•   Le chantier naval de Saint-Nazaire produit des paquebots, pas des porte-conteneurs de 50 000 boîtes. Le ministre démissionnaire Nicolas Hulot s’est emmêlé les pinceaux en voulant dénoncer le trafic mondialisé.

     https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire

    « Quand on se réjouit de voir sortir de Saint-Nazaire un porte-conteneurs qui va porter 50 000 conteneurs, c’est une superbe performance technologique. Est-ce bon pour la planète, la réponse est non. »

    L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a cité à tort la ville des Chantiers de l’Atlantique, mardi 28 août, sur France Inter. Nicolas Hulot voulait dénoncer les conséquences de la mondialisation et de la pollution liée au trafic maritime, mais il s’est trompé de cible.

    Des bateaux fabriqués en Asie

    Saint-Nazaire construit des paquebots, pas des porte-conteneurs. Il y a plus de dix ans qu’on ne construit plus ici des navires de commerce. Et il s’agissait plutôt de méthaniers voire de pétroliers.

    Les porte-conteneurs, de conception beaucoup plus simple que les paquebots, sont aujourd’hui quasiment tous fabriqués en Asie.

      Les paquebots d’aujourd’hui ne sont pas exempts de responsabilité en matière de rejets polluants. | archives

    Cela n’exonère pas les navires de croisière de la question des rejets polluants : « Un paquebot pollue autant qu’un million de voitures, en termes d’émissions de particules fines et de dioxyde d’azote », rapporte une étude de France nature environnement.

    En parlant de Saint-Nazaire, le ministre aurait pu vouloir évoquer le trafic du port maritime. Mais là encore, ce n’est pas la bonne échelle : les porte-conteneurs qui viennent décharger ici ont pour l’instant une capacité de 4 000 boîtes seulement. Ce n’est pas le cas du Havre, Rotterdam ou Anvers qui accueillent de vrais monstres flottants.

    Le trafic maritime reste très polluant

    On est de toute façon loin des 50 000 conteneurs empilés sur un seul navire. En effet, le plus gros porte-conteneurs jamais construit est sorti d’un chantier naval sud-coréen cette année, avec une capacité de 21 000 conteneurs.

    Reste que le trafic maritime est effectivement gros générateur de pollution. « Les quinze plus gros navires présents sur les mers du globe répandent à eux seuls, plus de soufre que toutes les voitures en circulation sur la planète et cela sans aucun système de filtration », révélait, il y a déjà dix ans, le journal britannique The Guardian.


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  •  Congo 1905: le rapport Braza... (Vincent BAILLY, Tristan THIL )

                                                                Futuropolis, 2018, 144 p., 20 €

       Pierre Savorgnan de Brazza, Pietro de son nom originel puisqu’il est un Italien naturalisé français, est un marin colonisateur qui mettra l’actuel Congo sous domination française à la fin du XIXe siècle. Il est connu pour préférer la diplomatie à la violence et, promu commissaire général du Congo français, instaure un régime aussi respectueux que possible pour l’époque des indigènes. Dénigré par des intérêts économiques qui entendent faire du territoire un lieu de profits fondé sur l’exploitation des populations, il est obligé de quitter son poste. La violence des exactions françaises finit par provoquer un débat à l’Assemblée et, en 1905, le gouvernement envoie Brazza enquêter sur place.

       Il n’en reviendra pas, emporté par les fièvres. Mais il a eu le temps de terminer son rapport dénonçant les pratiques abusives des entreprises françaises. Le texte est enterré et c’est l’historienne Catherine Coquery-Vidrovicth qui finit par remettre récemment la main dessus au milieu d’une source nombreuse de documents et de témoignages. Cette belle et passionnante bande dessinée raconte l’affaire qui a suscité le débat parlementaire, l’enquête et la mort de Brazza. Une histoire pour découvrir un homme et s’immerger dans la France coloniale.

       Un récit de Tristan Thil. Dessin de Vincent Bailly


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  • La monnaie...(Les Economistes atterrés)

                                            Coll. Points Economie, Seuil, 2018, 236 p., 8,30 €

      La monnaie joue un rôle clé dans nos sociétés. A côté de l’absence de réflexion sur le sujet de l’économie dominante, des travaux existent qui permettent de comprendre sa nature, son rôle et comment elle peut être source de développement et de crises. Ces travaux sont nombreux et souvent complexes, il manquait une présentation synthétique et plus abordable de ces idées : c’est maintenant chose faite grâce à ce petit livre.

       Comme l’indique le sous-titre, la monnaie est un enjeu politique, chacun des chapitres en est une illustration. Signe de lien social, la monnaie est également un instrument de pouvoir dans la société. Son acceptation repose sur la fameuse « confiance » dont les différentes dimensions sont explicitées clairement. Le rôle des banques dans la création monétaire est ensuite expliqué et le poids que jouent les besoins de crédit de l’économie dans sa détermination (avec une explication des notions de multiplicateur monétaire et de diviseur de crédits).

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  •  Les industries du futur (Alec ROSS)

    FYP Editions, 2018, 328 p., 22 €

      L’ancien conseiller de Barack Obama sur les questions d’innovation nous donne le tournis par sa description du monde qui nous attend bientôt, dans une dizaine d’années. Une économie transformée mais pas forcément rêvée car, contrairement à de nombreux livres du genre, Alec Ross ne manque jamais de pointer la face sombre des évolutions technologiques en cours.

      Parmi les industries du futur, il y a la robotique. Toyota et Honda en sont les fers de lance au Japon. Les deux firmes utilisent leurs compétences en génie mécanique pour produire des robots aides-soignants destinés à une population rapidement vieillissante. Connectés en permanence, ils apprennent vite des autres robots, avec des corps en silicone ou en soie d’araignée, ils présentent un aspect humain étonnant. Leur développement, comme celui des voitures autonomes ou des drones, dépend désormais plus de notre acception sociale que des questions techniques. Les robots sont également présents dans les salles d’opération pour de la chirurgie complexe (aujourd’hui, on note encore beaucoup de blessures ou de décès). Beaucoup de métiers vont disparaître, Panasonic met sur le marché un shampouineur à 24 doigts, des robots remplacent déjà des serveurs dans les cafés.

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  •  Hypercapitalisme... (Larry GONICK, Tim KASSER)

                                                                       Seuil – Delcourt, 2018, 240 p., 23,95 €

    La bande dessinée s’est emparée des questions économiques et c’est tant mieux ! Elle contribue à rendre lisible et même passionnante une matière austère, comme le démontre ce nouvel album très réussi. On y plonge dans les ressorts de ce que les auteurs ont baptisé d’hypercapitalisme, ce qui correspond à leurs yeux au capitalisme contemporain mais que l’on assimilerait plutôt en Europe au capitalisme libéral le plus débridé. Ils nous décrivent ses mécanismes mais aussi les valeurs sociales qu’il porte et qui s’insinuent dans la vie quotidienne. Une approche critique et pédagogique.

