• 2018   80 p.  11,50 €   Nathan

    Dès 4 ans       68 articles

    Un cahier d'observation conçu en partenariat avec l'association Colibris pour se reconnecter à la nature, la découvrir et la regarder autrement
    Un cahier d’activités pour découvrir la nature autrement, au rythme des saisons, apprendre à la reconnaître et à la respecter. Une introduction générale pour comprendre l’origine des saisons.
    Notre vie est rythmée par les saisons. En hiver, tu ne fais pas les même activités, tu ne t'habilles pas comme en été ou au printemps.
    Eh bien, c'est pareil pour les plantes ou les animaux ! En fonction des saisons, et de leurs capacités d'adaptation, certains sortent ou rentrent, se cachent ou courent, dorment ou tombent amoureux !
    Découvre les oiseaux, les insectes, les mammifères, les plantes qui t'entourent et apprends un peu de leur vie !

    Pour chaque saison :
    • Une intro
    • Présentation d’environ 25 plantes, animaux, fleurs ou fruits que l’on peut observer
    • Des activités à faire dehors ou à la maison (jardinage ; recette ; bricolage)
    • Des pages à compléter : dessins, collages
    • + environ 100 cartes à détacher pour partir en reconnaissance sur le terrain
    Des activités ludiques pour transformer en douceur notre regard sur la nature
     

    Un cahier d'activités pour les enfants de 4 à 7 ans
    Une collection éco-responsable conçue en partenariat avec le mouvement Colibris, association créée sous l'impulsion de Pierre Rabhi et Cyril Dion. Les Colibris sont tous ceux qui font leur part pour construire un monde plus respecteux des êtres humains et de la nature.

       François Lasserre est un entomologiste chevronné, mais aussi un auteur, conférencier et conseiller pour la sensibilisation à la nature. Il est vice-président de l'association Office pour les insectes et leur environnement (Opie), co-président du Graine IDF (réseau d'éducation à l'environnement) et expert " éducation " de l'UICN France, Union internationale pour la conservation de la nature. Il est responsable pédagogique Enfants chez Nature & Découvertes. Il a publié chez Delachaux et Niestlé

      -La nature en 250 idées reçues (2009),

      -Les insectes en 300 questions/réponses (2007),

      - Petit atlas des insectes (2007),

      - Petit atlas des papillons (2007) et

      - Petit atlas des bestioles de la maison (2008).

      et bien d'autres ouvrages.

     
       Diplômée des Arts décoratifs de Strasbourg, Isabelle Simler est auteur/illustratrice pour l'Edition et la Presse.
    Jeune maman passionnée par le monde de l'enfance, elle a travaillée plusieurs années dans le domaine de l'Animation, en tant que réalisatrice, scénariste et illustratrice
    Elle se consacre depuis 2012 plus particulièrement à la littérature Jeunesse.

     


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  • Vraiment vertes, les énergies renouvelables ?

     

     

      Philippe Bihouix est ingénieur, centralien, et auteur de “Quel futur pour les métaux ?” ainsi que de “L’Âge des Low Tech, vers une civilisation techniquement soutenable”. Pour lui, notre modèle de société touche à sa fin, du fait de l'épuisement progressif des ressources minières et fossiles. Et ce ne sont pas les énergies renouvelables ou la croissance verte qui nous sauveront.

    Bon, et maintenant, on fait quoi ? On va où ?

    - Tu parles dans tes livres de la fin du pétrole bon marché, des métaux indispensables à nos technologies. Le modèle de société actuel est-il dans une impasse ? 

    C'est toujours très délicat de crier au loup sur la question de la disponibilité des ressources. Parce que le débat n'est pas nouveau : d'un côté ceux qui pensent que les innovations technologiques permettront à l'humanité de subvenir éternellement à ses besoins matériels (les "cornucopiens", du latin cornu copiae signifiant "corne d'abondance"), de l'autre, les gens qui disent que ça va se passer de plus en plus difficilement, et que l'effondrement est inévitable.

    Dès les années 50, issus du mouvement conservationiste américain, William Vogt, ou Fairfield Osborn, expliquent que tout va s'écrouler... Plus tard, en 1967, René Dumont signe "Nous allons à la famine", l'année suivante Paul Ehrlich traite de la surpopulation humaine avec "La Bombe P", puis vient le fameux Rapport Meadows du Club de Rome en 1972 ("The Limits To Growth", littéralement "Les limites à la croissance"). 

    "Nous sommes dans une impasse, mais que c'est extrêmement difficile d'en déterminer le terme."

    Il faut également remonter loin pour entendre chanter l'abondance par la technologie. Dans les années 50-60, les américains Herman Kahn, Alvin Toffler, et Buckminster Fuller, sont les prophètes de ce courant de pensée, qui répondent aux inquiétudes sur l’accroissement rapide de la population et le risque d’épuisement des ressources naturelles.

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  • Libre-échange

    L’arbitrage, une justice d’exception

     https://www.alternatives-economiques.fr//larbitrage-une-justice-dexception/00085813?utm_source=emailing&utm_medium=email&utm_campaign=NL_Quotidienne%2F04092018

    Claire Alet 04/09/2018                         

    Assis devant son bureau, d’où il a une vue panoramique sur les toits de Paris, l’avocat Emmanuel Gaillard raconte : « 50 milliards de dollars sont le montant le plus élevé attribué jusqu’à présent par un tribunal d’arbitrage d’investissement international. » Et c’est lui, star du domaine, qui a fait gagner cette somme en 2014 aux ex-actionnaires de droit britannique du groupe pétrolier Ioukos, en dédommagement d’une expropriation de ses biens par les autorités russes [1].

    Les tribunaux d’arbitrage d’investissement sont un mécanisme permettant à un investisseur étranger d’attaquer en justice un Etat lorsque celui-ci a pris une mesure nuisant à son investissement. Dans le cas d’une expropriation directe par un pouvoir autoritaire, le montant semble certes faramineux, mais la procédure ne soulève pas de question particulière de légitimité. Mais qu’en est-il lorsque Philip Morris attaque l’Uruguay au motif que son projet de mise en place d’avertissements sur les paquets de cigarettes porterait atteinte au droit de propriété du cigarettier ? Ou lorsqu’une entreprise minière canadienne demande 16 milliards de dollars à la Colombie pour avoir déclaré « parc national naturel » la partie de la forêt amazonienne où la firme avait un projet de concession de mine d’or, de fait annulé ?

    Ces tribunaux d’arbitrage, de plus en plus contestés, ont été au coeur de la bataille entourant les négociations du traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada, le Ceta. Ils restent l’un des principaux obstacles, aux yeux de ses détracteurs, à la ratification par la France de ce traité qui devrait être soumis au Parlement en 2019, après les élections européennes.

              1/ Les tribunaux d’arbitrage, c’est quoi ?

