• « Il n’est pas interdit de fabriquer une pizza avec du faux fromage »  (06.02/2013)

    http://www.beurk.com/breves/il-nest-pas-interdit-de-fabriquer-une-pizza-avec-du-faux-fromage

    Beurk.com, c'est toute l'information concernant ce qui est "beurk" dans notre vie quotidienne, de l'alimentation en passant par la qualité de l'eau et de l'air. Pour que notre quotidien soit un peu moins "beurk"...

    Surtout si la production d’un faux fromage, baptisé de manière trompeuse « fromage analogue », est 200 % moins chère que celle d’un vrai fromage avec du lait. 

    faux Fromage analogue

     

    La volatilité des prix du lait

     

    En 2007, le marché mondial du lait est en ébullition. Après plusieurs années de stabilité, les prix du lait baissent de 10 % entre 2003 et 2006. En parallèle,  les prix des céréales, destinées au bétail, augmentent. De nombreux producteurs de lait, découragés, préfèrent passer à la culture céréalière, culture en partie destinée aux biocarburants, plus rentable et moins pénible.

    Entre 2007 et 2009, les prix du lait connaissent une hausse d’environ 44 % en Europe. Les consommateurs mangent de moins en moins de lait, mais de plus en plus de fromage et de produits frais comme les yaourts. L’Europe ne peut plus répondre à la demande des consommateurs.

    Comme en Europe le marché mondial du lait est confronté lui aussi à une hausse de consommation due à une demande accrue des pays émergents, la Chine en tête.

    Face à cette volatilité des prix du lait les industriels préfèrent trouver des alternatives pour préserver leurs portefeuilles quitte à créer de faux fromages sans goût et sans lait. En 2007, le premier fromage dit « analogue » apparaît discrètement dans nos rayons.

    Michel Roche, directeur du Syndicat des fromages à pâte pressée :

    « Ce qui coûte le plus cher dans une pizza, c’est le fromage. Alors, la tentation est grande d’utiliser autre chose. On choisit : le goût ou le portefeuille. »

    Les français, premiers consommateurs européens de pizzas, sont directement concernés par cette nouvelle subtilité industrielle.

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  • L’évasion fiscale fausse notre perception des inégalités de richesse

     

    Martin Anota    06/06/2017
     
      https://www.alternatives-economiques.fr//levasion-fiscale-fausse-perception-inegalites-de-richesse/00079205

     

    D’importants scandales d’évasion fiscale ont éclaté ces dernières années, notamment le SwissLeaks en février 2015 et, encore plus récemment, les révélations tirées des Panama Papers en avril 2016. Ces scandales pourraient se traduire par un renforcement de la lutte des autorités contre l’évasion fiscale, même si l’on peut craindre que d’éventuels conflits d’intérêts et le lobbying dont font preuve certaines institutions freinent de telles avancées.

    Ces récentes révélations vont surtout permettre d’obtenir une meilleure image de la pratique de l’évasion fiscale, mais aussi de la répartition des richesses, ce qui sera d’ailleurs utile aux autorités pour mieux cibler la lutte contre l’évasion fiscale et accroître l’efficacité de la fiscalité. En effet, les administrations publiques s’appuient souvent sur des contrôles aléatoires pour estimer le montant des revenus et des richesses que les ménages dissimulent pour les soustraire à l’impôt, mais ces contrôles sont imparfaits. Ils ne permettent pas d’étudier la pratique de l’évasion fiscale parmi les ménages les plus riches, d’une part, parce que leurs échantillons restent trop étroits et, d’autre part, parce qu’ils n’ont pas suffisamment de moyens pour capturer les formes sophistiquées d’évasion fiscale, celles-là même qui impliquent divers intermédiaires financiers basés à l’étranger.

    La pratique de l’évasion fiscale est d’autant plus importante que le niveau de richesse est important

     

    Dans une récente étude, Annette Alstadsæter, Niels Johannesen et Gabriel Zucman (2017) ont cherché à estimer l’ampleur de l’évasion fiscale dans les pays riches en combinant les informations tirées des contrôles fiscaux réalisés de façon aléatoire avec des données qui ont fuité lors du SwissLeaks et les révélations des Panama Papers. Ils ont concentré leur étude sur trois pays scandinaves, en l’occurrence la Norvège, la Suède et le Danemark. Ils confirment que la pratique de l’évasion fiscale est d’autant plus importante que le niveau de richesse est important. Dans les pays scandinaves, c’est en moyenne 3 % des impôts dus qui ne sont pas acquittés en raison de l’évasion fiscale, mais cette part augmente à mesure que l’on zoome vers les strates supérieures de la répartition du patrimoine, tout d’abord lentement, puis ensuite très fortement parmi le dernier centile : elle s’élève à 30 % pour les 0,01 % des ménages les plus aisés, c’est-à-dire pour des ménages possédant un patrimoine supérieur à 40 millions de dollars (voir graphique ci-dessous).

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  • Etats-Unis

    2600 milliards de dollars de profits non taxés

    Eva Mignot 24/05/2017
     
       https://www.alternatives-economiques.fr//2600-milliards-de-dollars-de-profits-non-taxes/00078961

    Considéré comme trop élevé, l’impôt national est souvent très critiqué chez les chefs d’entreprises américains. Pourtant, nombreuses sont les entreprises outre-Atlantique à limiter les sommes reversées à l’Etat fédéral : les profits qu’elles ne rapatrient pas lui échappent. La loi fiscale américaine actuelle taxe les profits réalisés à l’étranger au taux de l’impôt sur les sociétés (35%)  uniquement lorsqu’ils sont rapatriés sur le sol national. En réinvestissant en permanence cet argent à l’étranger, elles parviennent à se soustraire aux taxes américaines. Et ces montants peuvent se révéler astronomiques.

    Selon une association américaine, lInstitute on Taxation and Economic Policy, Apple a réussi à « sauver » 230 milliards de dollars du fisc américain en 2016. Pour cette somme, l’entreprise de Jim Cook aurait dû payer une taxe de 71 milliards de dollars.


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  • 2017   64 p.   08 € ( poche)

       Le célèbre couple de sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot livre ici une dénonciation impitoyable de la complicité des gouvernements avec le destructeur Dieu Argent. Fidèles à leur méthode rigoureuse, ils démontrent, preuves à l'appui, comment l'argent s'est transformé en une arme de destruction massive aux mains d'une aristocratie de l'argent qui fraye intensément avec celle du pouvoir. À l'heure du « Fillongate », de la violence délirante de Trump, de l'arrogance de Marine Le Pen face à la justice, ou de la mondialisation du droit de polluer à coups de « crédits carbone », l'indignation sociologique des Pinçon-Charlot est indispensable.

       Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS, sont spécialistes des grandes fortunes françaises. Leur ouvrage,

       -Le Président des riches (La Découverte, 2010),

    est un best-seller. Ils ont publié aux éditions Textuel

       -L'Argent sans foi ni loi en 2012.


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  •  Certains chimpanzés du parc national de Kibale, en Ouganda, présentent d’étranges malformations de la face et des troubles de la reproduction. La primatologue Sabrina Krief et son équipe soupçonnent les pesticides utilisés alentour.

     

     « Certains chimpanzés semblaient avoir une face très aplatie, qu’on n’avait jamais vue ailleurs. En s’approchant davantage, on s’est rendu compte qu’il y avait vraiment un problème. Certains individus n’avaient pas de narines, d’autres carrément la face creuse ; une chimpanzé semblait avoir quelque chose qui ressemblait à un bec-de-lièvre. » Sabrina Krief, vétérinaire et professeure au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), étudie les chimpanzés du parc national de Kibale, en Ouganda, depuis une vingtaine d’années. Mais rien ne l’avait préparée à ce qu’elle allait découvrir dans le secteur de Sebitoli, au nord du parc : des malformations impressionnantes, sans doute liées à une exposition à des pesticides, ce qu’elle raconte dans un article publié dans Science of theTotal Environment le 24 avril.

    L’équipe de recherche a commencé en 2008 à explorer cette poche de forêt tropicale humide d’environ 25 kilomètres carrés. Objectif : vérifier si des chimpanzés habitent ce territoire dégradé, coincé entre une route goudronnée très fréquentée au sud et des cultures intensives de thé et d’eucalyptus et des jardins vivriers à l’ouest, au nord et à l’est. Elle y a découvert que seize des soixante-six primates identifiés — un quart de la communauté, une proportion considérable — présentent des malformations nasales. Une femelle adulte a un bec-de-lièvre et a « une main bizarre, avec juste un pouce, trois doigts manquants et juste un petit bout de petit doigt », décrit Mme Krief. Certains de ces primates souffrent aussi de troubles de la reproduction. « Plusieurs femelles n’ont pas de cycle sexuel, pas de gonflement de la zone ano-génitale caractéristique de la période de l’ovulation, précise la chercheuse. On ne les a jamais vues avec des bébés et elles n’ont a priori pas de descendants. » Des affections bizarres, que Sabrina Krief et ses collègues n’ont jamais observées chez les autres groupes de chimpanzés du parc, à Ngogo, Kanyawara et Kanyanchu. 

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  •  Par lefigaro.fr      Publié le 05/05/2017    Les dauphins sont de grands prédateurs, au sommet de la chaîne alimentaire, et accumulent toutes les toxines ingérées par leurs proies.
           Un grand nombre de dauphins vivant à l'état sauvage souffrent d'inflammations chroniques, liées à la pollution des océans.

      Selon une étude américaine, les dauphins sauvages sont plus exposés à des polluants et donc plus malades que les dauphins vivant dans des aquariums ou dans d'autres habitats contrôlés.

      Les chercheurs ont comparé des dauphins vivant au large des côtes de Floride et de la Caroline du Sud à deux autres populations vivant en captivité (dans l'aquarium d'Atlanta et dans le Centre des systèmes de combat spatial et naval à San Diego) . Moins de 50% des dauphins sauvages étaient «cliniquement normaux» et un grand nombre souffraient d'inflammations chroniques (ce qui signifie que leur organisme combattait des maladies).

      «Cela s'explique par leur contact avec des pathogènes, des parasites et des polluants dans l'océan qui sont absents dans les aquariums», précise Patricia Fair, professeure à la faculté de médecine de l'Université de Caroline du Sud et principal auteur de cette étude.

    Accumulation de toutes les toxines ingérées par leurs proies

      Depuis 2003, Gregory Bossart, vétérinaire en chef de l'aquarium de Géorgie, à Atlanta et co-auteur de ces travaux, a étudié la santé de plus de 360 dauphins dans la lagune de l'Indian River, en Floride et sur la côte près de Charleston, en Caroline du Sud. Sur cette période, il a pu observer «l'apparition de maladies infectieuses, de tumeurs, d'infections bactériennes résistantes aux antibiotiques et des niveaux alarmants de contaminants dans les deux populations de dauphins en liberté», indique l'étude, publiée dans la revue Plos One.

      Les dauphins sont de grands prédateurs, au sommet de la chaîne alimentaire, et accumulent toutes les toxines ingérées par leurs proies. Ceux qui vivent dans la lagune de l'Indian River avaient ainsi de fortes concentrations de mercure dans le corps. En Caroline du Sud, les dauphins sauvages étudiés avaient des niveaux élevés de substances chimiques organiques provenant probablement de sources industrielles.

      A l'inverse, les cétacés évoluant dans des habitats contrôlés sont moins exposés «car la qualité de l'eau dans laquelle ils évoluent est contrôlée en permanence tout comme leur nourriture, et ils bénéficient aussi de soins vétérinaires préventifs», soulignent ces chercheurs.

       De précédentes recherches avaient mis en évidence des maladies fongiques et l'émergence de nouveaux virus qui pourraient être potentiellement pathogènes pour les humains, avertissent aussi ces scientifiques: «si ces cétacés ne se portent pas bien cela pourrait être un indicateur de la santé des océans et même de la santé humaine".

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  •                                                                              2012    368 p.    24 €  

       Les industries privatisent le vivant en le brevetant. Elles exploitent la nature et les savoirs traditionnels de l'humanité pour faire de nouveaux profits. Face au pillage de leurs ressources, les peuples autochtones du monde entier résistent et s'organisent. Traités et conventions tentent de concilier protection de la biodiversité, des identités culturelles et mondialisation des échanges commerciaux. Mais va-t-on pour autant vers plus de partage ?

      Dans son livre, la journaliste Clara Delpas enquête. Agriculture, alimentation, médicaments, parfums, cosmétiques, recherche médicale, biotechnologies, aucune industrie n'est épargnée ! Du riz basmati à la tomate à ketchup en passant par l'aubergine OGM Monsanto, du bois de rose amazonien à la maca péruvienne, de la canne à sucre à la pervenche de Madagascar, de la feuille de coca à celle de stevia, du scandale des semences à celui du purin d'ortie... La liste est longue tant ce dossier est riche et instructif !