    Avant de se préoccuper de sa version hyper, les auteurs posent les bases de l’innovation économique et sociale qu’a représentée le capitalisme. On rencontre ainsi l’entrepreneur, le salarié, le consommateur et l’Etat, acteur utile et nécessaire au développement du libéralisme. On entre ensuite dans la dynamique de la gouvernance d’entreprise, du petit entrepreneur à la multinationale obéissant aux règles de maximisation de la valeur actionnariale. Sans oublier un premier constat : le capitalisme porte de valeurs matérialistes qui dominent celles de solidarité ou de société.

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  • Histoire du paradis fiscal suisse (Chistophe FARQUET)

    Sciences Po Les Presses, 2018, 324 p., 26 €

       Cela fait plusieurs années que l’historien Chistophe Farquet publie régulièrement ses analyses sur l’histoire de son pays comme paradis fiscal. Ce livre est l’aboutissement de son travail, un texte dense qui retrace du XIXe siècle aux années 1980 la dynamique particulière de ce centre financier mis au service de l’opacité depuis plus d’un siècle. Plutôt que de résumer les différentes phases présentées dans l’ouvrage, on est tenté d’en tirer plusieurs leçons.

      D’abord, l’optimisation fiscale agressive est autant un marché d’offre que de demande. Lorsque la finance est en panne ou bien contrôlée, lorsque les fortunes se détruisent, les flux de capitaux à destination des paradis fiscaux se réduisent. Mais la qualité, si l’on peut dire, de l’offre suisse d’opacité lui a permis de toujours bien s’en sortir. Ajoutons que les Pays-Bas reviennent également souvent, c’est le pays oublié aux pratiques fiscales douteuses visiblement de longues dates.

      Ensuite, le pays a pu d’autant pu vivre longtemps comme un parasite fiscal qu’il a rencontré peu d’opposition. Les différentes tentatives de remise en cause sont bien analysées dans le livre : on comprend que leur échec a tenu à l’absence de véritables attaques. Les intérêts privés qui utilisent la Suisse ont pris sa défense comme les banquiers locaux. Mais les gouvernements n’ont pas toujours été à la pointe du combat : tant que l’on pouvait récupérer l’argent en empruntant sur le marché suisse, pourquoi se battre pour un résultat incertain ? Surtout lorsque l’Ambassadeur de Suisse en France constate en 1962 combien une partie des élites politiques utilise le secret bancaire… Enfin, on est surpris de constater combien la Suisse et d’autres territoires du même genre jouent un rôle clé depuis le début du XXe siècle. Après la lecture de ce livre, écrire une histoire économique du siècle passé et du nôtre sans analyser leur rôle ressort d’une incroyable myopie.


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  •  Des machines, des plateformes et des foules (E. BRYNJOlFSSON, A. McAFEE )

    Odile Jacob, 2018, 378 p., 27,90 €

    La révolution numérique n’en est qu’à ses débuts. Si elle a déjà des conséquences sur le fonctionnement des économies, ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend. Telle est la thèse développée par deux experts du MIT, connus pour leur fascination pour la technologie mais qui nous livrent néanmoins un livre passionnant.

    Débarrassons-nous d’emblée de la deuxième partie du livre, celle consacrée aux plates-formes, le sujet est archi-rebattu et on apprend peu. Le début de l’ouvrage consacré aux machines de plus en plus intelligentes est passionnant. Grâce à l’exploitation des données, les machines arrivent à des jugements plus pertinents que les humains car elles évitent les biais cognitifs et les erreurs d’intuition. Pour autant, les humains conservent des avantages : une ouverture aux informations nouvelles et du bon sens, ce qui manque aux machines. Plutôt que d’implanter des capacités numériques dans les humains, l’avenir consistera sûrement à mettre du jugement humain dans les algorithmes qui gèrent déjà seuls des flottes de camions, la traite des vaches ou la pulvérisation des cultures ou bien s’insinuent dans le domaine de la création artistique (musique, peinture…).

    La partie de l’ouvrage la plus fascinante est la dernière, consacrée à l’intelligence des foules que le numérique permet de mobiliser. On en a un exemple avec Linux, le système d’exploitation Linux. Mais aussi avec le séquençage du génome des globules blancs : un appel général a rapporté des solutions plus rapides et moins chères que ce que préconisaient les spécialistes du sujet. Les deux auteurs donnent les conditions pour que la foule soit utilisée à bon escient : une ouverture la plus large possible en termes d’expérience des participants, l’acceptation de non spécialistes, un bon protocole de vérifiabilité des apports, la proposition de résultats clairs et un mélange d’auto organisation et de hiérarchie.

    Quelles sont les compétences nécessaires pour naviguer dans ce monde numérique ? Être un geek ou bien, et surtout, disposer de compétences en relations humaines. Car l’économie numérique réclame beaucoup de coordination de personnes différentes, car le contact humain est toujours nécessaire, car les humains aiment travailler ensemble.

    Le futur n’est pas écrit. Le numérique peut concentrer les richesses ou distribuer la prospérité, favoriser le secret ou l’ouverture. A nous de le bâtir.

    Andrew McAfee dirige la recherche scientifique du Center for Digital Business du MIT.


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  • 60 % des grands fonds de pension publics ne prennent toujours pas en compte le risque climat

    https://www.novethic.fr/actualite/finance-durable/isr-rse/

    Les 100 plus grands fonds de pensions publics au monde investissement moins de 1 % de leurs actifs dans la transition bas-carbone. Plus grave encore, ils sont plus de 60 % à ignorer les répercussions financières du changement climatique sur leurs portefeuilles, au risque de s'exposer à des litiges. 

    Time for change pixabay Les plus grands fonds de pension publics au monde ont investi moins de 1 % de leurs actifs dans la transition bas-carbone.
    @Pixabay

    63 % des plus grands fonds de pension publics monde ne prennent pas ou presque pas en compte le risque climat. C’est ce que révèle une nouvelle étude de l’Asset Owners Disclosure Project (AODP), une initiative de l’association pour l’investissement responsable ShareAction. Dans une étude publiée le lundi 10 septembre, les auteurs établissent un classement des 100 plus grands fonds de pension publics (qui pèsent à eux tous 11 000 milliards de dollars) en fonction de leur application des recommandations du groupe de travail sur l’information financière relative au changement climatique (TCFD) du Conseil de stabilité financière.

    Dans le haut du classement, avec un 'AAA', on trouve le suédois AP4, juste devant le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), seul fonds de pension français du top 100 mondial. Le New York State Common Retirement Fund et le néerlandais ABP, occupent les 3e et 4e places. Mais derrière ce peloton de tête la majorité des fonds obtient de très mauvaises notes. "Les caisses de retraite ont pourtant le devoir de servir l'intérêt à long terme de leurs membres, ce qui n'est pas le cas si l'argent qu'elles investissent s'épuise avec la santé de la planète. Il est grand temps que l'industrie passe à l'action", réagit Felix Nagrawala, analyste à l'AODP.

