• Acheter autant de vêtements pollue plus que le trafic aérien et maritime mondial réunis

    En l'espace de 15 ans, la consommation occidentale de vêtements a doublé, alors que nous les conservons deux fois moins longtemps. A l'occasion de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD) du 17 au 25 novembre 2018, France Nature Environnement s'est penchée de plus près sur les impacts de l'industrie textile sur l'environnement.

    Chaque année, c'est plus de 100 milliards de vêtements et accessoires qui sont vendus à travers le monde : une consommation qui a doublé en seulement 15 ans et qui illustre le nouveau phénomène de la « mode jetable » ou « fast fashion ». Cette addiction à la mode et à l'achat compulsif de vêtements se traduit par de lourdes conséquences environnementales.

    La mode, l'une des industries les plus polluantes au monde

    Entre l'utilisation de substances chimiques et/ou nocives pour la production et la fabrication des fibres, le gaspillage des ressources provoqué par la surconsommation de vêtements, et la pollution générée par les kilomètres parcourus par un vêtement avant d'arriver en boutique, la mode est clairement l'une des industries les plus polluantes au monde.

    Ainsi, l'industrie de la mode produit 20% des eaux usées mondiales et 10% des émissions mondiales de carbone, soit plus que l'ensemble des émissions provenant des vols internationaux et de la navigation maritime.
    En outre, la teinture des textiles est le deuxième pollueur d’eau dans le monde, selon le rapport de la Fondation Ellen MacArthur.

    A titre d'exemple, du champ (de coton) à la boutique, un jean peut parcourir jusqu'à 1,5 fois le tour de la Terre (65 000 km) et nécessitera 2 000 litres d'eau pour être fabriqué.

    Une fois dans nos placards, l'entretien de nos vêtements, spécifiquement des fibres synthétiques, est à l'origine de 500 000 tonnes de plastiques largués dans l'océan par an, soit l'équivalent de 50 milliards de bouteilles en plastique...

    Sur le même sujet : (https://www.notre-planete.info/actualites/3594-vetements_environnement)
    • Comment s'habiller de manière écologique ?
    • Des substances chimiques toxiques dans les vêtements de 14 grandes marques
    • Des vêtements toxiques chez Zara ? Greenpeace monte au créneau

    A chaque lavage, les fibres synthétiques rejettent des microparticules de plastique, qui, trop fines pour être filtrées par les centrales d'épuration, sont évacuées dans les cours d'eau. Résultat : chaque année, 500 000 tonnes de micro-plastiques finissent leur course dans les océans, soit l'équivalent de 50 milliards de bouteilles en plastique. Ces fibres vont alimenter les fameux "continents de déchets".

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  • https://www.futura-sciences.com/planete/personnalites/environnement-celine-deluzarche-1390/

    Céline DELUZARCHE, journaliste

    Deux rapports mettent en lumière l'impact de notre consommation en matières premières sur les forêts tropicales. L'exploitation des cultures de cacao, de caoutchouc, de l'huile de palme ou de soja détruit ainsi des millions d'hectares à l'autre bout de la planète sans que nous en ayons conscience.

    « Au cours des cinq dernières années, la France a potentiellement contribué à déforester 5,1 millions d'hectares, soit environ deux fois la superficie de la Bretagne, à travers ses importations de sept matières premières (soja, cacao, bœuf & cuir, huile de palme, caoutchouc naturel, bois et pâte à papier). Cela signifie qu'en 50 ans, nous avons potentiellement déforesté une surface équivalente à la superficie de la France métropolitaine, ailleurs dans le monde », alerte le WWF dans un rapport publié le 8 novembre 2018. 

    L'agriculture, responsable de 3/4 de la destruction des forêts tropicales

    Œuvrant pour la protection des forêts et de la biodiversité, l'association Envol Vert a, elle aussi, calculé « l'empreinte forêt » des Français pour neuf produits (soja, huile de palme, hévéa, viandes blanche et rouge, œufs, cuir, café et cacao) pour parvenir au résultat de 352 m2. « C'est ainsi l'équivalent de quatre logements moyens français qui sont déboisés pour répondre aux besoins d'un Français moyen », avance l'association. Or, selon Forest Trends, 49 % de la déforestation dans les pays tropicaux s'expliquent par la conversion illégale de terres en exploitations agricoles à vocation commerciale. Dans un cas sur deux, cette production est destinée à satisfaire la demande des pays industrialisés.

     
     
    L’empreinte forêt nette est calculée en multipliant le volume de consommation par la surface brute nécessaire pour la production (emprunte brute), pondérée par le risque de déforestation. Ainsi, l’empreinte brute du bois et du papier est assez importante, mais ces produits proviennent davantage de forêts gérées durablement que du soja ou de l’hévéa. © Envol Vert

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  • Réponses pour ne plus être victime de la désinformation médiatique sur la rougeole

    Chère lectrice, cher lecteur,
    Permettez-moi de vous mettre en garde contre les « Fake News » sur la rougeole (fausses nouvelles), qui circulent actuellement dans les médias.

    Fake News n°1 : « Les cas de rougeole atteignent des records en Europe » (France Info)

    Avec « 41 000 cas depuis le 1er janvier 2018, les cas de rougeole atteignent des records en Europe », affirme France-Info [1].
    C’est faux. En aucun cas il ne s’agit d’un record.
    En 1980, la France comptait à elle seule 400 000 à 600 000 cas de rougeole chaque année [2].

    Fake News n°2 : « La France est particulièrement touchée par l’épidémie »

    C’est absolument faux.
    Les tableaux publiés par l’Organisation mondiale de la Santé pour la « zone Europe » recensent 61 000 cas de rougeole de septembre 2017 à août 2018 [3].
    52 000 d’entre eux (85 %), se sont produits dans les pays de l’Est et des Balkans :

    • Ukraine (32 618 cas)
    • Serbie (5710 cas)
    • Russie (3940 cas)
    • Grèce (3142 cas)
    • Roumanie (1766 cas)
    • Albanie (1379 cas)
    • Géorgie (1212 cas)
    • Turquie (532 cas)
    • Slovaquie (446 cas)
    • Kirghizstan (400 cas)
    • Biélorussie (216 cas)
    • Moldavie (271 cas).

    Avec 2734 cas, la France représente une très faible partie du total (4 %). Proportionnellement à sa population, elle est peu touchée.

    Fake News n°3 : « On est menacé par un fléau » Dr Jean-Louis Bavoux sur France-Info [4]

    Depuis le début de l’année 2018, la rougeole a provoqué 3 décès en France [5].
    On a cent fois plus de risque de mourir noyé [6], 200 fois plus de mourir de la tuberculose, [7] et 50 000 fois plus de mourir du cancer, que de la rougeole.
    À noter que les complications de la rougeole touchent essentiellement les personnes ayant perdu leurs défenses naturelles à cause d’une chimiothérapie, du sida, ou de dénutrition.

    Fake News n°4 : « L’épidémie est provoquée par les antivaccins »

    Ce n’est pas vrai.
    L’épidémie touche en priorité des communautés en proie à la pauvreté et la précarité.
    Rappelons que l’Ukraine, qui représente à elle seule les trois quarts des cas de rougeole en Europe [8], est un pays en guerre, excessivement pauvre.
    Son PIB par habitant (produit intérieur brut) est équivalent à celui du Nigéria (2639 $ par habitant et par an).
    Dans les autres pays, dont la plupart font partie de l’ex-bloc soviétique ou des Balkans, la présence de fortes communautés de Roms, peut expliquer en partie la prévalence de la rougeole.
    Selon l’Institut français de veille sanitaire, c’est la même chose en France :

    « Les données (sur la rougeole) mettent en évidence des cas groupés dans des communautés incomplètement ou non vaccinées, telles les gens du voyage, les Roms ou des populations précaires fréquentant les centres d’hébergement » [9].

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  • Une caravane pour lutter contre l'accaparement des terres et les semences OGM

      03 Nov 2018                Short URL: https://farmlandgrab.org/28534 
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    Au Sénégal, des organisations dénoncent le manque de volonté des Etats face aux privés qui accaparent des terres. (Photo : GRAIN)

    RFI | 02-11-2018

       Une caravane pour lutter contre l'accaparement des terres et les semences OGM

    La caravane de lutte est partie vendredi 2 novembre du Sénégal pour rejoindre d'ici trois semaines le Bénin, via le Mali, la Guinée, le Ghana, le Nigeria et le Togo. Un mouvement né en 2014 qui rassemble de nombreuses associations, ONG et organisations, et qui vise à dénoncer, entre autres, l’accaparement des terres et la diffusion des semences OGM en Afrique de l’Ouest.

    Avec le temps, la lutte s'est amplifiée, diversifiée. Des liens ont aussi été créés avec des militants de pays anglophones. Ardo Sow travaille au sein de l'organisation Enda et dénonce, notamment au Sénégal, le manque d'appui et de volonté des Etats face aux privés qui accaparent des terres.

    « Pour contourner la loi sur le domaine national qui protège les terres, le gouvernement a voté une loi en 2007 pour la mise en place de zones économiques spéciales, explique-t-il. Donc, cette loi permet de faciliter l’accès au foncier des privés, ce qui est un peu dommage pour les communautés. »

    « Ils sont en train de produire du niébé Bt et de l’arachide Bt probablement pour l’imposer et pour le diffuser au niveau des pays de l’Afrique de l’Ouest » affirme Sidy Ba du CNCR

    Accaparement des terres, accords économiques, la caravane de lutte ouest-africaine s'attaque aussi aux organismes génétiquement modifiés (OGM). Si au Burkina Faso, le coton a été supprimé, les industriels s'attaquent désormais à d'autres semences essentielles.

    Sidy Ba travaille au Conseil national de concertation des ruraux. « On est libres de produire du niébé Bt au Burkina et de le vendre au Sénégal. Le niébé Bt c'est le niébé génétiquement modifié. Ils sont en train de produire du niébé Bt et de l’arachide Bt probablement pour l’imposer et pour le diffuser au niveau des pays de l’Afrique de l’Ouest », affirme-t-il.

    La caravane de lutte ouest-africaine va traverser de nombreux pays et tentera dans 23 semaines de rencontrer Patrice Talon, président du Bénin et président en exercice de la Cédéao, pour lui remettre un livre de doléances.

    Original source: RF

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  • Bonjour,

    Les Baka craignent pour leur avenir.

    Les forêts dans lesquelles ils vivent et qu'ils protègent depuis des générations sont sur le point de leur être volées. Il s'agit d'un accaparement de terres, mené par des organisations occidentales, tout comme à l’époque coloniale. Si cela continue, leurs vies seront détruites.

    Ils sont expulsés de leurs terres pour faire place à la création d’un nouveau parc national dans le bassin du Congo, Messok Dja, soutenu par le Fonds mondial pour la nature (WWF). C’est complètement illégal.

    Il est temps de décoloniser la protection de la nature.

    Malgré ce que peut dire le WWF, les Baka n’ont pas accepté ce projet. Comment le pourraient-ils ? Des années durant, des gardes du parc financés par le WWF ont pénétré dans la forêt des Baka, frappant et torturant tous les autochtones qu’ils y croisaient.

    Un homme baka nous a dit: « S'ils nous voient, ils nous frappent à coups de machettes. Bam, bam, bam sur ton corps. » Des personnes qui vivent déjà dans la peur d’être persécutées et maltraitées ne sont pas en mesure de donner leur consentement.

    Nous devons stopper la création de Messok Dja – pour les Baka et pour la nature.

    À l'instar du colonialisme, le colonialisme vert est aussi voué à l’échec. Lorsque les populations locales se voient voler leurs terres et voient leurs moyens de subsistance criminalisés par la conservation de la nature, elles s’opposent aux parcs nationaux.

    Écrivez au WWF en utilisant le modèle ci-dessous pour demander à l'organisation de ne plus soutenir la création du parc national de Messok Dja.

    Vous pouvez également écrire au @WWF sur Twitter en utilisant les hashtags #BackingTheBaka et #decolonizeCONservation et participer à la discussion sur Facebook.

    Nous devons agir maintenant si nous voulons arrêter ce parc à temps.

    Je vous remercie beaucoup pour votre aide.

    Sincères salutations,

    Fiore Longo    Directrice       campagnes@survivalinternational.fr>

      Utilisez les informations ci-dessous pour rédiger votre propre mail. L'impact sera d'autant plus grand si vous personnalisez votre message.

       To: mlambertini@wwf.panda.org
    Cc: kschuijt@wwf.nl, doneill@wwfint.org
    Bcc: campagnes@survivalinternational.fr (facultatif, mais important pour notre suivi)
    Objet: WWF, cessez de soutenir Messok Dja


    Monsieur Lambertini,
     
    Je suis extrêmement préoccupé·e par l’implication du WWF dans la création du parc national de Messok Dja en République du Congo, projet qui n’a pas obtenu le consentement des communautés baka locales.

    En plus d’être illégal, c'est aussi une violation de votre propre politique relative aux peuples autochtones.

    Pendant des années, des gardes du parc financés par le WWF ont pénétré dans la forêt des Baka, frappant et torturant tous les autochtones qu’ils y croisaient.

    Des personnes qui vivent déjà dans la peur d’être persécutées et maltraitées ne sont pas en mesure de donner leur consentement.

    En vous mettant les communautés locales à dos, vous compromettez l’objectif que vous vous êtes fixé de protéger la nature dans la région. Comme l’a récemment déclaré un expert du WWF : « L’efficacité de vos écogardes n’a pas d'importance ; si les gens autour du parc vous haïssent, vous ne pourrez pas protéger le parc. »

    Dans l’intérêt des Baka et de la faune sauvage de Messok Dja, je vous exhorte à respecter les droits des Baka, tels qu’énoncés dans vos propres lignes directrices, dans le droit national et international, et de cesser de soutenir la création du parc national de Messok Dja.

    Cordialement


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  • Supermarchés, dégagez de l’Afrique ! Les systèmes alimentaires du continent se débrouillent très bien sans eux 

    GRAIN | 08 November 2018 | Reports, Corporations & trade

    Matilda Moses vend des tomates au Tudu Market, à Accra, au Ghana. Photo : Yepoka Yeebo

    Matilda Moses vend des tomates au Tudu Market, à Accra, au Ghana. Photo : Yepoka Yeebo

    Les systèmes alimentaires d’Afrique sont l’ultime frontière pour les multinationales et la grande distribution alimentaire. La plupart des Africains continuent de consommer un régime sain à base d’aliments traditionnels produits par des millions de petits producteurs, d’un bout à l’autre du continent. Mais la situation est en train de changer peu à peu, tandis que la grande distribution alimentaire mondiale adopte de nouvelles stratégies pour renforcer sa présence sur le continent, sous l’impulsion brutale de certaines chaînes de supermarchés multinationales. La subsistance de millions de petits vendeurs et de producteurs locaux est remise en cause ; la santé des populations et la diversité des cultures alimentaires traditionnelles sont elles aussi en danger. Les gouvernements africains ne font que favoriser l’expansion des supermarchés, mais les petits vendeurs, les agriculteurs et les consommateurs urbains s’unissent pour défendre leurs systèmes alimentaires locaux.

    On est en juillet 2018 et les petits vendeurs du marché de Gueule-Tapée, un marché très animé de Dakar, au Sénégal, sont furieux : ils viennent d’apprendre que le maire du quartier a l’intention de démolir leur marché pour construire un centre commercial de quatre étages à la place. Pour ne rien arranger, une partie du centre serait, selon les médias, occupée par Auchan, le géant français de la distribution.

    « Il va passer sur nos cadavres, mais cela ne passera pas, » déclare Mbaye Ndiaye, le président du comité de gestion du marché.[1] Les vendeurs de Gueule-Tapée organisent rapidement un sit-in ; chaque vendeur arbore un tee-shirt rouge portant le slogan « Auchan dégage ! ».

    Le slogan « Auchan dégage ! » est repris en réalité d’un autre groupe de vendeurs qui, quelques semaines plus tôt, a lancé une campagne au marché Castor, dans un autre quartier de Dakar. Ils ne pouvaient plus supporter la façon dont Auchan détournait leurs clients, en vendant certains produits alimentaires à des prix impossiblement bas .

