•   Poursuites-bâillons : Sherpa, ReAct, Mediapart, Le Point et L’Obs relaxés suite à la plainte en diffamation de filiales du groupe Bolloré

    Mediapart, ReAct et Sherpa


    Communiqué de presse – 29 mars 2018

    Poursuites-bâillons : Sherpa, ReAct, Mediapart, Le Point et L’Obs relaxés suite à la plainte en diffamation de filiales du groupe Bolloré

    Ce jeudi 29 mars, la 17e chambre correctionnelle du TGI de Paris a prononcé la relaxe des associations Sherpa, ReAct et des médias Mediapart, L’Obs et Le Point, attaqués en diffamation par SOCFIN et SOCAPALM, filiales du Groupe Bolloré. Ce jugement réaffirme la primauté de la liberté d’expression et l’intérêt général sur les « poursuites-bâillons » des multinationales.

    En avril 2015, Sherpa relayait un article de l’ONG ReAct faisant état des revendications des populations camerounaises à l’encontre de la Socapalm, Socfin et du groupe Bolloré, notamment sur les allégations d’accaparement de terres, ainsi que d’autres mouvements sociaux sur les plantations des groupes. Mediapart avait également relayé dans un article les mobilisations des riverains des différentes plantations, comme il le fait régulièrement depuis 2013.

    Alors que les problèmes fonciers avaient été reconnus dans ce dossier, notamment par le groupe Bolloré devant le Point de Contact National (PCN) de l’OCDE suite à la plainte déposée par Sherpa et d’autres ONG, c’est le terme d’ « accaparement de terres » que les sociétés ont considéré comme diffamatoires.

    Le tribunal relaxe les ONG et les médias visés au titre de la bonne foi, reconnaissant ainsi qu’ils disposaient d’une base factuelle sérieuse, qu’ils ont utilisé des termes prudents, et que le « sujet traité représente un but légitime d’expression et également un sujet d’intérêt général, s’agissant des conditions dans lesquelles des sociétés exercent leurs activités, plus particulièrement l’impact de palmiers à huile sur les riverains ».

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  • Pétition à signer:

    https://petition.santenatureinnovation.com/plantes-et-huiles-essentielles-interdites-dans-les-elevages/?co_source1

    Sandrine Lizaga est éleveuse bio en Provence. Elle soigne ses 60 brebis aux huiles essentielles et à l’homéopathie  Le règlement européen UE 230-2013 doit être aboli
    Sandrine Lizaga élève 60 brebis, qu’elle soigne avec des plantes, des huiles essentielles et de l’homéopathie. 

    Et ça marche ! 

    Sauf cas extrêmes (tous les quatre ans environ), Sandrine n’utilise jamais d’antibiotiques pour ses animaux. 

    Mais sa démarche ne plaît pas à tout le monde. 
    Le 6 août 2013, elle reçoit la visite surprise de deux inspectrices de la DDPP (Direction départementale de la protection des populations) : 

    « À la vue de mes produits, elles se sont littéralement décomposées, raconte Sandrine. Elles m’ont expliqué que je navais pas le droit de ramasser des plantes pour faire des décoctions et que les huiles essentielles étaient dangereuses pour les consommateurs mangeant la viande de mes agneaux et le lait de mes brebis. J’étais tellement abasourdie que je suis restée sans voix [1]. »


    Les inspectrices expliquent alors à Sandrine qu’elle n’a pas le droit de prescrire elle-même des traitements. Tout doit passer par un vétérinaire et des médicaments « homologués » (comprenez « issus de l’industrie pharmaceutique »). 

    Si elle n’obtempère pas, elle risque d’être privée des aides de la politique agricole commune (PAC). 15 000 euros sont en jeu. 
    L’affaire fait la une de la presse locale et paraît même au niveau national.     

        Sandrine est abasourdie. Peu après, elle reçoit deux lettres recommandées l’enjoignant de changer ses pratiques. 

    Ce qu’elle ignore, c’est qu’elle n’est quun maillon dans le cadre dune vaste offensive de lUnion européenne lancée contre les traitements alternatifs pour les animaux. 

    Sandrine n’est que le maillon d’une vaste offensive contre les traitements alternatifs pour les animaux

    Un règlement européen (UE 230-2013) a imposé le retrait du marché d’environ 600 plantes sous forme d’extraits végétaux ou d’huiles essentielles pour les animaux [2]. 

    Les extraits de sarriette, de trèfle, de luzerne, d’orge, de noisetier, de prêle et de buis ont rejoint la liste noire. Tout comme ceux d’ortie, de cassis et de pissenlit que les éleveurs traditionnels ont toujours donné à leurs bêtes comme fortifiants. 
    Il sagit pourtant de plantes qui se trouvent naturellement dans les pâturages. Les animaux n’ont jamais demandé l’autorisation de Bruxelles pour les brouter ! 

    Les autorités françaises en rajoutent une louche

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  •     Pendant une semaine, 750 experts internationaux sont réunis en Colombie afin de trouver des solutions pour lutter contre la disparition des espèces animales et végétales dans le monde. Faisons, en chiffres, un tour d'horizon de cette crise de la biodiversité qui menace la planète.

      https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/nature-crise-biodiversite-10-chiffres

      A lors que la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) s'apprête à révéler l'état des lieux de la flore et de lafaune de la planète, voilà ce que nous en savons à ce jour :

     8,7 millions d'espèces 

    Notre planète compte environ 8,7 millions d'espèces de plantes et d'animaux, selon des estimations, dont 86 % des espèces terrestres et 91 % des espèces marines restent à découvrir. Parmi les espèces connues et répertoriées, 1.204 espèces de mammifères, 1.469 d'oiseaux, 1.215 de reptiles, 2.100 d'amphibiens et 2.386 de poissons sont menacées. Sont aussi menacées 1.414 espèces d'insectes, 2.187 de mollusques, 732 de crustacés, 237 de coraux, 12.505 de plantes, 33 de champignons et 6 d'algues brunes.

      La 6e extinction de masse

    La Terre est confrontée à une extinction massive, la première depuis la disparition des dinosaures il y a environ 65 millions d'années, la sixième en 500 millions d'années.

    2 espèces de vertébrés en moins par an

    Deux espèces de vertébrés ont disparu chaque année depuis un siècle en moyenne.

      41 % des amphibiens sont menacés

    Environ 41 % des amphibiens et plus d'un quart des mammifères sont menacés d'extinction.

    Le corail ces 30 dernières années

    Près de la moitié des récifs coralliens a disparu ces 30 dernières années.

    Plus de la moitié des récifs coralliens a disparu en trente ans. © Irochka, Fotolia
    Plus de la moitié des récifs coralliens a disparu en trente ans. © Irochka, Fotolia
    Une diminution de 60 %

    Les populations de 3.706 espèces de poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles ont diminué de 60 % en seulement quarante ans à partir de 1970.

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  • Substances toxiques illégales (plomb, cadmium, phtalates…) dans 1 article de consommation sur 5 (contrôles européens)

    Psychomédia  
     le 27 mars 2018

    Les résultats des contrôles menés par l’Agence européenne des produits chimiques (Echa) sur des milliers de produits grand public « n’ont rien de rassurant », a rapporté l'association française de défense des consommateurs UFC-Que Choisir en février.

    « Phtalates, cadmium, nickel, plomb et autres horreurs toxiques sont encore présents dans des articles de consommation courante. »

    Les analyses ont porté sur 5 625 articles de consommation courante vendus dans les pays de l’Union européenne. Le but était de vérifier le respect des interdictions et restrictions d’emploi exigées par le règlement européen REACH. « Les taux de non-conformité, 18 % sur le total, sont beaucoup trop élevés. »

    Dans le détail :

    • Dans 20 % des jouets, les phtalates dépassaient le seuil autorisé. « C’est d’autant plus grave que les plastifiants en cause, le DEHP, le DBP et le BBP, sont à la fois classés reprotoxiques et perturbateurs endocriniens. »

    • Dans 14 % des bracelets brésiliens, le cadmium est présent. Plus généralement, les bijoux fantaisie sont à risques, outre le cadmium, la présence de nickel et de plomb est trop fréquente. Ces résultats concordent avec la recherche de métaux lourds, nickel, cadmium et plomb, effectuée par Que Choisir : un test en 2015 a détecté au moins un de ces composés très toxiques au-delà des seuils réglementaires autorisés dans des jouets en métal et dans des bijoux fantaisie.

    • Dans 13 % des articles en cuir, la présence de chrome VI, un allergène cutané très puissant, est détectée. Une présence également mise en évidence par des analyses récentes d'UFC-Que Choisir.

      Si 17 % des produits fautifs proviennent de Chine, l’Echa souligne que près de 40 % sont d’origine inconnue. Il n’a pas été possible d’identifier le pays de production. Il est donc préférable d’acheter des produits qui affichent leur lieu de production, conclut UFC-Que Choisir.

      Psychomédia avec source : UFC-Que Choisir.
       Tous droits réservés.


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  • 29 KG DE DÉCHETS PLASTIQUES RETROUVÉS DANS UN CACHALOT ÉCHOUÉ EN ESPAGNE
    Un cachalot de 10 mètres s'est échoué en février sur une plage en Espagne. Les résultats de l'autopsie, qui viennent d'être communiqués, indiquent que le cétacé est mort suite à l'ingestion de 29 kg de déchets plastiques, dont des sacs poubelles, des cordes, des filets et même un bidon. 
     