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  • Bonjour,

      foodwatch newsletter <actualites@foodwatch.fr>

    Les légumes surgelés contaminés à la listeria en provenance de Hongrie ont fait parler d’eux cet été. Cinquante-trois cas et neuf décès en Europe plus tard, ce scandale pourtant tentaculaire semble déjà oublié. Parce que mourir en 2018 d’avoir croqué quelques légumes est inacceptable, foodwatch a mené l’enquête et révèle que la souche de listeria trouvée dans une usine française il y a plus d’un an est liée à la souche responsable de l’épidémie. Mais les autorités françaises taisent le nom du fabricant concerné. Nous avons le droit de savoir !

    vvvvv

    Par chance, il n’y a pas pour l'instant de cas déclaré de listériose humaine en France liée à cette souche. Mais on ne peut pas toujours tabler sur la chance.

    foodwatch dénonce avec force le retard dans les rappels en France, l’omerta et de graves manquements qui permettent aux scandales alimentaires de se succéder en Europe. Il demeure impossible pour les consommateurs d’accéder à la vérité sur le contenu de leur assiette. Pour foodwatch, il faut revoir d'urgence ce système à la traçabilité défaillante.

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  • Climat : 200 personnalités lancent un appel face au "plus grand défi de l'humanité"

    Réunies par l'actrice Juliette Binoche et l'astrophysicien Aurélien Barreau, elles

     200 personnalités lancent un appel .....

      réclament une action politique "ferme et immédiate"   face au changement climatique.

       Par L'Obs

       Publié le 03 septembre 2018 à 12h41

      Alain Delon, Patti Smith, Josiane Balasko, Pedro Almodovar, Jude Law, Ibrahim Maalouf, Antoine de Caunes... Quelques jours après la fracassante démission de Nicolas Hulot, qui ne voulait "plus se mentir", 200 personnalités du cinéma, de la musique et du monde de la physique, réunies par l'actrice Juliette Binoche et l'astrophysicien Aurélien Barrau, signent un appel à une action politique "ferme et immédiate" face au "plus grand défi de l'histoire de l'humanité" : le changement climatique.

    "Il est temps d'être sérieux", écrivent les signataires dans une tribune publiée par "le Monde". 

    "Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l'eau et de l'air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique."

    Un appel de plus, nécessaire face à l'urgence :

    "L'effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent."

    Son objectif : faire pression sur la classe politique : "Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible. Nous considérons qu'un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l'être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux."

    Et de conclure, lapidaire :

    "De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené."

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  •     Une bactérie Staphylococcus epidermidis résistante aux antibiotiques se propage dans des hôpitaux du monde entier. Ce micro-organisme, naturellement présent sur la peau, cause de graves infections nosocomiales chez des personnes affaiblies.

    https://www.futura-sciences.com

    Des chercheurs de l'université de Melbourne (Australie) ont découvert trois variantes d'une bactérie multirésistante dans des échantillons provenant de 10 pays, incluant des souches d'Europe qui ne peuvent être maîtrisées de manière fiable par aucun médicament actuellement sur le marché. 

    « Nous avons commencé avec des échantillons en Australie, puis, avec d'autres prélèvements, obtenu un aperçu global et constaté que la bactérie est présente dans de nombreux pays et de nombreuses institutions à travers le monde », a dit à l'AFP Ben Howden, directeur de l'Unité de diagnostic microbiologique du Laboratoire de santé publique de l'Institut Doherty de l'université de Melbourne.

    Elle peut être mortelle, mais c'est généralement chez des patients qui sont déjà très malades à l'hôpital.

    La bactérie (S. epidermidis) est naturellement présente sur la peau. Mais la variété de la bactérie résistante aux antibiotiques infecte le plus souvent les personnes âgées, aux défenses immunitaires affaiblies ou des patients porteurs de dispositifs implantés, tels que des cathéters, des valves cardiaques ou des prothèses articulaires.

    La bactérie, un staphylocoque blanc dont le nom savant est Staphylococcus epidermidis, est apparentée au staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) résistant à l'antibiotique méticilline (le SARM), plus connu et plus mortel.

    « Elle peut être mortelle, mais c'est généralement chez des patients qui sont déjà très malades à l'hôpital... cela peut être assez difficile à éradiquer et les infections peuvent être graves », a déclaré M. Howden.

    Staphylococcus epidermidis cause de graves infections nosocomiales

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  • Les chiens de garde (Serge HALIMI )

                                                            2005    155 p.   8 €  en Poche 
    Nouvelle édition actualisée et augmentée  Serge Halimi

      Quel point commun y a-t-il, selon Serge Halimi, entre Michel Field, Claire Chazal, Alain Duhamel, Jean-Marie Cavada et PPDA ? La même révérence devant leur patron, les grands groupes tels Bouygues, Havas ou Matra-Hachette, la même révérence devant l'argent et le pouvoir politico-industriel, les mêmes pratiques. Maintenir à distance certains sujets pour mieux en matraquer d'autres, désinformer, moins par volonté de manipuler que par paresse et par reddition devant l'idéologie néolibérale dominante, c'est le credo des nouveaux chiens de garde. La collusion entre les intérêts des propriétaires de la presse française et le trust des trente journalistes qui en tiennent les rênes à coup de présence incessante, d'info-marchandise, de renvois d'ascenseurs et flagorneries de courtisans, sape l'indépendance des journalistes, fragilisés par la crainte du chômage.

    "Des médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre", une sentence qui résume bien l'esprit de l'auteur qui, avec les résistants contre la pensée unique, hier Paul Nizan, aujourd'hui Chomsky, signe un plaidoyer lapidaire pour la dissidence intellectuelle. --Anne Barrat 

    Les médias français se proclament " contre-pouvoir". Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence. Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques. Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence - impose sa définition de l'information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. Ces appariteurs de l'ordre sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique.
      
       Il existe un film tiré de ce livre: Les nouveaux chiens de garde. A voir absolument si vous en avez l'occasion.
    Pourquoi ne pas le faire venir dans le cadre d'un ciné-club.....
     

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  • L'opinion ça se travaille (Paul NIZAN)

                                                             2014       272 p.    10 €  

        " Traitement exemplaire " et " On a tiré toutes les leçons de nos erreurs passées " constituent les formules sous lesquelles les médias travestissent leur travail en temps de guerre. D'un conflit à l'autre, le parallélisme des expressions laisse en effet songeur : " On a tiré toutes les leçons de la guerre du Golfe, où on n'avait pas assez conceptualisé l'image ", estima ainsi Etienne Mougeotte. Le vice-président de TF1 oubliait seulement que ces " leçons " avaient déjà été tirées au moment de la guerre du Kosovo... puis de celle d'Afghanistan.
      Exemples à l'appui, ce livre rappelle comment les médias ont broyé l'information du public tout au long des quinze dernières années - et continuent de le faire.
      Ce qu'il décrit, loin de constituer une collection d'exceptions, est devenu la règle ; pas un dérapage, la norme.
     

     

    Serge Halimi et Dominique Vidal sont journalistes au Monde diplomatique; Henri Maler co-anime l'association Acrimed (Action-Critique-Médias).


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  • 2012     182 p.    8 € en Poche 

    Les Chiens de garde est un essai de Paul Nizan paru en 1932.

      L'actualité des Chiens de garde, nous aurions préféré ne pas en éprouver la robuste fraîcheur.