    « À Auchan ils vendent même des tas de Daakhaar (gingembre) et presque la quasi-totalité des autres épices en détail. Ce qui fait que nous ne voyons plus de clients dans nos marchés. Les clients du marché Castor ont tous été détournés par Auchan. À ce rythme, ce ne sont pas les commerçants sénégalais qui vont faire faillite, mais les marchés et après, l’économie du pays, » déplore Leyti Sène, secrétaire général du collectif Auchan dégage nouvellement formé.[2]

    « Nous sommes prêts à nous battre, » affirme Mohamed Moustapha Leye, un autre membre du collectif Auchan dégage. « Il en va de notre survie. Même les mamans qui vendaient de petites choses au détail n’ont plus de clients. »[3]

    Un commerçant sénégalais de Gueule Tapée inquiet pour son activité. Photo : Dave Design

    Un commerçant sénégalais de Gueule Tapée inquiet pour son activité. Photo : Dave Design

    Auchan n’est pas la première ni la seule chaîne de supermarché à essayer de s’implanter en Afrique de l’Ouest. Mais la stratégie qu’il tente d’appliquer est nouvelle. Les autres distributeurs étrangers présents dans la région, comme Carrefour et Casino, ont concentré leurs efforts sur l’importation d’aliments de luxe à destination d’une riche élite qui ne constitue pas plus de 5 à 10 % de la population. Ils se sont installés dans les quartiers plus aisés, en proposant une sélection d’articles et de prix qui reflète la stratégie de leurs magasins européens. Ces distributeurs ont réussi à saisir une partie de la part de marché des petits vendeurs dans les villes africaines, mais le pourcentage est toujours resté peu important.

     « Nous ne sommes pas élitistes mais très qualitatifs, » explique Gilles Blin, directeur du secteur alimentaire pour Mercure International, en contrat d’affiliation avec Casino pour les opérations de distribution en Afrique. « Nous répondons aux attentes des classes moyennes et supérieures qui souhaitent trouver dans nos magasins les mêmes produits qu’en France. »[4]

    La stratégie d’Auchan est très différente : au Sénégal, l’entreprise a établi 25 supermarchés et magasins de proximité discount dans le pays, ciblant les quartiers populaires urbains que les autres distributeurs étrangers ont évités. Auchan s’attaque ouvertement aux clients actuellement desservis par les petits vendeurs locaux de produits alimentaires. L’entreprise compte sur le volume des ventes, et non sur les marges, pour réaliser ses bénéfices.

    « Notre vœu est de proposer des magasins modernes, propres, climatisés, garantissant la sécurité alimentaire et offrant des prix au moins comparables à ceux que l’on peut trouver sur le marché, » indique Laurent Leclerc, le PDG des filiales d’Auchan au Sénégal. « Si l’on arrive à faire cela, on obtiendra tous les clients du Sénégal ! »[5]

    L’expansion d’Auchan se poursuit déjà dans les pays voisins, la Mauritanie et le Ghana, sur la base de la même stratégie et a fait des émules chez les autres distributeurs étrangers. Casino a ainsi récemment commencé à déployer ses propres magasins discount au Sénégal, via sa chaîne Leader Price.

    Mais l’agressivité de la politique d’Auchan a provoqué un retour de manivelle. Les petits vendeurs sont les premiers à ressentir les effets et ce sont eux qui ont lancé les protestations, ce qui a rapidement convergé vers un rejet beaucoup plus large de la prise de contrôle du système alimentaire du pays par les entreprises étrangères.

    À juste titre, les gens s’inquiètent à l’idée que cette invasion de chaînes de supermarchés va provoquer la ruine des moyens de subsistance des petits vendeurs, détruire les marchés pour les producteurs locaux et encourager la population à abandonner la nourriture traditionnelle en faveur des produits transformés soi-disant “bon marché”. Il est aussi évident pour les gens que l’argent généré par l’économie alimentaire du pays est destiné à passer dans les poches des actionnaires de ces entreprises étrangères et dans celles des multinationales qui fournissent les produits alimentaires stockés sur leurs étagères.

    Les autorités gouvernementales ne semblent pas avoir pris la mesure du problème. Au Sénégal et dans d’autres pays africains aujourd’hui ciblés par les multinationales de la distribution, l’absence de réglementation pour protéger les populations de ces entités toutes-puissantes est flagrante. Le fait que l’une des principales exigences du collectif Auchan dégage soit tout simplement que leur gouvernement produise la preuve qu’il a au moins évalué les répercussions de l’expansion des grands supermarchés en dit long sur le sujet.

    La triste réalité est que les gouvernements africains s’intéressent bien davantage à la régulation et la criminalisation des petits marchés et des vendeurs de rue qui fournissent au continent la grande majorité de son alimentation. Si un tsunami de supermarchés doit déferler sur les rivages du continent, les gouvernements africains ne sont absolument pas prêts. Les gens vont devoir réagir pour défendre leurs systèmes alimentaires, comme le font les Sénégalais.

    Les supermarchés ont du mal à envahir l’Afrique

    La "vague des supermarchés" n’a pas encore réussi à submerger l’Afrique sub-saharienne, comme cela s’est passé dans d’autres coins du monde. Après des dizaines d’années de tentatives, les chaînes de supermarchés ne sont parvenues qu’à conquérir un gros morceau de l’espace de la distribution alimentaire en Afrique du Sud et dans une moindre mesure, dans certains pays voisins. Elles ont obtenu quelques succès dans certains pays d’Afrique du Nord, mais, même là, leur part dans l’ensemble du marché alimentaire reste limitée.

    Tableau 1 : les principales chaînes multinationales de supermarchés présentes en Afrique

    De manière générale, à l’exception de l’Afrique du Sud, les supermarchés n’ont pas réussi à pénétrer profondément les marchés alimentaires africains et ont été relégués à la marge des élites sociales. Ils n’ont pas pu rivaliser avec les marchés populaires si dynamiques, ces marchés qu’on qualifie souvent d’« informels ».

    La grande majorité des Africains continuent à acheter leur nourriture sur les marchés de plein air et dans les petits stands de rue. En-dehors de l’Afrique du Sud et du Kenya, ces marchés locaux et ces petits vendeurs représentent entre 80 et 90 % de la totalité des ventes alimentaires.[6] Même au Kenya, l’un des pays africains où les supermarchés sont les plus développés, les supermarchés ne contrôlent que 5 % des ventes de fruits et légumes frais.[7] En Côte d'Ivoire, cible favorite des supermarchés en Afrique francophone, les supermarchés ne comptent que pour 10 % de la totalité des ventes alimentaires, voire seulement 2 à 3 % selon certaines études.[8]

    En ce qui concerne les plats préparés, les Africains préfèrent de loin acheter chez des vendeurs de rue plutôt que dans la grande distribution. Dans beaucoup de pays africains, la cuisine de rue représente une des meilleures sources d’énergie et de protéines, y compris pour les enfants (voir tableau 2). Au Nigeria, par exemple, les gens comptent sur la cuisine de rue pour plus de la moitié du total de leur apport journalier en protéines.[9]

    Tableau 2 : Contribution de la cuisine de rue à l’apport énergétique journalier d’un adulte dans une sélection de villes et de pays africains [10]

    Ville ou Pays Pourcentage de l’apport énergétique journalier (AEJ) fourni par la cuisine de rue
    Abeokuta, Nigeria 50,3 % AEJ pour les hommes ; 48,3 % AEJ pour les femmes
    Ouagadougou, Burkina Faso 46 % AEJ
    Nairobi, Kenya 27–36 % AEJ pour les hommes ; 13–22 % AEJ pour les femmes
    Ouganda 22,4–25,6 % AEJ
    Bamako, Mali 18,3 % AEJ
    Cotonou, Bénin 40 % AEJ pour les enfants
    Nairobi, Kenya 13,4–22,4 % AEJ pour les enfants
    Bamako, Mali 18,3 % AEJ pour les enfants
    Zones rurales du Kenya 13,5–20,8 % AEJ pour les hommes ; 12,8–17,3 % AEJ pour les femmes

    Même dans un centre urbain tel que Maputo, en Mozambique, où les supermarchés sont nombreux, plus de 90 % des ménages achètent leur nourriture à des petits vendeurs de rue au moins une fois par semaine, et beaucoup de gens le font tous les jours.[11] Il en va de même à Nairobi, l’une des principales cibles urbaines africaines pour les supermarchés en Afrique : plus de 80 % de la nourriture achetée dans la ville provient de petits vendeurs.[12] À Accra, où les supermarchés se multiplient rapidement, une étude récente indique que 73 % des participants préfèrent encore acheter leur nourriture sur les marchés traditionnels, tandis que seuls 8,7 % préfèrent les supermarchés.[13]

    Selon la recherche disponible, ce que les gens achètent principalement au supermarché, ce sont les articles de base en vrac, les aliments transformés et les plats préparés, mais ils le font à intervalle irrégulier, seulement une ou deux fois par mois. La plupart des Africains achètent à manger quotidiennement ou presque et continuent pour cela à s’appuyer sur les petits magasins et les marchés locaux, même en Afrique australe où le taux de pénétration des supermarchés est pourtant assez élevé.[14]

    Comment expliquer cette situation ? Elle s’explique en partie par la proximité des petits magasins et des petits marchés et le fait qu’on peut s’y procurer des petites quantités. C’est un élément essentiel pour des clients qui n’ont qu’un petit budget ou qui ne disposent que rarement d’espaces de rangement et de réfrigération chez eux. Un autre point important, selon les chercheurs, est que les vendeurs locaux acceptent souvent de faire crédit. Mais un autre facteur essentiel reste le prix : les vendeurs et les marchés locaux ont tendance à vendre moins cher que les supermarchés, même en Afrique du Sud, où le secteur du commerce formel est pourtant très développé.

    Une étude menée à Durban, en Afrique du Sud, a montré que le prix moyen des produits dans les supermarchés était de 76 % plus élevé que chez les petits vendeurs. La différence de prix était « particulièrement marquée dans les produits frais ». Sur un panier de 9 articles de base dont des oignons, des tomates et des pommes de terre, les consommateurs payaient entre 112 et 125 % de plus dans un supermarché que chez un petit vendeur.[15]

    Fragilisation des systèmes alimentaires africain

    Photo : Aldelano

    Photo : Aldelano

    L’autre avantage des marchés alimentaires populaires d’Afrique sur les supermarchés réside dans leurs liens avec les petits agriculteurs et les sources de nourriture locales. Dans leur majorité, les supermarchés n’ont ni la capacité ni la volonté de se fournir auprès de ces chaînes d’approvisionnement locales. Ils imposent des normes et des exigences qui ne sont absolument pas en phase avec les petits agriculteurs qui fournissent 80 pour cent de la production alimentaire du continent. Les petites fermes ont tendance à produire des cultures traditionnelles fondées sur des variétés de semences locales, ce qui peut plaire aux consommateurs locaux, mais ne correspond pas à la notion de “qualité” chère aux supermarchés.

    Certains supermarchés ont tenté de développer des chaînes d’approvisionnement locales en faisant travailler les agriculteurs pour eux, conformément à leurs normes. Mais cette approche n’a pas très bien réussi. Mercure International, le partenaire de Casino, a récemment essayé de mettre en place un programme d’approvisionnement local pour sa chaîne de supermarchés Prosuma en Côte d'Ivoire, incluant un contrat détaillé et la fourniture de semences et d’intrants chimiques. Le projet a échoué avec 90 % des participants.[16]  

    Les petites entreprises alimentaires locales ont également beaucoup de mal à se conformer aux diverses normes et exigences des supermarchés, comme l’étiquetage, le conditionnement, les systèmes de paiement différé ou les taxes à payer pour faire parvenir leurs produits jusqu’aux étagères du supermarché.[17] Les supermarchés préfèrent stocker les marques importées des entreprises alimentaires multinationales qu’ils connaissent déjà.

    « Ils nous jugent sur les prix et l’image de marque et ils oublient que nous sommes tout nouveaux. Et on est en concurrence avec les marques mondiales parce que le marché est libéralisé. On est en concurrence avec American Garden, Heinz et des produits du Kenya. Il faut se rappeler que certains de ces produits existent depuis plus de 50 ans, » déplore Dorothy Kimuli, propriétaire de l’entreprise ougandaise qui produit la Kim’s Chilli Sauce.

    L’Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (ACDIC) a effectué une étude des produits stockés sur les étagères des supermarchés, aussi bien étrangers que nationaux, à Yaoundé la capitale du Cameroun. Il en est ressorti que les produits locaux ne représentaient que 2 % du total.[18] Une autre étude concernant les supermarchés ghanéens et étrangers au Ghana a révélé que les produits importés étaient quatre fois plus nombreux que les produits locaux.[19]

    Casino admet que la majorité des produits vendus dans ses supermarchés africains sont importés ; dans son magasin de la République démocratique du Congo, c’est le cas de plus de 80 % des produits. Chose incroyable, le magasin Casino de RDC importe tous ses fruits et légumes frais de France et d’Afrique du Sud ! [20]

    Carrefour est l’un de ces supermarchés qui se targuent de faire de gros efforts pour s’approvisionner localement ; il a aujourd’hui un contrat avec 180 fournisseurs locaux pour son grand hypermarché d’Abidjan. Mais cela ne correspond quand même qu’à 10 % de la totalité de ses ventes.[21]

    Cependant, les supermarchés comprennent que leur dépendance des importations leur complique la tâche s’ils veulent toucher le consommateur africain moyen. Quand on lui a demandé s’il songeait à ouvrir des épiceries discount Netto en Afrique, le PDG de l’enseigne de distribution française les Mousquetaires, a répondu : « Sûrement pas des Netto. Étant donné le poids et le prix des produits importés, une enseigne au positionnement discount ne peut pas rivaliser avec les prix du commerce informel en Afrique. »[22]

    Comment Auchan s’y prend-il donc ? La stratégie d’Auchan pour les supermarchés discount au Sénégal coïncide – et elle en dépend aussi - avec une expansion parallèle des marques d’aliments transformés étrangers en Afrique et avec l’émergence d’un petit nombre de grandes entreprises de transformation alimentaires basées en Afrique. Les magasins discount Atac d’Auchan au Sénégal stockent des aliments transformés de Nestlé en même temps que des produits fournis sous contrat par des entreprises de transformation nationales en plein essor comme Patisen, Saprolait, Finamark et Kirène. (Voir encadré : les “paniers alimentaires ” d’Auchan). Pour la volaille, Auchan négocie avec Sedima, le plus gros producteur de volaille du pays, malgré les rumeurs accusant Sedima d’être derrière la récente décision gouvernementale de lever les barrières douanières sur les importations de poulet congelé.[23]

     

    Quand des supermarchés comme Auchan parlent de chaînes d’approvisionnement locales en Afrique, ils font référence en réalité à une simple transplantation des chaînes qu’ils ont développées dans d’autres pays avec les grandes entreprises alimentaires multinationales qui sont leurs partenaires. Pour eux, les systèmes et les réseaux de distribution existants qui répondent actuellement aux besoins alimentaires des Africains n’ont guère d’intérêt. Il suffit de voir la réaction du responsable des opérations africaines du distributeur français Système U, quand on lui pose la question de la dépendance de l’entreprise aux importations : « L'approvisionnement local se développe dans certains pays africains, mais la production agroalimentaire sur place reste très insuffisante, malgré l'implantation de quelques usines de multinationales, » indique-t-il.[24]

    Faire évoluer les régimes alimentaires vers les aliments hautement transformés

    Photo : ReutersPhoto : Reuters

     

    Il est bien connu que les supermarchés encouragent la consommation d’aliments “ultra-transformés”, ces produits conditionnés comme les boissons gazeuses et les biscuits à forte teneur en sel, sucre et huile végétale.[25] On sait aussi que la consommation de ces produits est la cause de nombreux problèmes sanitaires, tout particulièrement l’augmentation des taux d’obésité et de diabète de type 2 qui touche aujourd’hui une grande partie de la planète.[26] L’Afrique a été moins affectée par ces problèmes parce que les aliments et les régimes traditionnels perdurent et qu’on y consomme moins d’aliments hautement transformés. Dans l’ensemble, les modèles diététiques en Afrique sont plus sains qu’en Amérique du Nord, en Europe et dans les autres parties du monde où les supermarchés exercent un degré de contrôle important sur les ventes alimentaires dans le commerce de détail.[27]

    Mais tout cela est en train de changer et au fur et à mesure que les supermarchés et les entreprises alimentaires multinationales se déploient sur tout le continent, les Africains consomment de plus en plus de ces dangereux aliments transformés.