    L’arbitrage d’investissement est un mécanisme juridique qui vise à régler un différend entre un Etat et un investisseur étranger, essentiellement des multinationales. Il est apparu dans les années 1950, sur fond de guerre froide, pour éviter que de tels contentieux dressent deux Etats l’un contre l’autre, si celui dont relevait l’entreprise prenait sa défense. Il s’agissait aussi de protéger les capitaux conservés par les anciens colonisateurs contre les gouvernements des Etats nouvellement indépendants. Mais c’est à partir des années 1990 que ces tribunaux, souvent appelés investor-state dispute settlement (ISDS), se sont développés, bien au-delà des cas d’expropriation violente.

    Le recours aux tribunaux d’arbitrage est prévu par plus de 3 000 traités internationaux, de libre-échange ou d’investissement.      
     

    Aujourd’hui, le recours à ces tribunaux ad hoc est prévu par plus de 3 000 traités internationaux, de libre-échange ou d’investissement. Leurs décisions s’imposent aux Etats signataires. Un tribunal est composé non pas de juges, mais d’arbitres qui, en pratique, sont des avocats d’affaires. L’investisseur nomme un arbitre, l’Etat le sien, et les parties se mettent d’accord sur un troisième qui présidera le tribunal. De nombreuses audiences – qui ne sont pas publiques – se déroulent au siège du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), à Washington ou à Paris, mais aussi dans des hôtels de luxe.

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  • notre-planete.info

    Depuis 2001, le média de référence sur l'état et le devenir de notre planète et ses habitantsAlors que le monde connaît des tensions géopolitiques de plus en plus fortes et continue d'accumuler les problèmes environnementaux et climatiques, voici une approche statistique et indicative des principales causes de mortalité dans le monde, dans un souci de mise en perspective.

    https://www.notre-planete.info/actualites/4378-causes-mortalite-monde

     mis à jour le 23 septembre 2018

    Chaque année, environ 57 millions de personnes meurent et plus de 140 millions de bébés naissent, ce qui explique le fort accroissement démographique de la population mondiale (+ 83 millions personnes tous les ans), qui dépasse actuellement les 7,6 milliards de personnes.

    La mortalité dans le monde a de nombreuses causes principalement liées à nos modes de vie : cancers, maladies, accidents..., notre incapacité à vivre en bonne intelligence : conflits, meurtres..., et notre mauvaise gestion écologique et environnementale : pollutions, catastrophes naturelles et technologiques...

    C'est pourquoi, nous vous proposons de (re)découvrir quelques statistiques sur les principales causes de mortalité dans le monde, afin de les mettre en perspective et de prendre un peu de recul.

    La plupart du temps, les principales causes de mortalité sont énumérées en fonction des pathologies (maladies cardiovasculaires, infections des voies respiratoires...) qui en sont directement à l'origine. Or, dans la plupart des cas, nous avons plutôt choisi de mettre en évidence les causes externes de mortalité, celles qui déclenchent ensuite des pathologies mortelles.

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  • Les choses à changer ....

    2018     88 p.   15 €

    https://www.colibris-laboutique.org/home/238-les-choses-a-changer-pour-changer-les-choses-9791069922693.html

    Un livre illustré qui décrit pleins d'idées simples pour changer les choses individuellement, ici et maintenant.

    11 articles

     

    « Lors de nos rencontres organisées par notre groupe local Colibris (Evry Seine Essonne), beaucoup de personnes me disaient vouloir agir mais sans savoir quoi faire, et d''autres pensaient qu'il est trop difficile et parfois vain de faire quelque chose personnellement à son échelle.

    J'ai donc commencé à écrire et dessiner des fiches pour donner des idées d'actions pour montrer que c'est simple et souvent sympas de changer progressivement notre mode de vie.

    De fils en aiguille, c'est devenu un véritable livre de 88 pages avec des schémas, des dessins, des adresses utiles... 

     

    Bien sûr ça ne changera pas le monde, mais ça permet d'être plus cohérent avec ses valeurs, et mine de rien, ça distille un nouvel imaginaire beaucoup plus enthousiasmant. »

    Miko Kontente

    A savoir : ce livre a été édité par une association (la soupe au Chaillou) qui a pour but la plantation d'un jardin forêt en Bourgogne. La totalité des bénéfices de ce livre servira à ce projet.


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  • Le monde libre (Aude LANCELIN )

    2017    251 p.   6,70 € en Poche

       Un an avant une élection présidentielle, la "numéro deux" du plus célèbre hebdomadaire de la gauche française est brutalement licenciée. Rapidement, des causes politiques à cette éviction seront évoquées par les médias. Le parti au pouvoir, traître à toutes ses promesses, se verra ainsi soupçonné d'avoir voulu remettre au pas "sa" presse, tandis que les actionnaires du Monde libre, holding à laquelle appartient le journal, seront interpellés au sujet de leur rôle dans l'affaire.
       Partant de ces événements, la journaliste Aude Lancelin livre ici le récit de ses quinze années passées au coeur des médias français, entre décadence d'un métier, opérations de police intellectuelle, et socialisme d'appareil à l'agonie. Une plongée sans précédent dans le "quatrième pouvoir", par quelqu'un qui l'a connu de l'intérieur. Un appel aussi à la résurrection d'une vraie gauche, et à la libération des journalistes. 
     

       Ex-directrice adjointe des rédactions de L'Obs et de Marianne, Aude Lancelin est également coauteure des 

      -Philosophes et l'amour, disponible aux Editions J'ai lu.

      Lauréat du prix Renaudot Essai 2016, cet ouvrage est augmenté d'une postface inédite.


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  • Médicaments IPP antiacides : vieillissement des artères favorisant crises cardiaques, démence vasculaire…

    Psychomédia     5 juin 2016

    L'utilisation chronique de certains médicaments contre les brûlures d'estomac et le reflux gastro-œsophagien (RGO) accélère le vieillissement des vaisseaux sanguins, selon une étude publiée dans la revue Circulation Research. Ce vieillissement accéléré favoriserait les maladies cardiovasculaires, la démence vasculaire et l'insuffisance rénale.

    Des médicaments inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) comme l'ésoméprazole (Inexium, Nexium) sont couramment utilisés et disponibles en vente libre aux États-Unis sans supervision médicale.

     

    Ces médicaments ne sont pas approuvés pour une utilisation à long terme, mais des études montrent qu'ils seraient utilisés de façon inappropriée dans 70 % des cas.

    John Cooke du Houston Methodist Research Institute et ses collègues ont observé en laboratoire que l'exposition de cellules endothéliales, qui tapissent l'intérieur des vaisseaux sanguins, à des IPP accélère leur vieillissement biologique.

    « Les IPP réduisent l'acidité dans les lysosomes de la cellule endothéliale. Les lysosomes sont comme des broyeurs de déchets cellulaires et ont besoin d'acide pour fonctionner correctement », explique le chercheur. « Nous avons observé l'accumulation de déchets dans les cellules endothéliales, qui accélérerait le processus de vieillissement ».

