• Le business de la faim en Afrique

     Sécurité alimentaire : le business de la faim en Afrique

     
    Céline Mouzon
    Alternatives Economiques n° 339 - octobre 2014

    Lancée en mai 2012 lors d'une réunion du G8, la Nouvelle alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition (Nasam) s'est donné pour but d'aider 50 millions de personnes à sortir de la pauvreté d'ici à 2022 en Afrique subsaharienne et d'améliorer leur alimentation. Comment ? En "libérant le pouvoir du secteur privé" par des mesures de dérégulation. Un rapport coécrit par Action contre la faim, CCFD-Terre solidaire et Oxfam France, dénonce cette stratégie, qui contourne la société civile et avantage les multinationales au détriment de l'agriculture familiale. Selon ces ONG, c'est l'agriculture intensive qui se trouve en effet ainsi favorisée. Or, loin de répondre à l'exigence de sécurité alimentaire, cette politique met en péril les droits fonciers des paysans et leur accès aux semences et aux ressources naturelles.

    Dans cette initiative, la France joue un double jeu, selon les trois ONG : malgré les réserves exprimées, Paris est aujourd'hui le troisième pays contributeur des projets, avec 754 millions d'euros débloqués. Ces choix sont en contradiction avec les discours tenus par le gouvernement, qui affirme vouloir changer la dynamique de la Nasam de l'intérieur sans s'y employer véritablement.

    En savoir plus

    "La Faim, un business comme un autre. Comment la nouvelle alliance du G8 menace la sécurité alimentaire en Afrique", disponible sur ccfd-terresolidaire.org/IMG/pdf/rapport_nasan_final.pdf


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