus) du glyphosate, le premier chirurgien pédiatre à avoir opéré Théo conclut son attestation par ces mots : «Ma conviction est que l’implication du glyphosate dans l’apparition du syndrome polymalformatif que Théo a présenté à la naissance est hautement probable», en l’absence de facteurs génétiques identifiés chez la mère et l’enfant. Ce que confirme un chirurgien ORL, dans une autre pièce du dossier.

       Selon les avocats de la famille Grataloup, Monsanto «a commis une faute, en ce qu’elle n’a pas délivré une information complète des précautions d’usage du Glyper dans sa notice d’utilisation, violant par conséquent l’obligation à laquelle elle était contractuellement tenue». Violation d’autant plus «manifeste et grave que les sociétés n’ignoraient pas les risques liés à l’usage du Glyper». Dans le cadre d’un procès intenté aux Etats-Unis par des centaines de travailleurs agricoles touchés par un cancer du sang, des milliers de documents internes de Monsanto ont été publiés en 2017 sous le nom de «Monsanto Papers».(http://www.liberation.fr/planete/2017/11/27/comment-monsanto-a-finance-des-scientifiques-en-europe-pour-defendre-le-glyphosate_1612822) Ils prouvent notamment que la firme s’inquiétait dès 1999 du potentiel mutagène du glyphosate, dans un rapport commandé au scientifique britannique James Parry, puis enterré, et dont les avocats de la famille Grataloup demandent communication à Monsanto, parmi d’autres pièces. Ces derniers demandent aussi au tribunal d’ordonner une expertise médicale de Théo et, en attendant le chiffrage définitif des préjudices subis, de condamner les sociétés défenderesses à verser une indemnité provisionnelle de 30 000 euros aux époux Grataloup.

    «Dignité»

    Mais obtenir une réparation financière est loin d’être la préoccupation première de la famille. «Ce combat contre le glyphosate est celui de notre vie, il est essentiel que cela n’arrive pas à d’autres», explique Sabine Grataloup, qui se dit «écœurée» par le rejet massif, fin mai par les députés, des amendements visant à inscrire dans la loi la promesse présidentielle d’interdire le glyphosate en trois ans. «Pour cette famille, il y a une dimension très citoyenne et morale dans ce procès, ajoute Me Bourdon. Leur ambition est de faire établir l’incroyable cynisme de Monsanto et sa responsabilité dans ce qui est pour eux une tragédie au quotidien. Leur dignité est la plus belle des motivations pour un avocat.» Pour lui, l’enterrement par Bayer du nom sulfureux de sa cible (http://www.liberation.fr/futurs/2018/06/04/bayer-se-deleste-du-nom-monsanto-symbole-decrie-de-l-agrochimie_1656421)  n’aura «pas d’impact, puisque les conséquences civiles attachées à ce procès feront partie du passif de la société Monsanto».

    Mais il s’attend à une bataille «acharnée» : «Monsanto, comme il le fait mondialement, va multiplier tous les tirs de barrage possibles pour essayer de maintenir son irresponsabilité.» Il se dit toutefois «confiant», car «jurisprudence à l’appui, le droit positif est largement l’allié de la famille Grataloup». Et espère un jugement «d’ici quinze à dix-huit mois".


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  • "Bayer-Monsanto" restera dans toutes les mémoires

      <newsletter@monsanto-tribunal.org>

      Bayer a avalé Monsanto : le nom de Monsanto disparaîtra, mais les produits actuels de l’entreprise ne seront pas rebaptisés. Hugh Grant, PDG de Monsanto, prend sa retraite avec beaucoup, beaucoup d'argent. Que cela signifie-t-il pour les milliers de procès en cours contre Monsanto, en particulier aux États-Unis?? Nous avons interrogé à ce sujet le PDG de Bayer, Werner Baumann, lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires le 25 mai dernier. Il a simplement répondu que ces problèmes seraient résolus conformément à l’éthique de Bayer, mais que rien de plus ne pouvait être dit à ce sujet, car les deux entreprises étaient encore officiellement indépendantes. Cela n'est plus le cas depuis le 7 juin. Nous poursuivrons l'affaire, M. Baumann.