    Le chercheur soupçonne que cela puisse être le mécanisme qui explique les risques accrus de crise cardiaque, d'insuffisance rénale et de démence observés chez les utilisateurs d'IPP à long terme. À court terme, ces médicaments ne semblent pas affecter le cœur et les vaisseaux sanguins, précise-t-il.

    Une étude de l'Université Stanford, publiée dans la revue PLOS ONE en 2015, avait montré que les personnes qui prennent des IPP sont entre 16 % à 21 % plus susceptibles d'avoir une crise cardiaque que celles qui n'en prennent pas, mentionne-t-il.

    Des médicaments de la classe des bloqueurs de H2, comme la ranitidine (Azantac, Raniplex, Zantac, Tagamet), n'affectent pas l'endothélium, indique-t-il.

    En 2009, les IPP étaient la troisième classe de médicaments les plus utilisés aux États-Unis, selon l'agence du médicament américaine (FDA).

    Les IPP viennent dans une variété de formes, se terminant toujours par le suffixe "-prazole", précise le chercheur. D'autres exemples incluent l'oméprazole (Mopral, Omediprol, Prilosec) et le lansoprazole (Lanzor, Ogastoro, Ogast, Prevacid).

    Psychomédia avec sources : Houston Methodist, Circulation Research.
    Tous droits réservés

    Voyez également : (sur Psychomédia)
    • Québec restreindra le remboursement des médicaments antiacides
    • Les médicaments anti-reflux acide liés à une carence en vitamine B12 (fatigue, faiblesse...)
    • 14 classes de médicaments à déprescrire en priorité chez les personnes âgées.

    « Ils exposent à peu d'effets indésirables graves à court terme. Mais ce n'est pas le cas à long terme : infections, fractures, hyponatrémies, etc. Or l'arrêt d'un inhibiteur de la pompe à protons est rendu difficile par un rebond d'acidité, qui conduit souvent à poursuivre la prise », indique la revue Prescrire.

    « Un suivi d'environ 350 000 patients aux États-Unis d'Amérique pendant 5,7 ans a montré une augmentation de 25 % de la mortalité chez les patients sous inhibiteur de la pompe à protons par rapport aux patients sous antihistaminique H2, un autre groupe de médicaments utilisés dans les mêmes situations. Le risque est apparu d'autant plus grand que le traitement a duré plus d’un mois.

    Ce type d'étude ne permet pas d'éliminer tous les biais méthodologiques et ne permet pas de démontrer un lien de cause à effet, mais celle-ci a été effectuée en prenant de nombreuses précautions, et d'autres études ont eu des résultats similaires. »

     


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  •                                                            2017    198 p.    15,90  

       Pour une éducation positive accessible à tous !
      Votre enfant fait une colère pour un simple bonbon ? Il vous a tapé(e) ou ne respecte pas les règles ? Il ne veut pas partager ou refuse de se coucher ? C'est le lot commun de nombreux parents qui, chaque jour, peinent à se faire obéir ou s'épuisent à gérer les conflits à grand renfort de menaces et de cris...

      Mais rassurez-vous, grâce à l'éducation positive, il est possible d améliorer le quotidien avec votre enfant ! Sans être autoritaire ou laxiste, vous pourrez mieux comprendre ses besoins, le responsabiliser et l'encourager.
      Et parce qu'il n est pas toujours facile de passer de la théorie à la pratique, ce livre témoignage vous donne, à partir de scènes réellement vécues, les outils concrets pour acquérir des réflexes « positifs » :

       -trouver les bons mots
       -réagir de manière adéquate
       -amener votre enfant à coopérer

      Devenez un parent cool et bienveillant pour rendre votre enfant heureux !

       Mère de deux enfants, Charlotte Ducharme est la créatrice du blog www.coolparentsmakehappykids.com qui a immédiatement connu un grand succès auprès de nombreux parents, séduits par son expérience personnelle de l'éducation positive.  


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  • Chère amie,
    Cher ami,

    Aux Antilles, on compte les morts empoisonnés au chlordécone…

    Cette histoire ressemble à un scénario de film.

    Le chlordécone est un pesticide qui a été utilisé entre les années 1970 et 1990 contre le charançon noir des bananiers.

    Personne ne se doutait que les Antilles allaient bientôt avoir un problème bien plus grave que celui des charançons…

    Retour sur une histoire obscure

    En 1993, après 20 ans d’utilisation régulière, le chlordécone est interdit parce qu’on s’est « aperçu » qu’il était ultra-toxique.

    En réalité, on connaît sa toxicité depuis le début des années 70.

    Le ministère de l’agriculture de l’époque avait déjà refusé 2 fois l’homologation du chlordécone pour cause de « dangerosité pour la santé animale ». Le chlordécone a même été classé cancérogène probable dès 1979 par l’Organisation Mondiale de la Santé (l’OMS)

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  • 130 associations écrivent à l'OMS pour dénoncer la mauvaise évaluation des vaccins et leur insécurité

    http://initiativecitoyenne.be/2018/09/130-associations-ecrivent-a-l-oms-pour-denoncer-la-mauvaise-evaluation-des-vaccins-et-leur-insecurite.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 222

    Pourquoi donc autant de personnes et d'associations de santé s'abaissent-elles encore à écrire à l'OMS en matière de "sécurité" ou plutôt d'insécurité des vaccins et ce, malgré les innombrables épisodes de manipulation, de corruption, de collusion, de malhonnêteté dans le chef de cette agence? Précisément parce qu'il y a URGENCE. Urgence devant l'étendue des dégâts vaccinaux dans le monde entier affectant des dizaines de milliers d'enfants et d'adultes (et même sans doute encore plus, à des degrés divers) chaque année. Les vaccins, il faut le redire, sont archi-mal évalués. Le laxisme qui préside à leur pseudo évaluation et à leur recommandation relève de l'idéologie, de la cupidité et du parti-prix et non de la Science, exigeante et rigoureuse, comme cela devrait pourtant être le cas.

    René Bickel résumant en une image le triste cirque de la pseudo- pandémie de H1N1