                     Un autre cachalot, retrouvé mort sur une plage.  Pixabay

        C'était le 27 février dernier. Près du phare de Cabo de Palos, dans le      

    sud-est de l’Espagne, les habitants ont découvert un cachalot échoué. Près de 2 mois plus tard, on sait enfin de quoi est mort l’animal. Selon les autorités de la région de Murcie, le décès a été causé par l’ingestion de 29 kg de déchets, beaucoup étaient en plastique.

    Une péritonite

    Ce cachalot était "un mâle, jeune, de 10 mètres de long et 6 tonnes. Lors de l’examen interne a été détecté dans son estomac et son intestin 29 kg de déchets marins et de sacs-poubelles, de cordes, de morceaux de filets, de bidon…", ont expliqué les autorités de la région dans un communiqué. Ces matériaux "pourraient avoir causé sa mort en raison d’une péritonite ou d’une impaction du système digestif due à l’impossibilité de les expulser", précise le communiqué.

    Le cachalot est un cétacé à dents qui se nourrit presque exclusivement de calamars et peut vivre jusqu’à 70 ans. Il est classé par l’Union internationale pour la conservation de la nature comme espèce vulnérable. "La présence de plastiques dans les océans et les mers est l’une des plus grandes menaces pour la conversation de faune dans le monde. De nombreux animaux sont piégés par les déchets ou ingèrent de grandes quantités de plastiques qui finissent par causer leur mort", a déclaré Consuelo Rosauro, directrice régionale chargée des milieux naturels.

        6 milliards de tonnes de déchets plastiques depuis 1950

    "La région de Murcie n’est pas étrangère à ce problème que nous devons affronter par des actions de nettoyage et surtout par la sensibilisation de citoyens", a-t-elle ajouté. Les autorités ont donc décidé de lancer une grande campagne sur la menace que représente le plastique dans les océans.

    En tout, depuis 1950, plus de 6 milliards de tonnes de déchets plastiques ont été produits. Chaque minute dans le monde, l'équivalent d'un camion d’ordures de déchets plastiques est déversé dans la mer. D’ici 2050, c'est près de quatre camions par minute qui pourraient souiller les océans.

      Marina Fabre @ fabre_marina      © 2018 Novethic - Tous droits réservé


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  • Les oiseaux disparaissent des campagnes françaises à une « vitesse vertigineuse »

    Ce déclin « catastrophique », d’un tiers en quinze ans, est largement dû aux pratiques agricoles, selon les études du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle

    LE MONDE | 20.03.2018Par Stéphane Foucart

       Sur la zone-atelier du CNRS, étudiée sans interruption depuis 1994, la perdrix est désormais virtuellement éteinte. McPHOTO / PICTURE ALLIANCE / BLICKWINKEL / MAXPPP

    Les oiseaux disparaissent... 

       Le printemps risque fort d’être silencieux. Le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) annoncent, mardi 20 mars, les résultats principaux de deux réseaux de suivi des oiseaux sur le territoire français et évoquent un phénomène de « disparition massive », « proche de la catastrophe écologique »« Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse, précisent les deux institutions dans un communiqué commun. En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en quinze ans. »

     

      Attribué par les chercheurs à l’intensification des pratiques agricoles de ces vingt-cinq dernières années, le déclin observé est plus particulièrement marqué depuis 2008-2009, « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du suramendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes », ces fameux insecticides neurotoxiques, très persistants, notamment impliqués dans le déclin des abeilles, et la raréfaction des insectes en général.

    s inquiétant, les chercheurs observent que le rythme de disparition des oiseaux s’est encore intensifié ces deux dernières années.

     

       Résultats de deux réseaux de surveillance

    Le constat est d’autant plus solide qu’il est issu de deux réseaux de surveillance distincts, indépendants et relevant de deux méthodologies différentes. Le premier, le programme STOC (Suivi temporel des oiseaux communs) est un réseau de sciences participatives porté par le Muséum national d’histoire naturelle. Il rassemble les observations d’ornithologues professionnels et amateurs sur l’ensemble du territoire et dans différents habitats (ville, forêt, campagne). Le second s’articule autour de 160 points de mesure de 10 hectares, suivis sans interruption depuis 1994 dans la « zone-atelier « du CNRS Plaine et val de Sèvre, où des scientifiques procèdent à des comptages réguliers.

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  •  mis à jour le 13 mars 2018

    https://www.notre-planete.info/actualites/487-fonte-pergelisol-Arctique

    A  cause du changement climatique en cours, le pergélisol des régions arctiques, est en train de fondre. Un phénomène qui devrait perdurer pendant des siècles, relâchant du carbone dans l'atmosphère qui va à son tour alimenter le réchauffement de notre planète, mais aussi du mercure, ...

    Normalement, le pergélisol est relativement protégé des aléas météorologiques et des éventuelles anomalies thermiques, mais il ne résiste pas une modification profonde et structurelle du climat engagée par nos émissions massives de gaz à effet de serre.

    Pergélisol (ou permafrost en anglais) : définition. Le pergélisol est un sous-sol gelé dont la température ne dépasse pas 0 °C pendant au moins deux années consécutives. Il contient des matières organiques riches en carbone, comme les feuilles, qui ont gelé sans se décomposer. À mesure que la température de l'air dans l'Arctique fait fondre le pergélisol, la matière organique se décompose et libère son carbone dans l'atmosphère sous la forme de gaz à effet de serre, de dioxyde de carbone et de méthane.
    Le pergélisol s'étend sur une bonne partie de l'Arctique et des régions environnantes, et compte pour plus d'un cinquième de la superficie des sols dans l'hémisphère Nord.

    Une étude conduite par Nicholas Parazoo (https://science.jpl.nasa.gov/people/Parazoo/)du Jet Propulsion Laboratory de la NASA (Pasadenan, Californie - USA), a révélé que les régions méridionales et donc plus chaudes ne deviendront pas une source de carbone jusqu'à la fin du 22ème siècle, même si elles dégèlent maintenant. En effet, d'autres processus vont contrer l'effet de la fonte du sol dans ces régions. Par contre, ce sont des régions que l'on croyait plus à l'abri du réchauffement qui vont fondre plus vite : une surprise pour les scientifiques.

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  •  Crédit Agricole et BNP Paribas impliquées
    Posted in:  France | Indonesia | Malaysia
    Amis de la terre | 1er mars 2018

      Un rapport publié hier par Tuk Indonesia révèle le rôle joué par BNP Paribas et Crédit Agricole dans la chaîne de financement de la production de l’huile de palme au niveau international (1). Car avec 765 millions de dollars accordés à Maybank, une banque malaisienne responsable à elle seule de 11% des financements mondiaux aux 85 plus grandes entreprises d’huile de palme actives en Asie du Sud Est, BNP Paribas et Crédit Agricole soutiennent des entreprises responsables de production illégale d’huile de palme, avec tous les impacts que cela induit en termes de déforestation, perte de biodiversité

    Un rapport publié hier par Tuk Indonesia révélait le rôle joué par BNP Paribas et Crédit Agricole dans la chaîne de financement de la production de l’huile de palme au niveau international (1).

    L’huile de palme est connue pour ses impacts délétères sur la santé. Elle est aussi source de nombreux conflits sociaux, en particulier en Indonésie et en Malaisie d’où provient 80% de la production mondiale, et contribue massivement à la perte de biodiversité et au réchauffement de la planète. Si l’Indonésie est un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre au monde, c’est en majeure partie en raison des émissions de gaz à effet de serre induites par la dégradation de ses sols et forêts et par la déforestation, provoquées au premier chef par une production d’huile de palme en croissance rapide.

    Si BNP Paribas s’engage à conditionner son financement au respect de toute une batterie de critères, qui engagent davantage les entreprises clientes puisqu’il leur est demandé d’avoir des politiques spécifiques en place, Crédit Agricole est beaucoup moins exigeant vis-à-vis des entreprises. Mais dans les deux cas, il faut noter que toutes deux s’en remettent en grande partie à des systèmes de certification (comme la Table ronde pour une huile de palme durable) qui sont très loin de garantir une véritable réduction des impacts environnementaux et sociaux.

    Mais ce n’est pas pour des financements directs à des entreprises productrices d’huile de palme illégale ou controversée que les deux banques françaises sont épinglées par l’ONG. Non, TuK Indonesia met le doigt sur une faille particulière des politiques adoptées par les banques : celles-ci ne couvrent que les entreprises productrices situées en amont. Et si les entreprises situées plus en aval de la chaîne de valeur (producteurs et négociants de produits dérivés de l’huile de palme, fabricants et détaillants d’ingrédients et de produits contenant de l’huile de palme) ne sont pas couvertes par leurs politiques, les intermédiaires financiers situées plus en amont ne le sont pas non plus.

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  • Dossier mis à jour le 08/03/2018521 890 lectures

    La conclusion du 5e Rapport de synthèse du GIEC est sans ambiguïté et particulièrement sévère : « L'influence de l'homme sur le système climatique est claire et en augmentation, avec des incidences observées sur tous les continents. Si on ne les maîtrise pas, les changements climatiques vont accroître le risque de conséquences graves, généralisées et irréversibles pour l'être humain et les écosystèmes. »

    Les changements climatiques et l'inertie des systèmes

    Les changements climatiques induits par cette augmentation de la concentration des gaz à effet de serre auront des conséquences multiples et encore difficiles à cerner. Cependant, ils devraient causer des modifications, aux échelles régionale et planétaire, de la température, des précipitations et d'autres variables du climat, ce qui pourrait se traduire par des changements mondiaux dans l'humidité du sol, par une élévation du niveau moyen de la mer et par la perspective d'épisodes plus graves de fortes chaleurs, d'inondations, de sécheresses...