    L’expérience vécue par l’Afrique du Sud avec les supermarchés devrait servir de mise en garde à tous les autres pays africains. L’expansion des supermarchés en Afrique du Sud a commencé dans les années 1990. Aujourd’hui, les supermarchés y contrôlent entre 50 et 60 % des ventes alimentaires de détail, soit de loin le chiffre le plus élevé de toute l’Afrique. Pour les chercheurs, c’est la croissance des supermarchés qui a préparé le terrain à la consommation d’aliments ultra-transformés, comme les boissons gazeuses et les biscuits, qui se poursuit depuis quelques dizaines d’années. La consommation par tête d’habitant d’aliments conditionnés et de boissons gazeuses a augmenté de plus de 50 % durant cette période, et le Sud-Africain moyen ne peut plus se permettre un régime à base d’aliments sains, comme les fruits et légumes frais.[28]

    Il semble que les supermarchés soient déjà en train de provoquer des conséquences similaires tandis qu’ils se multiplient dans d’autres régions d’Afrique. Une étude récente sur les consommateurs ghanéens a montré que l’un des facteurs décisifs qui poussent les gens à faire leurs courses au supermarché était l’accès à un prix raisonnable aux aliments transformés, qui sont au cœur des ventes des supermarchés. L’auteur de l’étude émet un avertissement : les supermarchés encouragent les changements diététiques en faisant préférer les aliments transformés à forte teneur en graisses aux fruits et légumes frais.[29] De même, selon les chercheurs, inquiets de l’augmentation des taux d’obésité et de diabète de type 2 au Kenya causée par la consommation accrue d’aliments hautement transformés, c’est la « supermarchandisation » des systèmes alimentaires du pays qui est à blâmer.[30]

    Les « paniers alimentaires » d'Auchan

    Les paniers alimentaires familiaux, dont Auchan fait la promotion à des prix discount dans ses magasins Atac au Sénégal, sont entièrement composés de produits transformés et d’aliments secs provenant de multinationales et de grandes entreprises alimentaires sénégalaises. Le panier « Classique simple » contient un sac de riz thai cassé de la marque Royal Umbrella (qui vient du groupe thaïlandais Charoen Pokphand), un litre d’huile végétale (du groupe français Avril), une boîte d’un kilo de sucre en morceaux (du groupe Mimran qui appartient à une famille française), un bocal de Nescafé (Nestlé) et deux sacs de lait en poudre (encore Nestlé). Avec le panier « Classique Plus », les clients ont droit en plus à une boîte de chocolat en poudre (de Cadbury Schweppes) et 60 cubes de bouillon Maggi (Nestlé) ainsi qu’à un pot de pâte à tartiner de Patisen, une multinationale alimentaire basée au Sénégal et une boîte de concentré de tomate de la marque SOCAS, une société franco-sénégalaise qui est le premier transformateur de tomates du pays. Le panier « Classique Plus » contient aussi un sac de 5 kilos d’oignons, l’unique légume frais de tous les paniers alimentaires.

    Pour en savoir plus : https://afrimarket.sn/auchan.html

    Politique de la porte ouverte pour les supermarchés, répression policière pour les petits vendeurs

    Les agriculteurs, les pêcheurs, les petits éleveurs, les ouvriers agricoles, les petits vendeurs et transformateurs de produits alimentaires qui fournissent au continent la majeure partie de son alimentation, méritent des applaudissements. Malgré tous les obstacles rencontrés dans un contexte de pauvreté structurelle profonde, ils fournissent aux Africains des régimes qui sont parmi les plus sains de la planète. Les systèmes alimentaires qu’ils ont bâtis et conservés constituent également les principales sources d’emploi et de subsistance du continent, en particulier pour les femmes. Et ceci est valable aussi pour les zones urbaines. Ainsi, à Nairobi, la première activité génératrice de revenu pour les femmes des communautés pauvres est la vente de fruits et légumes.[31]

    Malgré le rôle essentiel joué par les systèmes alimentaires populaires pour procurer aux Africains nourriture et moyens de subsistance, ceux-ci font constamment l’objet d’attaques de la part des gouvernements.

    « Alors que je me dépêche de sortir de la ville, les gars de l’Autorité municipale de Kampala [Kampala Capital City Authority] m’arrivent par derrière ; l’un d’eux me pousse si fort que je trébuche un peu et lâche un mscheew [juron]! Kumbe, [entre temps] ils s’attaquent aux vendeurs, renversent un jiko [poêle au charbon de bois] jettent le charbon et quelques gonja rôties [bananes plantain] par terre, renversent des haricots et des pois par ci par là, renversent les pâtisseries et les et les mandazi [donuts] de quelqu’un, cheei, ça court de tous les côtés chez les vendeurs, ils ont vraiment semé la pagaille, ces mauvais hommes… Je me précipite devant eux et je commence à avertir tous les vendeurs en vue que les méchants arrivent. Wueh, il fallait voir comme ces vendeurs sont bien préparés, ils s’éparpillent en l’espace de quelques secondes après avoir ramassé leurs marchandises ! Et le sourire sur mon visage tandis que j’en avertissais de plus en plus ! C’était mon devoir envers la nation ! »

    Publié sur Facebook par Juliet Nabwire de Kampala, en Ouganda (2 mars 2018) [32]

    Des employés des autorités de la capitale de Kampala chassent un vendeur de rue du centre-ville le 25 octobre 2018, au cours d’une expédition de répression où 20 vendeurs de cuisine de rue ont été arrêtés et ont vu leur propriété détruite ou confisquée.

    Des employés des autorités de la capitale de Kampala chassent un vendeur de rue du centre-ville le 25 octobre 2018, au cours d’une expédition de répression où 20 vendeurs de cuisine de rue ont été arrêtés et ont vu leur propriété détruite ou confisquée.

    Dans toute l’Afrique, dans les grandes villes comme Kampala, en Ouganda, les petits vendeurs de rue font face à une persécution toujours plus sévère pour vendre leurs produits dans les rues de la ville ou dans les quartiers d’affaires. Les autorités de Kampala affirment qu’elles ne font qu’essayer de réduire « le chaos et la congestion » et qu’elles vont proposer aux marchands des « espaces alternatifs organisés » situés hors des quartiers du centre. Mais les espaces alternatifs proposés chargent des prix élevés et sont trop éloignés des consommateurs ; les marchands n’ont donc guère d’autre choix que de retourner dans le centre, où ils sont constamment harcelés par la police de Kampala.[33]

    Nairobi et Lagos ont aussi mis en application des interdictions similaires concernant les vendeurs “informels” au sein des principaux quartiers commerciaux et ont essayé de reléguer les marchands de la ville dans des zones alternatives – Nairobi par toute une série de mesures au cours des 15 dernières années, et Lagos en 2016 en imposant de manière soudaine une interdiction totale de vendre dans la rue. De son côté, Accra a lancé un « exercice de décongestion » cette année pour se débarrasser des petits marchands dans les rues et sur les trottoirs du centre-ville.[34] Dans ces villes, les marchands de nourriture se retrouvent donc dans la même position : ils sont obligés de travailler de manière illégale, sous la menace constante du harcèlement policier.[35]

    Et pourtant, alors que les petits vendeurs de nourriture en Afrique doivent s’adapter à un nombre croissant de lois et de règlements, peu d’obstacles sérieux viennent entraver l’expansion des supermarchés sur le continent.

    Des décennies de programmes d’ajustements structurels, imposés par les banques de développement international et les bailleurs de fonds étrangers, ont laissé leur trace : il y a moins de restrictions légales sur les investissements étrangers dans les pays d’Afrique sub-saharienne que dans n’importe quelle autre région.[36] Une étude récente de la Banque mondiale concernant 24 pays d’Afrique sub-saharienne révèle que plus de la moitié n’ont que très peu, voire pas du tout, de restrictions sur les investissements étrangers, notamment dans la grande distribution.[37] Les lois relatives au contenu et à l’approvisionnement locaux qui existent dans d’autres parties du monde sont absentes en Afrique ou ne sont pas appliquées. Il n’y a quasiment pas de protections légales pour les entreprises alimentaires locales qui vendent aux puissants distributeurs multinationaux. En Ouganda par exemple, quand les deux grands distributeurs kenyans Nakumatt et Uchumi se sont effondrés en 2017 et 2018, ils avaient plus de 180 millions de dollars de dettes ; leurs petits fournisseurs ougandais se sont retrouvés sans aucun recours juridique pour récupérer les sommes qui leur étaient dues.[38]

    Au Sénégal, où la législation nationale est très mal équipée pour faire face à l’agressivité de l’expansion des distributeurs européens, le Conseil des ministres du pays a accepté d’adopter un décret pour réguler les supermarchés, le 1er août 2018. Mais les mouvements sociaux sont sceptiques : le décret avait été préparé à huis clos un mois plus tôt et à la mi-septembre le gouvernement refusait encore de rendre public le texte du décret.[39]

    Les mouvements sociaux sénégalais indiquent également que leur gouvernement a récemment signé avec l’Union européenne un Accord de partenariat économique (APE) qui fait le jeu de la grande distribution européenne. L’accord, qui implique plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, force le Sénégal à faire tomber graduellement toutes les barrières pour permettre l’entrée des produits alimentaires européens bon marché et subventionnés qui dominent les étagères des distributeurs européens.[40] Ce genre d’APE avec l’UE  n’est que l’un des nombreux accords de libéralisation bilatéraux et multilatéraux ou des accords régionaux qui accablent les pays africains, les obligeant à ouvrir leurs frontières aux importations de nourriture et facilitant pour les supermarchés l’expansion de leur chaînes d’approvisionnement dans de nouveaux territoires.

    La création en 2008 de la zone de libre-échange de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a ainsi permis au géant sud-africain des supermarchés Shoprite de s’étendre hors du territoire national. La chaîne a aujourd’hui 308 épiceries sur le continent en dehors de l’Afrique du Sud, dont 90 pour cent se trouvent dans des pays de la SADC.[41] En 2009, l’année où la zone de commerce de la SADC a pris effet, les tarifs préférentiels de la SADC ont fait économiser à Shoprite une somme estimée à 12 millions de dollars sur les livraisons de produits sud-africains aux magasins Shoprite installés dans les autres pays de la SADC.[42]

    Dehors, les supermarchés !

    Manifestation des membres du collectif « Auchan dégage » à Dakar, en 2018. Photo : Dave Design

    Manifestation des membres du collectif « Auchan dégage » à Dakar, en 2018. Photo : Dave Design

    Il serait dangereux de présumer que le taux de pénétration, actuellement assez peu important, des supermarchés dans les systèmes alimentaires africains signifie qu’ils n’ont pas l’intention de s’étendre sur le continent ou qu’ils vont se contenter de servir les 10 % de consommateurs africains qui peuvent se permettre d’acheter des importations de luxe dans des centres commerciaux clinquants. Certaines des plus grandes chaînes de supermarchés, et les multinationales alimentaires qui sont leurs fournisseurs, ciblent de plus en plus les populations urbaines pauvres d’Afrique dans leurs prévisions de croissance, comme on le voit clairement avec Auchan au Sénégal.

    Laurent Leclerc, directeur d’Auchan Sénégal, est convaincu que les supermarchés multinationaux comme le sien vont bientôt remplacer les petits vendeurs pour fournir l’essentiel de l’alimentation en Afrique. « Le boutiquier, dit-il, aura toujours sa place pour vendre le service de dépannage pour l’ensemble des clients qui vont descendre de chez eux en disant il me manque un produit pour faire un plat du soir, ma bouteille de gaz, etc. »[43]  Mais selon lui, les supermarchés auront bientôt la mainmise sur l’organisation de la distribution alimentaire dans tout le continent.

    Il est important que les Africains réalisent que leurs systèmes alimentaires sont menacés. Quand les supermarchés se répandent dans de nouveaux pays, ils détruisent les systèmes alimentaires, en ruinant les petits marchands et les petits transformateurs alimentaires et en brisant les liens que les petits producteurs, les éleveurs et les pêcheurs ont tissés avec les marchés urbains. Ils mettent à mal les cultures alimentaires locales, encourageant les gens à préférer aux aliments traditionnels à base d’ingrédients entiers des aliments hautement transformés avec leurs calories vides. Certes ils ont de quoi attirer les clients avec des produits d’appel, mais à long terme ils sont plus chers que les marchés de plein air et les stands de rue, ce qui fait que les gens ont plus difficilement accès à une nourriture saine.

    C’est ce que les promoteurs des supermarchés appellent le « développement » et la « modernisation » des systèmes alimentaires. Ils soutiennent qu’ils ne font qu’utiliser le marché libre pour aider les gens à faire face à la cherté de la vie.[44] Mais en réalité les gouvernements africains ont le choix. Ils peuvent laisser les grandes chaînes de supermarchés mondiales exploiter leurs avantages politiques, juridiques et économiques pour prendre la main sur les systèmes alimentaires locaux ou bien prendre des mesures simples pour protéger les systèmes alimentaires locaux et leur permettre de prospérer.

    Ils pourraient commencer par établir des tarifs douaniers pour protéger les producteurs et les transformateurs locaux contre le dumping d’importations de denrées subventionnées et de piètre qualité. Prenons le cas des produits laitiers. Suite à la suppression des quotas laitiers par l’UE, et à la baisse générale de la consommation de lait en Europe, les entreprises laitières européennes déversent leur excédent de production en Afrique, principalement sous la forme de lait en poudre qui est ensuite reconstitué avec des graisses végétales.[45] Les exportations européennes de lait en poudre en Afrique ont triplé depuis 2009, provoquant des effets dévastateurs pour les producteurs locaux.

    « Il y a un véritable dumping du lait européen sur le marché africain » dénonce Adama Diallo, le président de l’Union nationale des mini-laiteries et Producteurs de Lait local au Burkina Faso (UMPL-B). [46]

    Centre commercial à Kampala, 2018. Les supermarchés multinationaux ont tendance à ouvrir des centres commerciaux en Afrique en même temps que se développent les restaurants multinationaux de type restauration rapide comme KFC.

    Centre commercial à Kampala, 2018. Les supermarchés multinationaux ont tendance à ouvrir des centres commerciaux en Afrique en même temps que se développent les restaurants multinationaux de type restauration rapide comme KFC.

    La situation est particulièrement désespérée pour les producteurs laitiers locaux d’Afrique de l’ouest, où les membres de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (ECOWAS) ont un accord avec l’Europe pour maintenir les tarifs relatifs aux importations de lait en poudre sous la barre des 5 %. Et la situation va encore empirer quand l’APE avec l’Europe signé par ces pays prendra effet et que les tarifs seront réduits à zéro.

    Comme l’a montré l’expérience du Kenya, des tarifs forts sont nécessaires pour protéger les producteurs et les marchands africains de produits laitiers contre le dumping du lait en poudre. Avec de tels tarifs, la production locale peut se développer et fournir aux consommateurs urbains des produits sûrs, nourrissants et de bien meilleure qualité que les produits imposés à l’Afrique par les multinationales.[47] Le même argument s’applique à d’autres aliments, comme la viande et les céréales. Le cas de la volaille en Côte d'Ivoire offre un autre exemple du rôle décisif joué par les tarifs douaniers quand il s’agit de soutenir la production et l’approvisionnement locaux.[48]

    Les gouvernements africains doivent aussi cesser de harceler le secteur soi-disant « informel ». Les petits marchands, qui sont surtout des femmes, ont besoin d’être respectés et soutenus pour le travail qu’ils accomplissent : ils procurent aux gens une nourriture de qualité et garantissent la subsistance des petits producteurs africains. ll est encourageant de voir que dans certaines villes, les femmes qui vendent dans la rue s’organisent pour lutter contre la répression gouvernementale. En juillet 2018, à Madina, dans la banlieue d’Accra, 2 000 femmes vendeuses ont refusé de se soumettre à un ordre d’éviction, disant qu’elles ne quitteraient pas les lieux qu’elles occupaient, tant que le conseil municipal ne leur aurait pas fourni un nouvel espace de travail plus sûr qui soit accessible à leurs clients. Après des mois de campagne, le conseil municipal a finalement accepté de leur fournir un nouvel espace avec toilettes, éclairage public, stockage, un bureau, un poste de sécurité et une crèche.