      Nous aurions aimé qu'un même côté de la barricade cessât de réunir penseurs de métier et bâtisseurs de ruines.   Nous aurions voulu que la dissidence fût devenue à ce point contagieuse que l'invocation de Nizan au sursaut et à la résistance en parût presque inutile. Car nous continuons à vouloir un autre monde. L'entreprise nous dépasse ? Notre insuffisance épuise notre persévérance ?
      Souvenons-nous alors de ce passage par lequel Sartre a résumé l'appel aux armes de son vieux camarade : "Il peut dire aux uns : vous mourez de modestie, osez désirer, soyez insatiables, ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut.

      Et aux autres : dirigez votre rage sur ceux qui l'ont provoquée, n'essayez pas d'échapper à votre mal, cherchez ses causes et cassez-les." Serge Hamili Extrait de la préface.

      Il s'agit d'un essai pamphlétaire dirigé contre quelques-uns des philosophes français les plus connus de l'époque – notamment Bergson, Émile Boutroux, Brunschvicg, Lalande, Marcel, Maritain. Pour Paul Nizan, lui-même alors jeune philosophe communiste, ces penseurs incarnent une « philosophie idéaliste », en ce sens que tous ne font qu'énoncer des vérités sur l'homme en général, et de ce fait ne tiennent aucunement compte du réel quotidien auquel chaque homme en particulier se trouve confronté : la misère matérielle, la maladie, le chômage, les guerres, etc. Pour l'auteur, qui fonde son argument en s'appuyant sur la notion marxiste de lutte des classes, ces philosophes n'ont d'autre but, au fond, que de justifier et de perpétuer les valeurs morales et socio-économiques de la classe bourgeoise. Selon lui, leur idéalisme leur interdit toute analyse de l'exploitation de la classe prolétarienne par la bourgeoisie.

    Le livre se clôt par un appel aux jeunes générations de philosophes à lutter contre la bourgeoisie et ses « chiens de garde » que sont, pour Paul Nizan, les penseurs en question, et à mettre la réflexion philosophique au service du prolétariat.    Paul-Yves Nizan (né le 7 février 1905 à Tours et mort le 23 mai 1940 à Recques-sur-Hem dans le Pas-de-Calais) est un romancier, philosophe, et journaliste français

     


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  • Fans debio (Sylvie HAMPIKIAN)

                                                                                    2009       144 p.      14 €    
          Ce n'est pas parce que l'on s'émancipe que l'on doit tomber dans les pièges de la publicité, de la malbouffe ou des produits toxiques pour la santé et la planète ! Qu'est-ce que le label AB ? Comment faire les bons choix pour consommer des produits respectant la planète ?
         Ce petit livre répond à ces questions et permet de décoder simplement le monde de la bio. De plus, il propose des recettes pour cuisiner, entre copains, de bons petits plats qui remplaceront avantageusement le menu Coca-Mac Do.   
        Il rassemble également des recettes de soins corporels et de beauté, valables autant pour les filles que pour les garçons : gel douche gourmand vanille- agrumes, masque " bonne mine " aux fraises, lotion florale après-rasage, shampooing express... Tout pour apprendre à mieux vivre bio !

        Sylvie Hampikian est vétérinaire et conseiller scientifique. Mère de famille, elle a initié très tôt ses enfants à l'alimentation bio et diététique Elle fabrique également ses cosmétiques et ceux de ses proches. Dans ce livre, elle a souhaité partager avec les jeunes son expérience familiale de la bio et montrer que l'on peut être gourmand et prendre soin de soi tout en respectant l'environnement.


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  • Funérailles écologiques (Br. LAPOUGE-DEJEAN, Laetitia ROYANT...)

                                                                 2017     288 p.     25 €  

       Lorsque nous sommes confrontés à la mort d'un proche, mille questions se posent sur les choix à faire, en particulier si l'on est dans une approche écologique. En France, les choses évoluent, lentement mais sûrement, et il est aujourd'hui possible d'avoir des obsèques écologiquement responsables : cercueil en carton, tombe végétalisée, etc. De plus, depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé interdit l'utilisation des pesticides chimiques aux collectivités, ce qui impacte les espaces publics tels les cimetières.
      Au fil de leur enquête, les auteures ont réalisé à quel point la demande de renseignements est forte. Ce livre, le seul sur ce sujet, sera utile aussi bien aux personnes désireuses de prévoir leurs propres funérailles qu'à celles confrontées au décès d'un proche.
      Tous les aspects sont abordés : financement, choix des pompes funèbres, enterrement, crémation, dispersion des cendres, entretien de la tombe, etc.
      Une grande enquête menée sur un sujet sensible, traité sans tabou et avec délicatesse.
     
       Laetitia Royant est écrivain public et biographe. Chargée de l'organisation des obsèques de son père, elle a été très marquée par cet événement et a partagé son expérience dans son précédent livre

      -Je veux des funérailles écologiques ! (autoédition).

      Brigitte Lapouge-Déjean est auteure d'une vingtaine d'ouvrages sur le jardinage et l'écologie. Confrontée elle aussi à l'organisation d'obsèques non préparées, elle a dû faire face dans l'urgence : une expérience éprouvante. Ensemble, elles ont alors imaginé l'ouvrage qu'elles auraient aimé trouver sur le moment.

      Serge Lapouge, paysagiste-conseil et photographe, les a accompagnées dans leur démarche.

      Depuis plus de 35 ans, la Scop Terre vivante édite des livres d'écologie pratique, ainsi que le magazine Les 4 Saisons du jardin bio. Terre vivante a également créé des jardins écologiques en Isère, proposant des stages pratiques de jardinage bio, cuisine saine, soins naturels...


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  • 2014     160 p.     19 €

      " Le blé germe parce qu'il obéit à sa nature de blé, parce qu'il contient en puissance tous les blés à venir. La première poignée de grains jetée de main d'homme dessine une collaboration, elle n'assure pas la maîtrise. Que le blé se retire du monde, que reste-t-il du pain ? "
      Ce livre écrit à deux voix est une promenade, une invite à poser un pied à terre. Il tente un portrait sensible de l'agriculture, parée de reflets, ceux d'un art singulier qui lie la nature, quatre éléments dans leur permanence. Il dit ses miracles et ses désespoirs, ses cycles, son langage, sa rupture, sa profonde unité. Dans son premier éveil, l'homme s'est trouvé agriculteur ; dans sa fécondité, il reste suspendu au ressac de ce métier de naissance, à ses respirations et à ses blessures. Il est une part de la terre.  

       Louise Browaeys a poursuivi des études d'agronomie à l'Institut national agronomique Paris-Grignon (devenu AgroParisTech) au cours desquelles elle s'est intéressée à l'agriculture biologique, aux cultures associées, à la toxicologie. Spécialisée en nutrition humaine, elle a travaillé chez Danone, puis à l'Interprofession des fruits et légumes. Aujourd'hui journaliste indépendante, elle contribue à différentes parutions dans les domaines de l'agriculture, du paysage et de l'alimentation. Sa pratique quotidienne du jardin potager lui est vitale.