    Ce qui change par rapport aux variations climatiques naturelles que l'Homme a pu connaître, c'est que la vitesse moyenne du réchauffement est supérieure à tout ce qui a pu se produire, avec une élévation de température jamais atteinte depuis plus de deux millions d'années (D.Jolly, in Science & Vie, 2003). Ce dérèglement climatique étalé sur une centaine d'année sera comparable aux variations de températures qui nous séparent d'un âge glaciaire (5 à 6°C) et donc d'une ampleur inégalée depuis au moins 10 000 ans (H. Le Treut, CNRS, 2004). Soulignons que le dernier âge glaciaire date d'environ 18 000 ans et qu'il a fallu plusieurs milliers d'années pour que la température baisse de 5 à 6°C, il est en effet, ici question d'une centaine d'années...

    Les réponses des différents systèmes (climatiques, écologiques, socio-économiques) affectés par ces changements climatiques sont caractérisées par une inertie inhérente qui fait certaines conséquences seront irréversibles ou persisteront des millénaires.
    De surcroît, les conséquences dépasseront la capacité de réponse des systèmes naturels et humains qui pourraient être définitivement altérés ou détruits.

    A ce titre, le GIEC souligne l'importance des "mesures d'adaptation et d'atténuation anticipatoires". En effet, la stabilisation voire la réduction des émissions à un niveau peu élevé ne permettront plus de prévenir les changements climatiques en cours. D'autant plus qu'en général, plusieurs années sont nécessaires à la mise en oeuvre de plans d'actions de la part de nos sociétés face à des problèmes importants, un temps précieux qui peut accroître considérablement la durée de certains effets ou les rendre irréversibles.

    En général, ce sont les populations des pays en voie de développement, qui seront le plus exposées aux conséquences des changements climatiques notamment à cause de leur manque de moyens.

    Carte mondiale des conséquences des chIl est encore très difficile de prévoir avec exactitude les conséquences climatiques pour chaque région du globe. Ce qui semble acquis, c'est le caractère répétitif d'événements alors exceptionnels : "il est très probable (plus de 9 chances sur 10) que les chaleurs extrêmes, les vagues de chaleur et les événements de fortes précipitations continueront à devenir plus fréquents" (GIEC, 2007).
    Le volume 2 du rapport 2014 du GIEC fournit des éléments de prévisions sur les conséquences en cours et à venir des changements climatiques.

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  • Une mission enquête sur l’implication de fonds Européens dans l’accaparement des terres
     
    Posted in:  Brazil
    Un membre d’une communauté montre son titre foncier. Image: Rosilene Milotti/FASE

    FIAN | 19-01-2018

    Une mission enquête sur l’implication de fonds Européens dans l’accaparement des terres

    Après avoir documenté de graves violations des droits humains et destruction environnementale au Brésil, accompagnés d’accaparement des terres et de spéculation foncière, une délégation internationale se rend en Europe afin d’explorer ces liens.

    En septembre dernier, une délégation internationale de 30 défenseurs des droits humains et d’experts en développement des milieux ruraux a vérifié les conséquences sociales, environnementales et humaines néfastes de l’expansion massive des monocultures de soja et de canne à sucre dans la région brésilienne de MATOPIBA*. Elle a également constaté comment le processus s’accompagne d’accaparements de terres, de spéculation foncière ainsi que de falsification des titres fonciers. Il est aussi scandaleusement alimenté par de l’argent  provenant de fonds de pension internationaux, notamment des États-Unis, de l’Allemagne, de la Suède et des Pays-Bas.

    Afin d’approfondir les coulisses de cette affaire, la délégation lance aujourd’hui une deuxième mission, cette fois-ci en Europe. L’équipe internationale enquêtera sur l’implication des fonds de pension provenant des pays européens dans l’accaparement des terres en cours dans la région de MATOPIBA, ainsi que les mécanismes existants pour empêcher cette tendance, qui passe souvent inaperçue.

    Des pensions entachées de violations des droits humains ?

    Comme en témoigne une étude récente présentée au Parlement européen, la conception, le financement et la mise en œuvre des transactions foncières implique de multiples acteurs interconnectés à travers des réseaux d’investissement complexes. Les fonds de pension, qui sont obligés en vertu des cadres juridiques nationaux de capitaliser, afin de garantir les paiements des futures retraites, perçoivent le foncier et l’agro-industrie en tant que solides secteurs d’investissements. À l’heure actuelle, les fonds de pension investissent plus de 32 milles milliards de dollars dans le monde entier, y compris la région visitée par la délégation internationales.

    Le rôle des fonds de pension dans la région de MATOPIBA soulève d’importantes questions pour la délégation: les citoyens sont-ils conscients que leur propre pensions sont entachées par la destruction de l’environnement et les violations des droits humains des peuples traditionnels? Que font les États pour se conformer à leur obligation légale de surveiller où investissement les entreprises et les fonds nationaux, ainsi que d’assurer une réglementation et une responsabilité efficaces ?

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  • HERVÉ NATHAN  05/03/2018 

    https://www.alternatives-economiques.fr//faut-demanteler-google/00083521

    Pour mettre un terme au monopole et à la toute-puissance d’Alphabet Inc, la holding qui coiffe Google, de plus en plus de voix réclament le démantèlement du géant.

    En septembre 2018, Google fêtera son vingtième anniversaire. On célébrera l’aventure extraordinaire des deux petits gars de 22 ans, Larry Page et Sergey Brin, qui, selon la légende, ont bricolé un moteur de recherche révolutionnaire dans leur garage californien. Anecdote à moitié vraie, puisque les deux compères bénéficièrent en fait de l’appui du département informatique de leur prestigieuse et richissime université de Stanford.

    Depuis ces temps héroïques, la firme américaine s’est hissée au deuxième rang mondial en matière de capitalisation boursière (760 milliards de dollars environ), derrière Apple. Et les citoyens ont découvert le revers de la médaille de cette réussite : les positions de monopole de Google, sa propension à éviter l’impôt et sa place centrale dans l’intelligence artificielle, acquise grâce à la montagne de données personnelles amassées et gérées par ses algorithmes.

    ans un rapport consacré à la stratégie française face à l’intelligence artificielle, qui devrait être rendu public ce mois-ci, le mathématicien et député LREM de l’Essonne, Cédric Villani, dégagera des pistes d’action. Il abordera aussi la situation de Google et des firmes qui, comme elle, ont acquis une position dominante dans le secteur clé des données : Amazon, Facebook, Apple, Microsoft (les Gafam), auxquelles il faudrait sans doute ajouter IBM, mais aussi leurs cousines chinoises Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi. Pour le député, une chose est claire : la question du démantèlement de Google (et éventuellement d’autres) se pose bel et bien.

    Jusqu’à présent, le débat public s’était focalisé sur la capacité des Gafam à échapper à l’impôt sur les sociétés et leurs pratiques anticoncurrentielles. Depuis 2012, les Etats cherchent à mettre fin à l’évaporation de leurs bases fiscales, notamment à travers le projet Beps (pour Base Erosion and Profit Shifting). Tandis que la Commission européenne multiplie les enquêtes sectorielles sur les abus de position dominante de Google dans l’e-commerce (voir encadré), dans la publicité en ligne (la firme capte 41 % de parts de marché aux Etats-Unis, contre 20 % à Facebook), ou encore dans les systèmes d’exploitation pour téléphone mobile (Android équipe 80 % des smartphones dans le monde). Il ne s’agirait pas toutefois d’être en retard d’une guerre : pendant ce temps, Google a mué en acteur multiple de l’intelligence artificielle, une « plate-forme multiface ».

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  •  

     

    Imaginez un accord international de libre-échange négocié par l’Union européenne depuis 1999.
    Imaginez maintenant que cet accord est élaboré dans l’opacité la plus totale et que vous n’en ayez quasiment pas entendu parler. 
    Imaginez que pourtant, cet accord aurait des répercussions considérables sur vos droits, l’environnement, l’agriculture et votre alimentation.

      Imaginez que cet accord mette à mal le principe de précaution, pourtant inscrit dans les traités européens et censé garantir votre sécurité alimentaire et la protection de votre santé. 

    Imaginez que cet accord influence les règles qui sont au cœur de notre système d’alimentation (normes sur les pesticides, OGM, etc), sans contrôle démocratique.
    N’imaginez plus, il existe. Négocié avec quatre pays d’Amérique du Sud, il est connu sous le nom de l’accord « MERCOSUR ». (1) Les promesses d’Emmanuel Macron lors des débats sur le CETA n’y changent rien : l’Union européenne négocie à tour de bras et en toute opacité d’autres accords de libre-échange qui présentent les mêmes dangers. C’est ce que foodwatch a révélé dans une étude publiée le 7 février.
    Dans cette fuite en avant, l’accord avec le MERCOSUR pourrait être conclu très bientôt.

      Union européenne doit revoir sa politique commerciale, et arrêter les négociations en cours de l’accord avec le MERCOSUR ainsi que tous ceux menaçant les droits sociaux, l’agriculture, l’alimentation et l’environnement. Les accords de commerce doivent favoriser l’intérêt général, et non l’intérêt particulier des grandes multinationales

    N'attendez plus pour ajouter votre signature et relayer notre pétition !

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  • En 2018, L’ISLANDE VA CONSOMMER PLUS D’ÉLECTRICITÉ POUR COMPTER LES BITCOINS QUE POUR APPROVISIONNER SES FOYERs.   (22/02/2018)

     L'Islande est devenue en quelques années le paradis des entreprises procédant à du minage de Bitcoins, pratique très énergivore qui consiste à vérifier toutes les transactions de la blockchain. Le climat islandais, très froid, permet en effet de réduire les coûts de refroidissement des data centers. Mais à ce rythme, en 2018, le minage de Bitcoins demandera plus d'électricité que celle consommée par les habitants de l'île pour chauffer leur maison. 