      Constamment, nous voyons les preuves affligeantes de ce laxisme: la hausse vertigineuse des cas d'autisme, le scandale du vaccin contre la dengue en Asie, les narcolepsies post-vaccin H1N1 (qui n'ont été que le sommet de l'iceberg des victimes de cette vaccination). Un tout récent édito du British Medical Journal s'intéresse par exemple à l"information en temps de crise sanitaire" à propos du vaccin H1N1 Pandemrix. Dans cet édito (https://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/breve/2018/09/21/), on découvre par exemple qu'il a fallu une procédure en justice lancée par une victime irlandaise dudit vaccin pour que cette patiente découvre que les risques liés aux vaccins étaient pourtant connus dès l'hiver 2009-2010 par le fabricant GSK, en liaison avec l'Agence Européenne du Médicament. L'épidémiologiste Tom Jefferson, expert de la partie civile a transmis des documents qui ont été partiellement reproduits et qui montrent que les effets secondaires du vaccin Pandemrix (avec l'adjuvant au squalène AS03) ont été sept fois plus nombreux qu'avec d'autres vaccins (ayant d'autres noms, comme l'Arepanrix, et d'autres compositions). GSK a refusé de répondre au BMJ sur ce point et l'Agence européenne du Médicament s'est contentée de dire qu'elle ne réalisait pas de comparaison du rapport bénéfices/risques entre divers produits homologués. Alors que ces vaccins sont appelés par certains "vaccins du passé", il s'avère hélas que leurs conséquences indélébiles ne sont pas du passé pour leurs victimes mais bien leur triste présent! Dans le triste même registre du "On sait mais on ne peut pas le dire", il y a aussi la toute récente expulsion du Dr Peter Goztsche de la Collaboration Cochrane (liée hélas depuis un certain temps aux financements de la Fondation Gates, laquelle constitue le 1er donateur privé de l'OMS dont la priorité financière n°1 est la vaccination). Peter Goztsche était justement hostile à la toute puissance de Big Pharma, toujours prête à payer pour manipuler ou taire les données gênantes, au détriment des patients... au contraire, il s'était notamment battu pour changer les règles d'accès aux résultats des études secrètes menées par les firmes, devenant ainsi un gêneur n°1. Ceci dresse donc le contexte extrêmement inquiétant dans lequel toutes ces personnes se sont associées pour écrire à l'OMS, lui faisait évidemment comprendre que nous ne sommes plus dupes de ses réassurances bidon récurrentes au sujet de la "sécurité" vaccinale...

    Lettre ouverte à l'OMS sur la sécurité vaccinale

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  • Gaîa

               2e semestre PermaGaïa 2018  rustica.fr

    Prenons soin de la nature !

    PermaGaïa 2e semestre 2018

     

     

    Produit vendu par Rustica Editions    18,50 € 
     

    L'aventure continue avec ce deuxième numéro de PermaGaïa qui s'engage cette fois-ci pour le vivant, le respect des écosystèmes, la Nature. Plongez au cœur de la Nature et au plus près des problématiques écologiques d'aujourd'hui et de demain : intelligence organique, protection des animaux, écosystèmes, consommation responsable, biodiversité, biomimétisme, autonomie, disparition des abeilles… tant de thématiques importantes pour les êtres humains soucieux de la Nature que nous sommes !
    Au fil des pages, nous rencontrons Nicolas Vanier qui travaille au quotidien pour sensibiliser le grand public à la fragilité de l'écosystème, à sa protection et à son respect. Nous bavardons aussi avec Jean-Louis Etienne, explorateur engagé et philosophe optimiste, au sujet de l'intelligence du vivant, ce "mutant surdoué", parfois en danger, avec lequel nous devons vivre en harmonie. Forêts, abeilles, graines, champignons… le vivant végétal ou animal est doté de capacités exceptionnelles qui offrent des perspectives en matière de santé, de technologie, de production énergétique. Les auteurs de PermaGaïa sont convaincus que nous pouvons tous faire quelque chose à notre niveau pour respecter et protéger le vivant. Planter un arbre, créer un potager perpétuel, construire une mangeoire à oiseaux, porter attention à l'eau… les choses peuvent être si simple

     

    Nous pouvons tous faire quelque chose à notre niveau pour respecter et protéger le vivant !

     

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  • Pierre Rabhi attaqué dans une chronique du Monde Diplomatique  

    Commentaire. Pierre Rabhi est aussi attaqué par une chronique dans le Monde Diplomatique. « Lamentable ! » aurait dit Coluche. Que fait donc pour la planète ce journaliste qui ne sait que critiquer et tenter de démonter un homme d’exception. N’a t-il pas le droit d’avoir un peu d’aisance à 80 ans, ne serait ce que pour faire du bien autour de lui ? Est-il allé chez Pierre, une maison simple sur une terre de cailloux, magnifique mais dure. Aucun élément de luxe, juste deux transats pour se reposer à côté de son épouse. Mais ma question est « Qui le paie, quel lobby encourage cette entreprise de démolition ? » Qui a intérêt à affaiblir un des plus grands lanceurs d’alerte de notre temps ?

    Ne ferait-il pas mieux de s’intéresser à certains bizness des tous ces trust financiers qui détruisent la planète. Regardez les commentaires sur Facebook ou ailleurs, c’est la levée de bouclier contre ce journaliste. Il y en a vraiment qui attaqueraient n’importe qui pour se faire valoir. Honte à lui ! 

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 221

    L’ARTICLE :

    Le système Pierre Rabhi

    Le Monde Diplomatique – par Jean-Baptiste Malet

     https://www.monde-diplomatique.fr/2018/08/MALET/58981

    La panne des grandes espérances politiques remet au goût du jour une vieille idée : pour changer le monde, il suffirait de se changer soi-même et de renouer avec la nature des liens détruits par la modernité. Portée par des personnalités charismatiques, comme le paysan ardéchois Pierre Rabhi, cette « insurrection des consciences » qui appelle chacun à « faire sa part » connaît un succès grandissant.

    Dans le grand auditorium du palais des congrès de Montpellier, un homme se tient tapi en bordure de la scène tandis qu’un millier de spectateurs fixent l’écran. Portées par une bande-son inquiétante, les images se succèdent : embouteillages, épandages phytosanitaires, plage souillée, usine fumante, supermarché grouillant, ours blanc à l’agonie. « Allons-nous enfin ouvrir nos consciences ? », interroge un carton. Le film terminé, la modératrice annonce l’intervenant que tout le monde attend : « Vous le connaissez tous… C’est un vrai paysan. »

    Les projecteurs révèlent les attributs du personnage : une barbichette, une chemise à carreaux, un pantalon de velours côtelé, des bretelles. « Je ne suis pas venu pour faire une conférence au sens classique du terme, explique Pierre Rabhi, vedette de la journée « Une espérance pour la santé de l’homme et de la Terre », organisée ce 17 juin 2018. Mais pour partager avec vous, à travers une vie qui est singulière et qui est la mienne, une expérience. »

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  • Nous voulons des coquelicots

        Appel des 100 pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse

       Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l’eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l’estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises. Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles psychomoteurs chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L’exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui a choisi la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

      Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans; la moitié des papillons en vingt ans; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Ce monde qui s’efface est le nôtre et chaque couleur qui succombe, chaque lumière qui s’éteint est une douleur définitive. Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde !
    Non, nous ne voulons plus. À aucun prix. Nous exigeons protection.

      Nous exigeons de nos gouvernants l’interdiction de tous les pesticides de synthèse en France. Assez de discours, des actes.

    https://nousvoulonsdescoquelicots.org/


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  •  L’agriculture biologique rentable et plus résistante aux bio agresseurs  

    Commentaire. L’agriculture biologique rentable et plus résistante aux bio agresseurs. Elle gagne du terrain. Alors à quoi servent les pesticides ?

    Concrètement à rien ! A faire payer les agriculteurs, à nous intoxiquer et à enrichir surtout quelques groupe agrochimiques mondiaux surpuissants.