    Les Africains vont devoir pousser leurs gouvernements dans cette direction. Le mouvement sénégalais Auchan dégage est une source d’inspiration. Il illustre la façon dont les petits vendeurs, les producteurs et les consommateurs urbains peuvent s’unir pour défendre les systèmes alimentaires locaux et lutter contre l’expansion des supermarchés et des multinationales de l’alimentation. Comme on le voit, ce genre de campagne implique d’engager des actions directes ciblant les supermarchés et soutenant les aliments locaux, mais aussi d’être en lien avec des mouvements plus larges contre les APE et les autres forces structurelles qui perpétuent la domination coloniale en Afrique.


    [1]   "Marché Gueule Tapée : « le Maire Va Passer Sur Nos Cadavres Si… »," Sen360 : 5 juillet 2018 : https://news.sen360.sn/societe/marche-gueule-tapee-le-maire-va-passer-sur-nos-cadavres-si-1081395.html

    [2]    "Contre la colonisation du marché sénégalais: «Auchan dégage» lancé par les commerçants de Castors," Senxibaar, 26 juin 2018 : http://www.senxibaar.com/actualite/contre-monopolisation-marche-senegalais-auchan-degage-lance-commercants-de-castors/

    [3]     Olivier Liffran, "Sénégal : Auchan accusé de nuire au petit commerce," Jeune Afrique, 4 juillet 2018 : http://www.jeuneafrique.com/588593/economie/senegal-auchan-accuse-de-nuire-au-petit-commerce/

    [4]      "Spécial Afrique : entretien avec Gilles Blin, directeur alimentaire de Mercure International, affilié Casino et U," Linéaires, 3 février 2016 : http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Special-Afrique-entretien-avec-Gilles-Blin-directeur-alimentaire-de-Mercure-International-affilie-Casino-et-U-47970

    [5]                Bintou Bathily, "Afrique subsaharienne : quand Auchan se mesure aux petits marchands," Jeune Afrique, 2 juillet 2015 : http://www.jeuneafrique.com/mag/241295/economie/afrique-subsaharienne-quand-auchan-se-mesure-aux-petits-marchands/

    [6]    AT Kearny, "Retail in Africa, Still the Next big thing," 2015 : https://www.atkearney.com/documents/10192/6437503/Retail+in+Africa.pdf/b038891c-0e81-4379-89bb-b69fb9077425

    [7]     Hungry Cities, "The Urban Food System of Nairobi, Kenya," Report No. 6, 2017 : http://hungrycities.net/wp-content/uploads/2017/11/HC6.pdf

    [8]         Marie-José Neveu Tafforeau, "Grande distribution : quelles opportunités pour les filières agroalimentaires locales ? Enquête en Côte d’Ivoire," FARM, mars 2017 : http://www.fondation-farm.org/zoe/doc/notefarm10_grdedistri_mars2017.pdf

    [9]     Nelia Patricia Steyn, "Nutritional contribution of street foods to the diet of people in developing countries: a systematic review," Journal of Public Health Nutrition, 17 (6): 2013: https://www.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/2B44AB4E6EF5D992DAD8AEE39B5E5F0F/S1368980013001158a.pdf/nutritional_contribution_of_street_foods_to_the_diet_of_people_in_developing_countries_a_systematic_review.pdf

    [10]              https://www.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/2B44AB4E6EF5D992DAD8AEE39B5E5F0F/S1368980013001158a.pdf/nutritional_contribution_of_street_foods_to_the_diet_of_people_in_developing_countries_a_systematic_review.pdf

    [11]              Hungry Cities, "The Urban Food System of Nairobi, Kenya," Report No. 6, 2017: http://hungrycities.net/wp-content/uploads/2017/11/HC6.pdf

    [12]              Hungry Cities, "The Urban Food System of Nairobi, Kenya," Report No. 6, 2017: http://hungrycities.net/wp-content/uploads/2017/11/HC6.pdf

    [13]              Alexandra Therien, “The Impact of the Rise of Supermarkets on Household Urban Food Security: A Case Study of Accra, Ghana,” Thesis presented to The University of Guelph, janvier 2017:https://atrium.lib.uoguelph.ca/xmlui/bitstream/handle/10214/10248/Therien_Alexandra_201702_MA.pdf?sequence=1

    [14]              Voir African Food Security Urban Network (AFSUN): https://www.afsun.org/

    [15]      C. Skinner and G. Haysom, "The informal sector’s role in food security: A missing link in policy debates? Working Paper 44. Cape Town: PLAAS, UWC and Centre of Excellence on Food Security, 2016: http://www.plaas.org.za/sites/default/files/publications-pdf/WP44%20SkinnerHaysom.pdf

    [16]      Marie-José Neveu Tafforeau, "Grande distribution : quelles opportunités pour les filières agroalimentaires locales ? Enquête en Côte d’Ivoire," FARM, mars 2017 : http://www.fondation-farm.org/zoe/doc/notefarm10_grdedistri_mars2017.pdf

    [17]   Voir par exemple Reena das Nair, "How SA's big supermarket chains keep out small suppliers," 3 février 2017 : https://www.fin24.com/Opinion/how-sas-big-supermarket-chains-keep-out-small-suppliers-20170203

    [18]  Omer Mbadi, "Cameroun : face à Carrefour, les supermarchés fourbissent leurs armes," Jeune Afrique, 19 juillet 2017 : http://www.jeuneafrique.com/mag/455320/economie/cameroun-face-a-carrefour-supermarches-fourbissent-leurs-armes/

    [19]    USDA GAIN Report, "Ghana", 22 mai 2017 : https://www.pma.com/~/media/pma-files/retail-foods-report-_accra_ghana_5222017.pdf?la=en

    [20] Julien Clémençot, "Distribution : MIM, de l’ambition en rayon pour l’Afrique de l’Ouest, Jeune Afrique, 7 mars 2012 : http://www.jeuneafrique.com/142721/economie/distribution-mim-de-l-ambition-en-rayon-pour-l-afrique-de-l-ouest/

    [21]     Marie-José Neveu Tafforeau , "Grande distribution : quelles opportunités pour les filières agroalimentaires locales ? Enquête en Côte d’Ivoire," FARM, mars 2017: http://www.fondation-farm.org/zoe/doc/notefarm10_grdedistri_mars2017.pdf ; "Quand Carrefour aide les filières locales," Les Échos, 22 décembre 2015 : https://www.lesechos.fr/21/12/2015/LesEchos/22091-067-ECH_quand-carrefour-aide-les-filieres-locales.htm#I3OycdOKloZBwl5X.99

    [22]  "Thierry Vetter, directeur général de Geprocor, filiale export des Mousquetaires", Les Linéaires, 5 février 2016 : http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Special-Afrique-Thierry-Vetter-directeur-general-de-Geprocor-filiale-export-des-Mousquetaires-47994

    [23]   Bintou Bathily, "Afrique subsaharienne : quand Auchan se mesure aux petits marchands," Jeune Afrique, 2 juillet 2015 : http://www.jeuneafrique.com/mag/241295/economie/afrique-subsaharienne-quand-auchan-se-mesure-aux-petits-marchands/  

    [24]    " Yves Petitpas, président de U Export, en charge des magasins U dans les Dom-Tom et à l'étranger," Les Linéaires, 4 février 2016: http://www.lineaires.com/LA-DISTRIBUTION/Les-actus/Special-Afrique-Yves-Petitpas-president-de-U-Export-en-charge-des-magasins-U-dans-les-Dom-Tom-et-a-l-etranger-47975

    [25]              Voir par exemple PP Machado et al., "Price and convenience: The influence of supermarkets on consumption of ultra-processed foods and beverages in Brazil," Journal of Appetite, septembre 2017 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28526478

    [26]   Voir le rapport d’enquête du New York Times, "How Big Business Got Brazil Hooked on Junk Food," 16 septembre 2017 : https://www.nytimes.com/interactive/2017/09/16/health/brazil-obesity-nestle.html

    [27]   Fumiaki Imamura, Renata Micha, Shahab Khatibzadeh, Saman Fahimi, Peilin Shi, John Powles, Dariush Mozaffarian, "Dietary quality among men and women in 187 countries in 1990 and 2010: a systematic assessment", Lancet Glob Health 2015;3: e132–42: https://www.thelancet.com/action/showPdf?pii=S2214-109X%2814%2970381-X

    [28]    Lisa-Claire Ronquest-Ross, Nick Vink, Gunnar O. Sigge, "Food consumption changes in South Africa since 1994,"  S Afr J Sci. 2015;111(9/10), Art. #2014-0354: http://dx.doi.org/10.17159/sajs.2015/20140354

    [29]     Alexandra Therien, "The Impact of the Rise of Supermarkets on Household Urban Food Security: A Case Study of Accra, Ghana", Thesis presented to the University of Guelph, janvier 2017: https://atrium.lib.uoguelph.ca/xmlui/bitstream/handle/10214/10248/Therien_Alexandra_201702_MA.pdf?sequence=1

    [30]    Kate Lyons, "Supermarkets are creating an obesity crisis in African countries, experts warn," Guardian, 3 octobre 2017 : https://www.theguardian.com/global-development/2017/oct/03/supermarkets-creating-obesity-crisis-african-countries-experts-warn-middle-class-malnutrition?CMP=twt_gu

    [31]   C. Skinner and G. Haysom, "The informal sector’s role in food security: A missing link in policy debates? Working Paper 44. Cape Town: PLAAS, UWC and Centre of Excellence on Food Security, 2016: http://www.plaas.org.za/sites/default/files/publications-pdf/WP44%20SkinnerHaysom.pdf

    [32]              L’original a été légèrement modifié pour rendre la langue plus facilement compréhensible à une audience internationale.

    [33]  Amos Ngwomoya, "Minister Kamya wants vendors off city streets in 2 months," Daliy Monitor, 2 octobre 2016 : http://www.monitor.co.ug/News/National/Minister-Kamya-wants-vendors-off-city-streets-months/688334-3401414-hlo74v/index.html

    [34]     Nellie Peyton, "Ghana's market women score win against forced eviction," Reuters, 20 septembre 2018 : http://www.thisisplace.org/i/?id=560a9056-ea46-4a87-b4ca-d343dd47932c

    [35]   Hungry Cities, "The Urban Food System of Nairobi, Kenya," Report No. 6, 2017: http://hungrycities.net/wp-content/uploads/2017/11/HC6.pdf; Emmanuel Akinwotu, "From hawkers to criminals: how the Lagos ban on street selling hurts the city," Guardian 3 août 2016 : https://www.theguardian.com/cities/2016/aug/03/hawkers-criminals-lagos-ban-street-selling

    [36]    World Bank, "Investing Across Borders," 2010: http://iab.worldbank.org/~/media/FPDKM/IAB/Documents/Overview-IAB.pdf

    [37]  World Bank, "Starting a Foreign Investment Across Sectors," November 2013L http://iab.worldbank.org/~/media/FPDKM/IAB/Documents/FDI-Starting-a-Foreign-Investment.pdf

    [38]              "Allan Olingo, What next for troubled Uchumi and Nakumatt?", The East African, 22 septembre 2017 : http://www.theeastafrican.co.ke/business/What-next-for-troubled-Uchumi-and-Nakumatt/2560-4107908-105g73z/index.html

    [39]              FRAPP, "Transformons « Auchan dégage », « Non au APE », « France dégage » en vote contre le système et Macky (communiqué)", 12 septembre 2018 : https://www.impact.sn/Transformons-Auchan-degage--Non-au-APE--France-degage-en-vote-contre-le-systeme-et-Macky-communique_a10768.html

    [40]              FRAPP, "Transformons « Auchan dégage », « Non au APE », « France dégage » en vote contre le système et Macky (communiqué)", 12 septembre 2018 : https://www.impact.sn/Transformons-Auchan-degage--Non-au-APE--France-degage-en-vote-contre-le-systeme-et-Macky-communique_a10768.html

    [41]  Shoprite Business Overview: https://www.shopriteholdings.co.za/content/dam/MediaPortal/LatestIntegrateReport/IR2017/3_5932_Shoprite_IR_2017E_Distribution_Of_Operations_%26_The_Group.pdf . Voir aussi GRAIN, "Les habits neufs du colonialisme : les accords de partenariat économique entre l’UE et l’Afrique," 21 août 2017 : https://www.grain.org/article/entries/5778-les-habits-neufs-du-colonialisme-les-accords-de-partenariat-economique-entre-l-ue-et-l-afrique

    [42]    Nick Charalambides, "What Shoprite and Woolworths can teach us about Non-Tariff Barriers in Southern and Eastern Africa," South African Institute of International Affairs, octobre 2013 : https://www.researchgate.net/publication/272151268_What_Shoprite_and_Woolworths_can_teach_us_about_Non_Tariff_Barriers_in_Southern_and_Eastern_Africa

    [43]   "Laurent Leclerc, Directeur d'Auchan Sénégal " On dérange les commerçants mais..."' Senpresse, 15 juillet 2018 : http://senpresse.com/societe/103-societe/2769-laurent-leclerc-directeur-d-auchan-senegal-on-derange-les-commercants-mais

    [44]  Kamagaté Issouf, "Lutte contre la cherté de la vie : Des supermarchés dans la mouvance," Fratmat, 4 novembre 2016 : https://www.fratmat.info/index.php/economie/item/35251-lutte-contre-la-cherte-de-la-vie-des-supermarches-dans-la-mouvance

    [45]   "Cécile Barbière, "Au Sénégal, la production laitière cherche sa voie," EURACTIV, 27 septembre 2018 : https://www.bilaterals.org/?au-senegal-la-production-laitiere&lang=en

    [46] Cécile Barbière, "Comment l’UE exporte sa crise du lait vers l’Afrique, EURACTIV, 1er mars 2018 : https://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/comment-lue-exporte-sa-crise-du-lait-vers-lafrique/

    [47]       GRAIN, "La grande arnaque du lait", 16 décembre 2011, https://www.grain.org/article/entries/4435-la-grande-arnaque-du-lait

    [48]   Voir l’article "Poulet ivoirien : la filière se remplume," France Info, 1er mai 2018: https://www.francetvinfo.fr/sante/alimentation/poulet-ivoirien-la-filiere-se-remplume_2732591.html


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  • https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-10-chiffres-montrent-monde-va-crouler-sous-dechets-

    Céline DELUZARCHE journaliste

    Affolant ! 70 % de déchets en plus d'ici 30 ans : c'est le cri d'alerte lancé par la Banque mondiale dans son dernier rapport. Cette hausse est d'autant plus alarmante qu'elle se produira en grande partie dans les pays en développement, où les déchets sont souvent mal pris en charge et sources de pollution. Voici 10 graphiques pour tout comprendre de la crise des ordures qui s'annonce.

    Emballages, nourriture périmée, vieux vêtements et appareils obsolètes... Plus nous consommons, plus nous générons de déchets. Cela n'est pas sans conséquence sur notre santé, ni sur l'environnement, car si ces milliards de tonnes d'ordures sont relativement bien gérées dans les pays riches, elles finissent le plus souvent dans des décharges à ciel ouvert dans les pays qui n'ont pas les capacités de les collecter et les traiter. La Banque mondiale lance un appel pour réagir.

    3,4 milliards de tonnes de déchets par an en 2050

    La production annuelle de déchets municipaux (déchets ménagers et autres déchets pris en charge par une commune ou une collectivité territoriale) dépasse déjà les 2 milliards de tonnes par an. En raison de l'urbanisation rapide, de l'augmentation du niveau de vie et de la croissance démographique, ce volume risque d'augmenter de 70 % pour atteindre les 3,4 milliards de tonnes en 2050, d'après la Banque mondiale. En Afrique subsaharienne, les pays devront même faire face à un triplement de la masse des déchets, avec plus de 516 millions de tonnes contre 174 aujourd'hui. Une catastrophe, d'autant plus que ces pays disposent de peu d'infrastructures pour gérer cet afflux.