       Henri de Pazzis est le fondateur de ProNatura, premier réseau de maraîchers et arboriculteurs bio, aujourd'hui un des acteurs majeurs en Europe de la distribution de fruits et légumes biologiques. Son métier s'est nourri de la longue fréquentation du milieu paysan, des réalités agronomiques et climatiques variées. Partout il a vu la passion des hommes pour la terre et les dégâts des monocultures industrielles. Membre de diverses organisations professionnelles, il a participé aux discussions et aux évolutions de la réglementation européenne des produits biologiques.


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  • Alimentation : les nouveaux messages que vous saurez bientôt par cœur (HCSP, France)

    Psychomédia     Publié le 24 août 2018

    Dans un avis publié le 3 juillet, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) propose de nouveaux messages sanitaires pour accompagner les publicités d'aliments en France.

    Les publicités de produits alimentaires doivent être accompagnées de messages sanitaires (selon un arrêté de 2007). Dans le cadre d'une saisine portant sur le futur Programme National Nutrition Santé (PNNS 4), la Direction générale de la santé a demandé au HCSP de contribuer à orienter l’évolution de ces messages.

    Santé publique France (SPF) se chargera d’élaborer leur forme définitive.

    Les Français entendent depuis plus de 10 ans les quatre messages suivants :

    1. Pour votre santé, mangez au moins 5 fruits et légumes par jour
    2. Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière
    3. Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas
    4. Pour votre santé, ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé

    Parmi plusieurs messages qu'il propose, dont plusieurs détaillent de nouvelles recommandations alimentaires figurant dans le PNNS 4, le HCSP a déterminé 9 « axes de messages » qu’il considère comme prioritaires.

    Ces messages, présentés sans ordre hiérarchique, ne couvrent donc pas l’ensemble des nouveaux repères alimentaires ou d’activité physique du futur PNNS 4 qui seront diffusés globalement sous d’autres formes par SPF.

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  • Short URL: https://farmlandgrab.org/2837
     
    Humanité Dimanche | 9 août 2018   par Michel Husson
     
      Les investisseurs internationaux mettent le grappin sur les terres cultivables de la planète. Dans des pays où il n’y a pas de droits de propriété solidement établis, ces achats se traduisent pour les paysans par des expulsions pures et simples. [1]   L’achat de terres par des investisseurs étrangers est l’une des nouvelles formes de la mondialisation. Ce phénomène a pris une ampleur particulière après le boom des prix agricoles de 2007-2008. On parle d’accaparement des terres et en anglais de land grabbing, un terme plus critique, qui implique l’idée de mainmise.   Une grande opacité entoure les accords et il est donc difficile de mesurer l’ampleur exacte du phénomène. Les deux sources disponibles – soit la base de données Land Matrix établie par l’International Land Coalition et celle de l’ONG Grain – convergent pour estimer que la surface concernée est de l’ordre de 30 à 37 millions d’hectares (soit entre 300 000 et 370 000 km2).
        Un enchevêtrement opaque des investissements  
    Les données de Land Matrix montrent le caractère très généralisé du phénomène. À peu près tous les pays – hormis ceux d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest – sont concernés comme « receveurs ». Mais, et c’était a priori moins évident de manière intuitive, c’est tout aussi vrai pour les pays « émetteurs ». Cela veut dire qu’il existe des investissements croisés au sein d’une même région du monde, notamment en Afrique. La carte ci-dessous montre la répartition géographique des accords.
      Du côté des principaux pays investisseurs, on trouve en tête les États-Unis, avec 8,2 millions d’hectares recensés. La Chine ne vient qu’en quatrième position, après la Malaisie et Singapour. Du côté des pays « receveurs », tous les continents du Sud sont concernés, avec notamment la République démocratique du Congo, le Brésil et l’Indonésie, auxquels il faut ajouter l’Ukraine et la Russie. 

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  • Samir Amin 21/08/2018

    https://www.alternatives-economiques.fr//mondialisation-linegal-echange

      Samir Amin est décédé le 12 août dernier à l’âge de 87 ans. Economiste franco-égyptien, il était l’un des premiers et principaux théoriciens des échanges mondiaux et des inégalités dont est porteur leur développement. Inlassable défenseur du tiers-monde puis militant de l’altermondialisme, il avait contribué au récent dossier d’Alternatives Economiques sur l’actualité de la pensée de Karl Marx. C’est ce texte que nous publions ci-dessous.

      Le lecteur intéressé pourra également consulter l’hommage à Samir Amin que Jean-Marie Harribey a publié sur son blog. (https://blogs.alternatives-economiques.fr/harribey)

    Le système capitaliste cherche sans cesse à élargir ses possibilités d’accumulation. Dans le Manifeste du Parti communiste, Karl Marx et Friedrich Engels donnent toute son importance à la conquête du monde par le capitalisme. « Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie a donné une tournure cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. [...] Les antiques industries nationales ont été anéanties et continuent à l’être chaque jour. Elles sont évincées par des industries nouvelles, dont l’introduction devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, des industries qui ne transforment plus des matières premières du pays, mais des matières premières en provenance des zones les plus reculées. [...] La bourgeoisie oblige toutes les nations à faire leur, si elles ne veulent pas disparaître, le mode de production de la bourgeoisie. [...] La bourgeoisie supprime de plus en plus l’éparpillement des moyens de production, de la propriété et de la population. Elle a aggloméré la population, centralisé les moyens de production et concentré la propriété en un petit nombre de mains1. » 

     THEORIE La mondialisation ou l’inégal échange A lire L'Economie Politique n°079 - 07/2018

       Le centre et la périphérie

      Ce déploiement comporte des aspects historiquement positifs. Néanmoins, dans d’autres écrits, les deux penseurs insistent sur l’horreur de ces premiers stades de l’accumulation : la dépossession violente des paysans, la destruction des sociétés conquises (Irlande, Amériques), la traite négrière. Surtout, Marx et Engels ont eu l’intuition d’un développement inégal des échanges internationaux. L’expansion mondialisée du capitalisme a toujours été polarisante, à chacune des étapes de son déploiement, au sens où elle construit une opposition entre des centres dominants et des périphéries dominées.

      Marx et Engels insistent sur l’horreur des premiers stades de l’accumulation : la dépossession violente des paysans, la destruction des sociétés conquises

      La pensée mainstream se doit d’ignorer cette réalité : elle promet aux peuples des périphéries un "rattrapage" dans et par les moyens du capitalisme. Selon cette pensée, l’impérialisme n’aura été qu’une parenthèse dans l’histoire, assurant la mondialisation réelle et homogénéisante du modèle capitaliste avancé. Les pays émergents témoigneraient de la possibilité de cette dynamique de développement.

    La réalité du capitalisme mondialisé est tout autre. Comprendre la polarisation qu’il impose nécessite la prise en considération des luttes sociales internes aux pays et leur articulation aux conflits majeurs entre nations (centres impérialistes-périphéries en lutte pour leur libération), comme celle des conflits entre les puissances centrales dominantes. Marx s’était proposé de traiter cette question dans deux livres du Capital qui n’ont pas été écrits.