    « Pour les chercheurs de l’Inra, «la régulation naturelle des bioagresseurs (qu’il s’agisse de taux de parasitisme, de prédation ou de compétition) est plus importante dans les systèmes d’agriculture biologique que dans les systèmes d’agriculture conventionnelle et ce pour tous les types de bioagresseurs (pathogènes, ravageurs ou adventices)». En d’autres termes, l’équilibre naturel entre les espèces est mieux préservé dans le cas d’une agriculture biologique ». 

    « De plus, si les deux modèles – biologique et conventionnel – subissent les mêmes proportions d’attaques par des insectes ravageurs, l’agriculture bio est moins touchée par des champignons ou des bactéries que celle qui utilise des pesticides, d’après les résultats de l’enquête”.

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 221  

    L’ARTICLE :

    L’agriculture biologique aussi efficace que les pesticides ?

    Le Figaro – Par   Nicolas Orliac  Publié le 21/08/2018

    http://www.lefigaro.fr/conso

    Des chercheurs de l’Inra montrent dans une enquête que l’agriculture biologique est aussi résistante aux bioagresseurs que l’agriculture conventionnelle, pour laquelle il est fait usage de pesticides.

    Les pesticides seraient-ils superflus? L’Institut national de la recherche agronomique (Inra), en partenariat avec l’université de Rennes 1, a publié une étude allant dans ce sens dans la revue scientifique Nature Sustainability. En se basant sur les résultats de centaines de publications précédentes, les scientifiques montrent que l’agriculture biologique ne souffre pas du manque de pesticides. Mieux: il semble que ce mode d’exploitation soit plus efficace contre les bioagresseurs que l’agriculture dite conventionnelle.

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  • Jean Ziegler : « Le système capitaliste financier globalisé détruit le monde »

    Un article très clair par ce spécialiste très éclairé, dans la suite de la démission de Nicolas Hulot.

    « Ce n’est pas le ministre de l’écologie qui détient le pouvoir, mais les oligarchies financières ».

    Cela correspond tout à fait à ce que disait Nicolas Hulot en annonçant sa démission.

    « Pour le sociologue et altermondialiste suisse, la démission de Nicolas Hulot illustre la faiblesse des institutions démocratiques face au capitalisme financier globalisé. Une absence de contre-pouvoir qui entraîne mépris du bien commun et destruction progressive de la planète et de la biodiversité ».

    Il est clair qu’un régime comme celui de la France qui tente de soutenir et de suivre le système financier mondial ne peut pas concrètement agir en faveur de l’écologie, puisqu’il soutient le système qui détruit la nature. Hypocrisie, manipulation, immaturité de conscience, je vous laisse choisir. Mensonge dans tous les cas.

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 221

    De l’air irrespirable, une eau polluée, une nourriture empoisonnée… La Terre est en sursis, les hommes tombent malades, et pourtant un ministre de l’Ecologie démissionne du gouvernement français parce qu’il se sent impuissant face aux lobbys. Jean Ziegler, homme politique, altermondialiste et sociologue ne dénonce pas ces derniers qu’il appelle des «larbins» mais tout le système capitaliste, responsable selon lui de la destruction de la planète.

    Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies depuis 2009 et ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde, il vient de publier le Capitalisme expliqué à ma petite fille (en espérant qu'elle en verra la fin, (éditions du Seuil, 2018).

    Que révèle la démission de Nicolas Hulot sur l’écologie et la politique ?
     

    Dans son interview à France Inter, Nicolas Hulot a prononcé une phrase-clé : «C’est un problème de démocratie : qui a le pouvoir ?» Qui, en effet, a le pouvoir dans nos démocraties ? La réponse est claire : le capital financier globalisé. Ce n’est donc pas un gouvernement qui détient le pouvoir en la matière, et encore moins un ministre de l’Ecologie, aussi courageux soit-il.Nos démocraties ne peuvent-elles donc rien faire contre le pouvoir de la finance ?

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  • La pensée en otage (Aude LANCELIN)

                                                                2018       110 p.    10 €

       "On peut éteindre peu à peu le caractère authentiquement démocratique d'un système d'information sans toucher aux apparences. C'est la situation que vit la France, où le CAC 40 a massivement racheté les médias, imposant une idéologie de la "neutralité" mortifère, propulsant sur le devant de la scène ses valets intellectuels, dévastant l'esprit public. Toutes sortes de mensonges, de pseudo-évidences et de mythes consolateurs empêchent les gens de prendre conscience de la gravité de ces manoeuvres. Il est urgent de démasquer celles-ci pour que tous s'emparent enfin de la situation."

       Aude Lancelin, spécialiste de la vie des idées, a été directrice adjointe des rédactions de Marianne et de L'Obs avant d'en être brutalement licenciée. Evènement marquant qui inspirera son ouvrage

      -Le monde libre (éditions LLL), prix Renaudot essai 2016.


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  • 2018      240 p.      18 €

       «  La dette publique est un danger pour les générations futures  », «  La France n’a pas fait de réformes depuis plus de trente ans  », «  Notre modèle social est inefficace  », «  Le Code du travail empêche les entreprises d’embaucher  », «  Une autre politique économique, c’est finir comme le Venezuela  »  ; telles sont les affirmations ressassées en boucle depuis plus de trente ans par une petite élite bien à l’abri de ce qu’elle prétend nécessaire d’infliger au reste de la population pour sauver la France.
      Ces idées ont tellement pénétré les esprits qu’elles ne semblent plus pouvoir faire l’objet du moindre débat. C’est justement l’objet de ce livre  : regagner la bataille des idées, refuser ce qui peut paraître du bon sens, tordre le cou à ces prétendues «  vérités économiques  ».
       Savez-vous qu’il y a eu plus de 165 réformes relatives au marché du travail depuis 2000 en France  ? Que nous avons déjà connu une dette publique représentant 200  % du PIB ? Que plus de la moitié de la dépense publique profite au secteur privé  ?
      Dans ce traité d’économie hérétique, Thomas Porcher nous offre une contre-argumentation précieuse pour ne plus accepter comme une fatalité ce que nous propose le discours dominant.
     
       Thomas Porcher est économiste. Membre des Économistes atterrés, docteur en économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, il est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages notamment

       -Introduction inquiète à la Macron-économie (Les petits matins)

    et de publications dans des revues académiques internationales.


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  •  (Julia CAGE)

    Fayard    2018     464 p.      23 €

        Une personne, une voix  : la démocratie repose sur une promesse d’égalité qui trop souvent vient se fracasser sur le mur de l’argent. Financement des campagnes, dons aux partis politiques, prise de contrôle des médias  : depuis des décennies, le jeu démocratique est de plus en plus capturé par les intérêts privés.
    Se fondant sur une étude inédite des financements politiques privés et publics dans une dizaine de pays sur plus de cinquante ans, Julia Cagé passe au scalpel l’état de la démocratie, décortique les modèles nationaux, et fait le récit des tentatives –  souvent infructueuses, mais toujours instructives  – de régulation des relations entre argent et politique.
       Aux États-Unis, où toute la régulation de la démocratie a été balayée par idéologie, le personnel politique ne répond plus qu’aux préférences des plus favorisés. En France, l’État a mis en place un système de réductions fiscales permettant aux plus riches de se voir rembourser la plus grande partie de leurs dons aux partis politiques, alors que les plus pauvres, eux, paient plein pot.
       Ces dérives ne viennent pas d’un complot savamment orchestré mais de notre manque collectif d’implication. La question du financement de la démocratie n’a jamais véritablement été posée  ; celle de la représentation des classes populaires doit l’être sur un mode plus radical. Pour sortir de l’impasse, voici des propositions qui révolutionnent la façon de penser la politique, des réformes innovantes pour une démocratie retrouvée.
     
       Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure et de l’Université Harvard, Julia Cagé est professeure d’économie à Sciences Po Paris. Elle a publié
       -Sauver les médias. Capitalisme, financement participatif et démocratie (Le Seuil, 2015).
     

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  •  Julia Cagé Professeure d’économie à Sciences Po Paris

    https://www.alternatives-economiques.fr//julia-cage

    Economiste, spécialiste des médias, Julia Cagé vient de publier Le prix de la démocratie aux éditions Fayard. L’auteure y pointe le désengagement de l’Etat qui finance de moins en moins la vie politique et la place croissante des dons privés aux partis. Une manne versée par les plus riches qui détermine ensuite les politiques fiscales menées par la majorité au pouvoir. Un véritable danger pour la démocratie. 

    Abstention, « dégagisme », populisme : on assiste un peu partout à un épuisement de la démocratie. Vous insistez sur le rôle du financement de la vie politique dans ce désamour

    Oui, celui-ci est lié en bonne partie au fait que le financement de la vie politique est monopolisé par les plus riches.Très peu de gens participent en réalité à ce financement : en France, 290 000 personnes seulement déclarent donner de l’argent aux partis politiques, 0,79 % des Français adultes. Mais parmi le 0,01 % des Français aux revenus les plus élevés, cette proportion atteint 10 %. Et ces Français parmi le 0,01 % des plus riches donnent en moyenne 5 200 euros par an aux partis, c’est-à-dire quasiment le plafond légal de 7 500 euros. Sans plafond, ils donneraient sans doute beaucoup plus encore, comme on le constate aux Etats-Unis.

    A lire Les dossiers n°15 - 09/2018

    Julia Cagé : « la démocratie ne doit plus être à vendre »

        De plus, ces dons des citoyens riches vont sans surprise très majoritairement aux partis les plus conservateurs, notamment sur le plan économique. Dans le cas de la France, ce phénomène est particulièrement frappant : en 2016, le parti socialiste avait touché 676 000 euros de dons, la République en marche, qui venait tout juste d’être créée, en a reçu 4,9 millions, et les Républicains 7,45 millions. Ce déséquilibre joue évidemment un rôle important puisqu’une campagne électorale coûte cher… Ce qui pousse les hommes et les femmes politiques à abandonner la course aux voix citoyennes pour privilégier plutôt celle aux donateurs privés.

       La régulation du financement politique ne change-t-elle pas la donne ?

       Il vaut évidemment mieux réguler que de ne pas réguler. Aux Etats-Unis, l’argent privé joue un rôle encore plus important qu’en France et les élections y coûtent aussi beaucoup plus cher. En 2016, l’élection présidentielle américaine a mobilisé 1,5 milliard de dollars de la part des candidats et de leurs comités de soutien, plus 3 milliards pour les super political action committees (PAC)1, soit 4,5 milliards de dollars au total. Dans les démocraties régulées, on n’atteint pas de tels montants.

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  • Six résidus de pesticides sur dix retrouvés dans notre alimentation suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, affirme Générations futures

    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides

    L'association Générations futures appelle les autorités publiques, après la publication d'un rapport, à prendre des actions pour assurer leur disparition de notre agriculture.  

    Commentaire. Alimentation : six résidus de pesticides sur dix retrouvés dans nos assiettes suspectés d’être des perturbateurs endocriniens

    Et ils sont actifs et toxiques, même à faibles doses. Il n’y a pas de doses inoffensives.

    Générations futures : https://www.generations-futures.fr/wp-content/uploads/2018/09/rapport-exppert-10-efsa-residus-pe-alimentation-310818.pdf

    Les perturbateurs endocriniens au menu ? En juillet dernier, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a publié un rapport sur la présence de pesticides dans l’alimentation européenne : plus de 96% des échantillons analysés se situaient dans les limites légales. Mais, dans un rapport publié mardi 4 septembre, Générations futures assure que plus de six résidus de pesticides sur dix détectés lors de ces analyses sont "suspectés" d’être des perturbateurs endocriniens. L'association appelle les autorités publiques à prendre des actions pour assurer leur disparition de notre agriculture. On vous détaille les enseignements de ce rapport.

    Quels sont les résultats de cette étude ?

    Générations futures s'est appuyée sur le dernier rapport (PDF en anglais) sur la présence de pesticides dans les aliments, publié par l'Efsa en juillet. L'Autorité européenne de sécurité des aliments a compilé les analyses réalisées en 2016 au sein des 28 pays de l'Union européenne, ainsi qu'en Norvège et en Islande, sur 84 657 échantillons de nourritures : des légumes, des fruits, des noix, des céréales, des aliments pour nourrissons...

    Plus de la moitié des aliments concernés (50,7%) ne comportaient aucun résidu de pesticide quantifiable. Mais, dans les autres produits testés, les analyses avaient pu permettre de détecter un total de 109 843 résidus différents. Générations futures a croisé ces résultats avec une liste de perturbateurs endocriniens "potentiels" établie par TEDX (en anglais), l’organisation créée par la scientifique Theo Colborn à l’origine de la découverte des phénomènes de perturbation endocrinienne. Cette liste regroupe 1 457 molécules ou familles de molécules qui ne sont pas forcément considérées comme des perturbateurs endocriniens avérés par les autorités, mais pour lesquelles au moins une étude universitaire publiée dans une revue scientifique a montré un effet de perturbation endocrinienne.

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  •    Les nanoparticules sont présentes dans de nombreux produits de consommation courante : emballages alimentaires, aliments, peintures, dentifrices... Or, elles sont dangereuses pour les neurones et la barrière hémato-encéphalique qui sert à protéger le cerveau. Une étude française apporte de nouvelles preuves de leur nocivité pour les centres nerveux.

      https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-nanoparticules

    Les nanoparticules sont omniprésentes dans les produits de consommation courante : dans des peintures, des cosmétiques, des dentifrices et même des aliments ! Ainsi, des nanoparticules d'argent sont utilisées comme agents antibactériens dans des emballages alimentaires. Les nanoparticules servent dans l'agroalimentaire à modifier la couleur, l'odeur, le goût, la fluidité ou la texture des aliments.

