• "Qu'est-ce qu'on attend?" DVD

     "Qu'est-ce qu'on attend?" DVD

    Qu'est-ce qu'on attend ? (169 mn)

    Un documentaire de Marie-Monique Robin

    Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune  française ? C’est pourtant Rob Hoskins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit.
    Qu’est-ce qu’on attend ? raconte comment Ungersheim, une petite ville d’Alsace de 2 200 habitants, s’est lancée dans la démarche de transition vers l’après-pétrole en décidant de réduire son empreinte écologique.
    Ce film est un hommage à ces élus locaux, éclairés et courageux, qui savent mobiliser l’enthousiasme de leurs concitoyens dans le sens du bien commun.
    « L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul. » Gandhi (la devise de Jean-Claude Mensch, maire de Ungersheim)
    Bonus :
    plus de 50 minutes en 14 vidéos inédites - Livret 8 pages

    Langue : français - Sous-titres : anglais, allemand, sourds et malentendants
    DVD Multizones

    Le coffret : 19,99 € Questcequonattend_jaq_small 

    LES 21 ACTIONS
    DU PROGRAMME DE TRANSITION

    L’AUTONOMIE ALIMENTAIRE PAR LA RELOCALISATION DE LA PRODUCTION EN BIO
    La commune a acheté un terrain de huit hectares, appartenant à un céréalier (Ungersheim est cerné par mille hectares de blé et de maïs conventionnels) pour le louer à l’association Icare, membre du Réseau national des Jardins de Cocagne (www.reseaucocagne.asso.fr). En sont issus Les Jardins du Trèfle Rouge, une ferme
    maraîchère bio qui emploie une trentaine de salariés, dont vingt-cinq personnes en contrat de réinsertion. Toutes les semaines, ils fournissent 200 paniers et alimentent la cuisine collective municipale, qui prépare chaque jour plus de 500 repas (entièrement bio) pour la cantine d’Ungersheim et de cinq communes avoisinantes.
    Afin d’atteindre l’autonomie alimentaire, la municipalité a aussi créé une Régie agricole dont elle a confié la direction à un ex-jeune vétérinaire reconverti dans la permaculture et le maraîchage. Les Jardins du Trèfle Rouge et la Régie agricole constituent les piliers de la filière « De la graine à l’assiette », complétée par une
    LES 21 ACTIONS DU PROGRAMME DE TRANSITION

    En 2015, les 21 actions du programme de transition (www.mairie-ungersheim.fr/villageen-transition/les-21-actions) étaient accomplies, sauf une : l’installation d’une épicerie coopérative et solidaire, prévue pour 2016.
    Pour mettre en oeuvre la « feuille de route », la municipalité développe une démarche de démocratie participative qui associe cinq commissions citoyennes à toutes les décisions des élus : « Le développement soutenable », « Les énergies renouvelables », « La cohésion sociale », « L’aménagement du territoire et l’accessibilité », « Sport, culture, loisirs et eau ».
    L’AUTONOMIE ÉNERGÉTIQUE PAR LA RÉDUCTION DE LA CONSOMMATION ET LE DÉVELOPPEMENT DES ÉNERGIES
    RENOUVELABLES
    Ungersheim est à l’origine de la plus grande centrale photovoltaïque d’Alsace, installée sur une friche industrielle de quatre hectares. D’une capacité de 5,3 mégawatts, la centrale fournit aujourd’hui de l’électricité (hors chauffage) pour 10 000 habitants. La piscine municipale est dotée de panneaux photovoltaïques et, comme sept autres bâtiments municipaux, elle est reliée à un réseau de chauffage au bois alimenté par des plaquettes qui proviennent en partie de l’élagage de la forêt communale.
    Récemment, une éolienne Piggott d’une capacité de 2000 Watts (www.tripalium.org) a été installée pour alimenter les Jardins du Trèfle Rouge et la Maison des Natures et des Cultures, le dernier grand chantier de
    la commune. Ce magnifique bâtiment agricole à énergie passive (bois, paille, torchis) abritera bientôt une malterie bio (outre la conserverie, l’atelier de préparation des paniers,etc.)
    La commune a réduit l’éclairage public alimenté par des ampoules LED. La consommation d’énergie a ainsi baissé de 40%. En 2015, Ungersheim a développé un partenariat avec Jugend Solar, un projet développé par Greenpeace Suisse (www.greenpeace.org/switzerland/de/Themen/Jugendsolar) qui associe des jeunes scolaires à l’établissement du cadastre solaire des communes. Celuici consiste à mesurer le potentiel solaire de chaque toit, en tenant compte de l’exposition et de la surface disponible.
    En Suisse, 12 000 jeunes ont déjà été mobilisés. Si tous les toits mesurés étaient équipés de panneaux solaires, la Suisse pourrait fermer trois centrales nucléaires.
    Conserverie municipale qui transforme les fruits et légumes déclassés.
    La commune a bien sûr banni l’utilisation de pesticides. Depuis 2006, les techniciens municipaux n’utilisent plus aucun pesticide ou engrais chimique pour l’entretien des espaces verts. Ungersheim a reçu le label « trois libellules » octroyé par la région Alsace et l’agence de l’eau Rhin-Meuse, ainsi que le prix des Trophées de l’Innovation en 2013. Les employés du service technique sont équipés de vêtements de travail en coton bio issu du commerce équitable e tsont étroitement associés au processus de transition.