    Une main-d’oeuvre bon marché

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  • La qualité de l'eau de nos rivières constitue un enjeu majeur, tant d'un point de vue sanitaire qu'environnemental. Régulièrement, des rapports d'associations ou d'organismes variés nous alarment à ce sujet. Plus de 90 % des rivières de France seraient polluées.

    https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eau-rivieres-france-sont-elles-polluees

      Réglementations limitées et absence de sensibilisation des citoyens. Dans les années 1970, la situation des rivières de France en matière de pollution était sans conteste déplorable. Les pratiques agricoles intensives et les rejets domestiques et industriels continuent de fragiliser le réseau hydrographique assez dense de notre pays.

    Présence de substances nocives dans les rivières françaises

    Selon un rapport de l'association Robin des Bois, chaque année, plus de 60.000 tonnes d'hydrocarbures sont ainsi déversées dans les rivières de France. Il ne s'agit malheureusement que d'une catégorie de substances parmi d'autres. Nos cours d'eau sont constamment contaminés. Herbicides, insecticides, pesticides, etc. Ils contiennent des matières nocives et parfois même, en quantité. Selon l'UFC-Que Choisir, en 2017, la concentration en pesticides dépassait ainsi la norme définie pour l'eau potable dans la moitié des cours d'eau de notre pays. La qualité des eaux est cruciale, pour la faune et la flore, et bien sûr une ressource utilisée pour notre eau potable.

    L’Homme, responsable de la pollution des rivières françaises

    De nombreux éléments sont à l'origine de la pollution des rivières de France. En tout premier lieu figure l'agriculture intensive et industrielle par l'emploi des pesticides. Elle est suivie de près par l'entretien des jardins et de la voirie. On trouve ensuite certains aménagements plutôt dangereux pour l'environnement, à l'instar des réseaux routiers, des barrages ou encore de l'urbanisation de sites naturels. Viennent enfin les fuites d'hydrocarbures et autres solvants pétroliers qui sont déversés dans les rivières de France. À ne pas oublier non plus, une forme de pollution dite historique, une pollution au mercure, au plomb ou au cadmium par exemple, qui s'est depuis longtemps accumulée au fond des rivières.

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  • La fleur au fusil (Georges OXLEY)

    2016    144 p.    17 €

        Il y a vingt ans à Sarajevo, les habitants assiégés ont survécu quatre années en consommant notamment 170 plantes sauvages. Mais au-delà de cette fonction nourricière, ces herbes folles jouent un rôle de sentinelles de l'environnement. Elles sont le langage du sol, elles anticipent les réactions aux changements climatiques et environnementaux. Leur présence ou leur absence est significative des maltraitances que nous faisons subir à la planète, des déserts que nous y créons par pure ignorance.
       Depuis la découverte du biome humain, de notre incroyable biodiversité microbienne et fongique qui forme notre corps en nombre bien supérieur à nos propres cellules, nous sommes en train de découvrir l'intime affinité que nous entretenons avec le sol vivant et son évolution. Sachons reconnaître que de sa bonne santé dépend la nôtre, notamment à travers l'alimentation, et avant que nos enfants n'en subissent les dramatiques conséquences : autisme, dégénérescence...
       Les fleurs ne sont-elles pas alors une arme ? un langage dynamique qui nous avertit des évolutions de la nature ? ne nous offrent-elles pas les moyens d'agir, de nous défendre, en nous apportant nourriture et remèdes comme en témoigne notre pharmacopée depuis la nuit des temps ? Biologiste et homme de terrain, l'auteur décrit précisément les bienfaits multiples des plantes et s'appuie sur des faits scientifiques vérifiables pour montrer que les plantes ont continuellement été à nos côtés, qu'elles ont encore beaucoup de solutions à nous fournir, et qu'il nous faut brandir rapidement la fleur au fusil !

        G. Oxley, biologiste indépendant, est un spécialiste de la vie des sols, passionné par le caractère bioindicateur, alimentaire, médicinal des plantes et les symbioses qu'elles organisent avec leur socle naturel. Il propose des solutions écologiques aux entreprises cosmétiques et de construction, et conseille les agriculteurs pour produire avec davantage de goût et de nutriments. Il coordonne la nouvelle Fondation pour la biodiversité et l'agriculture du bassin du Congo. Gourmand et cuisinier, G. Oxley a publié

      -Manifeste gourmand des plantes sauvages

    qui a obtenu en 2013 le prix Saveur et le prix du Livre gastronomique.

       ...... 

    Blé et coquelicot, une longue histoire d’amour 

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  • Sur quels sites surfer pour sauver la planète ?

    Céline Mouzon 07/08/2018
     

       Utiliser du bicarbonate de soude comme déodorant, repasser le moins possible, mettre quelques gouttes de liquide vaisselle dans un petit bol d’eau où l’on trempe l’éponge plutôt qu’utiliser directement le produit... Voici autant de conseils donnés par Dominique Clerc sur son blog, www.jefaismatransition.com (sous-entendue écologique). Si ce nom vous dit quelque chose, c’est qu’elle est la fille de Denis Clerc, qui a fondé Alternatives Economiques en 1980.

    Dominique Clerc propose des trucs et astuces à mettre en oeuvre au quotidien. A chaque fois, une phrase de « contexte » (l’espadrille est populaire mais souvent fabriquée dans des pays asiatiques), le « moins » pour l’environnement (le coût du transport, la moindre qualité), le « geste » écolo (acheter des espadrilles fabriquées en France ou en Espagne) et sa solution concrète (l’espadrille de Mauléon dans le Pays basque). Sa newsletter hebdomadaire récapitule les dernières trouvailles.

     
    A lire L'Economie Politique n°079 - 07/2018   

    Des sites plus ou moins fiables

    Dominique Clerc n’est pas la seule à proposer des écogestes simples et astucieux. Plusieurs sites professionnels se développent, comme Bee’lity (www.beelity.fr) ou Rutabaga (http://rutabaga.co), sans qu’on sache toujours très bien qui les pilote ni l’usage qui est fait des adresses e-mails. Ces sites renvoient en outre souvent vers des entreprises écolo qui incitent à la consommation... Cherchez l’erreur !

    D’autres sites inspirent davantage confiance, comme Ça commence par moi (www.cacommenceparmoi.org). Mais les solutions proposées sont parfois trop générales : "Je mange bio", certes, mais comment ? A quel magasin se fier ? A quel label ?

    Sans changement des politiques agricoles et industrielles, les écogestes ne suffiront pas

    Sur le même sujet
    Intitiatives

    L'atelier paysan : agriculteurs, inventeurs et... collaborateurs

        Et puis, il y a des sites qui ne sont plus alimentés mais regorgent d’astuces toujours pertinentes, comme www.untrucparjour.org : une recette détaillée de lessive maison au savon de Marseille, comment rajeunir un pull qui bouloche, où récupérer des rubans pour les paquets cadeaux, etc. Comme sur le blog de Dominique Clerc, il s’agit de solutions très concrètes et expérimentées par celles et ceux qui les proposent. Autre site aujourd’hui dormant avec des conseils pertinents (mais un peu trop de publicité) : www.ecotruc.com

       Sans changement des politiques agricoles et industrielles, les écogestes ne suffiront pas. Mais ils sont un moyen de se saisir personnellement de ces questions. Et quand on a l’impression que d’autres personnes partagent ces préoccupations et ces tâtonnements, même si leurs réflexions sont transmises depuis un écran d’ordinateur, cela donne l’énergie d’agir.