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  • L'empire de la honte (Jean ZIEGLER )

    2007    344 p.   6,60 €

      Nous assistons aujourd'hui à un formidable mouvement de reféodalisation du monde, à la mise en coupe réglée des peuples de l'hémisphère Sud par les grandes sociétés transcontinentales. Deux armes de destruction massive sont à l'œuvre : la dette et la faim. Par l'endettement, les Etats abdiquent leur souveraineté ; par la faim qui en découle, les peuples agonisent et renoncent à la liberté. Oui, c'est bien l'empire de la honte qui s'est mis subrepticement en place sur la planète. Jean Ziegler, qui témoigne ici d'une connaissance exceptionnelle du terrain, démonte cette formidable machine à broyer et à soumettre.
     
    Jean Ziegler est rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels
       -La Suisse lave plus blanc (1990),
       -La Suisse, l'or et les morts (1997),
       -Les Nouveaux maîtres du monde (2002). 

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  •  
     
    2015  152 p.  10 €
     
       Bernard Madoff, Jérôme Kerviel, Kweku Adoboli, ces trois noms sont associés à des fraudes financières de grande ampleur. Ces « affaires », jugées et très médiatisées, ne sont que la face visible d'un système qui encourage plus ou moins ouvertement des cadres de la banque à jouer avec les règles et à les transgresser. 
      Relativement peu évoquée en France et en Europe, cette criminalité en col blanc a pourtant joué un rôle prépondérant dans l'avènement de plusieurs crises financières, qu'il s'agisse de la crise des Savings and Loans dans les années 1980 ou de celle, plus récente, des subprimes, avec les conséquences catastrophiques que l'on sait sur toutes les économies du globe.
      Inventeur du concept de « fraude patronale », William K. Black s'associe à Aurore Lalucq pour décrire les mécanismes de mise en place de la fraude, qui vont de la vente de produits frauduleux aux incitations perverses qui permettent aux courtiers d'améliorer leurs rémunérations.
      Enseigner ces mécanismes, donner aux régulateurs les moyens de faire leur travail, mettre en place des systèmes de lutte contre les conflits d'intérêts, protéger les lanceurs d'alerte sont autant de lignes directrices des réformes à envisager afin d'assainir la situation et de prévenir le développement de la fraude, et donc l'éclatement de nouvelles crises financières.   

    Aurore Lalucq est co-directrice de l’Institut Veblen.

    Economiste de formation, diplômée de l’université de Dauphine et de Paris 1. Après avoir été chargée de mission à la Fondation pour le Progrès de l’Homme, au LARES (Laboratoire de Recherches en Sciences Humaines et Sociales de l’Université Rennes 2) puis à Ritimo pour étudier les questions de pluralisme en économie, elle a rejoint l’IRG –Institut de recherches et débats sur la gouvernance – en 2006 afin de mettre en place le programme IRE.

     Elle dirige aujourd’hui, avec Philippe Frémeaux, la collection "Politiques de la transition" (Institut Veblen/Les Petits matins) et anime le séminaire "Les enjeux économiques de la transition écologique" soutenu par l’Institut CDC.

    Parmi ses dernières publications :

       - Transition écologique, mode d’emploi avec Philippe Frémeaux et Wojtek Kalinowski, Alternatives économiques/Les petits matins, 2014.

      -Produire plus, polluer moins : l’impossible découplage avec Thierry Caminel, Gaël Giraud, Philippe Frémeaux et Philippe Roman, coll. "Politiques de la transitioné, Institut Veblen/Les Petits matins, 2014.

      - Faut-il donner un prix à la nature ? avec Jean Gadrey, coll. "Politiques de la transition", Institut Veblen/Les Petits matins, 2015

       Son mail : lalucq [@] veblen-institute.org

      William K. Black est avocat et universitaire. Il a publié

       -Une Fraude presque parfaite (ECLM, 2012) : Le pillage des caisses d’épargne américaines par leurs dirigeants, Paris, Éditions Charles Léopold Mayer, 2012, 488 p.  , préfacé par Jean de Maillard, en collaboration avec l’institut Veblen pour les réformes économiques (http://www.veblen-institute.org ), traduction de sa version anglaise : (en) The Best Way to Rob a Bank is to Own One : How Corporate Executives and Politicians Looted the S&L Industry, University of Texas Press, 2005 .


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  • Le marché de la tomate est un très mauvais exemple de fonctionnement de la mondialisation

    http://institutdeslibertes.org/le-marche-de-la-tomate-est-un-tres-mauvais-exemple-de-fonctionnement-de-la-mondialisatio/

    Nous nous efforçons de regarder à la télévision presque tous les documentaires consacrés à l’économie. Nous avons été suffisamment critique dans notre dernier papier « La télévision montre toujours ce qui se passe mal dans l’économie libre »  pour saluer le dernier documentaire de Jean Baptiste Malet « L’empire de l’or rouge » passé sur France2 le 13/02/2018.  Il décrit le fonctionnement du marché mondial de la tomate à l’heure de la mondialisation.

