Les gouvernements wallons et bruxellois soutiennent, en effet, "l'établissement du traité multilatéral contraignant visant à garantir le respect des droit humains par les firmes transnationales, actuellement en négociation à l'ONU". Le nouveau gouvernement flamand ne mentionne pas explicitement ce traité de l'ONU mais sa déclaration politique n'en demeure pas moins un engagement clair à réguler les entreprises à l'échelle internationale.

Cet engagement des Régions est incontestablement le résultat de la pression politique exercée par la société civile pour que les pouvoirs publics adoptent (enfin !) au niveau international des règles contraignantes pour les multinationales.

Car aussi surprenant que cela puisse paraître, il n'existe, à l'heure actuelle, aucune règle internationales obligeant les entreprises à respecter les droits humains et à préserver l'environnement. C'est pourquoi les Etats négocient depuis 2014 dans l'enceinte de l'ONU un traité contraignant visant à règlementer leurs activités.

L'urgence d'un tel traité est incontestable vu l'ampleur des violations commises. Le Rana Plaza au Bangladesh, Bophal en Inde, la pollution à grande échelle par Chevron en Equateur, le déversement d'amiante par Eternit en Inde, les accaparements de terres accompagnées de violations des droits humains par SOCFIN en Sierra Leone n'en sont que quelques exemples.