    0,74 kg de déchets par jour pour chaque habitant de la planète

    Chaque habitant produit en moyenne 0,74 kg de déchets par jour. Un chiffre qui cache de fortes disparités, de 0,11 kg au Lesotho à 4,50 kg aux Bermudes. Ces écarts sont fortement liés au niveau de développement : plus le niveau de vie est élevé, plus la population consomme des produits préparés, générant plus d'emballages à jeter. Bien qu'ils ne représentent que 16 % de la population mondiale, les pays développés génèrent ainsi 34 % de déchets de la planète. Cette production progresse aussi avec l'urbanisation.

    44 % de déchets organiques

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  •    Manger cinq fruits et légumes par jour, d'accord. Encore faut-il le pouvoir. Car d'après une nouvelle étude de l'université de Guelph au Canada, les mauvaises habitudes des consommateurs ne sont pas les seules en cause. Explications...

     Par Céline DELUZARCHE:

    Diplômée de l'Institut Français de Presse en 2004, Céline a créé et alimenté la rubrique Science sur le site L'Internaute jusqu'en 2007 avant de travailler pour la rubrique Business du Journal du Net. Sa passion : parcourir inlassablement le Web à la recherche d'infos passionnantes qui expliquent le monde d'aujourd'hui et préfigurent celui de demain. Technologie, environnement, santé : chaque jour nous prouve que ce qui semblait hier impossible se réalise. Quand elle sort de sa bulle Internet, c'est pour se balader dans sa ville adorée de Strasbourg, ou pour passer des nuits blanches devant des (excellentes) séries TV d'anticipation ou de politique, avec un faible avoué pour les productions nordiques et britanniques.

    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/agriculture-alimentation-mondiale-vers-enorme-penurie-fruits-legumes-

    L'agriculture mondiale produit aujourd'hui l'équivalent de 2.750 calories par personne et par jour, largement de quoi nourrir tous les habitants de la planète. Même en prenant en compte 20 % de nourriture gaspillée au cours de la chaîne d'approvisionnement, on arrive à 2.200 calories, ce qui reste en théorie amplement suffisant. Le problème, c'est que cette production est complètement déséquilibrée par rapport aux besoins alimentaires. L'agriculture produit ainsi l'équivalent de douze parts quotidiennes de céréales, cinq parts de fruits et légumes, quatre parts de sucre, trois parts d'huiles végétales et graisses, trois parts de protéines et une part de produits laitiers. Les besoins alimentaires recommandés par le référentiel de l'université de Harvard sont eux de huit parts de céréales, quinze parts de fruits et légumes, zéro de sucre, une part d'huiles végétales et graisses, cinq parts de protéines et une part de produits laitiers (voir graphique).

     
    L’agriculture mondiale est largement déséquilibrée : elle produit ainsi trois fois moins de fruits et légumes que ce qu’il faudrait pour alimenter les sept milliards d’humains selon les recommandations nutritionnelles. © Céline Deluzarche, Futura, d’après Krishna Bahadur KC et al., PLOSOne, 2018

    Alors que les fruits et légumes devraient compter pour 50 % de notre alimentation, ils ne représentent que 8,6 % des terres agricoles ! Et encore, lorsque l'on parle de légumes, il s'agit à 40 % de tubercules, comme la pomme de terre ou le manioc. Autrement dit, encore des féculents qui viennent s'ajouter nutritionnellement parlant aux féculents déjà en surplus.

    Les céréales et l’élevage massivement subventionnés

    Pourquoi un tel décalage ? « Les aliments riches en carbohydrates, comme les céréales, sont relativement faciles à cultiver et nutritifs, ils ont donc été massivement encouragés pour atteindre l'indépendance alimentaire », explique Krishna Bahadur KC, l'auteur principal de l'étude. En France, un éleveur bovin touche en moyenne 46.105 euros par an et un exploitant de grandes cultures (blé, maïs...) 34.872 euros de subventions, soit respectivement 39 % et 15 % de leur exercice selon les statistiques 2016 du ministère de l'Agriculture. Un maraîcher touche lui à peine 9.559 euros soit 4 % de son exercice. De plus, les céréales concentrent la plus grosse partie des recherches scientifiques et agronomiques au détriment des fruits et légumes, délaissés par leschercheurs.

    Le bœuf contre la carotte

    Ce désolant constat est non seulement nuisible à notre santé mais aussi à la planète, révèle également l'étude. Si la production agricole coïncidait exactement avec les recommandations nutritionnelles, on économiserait ainsi 51 millions d'hectares de terres cultivables, car les fruits et légumes nécessitent moins d'espace. Néanmoins, il faudrait tout de même accroître la surface de terres consacrées au pâturage de 13 % pour augmenter le niveau de protéines animales.

     
    Réorienter l’agriculture vers plus de légumes permettrait d’économiser 51 millions d’hectares de terres cultivables. © Arnaldo Adana, Unsplash

    Ces recherches rejoignent les conclusions de précédentes études montrant comment un régime trop riche en protéines affecte la planète. Mais convertir le monde entier aux poireaux et aux bananes n'est pas la solution, insistent les chercheurs. « L'élevage de bétail assure la survie de 987 millions de personnes dans le monde et beaucoup de terres utilisées par le pâturage ne sont pas susceptibles de servir à une production agricole », insistent les chercheurs. Une autre piste consiste à améliorer les rendements grâce à la technologie, par exemple en développant les fermes verticales urbaines ou la culture hydroponique. Pas sûr que cela soit suffisant pour doper les rendements de fruits et légumes de 8,7 % tous les ans, comme cela serait nécessaire pour atteindre les besoins nutritionnels correspondant à une population de 9,8 milliards d'habitants en 2050. En attendant, arrêter de subventionner la betterave à sucre et le maïs permettrait peut-être de régler une partie de l'équation.

    • L’agriculture mondiale produit suffisamment de nourriture mais de façon totalement déséquilibrée.
    • Il faudrait ainsi cultiver trois fois plus de fruits et légumes qu’à l’heure actuelle pour couvrir les besoins nutritionnels de la population mondiale. 
    • Les céréales ont été historiquement avantagées car elles sont faciles à produire et nutritive

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  • Bébés nés sans bras : on vous résume la controverse en sept actes

    Le gouvernement va lancer une nouvelle enquête dans ce dossier qui suscite la polémique depuis plusieurs semaines. 

    Le gouvernement va lancer une nouvelle enquête dans l\'affaire des bébés nés sans bras, a annoncé le 21 octobre 2018 la ministre de la Santé Agnès Buzyn. (photo d\'illustration)Le gouvernement va lancer une nouvelle enquête dans l'affaire des bébés nés sans bras, a annoncé le 21 octobre 2018 la ministre de la Santé Agnès Buzyn. (photo d'illustration) (LOIC VENANCE / AFP

    franceinfoFrance Télévisions
    https://www.francetvinfo.fr/sante/bebes-nes-sans-bras/bebes-nes-sans-bras-on-vous-resume-la-controverse-en-six-actes_ 

    publié le 22/10/2018 |

    C'est d'abord une enquête de "L'Œil du 20 heures" sur France 2, diffusée le 26 septembre, qui médiatise l'affaire. Mélanie Vitry confie aux journalistes son désarroi lorsqu'elle a découvert, à la naissance de son petit garçon, qu'il était né sans main droite. Dans les environs de son village de Druillat (Ain), sept bébés sont nés sans bras ou sans main entre 2009 et 2014. Un phénomène similaire a été constaté dans le Morbihan et en Loire-Atlantique.

    Depuis, les autorités sanitaires se sont saisies du dossier et le gouvernement a annoncé le lancement d'une nouvelle enquête. Mardi 30 octobre, onze nouveaux cas ont été identifiés, annonce l'agence Santé Publique France. Franceinfo fait le point sur la chronologie de cette affaire. 

    Acte 1 : un rapport de l'agence Santé publique France signale plusieurs malformations congénitales

    L'agence Santé publique France rend un rapport sur le sujet de ces malformations congénitales, jeudi 4 octobre. Des cas groupés de bébés nés sans mains, bras ou avant-bras dans trois endroits de France ont alerté les autorités sanitaires ces dernières années, mais aucune cause n'a pu être mise en évidence par leurs enquêtes, explique le rapport. 

    Ces cas ont été observés dans l'Ain (7 naissances entre 2009 et 2014), en Loire-Atlantique (3 naissances entre 2007 et 2008) et dans le Morbihan (4 naissances entre 2011 et 2013), à chaque fois dans un périmètre restreint. Ils ont suscité des inquiétudes dans les zones concernées.

    Pour l'Ain, "l'analyse statistique ne met pas en évidence un excès de cas par rapport à la moyenne nationale, et Santé publique France n'a pas identifié une exposition commune à la survenue de ces malformations", indique l'agence sanitaire."Pour la Loire-Atlantique et la Bretagne, l'investigation a conclu à un excès de cas. Cependant, aucune exposition commune n'a été identifiée", détaille-t-elle. 

    On apprend également dans ce rapport que l'alerte sur les cas de l'Ain a été donnée par le principal des six registres des malformations de France, celui de Rhône-Alpes, le Remera (Registre des malformations en Rhône-Alpes), dirigé par Emmanuelle Amar. Cette structure, qui fonctionne sous forme associative, est menacée après que la région Auvergne-Rhône-Alpes et l'Inserm ont stoppé son financement. Pour mieux repérer les malformations congénitales, Santé publique France souhaite ainsi créer une fédération nationale des six registres (Bretagne, Paris, Antilles, Réunion et deux en Auvergne-Rhône-Alpes – dont le Remera – pour disposer d'une base de données commune.

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  • LE CHANT DES COLIBRIS
     
     

     
        Si vous lisez cette lettre avant samedi soir, et si vous êtes du côté de Grenoble, foncez à la Belle Électrique pour le Chant des colibris ! À 17h, une conférence de Cyril Dion, et le soir, un concert avec Joseph Chedid, Jeanne Cherhal, Natalia Doco, Gael Faure, Xavi Polycarpe, Emily Loizeau, Pomme, Natacha Régnier, Fredrika Stahl, Laetitia Velma.

        Se sentir appartenir à une communauté de valeur déterminée à agir, ça donne de l'élan, de l’énergie ! Le Chant des colibris, ça sert à ça!   

          Billetterie:      https://www.weezevent.com/le-chant-des-colibris-grenoble 

         Les autres pourront se consoler en admirant les magnifiques photos du concert de Lille, le 27 octobre dernier, sur Colibris le Mag !

       Crédit : ©Fanny Dion

    !


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  • Bactéries résistantes aux antibiotiques : autant de morts en Europe que la grippe, le sida et la tuberculose ensemble

    Psychomédia  avec sources : ECDC, Le Monde (avec AFP).
    Publié le 6 novembre 2018

    Les bactéries résistantes aux antibiotiques ont causé la mort de 33 000 personnes dans l’Union européenne en 2015, selon une étude du Centre européen de prévention et contrôle des maladies, publiée dans la revue The Lancet Infectious Diseases.

    Les chercheurs ont estimé les contaminations et les décès pour 5 types d’infections à partir des données du réseau européen de surveillance EARS (European antimicrobia resistance surveillance network).

     

    Ils estiment à 671 689 le nombre de personnes contaminées et à 33 110 le nombre de décès attribuables aux bactéries multirésistantes pour l'année 2015.

    L’impact est « comparable à l’effet cumulé de la grippe, de la tuberculose et du virus du sida », sur la même période, soulignent les auteurs.

    La majorité des décès touchent les enfants de moins de 12 mois et les personnes âgées de plus de 65 ans. L’impact sur la mortalité est le plus élevé en Italie et en Grèce, l’Italie comptant à elle seule pour plus du tiers des morts associées aux super-bactéries. Plus de 10 000 personnes sont décédées en Italie d’infections, notamment par la bactérie Escherichia coli et le staphylocoque doré.

    Sur le total de 670 000 infections par une bactérie multirésistante en 2015, près des deux tiers ont été contractées dans le milieu hospitalier.

    Il est estimé que 39 % des cas sont des infections résistantes aux antibiotiques de dernière ligne tels que les carbapénems et la colistine.


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  • Des communautés de la RDC déposent une plainte auprès d’une banque de développement allemande pour résoudre un conflit foncier centenaire avec une société d’huile de palme .

    Grain

    RIAO-RDC, GRAIN, WRM, FIAN Allemagne, urgewald, CCFD-Terre Solidaire, CNCD-11.11.11, FIAN Belgique, SOS Faim, Oxfam Solidarité/teit, Entraide et Fraternité, AEFJN (Belgique), The Corner House (Grande-Bretagne), Global Legal Action Network | 07 November 2018 | Media releases, Land 

    RIAO-RDC, accompagné par les organisations allemandes FIAN et urgewald, au siège de DEG à Cologne, en Allemagne, pour déposer une plainte contre Feronia Inc, pour le compte de neuf communautés de la République Démocratique du Congo.

    RIAO-RDC, accompagné par les organisations allemandes FIAN et urgewald, au siège de DEG à Cologne, en Allemagne, pour déposer une plainte contre Feronia Inc, pour le compte de neuf communautés de la République Démocratique du Congo.

    Neuf communautés de la République démocratique du Congo ont accompli un geste historique cette semaine en déposant une plainte auprès du mécanisme de plaintes* de la banque de développement allemande (Deutsche Investitions- und Entwicklungsgesellschaft, DEG). Les communautés veulent une solution à ce conflit foncier qui remonte à la période coloniale belge avec une société d’huile de palme que finance actuellement un consortium de banques de développement européennes dirigé par DEG.

    En 1911, l’administration coloniale belge avait unilatéralement octroyé au Lord Leverhulme de Grande-Bretagne une concession foncière gigantesque d’un million d’hectares couvrant les territoires de ces communautés et de nombreux autres. Leverhulme, avec le soutien de l’armée belge, utilisa le travail forcé et la répression violente pour extraire l’huile de palme des forêts pour ses usines de savon Sunlight au Royaume-Uni et avec le temps construisit plusieurs plantations de palmier à huile dans la zone de concession qui par la suite passerait sous le contrôle du géant multinational de l’alimentation Unilever. En 2009, Unilever a vendu sa filiale de plantations de palmiers à huile en RDC, Plantations et Huileries du Congo (PHC), ainsi qu’un portefeuille de contrats de concession contestés d’une superficie totale de plus de 100 000 hectares, à Feronia Inc., une société canadienne sans expérience avec les plantations.

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     Livres, 30 janvier 2017, par Attac France, Civic city   18 € sur https://france.attac.org/spip.php?page=boutique

    Notre monde change, mais pas dans la bonne direction. Le fossé ne cesse de s’élargir entre riches et pauvres, entre puissants et précaires. Le climat et la nature se dérèglent chaque année davantage sous l’avalanche des pollutions. Avec la politique de la peur et les attentats terroristes, les démagogues désignent de faux coupables (les étrangers, les musulmans…) et gagnent même des élections.

        Mais se lamenter ne sert à rien. Ce dont nous avons besoin, c’est, tout d’abord, d’une vision nouvelle pour un avenir désirable.

      Un mouvement citoyen et un institut de recherche en design, Attac et Civic city, ont uni leurs forces pour raconter ce vieux monde qui va si mal et dessiner les propositions innovantes qui pourraient nous en sortir. Des propositions déjà portées par des milliers d’initiatives citoyennes dans le monde entier.


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  • La pollution de l'air tue 600 000 enfants par an, alerte l'Organisation mondiale de la santé

    Selon une étude de l'organisation, plus de 90% des enfants dans le monde respire un air pollué.