    La sauce tomate permet de décrire le fonctionnement d’une partie de la  mondialisation économique. Les acteurs sont des gouvernements, des sociétés,  des traders, des gagnants et des perdants. Derrière les bouteilles de ketchup se livre une guerre commerciale planétaire  car tout est permis pour gagner des parts de marché.

    La Chine triche

    En Chine, dans la province du Xin Jiang l’armée chinoise a construit il y a une quinzaine d’années des usines qui produisent des millions de barils de concentré de tomate. L’opération a été menée par un ancien général de l’armée chinoise chargé de mettre au pas les « Ouigours » qui sont des musulmans chinois. Ce sont les italiens notamment la société <Rossi Catelli> qui a fourni à la société <Gaotai Sinochen> des usines clef en main. La chine a payé en concentré de tomate, ce qui a permis à des entreprises italiennes comme « Gino » de produire du concentré de tomate « italien » en rajoutant un peu de marjolaine.

    Pas longtemps après, la société chinoise <Jintudi> s’est mise à vendre du concentré de tomate sous la marque « Gina » reproduisant à l’identique le packaging de la marque « Gino » !

    Ensuite pour augmenter les marges, certains fabricants chinois se sont mis à ajouter de la fibre de soja qui joue un rôle d’épaississant qui peut aller jusqu’à 50% du contenu de la boite. Bien évidemment l’additif ne figure pas parmi les contenus mentionnés sur l’étiquette. Tout cela permet au port de Tanjin d’exporter 1MT de concentré de tomate par an.

    Les Etats Unis développent des usines sans personnel

    Aux Etats Unis, en Californie, une société  avec des usines robotisées est le numéro un mondial du concentré de tomate. Il s’agit de la société <Morning Star> fondée en 1970 par Chris Rufer qui était chauffeur de poids lourd. Aujourd’hui il produit 25% du concentré de tomate produit en Californie fournissant 40% des besoins américains. On le présente souvent comme « le Steve Jobs de la tomate » car il est arrivé à faire fonctionner des usines dans lesquelles tout le personnel a disparu. Cela n’a été possible qu’avec un coût  du capital proche de zéro.

    <Heinz>, <Campbell> , <Ingomar Packing Company> propriété de Greg Pruett à Los Banos en Californie sont obligés d’adopter les mêmes méthodes pour rester compétitives.

    L’Europe réintroduit l’esclavage

    En Europe ce sont des migrants venus d’Afrique qui assurent la cueillette des tomates dans le sud de l’Italie. A Foggia dans les Pouilles, 30 000 migrants sont payés 2€ de l’heure en étant « logés » dans des conditions effroyables. On peut dire que comme à l’époque des latifundia,   l’esclavage a fait sa réapparition en Europe dans le sud de l’Italie. Tout cela est possible grâce à un écosystème qui comprend les mafias en Lybie et en Italie, les organisations qui prétendent s’occuper des migrants, le tout fonctionnant avec la bénédiction des autorités européennes.

    En France, le consommation de tomate est de 13kg par personne et par an. La société <Savéol> possède 10% de part de marché. Pour produire une tonne de tomates en plein champ il faut 94,6kg d’équivalent pétrole (engrais, arrosage etc…). Il en faut dix fois plus que quand on les fait pousser sous serre. Une tomate cultivée à Agadir sous une simple bâche coûtera malgré les 3200km parcourus jusqu’à Rungis 13 fois moins d’équivalent pétrole que la tomate du Finistère cultivée sous serre chauffée.

    La Hollande est ainsi le premier producteur de tomates en Europe, alors que c’est un pays qui a peu d’espace et pas beaucoup de soleil.  Leur prochain objectif est de faire pousser de la vanille sous des serres chauffées, ce qui permettra de ruiner rapidement l’économie de Madagascar qui est le premier producteur mondial de vanille !

    L’Afrique s’enfonce un peu plus

    En Afrique, au Ghana les paysans africains subissent la concurrence de la tomate made in China. La dernière usine de transformation de tomate locale a fermé. L’Afrique est devenu le champ de bataille de l’or rouge. Les ouvriers ghanéens sont payés quatre fois moins que les chinois. Le Ghana ne peut pas mettre de droits de douane sur ses importations chinoises comme le ferait un état souverain, car il dépend de la Chine pour la construction de ses infrastructures.