    Encore un exemple de l’exorbitant coût environnemental des Bitcoins. Selon le cabinet HS Orka, les data centers destinés à miner les Bitcoins consommeront davantage d’électricité en 2018 que les 330 000 habitants de l’île pour chauffer leurs maisons. Ils devraient atteindre les 840 gigawattheures (GWh), contre 700 GWh pour les Islandais. 

    "Nous constatons une croissance exponentielle de la consommation énergétique des data centers et je ne la vois pas s’arrêter", a prévenu Johann Snorri Sigurbergsson, membre de HS Orka, lors d’une interview à la BBC, "si l’Islande acceptait toutes les entreprises minières, il n’y aurait tout simplement pas assez d’électricité pour les approvisionner toutes".

    Bientôt une taxe sur les entreprises minières

    En quelques années, l’Islande est d’ailleurs devenue un aimant de fermes à minage. En cause : le climat. Le froid islandais permet aux entreprises de réduire leur coût de refroidissement des data centers. De même, ces entreprises peuvent se targuer de fonctionner aux énergies renouvelables, l’Islande s'approvisionnant à 100 % en énergie verte. Le projet The Moonlite, qui sera bientôt installé sur l’île, veut d’ailleurs devenir le plus grand centre de minage au monde, tout en étant approvisionné par des énergies renouvelables.

     

      Reste à savoir si l’île va rester un paradis pour les entreprises minières. Selon la BBC, un membre du Parti des pirates au Parlement islandais, Smari McCarthy a déclaré : "le minage de cryptomonnaie ne nécessite presque aucun personnel, très peu d’investissements en capital et ne laisse généralement pas de taxes non plus. La valeur pour l’Islande est pratique nulle". Une taxe spécifique sur ces entreprises est donc envisagée dans le pays.

    L'Islande pourrait ne pas avoir assez d'électricité pour accueillir toutes les entreprises minières désirant s'installer sur l'île.
    Marina Fabre

    Marina Fabre @fabre_marina        © 2018 Novethic - Tous droits réservés


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  • Allez sur ce site pour avoir une petite idée de la pollution générée par le transport maritime de nos produits en provenance de Chine ou d'ailleurs. Ils ne seront jamais les payeurs!

    https://yggtorrent.com/torrent/filmvid%C3%A9o/documentaire/152775-cargos+la+face+cachee+du+fret+2016+french+tvrip+x264+mp4


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  •  Chère ami, chère amie, 

    Si l’environnement est souvent au coeur des discussions politiques, notamment parce que des catastrophes régulières, liées à sa dégradation, nous rappellent à l’ordre, peu de responsables politiques s’intéressent à la question, plus spécifique, des sols? 
    Pourtant, la qualité du sol est un enjeu central pour la biodiversité, pour l’alimentation et pour notre survie. Cette question est peut être plus importante que celle du nucléaire, du réchauffement climatique ou des hydrocarbures… 
    Vous plaisantez me direz-vous. 
    Pas du tout ! 
    La question des sols est à la base de tout. Si nous comprenions mieux leur importance, si nous nous attachions à mieux les traiter, nous corrigerions probablement la question du climat, de la biodiversité, de l’eau et des hydrocarbures.... 
    J’irai même plus loin, mieux comprendre les sols, nous inciterait à prendre mieux soin de notre santé ! 
    (C’est du reste la raison pour laquelle nous avons décidé d’intituler notre 3e journée du Microbiote : 

    Microbiote et terre nourricière : liens sacrés et sacrés liens !

    Cette journée aura lieu à Louvain-la-Neuve en Belgique le 25 novembre 2017. Elle sera l’occasion, pour les participants, de peaufiner les connaissances sur leur microbiote et de comprendre les liens directs qui existent entre la terre, notre alimentation et notre santé. En effet, on peut “jardiner” son microbiote comme l’on “jardine” la terre. 

    Le tout est de comprendre que l’on est face à des écosystèmes vivants aux équilibres fragiles. Bactéries, levures, champignons, virus, parasites, microorganismes s’y rencontrent, s’y croisent et s’y disputent au quotidien. La santé des sols, comme celle du microbiote dépend essentiellement de l’équilibre que l’on maintient ou non dans ces systèmes. 

    Nous bénéficierons lors de cet événement d’un regard croisé entre des professionnels du microbiote et des amoureux de la terre… Tous ont des solutions utiles, efficaces et écologiques pour la terre, et pour les hommes…)

    Nous marchons sur un “tapis roulant” !

    Jean-Marie Pelt, dans son livre Les dons précieux de la nature[1] décrit, au chapitre 7, les services rendus par les sols. Ils sont inestimables. L’auteur précise pour commencer que : 

    “A la différence de l’eau et de l’air, le sol est un milieu complexe à l’interface entre la roche mère et l'atmosphère, subtil agrégat de matière minérale, et organique, de détritus de roche, d’humus, de bactéries et de nombreuses espèces vivantes. Plus ou moins imbibés d’eau, le sol occupe en moyenne une profondeur de 30 centimètres.” 

    Cette définition est essentielle. Elle nous rappelle que les sols sont fragiles : par leurs structure d’abord et par leur profondeur ensuite : 30 centimètres, c’est très peu. Même s’il s’agit d’une moyenne, on a vite fait, en quelques générations de mauvaises pratiques agricoles par exemple, de transformer un sol riche en désert. 

    C’est exactement ce qui est en train de se passer dans les terres fertiles de la Beauce où 30% de la matière organique des sols a disparu. C’est aussi ce qui s’est passé, au temps des romains en Sicile. A l’époque, la Sicile est le grenier de Rome. C’est là que pousse le blé. Mais l’île a été défrichée. Ce faisant, elle s’est asséchée car les arbres attirent, pompent, gardent et relâchent l’eau. Sans eux, ce circuit s’épuise et les terres se désertifient. 

    Le sol n’est donc pas très épais. En plus, il est soumis à de lourdes pressions. Géologiques d’abord, puisque d’après Jean-Marie Pelt : 

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  •   Pour signer aller sur:

     https://petition.santenatureinnovation.com/dicamba-herbicide-apocalypse/?co_source1

    Pétition contre le Dicamba !

    Adressée à monsieur le ministre de l’Écologie, Nicolas Hulot

    Monsieur le ministre de l’Écologie,

    Depuis deux ans, l’entreprise Monsanto commercialise aux États-Unis une nouvelle formule de l’herbicide Dicamba.

    Cette substance est pourtant soupçonnée d’être tératogène, d’altérer le processus de reproduction, de provoquer une perte d’appétit, des vomissements, des douleurs musculaires, des AVC, des problèmes respiratoires, des troubles visuels…

    De plus, cet herbicide a la particularité de se « re-vaporiser » après épandage. Il se répand autour des plantations et dans les forêts environnantes.

    Les seules plantes pouvant lui résister sont des plantes transgéniques commercialisées par l’entreprise Monsanto.

    Il faut prendre des précautions contre l’entreprise Monsanto qui, depuis plus de 50 ans, commercialise des produits toxiques… et collectionne les scandales sanitaires.

    Cette multinationale a une force d’action qui lui permet de convaincre les responsables politiques.

    Grâce à ses lobbys, elle a récemment fait plier la Commission européenne sur le Roundup. Cette dernière a, en effet, accordé 18 mois de sursis au Roundup alors que le caractère cancérigène de cet herbicide a été dénoncé par l’OMS.

    NOUS REFUSONS que le Dicamba soit testé sur le sol français.

    NOUS REFUSONS d’être les cobayes de Monsanto.

    NOUS EXIGEONS qu’une étude menée par des experts indépendants soit menée systématiquement pour chacun des produits Monsanto commercialisés en France.

    C’est pourquoi nous vous demandons, monsieur le Ministre, d’agir pour faire barrage à l’utilisation des herbicides de Monsanto sur le sol français.

    Ne laissons pas l’avenir de la planète entre les mains des entreprises d’OGM et d’herbicides.

    Je vous remercie, monsieur le Ministre, de l’attention que vous voudrez bien porter à notre requête, et vous prie d’agréer l’expression de ma plus haute considération.

     

    Madame, Monsieur, 

    Pour remplacer le Roundup, l’entreprise Monsanto pousse un herbicide qui est 75 à 400 fois plus dangereuxpour les plantes environnantes !! 

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  • Pourquoi la France s’est retirée de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire
    Published: 13 Feb 2018
    Posted in:  Burkina Faso | Cirad | France | G8/G7     
    « La situation des exploitants familiaux est aujourd’hui très tendue par rapport aux conditions offertes aux agriculteurs entrepreneuriaux, engendrant un fort sentiment d’injustice », écrivent les experts du Cirad.
     
     
         LE MONDE Le 12.02.2018

        Décryptage

       

    L’initiative lancée en 2012 pour soutenir l’agriculture africaine est accusée de favoriser les multinationales et l’accaparement des terres.