        Clara Delpas est une journaliste spécialisée dans les biotechnologies, la génétique, l'environnement et la santé. Elle est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages et passionnée par les cultures du monde. Pour ce livre, elle a rassemblé nombre de témoignages, de documents et voyagé aux quatre coins de la planète.


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  • http://www.alternatives-economiques.fr//tafta-mort-vive-jefta/00078346

    Libre-échange

    Mathilde Dupré 06/04/2017 

    En réponse à l’hostilité affichée par la nouvelle administration américaine à l’égard des règles commerciales existantes, l’Union européenne se lance dans une forme de croisade pour le libre-échange. Elle en appelle à l’union sacrée autour de cet objectif, en dépit de la vague de contestation croissante vis-à-vis de sa propre politique commerciale. Face aux hésitations des pays membres pour la ratification de l’accord de commerce et d’investissement avec le Canada, le Ceta, elle invoque le risque de perdre toute crédibilité auprès de ces autres partenaires commerciaux, en cas d’échec.

    La Commission mène en effet une politique très volontariste avec des négociations bilatérales et plurilatérales lancées tous azimuts et redouble d’efforts pour faire aboutir les discussions en cours. Derrière le Ceta, l’accord conclu avec le Viêt-nam et celui avec Singapour arriveront bientôt au stade de la ratification. Pour ce dernier, Bruxelles attend la décision de la Cour de justice de l’Union européenne sur la répartition des compétences entre les Etats membres et le niveau communautaire, prévue pour mi-mai. Elle espère ainsi grignoter de nouvelles compétences en la matière et voudrait pouvoir se passer du long et fastidieux processus des ratifications nationales pour les accords déclarés mixtes. 

    28 accords en préparation

     

    Mais en coulisses des négociations les plus médiatisées, ce ne sont en fait pas moins de 28 accords qui sont en préparation (http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2006/december/tradoc_118238.pdf) avec plus d’une soixantaine de pays.

    Le projet de traité le plus large est sans doute l’Accord plurilatéral sur les services, intitulé TiSA (Trade in Service Agreement) qui regroupe plus d’une cinquantaine de pays et vise à faciliter les échanges dans les domaines de la finance, des technologies de l’information ou du commerce en ligne. Les règles ainsi négociées entre les pays les plus désireux de faire progresser la libéralisation des services, qui se baptisent eux-mêmes les « très bons amis des services », pourraient ensuite s’imposer au reste du monde, dans un cadre multilatéral. Mais les négociations achoppent encore, notamment sur la question de la libre circulation des données, et semblent désormais suspendues à la position qui sera adoptée par le nouveau gouvernement américain.

    Foo

    Tafta : la souveraineté kidnappée

    L’enjeu du Jefta, l’accord avec
    le Japon, pourrait se révéler bien plus important que celui du Ceta,
    le traité avec le Canada

    Par ailleurs, l’accord bilatéral le plus important à venir dans la liste de l’Union européenne reste encore très largement méconnu du grand public. Il s’agit de l’accord de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Japon, dit Jefta (Japan EU Free Trade Agreement). A l’occasion de la visite du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Bruxelles, mi-mars, des informations sur le contenu de l’accord ont fuité pour la première fois dans plusieurs quotidiens (https://www.mediapart.fr/journal/economie/220317/apres-le-ceta-bruxelles-mise-sur-un-traite-de-libre-echange-avec-le-japon) européens.

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  • Les nouveaux maîtres du monde.... (Jean ZIEGLER )

    2013   370 p.    20,30 €  (8,50€ Poche)

      Aujourd'hui dans le monde, tous les jours, 100 000 personnes meurent de faim ou de ses suites immédiates, victimes d'un impératif et d'un seul, imposé par les maîtres du monde: le profit sans borne.

      Au coeur du marché globalisé, banquiers, hauts responsables de sociétés transnationales, opérateurs du commerce mondial accumulent l'argent, détruisent l'Etat, dévastent la nature et les êtres humains. Ce livre révèle leur visage, analyse leur discours, dénonce leurs méthodes, et les mercenaires qui les servent, au sein de l'OMC, de la Banque mondiale et du FMI, et démonte l'idéologie qui les inspire, jetant une lumière crue sur le rôle joué par les oligarchies financières. Face à ces nouveaux maîtres, la résistance s'organise. C'est la nouvelle société civile planétaire dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination.

     

    Les nouveaux maîtres du monde

       Au cœur du marché globalisé, banquiers, hauts responsables de sociétés transnationales, opérateurs du commerce mondial accumulent l’argent, détruisent l’État, dévastent la nature et les êtres humains. Ce livre révèle leur visage, analyse leur discours, dénonce leurs méthodes et les mercenaires qui les servent au sein de l’OMC, de la Banque mondiale et du FMI : il démonte l’idéologie qui les inspire, jetant une lumière crue sur le rôle joué par les oligarchies financières.

      Aujourd'hui dans le monde, toutes les sept secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Le plus souvent victime d'un impératif et d'un seul, celui des maîtres du monde : le profit sans borne. Ces nouveaux maîtres du monde, ce sont les seigneurs du capital financier mondialisé. Qui sont-ils et d'où tirent-ils leur pouvoir ? Comment les combattre ?

    Mais la résistance s’organise. C’est la nouvelle société civile planétaire dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination.

    Jean Ziegler

    Rapporteur spécial à l'ONU pour le droit à l’alimentation de 2000 à 2008, il est vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme. Il a notamment publié L’Empire de la honte, Les Seigneurs du crime, La Suisse, l’or et les morts, Main basse sur l’Afrique, La Haine de l’Occident et Destruction massive. Géopolitique de la faim.

       Aujourd'hui dans le monde, tous les jours, 100 000 personnes meurent de faim ou de ses suites immédiates, victimes d'un impératif et d'un seul, imposé par les maîtres du monde: le profit sans borne. Au coeur du marché globalisé, banquiers, hauts responsables de sociétés transnationales, opérateurs du commerce mondial accumulent l'argent, détruisent l'Etat, dévastent la nature et les êtres humains. Ce livre révèle leur visage, analyse leur discours, dénonce leurs méthodes, et les mercenaires qui les servent, au sein de l'OMC, de la Banque mondiale et du FMI, et démonte l'idéologie qui les inspire, jetant une lumière crue sur le rôle joué par les oligarchies financières. Face à ces nouveaux maîtres, la résistance s'organise. C'est la nouvelle société civile planétaire dont Jean Ziegler montre ici la richesse, la diversité et la détermination.

      Rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation de 2000 à 2008, Jean Ziegler est vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme. Il a notamment publié L'Empire de la honte, La Suisse lave plus blanc, Les Vivants et la Mort, Les Seigneurs du crime, La Suisse, l'or et les morts, Le Bonheur d'être suisse, Main basse sur l'Afrique, La Haine de l'Occident et Destruction massive, géopolitique de la faim.

      -La Haine de l'Occident et

      -Destruction massive, géopolitique de la faim.

     


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  • L'industrie du déni

    https://www.canal-u.tv/video/tele2sciences/l_industrie_du_deni.18435 (une vidéo sur ce site)

    Dans certaines controverses, le statut des données scientifiques est contesté par une pensée antirationaliste qui considère la science comme une forme de pensée unique qu'il importerait selon eux de transgresser. Un exemple quelque peu emblématique est constitué par une thèse de doctorat d'astrologie soutenue sous l'autorité d'un sociologue connu mondialement. Cette pensée repose pour l'essentiel sur l'émotionnel et s'oppose à la pensée rationnelle de la science.

     Une industrie du déni s'est mise en place durant les dernières décennies. On lui donne ce nom car elle vise à dénier leur valeur aux résultats scientifiques qui vont à l'encontre des intérêts de certaines industries polluantes, agro-alimentaires, ou encore productrices de tabac ou d'alcool. Il s'agit de lobbys intervenant dans les médias et auprès des responsables politiques, de scientifiques et d'historiens recrutés pour susciter le doute à l'encontre des recherches scientifiques reconnues, ou encore de linguistes chargés de créer des éléments de langages permettant de disséminer ce doute dans la population et auprès des décideurs.

    Par exemple, dans les années 90, cette « industrie du doute » est parvenue à faire signer par des chercheurs de renom l'Appel de Heidelberg qui visait à stigmatiser les chercheurs qui alertaient au sujet des causes du réchauffement climatique.

    La finalité de cette industrie du déni est d'empêcher toute régulation au sujet des produits polluants ou dangereux, tant par la voie législative que par la voie scientifique. Cette stratégie du déni a pu être mise à jour à la suite du jugement d'un tribunal américain qui a imposé au cigarettier Philip Morris de rendre publics des centaines de milliers d'archives dans lesquelles étaient exposées les méthodes de cette industrie du déni. On découvre notamment comment ce cigarettier a recruté un large réseau de scientifiques et d'historiens partout dans le monde. Ils avaient pour mission de forger une narration des faits qui serait favorable aux industriels.


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  •   Perturbateurs endocriniens : un déni de l’état de la science

    La Commission européenne s’appuie sur des études financées par les industriels.

    LE MONDE | 29.11.2016 à 07h08 • Mis à jour le 29.11.2016  Par Stéphane Horel

    image: http://s2.lemde.fr/image/2016/11/29/534x0/5040256_7_6486_dans-un-laboratoire-a-athenes_9cc3f843b6fb66354562b933edd37eef.jpg

    Dans un laboratoire à Athènes

      « L’évolution des connaissances scientifiques. » C’est sur elle que la Commission européenne assure s’appuyer pour justifier ses choix décriés en matière de réglementation des perturbateurs endocriniens. Pourtant, l’Endocrine Society, une société savante majeure, juge que la Commission « ignore l’état de la science ». Comment expliquer un tel hiatus ?

    Pour documenter sa réflexion, la direction générale santé et sécurité alimentaire, responsable du dossier à la Commission, a mené une étude d’impact de plus de 400 pages, publiée en juin après avoir été gardée sous clé comme un secret d’Etat (Le Monde daté 20-21 mai). Quelles « connaissances scientifiques » y évoque-t-elle plus précisément ?

    La Commission cite avant tout l’avis émis par l’une de ses agences officielles, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, en 2013. Cet avis constitue en effet le socle de sa proposition de réglementation. Mais, comme le processus de décision a débuté en 2009, les « connaissances scientifiques » sur les perturbateurs endocriniens ont beaucoup évolué depuis cette date. Cette revue de la science, il se trouve que l’Endocrine Society l’a faite en 2015.

    Elle a examiné 1 322 publications parues depuis sa dernière contribution, en 2009 justement. Conclusion : elles ne laissent « aucun doute sur la contribution des perturbateurs endocriniens au fardeau croissant des maladies chroniques liées à l’obésité, au diabète, à la reproduction, à la thyroïde, aux cancers et aux fonctions neuroendocriniennes et neurodéveloppementales ». En 2013, une vingtaine de chercheurs mobilisés pendant près de deux ans sous les auspices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) étaient parvenus à des conclusions similaires. Leur rapport sonnait l’alerte sur une « menace mondiale à laquelle il faut apporter une solution ».

    « Interprétation controversée »

    Ces « connaissances scientifiques », l’étude d’impact de la Commission les mentionne bien, mais pour les disqualifier, jugeant qu’elles ne méritent pas d’être prises en considération. « Les éléments de preuves sont dispersés et leur interprétation controversée, écrit-elle, de telle sorte qu’il n’y a pas d’accord entre les experts sur un lien de causalité ou même sur une possible association entre une exposition aux perturbateurs endocriniens à des niveaux environnementaux...

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2016/11/29/perturbateurs-endocriniens-un-deni-de-l-etat-de-la-science_5039870_3244.html#j3BObgCfTGQKVvwv.99

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  •   Action 16 mars 2017 

       Lundi 13 mars, 30 militant·e·s d’Attac ont opacifié la vitrine de l’Apple Store de Saint-Germain-des-Près, en la recouvrant de blanc de Meudon. Ils dénonçaient l’opacité financière et l’évasion fiscale pratiquée par la marque à la pomme pour échapper au paiement des impôts dans les pays où elle vend ses ordinateurs, smartphones et autres objets connectés. 

       En 2016, la Commission européenne a déjà condamné Apple à rembourser 13 milliards d’euros à l’Irlande. À cette occasion, elle a mis en évidence que les client·e·s d’Apple achetaient leurs produits à une filiale irlandaise plutôt qu’aux magasins qui leur vendaient ces produits. Par divers accords fiscaux passés avec l’Irlande, Apple a réussi l’exploit de payer entre 2 % et 0,005 % d’impôt sur les sociétés pour l’ensemble de ses activités européennes. Cette amende de 13 milliards d’euros n’est que la partie visible de l’iceberg. En 2016, Apple détenait 215 milliards de dollars sur des comptes offshore. Des sommes colossales qui échappent à la fiscalité des pays dans lesquels la multinationale exerce réellement ses activités.