    La mondialisation devra se réinventer.

    A partir du simple exemple de la tomate, on comprend que la mondialisation montre les difficultés de la libéralisation des échanges commerciaux. Le documentaire pointe du doigt les grands acteurs de ce marché que sont les deux traders mondiaux de concentré de tomate qui tiennent le marché mondial. Ce  sont Armando Gandolfi en Italie et Juan Jose Amezaga aux Etats Unis.

    On nous explique que le grand responsable est la mondialisation prôné par le Fonds monétaire international, la Banque Mondiale et l’Organisation Mondiale du commerce (OMC). D’ailleurs, la mondialisation appauvrit les pauvres des pays riches et enrichit les riches des pays pauvres. On n’est pas dans le libre échange mais dans une économie de prédation violemment anti sociale qui développe la mondialisation des inégalités.

    Le libéralisme ne fonctionne qu’avec des Etats souverains

    Après avoir fait ce constat on nous explique que c’est le libéralisme sauvage qui serait  responsable du dérèglement des marchés, du déclin industriel, des délocalisations et du chômage. On nous sert sans arrêt les clichés qui rendent le libéralisme détestable depuis trente ans aux yeux des intellectuels du camp des bien-pensants.

    Le libéralisme n’a jamais été « le renard dans le poulailler qui mange toutes les poules ». Le libéralisme sans un état souverain cela ne peut pas  fonctionner. Il n’y a pas de contradiction entre le libre échange et la souveraineté.  Certains se mettent à  vanter alors les bienfaits du protectionnisme, ce qu’aucun économiste de renom à l’exception de Maurice Allais vieillissant n’a fait depuis très longtemps.

    Il faudrait d’abord prendre conscience de l’échec des idées socialo keynésiennes.

    Pour la suite, le problème est que la droite classique française est anti-libérale.  Elle se laisse dicter ses valeurs par la gauche, délaissant les siennes qui sont pourtant celles du véritable humanisme. Dans cette semaine précédant le Salon Agricole de Paris, si rien n’est fait pour faire mieux fonctionner le marché de la tomate et d’autres matières premières agricoles, il ne faudra pas s’étonner que les perdants soient attirés par les extrêmes de gauche et de droite.


    Auteur: Jean-Jacques Netter

    Jean Jacques Netter est diplômé de l’École Supérieure de Commerce de Bordeaux, titulaire d’une licence en droit de l’Université de Paris X. Il a été successivement fondé de pouvoir à la charge Sellier, puis associé chez Nivard Flornoy, Agent de Change. En 1987, il est nommé Executive Director chez Shearson Lehman Brothers à Londres en charge des marchés européens et membre du directoire de Banque Shearson Lehman Brothers à Paris. Après avoir été directeur général associé du Groupe Revenu Français, et membre du directoire de Aerospace Media Publishing à Genève, il a créé en 1996 Concerto et Associés, société de conseil dans les domaines de le bourse et d’internet, puis SelectBourse, broker en ligne, dont il a assuré la présidence jusqu’à l’ absorption du CCF par le Groupe HSBC. Il a été ensuite Head of Strategy de la société de gestion Montpensier Finance.


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  • Les vers géants envahissent la France : les Plathelminthes terrestres

      Commentaire. Après les punaises diaboliques, les frelons asiatiques ou les écureuils de Corée, les vers géants envahissent la France.

      C’est un autre aspect de la mondialisation que l’envahissement par des espèces exotiques qui sont souvent malheureusement prédatrices. Ces vers de terre énormes et à la tête de requin marteau risquent de dévorer la faune de la terre de nos sols si indispensables à l’équilibre biologique et déjà si menacés par les pesticides en tous genres. Après la destruction chimique, voici les prédateurs exotiques. 

      Quand on comprend que c’est l’équilibre de la microbiologie des sols qui permet aux plantes d’avoir un bon taux de vitamines et de minéraux et d’être ainsi protectrices face aux maladies, alors la boucle est bouclée.

    Après les punaises diaboliques, les frelons asiatiques ou les écureuils de Corée, les vers géants envahissent la France

    Différentes espèces de Plathelminthes terrestres ont envahi les jardins français. Passant de continent en continent via le transport de plantes, ils menacent la biodiversité en France et en outre-mer. Mais grâce à des chercheurs et à la participation du public, l'invasion a pu être reconnu.

    avatar   franceinfoFrance Télévisions       publié le 23/05/201

    Cet article est publié en collaboration avec les chercheurs de l’Isyeb (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, Muséum national d’histoire naturelle, Sorbonne Universités). Ils proposent chaque mois une chronique scientifique de la biodiversité, "En direct des espèces". Objectif : comprendre l’intérêt de décrire de nouvelles espèces et de cataloguer le vivant.

