• Perturbateurs endocriniens : un coût très élevé aux Etats-Unis

    Pert Endo

    Commentaire. Le coût des perturbateurs endocriniens aux simples USA est de 270 milliards de dollars. Et quel est le cout de l’obésité, et de l’autisme aux USA ?

    L’ARTICLE :  (19 Octobre 2016)

     Les Echos relaie un « chiffre [qui] donne le vertige ». Le journal relève en effet que « les dégâts sanitaires directement ou indirectement imputables aux perturbateurs endocriniens (PE) coûteraient chaque année 340 milliards de dollars à l’économie des Etats-Unis », selon une étude parue dans Lancet Diabetes & Endocrinology.

      Le quotidien ajoute que « ce coût faramineux, auquel aboutissent les chercheurs du centre médial Langone de New York qui ont réalisé cette étude, représente 2,33% du PIB de la première puissance économique mondiale. Une part presque 2 fois plus élevée que la perte attribuée par d’autres études à ces mêmes perturbateurs dans le PIB de l’Union européenne (1,28%, soit encore 217 milliards de dollars) ».

      Les Echos précise que l’écart est dû « aux différences de réglementation qui s’appliquent à certaines de ces substances ».

      Le journal explique que « les chercheurs ont pris en compte les différentes pathologies directement provoquées par les PE, comme l’obésité, le diabète, les troubles de l’appareil reproducteur et les effets neurologiques et comportementaux ».

      « Ils se basent notamment sur les pertes de quotient intellectuel (QI) associées à ces perturbateurs endocriniens et qui se comptent en millions de points. Chaque point perdu correspond à 2% de productivité économique sur la durée d’une vie humaine, soit un manque à gagner de 20.000 dollars », relève Les Echos.

      Le Monde évoque également « le coût faramineux des perturbateurs endocriniens ».

      Le journal souligne qu’« il ne s’agit pas d’une exagération mais plutôt d’une sous-estimation du coût économique annuel, aux Etats-Unis, des dégâts sanitaires attribuables aux perturbateurs endocriniens (PE), qu’il s’agisse de l’obésité, du diabète, des troubles de la fertilité ou encore des troubles neurocomportementaux ».

      Le quotidien explique que « les chercheurs ont utilisé des données d’exposition de la population américaine aux PE en question. Ils ont ensuite croisé ces données avec les résultats d’études conduites en laboratoire et d’enquêtes épidémiologiques montrant leurs effets sur les humains ».

      Le Monde ajoute que « des études de qualité ne sont pas disponibles sur toutes les substances suspectes », Leonardo Trasande, professeur associé à l’université de New York et co-auteur de l’étude, précisant : « [Nous n’avons] pris en compte qu’environ 5% des PE présents sur le marché ».

      « De même, les chercheurs n’ont considéré que les maladies et les troubles pour lesquels existent des preuves solides d’un lien avec une exposition à ces produits », poursuit le journal, qui retient qu’« obésité et diabète (5 milliards de dollars annuels attribuables aux PE), troubles de l’appareil reproducteur et infertilité (45 milliards de dollars) et, surtout, les effets neurologiques et neurocomportementaux se taillent la part du lion, avec un coût de plus de 280 milliards de dollars par an. Une grande part de ce fardeau est due à l’érosion des capacités intellectuelles, calculées en points de quotient intellectuel (QI), des enfants exposés in utero à des perturbateurs ayant des effets nocifs sur le neurodéveloppement ».

      http://www.mediscoop.net/index.php?pageID=5ce10c3f541e55bf1cd263545506ce84&id_newsletter=8858&liste=0&site_origine=revue_mediscoop&nuid=medi_2_31928&midn=8858&from=newsletter

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 154


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