    L\'horizon pollué de Cracovie (Pologne), le 28 décembre 2017. L'horizon pollué de Cracovie (Pologne), le 28 décembre 2017.  (ARTUR WIDAK / NURPHOTO / AFP)


    franceinfo avec AFPFrance Télévisions
    https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/la-pollution-de-l-air-tue-


    publié le 29/10/2018 | 

    La pollution de l'air, tant intérieur qu'extérieur, entraîne chaque année la mort de quelque 600 000 enfants de moins de 15 ans en raison d'infections aiguës des voies respiratoires, alerte lundi 29 octobre l'Organisation mondiale de la santé. La pollution de l'air est "le nouveau tabac", souligne le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, sur le site de l'organisation (http://www.who.int/fr/news-room/detail/29-10-2018-more-than-90-of-the-world%E2%80%99s-children-breathe-toxic-air-every-day).

    L'OMS a publié un rapport révélant que chaque jour, environ 93% des enfants de moins de 15 ans dans le monde (soit 1,8 milliard d'enfants) respirent un air si pollué qu'il met gravement en danger leur santé et leur développement. Selon l'OMS, environ 91% des habitants de la planète respirent un air pollué, ce qui entraîne quelque 7 millions de décès chaque année.

    Les enfants absorbent plus de polluants

    "Cette crise de santé publique fait l'objet d'une attention accrue, mais un aspect critique est souvent négligé : comment la pollution de l'air affecte particulièrement les enfants", relève l'OMS dans le rapport. En 2016, la pollution de l'air à l'intérieur des foyers et à l'extérieur a entraîné la mort de 543 000 enfants de moins de 5 ans et de 52 000 enfants âgés de 5 à 15 ans en raison d'infections aiguës des voies respiratoires.

    L'une des raisons pour lesquelles les enfants sont particulièrement vulnérables est qu'ils respirent plus rapidement que les adultes et absorbent donc plus de polluants. En outre, les enfants vivent plus près du sol, où certains polluants atteignent des concentrations maximales, à un moment où leur cerveau et leur corps sont encore en développement. 

    Les nouveau-nés et les jeunes enfants sont également plus vulnérables à la pollution de l'air dans les foyers qui utilisent régulièrement des technologies et combustibles polluants pour cuisiner, se chauffer et s'éclairer.


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  • 2017   280 p . 7,90 € (Poche)

       Voici le premier guide grand public sur les additifs basé sur la science. Vous saurez en quelques secondes si un aliment peut être acheté sans inquiétude.

      Vous découvrirez ce que cachent réellement les codes ou les noms compliqués qui figurent sur les emballages : des additifs sans risque comme le E 330 ou le E 920, ou plus problématiques comme le E 250 ou le E 621.

      Pour classer les 338 additifs autorisés, nous avons analysé les études scientifiques et défini 4 catégories :
       -rouge : additif qu'il vaut mieux éviter
       -orange : à éviter dans des circonstances précises
       -gris : additif douteux
       -vert : additif qui ne pose pas de problèmes

      Avec, pour chaque additif : les aliments dans lesquels on le trouve, la dose à ne pas dépasser et s'il vaut mieux l'éviter chez l'enfant ou en cas d'allergie, diabète, maladie rénale, prédisposition au cancer, risque cardio-vasculaire...

      Parmi les révélations de ce livre :
       -Les 7 colorants soupçonnés de favoriser l'hyperactivité
       -Pourquoi les additifs au phosphate sont sur la sellette
       -Comment les émulsifiants peuvent perturber la flore intestinale
       -7 édulcorants à éviter en cas de glycémie élevée

       Ce guide a été réalisé par les journalistes scientifiques de LaNutrition.fr sous la direction d'Anne-Laure Denans, docteure en pharmacie et diplômée en nutrition.   

    Un formidable outil informatif et pédagogique mis à la disposition des consommateurs », selon le Pr Jean-François Narbonne qui en a écrit la préface.

    Avec, pour chaque additif : les aliments dans lesquels on le trouve, la dose à ne pas dépasser et s’il vaut mieux l’éviter chez l’enfant ou en cas d’allergie, diabète, maladie rénale, prédisposition au cancer, risque cardio-vasculaire… Et les références des études consultées. »

     1 additif sur 4 pose problème : ce guide signale donc 90 additifs qu'il vaut mieux éviter de consommer régulièrement ou à dose élevée. Parmi les substances suspectes : colorants, phosphates, émulsifiants (qui perturbent la flore intestinale) et nitrites.

    Les additifs répondent aux besoins des industriels, pas des consommateurs, soulignent les auteurs. Ils permettent notamment de réduire les quantités d’ingrédients naturels plus onéreux et de prolonger la conservation.  (Psychomédia)


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  •  Et maintenant on mange quoi? (Christophe BRUSSET )

    2018     304 p.  19 €

       Trois ans après le succès de son best-seller, Vous êtes fous d'avaler ça!, Christophe Brusset poursuit son combat contre les dérives du food-business.
      Avec le même sens de l'humour et des anecdotes toujours aussi étonnantes, il dénonce la généralisation de la malbouffe industrielle ainsi que les dégâts provoqués en termes de santé publique.
      Fort de son expertise, il vous explique comment éviter les principaux pièges tendus par les fabricants et leurs lobbies, mais aussi par la grande distribution et ses as du marketing.
      Après avoir levé le voile sur la valse des étiquettes, des labels et autres appellations plus ou moins sérieuses, Christophe Brusset vous accompagne rayon par rayon dans les méandres de votre supermarché.
      Des produits frais aux denrées du petit-déjeuner en passant par les plats surgelés, il multiplie les conseils et les mises en garde. Grâce à son guide de survie en grande surface, vous ne ferez plus jamais vos courses les yeux fermés! «Une boussole indispensable pour manger sain sans se ruiner et survivre dans la jungle de la malbouffe!»
     
       Christophe Brusset, 47 ans, ancien dirigeant au sein de groupes internationaux de l'agroalimentaire, est l'auteur de

      -Vous êtes fous d'avaler ça ! publié chez Flammarion en 2015 et vendu à plus de 60 000 exemplaires. (chroniqué dans ce blog)

       Quelques extraits: 

    Ancien acheteur pour la grande distribution, il dénonçait dans « Vous êtes fous d'avaler ça ! ,  les multiples dérives  dont il a été, pendant vingt ans,  le complice ou le témoin .

    « Piment indien rempli de crottes de souris, thé vert de Chine bourré de pesticides, faux safran marocain, viande de cheval transformée en bœuf, confiture de fraises sans fraises, origan coupé aux feuilles d’olivier, etc. », énumérait-il.

    Il conseillait d'éviter les premiers prix dans les rayons de supermarché.  On est sûr d’avoir de la mauvaise qualité si on paie trop peu. Un steak haché de qualité à 4 euros le kilo, c’est impossible. La bonne stratégie est donc d’éviter les premiers prix. 

    Dans ce nouveau livre, il vous accompagne rayon par rayon dans les méandres de votre supermarché. Des produits frais aux denrées du petit-déjeuner en passant par les plats surgelés, il multiplie les conseils et les mises en garde .

    Il nous apprend, par exemple, à bien lire l'étiquette des pots de miel. S'il est écrit : “mélange de miels originaires et non originaires de l'Union européenne”, cela signifie qu'il vient de Chine, et qu'il n'a de miel que le nom. En réalité, le consommateur avale des sucres, des colorants, des arômes, des pollens, et peut-être même des antibiotiques de synthèse , rapporte Europe 1. Un pot de miel sur trois vendu en grande surface en Europe est frauduleux. 

     Méfiez-vous notamment des soupes et des sauces à base de cèpes. Il arrive en effet que les champignons achetés en Chine à bas prix soient complètement colonisés par les vers, qui sont ensuite broyés dans les préparations. Même dégoût si l'on analyse attentivement la composition des purées de framboises du Chili, qui contiennent des bouts de feuille, mais aussi et surtout des asticots mixés, ni vu ni connu. 

    Quant aux épices, rapporte France Inter, l'auteur témoigne : Pour la fabrication des produits standards, on extrait les huiles essentielles. Après l'avoir fait, il reste un résidu. Ce déchet, des gens un peu malins l'achètent pour le mélanger à des produits en poudre. Il y a quelques années, j'ai acheté des conteneurs complets de poivre épuisés en inde qui ont fini dans des poivres moulus . Pour éviter ces produits de mauvaise qualité, l'auteur conseille d'acheter des épices entières ou de grandes marques.

     L’idéal pour bien se nourrir serait de commencer par fuir les temples de la malbouffe que sont les supermarchés , écrit-il, relayé par le journaliste Timothée de Rauglaudre sur Slate FR. Mais il se veut « pragmatique » : « Ils sont en telle situation de monopole dans la distribution de produits alimentaires, autour des agglomérations et jusque dans les centres-villes, qu’il est strictement impossible  de les éviter.

     Les prix élevés du bio – 79 % plus cher que le conventionnel pour un panier de fruits et légumes, selon une étude de 2017 de l’UFC-Que choisir – rebutent les ménages au budget serré, d’autant plus lorsqu’ils sont touchés par la précarité alimentaire, qui concerne une personne sur cinq en France, d’après un récent baromètre Ipsos-Secours populaire , souligne le journaliste.

      Christophe Brusset n’en est que trop conscient , ajoute-t-il :  Je viens d’un milieu ouvrier et pauvre, je sais ce que c’est que de jongler avec les fins de mois. J’ai connu ça toute ma jeunesse.  C’est pourquoi il s’attache à montrer la voie vers les produits les “moins pires” en supermarché, sans augmenter le montant du ticket de caisse.

      http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2018-11-02/livre-et-maintenant-on-mange-quoi


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  • Infographie] 60 % des populations d’animaux sauvages sur Terre ont disparu en 40 ans

      Les alertes n’en finissent plus de se succéder. Après le secrétaire général de l’ONU et les experts du Giec, le WWF révèle le mercredi 31 octobre son rapport Planète vivante, panorama de la biodiversité mondiale. Et encore une fois, l’ONG s’inquiète de la disparition de millions d’espèces en raison de la pression toujours plus forte des activités humaines sur la nature.

    Manchots adelie espece menacee WWF naturepl com Edwin Giesbers Les manchots Adalie de l'Antarctique font partie des espèces particulièrement menacées et en déclin.
    @WWF - Edwin Giesbers

        Une nouvelle fois, le WWF tire la sonnette d’alarme sur l’état de notre planète. Dans son rapport Planète Vivante 2018, réalisée tous les deux ans, l’ONG a calculé qu’en 40 ans, 60 % des populations d’animaux sauvages sur Terre ont disparu : poissons, mammifères, oiseaux, amphibiens et reptiles.

       "Les espèces n’ont jamais décliné à un rythme si rapide, qui est aujourd’hui cent à mille fois supérieur que celui calculé au cours des temps géologiques", indiquent les experts. En cause, les activités humaines. Agriculture intensive, dégradation des sols, surpêche, dérèglement climatique, pollution plastique pèsent aujourd’hui sur la biodiversité en contribuant à la perte et à la dégradation des habitats naturels et à la surexploitation des ressources.

    Infographie Planète vivante

        Seules 10 % des terres préservées en 2050 

       "Nous sommes face à une grande accélération de la pression exercée par l’Homme sur les écosystèmes : la demande en ressources naturelles tout comme en énergie explose. L’empreinte écologique mondiale, qui mesure l’impact des activités humaines sur les ressources naturelles, a doublé en un demi-siècle", alertent encore les auteurs du rapport.

       À ce jour, seulement un quart des terres ont échappé aux activités humaines. Un chiffre qui devrait chuter à 10 % en 2050 si l’on ne change rien. Mais en s’attaquant au capital naturel de la planète, c’est l’humanité elle-même qui se met en danger, prévient l’ONG. "Si l’on devait payer pour de l'air frais, de l’eau potable, pour l’alimentation, le montant serait estimé à 125 000 milliards de dollars par an, soit une fois et demi le PIB mondial", a calculé le WWF.

       New Deal pour la nature

       “Nous sommes en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis, car notre modèle de développement est fondé sur ce capital naturel gratuit. Il est donc indispensable de reprendre le contrôle sur cette accélération de la disparition de la nature. Pour cela, nous devons faire de la biodiversité une priorité internationale et parvenir en 2020 à un New Deal pour la nature", appelle Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

        La France accueillera au printemps prochain la septième session du groupe d'experts mondial sur la biodiversité, du 29 avril au 4 mai 2019, ainsi que le congrès mondial de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) à Marseille en 2020. Cette même année, la Chine accueillera la COP15 de la biodiversité, l’équivalent de la COP21 pour le climat.

         Concepcion Alvarez, @conce1   © 2018 Novethic - Tous droits réservés 


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  • Guide de 4000 médicaments..... (Pr Ph. EVEN, Pr B. DEBRE )

    2016   752 p.   22,80 € (2eme édition)

      Après les affaires de l’hormone de croissance, du Vioxx, de l’Isoméride du Mediator, et de plusieurs médicaments retirés du marché en quelques mois, une véritable, mais salutaire inquiétude s’est manifestée dans la population concernant l’utilité et les risques des traitements.
      La publication soudaine de listes de médicaments “sous surveillance renforcée”, dont beaucoup, inutiles ou dangereux, devraient avoir disparu depuis longtemps, souligne la timidité ou l'incompétence des pouvoirs publics et a fait monter d’un cran l’anxiété des patients. Les professeurs Even et Debré ont donc décidé de passer en revue les 4.000 médicaments sur le marché et d’identifier ceux qui sont efficaces, ceux qui le sont moins, ceux qui ne le sont pas du tout et, parallèlement, d’analyser leur degré de toxicité éventuelle intrinsèque et celle qui pourrait résulter des interactions entre eux, de l’âge des malades et des pathologies associées et préciser quel pays les a découverts, leur prix et leur coût pour la Sécurité Sociale.

        35 % des médicaments sont inefficaces, 25 % mal tolérés
        5 % potentiellement dangereux, mais 75 % remboursés !
        Plus de 100 000 accidents nécessitant une hospitalisation et plus de 30 000 morts par an.

      Des dépenses de 1,2 à 2 fois supérieures à celles des autres grands pays, soit 10 à 15 milliards d'euros jetés par les fenêtres, sans bénéfice pour la santé et aux dépens des véritables priorités : hôpitaux, infirmières, handicaps physiques et mentaux, vieillesse.
       Ce guide s'adresse d'abord aux malades, à leurs familles et aux praticiens, qui, bien plus que les spécialistes, sont le cœur de la médecine, pour faciliter le dialogue et les éclairer sur l'efficacité et les risques des médicaments. Ensuite, aux agences gouvernementales qui les autorisent, accordent des prix de vente exorbitants et injustifiés, et les remboursent sans discernement. Cette politique n'est pas au service des malades qui paient, mais à celui de l'industrie pharmaceutique qui encaisse, alors que, depuis vingt-cinq ans, elle n'invente plus guère et qu'elle est, selon l'ONU, " devenue de moins en moins éthique mais de loin la plus lucrative de toutes les industries ", confortée par le silence d'une part importante de l'élite médicale universitaire.
       Cette deuxième édition actualisée inclut les 200 nouveaux médicaments apparus depuis 2012, particulièrement dans le domaine des cancers, du diabète, des hépatites et des anticoagulants, et analyse les drames thérapeutiques de ces dernières années : Mediator, Vioxx, Dépakine, statine Bayer, Diane 35, BIA 10-2474, etc.

     
       Bernard Debré, professeur de médecine, professeur d'urologie, vice-président de l'institut Necker, membre du Comité national d'éthique pour la recherche et les sciences de la vie et député de Paris, ancien ministre. Il est l’auteur, entre autres ouvrages, au Cherche Midi, de
         -La Revanche du serpent ou la fin de l’homo sapiens (2005) et
         -Nous t’avons tant aimé. L’euthanasie, l’impossible loi (2004, 2011).
     
       Philippe Even, professeur émérite et ancien vice-président de l'université de Paris-5, ancien doyen de la faculté de médecine Necker et président de l'Institut Necker, a publié, entre autres, au cherche midi,
        -La Recherche biomédicale en danger (2010).
      Ils ont déjà publié ensemble, au cherche midi,
        -Avertissement aux malades, aux médecins et aux élus (2002) et

        -Savoirs et pouvoirs, pour une nouvelle politique de la recherche et du médicament (2004). 

