• « Perturbateurs endocriniens : tollé contre Bruxelles »

       Commentaire. Faut-il mettre en examen les membres de la commission européenne pour corruption et crime contre l’humanité ?

    « Perturbateurs endocriniens : tollé contre Bruxelles »

       Sa décision sur les perturbateurs endocriniens fait l’unanimité contre elle.

       Que ce soit ceux qui sont contre ou pour, si tant est que l’on puisse être pour l’intoxication de l’humanité. Tout du moins les lobbies favorables aux perturbateurs endocriniens sont pour leur bénéfice financier, illusion à très court terme.

    L’ARTICLE :

    Le Monde remarque en effet : « Personne, il y a encore un mois, n’aurait imaginé que la Commission européenne choisirait pareille option. L’annonce, mercredi 15 juin, de sa proposition finale de réglementation des perturbateurs endocriniens a surpris tout le monde. Mais elle a surtout laissé abasourdis la plupart des acteurs impliqués dans cette saga politico-technique ».

    « Abasourdis voire accablés. Car en offrant un traitement d’exception à cette famille de polluants chimiques, la Commission exige un niveau de preuves d’effets nocifs très difficile à atteindre. Impossible, estiment même certains. Les promesses de restrictions et d’interdictions, prévues dans le règlement régissant la mise sur le marché des pesticides en Europe, ne seront peut-être tenues qu’au compte-gouttes », note le journal

    Le Monde relève que « depuis plus de 25 ans, les éléments s’accumulent sur ces produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal (endocrinien) des êtres vivants, suscitant une sourde inquiétude dans la communauté scientifique. […] Ils sont soupçonnés de contribuer à l’augmentation de nombreuses maladies : infertilité, certains cancers, développement du cerveau, etc. ».

    « Tandis que l’on détecte 43 produits chimiques en moyenne dans le corps d’une femme enceinte, plusieurs études ont tenté de chiffrer le coût, pour la société, des maladies liées à une exposition aux perturbateurs endocriniens. Les estimations oscillent entre 157 et 288 milliards d’euros par an en Europe », continue le journal.

    Le quotidien observe que « ces données n’ont, semble-t-il, pas pesé assez lourd dans l’étude d’impact «socio-économique» que la Commission a menée pendant plus d’un an pour appuyer sa décision. Pour que les perturbateurs endocriniens soient réglementés, elle propose en effet de leur appliquer une sorte d’adaptation de la définition énoncée par l’OMS en 2002. Ce choix implique non seulement que les effets nocifs d’une substance soient démontrés et qu’ils soient causés par une action à travers le système hormonal, mais aussi qu’ils soient « pertinents » en termes de santé humaine ».

    « Or certains signaux d’alerte proviennent du monde animal, et tous ne sont pas forcément «pertinents» dans le sens où l’entend la Commission. L’imposex, par exemple, est un trouble qui procure des pénis aux femelles bulots. Et si aucune affection équivalente n’a, à ce jour, été constatée chez les humaines, l’alerte n’en a pas moins été lancée sur les perturbateurs endocriniens de la branche des organoétains qui se sont ensuite avérés en être la cause », relève Le Monde.

    L’Endocrine Society souligne que « la Commission européenne a placé la barre si haut qu’il sera ardu de l’atteindre, quand bien même il existe les preuves scientifiques de dommages ».

    Le Monde rappelle en outre qu’« à titre de comparaison, à peine plus d’une centaine de substances atteignent le «statut» de cancérogène certain pour l’homme selon la classification de l’OMS, parmi lesquelles l’amiante, le tabac ou l’arsenic ».

    Le journal indique par ailleurs qu’Andreas Kortenkamp, professeur de toxicologie à l’université de Brunel, à Londres, « spécialiste mondialement reconnu du sujet, estime que la Commission a tricoté dans les détails techniques de sa proposition un véritable retour vers ce que l’on appelle l’«évaluation des risques» ».

    Le quotidien explique que là « se cache le principal enjeu du choix de la Commission. «L’évaluation des risques» permet de mesurer la nocivité des substances alors qu’elles sont déjà sur le marché, en fonction de calculs prenant en compte l’exposition. Or le règlement Pesticide, adopté en 2009, exige une tout autre approche, en amont, dite «fondée sur le danger». D’après le chercheur, la Commission tournerait le dos à cette obligation de précaution pourtant inscrite dans la loi ».

    Le Monde note en outre que « l’industrie se dit, elle, «déçue». Mais avec une lecture radicalement opposée. Pour Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’ECPA, l’organisation européenne de lobbying de l’industrie des pesticides, la proposition de la Commission «pourrait déboucher sur l’interdiction de produits de protection des plantes qui possèdent les mêmes propriétés de perturbation endocrinienne que des produits quotidiens comme le café» ».

    Le Figaro note aussi qu’« après plusieurs années d’atermoiements, la Commission européenne s’est finalement décidée à publier les critères de définition des perturbateurs endocriniens ».

    Le journal relève également que « la classification très restrictive proposée par l’Europe provoque la colère des associations. […] Les chercheurs qui travaillent sur le sujet se montrent également assez critiques ».

    « Certes, «d’un point de vue strictement scientifique, la définition est la bonne», souligne René Habert, professeur à l’université Paris-Diderot et spécialiste de toxicologie de la reproduction, mais le fait de ne pas adopter une classification à plusieurs niveaux rend très difficile la notion de preuve. Les scientifiques préfèrent une classification en trois catégories comme pour les substances cancérigènes : avérées, suspectées, ou sans certitude de nocivité », explique le quotidien.

    Le Figaro observe enfin que « la proposition de la Commission doit encore être validée par les États membres et soumise au Parlement européen. À n’en pas douter, les pressions de toutes parts vont reprendre pour essayer de faire bouger les lignes ».

    Date de publication : 17 Juin 2016

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    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 122


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