    Par Laurence Caramel

    La France a annoncé son retrait de la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition (Nasan) à l’occasion du Comité interministériel de la coopération internationale et du développement (Cicid), organisé jeudi 8 février à Matignon. Cette initiative, lancée lors du sommet du G8 de Camp David (Etats-Unis) en 2012, affiche pour ambition de faire reculer la faim en Afrique et de « sortir 50 millions de personnes de la pauvreté d’ici 2022 » en drainant des investissements privés dans le secteur agricole grâce à des dispositifs réglementaires attractifs et le soutien des bailleurs étrangers. D’importantes multinationales comme Cargill, Monsanto, Louis Dreyfus, Mars… sont associées à cette coalition dont le secrétariat est officiellement assuré par le Forum économique mondial et l’Union africaine.

    Mais plus de cinq ans après son lancement, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Du moins pour le gouvernement français, qui était coordonnateur de ce « nouveau modèle agricole » au Burkina Faso, l’un des dix pays du continent membre de la Nasan. Le communiqué ministériel ne s’étend pas sur les raisons de ce retrait, mais annonce que « la France renforcera son appui à l’agriculture familiale à travers une intensification agro-écologique ». Exit donc officiellement la promotion de grands projets agro-industriels comme solution au déficit alimentaire. « L’approche de cette initiative est trop idéologique et il existe un véritable risque d’accaparement de terres au détriment des petits paysans », justifie un fonctionnaire du ministère des affaires étrangères proche du dossier.

    Sentiment d’injustice

    Marie-Cécile Thirion, responsable de la division développement rural à l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique), admet également que « la Nouvelle Alliance est une occasion ratée qui a été trop rapidement montée. Elle n’a pas spécialement promu de nouveaux investissements vertueux et elle n’a pas su empêcher les mauvais ».

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  • « A l’origine, l’intention de Pringles était de faire des balles de tennis. Mais le jour de la livraison du caoutchouc, c’est un camion chargé de pommes de terre qui arriva. Les dirigeants de Pringles, qui avaient l’esprit pratique et ne voulaient pas perdre de temps, dirent : « On s’en f***. Coupez-les et mettez les dans les boîtes. »


    Cette blague que j’ai lue sur Internet souffre d’une grave incohérence : 
    Les chips Pringles ne sont pas de la pomme de terre ! 
    En fait, ce ne sont même pas des chips, comme l’ont expliqué les dirigeants de Pringles eux-mêmes devant la Cour Suprême d’Angleterre. (1) 
    La firme qui produit les Pringles, Procter & Gamble, refusa pendant des années de payer la TVA spéciale s’appliquant en Angleterre sur les chips et snacks à base de pomme de terre. Attaquée en justice, elle expliqua que, vu la faible teneur en pomme de terre des Pringles, et vu le processus de fabrication industriel, tous les additifs, arômes et colorants, ils ne pouvaient pas être considérés comme des chips, ni comme des snacks à base de pomme de terre. 
    Leur argumentation fut si convaincante que la Cour d’Appel leur donna raison, dans un premier temps. Mais les juges de la Cour Suprême, eux, furent d’avis que les Pringles devaient être taxés comme des chips car, à défaut d’être faits à partir de pommes de terre tranchées, ils avaient une apparence rappelant celle des chips, et étaient considérés comme des chips par le public. Procter & Gamble dût alors s’acquitter de 120 millions d’euros de taxe. 

    Un monde de fous

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  • Poursuites : pour les ONG, une menace tout sauf fantôme
    Published: 12 Feb 2018
    Posted in:  France     
     
    Libération | 11 février 2018

    Poursuites : pour les ONG, une menace tout sauf fantôme

    Par Renaud Lecadre

    Pour faire plier les organisations militantes, les grandes entreprises multiplient les «procédures bâillons», ces plaintes qui visent leurs portefeuilles.

    C’est dans l’air du temps. Les ONG s’en prennent aux multinationales, les cadors du CAC 40 s’en prennent aux militants altermondialistes. Plaintes, contre-plaintes, chacun est dans son rôle. Nonobstant cette règle du jeu, émerge le concept de «procédure bâillon», en vue de faire taire l’adversaire sous les dommages et intérêts, les uns ayant sur ce point l’avantage financier sur les autres. Apple contre Attac, 150 000 euros réclamés par la multinationale, de quoi couper les vivres des impétrants, si ce n’est leur ardeur militante. Veolia contre la Fondation Danielle-Mitterrand, le marchand d’eau réclamant à chaque fois 5 000 euros dans de multiples procédures en diffamation - montant dépassant le petit budget annuel de cette association qui dénonce les coupures d’eau des usagers les plus modestes. Vinci contre Sherpa, le cador du BTP avait déposé une contre-plainte en diffamation contre cette association de juristes qui a eu l’outrecuidance de dénoncer les conditions de travail à l’occasion des chantiers du Mondial de foot 2022 au Qatar. Equilibre de la terreur sur ce point, Vinci renonce à poursuivre Sherpa le temps que la justice française ne tranche leur différend sur le «travail forcé» dont l’accuse l’ONG. Justice qui vient de botter en touche sur ce point…

    On ne résiste pas à cette dernière pour la route, BNP-Paribas contre «faucheurs de chaises», encore un happening engagé à la bonne franquette, les militants embarquant des repose-fesses dans les locaux d’une agence pour les restituer par la suite au Trésor public ou devant un tribunal, histoire de souligner symboliquement la contribution des banques au nomadisme fiscal. Seule la BNP a cru utile de porter plainte pour «vol en réunion» : en janvier 2017, le tribunal correctionnel de Dax relaxait Jon Palais, militant altermondialiste, au motif d’un simple «emport» de chaises «pacifique et bon enfant»…

    Incongruité.
    Mais la roue tourne, parfois. Depuis, le président des Amis de la Terre, Florent Compain, a été condamné à Bar-le-Duc (Meuse) pour le même motif - peu importe ou pas sa peine symbolique, 500 euros d’amende. Autre procès en cours dans la même veine, celui d’une faucheuse septuagénaire, Nicole Briend, cette fois à Carpentras (Vaucluse). Elle ne se laisse pas démonter : «Nous avons dit à BNP-Paribas que nous lui rendrions ses chaises quand elle fermerait ses filiales dans les paradis fiscaux.» Ce qui fut partiellement fait, dans un sens comme dans l’autre. Avec cette incongruité procédurale : la BNP est la seule banque française «victime» des faucheurs de chaises à oser porter plainte, avant de se rétracter peu avant l’audience pénale. Par peur du ridicule ?

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  •  Grande pétition pour l’agriculture biologique à la Réunion ! 

    Le projet Oasis réunion, dont Bernard Astruc est le coordinateur, a pour objectif de faire de l’île de la Réunion, le premier département français 100% Bio. Une grande pétition a été lancée pour soutenir cette initiative. Vous pouvez la signer ICI. (https://oasis-reunion.bio/)

    Cette une démarche qui a été lancée peu de temps après que les États Généraux de l'Alimentation ont mis sur la sellette le choix d'une nouvelle forme d'Agriculture agro-bio-écologique.

      Chère amie, cher ami, 


    Il y a quelques jours, je suis tombé sur un article de presse relatant l’accaparement de terres agricoles françaises (il n’y a pas d’autres mots) par un géant de l’agroalimentaire chinois. (1) 

    Cette information date en réalité de l’été 2017 (2).  

    900 hectares de terre ont été achetés dans l’Allier par le Reward Group International.  C’est la deuxième opération de cette nature conduite par Reward, cette entreprise chinoise œuvrant pour le compte de l’Etat Chinois. 

    De 2014 à 2016, ce groupe avait déjà acheté 1700 hectares de terre dans le département de l’Indre. 

    Dans les deux affaires, les conditions d’attributions de ces terres posent questions : élus locaux prévenus après coup, institutions locales de contrôle (SAFER) dépassées, contournement du droit agricole etc… 

    Le ton nationaliste et conquérant du site Internet du groupe agroalimentaire chinois ne fait aucun doute sur les intentions des acquéreurs. Le principe du groupe Reward : « Développer l'industrie au service de la patrie ». 

    Et cela passe par l’acquisition de terres en France :  

    Reward introduit en Chine la farine haute de gamme provenant des principales régions productrices céréalières européennes. Ce projet qui relie le champ français à la table chinoise a pour objectif de promouvoir la sûreté céréalière et la sécurité alimentaire en Chine. Aujourd’hui, Reward a déjà établi aux Etats-Unis des bases de production et de R&D de premier plan au niveau international et a acquis en France 8 grandes fermes en propriété permanente.” (3)


    Il y a des bouches à nourrir en Chine
    , il faut assurer les approvisionnements et pour cela il faut acquérir des terres. La Chine procède ainsi en Afrique, en Mongolie intérieure etc. 

    Cela dit, l’opération s’est faite, à priori, dans la légalité. 

    Quel modèle agricole pour les investisseurs ?

    Acheter des terres agricoles n’est pas si facile en temps normal. C’est une activité très encadrée. Les SAFER (Sociétés d'Aménagement Foncier et d'Etablissement Rural), créées en 1960 pour réguler les cessions agricoles et forestières et en accompagner le développement, peuvent exercer un droit de préemption sur les ventes des terres. Elles privilégient, en temps normal, les sessions entre familles d’agriculteurs. 

    En l’occurrence, le groupe alimentaire a acheté 98% des parts de la société détenant les terres, le propriétaire originel ayant gardé 2%. Ce n’est donc pas à proprement parler d’une “vente de terre agricole”. La SAFER et les élus locaux n’ont pas pu agir juridiquement (2). Il y a, à l’heure actuelle, une faille dans la loi. 

    Cette astuce a été menée avec l’aide d’un courtier spécialisé, Marc Fressange qui connaît par cœur les ficelles du droit agricole. 

    Vous me direz quel est le lien avec la santé ? Et pourquoi l’achat de terres pose-t-il problème ? 