    Une des conséquences de la mondialisation et de l’accroissement des échanges internationaux de marchandises est l’introduction d’espèces exotiques envahissantes. En France, on a ainsi vu arriver récemment la punaise diabolique, le frelon asiatique et l’écureuil de Corée, et aussi les Plathelminthes terrestres tels que Platydemus manokwari (depuis la Nouvelle-Guinée) ou Obama nungara (depuis l’Amérique du Sud).

    Ces Plathelminthes terrestres, qui passent de continent à continent avec les transports de plantes, sont généralement des animaux d’une taille modeste, environ 5 cm : ils tiennent dans la main – quoique ce soit une mauvaise idée de les toucher. Parmi les Plathelminthes terrestres, il existe toutefois un groupe d’espèces géantes, qui ont toutes la tête "en marteau" : les bipaliinés, appartenant aux genres Bipalium et Diversibipalium. Les plus grands peuvent atteindre 1 m de long, et leur continent d’origine est l’Asie.

    40 centimètres de long

    Notre équipe vient de publier les résultats d’un travail (https://peerj.com/articles/4672/) de cinq ans basé sur la science participative. Un immense merci à tous les citoyens qui nous ont envoyé des photographies et aussi des spécimens. Plus de 700 signalements de Plathelminthes terrestres ont été reçus, et parmi ceux-ci, plus de 100 concernaient des bipaliinés. Deux des espèces présentes en France, et parfois très abondantes, peuvent atteindre 40 cm de long ! Quarante centimètres – représentez-vous cela avant de continuer la lecture : si vous lisez ceci sur un PC portable, c’est plus que la diagonale de votre écran…

    Les Plathelminthes terrestres consomment des animaux de la faune du sol, et à ce titre posent une menace pour la biodiversité des sols et leur équilibre écologique. Les Bipalium sont des prédateurs de vers de terre, capable de tuer et manger des proies beaucoup plus grandes qu’eux. Pour tuer leurs proies, les Bipalium possèdent un armement chimique incluant la tétrodotoxine, un des neurotoxiques les plus puissants au monde, mille fois plus actif que le cyanure (la tétrodotoxine est le poison des fameux poissons Fugu).

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  •  Des chercheurs ont trouvé jusqu’à 12 000 particules par litre figées dans la banquise.

    LE MONDE | 25.04.2018 à 11h02 • Mis à jour le 26.04.2018 | Par Sylvie Burnouf

    Jusqu’à 12 000 particules de microplastique par litre : le chiffre est si colossal qu’on a peine à y croire, mais c’est bien ce qu’ont retrouvé des chercheurs de l’Institut Alfred-Wegener pour la recherche polaire et marine (AWI, Allemagne) en faisant fondre des échantillons de banquise prélevés dans la zone arctique.

    A bord du Polarstern, leur navire brise-glace de recherche, ils ont mené, entre 2014 et 2015, trois expéditions, collectant des carottes de glace le long de la dérive transpolaire (un courant océanique majeur de l’Arctique) et du détroit de Fram (à la jonction entre l’Arctique central et l’Atlantique Nord), afin d’en caractériser la teneur et la composition en microplastiques.

    Leurs résultats, publiés le 24 avril dans Nature Communications, sont atterrants : aucune des cinq zones analysées n’était vierge de contaminants. Tels des cocktails figés, les blocs de banquise renfermaient les résidus de dix-sept sortes de plastiques, parmi lesquels du polyéthylène et du polypropylène (utilisés notamment dans les emballages), de la peinture, de l’acétate de cellulose (issu des filtres de cigarette), du nylon et du polyester. Avec, au total, 1 100 à 12 000 microdébris par litre d’eau glacée – des taux bien supérieurs à ceux relevés par ailleurs, même si certaines différences méthodologiques limitent les comparaisons directes.

    Septième continent

    Ces particules ont été transportées là par les courants marins, expliquent les chercheurs. Et, « avec une production mondiale en plastique avoisinant les 300 millions de tonnes par an, il n’est pas étonnant qu’il n’y ait plus de zone épargnée », souligne Johnny Gaspéri, maître de conférences au Laboratoire eau, environnement et systèmes urbains (LEESU, université Paris-Est-Créteil).