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  •  Apaiser le stress parental ... ( Dre Diana Korevaar )

                                                                  2018  240 p. 17,90 €  Hachette pratique

    Certaines journées peuvent aussi être terriblement longues ; les défis du quotidien, prendre une apparence insurmontable , souligne le résumé de l'éditeur.

     L’auteure de ce livre invite ici les parents à recourir aux stratégies de la pleine conscience, des alliées puissantes pour retrouver le calme, reconnecter avec ses proches et savourer chaque instant de la vie.

    Qu’est-ce que la pratique de la pleine conscience ? C’est aborder chaque moment avec tous les sens en éveil, sans juger, pour mieux connaître et comprendre ce qui se déroule à l’intérieur et à l’extérieur de nous. C’est prendre le temps de ressentir, nommer et choisir, en étant pleinement présent. »

       La Dre Diana Korevaar est « psychiatre clinicienne spécialisée dans la santé des femmes, les grossesses et les troubles psychiatriques périnataux ».
       Elle utilise la méditation en pleine conscience comme outil pour aider les parents à se calmer, à se rééquilibrer et à repenser les défis auxquels ils doivent faire face. Elle nous explique comment nous affranchir de nos peurs et de nos désirs afin d'être plus disponibles pour nos enfants.

    • Méditation de pleine conscience : 4 exercices pour s'initier

    • La pleine conscience (« mindfulness ») consiste simplement à porter attention au moment présent de façon volontaire et sans jugement. Cette capacité a notamment été associée à des effets bénéfiques contre le stress, l'anxiété et la dépression.

      La pleine conscience s'intègre à la vie quotidienne mais vous serez mieux en mesure de le faire si vous la pratiquez de façon plus formelle par des exercices.

      Voici quelques exercices simples pour s'initier à cette pratique :

    • Porter attention à sa respiration

      Choisissez un moment où vous disposez de 10 minutes et trouvez un endroit calme pour vous assoir confortablement. Portez votre attention sur votre respiration alors que vous inspirez.

      Remarquez la sensation au bout du nez alors que l'air entre dans votre corps. Continuez à respirer normalement. Remarquez la dilatation de vos poumons alors qu'ils se remplissent d'air et leur contraction avec l'expiration. Continuez de cette manière à observer le mouvement de votre respiration pendant 10 minutes.

      Les premières fois que vous pratiquerez, vous trouverez sans doute que vous passez beaucoup de temps perdu(e) dans vos pensées plutôt que concentré(e) sur votre respiration. Il s'agit simplement de remarquer ces distractions intérieures et de se reconcentrer. Vous pouvez ainsi perdre le focus et ramener votre attention de nombreuses fois en quelques minutes. Avec la pratique, vous trouverez probablement que vous maintenez votre concentration plus longtemps et êtes moins distrait(e) par les pensées et les émotions qui surgissent.

    • Observer ses pensées

      Il s'agit de prendre une position d'observateur des pensées qui surgissent et disparaissent dans son esprit.

      La pleine conscience de ses pensées est différente de la façon normale de réagir ou d'être capté(e) par leur engrenage. Il s'agit simplement d'observer les pensées et les images qui passent. Lorsqu'il vous arrive d'être pris par les pensées elles-mêmes, il s'agit simplement de prendre note de ce que vous avez pensé. Si vos pensées consistaient en un monologue négatif (catastrophisme ou blâme), il suffit de le constater.

      En faisant cela, vous êtes à nouveau présent et pouvez faire le choix de vous retirer tranquillement de ces pensées et de continuer à observer.

      Cet exercice renforce l'expérience que les pensées sont simplement des formations mentales éphémères qui vont et viennent, auxquelles il n'est pas nécessaire de se joindre, et que l'on a la capacité de contrôler son esprit.

    • Observer ses émotions

      Comme les pensées, les émotions surviennent et disparaissent. Alors que pour plusieurs, il peut être plus difficile d'observer les émotions que les pensées sans se laisser capter par elles, une stratégie facilitatrice peut être de les nommer, ce qui peut amener à étendre son vocabulaire et sa capacité à distinguer les différents types d'émotions. Mieux identifier les émotions est une capacité qui favorise une meilleure résolution de différentes situations.

    • Porter attention aux sensations du moment présent

      Prendre une marche, prendre une douche, prendre une collation… sont autant d'occasions de pratique de la pleine conscience. Il s'agit de porter attention aux sensations et perceptions variées de l'expérience, de prendre conscience de l'esprit qui vagabonde puis de recentrer son attention sur les sensations et les perceptions du moment présent.

    La capacité de pleine conscience est notamment considérée comme favorisant la flexibilité psychologique et la compassion envers soi-même.  (Psychomédia)

      http://www.psychomedia.qc.ca/psychologie/2013-12-26/exercice-initiation-a-la-pleine-conscience-mindfulness


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  •       La lettre de Charles aux princes William et Harry au sujet de la   protection de la nature

         Charles appelle à une action urgente pour faire cesser les abus contre les peuples autochtones

         Octobre 2018

    Cher prince William, cher prince Harry,

    Mon nom est Charles.

    Je vous écris du Cameroun, un pays où la protection de la nature a très mal tourné. J’aimerais vous faire savoir, ainsi qu’aux médias, que des innocents meurent à cause de cela et que vous devez les aider.

    Les forêts où vivait autrefois le peuple baka ont été transformées en parcs nationaux, concessions forestières et zones de chasse de safari, et ce sans leur consentement.

    Des écogardes, ou « gardes forestiers » comme vous les appelez, torturent les Baka et font de leur vie un enfer. Ils les dénudent et les frappent, les humilient, les forcent à se déplacer à quatre pattes et détruisent leurs campements, ainsi que leurs biens.

    Les Baka sont accusés d’être des braconniers bien qu’ils ne soient coupables de rien, si ce n’est d’essayer de survivre et de nourrir leurs familles. Ils sont punis parce que des étrangers ne comprennent pas leurs modes de vie, et non parce qu’ils ont fait quoique ce soit de mal.

    La protection de la nature est gérée par des étrangers qui ne connaissent rien des communautés qui vivent ici et de leurs lois. Les défenseurs de l’environnement semblent penser que les étrangers sont les seules personnes qui souhaitent protéger la nature et sont capables de s’en charger efficacement, mais cela n’a pas de sens à mes yeux.

    Votre conférence sur le marché illégal de la faune qui aura lieu ce mois-ci mettra l’accent sur la manière d’empêcher les braconniers de tuer des éléphants et d’autres animaux. Qui souhaite protéger la nature plus que les personnes qui la considèrent comme leur demeure et en dépendent pour leur survie ?

    Qui comprend mieux comment prendre soin de la nature qu’une personne qui a marché à travers la forêt tous les jours de sa vie et en connaît chaque plante, chaque arbre, chaque créature ?

    Travaillez avec eux, et non contre eux !

    Les Baka sont vos alliés naturels dans la lutte pour la protection de la nature, si seulement les défenseurs de l’environnement voulaient bien les écouter. Ne les excluez pas de cette lutte et ne les punissez pas de mener leur vie comme ils l’ont toujours fait.

    Et souvenez-vous qu’aucun projet de protection de la nature ne devrait avoir lieu sur un territoire autochtone sans l’accord de son peuple. Si ce n’est pas le cas, vos efforts de conservation de la nature n’aboutiront jamais.

    Charles Jones Nsonkali

    Charles Jones Nsonkali travaille pour l'organisation baka Okani. Cela fait trente ans qu'il se bat pour les droits des Baka.
     

         Okani
         Organisation communautaire du peuple baka

     


         Charles Jones Nsonkali  travaille         pour    l'organisation     baka Okani. Cela fait trente ans qu'il se bat pour les droits des Baka.

    © Survival


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  • https://www.futura-sciences.com/planete/videos/ocean-danger-face-exploitation-pollution-humaine- (à copier-coller dans votre barre d'adresse)

     Dans cette vidéo, Isabelle Autissier, la présidente du WWF France répond à nos questions sur la biodiversité marine. Elle évoque ici l'exploitation des ressources marines par l'Homme et les risques liés à la pollution plastique.

    Abonnez-vous à la lettre d'information Vidéos : nos vidéos qui sortent vraiment du lot.
     

    La première partie de la vidéo est consacrée à la thématique de l'utilisation industrielle de l'océan. Pour Isabelle Autissier, les animaux marins peuvent se reproduire efficacement sans l'intervention humaine. Elle pense donc qu'il faut respecter ces rythmes de reproduction naturels et avoir une utilisation raisonnée des ressources de l'océan.

    La seconde partie de l'interview est consacrée à la pollution plastique des océans. Isabelle Autissier explique qu'il existe une pollution généralisée de l'océan. Les déchets plastique sont consommés par des oiseaux, des poissons, et donc par l'Homme qui se trouve au sommet de la chaîne alimentaire. Or les plastiques sont des perturbateurs endocriniens qui peuvent être à l'origine de problèmes de santé. Comme cette pollution est due uniquement à l'Homme, celui-ci doit absolument limiter son utilisation du plastique au quotidien. Si rien n'est fait, en 2050, il pourrait y avoir dans l'océan plus d'objets en plastique que de poissons !

    © Shutterstock


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  • https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/environnement-afrique-kits-solaires-off-grid

    Des kits abordables, avec des panneaux photovoltaïques, une batterie et quelques appareils à basse consommation : voici l'offre conçue pour les zones rurales et périurbaines africaines qui sont incomplètement reliées aux réseaux d'alimentation électrique, et l'on a besoin de s'éclairer, de communiquer et de recharger les téléphones devenus indispensables.

    En Afrique, dans les régions rurales et périurbaines, l'accès au réseau électrique est souvent difficile. Sur ce continent, six cents millions de personnes sont « off grid », comme disent les électriciens. Les habitants dans cette situation n'ont guère que deux solutions : se passer d'électricité ou en produire avec un générateur, le plus souvent à pétrole. Pour l'éclairage, le moyen courant est la lampe au kérosène, aux vapeurs toxiques, ou bien la bougie.

    En 2016, EDF nouait un partenariat avec Off-Grid Electric (OGE), une entreprise californienne en pointe dans l'énergie solaire sur ce secteur. Pour répondre à ce besoin de production locale d'électricité, EDF et OGE ont conçu des kits solaires, faciles à installer, et proposés à un tarif abordable. Cette offre est développée notamment en Côte d'Ivoire et au Ghana. L'ensemble comprend un panneau de cellules photovoltaïques et une batterie pour stocker l'énergie produite durant la journée. Il inclut aussi des équipements électriques à basse consommation, téléviseurs et éclairages à LED, sélectionnés après des tests dans les laboratoires de recherche d'EDF.

    Le kit solaire comprend non seulement les composants produisant et stockant l’électricité, mais aussi des appareils à basse consommation. © EDF, YouTube

    Des besoins cruciaux en électricité

    Le financement se fait sur trois ans, le client devenant alors propriétaire de l'installation, qui reste garantie deux années supplémentaires. Un point important est le paiement qui peut se faire à l'aide d'un téléphone. En Afrique, le réseau téléphonique est souvent incomplet et le premier moyen de communication est le mobile. En l'occurrence, c'est donc préférentiellement en ligne que sont commandés et achetés ces kits. Ce moyen direct évite à l'acheteur des déplacements vers une ville, lesquels représentent un coût non négligeable.

    En Afrique, le programme d'accès à l'énergie d'EDF, démarré il y a quinze ans, a concerné environ 500.000 personnes. Avec le déploiement de ces kits, EDF devrait changer d'échelle et espère  atteindre 20 % de parts de marché d'ici à 2020. Pour le continent africain, l'accès à l’énergie est un grand enjeu de développement. En milieu rural, les besoins en électricité sont souvent ceux de l'éclairage domestique, de l'alimentation des récepteurs de radio et de télévision ou encore la recharge de téléphones portables.

    Un sujet réalisé en partenariat avec les équipes d'EDF.


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  • Des milliers d'étudiants de grandes écoles refusent de travailler dans des entreprises polluantes.

     C'est un manifeste pour un réveil écologique. Plus de 18 000 étudiants de grandes écoles, de Polytechnique à 'École normale supérieure de Paris en passant par HEC, ont signé un appel pour un changement en profondeur. Et cela passe notamment par le choix du futur employeur. Plus question de foncer tête baissée vers des entreprises polluantes. 

    Tudiants grandes ecoles pollution 18 000 étudiants de grandes écoles entament une réflexion sur le choix de leur futur employeur à partir de critères écologiques.
    Pixabay

    Après l’alerte du Giec,(https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/rapport-giec-l-ultime-alerte-sur-le-rechauffement-climatique-avant-le-point-de-non-retour-146421.html) voilà le réveil écologique des étudiants de grandes écoles. Dans un Manifeste,(https://pour-un-reveil-ecologique.fr/index.php) publié début octobre, plusieurs étudiants de Polytechnique, HEC, l’ENS ou AgroParisTech appellent à "questionner notre zone de confort pour que la société change profondément". Et cela passe notamment par le choix du futur employeur.

    Le but n'est pas de boycotter des entreprises

    "À quoi rime-t-il de se déplacer à vélo, quand on travaille par ailleurs pour une entreprise dont l’activité contribue à l’accélération du changement climatique ou l’épuisement des ressources ?", interrogent-ils, préférant se "tourner vers les employeurs que nous estimerons en accord avec nos revendications".

    Le but n’est pas forcément de "boycotter des entreprises ou de créer une liste noire", explique à Novethic Corentin Bisot, étudiant en troisième année à Polytechnique et initiateur du Manifeste. "Nous n’avons pas de quoi mesurer l’impact carbone des entreprises et ce serait de toute façon trop réducteur. Nous voulons seulement pousser les étudiants à repenser la relation aux entreprises. Amorcer une réflexion sur le sujet".

    Plus de 18 000 signatures 

    Et la réflexion semble bien amorcée tant le Manifeste remporte l’adhésion. Le 22 octobre, déjà plus de 18 000 étudiants avaient signé cet appel à agir. Si des entreprises pouvant se sentir visées, comme Total ou Bayer, n’ont pas réagi, d’autres, qui correspondent davantage aux valeurs portées par ce manifeste, n’ont pas hésité à signaler leur présence. "Nous avons reçu, parmi d’autres, un appel d’Enercoop", avance Corentin Bisot.

    En avril, des étudiants de Science Po avaient appelé leur école à mettre fin au partenariat qui la liait à Total. "Soutenir l’industrie fossile apparaît comme une claire contradiction avec les missions de l’école. Sciences Po n’accepte plus les partenariats avec l’industrie des armes et du tabac. Pourquoi alors légitimer les choix industriels et l’influence politique destructrice de Total en acceptant un partenariat stratégique ?", dénonçait alors l’association Science Po Zéro Fossile.

      Marina Fabre @fabre_marina        © 2018 Novethic - Tous droits réservés


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  • Author: GRAIN    17 October 2018

    Translations: English    Short URL: /e/6044

      L’accaparement des terres est désormais considéré comme un crime contre l’humanité. Mais peu d’accapareurs finissent en prison. Bien au contraire, quand on cherche sur le site spécialisé farmlandgrab.org des informations sur les procès, poursuites, condamnations ou emprisonnements liés aux transactions foncières, ce qu’on trouve principalement, ce sont des histoires de communautés locales accusées d’agissements illicites pour avoir défendu leur propre territoire contre des entreprises toutes-puissantes ! Et pourtant, les liens entre le crime, la corruption et ceux qui effectuent ces transactions de terres agricoles sont bien réels.

    En 2013, dans l’annexe d’un rapport sur un cas d’accaparement des terres dans le nord du Sénégal impliquant des investisseurs italiens soupçonnés de blanchiment d’argent, GRAIN publiait un résumé d’autres cas d’accaparement dans le monde où la signature d’importantes transactions foncières était susceptible de dissimuler des mouvements de fonds illicites.