    Pour lutter contre l’opacité financière, la société civile se mobilise depuis des années en faveur du « reporting » pays par pays, soit l’obligation pour des multinationales comme Apple de rendre publics le nombre de filiales, le chiffre d’affaires, les profits et le nombre d’employé·e·s dans tous les pays où elles sont implantées. Cela permettrait de jeter la lumière sur leurs pratiques d’optimisation fiscale. Apple fait également partie des clients du cabinet d’affaires PwC qui ont passé des accords secrets avec le Luxembourg révélés par les lanceurs d’alerte du LuxLeaks.

       Qu’elle soit légale ou illégale, l’évasion fiscale, qui permet aux multinationales et aux personnes fortunées d’échapper au paiement de leur juste part d’impôts, est une pratique que nous ne pouvons pas accepter.

     

    Attac France

    21 ter rue Voltaire
    75011 PARIS         France

     


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  • Comment le coton OGM de Monsanto s’est transformé en fléau pour les paysans du Burkina Faso

     

    par Abdul Razac Napon, Mien De Graeve, Wouter Elsen    27 février 2017

    http://www.bastamag.net/Comment-le-coton-OGM-de-Monsanto-s-est-transforme-en-fleau-pour-les-paysans-du

       Au Burkina Faso, les jours de Monsanto sont comptés. La multinationale se retire du pays. L’introduction de son coton OGM en 2009 ne s’y est pas vraiment passée comme prévu : présentée comme une solution miracle aux attaques de ravageurs, la nouvelle variété a surtout fini par ravager la qualité et la réputation du coton burkinabè. Mais le géant agro-chimique n’est pas seul en cause : à l’heure d’établir les responsabilités, les autorités locales sont en première ligne. Basta ! publie en exclusivité une enquête en trois parties sur la filière du coton transgénique dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Première étape : comment la firme américaine a réussi à y vendre son coton transgénique.

       « Monsanto est parti, mais mes problèmes restent. » Mohamed Traoré est cultivateur de coton dans la région de Houndé, dans le sud-ouest du Burkina Faso. Dans son pays, les yeux sont tournés vers la moins appréciée des multinationales : Monsanto. Quelques semaines après la reprise du géant de la chimie par son concurrent allemand Bayer, le magazine Jeune Afrique, au mois d’octobre 2016, publiait un mail interne de la société (http://www.jeuneafrique.com/mag/361768/economie/burkina-faso-monsanto-plie-bagage/), annonçant son départ prochain du Burkina Faso. En cause ? Un gigantesque fiasco agro-industriel qui a fait tanguer toute l’économie agricole du pays. Quelques années après son introduction massive, présentée comme une solution miracle aux difficultés de la filière locale, la variété OGM commercialisée par Monsanto a été à l’origine d’une dégradation dramatique de la qualité du coton burkinabè, dont les propriétés – en particulier la longueur de fibre – étaient jusqu’alors très prisées des pays importateurs de cet « or blanc ».

    Importé afin de résister aux attaques des insectes, qui avaient coutume de ravager les cultures du pays, le coton OGM a pour effet secondaire d’entraîner, d’année en année, une réduction progressive de la taille de la fibre. Problème : plus la fibre est longue, plus le travail sur les machines de tissage est efficace. Confronté à cette situation, Monsanto semble avoir opté pour un repli stratégique du pays.

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  • Shadow Courts: The Tribunals that Rule Global Trade

                                                                   2016     142 p.    8 €

      "It's a short, vital introduction to ISDS history and use, the shocking ways in which corporations have used it to bend governments to their will, and the total lack of justification for using such mechanisms in developed, stable countries." -- The Week

      International trade deals have swiftly emerged this year as politically controversial, attracting both condemnation and confusion from voters all over the world.

      In this book, investigative journalist Haley Sweetland Edwards focuses on one crucial aspect of these massive agreements: a powerful provision called Investor-State Dispute Settlement, which allows foreign corporations to sue sovereign nations before little-known supranational arbitration tribunals.

      Edwards makes the case that these tribunals (or "shadow courts"), which were designed 50 years ago to protect foreign investors' property rights abroad, are now being exploited by multinational corporations at the expense of sovereign nations and their citizens. From the 1960s to 2000, corporations brought fewer than 40 cases through these tribunals. In the last 15 years, they've brought nearly 650.

      In the course of her reporting, Edwards interviewed dozens of policymakers, activists, and government officials in Argentina, Canada, Bolivia, Ecuador, the European Union, and in the Obama administration. The result is a major story about a significant shift in global power.

      Vivement la traduction en français!

      I’m a correspondent at TIME. 

       My book,Shadow Courts: The Tribunals That Rule Global Trad e will be published by Columbia Global Reports on Sept. 6. It’s about a small provision in nearly every trade agreement, including NAFTA and the TPP, that allows foreign investors to sue sovereign nations outside of their own court systems. That provision, Investor-State Dispute Settlement (ISDS), was designed in the 1950s to provide foreign corporations with property protections abroad. But many believe that savvy corporate lawyers, schooled in the dark arts of exploiting decades-old legal language, are using it in ways that it was never intended—to the detriment of public policy, environmental regulations and human rights.

      Before TIME, I was an editor at the Washington Monthly, where I wrote about policy and regulation. Before that, I was a freelance reporter in the Middle East and the Caucasus, writing mostly for the Los Angeles Times, and also for The Atlantic, The New Republic, and other publications. I lived in Yemen and reported from a half-dozen countries in the Middle East on and off from 2009 to 2012, thanks in part to a grant from the Pulitzer Center for Crisis Reporting and the Overseas Press Club Fellowship. I started my career as a resident reporter at the wonderful Seattle Times.

      I studied philosophy and history at Yale and journalism and politics at Columbia University Graduate School of Journalism in New York. 

      (The photo above is from the mountains near Kazbegi, Georgia, near the Russian border. Courtesy of the multi-talented Paul Stephens.)


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  •  Le salon de l'agriculture 2017 est terminé. Le monde agricole est confronté à de multiples crises, rappelons-nous qu'il y a tout juste un an, des chercheurs, réunis dans l'IBPES, présentaient les résultats d'une vaste étude montrant la dépendance de l'agriculture mondiale aux animaux pollinisateurs. Le rapport expliquait aussi que ces espèces sont clairement en déclin et que leur protection devient vitale pour de nombreuses productions agricoles. Moralité : si vous aimez le chocolat, protégez les abeilles...

      http://www.futura-sciences.com/planete/actualites/developpement-durable-declin-pollinisateurs-menace-agriculture-mondiale-

    Article publié le 28 février 2016   Par Jean-Luc Goudet, Futura

    « Sans pollinisateurs, beaucoup d'entre nous ne pourraient plus déguster du café, du chocolat ou des pommes » résume Simon Potts, qui travaille à l'université de Reading, au Royaume-Uni. Comme d'autres, il fait partie de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, ou IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services). Ce réseau international de chercheurs, né en 2010 et officiellement créé en 2012 par 124 pays, est construit sur le modèle du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) et, comme son nom l'indique, chargé de faire le point sur la biodiversité mondiale. Il en est à sa quatrième réunion plénière, à Kuala Lumpur, en Malaisie, et à la publication de son premier rapport. Il se concrétise aujourd'hui par une évaluation du

    Les abeilles font face à de multiples dangers, d'origine humaine, comme les pesticides, ou naturels, comme le parasite Varroa destructor, dont on voit ici un individu juché sur la tête de l'insecte. © Gilles San Martin, Flickr, CC by-sa 2.0

    rôle de la pollinisation dans la production agricole à but alimentaire (Thematic Assessment of Pollinators, Pollination and Food Production).

    Les résultats de cette étude de deux années menée par 80 scientifiques peuvent se résumer en chiffres et en conseils pour protéger les animaux, insectes, bien sûr, mais aussi vertébrés, qui sont utiles à la reproduction des plantes à fleurs, sauvages ou cultivées. Le constat est double : la pollinisation naturelle (qui peut aussi passer par le vent) est cruciale ou importante pour les trois quarts de l'agriculture mondiale

     

    et, d'autre part, les espèces pollinisatrices sont un peu partout en déclin.

     

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  •   

    2017    254 p.   18 €

      Attac s’est associé à l’Institut de recherche critique en design Civic city pour publier son dernier livre, Notre monde à changer ! Ce bel ouvrage est le résultat d’une habile réinterprétation graphique, par Ruedi Baur et son équipe, des données économiques, analyses et propositions politiques portées par Attac.

      Les montants de l’évasion fiscale, la répartition des richesses et les inégalités dans le monde ou encore les conséquences des dérèglements climatique sont mis en images grâce à un système numérique de représentation de figurines créé par l’atelier Intégral Ruedi Baur en hommage au système Isotype développé en 1925 par le socio-économiste autrichien Otto Neurath et le graphiste allemand Gerd Arntz.

       Dans le cadre d’un projet graphique pour la Biennale d’Art Contemporain, Manifesta 11 qui s’est déroulée en 2016 à Zurich et qui avait pour thème « what people do for money  », l’atelier Intégral Ruedi Baur avait développé un système numérique de représentation de figurines. Celui-ci se voulait être un hommage au système Isotype développé en 1925 par le socio-économiste autrichien Otto Neurath et le graphiste allemand Gerd Arntz.
    Du design d’information qui avait pour objectif de rendre plus intelligible les statistiques en les sortant de leur abstraction. Cette Biennale terminée, se posait la question de la manière de donner une autre réalité politique à ces représentations humaines. Après discussion avec l’éditeur Lars Müller intéressé par la publication du projet, Ruedi et Vera Baur s’adressent à l’association Attac en leur proposant de concevoir avec eux un livre sur l’état économique, social, écologique et politique du monde. Ainsi a débuté une brève mais intense aventure de quelques mois dont le résultat se trouve dans Notre monde à changer ! Les données issues de diverses statistiques choisies comme les propositions politiques d’Attac furent réinterprétées graphiquement par Ruedi Baur et son équipe dans le cadre d’une collaboration fructueuse entre Attac et Civic city.

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  • Sources : ecowatch.com / projects.propublica.org / greenpeace.org / hesperian.org /
     

       Comment fait-on une jupe, un t-shirt ou un jeans pas cher ? C’est simple, on externalise les coûts de production ! C’est à dire qu’on reporte la charge des coûts sur un élément invisible : généralement l’environnement ou le travailleur. Derrière une mode peu coûteuse, on retrouve des enjeux majeurs des luttes sociales et environnementales. Difficile de réaliser tout ce qui peut se cacher derrière un simple T-shirt en coton…

    Pour nombre de consommateurs, il est agréable de se balader dans les rayonnages des magasins de vêtements, souvent riches en couleurs, de se laisser séduire par des vêtements dont on a pas toujours le besoin, de sentir l’odeur du textile neuf, de toucher et tester les nouvelles tendances, bercé par une musique corporate étudiée pour nous enthousiasmer… Difficile d’intellectualiser et rationaliser ses envies dans de telles conditions. Pourtant, sous les nuances de couleurs, il y a des nuances de vies.

    Industrialisation, consumérisme, mondialisation,… ils sont autant de parents de l’industrie du textile centrale dans nos existences autant que le logement et la nourriture. Contre tous les constats alarmants et critiques de la mondialisation, la demande en textile est pourtant de plus en plus effrénée. Des alternatives équitables et durables voient timidement le jour mais dépendent entièrement des choix des consommateurs pour perdurer. Et qu’est-ce qu’un bon consommateur si ce n’est un consomm’acteur informé et conscient ? Dès lors, prenons le temps de vulgariser quelques faits intéressants à travers 6 points clés qui questionnent l’industrie textile conventionnelle.

    1. Le coton est une plante chimiquement dépendante

    Le coton. C’est le composant le plus couramment utilisé dans le monde. On le retrouve dans près de 40% de nos vêtements. Bien qu’il ne représente que 2,4% de toutes les terres cultivées, il utilise à lui seul 12% de tous les pesticides et 25% des insecticides fabriqués dans le monde (Danish Fashion Institute). Un rapport astronomique dont l’impact écologique est profond. Une réalité très éloignée des yeux du consommateur étranglé par son pouvoir d’achat. Si une consommation modérée reste le plus efficace pour lutter contre cette réalité, il existe des labels qui garantissent un vêtement sans intrants chimiques.