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  • Malgré les plans pour la réduire de moitié pour 2018, l'utilisation des pesticides continue d'augmenter (France)

       Psychomédia     Publié le 18 août 2018
      En France, malgré le lancement de deux plans Ecophyto depuis 2008 pour réduire de 50 % l'usage des

    Réduction des pesticides?...

    pesticides en agriculture pour 2018, puis pour 2025, leur utilisation a augmenté de 12 % entre 2014 et 2016, indique un communiqué conjoint des ministères de l'Agriculture, de la Santé, de l'Écologie et de la Recherche.

       C'est davantage que la hausse (+9,4 %) observée de 2013 à 2014.

       Globalement, l'augmentation a été de 12,4 % par rapport à 2009, rapporte France Nature Environnement.

       « Sur ces 10 dernières années, les structures censées accompagner les agriculteurs vers la sortie des pesticides n’ont même pas réussi à stabiliser leur utilisation… et ce malgré le demi-milliard mobilisé », commente l'association.

    Le 27 juillet, le comité d'orientation stratégique et de suivi (COS) du plan Ecophyto était réuni au ministère de l'Agriculture. Il a annoncé un plan Ecophyto 2+, la sortie du glyphosate en 3 ans et l’interdiction des néonicotinoïdes.

    Ce plan sera soumis à la consultation publique à l'automne prochain et publié avant fin 2018.

    Il intégrera le « plan d'action sur les “produits phytopharmaceutiques” et une agriculture moins dépendante aux pesticides » qui a été présenté en avril et reprendra le « plan d'action de sortie en trois ans du glyphosate » présenté en juin.

    « Certes le gouvernement a annoncé des mesures, mais il ne faut pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de l’interdiction des molécules les plus préoccupantes, l’objectif est la réduction globale et drastique de l’usage des pesticides en France » a souligné Claudine Joly de France Nature Environnement.

    « L'outil Ecophyto est intéressant mais la sortie des pesticides ne se fera pas sans l'activation d'autres leviers économiques et règlementaires nécessaires pour obtenir une mobilisation de l'ensemble de la profession », estime-t-elle.

    Pour plus d'informations, voyez les liens plus bas.(sur Psychomédia)

    Psychomédia avec sources : Ministère de l'Agriculture, France Nature Environnement, La Dépêche.
    Tous droits réservés.

    Voyez également :
    • Puberté précoce : les pesticides sont la 1re hypothèse pour la forte incidence dans certaines régions (France)
      • Pesticides : classement des fruits et légumes les plus contaminés en France (raisins et céleri en tête)

      • Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent rapidement

        Définition européenne des perturbateurs endocriniens : la France cède à l’Allemagne sur les pesticides. 
       

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  •   Dauphins, tortues, poissons… Une "marée rouge" décime la population aquatique de Floride. 

    Marée rouge en Floride

    La marée rouge a tué plus de 100 tonnes d'animaux marins en quelques semaines.    @terryKelly

      Depuis quelques semaines, les organismes marins succombent au large de la Floride. Une bactérie sécréte un puissant neurotoxique, capable de tuer des animaux aussi imposants que des dauphins ou des lamantins. Si le phénomène est naturel, il est aggravé par l’agriculture intensive et la pollution.  

        Les autorités ont décrété l'état d'urgence en Floride, où une "marée rouge" dévastatrice noircit l'eau de mer et tue dauphins, tortues marines et poissons à un rythme effréné. Rien que ce mois-ci, plus de cent tonnes d'animaux marins ont été ramassées sur des plages désertes et empestées par une odeur nauséabonde autour de la ville de Sarasota, sur la côte ouest de la Floride, normalement très prisée des touristes.

    Depuis le 7 août, douze dauphins se sont échoués sur le rivage du comté, tous morts, un bilan équivalent à celui d'une année entière normalement. "C'est physiquement et mentalement épuisant", lâche Gretchen Lovewell, du Mote Marine Laboratory, en charge d'une équipe recueillant les tortues et les mammifères marins en détresse ou décédés.

    Un neurotoxique puissant

    La marée rouge, "red tide" en anglais, est un phénomène naturel provoqué par le Karenia brevis, un organisme unicellulaire microscopique surtout présent dans le Golfe du Mexique. Il relâche une neurotoxine puissante pouvant se propager dans l'air, causant migraines, toux et crises d'asthme chez l'homme.

    Le Karenia brevis se retrouve tout au long de l'année en faible quantité. Mais si ces organismes se multiplient, le péril est grand pour les animaux. Les tortues marines et les lamantins risquent de respirer leurs neurotoxines ou de mourir en ayant mangé des poissons ou des algues infectés.

    Aggravation du phénomène

    Le phénomène qui touche actuellement la Floride a débuté en octobre 2017, mais il s'est largement accentué ces dernières semaines, se propageant sur la côte ouest de l'État, de Tampa à Naples, sur une distance de 320 kilomètres.

    L'agriculture industrielle et un mauvais traitement des déchets peuvent favoriser la prolifération des algues toxiques, bleues ou vertes, un autre problème qui touche les eaux de Floride. Et il en serait de même pour la marée rouge, selon des experts.

    Après la dernière marée rouge d'envergure, en 2005-2006, les dauphins avaient continué à en souffrir, note Randall Wells. Seuls deux dauphins auraient été tués à l'époque à cause des toxines. Mais de très nombreux poissons étaient morts, poussant les cétacés affamés à se rabattre sur les filets de pêche, qui représentent pour eux un risque conséquent.

    Ludovic Dupin avec AFP       © 2018 Novethic - Tous droits réservés


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  • Etats-Unis : Monsanto condamné pour la première fois vis-à-vis du glyphosate

    La justice américaine vient de rendre une décision hautement symbolique : elle a condamné Monsanto à des millions de dollars de dommages et intérêts.

    Pour Dewayne Johnson, un jardinier américain de 46 ans, il ne faisait aucun doute que Monsanto était à l’origine de son cancer du système lymphatique. Durant 2 ans, l’homme a régulièrement vaporisé du Roundup et du Ranger Pro, deux herbicides, dans le cadre de son travail dans des écoles californiennes.

    Pour la première fois, des accusations visant la dangerosité de ces pesticides ont donné lieu à un procès. Ces produits sont devenus tristement célèbres car ils contiennent du glyphosate, une substance classée cancérigène par la Californie.

    Les avocats de Dewayne Johnson sont parvenus à prouver le lien entre sa maladie et l’épandage du glyphosate. « C’est un jour historique ! Depuis quarante ans que ce produit existe, la vérité éclate enfin grâce à un jury indépendant. » s’est exclamé Marc Burton, l’un de ses avocats.

    Le 8 août 2018, TV5 Monde revenait sur l’affaire alors toujours en cours.