    Ces deux questions sont liées. Qu’une puissance étrangère achète un vignoble ou une ferme ne pose sans doute pas de difficulté majeure, qu’elle achète des pans entiers d’un département, c’est tout de même une autre histoire ! 

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  • Bonjour,

    Après le TAFTA et le CETA, vous croyiez avoir tout vu en matière d’accords de commerce ? Et bien non, puisque l’Union européenne a dans ses tiroirs bien d’autres accords de libre-échange en cours de négociation avec le Japon, le Mexique, l’Indonésie, le Vietnam et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay). Le but de ces différents accords discutés dans le plus grand secret ? Supprimer tous les obstacles au commerce. Quitte à menacer les droits des consommateurs, l’environnement, l’agriculture, l’alimentation (OGM, pesticides, etc) et même nos processus démocratiques ! 

    C’est ce que révèlent foodwatch et PowerShift aujourd’hui en publiant une nouvelle étude intitulée «Le commerce à tout prix ? » 

    http://www.foodwatch.org/fr/s-informer/topics/traites-ceta-et-tafta/actustraitetransatlantique/accords-de-commerce-europeens-une-hypocrisie-francaise/

    Tout ceci se passe alors même qu’Emmanuel Macron avait pris des engagements pour rendre ces accords de libre-échange plus transparents et respectueux de l’environnement, de notre alimentation et de notre santé. Notre rapport démontre qu’il n’en est rien, et dénonce l’hypocrisie du gouvernement.
     

    .Très concrètement, voici 3 exemples des effets négatifs possibles de ces nouveaux accords : 

    •     Importations de viande de bœuf et de soja d’Amérique latine : l’accord Mercosur entraînerait une augmentation importante de la production et des exportations de viande de bœuf et de soja vers l’Union européenne. Or dans cette région l’impact du développement de l’élevage et de l’agriculture intensifs sur la déforestation et l’utilisation massive d’herbicides comme le glyphosate sont bien connus
    • Pesticides et Japon : le Japon utilise plus de pesticides que l’Europe. Avec le projet d’accord de libre-échange, des produits alimentaires avec des niveaux de résidus de pesticides plus élevés pourraient être importés dans l’Union européenne. Et tant pis pour la santé des consommateurs européens.
    •     Huile de palme en provenance d’Indonésie : l’Indonésie est le plus grand producteur d’huile de palme au monde, et espère augmenter ses exportations vers l’UE avec l’accord en cours de négociation. Cet accord pourrait ainsi aggraver l’impact catastrophique de l’expansion de plantations de palmiers à huile en Indonésie sur la forêt, le climat et les droits sociaux. Cela est d’autant plus vrai que cet accord, comme les autres, n’a pas de chapitre sur le développement durable contraignant. 

    Et tout ceci se négocie en toute opacité en ce moment même, loin des yeux des citoyens européens. Inquiétant, n’est-ce pas ?
    Face à l’hypocrisie du gouvernement qui passe sous silence des projets antidémocratiques et dangereux, comptez sur foodwatch pour continuer le combat et défendre vos droits à la fois en tant que consommateur et citoyen. 

    Si Emmanuel Macron veut vraiment une Europe démocratique et « qui protège », il faut qu’il s’assure que les négociations des accords de libre-échange en cours soient stoppées et que la politique commerciale européenne soit complètement revue pour servir l’intérêt général, et pas les intérêts privés des multinationales. 

    A bientôt pour la suite et merci de votre soutien ! 

    L’équipe foodwatch

    Ps : Vos dons sont le moteur de nos actions. foodwatch refuse toute subvention publique ou contribution d’entreprises qui pourraient présenter le moindre conflit d’intérêt. Cette indépendance fait notre force. Pour continuer notre combat et que notre voix collective ait encore plus de poids,nous avons besoin de vous !
    66% du montant de votre don est déductible de vos impôts, dans la limite de 20% de votre revenu imposable.


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  • L'oxygène quitte les océans : les zones mortes ne cessent de s'étendre et de se multiplier
     https://www.notre-planete.info/actualites/68-

     Au cours des 50 dernières années, la proportion de zones de haute mer dépourvues de tout oxygène a plus que quadruplé. Quant aux sites à faible teneur en oxygène situés près des côtes, y compris les estuaires et les mers, ils ont été multipliés par 10 depuis 1950. Les scientifiques estiment que la teneur en oxygène va continuer à chuter dans ces deux types de zones au fur et à mesure que la Terre se réchauffera. Les chercheurs du groupe de travail international Global ocean oxygen network (GO2NE) mis en place par l'Unesco et comprenant un chercheur du Laboratoire d'études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS/OMP, UPS / CNRS / CNES / IRD) viennent de démontrer que pour mettre un terme à ce déclin, il est nécessaire de limiter le changement climatique et la pollution par les nutriments.

    Près de la moitié de l'oxygène sur notre planète vient de l'océan. Cependant, les effets combinés de la surcharge en nutriments et du changement climatique augmentent considérablement le nombre et la taille des "zones mortes" en haute mer et en eaux côtières, où le niveau d'oxygène n'est plus suffisant pour assurer la survie de la majeure partie de la vie marine.

    Dans les "zones mortes" traditionnelles, comme celles de la baie de Chesapeake (Etats-Unis) et de la mer Baltique, la teneur en oxygène atteint des niveaux si bas que beaucoup d'animaux meurent asphyxiés. Comme les poissons évitent ces zones, leur habitat se réduit et ils se retrouvent plus exposés aux prédateurs et à la pêche. Or les auteurs font remarquer que le problème dépasse de loin le seul phénomène des "zones mortes". Même de plus petites baisses en oxygène peuvent freiner la croissance des espèces, entraver leur reproduction et entraîner des maladies voire la mort. Le changement des teneurs en oxygène peut aussi déclencher le rejet de substances chimiques dangereuses telles que le protoxyde d'azote, un gaz à effet de serre jusqu'à 300 fois plus puissant que le dioxyde de carbone, et le sulfure d'hydrogène toxique. Si certaines espèces peuvent effectivement prospérer dans ces zones, il n'en est pas de même de la biodiversité dans son ensemble.

    Dans les eaux côtières, la pollution par les nutriments provenant des terres crée des proliférations algales qui consomment énormément d'oxygène lorsqu'elles meurent et se décomposent.

    image: https://www.notre-planete.info/actualites/images/biodiversite/zones-mortes-oceans.png

    Sites côtiers où les charges en nutriments ont causé ou exacerbé la décroissance du contenu en oxygène jusqu’à des concentrations < 2 mg/l (< 63 µmol/l) (points rouges) et zones de minimum d’oxygène à 300 m de profondeur (concentrations en dégradé bleu). Carte construite à partir des données de R. Diaz, et du World Ocean Atlas (2009), qui couvre les 50 dernières années, mise à jour par les membres du GO2NE de IOC-UNESCO.
    - Licence : DR

    Le changement climatique est le principal responsable de ce phénomène en haute mer. Le réchauffement des eaux de surface empêche l'oxygène d'atteindre les profondeurs de l'océan. De plus, lorsque l'océan se réchauffe, il retient moins d'oxygène alors que la faune vivant dans les eaux plus chaudes a un besoin en oxygène plus important.

    D'après les scientifiques, la survie de l'humanité est également en jeu. Il n'est pas garanti que les activités de pêche artisanale puissent se délocaliser lorsque le manque d'oxygène détruira leurs récoltes ou fera fuir les poissons. Les récifs coralliens, qui sont une attraction touristique majeure pour de nombreux pays, peuvent également disparaître par manque d'oxyg


    Un océan sain est vital à la pérennité de notre planète
    . Celui-ci contribue à l'économie locale, nationale et mondiale avec plus de 350 millions d'emplois à travers le monde. L'économie bleue ouvre d'immenses opportunités, notamment dans les pays en développement, à travers les énergies renouvelables, le tourisme, l'aquaculture, ou encore les biotechnologies. La désoxygénation constitue ainsi une menace pour tous ces bénéfices que l'homme tire des écosystèmes marins.Certaines zones de pêche pourraient bénéficier du phénomène, du moins sur le court terme. La pollution par les nutriments peut en effet stimuler la production de nourriture pour les poissons. Par ailleurs, lorsque les poissons se retrouvent obligés de se regrouper pour fuir les zones à faible teneur en oxygène, il devient plus facile de les pêcher. Mais sur le long terme, cela pourrait conduire à la surpêche et ainsi nuire à l'économie.

       Quelles solutions face à l'extension des zones mortes dans les océans ?

    Pour faire face aux faibles teneurs en oxygène, les scientifiques estiment que le monde doit adopter une approche en trois points :

    Diminuer la pollution par les nutriments et le changement climatique

    En réduisant de façon drastique l'utilisation d'engrais agricoles et les émissions de gaz à effet de serre. Bien qu'aucune de ces problématiques ne soit simple ou facile, les étapes nécessaires à la victoire peuvent profiter à la population ainsi qu'à l'environnement. De meilleurs systèmes septiques et d'assainissement peuvent protéger la santé humaine et éviter la pollution de l'eau

    Protéger les espèces marines les plus vulnérables et les ressources océaniques

    Bien que l'augmentation du nombre de zones à faible teneur en oxygène semble inévitable dans certaines régions, il est crucial de protéger les pêcheries à risque de facteurs de stress supplémentaires. Selon l'équipe du GO2NE, cela se traduirait par la création d'aires marines protégées ou de zones de pêche interdite précisément dans les zones où la faune se réfugie pour échapper à la baisse d'oxygène dans son habitat d'origine ; ou bien pêcher des espèces qui ne sont pas aussi menacées par la désoxygénation.