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  •   Grain

    Alerte ! Avalanche transgénique au Mexique

    GRAIN | 26 November 2012 |

     

    Maïs traité avec des pesticides au Chiapas, Mexique (Photo : David Lauer)

    Maïs traité avec des pesticides au Chiapas, Mexique (Photo : David Lauer)

    L’Amérique latine subit, de la part des transnationales de l'agroalimentaire, une offensive d’une intensité extrême qui rappelle celle qui avait été vécue dans le cadre de la Révolution verte des années 1960 — la première —, ou lors du premier débarquement de transgéniques dans les années 1990. D’un bout à l’autre du continent américain, et sous différentes formes, l’invasion par les transgéniques menace la possibilité, pour des millions de paysans, de peuples indigènes et de consommateurs et consommatrices, de cultiver la terre et de s’alimenter. La liste inclut presque tous les pays et, pour ne mentionner que les cas les plus récents, commençons notre tour d’horizon dans le Sud avec le coup d’État parlementaire au Paraguay dont l'un des objectifs était d’obtenir l’autorisation de cultiver du maïs transgénique que le gouvernement tente en réalité déjà de mettre en œuvre. En Argentine, Monsanto veut construire la plus grande usine d’Amérique latine pour transformer le maïs transgénique ; il veut aussi modifier la loi sur les semences pour l’adapter à ses besoins. Dans la région andine, nous nous inquiétons des tentatives de rompre l’interdiction des OGM en Bolivie et en Équateur à l’aide d’arguments douteux. Au Costa Rica, la Comisión de Bioseguridad tente d’approuver un maïs transgénique. Ce n’est pas un hasard si presque partout, le maïs, notre maïs, est la principale cible de ces agressions. Il n’est pas fortuit non plus que le Mexique soit le foyer d’une des agressions les plus brutales.

    L’avalanche arrive

    Il se peut qu’avant la fin du mandat présidentiel de Felipe Calderón, ou dès le début de celui du nouveau président, Enrique Peña Nieto, on commence à cultiver du maïs transgénique à des fins commerciales sur plus de deux millions d’hectares du territoire mexicain, en commençant par les États de Sinaloa et de Tamaulipas ! C’est ce que documente, alarmé, le Groupe ETC :

    L’approbation des premières demandes des transnationales Monsanto et Pioneer (propriété de DuPont) pour planter du maïs à échelle commerciale au Mexique est à l’étude : un million quatre cent mille hectares dans le Sinaloa et plus d’un million d’hectares dans le Tamaulipas. Ce territoire est plus grand que tout l’État de Mexico, 17 fois plus grand que le district fédéral de Mexico et plus grand que le district fédéral et les États du Morelos, Tlaxcala, Colima et Aguascalientes réunis. Il est aussi bien plus grand que des dizaines de pays, comme le Salvador, le Koweït ou le Luxembourg.

    Ils veulent planter, sur plus de la moitié de ces terres, le même type de maïs transgénique (avec le gène Mon603) qui a produit le cancer chez des rats dans l’expérience menée par le docteur Séralini en France, dont les résultats ont été publiés en octobre 20121.

    S’il est approuvé, ce maïs d’irrigation, semé dans les mois à venir, se répandra à travers le Mexique au milieu de l’année prochaine. Il inondera les grandes villes — la région métropolitaine du District fédéral, Tijuana, Monterrey, Guadalajara — et d’autres villes de taille moyenne, en suivant les voies de distribution habituelles, exposant ainsi la population à de graves dangers. Ce maïs sera consommé directement dans des aliments comme les tortillas, les atoles, les tamals ou pozols ou indirectement dans d’innombrables aliments transformés qui en contiendront sous forme d’édulcorant, d'émulsifiant, d'agent de stabilisation ou d'excipient. Il sera très difficile d’en retracer l’origine2.

    Dans un premier document de soutien à la résistance contre cette agression, le Centro de Estudios para el Cambio en el Campo Mexicano (Ceccam, Centre d’études pour le changement dans la campagne mexicaine) insiste sur ce point en expliquant :

    Les sociétés de commercialisation comme Cargill et les entreprises industrielles comme Maseca, Minsa et ADM achètent le maïs aux agriculteurs. Cargill vend le maïs en grain pour la fabrication de la pâte3 aux moulins des villes, lesquels fournissent les fabricants de tortillas. Maseca et Minsa fabriquent de la farine de maïs qu’ils vendent aux fabricants de tortillas ; certains mélangent la farine avec de la pâte, d’autres utilisent seulement de la farine, par exemple ceux qui vendent leurs tortillas chez Walmart. Maseca et Minsa fabriquent aussi des tortillas et vendent de la farine de maïs au détail. ADM distribue le maïs en grains aux magasins Diconsa. Tous ces types de farine et de pâte sont préparés ou contaminés avec du maïs transgénique, car il n’y a aucun moyen de séparer le maïs transgénique de celui qui ne l’est pas.

    De plus, le gouvernement du Mexique s’est toujours opposé à l’étiquetage des produits transgéniques de sorte que très bientôt, nous mangerons tous et toutes du maïs transgénique sans le savoir4.

    Pourquoi une alerte rouge?

    Les communautés paysannes et indigènes, les habitants des quartiers de toutes les grandes villes et les organisations de la société civile sonnent une alerte rouge totale parce qu’ils considèrent qu’il s’agit d’une « contamination planifiée de manière tout à fait délibérée5 ». La superficie qui serait semée est si vaste que nous pouvons affirmer que c’est une véritable

    Milpa traditionnelle à flanc de montagne (Dessin : Rini Templeton)

    Milpa traditionnelle à flanc de montagne (Dessin : Rini Templeton)

    avalanche de maïs transgénique qui plane sur l’ensemble du pays, tant à la campagne, pour ce qui est des cultures, qu’à la ville, pour les gens qui consomment cette céréale.

    Nous parlons d’une alerte rouge environnementale parce qu’elle signifiera l’érosion de l’immense variété des semences natives de maïs dans leur centre d’origine, centre qui dépasse largement la région mésoaméricaine. Les agences gouvernementales ont parlé de l’existence de « centres d’origine et de diversification du maïs » au Mexique (décrétant ainsi l’existence de régions où l’on pourrait semer n'importe quoi parce qu’elles « ne sont pas des centres d’origine ») ; mais les communautés et les organisations de la société civile insistent, avec des chercheurs et des experts de plusieurs régions du monde, sur le fait que :

    La contamination est un sujet qui concerne le monde entier parce que le maïs est l'une de nos cultures alimentaires les plus importantes, et le Mexique un réservoir de sa diversité génétique, diversité dont nous dépendons tous et toutes. Les changements envisagés aujourd’hui depuis la politique pourraient faire jouer au gouvernement mexicain le tragique rôle historique d’avoir permis la destruction d’une ressource essentielle pour l’avenir mondial de la sécurité alimentaire et celui d’avoir mis en danger l’héritage le plus précieux des peuples indigènes et paysans du Mexique6.

    Cette lettre a été publiée en 2003, peu de temps après que des centaines de communautés et d’organisations eurent démontré, de manière autonome, qu’il y avait déjà des foyers de contamination transgénique des variétés natives de maïs dans plusieurs États de la République.

    De mars à mai 2009, plus de 762 organisations de 56 pays et des milliers de personnes ont signé une nouvelle lettre adressée au peuple du Mexique, au gouvernement mexicain, à la FAO, à la Convention sur la diversité biologique et à la Commission du développement durable des Nations Unies. Ils y dénonçaient le fait que le gouvernement mexicain mette fin au moratoire sur le maïs transgénique en vigueur depuis la fin de 1998 et le début de 1999 et prépare le terrain pour la plantation commerciale aujourd’hui sur le point d’être adoptée.

    Dans cette lettre conjointe avec la Red en Defensa del Maíz (réseau de défense du maïs) — un regroupement pour la défense du maïs formé par plus de mille communautés de 22 États de la république mexicaine — les signataires ont insisté :

    Le Mexique est un centre d’origine et de diversité du maïs. Il existe plus de 59 races reconnues et de milliers de variétés qui seraient irrémédiablement contaminées.

    Ce sont les peuples indigènes et paysans qui ont créé et maintenu ce trésor génétique du maïs, l'une des principales cultures dont dépend l’alimentation humaine et animale sur la planète.

    Le maïs est l’aliment de base de la population mexicaine. On n’a jamais évalué les effets de sa consommation quotidienne et massive comme c’est le cas ici. Des études scientifiques sur une consommation bien moins importante montrent que les transgéniques provoquent des allergies et d’autres effets sur la santé humaine et animale7.

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  • CAC 40 : augmentation record des dividendes en 2016 avec 56 milliards d’euros

    par Olivier Petitjean 30 janvier 2017

       http://www.bastamag.net/CAC40-augmentation-record-des-dividendes-en-2016

    Les entreprises du CAC40 ont distribué 56 milliards d’euros en dividendes et rachats d’actions en 2016. Un niveau record depuis la crise financière de 2008 [1]. Ce sont 13 milliards de plus qui ont été versés aux actionnaires comparé à 2015 (43 milliards d’euros). En moyenne, les grandes entreprises françaises ont ainsi redistribué 57 % de de leurs bénéfices aux actionnaires, contre 51 % en 2015.

    Trois entreprises représentent à elles seules les deux tiers de ce montant : Sanofi et Total, les deux principales capitalisations boursières françaises, ainsi que Vivendi. Le groupe de médias et de divertissement a reversé en tout 9,6 milliards, dont 3,8 milliards de dividende exceptionnel ! Dans le cas de Vivendi, ces chiffres sont le résultat de l’arrivée de Vincent Bolloré, qui a puisé dans la trésorerie de Vivendi pour accroître les dividendes versés aux actionnaires – dont lui-même – ou acquérir des participations ailleurs [2].

    Le groupe Sanofi (6,7 milliards de dividendes en 2016) est de son côté exposé à des affaires de sécurité sanitaire, comme celle de la Dépakine et de ses effets secondaires sur les femmes enceinte et leurs bébés, comme le rappelle Novethic,(http://www.novethic.fr/isr-et-rse/actualite-de-la-rse/isr-rse/cac-40-inquietude-autour-de-dividendes-records-en-2016). Ces affaires pourraient lui coûter plusieurs dizaines de milliards d’euros pour indemniser les victimes (lire cet article de l’Observatoire des multinationales: http://multinationales.org/Sanofi-et-sa-Depakine-vises-par-la-premiere-action-de-groupe-en-France-dans-le).

    Pour le pétrolier Total (5,9 milliards), les dividendes distribués chaque année constituent un pari sur sa capacité à extraire du pétrole et de gaz malgré leur rôle dans la crise climatique. C’est également autant d’argent qui ne sera pas consacré à une véritable transformation du modèle de Total pour répondre aux exigences de la transition énergétique (sur ce sujet, voir notre récent rapport Total : une stratégie climat en trompe-l’œil).

    Deux fois plus de dividendes que d’investissement

    Plusieurs observateurs ont souligné les risques intrinsèques à l’explosion des dividendes au détriment notamment des investissements, qui assurent la pérennité à long terme des firmes. Selon les calculs de Christian Chavagneux pour Alternatives économiques (http://www.alternatives-economiques.fr/plus-de-dividendes-dinvestissements), les entreprises non financières françaises ont distribué en 2016 deux fois plus de dividendes qu’elles n’ont consacrées à l’investissement – une proportion inversée par rapport aux années 1980. Contrairement à un argument parfois invoqué, ces dividendes ne contribuent que très modérément à entretenir la prospérité de l’économie et de la société française dans son ensemble, au vu de la faible taxation du capital et du fait que plus de 50 % des actionnaires du CAC40 sont étrangers.

    La hausse ininterrompue des dividendes illustre donc une nouvelle fois la manière dont les entreprises sont de plus en plus gérées uniquement dans l’intérêt immédiat de leurs actionnaires, au détriment de leur stratégie industrielle et de leurs travailleurs. Sans oublier la question de la prise en compte des coûts sociaux et environnementaux de leurs activités, qu’illustrent chacun à leur manière les exemples de Total et Sanofi.

    Si, comme le rappelle Libération, les investissements et la part des salaires sont eux aussi repartis à la hausse, les profits générés par les entreprises restent très majoritairement consacrés à la rémunération du capital et des actionnaires. Malgré leurs discours sur le besoin d’investir sur le long terme, les fonds financiers comme BlackRock continuent à prioriser la distribution de dividendes. Plusieurs entreprises, dont EDF, doivent même s’endetter sur les marchés pour distribuer des dividendes, dont le premier bénéficiaire est en l’occurrence l’État actionnaire...

    Olivier Petitjean

    Notes

    [1Le record historique de distributions de dividendes par les sociétés du CAC40 s’établit à 57,1 milliards d’euros. C’était en 2007, juste avant la crise financière globale.