    La banquise les accumule alors, que ce soit au début de sa formation ou quand elle s’étoffe à mesure qu’elle dérive au gré des courants arctiques. De fait, selon la zone de prélèvement, la composition en microplastiques variait, et leur provenance aussi. Grâce à des données satellites couplées à des modèles thermodynamiques de formation de la banquise, les biologistes ont pu retracer le trajet de leurs échantillons et ainsi identifier les sources possibles de pollution.

    Par exemple, les taux élevés de polyéthylène observés dans certaines aires de l’Arctique pourraient, selon eux, provenir du septième continent, cette masse gigantesque de plastique qui flotte dans l’océan Pacifique. Quant aux résidus de peinture et de Nylon, il semblerait qu’ils résultent d’une pollution locale liée à l’activité humaine – notamment de la décomposition de la coque peinte des bateaux et des filets de pêche –, suggérant que le développement de ces activités dans l’Arctique « laisse des traces », selon les termes d’Ilka Peeken, première auteure de l’étude.

    Lire aussi :   La plastification du monde serait irréversible(https://www.lemonde.fr/idees/article/2018/04/21/la-plastification-du-monde-serait-irreversible_5288716_3232.html)

    Si les microplastiques sont définis par une taille inférieure à cinq millimètres, les deux tiers de ceux prélevés lors des expéditions du Polarstern mesuraient tout au plus un vingtième de millimètre. « Cela signifie qu’ils pourraient facilement être ingérés par les micro-organismes de l’Arctique, comme les ciliés ou les copépodes [la composante majeure du zooplancton] », souligne Ilka Peeken.

    Quelles sont les répercussions environnementales et sanitaires ? La recherche sur le sujet en est à ses balbutiements. Pour l’heure, « personne ne peut affirmer avec certitude à quel point ces minuscules particules de plastique sont susceptibles d’être dangereuses pour la vie marine, pas plus qu’on ne peut le savoir pour les êtres humains », constate Ilka Peeken.

    Cependant, complète Françoise Amélineau, biologiste à l’Institut Littoral environnement et sociétés (LiEnSs, université de La Rochelle), on sait que « les plastiques ont tendance à fixer les polluants » et qu’il existe un phénomène de « bioamplification » par lequel la concentration en polluants augmente à chaque stade de la chaîne alimentaire. D’autant plus que les microplastiques « congelés » ne restent pas piégés dans la banquise : ils finissent par être relâchés au bout de quelques années. Avec, d’une manière ou d’une autre, un retour probable vers nos contrée

     


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  • https://mrmondialisation.org/la-belgique-cedera-t-elle-aux-fonds-vautours/

    En Belgique, une loi inédite en matière de lutte contre les « fonds vautours » votée en 2015 est menacée par un recours devant la Cour constitutionnelle du pays. Alors que la demande à été introduite par une société dont le siège se trouve aux Îles Caïmans et dont on ne connaît pas l’identité des actionnaires, le CADTM* appelle a une journée d’action ce 7 mars pour préserver une loi qui a été applaudie bien au-delà des frontières.

      Depuis la crise économique qui a frappé la Grèce à la fin des années 2000, les « fonds vautours » ont fait l’objet d’une attention médiatique accrue. Ces sociétés privées ciblent spécifiquement des États qui rencontrent des difficultés financières. En rachetant la dette de ces pays à des prix aussi bas que possible avant de la revendre pour des montants nettement supérieurs, ces fonds spéculatifs engrangent des bénéfices importants sur le dos des contribuables. La pratique n’est pas nouvelle : avant la Grèce, la République démocratique du Congo, l’Argentine, la Zambie, le Vietnam ou encore le Liberia avaient été victimes de telles manœuvres.

    objectif : prospérer sur la misère des populations

    Source : CADTM

    Quand les fonds vautours s’attaquent aux Etat en spéculant sur leur dette

    Concrètement, les fonds vautours rachètent des titres de dette publique d’États qui ont fait défaut ou qui risquent de faire défaut. Ensuite, ces fonds ouvrent des procédures juridiques à l’encontre des pays ciblés dans l’objectif de se faire rembourser l’intégralité de la valeur de ces titres, y compris les intérêts et les pénalités. Renaud Vivien, membre bénévole du CADTM en qualité de juriste spécialisé dans le droit international ne mâche pas ses mots : pour lui, les fonds vautours ne font rien d’autre que de « prospérer sur la misère des populations en tirant parti d’une crise financière ». « Ce n’est ni plus ni moins que de la spéculation sur la dette », ajoute-t-il encore.

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