    Améliorer la surveillance des teneurs en oxygène à travers le monde

    Les scientifiques savent à peu près quelle quantité d'oxygène l'océan pourrait perdre à l'avenir, mais pas où ces zones de désoxygénation se situeront exactement. Une surveillance renforcée, particulièrement dans l'hémisphère sud, des travaux expérimentaux pour mieux comprendre les processus responsables et affectés par la désoxygénation, ainsi que le développement de modèles numériques avancés aideront à déterminer les points géographiques les plus à risque, et à identifier les solutions les plus efficaces.

    C'est un problème que l'on peut résoudre. Mettre fin au changement climatique requiert un effort à l'échelle globale, mais même des actions locales peuvent aider à réduire la désoxygénation due à la pollution par les nutriments, comme dans la baie de Chesapeake où la pollution par l'azote a diminué de 24 % grâce à un meilleur traitement des eaux usées, de meilleures pratiques agricoles et une meilleure législation comme le Clean Air Act. Bien que certaines zones à faible teneur en oxygène existent toujours, la zone morte de Chesapeake est en train de disparaître. Faire face au changement climatique peut sembler plus décourageant mais c'est une étape incontournable pour arrêter la baisse du niveau d'oxygène dans l'océan.

    Les zones mortes se multiplient dans le monde entier à cause des activités humaines, c'est pourquoi nous avons besoin d'y répondre d'un point de vue global. L'initiative internationale du GO2NE peut aider aux niveaux local, régional et international à trouver des solutions d'adaptation et, espérons-le, à réduire l'impact et l'étendue des zones à faible teneur en oxygène dans l'océan.

      Le Global ocean oxygen network (GO2NE) est un groupe de travail scientifique organisé par la Commission océanographique intergouvernementale, qui fait partie de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Mis en place en 2016, ses membres, originaires du monde entier, sont engagés à fournir une vision globale et multidisciplinaire de la désoxygénation, conseillant les décideurs politiques sur les façons de contrer ce phénomène et de préserver les ressources marine


    En savoir plus sur https://www.notre-planete.info/actualites/68-extension-zones-mortes-oxygene-oceans#X8cWLaLjEBru1ShA.99


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  • Des millions de gens dans la pauvreté extrême (4 $ par jour) aux États-Unis et dans les pays riches

    Psychomédia  
     28 janvier 2018

    « On pourrait penser que la sorte de pauvreté extrême qui préoccupe une organisation mondiale comme les Nations Unies a disparu depuis longtemps aux États-Unis. Pourtant, le rapporteur spécial sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme, Philip Alston, a récemment fait sur une tournée d'enquête au pays et publié un rapport (http://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=22533&LangID=E) sur l'extrême pauvreté au pays », souligne Angus Deaton dans le New York Times. (https://www.nytimes.com/2018/01/24/opinion/poverty-united-states.html)

    Il est professeur d'économie aux universités de Princeton et de Californie du Sud et lauréat du prix Nobel d'économie 2015.

    " Personne aux États-Unis n'est aussi pauvre aujourd'hui qu'un pauvre en Éthiopie ou au Népal ? », écrit-il. « Il se trouve que de telles comparaisons sont récemment devenues beaucoup plus faciles. En octobre, la Banque mondiale a décidé d'inclure les pays à revenu élevé dans ses estimations mondiales des personnes vivant dans la pauvreté. Nous pouvons maintenant faire des comparaisons directes entre les États-Unis et les pays pauvres. »

    Selon la Banque mondiale, 769 millions de personnes vivaient avec moins de 1,90 dollar par jour en 2013. De ce nombre, 3,2 millions vivent aux États-Unis et 3,3 millions dans d'autres pays à revenus élevés (la plupart en Italie, au Japon et en Espagne).

    Mais le seuil de 1,90 dollar ne tient pas compte de réalités spécifiques aux pays riches. L'économiste d'Oxford Robert Allen a récemment estimé, pour ces pays, des seuils de pauvreté absolue fondés sur les besoins qui correspondent plus précisément au seuil de 1,90 dollar pour les pays pauvres. Il a estimé que la moyenne se situait à 4 dollars par jour, explique Deaton. Lorsque nous comparons la pauvreté absolue aux États-Unis à celle de l'Inde ou d'autres pays pauvres, nous devrions utiliser 4 $ aux États-Unis et 1,90 $ en Inde.

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  • Le 1 % s'accapare 82 % de la richesse mondiale : et en France ?

    Psychomédia 
     le 22 janvier 2018

    Comme chaque année à l'occasion du Forum économique mondial de Davos en Suisse, Oxfam interpelle les élites.

    « Des richesses engendrées l’année dernière, 82 % ont profité aux 1 % les plus riches de la population mondiale, alors que les 3,7 milliards de personnes qui forment la moitié la plus pauvre de la planète n’en ont rien vu », indique Oxfam dans son rapport «  Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent ».

      Une minorité fortunée « accumule d’immenses richesses, tandis que l’immense majorité des travailleurs ne touche pas sa juste part qui lui permette d’accéder à un niveau de vie décent ».

    « En 12 mois, la richesse des milliardaires a augmenté de 762 milliards de $. Soit sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. »

    « Il ne faut que quatre jours au PDG de l’une des cinq premières marques mondiales du textile pour empocher ce qu’une ouvrière du secteur au Bangladesh mettra une vie entière à gagner ».

    « Porter les salaires des 2,5 millions d’ouvrières et ouvriers du textile vietnamiens à un niveau décent coûterait 2,2 milliards de dollars par an. Cela équivaut à un tiers des sommes versées aux actionnaires par les cinq plus grands acteurs du secteur du textile en 2016. »

    En France, « l’année dernière, les 10 % les plus riches détenaient plus de la moitié des richesses nationales quand les 50 % les plus pauvres se sont partagé seulement 5 % du gâteau. Au sommet de la pyramide, la richesse des milliardaires français a été multipliée par trois en 10 ans et seuls 32 milliardaires français possèdent désormais autant que les 40 % les plus pauvres de la population française. »

    « La France se distingue en se présentant comme la championne d’Europe de la rémunération de ses actionnaires : 44 milliards d’euros de dividendes ont ainsi été reversés en 2017 par les entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires. C’est trois fois plus qu’il y a 15 ans, tandis que le salaire moyen n’a augmenté que de 14 % en France au cours de la même période. Les écarts sont ainsi particulièrement significatifs au sein même des entreprises françaises et dans leur chaîne de production : le PDG de Sanofi gagne par exemple en moins d’une journée le salaire annuel moyen d’un français. »

    Oxfam propose notamment d'introduire un impôt mondial sur la fortune des milliardaires pour contribuer au financement des objectifs de développement durable.

    Psychomédia avec sources : Oxfam InternationalOxfam FranceRapport Oxfam

     Voyez également :


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  •  

    La guerre des métaux rares (Guillaume PITRON)

                                                                2018    296 p.   20 €

      Transition énergétique, révolution numérique, mutation écologique... Politiques, médias, industriels nous promettent en choeur un nouveau monde enfin affranchi du pétrole, des pollutions, des pénuries et des tensions militaires.

       Cet ouvrage, fruit de six années d'enquête dans une douzaine de pays, nous montre qu'il n'en est rien ! En nous émancipant des énergies fossiles, nous sombrons en réalité dans une nouvelle dépendance : celle aux métaux rares. Graphite, cobalt, indium, platinoïdes, tungstène, terres rares ces ressources sont devenues indispensables à notre nouvelle société écologique (voitures électriques, éoliennes, panneaux solaires) et numérique (elles se nichent dans nos smartphones, nos ordinateurs, tablettes et autre objets connectés de notre quotidien).

       Or les coûts environnementaux, économiques et géopolitiques de cette dépendance pourraient se révéler encore plus dramatiques que ceux qui nous lient au pétrole. Dès lors, c'est une contre-histoire de la transition énergétique que ce livre raconte - le récit clandestin d'une odyssée technologique qui a tant promis, et les coulisses d'une quête généreuse, ambitieuse, qui a jusqu'à maintenant charrié des périls aussi colossaux que ceux qu'elle s'était donné pour mission de résoudre.

       Journaliste pour Le Monde Diplomatique, Géo ou National Geographic (il est notamment lauréat de l'édition 2017 de Prix Erik Izraelewicz de l'enquête économique, créé par Le Monde), Guillaume Pitron signe ici son premier ouvrage. La géopolitique des matières premières est un axe majeur de son travail. Il intervient régulièrement auprès du parlement français et de la Commission européenne sur le sujet des métaux rares.

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  • 2016     384 p.    9,80 € (en Poche)

       ll y a beau temps que l'Afrique est mal partie. Mais voici aujourd'hui qu'elle accède au rang de terrain de manœuvre privilégié des luttes d'influences planétaires, de champ de bataille des intérêts multinationaux, et qu'un gigantesque safari politico-économique fait l'enjeu de toutes les convoitises.

       Jean Ziegler étudie ici, à travers les convulsions de la construction des États africains, à travers l'idéologie et l'action de certains mouvements armés de libération, la tragédie historique d'un continent qui, du pillage colonial aux plus récentes curées néo-colonialistes, n'a cessé d'être mis en pièces.
     

      Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié :

       -Les Nouveaux Maîtres du monde et 

       -Destruction massive. Géopolitique de la faim.