    [2Lire les articles de Libération ici (http://www.liberation.fr/futurs/2016/03/09/bollore-prend-ses-ponctions-chez-vivendi) et là:(http://www.liberation.fr/futurs/2016/06/07/bollore-et-les-25-milliards-d-euros-que-ne-verront-jamais-les-salaries-de-canal_)


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  • Sources : Varmatin.com / 20minutes.fr / TheGuardian.com / BBC.com

         Marque irlandaise de vêtements bien connue des fashionistas adeptes de tenues tendance et bon marché, Primark est devenu le symbole d’une fast-fashion qui accumule les excès. Avec un dixième magasin en France ouvert récemment à Évry, l’enseigne attire des clients séduits par ses très bas prix, mais aussi des médias qui ont tôt fait d’aller voir ce qui se cache derrière. Primark intrigue, et à raison : depuis quelques mois maintenant, des témoignages de plusieurs dizaines d’employés et anciens salariés ont émergé sur la toile, révélant une réalité peu glamour, bien éloignée de l’image branchée et décontracte de la marque… 

    En France : différentes boutiques, même son de cloche

    À l’origine du low-cost. Apparus sur la toile l’été dernier, différents témoignages recueillis auprès d’anciens employés de Primark révèle des conditions de travail accablantes. Relayée par différents médias, l’histoire de Sophie Duray (http://www.varmatin.com/faits-de-societe/pourquoi-une-ex-de-primark-saisit-les-prudhommes-52123), une ancienne employée de la boutique Primark de La Valette, dans le Var, avait suscité l’attention. Embauchée en mars 2016, la femme d’une soixantaine d’année avait saisi les prud’hommes après avoir été licenciée pendant sa période d’essai, sans justification apparente. Une décision arbitraire prise par les dirigeants du magasin, qui sont soupçonnés d’avoir exploité une main d’œuvre délibérément flouée, à qui l’on faisait miroiter des contrats longue durée censés perdurer au-delà de l’ouverture.

                                                              Image : Gerard Stolk / Flickr

    Mais le cas de Sophie Duray avait également marqué les esprits de par la description qui avait alors été faite des conditions de travail en vigueur dans les boutiques de l’enseigne : tâches répétitives et physiquement éreintantes, inadéquations entre la fiche de poste et les missions réellement attribuées, interdictions formelles de boire ou de se rendre aux toilettes… Autant d’absurdités qui témoignent d’une entreprise carnassière, et qui ont par la suite été confirmées par les employés d’autres magasins. Ouvert en octobre 2015, le Primark de Lyon Part-Dieu a lui aussi semble-t-il été déserté par des salariés au bord de l’épuisement. Et ce n’est ici que la partie émergée de l’iceberg quand on ose imaginer la condition de ceux qui produisent les vêtements.

    Des témoignages qui font froid dans le dos

    Sur la page Facebook « Primark La Valette — des employés scandalisés », les témoignages anonymes fleurissent depuis avril dernier, époque à laquelle plusieurs salariés ayant travaillé en amont de l’ouverture du magasin ont été remerciés à la suite de celle-ci, sous prétexte de ne pas correspondre aux standards de la marque

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  • Aujourd'hui, on va rigoler un peu. (28/12/2016)

    Je vais vous parler des combines hallucinantes des industriels de "l'alimentaire" pour nous faire avaler de la m.... (au sens propre, parfois, vous allez voir !!). 

    Bon, d’accord, vous allez rire jaune. Mais heureusement, ce sont des produits que vous devriez de toute façon ne jamais consommer !

    80 % des produits alimentaires de votre supermarché sont faits à partir de plantes bourrées de pesticides… à partir d’animaux élevés dans des conditions exécrables… et sont ensuite trafiqués dans tous les sens, avec l’ajout d’additifs chimiques potentiellement dangereux.

    Et ça… c’est quand « tout va bien » !

    Dans un livre explosif, intitulé Mais vous êtes fou d’avaler ça (chroniqué dans ce blog), un ingénieur qui a travaillé des années dans l’industrie agro-alimentaire fait des révélations stupéfiantes sur l’envers du décor…. Et ce qu’il y a réellement dans votre assiette.

    Vous avez le cœur bien accroché ? Alors c’est parti :

    Des crottes de rat dans votre paprika !

    Et ça commence fort. Voici l’une des affaires les plus choquantes racontée par cet ingénieur :

    « On a un problème, m’annonça mon boss d’une mine déconfite un matin à mon arrivée au bureau. On s’est fait enfler par un Indien sur un lot de piment »
    100 tonnes de piment qui ont été mal stockés. Les rats et les souris s’en sont données à cœur joie. En plus de quelques cadavres de rongeurs desséchés, on a retrouvé des poils et des crottes un peu partout, une véritable catastrophe.
    La marchandise est pleine de crottes de rat. Et maintenant on a 100 tonnes de cette merde sur les bras. »

    Là, vous vous dites sans doute qu’ils n’ont pas d’autre choix que de tout détruire, n’est-ce pas ?

    Mais non, pas du tout : ce serait très mal connaître l’industrie agro-alimentaire !

    « Tu crois qu’on te paie pour baisser les bras au moindre problème, me dit mon boss. Il me faut une solution. Hors de question de jeter 80 000 euros de came. »

    Et que croyez-vous qu’il arriva ? Ils ont fini par trouver une « solution ».

    D’abord, ils ont renommé la chose. « Crotte de rat », cela ne fait pas bonne impression sur une liste d’ingrédients. Ils l’ont donc appelé officiellement « matière étrangère ».

    Et ça tombe bien, car les industriels ont droit à 0,5 % de « matière étrangère » dans les produits comme le piment !

    Ensuite, ils ont fait subir au piment un « traitement thermique » de choc, pour tuer les bactéries dangereuses. Mieux vaut éviter l’empoisonnement d’un client, ce ne serait pas bon pour l’image de marque de l’entreprise.

    Puis, ils ont broyé le tout, le plus fin possible… pour que personne ne puisse faire la différence à l’œil nu entre les minuscules particules de crottes ou de poils et la poudre de paprika.

    Et enfin, ils ont mélangé tout cela à d’autre lots « propres » pour que, en cas de contrôle, la fameuse « matière étrangère » ne dépasse pas les 0,5 %.

    Et le tour est joué ! Avec cette terrible conclusion :

    « J’aimerais vous dire que cette opération de « nettoyage » est un cas isolé, mais il nous est arrivé à de très nombreuses reprises de recevoir des lots d’épices de Turquie ou d’Egypte contenant des fientes d’oiseaux, du poivre d’Inde ou de Chine avec ces mêmes crottes de rat et de souris, des mégots de cigarettes et divers déchets. »

    Cela vous étonne ? Alors vous n’êtes pas au bout de vos surprises :

    Du miel fabriqué en usine… sans la moindre abeille !

    Ces dernières années, plusieurs enquêtes ont montré que 10 à 30 % des pots de miel commercialisés sont gravement trafiqués.

    La plupart viennent de Chine… et il se trouve que notre ingénieur connaît sur le bout des doigts les « techniques » chinoises :

    « Au début, ils ont commencé à couper le miel avec un peu d’eau. Le miel étant un antibiotique naturel, il peut contenir jusqu’à 18 % d’eau sans s’altérer.
    Mais certains, trop gourmands, ont eu la main lourde sur le robinet et des lots de miel ont commencé à fermenter lors du transport. La solution a été d’ajouter une bonne dose d’antibiotiques de synthèse. »

    Heureusement, ce pot aux roses a été découvert, et le miel chinois a été banni d’Europe en 2002.

    Mais cela n’a pas duré longtemps. Dès 2004, les importations de miel ont repris, avec de nouveaux « tours de magie » :

    « Nos amis chinois ont alors ajouté discrètement des « sucres exogènes ». Ils ont commencé par ajouter le sucre industriel le moins cher, du sirop de glucose liquide.»

    Mais pour ne pas se faire « attraper » en cas de contrôle, il leur fallait garder la proportion naturelle de fructose et de glucose dans le miel (40 % contre 30 %). Ils ont donc ajouté du fructose liquide de céréales.

    Et bientôt, le miel n’a plus rien eu de naturel : « il n’était en réalité qu’un assemblage artificiel de sirops de glucose et de fructose industriels, coloré avec du caramel, le tout subtilement aromatisé ».

    Problème : comme il n’y avait plus un gramme de vrai miel… les analyses ont révélé que ces miels ne contenaient pas de pollen.

    Qu’à cela ne tienne : les Chinois ont alors décidé d’ajouter un peu de pollen à leur mélange de sucres et d’arômes artificiels… Et on trouve ce « miel » aujourd’hui dans nos supermarchés :

    « Aujourd’hui, certaines sociétés chinoises, mais pas seulement, fabriquent un « miel » comme n’importe quel produit industriel. C’est pratiquement indétectable si la fraude et faite intelligemment, c’est-à-dire en respectant les ratios glucose/fructose naturels, en ajoutant la bonne dose du bon pollen, le bon colorant et le bon arôme.
    Ce n’est pas 10 % de la fraude, mais bien davantage en réalité, croyez-moi ».

    Il faut dire que, pour un industriel, le miel chinois a tout pour plaire : grosses quantités, petits prix… et une production stable, qui ne dépend ni de la météo… ni même des abeilles, dont le nombre se réduit d’ailleurs comme peau de chagrin en Chine.

    Ah, et au cas où vous vous diriez qu’il suffit d’éviter le miel chinois, sachez qu’il n’est jamais mentionné tel quel ! Il se cache sous des termes vagues comme « hors Union européenne ».

    Faites bien attention, donc, au miel que vous mettez dans votre thé. Et à propos de thé :

    Des thés bourrés de pesticides… y compris du thé bio !

    Comme le raconte notre ingénieur, même le thé bio industriel peut être frelaté :

    « On a un problème avec le thé bio au citron, m’annonça mon boss. On a retrouvé de l’imazalil, du thiabendazole, du pyriméthanil et du carbendazime dans les derniers lots fabriqués.
    On a 50 000 boîtes de sachets qui posent problème (…) Ils ne peuvent pas tomber du ciel ces pesticides !»

    Non, pas du ciel… Après enquête, ils ont découvert que ces pesticides venaient des arômes de citron ajoutés au thé.

    La raison est simple : les arômes naturels sont produits avec des méthodes qui concentrent les molécules aromatiques… mais qui concentrent aussi les polluants !

    Résultat : « des citrons conventionnels ont de grandes chances de donner un extrait de citron parfaitement « naturel » mais pourri en pesticides, fongicides et autres molécules de traitement des cultures ».

    Évidemment, notre industriel s’est bien gardé de jeter ces 50 000 boîtes de thé bio remplis de pesticides. Il les a écoulées, « comme si ce rien n’était ».

    Attention : ce n’est pas une raison d’éviter le thé bio, car le thé conventionnel est bien pire !

    Voyez plutôt cette autre histoire hallucinante, qui commence au bureau :

    « – Tu n’as pas l’air dans ton assiette, Dany ? Un truc qui cloche ?
    – C’est à cause des pesticides. J’ai 300 tonnes de thé vert de Chine en stock et c’est pourri en pesticides, des doses à tuer un cheval.
    – Et alors ? C’est pas nouveau, dis-je, surpris qu’il s’inquiète pour si peu. On a toujours trouvé plein de pesticides dans les thés chinois, largement au-dessus des normes en général, tout le monde le sait et personne n’a jamais rien trouvé à redire.»

    Sauf que cette fois, c’est différent.

    Car c’est la brigade de détection des fraudes elle-même qui a découvert cette surdose de pesticides. « Si on doit détruire 300 tonnes de came, je vais me faire lourder », s’inquiétait donc Dany.

    Mais, à la surprise générale, Dany apprendra quelques jours plus tard que les Fraudes l’autorisent finalement à mettre ce thé toxique sur le marché !

    « J’ai reçu un coup de téléphone de l’inspecteur hier soir qui m’a dit qu’on pouvait y aller… mais qu’ils ne feraient pas d’écrit. Il ne veut pas nous autoriser officiellement à vendre un produit hors normes, mais ils fermeront les yeux ».

    Par quelle magie ? Notre ingénieur l’apprendra de la bouche même de l’inspecteur qui a pris cette décision ahurissante :

    « Sur le ton de la confidence, il me dit que tous les importateurs de thé vert de Chine avaient été contrôlés en France et partout ailleurs en Europe, et que, bien entendu, le niveau de pesticides était trop élevé chez tout le monde
    L’information était remontée aux plus hautes instances des États et il avait été décidé qu’il était urgent… de ne rien faire. Surtout ne pas fâcher la Chine, pour qu’elle continue à nous acheter quelques avions et ne bloque pas le vin français, les voitures allemandes, ou l’edam de Hollande à ses frontières. »

    Voilà une bonne raison de boire du thé bio… sans arôme ajouté… et sans miel industriel !

    Mais aussi d’éviter autant que possible les aliments « transformés » ou « cuisinés »… Car vous ne pouvez jamais savoir ce qu’ils contiennent réellement !

    Comment ils vous refourguent des champignons… bleu vif !

    Un beau matin, notre ingénieur doit trouver une solution pour écouler des champignons de Paris surgelés, venus de Chine.

    C’est un vrai défi, car il se trouve que ces champignons sont… bleus vif !