      Voici la lecture du jugement unanime rendu par un jury composé de 12 personnes :

    « Est-ce que le Roundup ou le Ranger Pro ont contribué à la maladie du plaignant ? Oui. Est-ce que Monsanto connaissait la dangerosité de ses produits contenant du glyphosate ? Oui. Est-ce que le groupe a volontairement choisi de ne pas accompagner ses pesticides d’un avertissement destiné au consommateur ? Oui. »

    À la suite de 4 semaines de procès, le jury populaire condamne ainsi Monsanto à verser 289 millions de dollars (près de 290 millions d’euros) à Dewayne Johnson. L’ex-jardinier n’a, selon ses médecins, plus que deux ans à vivre.

    Ému et reconnaissant, l’homme a déclaré :

      (https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/proces-monsanto-depuis-quarante-ans-que-ce-produit-existe-la-verite-eclate-enfin_) (à coller dans la barre d'adresse)

    « Depuis le début de ce procès, j’ai reçu beaucoup de soutien, de prières de la part de beaucoup de gens. Je veux les remercier, mes avocats aussi et le jury. »

    Monsanto a immédiatement annoncé qu’elle allait faire appel. L’entreprise, qui vient d’être rachetée par le groupe allemand Bayer à hauteur de 62,5 milliards de dollars (54,7 milliards d’euros), fait l’objet de 5 000 plaintes du même ordre aux États-Unis.

    « La quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire. »  Loi de Brandolini. 
     

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  •  Les excès de la finance... (Pierre RABHI)

                                                               2017     192 p.    15 € 

        La crise boursière de 2008, phénomène sans précédent, a touché chacun d'entre nous. Il apparaît essentiel d'expliquer les mécanismes qui ont conduit à ce chaos et bouleversé la vie des Français. Les actuels choix et les orientations économiques sont une catastrophe pour une grande part de l'humanité et risquent, faute d'être maîtrisables, de n'épargner ni les humains, ni les ressources utiles, ni la nature. Certes, des réformes ont été mises en place. Mais sont-elles suffisantes pour éviter une nouvelle crise ? Or, des solutions existent. Une autre finance, plus solidaire et éthique, se développe quasi spontanément au sein de la société civile. Elle est une alternative en mesure de pallier les défaillances d'un système dont l'échec apparaît année après année.

        Pionnier de l'agroécologie, expert dans la lutte contre la désertification, Pierre Rabhi est l'auteur de 

       -L'Offrande au crépuscule (Éditions de Candide, 1988, primé par le ministère de l'Agriculture),

      - Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010),

      -La Convergence des consciences (Le Passeur, 2016).


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  • 2015     192 p.   16 €

       La dénonciation des pratiques des multinationales dans le cadre du débat sur le Traité transatlantique.

      Coca-Cola, Monsanto, Shell, Nestlé, Bayer, Texaco... : certaines marques sont associées à des scandales retentissants. Hydropiraterie en Inde, pesticides aux effets dévastateurs, exploitation pétrolière transformant le delta du Niger en désert écologique, drame du Rana Plaza au Bangladesh, enfants empoisonnés par le plomb au Pérou..., la liste est longue et plus qu'inquiétante.

      Dans cet ouvrage, les auteurs examinent quelques-uns des crimes les plus significatifs commis par des multinationales. Des crimes qui ont fait l'objet de poursuites judiciaires ou de « procès citoyens », que ce soit sur le plan national ou international.

      Ils expliquent aussi comment ces sociétés ont conquis, au cours du XXe siècle, de vastes marchés. Une montée en puissance et en impunité grâce notamment au soutien des États-Unis.
    Après avoir analysé l'inefficacité des mécanismes de régulation (Banque mondiale, OMC, OCDE) et s'être interrogés sur le projet de grand marché transatlantique, les auteurs rappellent que les multinationales n'échappent pas au droit. Le recours à la justice, c'est l'arme des victimes ! À quand un « tribunal pénal international » apte à juger les exactions de ces colosses industriels ?

      En coédition avec le GRIP (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité), cet ouvrage de référence plaide pour une Cour pénale internationale qui jugerait les crimes des multinationales. 
     

       Éric David, professeur émérite de droit international de l'Université libre de Bruxelles (ULB), président du Centre de droit international de l'ULB, auteurs de nombreux articles juridiques et d'ouvrages de droit international dont certains sont devenus des classiques. Juriste de renommée internationale, il est considéré comme le père de la loi dite de compétence universelle en Belgique et plaide pour une Cour pénale internationale qui jugerait les crimes des multinationales.

      Gabrielle Lefèvre, journaliste spécialisée dans les problèmes de développement, d'urbanisme et d'évolution sociétale. Ancien membre du Conseil supérieur de la justice. Chroniqueuse sur le site de débat citoyen www.entreleslignes.be.

      Préface de Jean Ziegler, homme politique, altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de l'ONU sur la question du droit à l'alimentation dans le monde. 

    Revue de presse

       Les mots sont des armes. Ce livre est très important : c'est un outil pour contrer les conséquences désastreuses de la toute-puissance des grandes entreprises. Les auteurs nous posent la question : ces immenses sociétés multinationales sont-elles compatibles avec un avenir démocratique ? Comment envisager un monde où nous pourrions protéger les ressources de la Terre et offrir à tous une vie digne et sûre, tant que le pouvoir réside aux mains de ces géants voraces ? Le temps n'est-il pas venu de les consigner, à l'instar des dinosaures, dans les livres d'Histoire ? --Ken Loach

      Un bel objet qui met le focus sur la place des multinationales dans notre monde moderne. --Alexandre Wajnberg, entretien avec Gabrielle Lefèvre, Radio Campus

      Un livre dense et utile d'un côté, une journaliste faisant son métier, l'investigation ; de l'autre, un juriste faisant le sien et apportant son point de vue de spécialiste sur des actions possibles. Car la leçon majeure de ce livre, c est qu'il ne faut pas désespérer. --Jean Rebuffat, Entre les lignes


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  •                                                            2018       91 p.     9,90 €

       "De plus en plus rares sont les critiques virulents du capitalisme et du libéralisme contemporains. Leur voix n'est pas éteinte, mais elle est muselée, sinon discréditée, au moins contestée par la suprématie que ce double modèle idéologique et économique exerce désormais, sous des formes certes disparates, sur la quasi-totalité du globe... et dans la quasi-totalité des consciences.
       Jean Ziegler est de ces opiniâtres résistants au capitalisme. Sa confrontation intellectuelle et physique, scientifique et émotionnelle, à la véracité de l'extrême pauvreté, au cynisme des mécanismes diplomatiques, aux obscurantismes multiformes, à l'étranglement des droits humains élémentaires, au dépérissement des utopies, lui confère d'être un observateur unique de l'état humain du monde." Denis Lafay 
     

       Jean Ziegler est professeur honoraire de sociologie de l'université de Genève. De 2000 à 2008, il a été Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Il est aujourd'hui vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.


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  •  Le capitalisme expliqué à ma fille (Jean ZIEGLER)

    2018     128 p.   9 €

       Pour comprendre le ressort des inégalités, des destructions environnementales et des souffrances qui ravagent la planète.

       Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde. Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché. Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.

       Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection,

      -La faim dans le monde expliquée à mon fils (près de 60 000 exemplaires vendus).


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