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  • Interview - Lucie Tétégan, présidente de l’ADEPA

    Posted in:  Côte d'Ivoire
     En même temps qu’on parle de l’accaparement des terres, c’est important de parler de l’accaparement des eaux.
    Pôleafrique.info | 26 décembre 2017

    Interview / Fêtes de fin d’année- Lucie Tétégan, présidente de l’Association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale (ADEPA) : « Il faut éviter d’acheter le poisson longtemps congelé »

    Interrogée en marge de l’atelier de formation sur les directives de la gouvernance foncière de la FAO à l’endroit des acteurs de la société civile tenu à Abidjan du 18 au 20 décembre 2017, Lucie Tétégan, présidente de l’Association ouest africaine pour le développement de la pêche artisanale (ADEPA) insiste sur les conséquences de la pêche illicite.

    Lorsqu’on évoque la gouvernance foncière, vous insistez sur la pêche artisanale. Pourquoi cela est-il important pour vous ?

    En même temps qu’on parle de l’accaparement des terres, c’est important de parler de l’accaparement des eaux parce que les eaux sont situées sur des territoires. En plus des eaux, nous avons les terres environnantes qui entourent les eaux. Des pêcheurs vivent sur ces terres et leur milieu de travail, ce sont les eaux. Dans ces eaux, il y a des conflits.

    Quel type de conflit ?

    Nos Etats signent des accords avec des pêcheurs industriels. Et ces bateaux de pêche industrielle entrent dans les eaux territoriales. Les eaux territoriales sont délimitées. Il y a la partie réservée à la pratique de la pêche artisanale. Les petits bateaux ne peuvent pas aller loin. Quand les gros bateaux finissent de prendre les poissons en haute mer, ils s’incrustent dans la partie réservée à la pêche traditionnelle et s’accaparent le poisson.

    Quelles sont les conséquences de ce type de conflit en mer ?

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  • https://www.youtube.com/watch?v=R9OVpxQ0Nrw

      

    Frites de Mc Donald = 14 ingrédients

    Pour ceux qui imaginaient que les frites c’était des pommes de terre de l’huile et du sel, et quels ingrédients, un ramassis de toxicité.

    A voir et à diffuser.


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  •  Les PLAGES PARADISIAQUES DE BALI EN ÉTAT D'URGENCE FACE AUX DÉCHETS CHARRIÉS PAR L'OCÉAN

       Longtemps, les plages bordées de palmiers le long de la rive de Kuta Beach à Bali ont fait office de paradis pour touristes. Mais le sable blanc est maintenant jonché de tant de détritus charriés par l'océan Indien qu'un état d'"urgence déchets" a été déclaré.

    Chaque jour, 700 employés de nettoyage et 35 camions ramassent environ 100 tonnes d'ordures sur les plages pour aller les déverser dans une décharge proche.   SONNY TUMBELAKA / AFP

       Des emballages en plastique et d'autres ordures envahissent les plages de Bali où les touristes se prélassent au soleil et se baignent, pendant que des surfeurs glissent sur des vagues qui acheminent toutes sortes de détritus sur l'île la plus touristique d'Indonésie.

       "Quand je veux me baigner, ce n'est pas très agréable...", raconte à l'AFP Vanessa Moonshine, touriste autrichienne au bord d'une plage du district de Kuta Beach, dans le sud de l'île. "Je vois beaucoup de détritus ici, tous les jours, tout le temps. Ca vient toujours de l'océan, c'est vraiment horrible". Les monticules qui s'accumulent sur les plages nuisent à la réputation de Bali, présentée comme une île de rêve aux eaux turquoise, et mettent en exergue le problème des ordures en Indonésie.

       Quatrième pays le plus peuplé au monde avec quelque 255 millions d'habitants, cet archipel d'Asie du Sud-Est est le deuxième producteur mondial de déchets marins après la Chine, avec 1,29 million de tonnes par an jetées en mer, qui provoquent des dégâts immenses sur les écosystèmes et la santé.

       A Bali, le phénomène s'est aggravé au point que les autorités locales ont déclaré en novembre un état d'"urgence déchets" le long d'une rive de six kilomètres comprenant les plages de Kuta, Jimbaran et Seminyak, districts les plus fréquentés de l'île - qui a déjà accueilli plus de cinq millions de touristes cette année.

       Chaque jour, 700 employés de nettoyage et 35 camions ramassent environ 100 tonnes d'ordures sur les plages pour aller les déverser dans une décharge proche. "Des personnes en combinaisons vertes collectent des déchets, mais le lendemain la situation est la même", constate le touriste allemand Claus Dignas, affirmant que la quantité de détritus charriés par l'océan augmente à chaque fois qu'il vient passer des vacances à Bali.

    La coalition Océans propres

       Le problème s'accentue pendant la saison des pluies, de novembre à mars, quand des vents forts et courants marins entraînent les déchets sur les plages et que des rivières en crue en charrient vers la côte, explique Putu Eka Merthawan, de l'agence locale pour la protection de l'environnement.

       "Les déchets dérangent les touristes d'un point de vue esthétique mais le problème du plastique est bien plus grave que cela: des microplastiques peuvent contaminer les poissons qui, s'ils sont mangés par des humains, peuvent provoquer des problèmes de santé comme le cancer", explique le chercheur.

       Pour lutter contre ce fléau, l'Indonésie a rejoint la quarantaine de pays qui participent à la campagne de l'ONU "Océans propres" lancée début 2017 pour lutter contre les déchets marins.

      Le gouvernement indonésien s'est engagé à réduire les déchets en plastique marins de 70 % d'ici à 2025. Il entend augmenter le recyclage des détritus - quasi inexistant pour le moment -, lancer des campagnes de nettoyage et réduire l'utilisation des sacs en plastique dans le commerce de détail.

      Pour Eka Hendrawa, il faudrait même "interdire les sacs en plastique dans les magasins" et mobiliser mieux la population : "le gouvernement central devrait accentuer la campagne visant à réduire l'utilisation d'emballages en plastique".

       A Bali, là aussi, le gouvernement régional "devrait allouer plus de fonds budgétaires pour sensibiliser le public à la protection des cours d'eau et à la nécessité de ne pas y jeter de déchets", estime-t-il.

       La Rédaction avec AFP    © 2018 Novethic - Tous droits réservés


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  • Apple reconnaît avoir bridé ses smartphones et est traîné en justice pour obsolescence programmée

    Le géant américain est accusé d'obsolescence programmée sur ses iPhone.

     

    [Mise à jour le 27 décembre 2017] Pour la première fois, Apple a reconnu avoir volontairement ralenti la vitesse du processeur de ses anciens iPhone pour préserver leurs batteries. La marque à la pomme a été obligée de s’expliquer face à la déferlante de critiques. Mais pas sûr que ce sursaut de transparence parvienne à calmer les esprits de clients qui se sentent menés en bateau. Des plaintes collectives ont été déposées aux États-Unis, en Israël et désormais en France.

      [Mise à jour] En plus du lancement des class-action aux Etats-Unis et en Israël, une plainte a été déposée en France par l'association Hop (Halte à l'obsolescence programmée), en se basant de la loi de 2015 qui interdit l'obsolescence programmée. 

    Ne vous réjouissez pas trop vite si le Père Noël a déposé cette année un iPhone sous votre sapin… Vous pourriez déchanter à la prochaine mise à jour logicielle. Une fois encore, de nombreux clients se sont plaints de ralentissements sur leurs iPhone 6 ou 7 après avoir effectué une telle opération. Des éléments vérifiés et corroborés par un développeur sur la plateforme Geekbench.(https://www.geekbench.com/blog/2017/12/iphone-performance-and-battery-age/)

    Face à la polémique qui ne cessait d’enfler depuis dix jours et aux accusations d’obsolescence programmée, la marque à la pomme a fini par avouer qu’elle ralentissait effectivement ses anciens modèles depuis près d'un an. Non pas, explique-t-elle, pour forcer ses clients à acheter des modèles récents mais pour régler des problèmes de batteries récurrents sur les anciens modèles (mauvaise indication de la jauge, autonomie très limitée, extinctions subites…).

    Deux plaintes collectives déposées

    "Les batteries lithium-ion perdent leur capacité à répondre aux pics de consommation quand il fait froid, qu'elles sont faiblement chargées ou qu'elles vieillissent", a expliqué Apple. "C’est pourquoi la marque a introduit une fonctionnalité de lissage des pics de consommation dans sa mise à jour afin d'éviter que les appareils s'éteignent de manière inattendue et endommagent les composants électroniques."

    Apple a donc choisi de réduire la performance des appareils, sans en informer auparavant l’utilisateur à qui on aurait pu laisser le choix, pour préserver les batteries et in fine la durée de vie de ses smartphones. Mais en réduisant la vitesse du processeur, le géant incite indirectement les usagers à se tourner vers de nouveaux modèles plus performants. Le géant américain aurait pu par ailleurs proposer un vaste - et coûteux - plan de remplacement de ces batteries.

    Ses explications n’ont en tout cas pas réussi à convaincre. Deux plaintes collectives ont été déposées outre-Atlantique, accusant Apple d’avoir agi de manière "trompeuse, immorale et contraire à l'éthique". Plus largement, c’est la conception de ces appareils qui pose problème. Le géant américain a généralisé l’utilisation de batteries fixées, rendant les téléphones difficilement réparables, alors qu’elles étaient auparavant amovibles. À contre-courant, des marques comme Fairphone, misent au contraire sur un portable durable, éthique et …modulaire. (http://www.novethic.fr/actualite/social/consommation/isr-rse/fairphone-2-le-telephone-durable-et-equitable-commercialise-par-orange-144856.html)

       Concepcion Alvarez @conce1     © 2017 Novethic - Tous droits réservés


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