    Personne n’accepterait donc de les acheter comme cela, surtout qu’on ne sait pas s’ils sont dangereux. C’est d’ailleurs la principale inquiétude de notre ingénieur :

    « – On ne sait pas quel produit a donné cette couleur, fis-je remarquer.
    – Qu’est-ce que ça peut foutre ? s’exclama mon boss, comme si je venais de dire une grossièreté. Je ne te demande pas de les bouffer ces champignons, juste de les vendre !
    – Mais, si c’était dangereux ? 
    – Regarde les analyses dans le dossier, elles sont parfaites.
    – Oui, j’ai bien vu, mais ce ne sont que des analyses de routine, personne n’a vraiment recherché ce qui clochait, insistai-je.
    – Et alors ? S’il y a un problème, ce sera pour le fabricant et l’importateur. On n’est qu’un simple intermédiaire. Je me fous de tes états d’âme, je te demande simplement un moyen pour faire disparaître cette coloration afin qu’on puisse les vendre.»

    Notre ingénieur se gratte alors la tête. Ce que lui demande son patron est d’autant plus difficile qu’il n’est pas possible de les cuire. La raison ? « Les Chinois ont gavé les champignons de flotte. Si on les fait frire, ils vont se ratatiner et on va trop perdre en poids ».

    C’est lors qu’il a une idée de génie : pourquoi ne pas les enrober à froid, avec une espèce de panure ? Triomphe de son patron :

    « Comme ça, on ne verra plus du tout la couleur et on garde toute l’eau à l’intérieur, commenta mon boss avec un léger rictus trahissant une profonde joie intérieure. »

    Le marché était conclu le lendemain. Et évidemment, cette habile « manip » n’a pas manqué d’être réutilisée par la suite :

    « J’ai croisé assez régulièrement des lots de champignons qui avaient tourné à la suite d’une panne de compresseur frigorifique, étaient oxydés, plus marron que blancs, voire totalement noircis. C’est également arrivé avec d’autres légumes, chou-fleur, brocolis ou poivrons, par exemple. Dans ce cas, l’enrobage à froid reste la meilleure solution que nous avons trouvée. »

    Le livre de Christophe Brusset est truffé d’histoires de ce type… à ne plus jamais vous faire remettre les pieds dans un supermarché.

    En voici deux derniers exemples, pour la route :

    Yaourt Frankenstein, confiture de fraises sans fraise…

    Pour faire baisser le coût de production du yaourt, une solution fréquente est d’y ajouter de l’eau, de la gélatine et des amidons modifiés… puis d’appeler ça « préparation laitière ».

    Le seul problème est que si l’on met trop d’eau, le produit se conserve moins bien. Heureusement, l’industrie a une solution : elle rajoute des sulfites !

    Les sulfites ont l’avantage d’être antifongiques et anti-levures…. Mais peuvent rendre malade ceux qui y sont allergiques ou intolérants !

    Autre exemple : vous voyez les confitures de fraise qu’on vous sert dans certains hôtels au petit-déjeuner, dans de petites coupelles en plastiques ?

    Bon, eh bien elles ne contiennent pas la moindre fraise :

    « La recette : sirop de fructose et de glucose (avec la même proportion qu’on retrouve dans le fruit, en cas d’analyse), eau, jus concentré de fruits rouges (pour la couleur), petites graines de fraise dont se débarrassent les fabricants de jus (pour faire authentique), pectine

    Je pourrais multiplier les exemples, mais le plus important est de prendre conscience de l’incroyable danger venant de l’accumulation de tous les ingrédients toxiques.

    Après avoir parlé des jambons roses bourrés d’additifs, notre ingénieur explique :

    « Imaginez la dose d’additifs qu’ingurgite le consommateur de mon croque-monsieur s’il l’accompagne d’un verre de soda light (acide citrique, sulfate de magnésium, lactate de calcium, chlorure de calcium, sorbate de potassium, gomme d’acacia, esters glycériques de résine de bois, acésulfame) de carottes râpées d’une marque française qui fleure bon le terroir (acide citrique, disulfite de potassium, gomme de guar, gomme xanthane, gomme tara, sorbate de potassium) et d’un yaourt aux fruits à la marque d’un distributeur (amidon modifié, pectine, citrate de sodium, sorbate de potassium).»

    Et le pire, c’est que les pièges ne viennent pas que des supermarchés.

    La plupart des boulangers ajoutent du gluten sec à la fabrication de leur pain, ainsi que des « améliorants » pour qu’il soit toujours plus brillant et gonflé.

    Les vendeurs de glace vous proposent presque toujours des produits bourrés de colorants et additifs toxiques … et gonflés avec 50 % d’air !

    Et ainsi de suite…

    Que faire dans cette jungle alimentaire ??

    C’est la jungle, il n’y a pas d’autre mot.

    Tout récemment, on a retrouvé des métaux lourds dans les pots pour bébé. On a aussi réalisé que certains emballages alimentaires donnent le cancer. [1]

    Et n’oublions pas que les supermarchés sont également remplis d’aliments pleins de sucre, à éviter de toute façon, même s’ils sont « bio » et « naturels » : galettes de riz soufflé, gâteaux industriels, céréales sucrées du petit-déjeuner, etc.

    C’est bien simple : nous sommes cernés par la malbouffe !!!

    Heureusement, il existe une solution, et elle est très simple. En fait, tout se résume à un choix entre le temps et l’argent.

    Si vous avez le temps : n’achetez que des produits entiers (fruits, légumes, etc.) et cuisinez !

    Faites-vous-même votre pain, votre houmous, vos soupes, vos glaces, vos bouillons etc. Privilégiez évidemment la production locale et « raisonnée », bio si possible.

    Cela prend évidemment beaucoup plus de temps de tout faire soi-même, mais quel plaisir de faire soi-même de bons petits plats et de les déguster ! Tout en préservant son portefeuille !

    Si vous n’avez pas la chance d’avoir le temps, alors vous n’avez pas le choix : vous devez dépenser plus d’argent pour vous nourrir correctement. Et économiser sur d’autres dépenses.

    C’est ennuyeux, je sais, mais il n’y a pas de miracle : si les produits alimentaires sont aussi bon marché aujourd’hui, c’est qu’ils sont fabriqués dans des conditions invraisemblables.

    Voici donc quelques règles simples à respecter si vous achetez des produits industriels :

    • Fuyez les premiers prix, c’est généralement ce qu’on fait de pire. Évitez les promotions étonnantes, car les bonnes affaires dans l’alimentaire n’existent pas. Et si vous avez à choisir entre une grande marque et une marque « distributeur » (Carrefour, etc.), choisissez la grande marque, elle sera toujours de meilleure qualité ;
    • Vérifiez bien la liste d’ingrédients : elle doit être aussi courte que possible et avec le moins d’additifs (colorants, conservateurs, aluminium, etc..) ;
    • Privilégiez le bio, évidemment. Le bio « industriel » n’est pas toujours parfait, mais c’est tout de même une excellente garantie pour éviter les produits chimiques. Et il y a des produits bourrés d’additifs, comme les bouillons, qu’il est hors de question d’acheter non bio.
    • N’achetez jamais de poudres et purées, car les industriels peuvent facilement masquer les « défauts » des aliments utilisés au départ. Choisissez donc votre poivre en grain plutôt qu’en poudre, des pommes entières plutôt qu’en compote. Et votre paprika en poudre, achetez le bio !
    • Surveillez les origines en choisissant le local et le national en priorité. Mais attention aux « faux amis » : les « Cèpes de Bordeaux » sont une espèce, pas une origine géographique… et peuvent donc venir directement de Chine !

    Peut-être saviez-vous déjà tout cela, vous qui vous intéressez de près à la santé.

    Mais pensons également aux autres, à ceux qui ne sont pas aussi bien informés. Si vous avez une minute et que vous avez trouvé cette lettre instructive, n’hésitez pas à la transférer et à la partager autant que possible.

    Car c’est par nos choix, par nos décisions individuelles que nous réussirons à lutter contre l’omniprésence de la malbouffe.

    À mon avis, tant qu’il y aura des gens prêts à avaler de la « m… » à moindre prix, il y aura toujours des industriels pour la fabriquer.

    Mais si nous changeons nos habitudes, si nous sommes prêts à dépenser un peu plus de temps et d’argent pour privilégier les petits producteurs locaux ou les produits bio de qualité, tout peut changer !

    Je compte sur vous et vous souhaite une…

    Bonne santé !

    Xavier Bazin

      Source :

    [1] Emballages alimentaires : faites le bon choix. Marie-Céline Jacquier. La Nutrition. Avril 2016


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  •                                                             2013    250 p.   22 €  

       La course aux minerais indispensables à la mise en oeuvre économique et industrielle des innovations scientifiques et technologiques est révélatrice des conflits politiques et armés à travers le monde et tout spécialement en Afrique.

      La conquête des minerais technologiques est ainsi au coeur de nombreux conflits qui se déroulent sur ce continent. L’analyse démontre que derrière cette apparence se joue une compétition internationale et nationale pour le contrôle des minerais stratégiques. Ainsi, elle démontre que de l’Afrique du Sud au Sahara occidental, en passant par le Zimbabwe, la Namibie, le Congo, le Niger, les zones de tensions et de conflits se confondent bien souvent avec les ceintures minières dotées, notamment, de coltan, tantale et niobium, de terres rares, de platine, de germanium, de béryllium, indispensables aux filières de pointe.

      Aussi démontre-t-elle que le déclenchement, la poursuite et l’intensité des affrontements varient en fonction des demandes internationales en matériaux des nouvelles technologies.

        Apoli Bertrand Kameni est docteur en sciences politiques de l’université de Strasbourg. Il est chargé d’enseignement à l’Institut catholique de Paris, à l’Institut d’études politiques (Lyon et Toulouse), ainsi qu’à l’Institut supérieur d’administration et de management de l’université de Lorraine à Nancy. Lauréat de la 15e édition du Prix Le Monde de la Recherche universitaire.

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  •  
     
    2015  152 p.  10 €
     
       Bernard Madoff, Jérôme Kerviel, Kweku Adoboli, ces trois noms sont associés à des fraudes financières de grande ampleur. Ces « affaires », jugées et très médiatisées, ne sont que la face visible d'un système qui encourage plus ou moins ouvertement des cadres de la banque à jouer avec les règles et à les transgresser. 
      Relativement peu évoquée en France et en Europe, cette criminalité en col blanc a pourtant joué un rôle prépondérant dans l'avènement de plusieurs crises financières, qu'il s'agisse de la crise des Savings and Loans dans les années 1980 ou de celle, plus récente, des subprimes, avec les conséquences catastrophiques que l'on sait sur toutes les économies du globe.
      Inventeur du concept de « fraude patronale », William K. Black s'associe à Aurore Lalucq pour décrire les mécanismes de mise en place de la fraude, qui vont de la vente de produits frauduleux aux incitations perverses qui permettent aux courtiers d'améliorer leurs rémunérations.
      Enseigner ces mécanismes, donner aux régulateurs les moyens de faire leur travail, mettre en place des systèmes de lutte contre les conflits d'intérêts, protéger les lanceurs d'alerte sont autant de lignes directrices des réformes à envisager afin d'assainir la situation et de prévenir le développement de la fraude, et donc l'éclatement de nouvelles crises financières.   

    Aurore Lalucq est co-directrice de l’Institut Veblen.

    Economiste de formation, diplômée de l’université de Dauphine et de Paris 1. Après avoir été chargée de mission à la Fondation pour le Progrès de l’Homme, au LARES (Laboratoire de Recherches en Sciences Humaines et Sociales de l’Université Rennes 2) puis à Ritimo pour étudier les questions de pluralisme en économie, elle a rejoint l’IRG –Institut de recherches et débats sur la gouvernance – en 2006 afin de mettre en place le programme IRE.

     Elle dirige aujourd’hui, avec Philippe Frémeaux, la collection "Politiques de la transition" (Institut Veblen/Les Petits matins) et anime le séminaire "Les enjeux économiques de la transition écologique" soutenu par l’Institut CDC.

    Parmi ses dernières publications :

       - Transition écologique, mode d’emploi avec Philippe Frémeaux et Wojtek Kalinowski, Alternatives économiques/Les petits matins, 2014.

      -Produire plus, polluer moins : l’impossible découplage avec Thierry Caminel, Gaël Giraud, Philippe Frémeaux et Philippe Roman, coll. "Politiques de la transitioné, Institut Veblen/Les Petits matins, 2014.

      - Faut-il donner un prix à la nature ? avec Jean Gadrey, coll. "Politiques de la transition", Institut Veblen/Les Petits matins, 2015

       Son mail : lalucq [@] veblen-institute.org

      William K. Black est avocat et universitaire. Il a publié

       -Une Fraude presque parfaite (ECLM, 2012) : Le pillage des caisses d’épargne américaines par leurs dirigeants, Paris, Éditions Charles Léopold Mayer, 2012, 488 p.  , préfacé par Jean de Maillard, en collaboration avec l’institut Veblen pour les réformes économiques (http://www.veblen-institute.org ), traduction de sa version anglaise : (en) The Best Way to Rob a Bank is to Own One : How Corporate Executives and Politicians Looted the S&L Industry, University of Texas Press, 2005 .


