Premier constat : les banques rechignent à fournir des données facilement exploitables. Elles l’ont fait de manière discrète à l’été 2015 et en format PDF, obligeant à re-saisir les informations pour tout exercice d’analyse. Ensuite, les données restent incomplètes : des filiales sont indiquées dans certains pays mais sans information et d’autres manquent à l’appel dans les listes fournies. Les banques le justifient, ici, par un chiffre d’affaire faible, là, parce que les comptes ont été consolidés dans une entité de rang supérieur, etc.

Bref, l’enseignement à en tirer est que la loi européenne doit imposer une standardisation de la fourniture des données. Surtout si celles-ci doivent à l’avenir être fournies par toutes les grandes entreprises européennes, comme la Commission semble s’y résoudre.