    Mais notre exposition quotidienne et répétée à ces particules est-elle néfaste à notre santé ? Dans The Conversation, deux enseignants-chercheurs de l'université de Bordeaux, Didier Morin et Laurent Juvin, font le point sur ce sujet et décrivent les résultats de leur dernière étude parue dans NeuroToxicology.

    Comme leur nom l'indique, les nanoparticules sont minuscules : elles sont 1.000 à 100.000 fois plus petites que les cellules ! Vu leur petite taille, elles peuvent être inhalées, ingérées, traverser la peau, se retrouver dans le sang et atteindre de nombreux organes du corps où elles s'accumulent et risquent de favoriser des maladies.

    Il a déjà été montré que les nanoparticules ont un effet nocif sur la barrière hémato-encéphalique, qui sert à isoler le cerveau de la circulation sanguine (voir article ci-dessous). Les nanoparticules nuisent aux capacités cognitives de l'animal : elles entraînent des problèmes d'apprentissage chez le rat et certaines favorisent le stress oxydatif dans les neurones, ce qui peut conduire à leur mort.

     
    La barrière hémato-encéphalique sert à protéger le cerveau de certaines substances circulant dans le sang. Elle filtre et contrôle le passage des molécules pour les empêcher de passer du sang au liquide céphalo-rachidien.© ktsdesign, Fotolia

    Les nanoparticules accélèrent le rythme respiratoire des souriceaux

    Les scientifiques de l'université de Bordeaux ont travaillé sur un modèle de gestation chez la souris. La période périnatale est un moment à la fois important dans la formation du système nerveux et sensible aux pollutions de l'environnement. Les auteurs savaient déjà que chez la souris l'exposition maternelle à des nanoparticules pendant la gestation entraîne des malformations du cerveau des fœtus, malgré la barrière du placenta.

    Les résultats sont alarmants !

    Ici, les auteurs se sont intéressés à l'effet des nanoparticules d'oxyde de zinc sur le système respiratoire. Ces nanoparticules sont souvent présentes dans des crèmes solaires. Chez les bébés souris dont les mères avaient été exposées aux nanoparticules pendant la gestation, les chercheurs ont constaté une augmentation du rythme respiratoire : pour les auteurs « Les résultats sont alarmants ! Ainsi, l'exposition aiguë aux nanoparticules de zinc déclenche chez les animaux nouveau-nés une accélération anormale suivie d'un arrêt définitif du rythme respiratoire. »

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  •   Le chantier naval de Saint-Nazaire produit des paquebots, pas des porte-conteneurs de 50 000 boîtes. Le ministre démissionnaire Nicolas Hulot s’est emmêlé les pinceaux en voulant dénoncer le trafic mondialisé.

     https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire

    « Quand on se réjouit de voir sortir de Saint-Nazaire un porte-conteneurs qui va porter 50 000 conteneurs, c’est une superbe performance technologique. Est-ce bon pour la planète, la réponse est non. »

    L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot a cité à tort la ville des Chantiers de l’Atlantique, mardi 28 août, sur France Inter. Nicolas Hulot voulait dénoncer les conséquences de la mondialisation et de la pollution liée au trafic maritime, mais il s’est trompé de cible.

    Des bateaux fabriqués en Asie

    Saint-Nazaire construit des paquebots, pas des porte-conteneurs. Il y a plus de dix ans qu’on ne construit plus ici des navires de commerce. Et il s’agissait plutôt de méthaniers voire de pétroliers.

    Les porte-conteneurs, de conception beaucoup plus simple que les paquebots, sont aujourd’hui quasiment tous fabriqués en Asie.

      Les paquebots d’aujourd’hui ne sont pas exempts de responsabilité en matière de rejets polluants. | archives

    Cela n’exonère pas les navires de croisière de la question des rejets polluants : « Un paquebot pollue autant qu’un million de voitures, en termes d’émissions de particules fines et de dioxyde d’azote », rapporte une étude de France nature environnement.

    En parlant de Saint-Nazaire, le ministre aurait pu vouloir évoquer le trafic du port maritime. Mais là encore, ce n’est pas la bonne échelle : les porte-conteneurs qui viennent décharger ici ont pour l’instant une capacité de 4 000 boîtes seulement. Ce n’est pas le cas du Havre, Rotterdam ou Anvers qui accueillent de vrais monstres flottants.

    Le trafic maritime reste très polluant

    On est de toute façon loin des 50 000 conteneurs empilés sur un seul navire. En effet, le plus gros porte-conteneurs jamais construit est sorti d’un chantier naval sud-coréen cette année, avec une capacité de 21 000 conteneurs.

    Reste que le trafic maritime est effectivement gros générateur de pollution. « Les quinze plus gros navires présents sur les mers du globe répandent à eux seuls, plus de soufre que toutes les voitures en circulation sur la planète et cela sans aucun système de filtration », révélait, il y a déjà dix ans, le journal britannique The Guardian.


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  •  Congo 1905: le rapport Braza... (Vincent BAILLY, Tristan THIL )

                                                                Futuropolis, 2018, 144 p., 20 €

       Pierre Savorgnan de Brazza, Pietro de son nom originel puisqu’il est un Italien naturalisé français, est un marin colonisateur qui mettra l’actuel Congo sous domination française à la fin du XIXe siècle. Il est connu pour préférer la diplomatie à la violence et, promu commissaire général du Congo français, instaure un régime aussi respectueux que possible pour l’époque des indigènes. Dénigré par des intérêts économiques qui entendent faire du territoire un lieu de profits fondé sur l’exploitation des populations, il est obligé de quitter son poste. La violence des exactions françaises finit par provoquer un débat à l’Assemblée et, en 1905, le gouvernement envoie Brazza enquêter sur place.

       Il n’en reviendra pas, emporté par les fièvres. Mais il a eu le temps de terminer son rapport dénonçant les pratiques abusives des entreprises françaises. Le texte est enterré et c’est l’historienne Catherine Coquery-Vidrovicth qui finit par remettre récemment la main dessus au milieu d’une source nombreuse de documents et de témoignages. Cette belle et passionnante bande dessinée raconte l’affaire qui a suscité le débat parlementaire, l’enquête et la mort de Brazza. Une histoire pour découvrir un homme et s’immerger dans la France coloniale.

       Un récit de Tristan Thil. Dessin de Vincent Bailly


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  • La monnaie...(Les Economistes atterrés)

                                            Coll. Points Economie, Seuil, 2018, 236 p., 8,30 €

      La monnaie joue un rôle clé dans nos sociétés. A côté de l’absence de réflexion sur le sujet de l’économie dominante, des travaux existent qui permettent de comprendre sa nature, son rôle et comment elle peut être source de développement et de crises. Ces travaux sont nombreux et souvent complexes, il manquait une présentation synthétique et plus abordable de ces idées : c’est maintenant chose faite grâce à ce petit livre.

       Comme l’indique le sous-titre, la monnaie est un enjeu politique, chacun des chapitres en est une illustration. Signe de lien social, la monnaie est également un instrument de pouvoir dans la société. Son acceptation repose sur la fameuse « confiance » dont les différentes dimensions sont explicitées clairement. Le rôle des banques dans la création monétaire est ensuite expliqué et le poids que jouent les besoins de crédit de l’économie dans sa détermination (avec une explication des notions de multiplicateur monétaire et de diviseur de crédits).