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  • LE JUS D’ORANGE DU PETIT DEJEUNER
    encore un "attrape-couillons" !

         Newsletter N° 42 de Michel DOGNA

       La moyenne des français boit actuellement 27 litres de jus d’orange par an, 7 fois plus qu’il y a 30 ans – mais si l’on retire les gens résistant au formatage de la pub de la télé, beaucoup doivent en consommer plus de 100 litres par an… Ben, c’est pour les vitamines, voyons ! On se demande d’ailleurs comment nos aïeux arrivaient à survivre sans ces précieuses vitamines, puisque la mode des oranges n’est apparue qu’au début du 20ième siècle ; au départ, il n’existait dans la nature que les oranges amères (les vraies), immangeables, qui ne servaient qu’à décorer les sapins de Noël.
    Mais la science agricole de l’époque est parvenue à réaliser des hybridations faisant grossir les fruits et enlevant leur amertume (attention : rien à voir avec les OGM).
    Depuis, il n’est pas un restaurant ou un hôtel qui ne vous serve en entrée du petit déjeuner, le merveilleux jus jaune-orangé à la tirette, ce petit plus pour bien démarrer la journée… La croyance crée le placebo !

        Sur le plan naturopathique, surtout pour les enfants qui sont maintenant du type phosphorique d’une façon majoritaire – donc avec un terrain acide favorisant l’inflammation, la déminéralisation et l’affaiblissement de l’énergie vitale le verre de jus d’orange d’entrée le matin est une catastrophe, un véritable poison – mais cela va à l’encontre des allégations du matraquage publicitaire : LE PLEIN DE VITAMINES ! Du moins ce qu’il en reste…

       Justement, il est intéressant de piocher le sujet plus en profondeur. Au départ, savez-vous que le jus d’orange vendu en France provient à 80% du Brésil ? A Itapolis, dans la région agricole de Sao Paulo, réside le plus gros producteur mondial de jus d’orange, la société Coutral, avec plus d’un million de plantations. Comme dans toutes les monocultures intensives, il s’installe un grand déséquilibre écologique qui amène des parasites – ici c’est une maladie ravageuse véhiculée par un  insecte venu de Chine qui s’appelle le Dragon jaune. Les feuilles jaunissent puis les oranges tombent avant maturité. Une parade partielle a néanmoins été découverte consistant à greffer les orangers sur des pieds de citronniers qui sont plus résistants à la maladie. Mais cela ne suffit pas et le remède classique reste la pulvérisation massive de pesticides très agressifs, aux risques et périls des utilisateurs malgré leurs scaphandriers type nucléaire, et surtout rendent malades les cueilleurs environnants qui eux, ne sont pas protégés.

       L’usine  de pressage des jus se trouve à Araracuara. Elle traite la propre production de Coutral qui représente 30% du total, le reste venant de petits producteurs à qui elle achète à très bas prix, (dans le but  de les obliger à abandonner, reprendre leurs terres, et prendre le contrôle total du marché….méthode  classique mondiale des grandes entreprises, mais ceci est un autre problème).

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  • Jean Ziegler : « Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »  Elodie Bécu 19 décembre 2011  http://www.bastamag.net/Jean-Ziegler-Les-speculateurs

    Les ressources de la planète peuvent nourrir 12 milliards d’humains, mais la spéculation et la mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie. Conséquence : chaque être humain qui meurt de faim est assassiné, affirme Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il dénonce cette « destruction massive » par les marchés financiers. Des mécanismes construits par l’homme, et que l’homme peut renverser. Entretien.

    Basta ! : Craignez-vous que la crise financière amplifie celle de la faim dans le monde ?

    Jean Ziegler : Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Près d’un milliard d’humains sur les 7 milliards que compte la planète souffrent de sous-alimentation. La pyramide des martyrs augmente. À cette faim structurelle, s’ajoute un phénomène conjoncturel : les brusques famines provoquées par une catastrophe climatique – comme en Afrique orientale, où 12 millions de personnes sont au bord de la destruction – ou par la guerre comme au Darfour. En raison de la crise financière, les ressources du Programme alimentaire mondial (PAM), chargé de l’aide d’urgence, ont diminué de moitié, passant de 6 milliards de dollars à 2,8 milliards. Les pays industrialisés ne paient plus leurs cotisations car il faut sauver la Grèce, l’Italie et les banques françaises. Une coupe budgétaire qui a un impact direct sur les plus démunis. Dans la corne de l’Afrique, le PAM est contraint de refuser l’entrée de ses centres de nutrition thérapeutique à des centaines de familles affamées qui retournent dans la savane vers une mort presque certaine.

    Et les financiers continuent de spéculer sur les marchés alimentaires. Les prix des trois aliments de base, maïs, blé et riz – qui couvrent 75 % de la consommation mondiale – ont littéralement explosé. La hausse des prix étrangle les 1,7 milliard d’humains extrêmement pauvres vivant dans les bidonvilles de la planète, qui doivent assurer le minimum vital avec moins de 1,25 dollar par jour. Les spéculateurs boursiers qui ont ruiné les économies occidentales par appât du gain et avidité folle devraient être traduits devant un tribunal de Nuremberg pour crime contre l’humanité.

    Les ressources de la planète suffisent à nourrir l’humanité. La malnutrition est-elle seulement une question de répartition ?

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  •  par Anna Bednik 23 juillet 2014

       Avec la raréfaction des métaux et une demande toujours plus forte, l’extraction minière a le vent en poupe. En France, plusieurs permis de recherches ont été accordés dans la Sarthe, la Mayenne, ou la Creuse. Des demandes de permis sont en cours dans d’autres départements. Une ruée vers les minerais qui ne sera pas sans conséquences sociales et environnementales. Quel impact aura ce soudain intérêt pour les métaux de l’Hexagone ? « C’est maintenant, pendant la phase ’’d’exploration’’, que se décide l’avenir », alerte le collectif Aldeah, spécialiste de l’extractivisme, à quelques jours du festival international contre l’exploitation minière, qui se déroulera à Lussat, dans la Creuse.                                                       

      Il y a un an, le ministère de l’Économie et du Redressement productif accordait à l’entreprise Variscan, filiale d’une société minière domiciliée en Australie, un premier « permis de recherches de mines » (PER). Ce PER de Tennie couvre 205 km2 entre la Sarthe et la Mayenne. Cinq mois plus tard, le PER de Villaranges, dans la Creuse, est octroyé à Cominor, une autre micro-entreprise au capital social d’à peine 38 125 euros. Sa maison-mère canadienne, La Mancha, est aujourd’hui détenue par un fond d’investissement luxembourgeois [1].  

    En février dernier, le portefeuille minier de Variscan s’est vu compléter par le permis de Saint-Pierre (Maine-et-Loire). Ceux de Beaulieu (Loire-Atlantique) et de Merléac (Côtes d’Armor), pour lesquels la « consultation du public » est terminée, devront suivre bientôt. Plusieurs autres demandes sont en cours d’instruction. Parmi les métaux convoités, on trouve principalement le cuivre (à Tennie), l’or (à Villeranges et Saint-Pierre) et l’étain (à Beaulieu), mais également de nombreux autres minerais qui peuvent y être associés : zinc, plomb, argent, antimoine, tungstène, niobium, tantale, molybdène, lithium, indium, germanium… Comment s’explique ce nouvel intérêt pour les métaux de l’Hexagone ?

    8 millions de kilomètres de câbles de cuivre en Europe

    Aujourd’hui, presque tous les objets qui peuplent notre quotidien contiennent des métaux. 8 millions de kilomètres de câbles de cuivre assurent le transport du courant électrique en Europe. Une voiture individuelle en contient en moyenne 2 km (soit 20 kg), mais aussi 780 kg d’acier, 130 kg d’aluminium, 15 kg de zinc et 8 kg de plomb. En France, le bâtiment et les travaux publics consomment près de 4 millions de tonnes d’acier par an. Un avion long-courrier de nouvelle génération (du type A350) est fait d’approximativement 23 tonnes d’aluminium, 17 tonnes d’alliages de titane et 12 tonnes d’aciers et d’alliages spéciaux. Et il faut 240 tonnes de nickel pour construire un réacteur de centrale nucléaire EPR.

    Les innovations multiplient sans cesse les composants métalliques des « biens » individuels de consommation, que la publicité se charge de nous faire acheter. La haute technologie « intelligente » (téléphones, ordinateurs, etc.) et les nouvelles technologies « vertes » (voitures hybrides ou électriques, photovoltaïque, éolien, etc.) engloutissent des quantités toujours croissantes non seulement de cuivre et de silicium, métaux par excellence des applications électriques et électroniques, mais également de platine et de palladium, d’or et d’argent, de gallium et d’indium, de germanium, de titane, de tantale (coltan), de lithium, de cobalt et de terres rares.

    Voiture, avion, shampoings, encres... Des métaux partout !

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  •  Short URL: http://farmlandgrab.org/26763

    Posted in:  Indonesia | Singapore | Wilmar International 

    Commodafrica | 1 décembre 2016

    Amnesty International dénonce l’huile de palme durable

    Nous n’avions pas l’habitude de voir Amnesty International sur le terrain de l’agriculture. Et pourtant, l’organisation de défense des droits de l’homme vient de publier un rapport le 30 novembre  – Le scandale de l’huile de palme. De grandes marques tirent profit de l’exploitation des ouvriers – résultat d’une enquête auprès de 120 ouvriers sur les plantations de palmiers à huile de Wilmar en Indonésie. Le rapport pointe de nombreuses atteintes aux droits humains comme le travail des enfants, l’utilisation du pesticide le paraquat affectant la santé des ouvriers, l’absence de protections adaptées. En dépit de ces conditions de travail, Amnesty International observe que trois des cinq plantations de palmiers à huile sur lesquelles elle a enquêté en Indonésie sont certifiées comme produisant de l’huile de palme durable selon les critères de la Table rounde pour une huile de palme durable (RSPO).

    « Les grands groupes comme Colgate, Nestlé et Unilever assurent aux consommateurs et consommatrices que leurs produits emploient de l’“huile de palme durable”, mais nos conclusions révèlent que ce n’est absolument pas le cas. Il n’y a rien de durable dans une huile de palme produite à l’aide du travail des enfants et du travail forcé. Les atteintes aux droits humains découvertes au sein des activités de production d’huile de palme de Wilmar ne sont pas des cas isolés ; elles sont généralisées et sont la conséquence prévisible des méthodes de travail de cette entreprise » indique la directrice de recherches à Amnesty International, Meghna Abraham.

    L’organisation va lancer une campagne pour demander aux entreprises - AFAMSA, ADM, Colgate-Palmolive, Elevance, Kellogg’s, Nestlé, Procter & Gamble, Reckitt Benckiser et Unilever – une plus grande transparence et de préciser si l’huile de palme présente dans leurs  produits provient de Wilmar en Indonésie.


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  • 2016     370 p.   18 €

      L'extractivisme donne un nom commun aux différents visages de l'exploitation massive et destructrice de la nature, aux mille projets qui engloutissent jour après jour de nouveaux territoires. À l'heure où même la catastrophe écologique sert de prétexte à l'extension des marchés, loin de la COP21 et des gestionnaires de crise, une multitude de simples gens oeuvrent pour une Terre habitable en défendant les territoires qu'ils habitent.
       Le premier ouvrage à traiter cette question sous tous ses aspects. L'intensification de l'exploitation massive de la nature, sous toutes ses formes. Sous cette définition générique, l'extractivisme désigne un stade superlatif, obsessionnel voire idéologique de l'activité d'extraction, par analogie avec le « productivisme » et le « consumérisme » auxquels il est d'ailleurs étroitement lié : c'est pour fournir, chaque année, plus de 70 milliards de tonnes de « ressources naturelles » diverses aux chaînes de production et de consommation de marchandises que les frontières extractives, c'est-à-dire les limites géographiques et technologiques de cette activité sur la planète, sont sans cesse repoussées par le capitalisme industriel.
       C'est à cet envers trop souvent occulté de la « croissance » économique qu'est consacré ce livre. L'auteure commence par retracer les différents usages de la notion, les représentations du monde qu'elle recouvre elles-mêmes structurées par ces « croyances » occidentales que sont les idées de « progrès universel de l humanité » et de « développement » , et les fausses solutions qui servent désormais de caution aux pratiques qui en découlent (le « développement durable », la « croissance verte », la « dématérialisation »...).
      En une plongée vertigineuse au coeur de la « planète-marchandise », elle procède ensuite à l'étude documentée des logiques de l'extractivisme : qu'extrait-on ? Où et comment le fait-on ? Qui extrait ? Avec quels objectifs, quels discours de légitimation, quelles conséquences réelles et quelles perspectives pour l'avenir ? Au Sud, mais également au Nord comme le montre l'exemple des gaz et huiles de schiste , partout l'extractivisme est synonyme de transformation de vastes territoires en « zones de sacrifices » destinées à alimenter la mégamachine.