    Nous avons appris récemment que plusieurs de ces cas ont donné lieu à des poursuites en justice ou des actions menées par les autorités des pays concernés et nous avons décidé de présenter une brève mise à jour des derniers développements. La bonne nouvelle, c’est que dans certains cas, on a pu mettre fin à ces crimes. La mauvaise, c’est que la tendance générale des hommes d’affaire et des politiciens corrompus à se servir des transactions foncières pour s’enrichir de manière illégale se confirme. Ceci est vrai également dans d’autres secteurs touchant au foncier, comme les ressources forestières. Depuis notre liste de 2013, un grand nombre d’autres cas ont été révélés. Voici ci-dessous quelques-uns des mieux documentés.

    Bárcenas : aujourd’hui en prison

    En 2013, nous avions fait état des soupçons qui touchaient l’ancien trésorier du Parti Populaire au pouvoir en Espagne, Luís Bárcenas. Bárcenas était soupçonné d’avoir utilisé, à des fins de blanchiment, une plantation de citronniers de 3000 hectares (ha) située dans le nord de l’Argentine et appartenant à une société du nom de La Moraleja S.A.

    Des liens étroits

    Photo : El País

    Photo : El País

    La Moraleja est tristement célèbre en Argentine. La société a été établie en 1978 durant la dictature militaire de Juan Carlos Onganía par le secrétaire d’Onganía et une société panaméenne, la RedWood Finance & Investment Corp. RedWood était représentée par Ángel Sanchís Perales, trésorier du Parti Populaire espagnol pendant le gouvernement de Manuel Fraga Iribarne. (Le fils aîné de Sanchís, Ángel Rafael Sanchís Herrero, est l’actuel président de la société.) Au cours des 40 dernières années, La Moraleja a maintenu des liens étroits avec les dirigeants répressifs argentins. On l’a très bien vu quand en février 2018 la société a envoyé ses condoléances à l’occasion des obsèques de Luciano Benjamín Menéndez, l’un des généraux argentins de sinistre mémoire les plus brutaux. Ce n’est qu’alors que le public a appris que le fils du général, Martín Horacio Menéndez, était le PDG par interim de La Moraleja.

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  • Un milliard de dollars de Harvard dans un fiasco lié aux terres agricoles 

    GRAIN et Rede Social de Justiça e Direitos Humanos | 06 September 2018 | Land, Reports 

    https://www.grain.org/article/entries/6014-un-milliard-de-dollars-de-harvard-dans-un-fiasco-lie-aux-terres-agricoles

    Vous pouvez lire un article sur ce rapport sur Bloomberg Business Week (en anglais)

     Harvard dans un fiasco lié aux terres agricoles

        L’un des principaux acquéreurs de terres agricoles au monde est sur la sellette en raison de conflits fonciers, de destruction de l’environnement et d’investissements à risque. Un nouveau rapport de GRAIN et de Rede Social de Justiça e Direitos Humanos1 présente, pour la première fois, une analyse exhaustive des investissements controversés de l’Université Harvard dans les terres agricoles au niveau mondial.

           Le rapport constate que:

    • Le Fonds de dotation de Harvard a dépensé environ un milliard de dollars pour faire l’acquisition d’environ 850 000 hectares de terres agricoles à travers le monde, faisant de l’Université l’un des investisseurs agricoles les plus importants et les plus géographiquement diversifiés du monde.
    • Les acquisitions de terres agricoles de Harvard se sont faites sans faire preuve de diligence raisonnable et ont contribué au déplacement et à l’intimidation de communautés traditionnelles, à la destruction de l’environnement et à des conflits liés à l’eau. Les conséquences de ces ententes sont particulièrement désastreuses au Brésil où le Fonds de dotation de Harvard a fait l’acquisition de près de 300 000 ha de terres dans le Cerrado, la savane qui possède la plus importante biodiversité mondiale.
    • Les investissements opaques de Harvard ont engendré des rémunérations exceptionnelles pour les administrateurs du Fonds et les partenaires d’affaires, mais ont échoué en tant que stratégie d’investissement pour l’Université.

    Le rapport exhorte les étudiants, le personnel enseignant et les anciens étudiants de Harvard

    • à exiger que le Fonds de dotation de l’Université cesse l’ensemble de ses investissements dans les terres agricoles
    • qu’il prenne des mesures immédiates pour résoudre les conflits fonciers liés à ses propriétés foncières actuelles
    • et qu’il s’assure que les communautés affectées soient indemnisées adéquatement pour les dommages subis.
    Palmerina Ferreira Lima devant sa maison dans le village de  Melancias, État de Piauí, Brésil. (Foto: Rosilene Miliotti / FASE)

    Palmerina Ferreira Lima devant sa maison dans le village de Melancias, État de Piauí, Brésil. (Foto: Rosilene Miliotti / FASE)

     

    « L’eau. C’est terminé. »

     

    Palmerina Ferreira Lima est une femme âgée de 77 ans vivant à Melancias, un village situé sur les rives de la rivière Uruçuí Preto dans l’État brésilien de Piauí. Depuis plus de 100 ans, sa communauté, située dans la partie nord de la région du Cerrado, a bien vécu grâce aux terres fertiles, à la savane luxuriante et aux eaux abondantes. Mais ces bons jours sont maintenant de l’histoire ancienne.2

    Il y a quelques années, de puissants entrepreneurs clôturèrent les terres entourant le village et érigèrent d’immenses plantations industrielles de soja. La communauté de Palmerina fut coupée des terres dont ils dépendaient depuis des générations pour nourrir leur famille. Ils commencèrent par la suite à souffrir de nouveaux problèmes de santé causés par la pulvérisation aérienne de pesticides, lesquels se propagent des fermes jusqu’à leurs demeures. Les pesticides ont aussi détruit leurs récoltes et contaminé leurs sources d’eau locales. Ces nombreuses rivières et sources, qui étaient jadis abondantes et poissonneuses, s’assèchent dû à la déforestation et à l’irrigation sur les plantations.

    « L’eau. C’est terminé. Il n’en reste presque plus. Nous avons peur de mourir de soif. Si seulement ces projets prenaient fin, l’eau reviendrait. Mais ils ne s’arrêtent pas. Ils s’arrêteront probablement lorsque la rivière sera à sec », raconte Palmerina.

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  • Emmanuelle Wargon, ex-lobbyiste de Danone, à la Transition écologique

    Nicolas Hulot s’étonnait de la présence des lobbyistes dans les cercles du pouvoir et bien maintenant c’est une de ces lobbyistes et une d’un des plus grands pollueurs de la planète, qui entre au gouvernement et devinez où ? 

    A la transition écologique. Pourquoi se gêner !

    Ancienne lobbyiste de Danone, le 4° pollueur mondial en matière de plastique.  Et de façon générale, un des plus gros pollueur de la planète. 

    Il fallait oser le faire !

    Libération ne manque pas de s’en étonner. Et oui Nicolas, tu avais tant raison.

    « Danone figuraient en quatrième position, après ceux provenant de Coca-Cola, de Pepsi et de Nestlé. Danone fait aussi partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète, pointait l’ONG WWF en 2016 La Lettre de Médecine du Sens n° 225

    Par Coralie Schaub 16 octobre 2018

    https://www.liberation.fr/france/2018/10/16/emmanuelle-wargon-l-ex-lobbyiste-en-chef-de-danone-a-la-transition-ecologique_1685676 

       Cette énarque de 47 ans, ancienne camarade de promotion d'Edouard Philippe, a été nommée secrétaire d'Etat auprès de François de Rugy. Une nouvelle illustration du «rétro-pantouflage», ou quand un haut-fonctionnaire passé au privé revient exercer des fonctions importantes au cœur de l’Etat.

    Emmanuelle Wargon à la Transition écologique

      «Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ?» Fin août, pour justifier sa démission spectaculaire, Nicolas Hulot avait dénoncé «la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir», estimant que cela pose «un problème de démocratie». L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire ne croyait pas si bien dire… Moins de deux mois plus tard, voici qu’arrive dans son ancien ministère, comme secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, rien moins que la directrice des affaires publiques et de la communication de Danone.

        Lobbying et pollution

       Soit la lobbyiste en chef du groupe alimentaire… l’un des plus gros pollueurs de la planète, en termes de plastique. La semaine dernière, Break Free From Plastic, une coalition de 1 300 organisations du monde entier, révélait que sur les 180 000 déchets plastiques ramassés dans l’environnement dans 42 pays en juin et septembre, ceux produits par Danone figuraient en quatrième position, après ceux provenant de Coca-Cola, de Pepsi et de Nestlé. Danone fait aussi partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète, pointait l’ONG WWF en 2016.

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  • Tiny Houses

    2018     96 p.   14,95 € (Rustica Editions )

     

     

      Préfacé par Cyril Dion
       Né en Californie à la fin du XXe siècle, l'engouement pour les tiny houses s'est rapidement développé jusqu'à gagner l'hexagone. Les tiny houses, littéralement « minuscules maisons », séduisent de plus en plus de Français : offrant liberté et autonomie, elles sont l'incarnation d'un nouveau mode de vie profondément ancré dans une réflexion écologique. Nomadisme et minimalisme sont les maîtres mots de ce nouvel habitat roulant qui a su s'adapter pour offrir un maximum de confort dans un espace réduit. Cet ouvrage vous ouvre les portes des mini-maisons conçues par la première entreprise de construction de tiny houses française. Découvrez pièce par pièce les méthodes de conception et les conseils d'aménagement ainsi que toutes les informations essentielles à connaitre avant de se lancer : budget, législation, énergie, terrain, déplacement, assurance... N'hésitez plus... les tiny houses, une nouvelle philosophie de vie à adopter sans tarder !
     
     
      AU SOMMAIRE :1. Le concept de tiny houses 2. Avant de se lancer (budget, cadre législatif, assurance...) 3. Vivre en tiny house (les matériaux, la remorque, l'isolation, le chauffage...) 4. Des tiny houses atypiques
     
       Avant qu'elle ne s'installe en 2007 dans le village normand de ses grands-parents, le travail d''Elisabeth Nodinot dans des agences d'illustration puis de photojournalisme parisiennes l'amène vers l'écriture. Elle collabore avec des photographes sur des reportages magazines. Puis, elle décide de prêter sa plume aux particuliers qui souhaitent rédiger leur biographie. Elisabeth découvre les tiny houses en 2014 lorsque Michaël Desloges, son voisin, se lance dans leur construction.
      Après avoir mêlé voyage et formation pendant plus de dix ans, c'est en 2005 que Bruno Thiéry crée une entreprise de charpente traditionnelle à Poilley (50). Il devient très vite spécialiste en éco-construction, se rapprochant ainsi de ses convictions, et participe donc tout naturellement 8 ans plus tard à la construction de la première tiny house de France.
      Passionné par le concept et convaincu du désir de retour aux valeurs simples d'un nombre croissant de personnes, il décide en 2015 de transformer l'entreprise, et avec Michaël Desloges de lancer " La Tiny House ". Une première reconversion professionnelle en 2004 guidera Michaël Desloges vers le métier de paysan-boulanger en agriculture biologique. Son goût pour le travail du bois et le hasard des rencontres lui feront découvrir cet habitat singulier qu'est la tiny house. La rencontre sera déterminante pour ce créatif, inventif et curieux de travailler le bois, de l'associer à d'autres matériaux, de trouver des solutions techniques pour faire aboutir des projets individuels de construction... L'entreprise "La Tiny House" voit donc le jour en 2015 en cogérance avec Bruno Thiéry.

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  • lE PRIX NOBEL D’ÉCONOMIE REVIENT À DEUX AMÉRICAINS POUR LEURS TRAVAUX SUR LE LIEN ENTRE ÉCONOMIE ET CLIMAT

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/le-prix-nobel-d-economie-revient-a-deux-americains-pour-leurs-travaux-sur-le-lien-entre-economie-et-rechauffement-climatique

    Le jour où le groupe d’experts onusien du climat, le GIEC, lance une alerte mondiale sur le réchauffement, la Banque de Suède remet son prix "en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel", dit Prix Nobel, à deux Américains qui ont établi les relations fondamentales entre l’activité économique et le climat. Selon le jury, les deux hommes ont œuvré à conjuguer "l'économie mondiale et bien-être de la population".

    Prix Nobel d economie 2018 HenrikMontgomery TTNewsAgency AFPLe prix Nobel d'économie 2018 est attribué à deux américains : Paul Romer et William Nordhaus.
    @HenrikMontgomery/TTNewsAgency/AFP

    Allier innovation, climat et économie pour plus de croissance verte : le 50e prix Nobel d'économie a été attribué lundi aux Américains Paul Romer et William Nordhaus qui ont modélisé les vertus et nuisances de l'activité économique sur le climat.

    Favoris du Nobel depuis plusieurs années, les co-lauréats "ont mis au point des méthodes qui répondent à des défis parmi les plus fondamentaux et pressants de notre temps : conjuguer croissance durable à long terme de l'économie mondiale et bien-être de la population de la planète", a indiqué l'Académie royale des sciences.

    Notion de "Croissance durable"

    Paul Romer, chercheur de 62 ans, est ancien économiste en chef de la Banque mondiale. Il est connu pour avoir théorisé "la croissance endogène" dès 1986, montrant comment l'innovation et le progrès technique participent de manière importante à la croissance. Ce modèle a été adapté dans les recherches de William Nordhaus pour l'innovation verte et à l'idée d'une croissance durable.

    Il a notamment mis en avant le rôle des forces économiques et des régulations dans "l'inclination" des entreprises à innover. "Nombreux sont ceux qui pensent que la protection de l'environnement est si coûteuse et difficile à mettre en œuvre qu'ils préfèrent ignorer le problème, voire nier son existence", a déclaré à l'académie Paul Romer, aujourd'hui enseignant à la Stern School of Business de l'université de New York.

    Prédiction des politiques climatiques

    Son compatriote William Nordhaus, 77 ans, professeur à l'université de Yale, s'est spécialisé dans la recherche des conséquences économiques du réchauffement climatique. Il a été le premier, dans les années 1990, à modéliser le lien entre l'activité économique et le climat en conjuguant les théories et l'expérience tirées de la physique, de la chimie et de l'économie. Ces travaux font aujourd'hui autorité pour prédire ou quantifier les conséquences des politiques climatiques, par exemple la taxe carbone.

    La remise du prix Nobel d'économie coïncide avec la publication d'un rapport de 400 pages par les experts climat de l'ONU (Giec) qui expose les nombreux effets déjà à l'œuvre, et notamment la menace d'emballement au-delà d'1,5°C de réchauffement (par rapport aux niveaux préindustriels) : vagues de chaleur, extinctions d'espèces, ou déstabilisation des calottes polaires, source de montée des océans sur le long terme.

    Ludovic Dupin avec AFP      © 2018 Novethic - Tous droits réservés


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  •  Guide d'alimentation pour les enfants de 2 à 12 ans (Stéphanie CÖTE)

                                                                              2018    19,95 €

    Dans la collection « Savoir quoi manger », les Éditions Modus Vivendi viennent de publier un « Guide d'alimentation pour les enfants de 2 à 12 ans » de la nutritionniste Stéphanie Côté.

    Comme tous les livres de la collection, il contient notamment 21 jours de menus et des recettes faciles à réaliser, complétées d’informations nutritionnelles.

    Ce guide, selon la présentation de l'éditeur, vous permettra de :

    • connaître les besoins nutritionnels de votre enfant et savoir comment les combler ;

    • lui permettre de développer ses goûts tout en mangeant à sa faim ;

    • répondre à vos préoccupations : des problèmes d’appétit aux caprices à table, en passant par les allergies et les intolérances alimentaires ;

    • bénéficier de recommandations simples et de conseils pratiques pour inculquer de bonnes habitudes alimentaires à votre enfant ;

    • planifier vos repas grâce à des menus et recettes qui conviennent à toute la famille.

    « Découvrez de délicieuses recettes, faciles et rapides à préparer : sandwich matinal à l’œuf, tartinade choco-amande, quesadillas végé, tofu poêlé, wraps au saumon, salade d’orzo au poulet, boulettes de viande à la sauce tomate, muffins moelleux à la patate douce, houmous double chocolat… et partagez en famille le plaisir de bien manger !

    « Viens manger ! », livre gratuit en ligne : trucs et 85 recettes avec vidéos (Université de Montréal) pour les étudiants mais pas que (gratuit)

    http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2018-10-06/livre-cuisine-viens-manger (à copier dans la barre d'adresse)


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