    L’HABITAT PAR L’IMPLANTATION D’UN ÉCO-HAMEAU « ZÉRO CARBONE »
    Favorisé par la commune, cet Éco-hameau comprend neuf maisons et appartements.
    Réunis en société civile immobilière, les copropriétaires ont signé une charte, jointe à l’acte de vente du terrain. Elle reprend les dix principes dits de « Bedzed » (www.fr.wikipedia.org/wiki/BedZED), du nom d’un quartier du Sud de Londres totalement autonome du point de vue énergétique : zéro-carbone, zéro-déchet, construction passive, etc.
    LA MONNAIE LOCALE : LE RADIS POUR STIMULER L’ÉCONOMIE RÉELLE
    Lancé officiellement le 13 juillet 2013, le « Radis » (http://monnaie-locale-complementaire. net/france) - la monnaie locale d’Ungersheim - est adossé à l’euro. Son utilisation dans les commerces ou les entreprises locales permet de stimuler l’économie de la commune en encourageant la consommation et la production de proximité.
    Les familles qui payent avec des Radis pour les centres de loisirs ou les activités parascolaires ont droit à une réduction de 25%. Les producteurs locaux et les commerçants offrent également une réduction de 10% aux habitants payant en Radis.
    LES TRANSPORTS PAR UN CHEVAL UTILITAIRE POUR LE MARAÎCHAGE ET LE TRANSPORT SCOLAIRE
    Il s’appelle « Richelieu » et il est la coqueluche des enfants. Ce solide hongre de Trait Comtois (www.chevalcomtois.com) est le cheval à tout faire du village : transport scolaire (4600 kms en voiture épargnés
    chaque année), travaux agricoles, arrosage des pelouses, collecte des sacs et des déchets recyclables. Deux emplois ont été créés pour le conduire. En 2015, Richelieu a été rejoint par Kosakpour l’aider dans ses tâches.

    LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE
    Instaurée dès 2009, la démocratie participative constitue la pierre angulaire du programme de transition d’Ungersheim. Quelque quatre-vingts habitants se réunissent régulièrement pour envisager ensemble « le village de demain ». On y parle de « pic pétrolier », de « dépendance énergétique », de « réchauffement climatique», d’ « emplois », et de « résilience ». « La résilience, c’est-à-dire la capacité à réagir aux crises et à être autonome, est le concept central du mouvement de la transition » explique le maire Jean-Claude Mensch. Pour déterminer et suivre les projets, la municipalité a créé des commissions consultatives, composées de citoyens et d’élus, qui orientent la politique de la commune. C’est ainsi que le contrat qui liait la ville à la Lyonnaise des Eaux a été interrompu, pour créer une Régie municipale, ce qui a entraîné une baisse de la facture de 20% pour les usagers.


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