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  • Chère amie, cher ami de POLLINIS,

     

    Je sors tout juste du procès qui opposait notre association à l'un des lobbies français de l'agriculture chimique et industrielle.

     

    Pendant les audiences, je n’ai eu de cesse d'observer la gigantesque puissance de ceux que nous avons en face de nous, dans le combat que nous menons contre l’emprise de l’agrochimie sur l’agriculture, et ses dégâts dramatiques sur l’environnement, les abeilles et notre alimentation.

     

    Mais je me suis aussi rendu compte – et c’est ce qui me pousse à vous écrire sans attendre – que tout le travail que nous accomplissons, ensemble, avec passion et acharnement depuis quatre ans…

     

    ...c’est exactement cela qui les dérange.

     

    Et c’est la preuve que nous faisons du bon travail : ils ne mettraient pas autant de moyens pour essayer de nous démolir si nous n’étions pas une sérieuse menace pour leur business et leurs intérêts.

     

    Nous sommes plus déterminés que jamais à poursuivre !

     

    Même si tout est fait pour nous décourager et nous laisser penser que nous sommes comme David contre Goliath – la séance de cet après-midi au tribunal me l’a bien fait sentir…

     

    Nous étions là pour essayer de contrecarrer une campagne de dénigrement lancée par les tenants du tout-chimique dans le but d’anéantir le grand rassemblement des citoyens organisé par POLLINIS sur internet, pour défendre les abeilles et la nature face aux agressions des lobbies de l’agrochimie.

     

    En mettant en cause nos méthodes militantes, ils pensaient salir notre réputation et nous réduire au silence.

     

    Nous avons décidé de contre-attaquer devant les tribunaux. Mais c’était sans compter sur la puissance des lobbies de la chimie et des organisations qui dominent l'agriculture…

     

    Nous nous sommes retrouvés en face de l’avocate de Monsanto qui a fait condamner José Bové et les faucheurs d’OGM en 2013 (1). L’agro-industrie a les moyens de s'offrir les plus puissants avocats parisiens.

     

    Et elle ne recule devant rien pour arriver à ses fins, même pas devant l'escroquerie : des constats d'huissiers ont montré qu'ils avaient falsifié des preuves remises aux juges pour faire annuler la plainte que nous avions déposée…

     

    Et ça a marché ! Notre plainte n'a pas été étudiée sur le fond : nous avons perdu à cause d’une manipulation sur la forme ! C’est malheureusement trop souvent le cas quand des intérêts colossaux sont attaqués en justice... 

     

    Cette injustice insupportable montre à quel point les lobbies sont puissants en face de nous !!

     

    Et nous nous attendons à les voir attaquer de plus belle dans les prochains jours... Pour tenter une nouvelle fois de nous décrédibiliser et nous réduire au silence.

     

    Pour réduire à néant l’incroyable rassemblement de plus d’un million de citoyens que nous avons réussi à bâtir, et qui a poussé notamment à l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles - un sérieux coup dur pour l’industrie !

     

    Mais leurs menaces ne nous font pas peur ici, à POLLINIS : au contraire, nous sommes plus que jamais déterminés à poursuivre notre combat.

     

    Parce que c’est grâce à notre combativité et notre ténacité que tant de personnes, aujourd’hui, ont pris conscience de la situation dramatique des abeilles et de la responsabilité de l’agro-industrie dans ce carnage.

     

    C’est grâce à notre travail sans relâche auprès des institutions nationales et européennes que nous avons pu dénoncer des scandales comme la Directive Secrets d’Affaires, ou les nouveaux tueurs d’abeilles que les lobbies de l’agro-industrie sont en train d'imposer en catimini.

     

    Tout ce que nous faisons, nous le faisons avec l’objectif d’une agriculture plus propre, plus saine, plus pérenne, respectueuse de la nature et des pollinisateurs dont elle dépend. Parce que nous ne pourrons pas dans quelques dizaines d’années regarder nos enfants et nos petits-enfants dans les yeux et leur dire que, si les tomates, les pommes et les groseilles qu'ils mangent, n'ont plus ni goût ni valeurs nutritives, et sont bourrées de pesticides toxiques, c’est parce que nous avons laissé l’industrie faire la loi sans réagir.

     

    Alors oui, toute l’équipe est 100 % déterminée à continuer le combat ! Et tout le monde ici espère de tout cœur pouvoir encore compter sur vous dans les dures batailles qui s’annoncent…

     

    Car il ne faut pas se leurrer : le dénigrement, tenter de saper le lien de confiance entre nous, ce n’est qu’une des nombreuses stratégies utilisées par l’agrochimie pour faire taire ses opposants et imposer sa loi :

     

    L'infiltration des comités scientifiques et des comités consultatifs, l'armée de lobbyistes sur place à Bruxelles pour faire pression directement sur les décideurs politiques, les financements scientifiques et académiques de grande ampleur pour blanchir leurs produits, le chantage à la délocalisation…

     

    ...toutes ces techniques de lobbying de Monsanto et consorts, si brillamment décrites dans un récent rapport du très sérieux Corporate Europe Observatory (2), ça ne leur suffit pas.

     

    Quand, malgré tout ça, les lobbies n'obtiennent pas gain de cause, ils utilisent l'appareil juridique !

     

    C'est ce qui s'est passé avec le moratoire sur les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles :

     

    après une bataille de deux ans des associations de citoyens, d'apiculteurs et de défenseurs de l'environnement, la Commission a été contrainte d'interdire pendant deux ans trois de ces pesticides tueurs d'abeilles : Résultat : Bayer, BASF et Syngenta ont immédiatement démarré un procès. (3)

     

    Et pour occuper le terrain et monopoliser le débat, l’industrie n’hésite pas à créer de toutes pièces des associations paravent, soi-disant « environnementales », et des sites internet d’information écran, dont le but est de prétendre défendre l’environnement en détournant l’attention des méfaits de l’agro-industrie.

     

    Par exemple pour les abeilles, ils expliquent leur déclin par des maladies et des parasites, et mettent hors d’état de cause les pesticides tueurs d’abeilles !

     

    Un site qui a vigoureusement attaqué notre association il y a quelques mois, « est bien connu des chercheurs dont les travaux mettent en cause la sécurité des produits commercialisés par l’industrie agrochimique (OGM, pesticides, etc.). Notamment, des scientifiques travaillant sur les risques des pesticides pour les abeilles y sont systématiquement mis en cause. » (2)

     

    La bataille va être longue pour venir à bout de la mainmise de l’industrie sur les décisions prises en Europe : ils ont leurs pions partout, et disposent de financements hors du commun.

     

    Mais nous aussi, les citoyens, nous disposons de nos propres armes, et elles sont puissantes !

     

    Notre plus grande force, c’est d’abord notre nombre. Parce que des millions de citoyens mécontents, ce sont des millions d’électeurs perdus pour nos dirigeants – et ça ils le comprennent très bien.

     

    Mais nous avons aussi une grande chance, qui est décuplée aujourd’hui grâce à internet : c’est notre capacité à nous rassembler, et nous organiser, pour mener une véritable contre-offensive citoyenne - pour notamment :

     

    >>> Faire travailler des scientifiques et financer des études indépendantes pour prouver, chaque fois que ce sera nécessaire, la toxicité des pesticides ;

     

    >>> Maintenir une petite équipe dédiée au plus près des institutions européennes et françaises, pour surveiller les mouvements des lobbies et défendre les intérêts des citoyens dans les discussions à huis-clos entre l’agrochimie et les fonctionnaires et parlementaires européens ;

     

    >>> Enquêter et dénoncer au grand jour les scandales sanitaires, environnementaux et alimentaires, pour à chaque fois tuer dans l’œuf les nouvelles tentatives de l’agro-industrie d’imposer de nouveaux produits toxiques pour les abeilles, la santé ou la nature ;

     

    >>> Rassembler les citoyens, dans l’Europe entière, pour qu’à chaque nouvelle attaque de l’agrochimie nous puissions répondre par des centaines de milliers de messages de protestation en quelques jours.

     

    Nous ne pouvons pas espérer organiser efficacement et rapidement ce contre-pouvoir citoyen qui puisse vraiment peser dans la balance face à l'agrochimie – notre lobby à nous, les défenseurs de l'abeille et de la nature - sans un minimum de moyens financiers.

     

    Je ne suis pas en train de dire que de simples citoyens doivent pouvoir sortir des millions d’euros, comme les budgets des lobbies de l’agrochimie !

     

    Nous avons calculé, avec l’équipe de POLLINIS, que pour mener à bien, et sans tarder, le programme que je vous ai annoncé un peu plus haut, nous devons réunir rapidement un budget de 120.000 euros.

     

    C'est une somme importante et j'en suis très conscient. Mais il suffit que 4000 personnes donnent 30 euros pour que ce budget soit bouclé et que nous puissions organiser immédiatement la contre-offensive citoyenne, et se doter des armes indispensables pour espérer rivaliser avec les lobbies de l’agrochimie.

     

    Chez POLLINIS, nous refusons toute subvention de l’Etat ou de grandes entreprises. Nos moyens d’action dépendent à 100 % des dons de citoyens engagés dans le combat pour préserver les abeilles et la nature – c’est ce qui garantit notre indépendance et notre liberté d’expression et d’action, et c’est bien ce que nous reprochent nos « détracteurs » sur les sites d’information financés par l’agro-industrie !

     

    Aussi, je vous le demande : pouvez-vous SVP contribuer dès aujourd'hui, par votre don, à organiser la contre-offensive des citoyens pour empêcher l’industrie de faire sa loi ? (Allez sur le site de Pllinis si vous voules faire un don)

     

     

    Je vous le disais au début de cet email : j’ai bien conscience d’être face à l’agro-industrie comme David contre Goliath.

     

    Hé bien cette histoire est très emblématique : à la fin, contre toute attente, c’est David qui gagne ! Il suffisait d’être bien équipé, et de viser juste.

     

    C’est tout ce qu’il nous faut aujourd’hui, pour faire tomber le colosse de l’agrochimie !

     

    Quelle que soit la somme que vous pourrez verser à ce combat (15, 30, 50, 100 ou 200 euros, ou même plus si vous le pouvez !) ce sera une aide précieuse pour permettre à POLLINIS de s’équiper convenablement, et de viser juste.

     

    Pour démolir, une à une, les techniques qui permettent à l’agrochimie d’imposer sa loi en Europe, et pousser vers une agriculture saine et pérenne, respectueuse de la nature et des pollinisateurs dont elle dépend.

     

    Un grand merci par avance pour votre aide,

     

     

     

    Nicolas Laarman

     

     Délégué général de POLLINIS


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  •  Global gâchis: Révélations ...(Tristram Stuart)

    2013    468 p.   25 €

        Préface de Bruno Genty Postface de Bruno Lhoste

    Traduit de l'anglais par Patrice Piquionne et Nina Blanchot

     Alors qu'un milliard d'êtres humains souffrent de malnutrition, c'est près d'un tiers de la production mondiale de nourriture qui est jetée ou perdue. Cet ouvrage, désormais référence internationale, aide à comprendre les causes et les enjeux de ce gaspillage.

      Car c'est la structure même de notre chaîne alimentaire qui est à l'origine d'un phénomène « moralement condamnable et économiquement suicidaire ».

      D'un côté, les pays occidentaux jettent des millions de tonnes de denrées à la poubelle ; de l'autre, les agriculteurs des pays en développement manquent souvent de moyens techniques pour conserver, transporter et commercialiser leur production. Les tensions sur le marché alimentaire mondial s'aggravent et se répercutent sur la capacité des plus démunis à se nourrir. Les conséquences sont aussi environnementales : déforestation, émissions de gaz à effet de serre, pénuries d'eau, etc.

      De l'Europe à la Chine, du Japon aux États-Unis, en passant par le Pakistan et la Corée du Sud, Tristram Stuart a mené l'enquête. S'il met en évidence que notre système d'approvisionnement alimentaire est dans l'impasse, il nous révèle également des solutions simples et innovantes pour tirer le meilleur parti de ce que nous produisons et en finir avec l'un des plus grands scandales de notre époque.

        Né en 1977, Tristram Stuart est un auteur, historien et activiste britannique, devenu dans son pays un véritable leader d'opinion en matière de lutte contre le gaspillage alimentaire. Il mène une campagne internationale très active contre ce fléau, en organisant des « Feeding the 5 000 » banquets publics réalisés avec des légumes retoqués par la grande distribution. Son livre a donné lieu à un documentaire d'Olivier Lemaire, produit par Capa et diffusé sur Canal +.


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