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  •  Les industries du futur (Alec ROSS)

    FYP Editions, 2018, 328 p., 22 €

      L’ancien conseiller de Barack Obama sur les questions d’innovation nous donne le tournis par sa description du monde qui nous attend bientôt, dans une dizaine d’années. Une économie transformée mais pas forcément rêvée car, contrairement à de nombreux livres du genre, Alec Ross ne manque jamais de pointer la face sombre des évolutions technologiques en cours.

      Parmi les industries du futur, il y a la robotique. Toyota et Honda en sont les fers de lance au Japon. Les deux firmes utilisent leurs compétences en génie mécanique pour produire des robots aides-soignants destinés à une population rapidement vieillissante. Connectés en permanence, ils apprennent vite des autres robots, avec des corps en silicone ou en soie d’araignée, ils présentent un aspect humain étonnant. Leur développement, comme celui des voitures autonomes ou des drones, dépend désormais plus de notre acception sociale que des questions techniques. Les robots sont également présents dans les salles d’opération pour de la chirurgie complexe (aujourd’hui, on note encore beaucoup de blessures ou de décès). Beaucoup de métiers vont disparaître, Panasonic met sur le marché un shampouineur à 24 doigts, des robots remplacent déjà des serveurs dans les cafés.

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  •  Hypercapitalisme... (Larry GONICK, Tim KASSER)

                                                                       Seuil – Delcourt, 2018, 240 p., 23,95 €

    La bande dessinée s’est emparée des questions économiques et c’est tant mieux ! Elle contribue à rendre lisible et même passionnante une matière austère, comme le démontre ce nouvel album très réussi. On y plonge dans les ressorts de ce que les auteurs ont baptisé d’hypercapitalisme, ce qui correspond à leurs yeux au capitalisme contemporain mais que l’on assimilerait plutôt en Europe au capitalisme libéral le plus débridé. Ils nous décrivent ses mécanismes mais aussi les valeurs sociales qu’il porte et qui s’insinuent dans la vie quotidienne. Une approche critique et pédagogique.

    Avant de se préoccuper de sa version hyper, les auteurs posent les bases de l’innovation économique et sociale qu’a représentée le capitalisme. On rencontre ainsi l’entrepreneur, le salarié, le consommateur et l’Etat, acteur utile et nécessaire au développement du libéralisme. On entre ensuite dans la dynamique de la gouvernance d’entreprise, du petit entrepreneur à la multinationale obéissant aux règles de maximisation de la valeur actionnariale. Sans oublier un premier constat : le capitalisme porte de valeurs matérialistes qui dominent celles de solidarité ou de société.

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  • Histoire du paradis fiscal suisse (Chistophe FARQUET)

    Sciences Po Les Presses, 2018, 324 p., 26 €

       Cela fait plusieurs années que l’historien Chistophe Farquet publie régulièrement ses analyses sur l’histoire de son pays comme paradis fiscal. Ce livre est l’aboutissement de son travail, un texte dense qui retrace du XIXe siècle aux années 1980 la dynamique particulière de ce centre financier mis au service de l’opacité depuis plus d’un siècle. Plutôt que de résumer les différentes phases présentées dans l’ouvrage, on est tenté d’en tirer plusieurs leçons.

      D’abord, l’optimisation fiscale agressive est autant un marché d’offre que de demande. Lorsque la finance est en panne ou bien contrôlée, lorsque les fortunes se détruisent, les flux de capitaux à destination des paradis fiscaux se réduisent. Mais la qualité, si l’on peut dire, de l’offre suisse d’opacité lui a permis de toujours bien s’en sortir. Ajoutons que les Pays-Bas reviennent également souvent, c’est le pays oublié aux pratiques fiscales douteuses visiblement de longues dates.

      Ensuite, le pays a pu d’autant pu vivre longtemps comme un parasite fiscal qu’il a rencontré peu d’opposition. Les différentes tentatives de remise en cause sont bien analysées dans le livre : on comprend que leur échec a tenu à l’absence de véritables attaques. Les intérêts privés qui utilisent la Suisse ont pris sa défense comme les banquiers locaux. Mais les gouvernements n’ont pas toujours été à la pointe du combat : tant que l’on pouvait récupérer l’argent en empruntant sur le marché suisse, pourquoi se battre pour un résultat incertain ? Surtout lorsque l’Ambassadeur de Suisse en France constate en 1962 combien une partie des élites politiques utilise le secret bancaire… Enfin, on est surpris de constater combien la Suisse et d’autres territoires du même genre jouent un rôle clé depuis le début du XXe siècle. Après la lecture de ce livre, écrire une histoire économique du siècle passé et du nôtre sans analyser leur rôle ressort d’une incroyable myopie.


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  •  Des machines, des plateformes et des foules (E. BRYNJOlFSSON, A. McAFEE )

    Odile Jacob, 2018, 378 p., 27,90 €

    La révolution numérique n’en est qu’à ses débuts. Si elle a déjà des conséquences sur le fonctionnement des économies, ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend. Telle est la thèse développée par deux experts du MIT, connus pour leur fascination pour la technologie mais qui nous livrent néanmoins un livre passionnant.

    Débarrassons-nous d’emblée de la deuxième partie du livre, celle consacrée aux plates-formes, le sujet est archi-rebattu et on apprend peu. Le début de l’ouvrage consacré aux machines de plus en plus intelligentes est passionnant. Grâce à l’exploitation des données, les machines arrivent à des jugements plus pertinents que les humains car elles évitent les biais cognitifs et les erreurs d’intuition. Pour autant, les humains conservent des avantages : une ouverture aux informations nouvelles et du bon sens, ce qui manque aux machines. Plutôt que d’implanter des capacités numériques dans les humains, l’avenir consistera sûrement à mettre du jugement humain dans les algorithmes qui gèrent déjà seuls des flottes de camions, la traite des vaches ou la pulvérisation des cultures ou bien s’insinuent dans le domaine de la création artistique (musique, peinture…).

    La partie de l’ouvrage la plus fascinante est la dernière, consacrée à l’intelligence des foules que le numérique permet de mobiliser. On en a un exemple avec Linux, le système d’exploitation Linux. Mais aussi avec le séquençage du génome des globules blancs : un appel général a rapporté des solutions plus rapides et moins chères que ce que préconisaient les spécialistes du sujet. Les deux auteurs donnent les conditions pour que la foule soit utilisée à bon escient : une ouverture la plus large possible en termes d’expérience des participants, l’acceptation de non spécialistes, un bon protocole de vérifiabilité des apports, la proposition de résultats clairs et un mélange d’auto organisation et de hiérarchie.

    Quelles sont les compétences nécessaires pour naviguer dans ce monde numérique ? Être un geek ou bien, et surtout, disposer de compétences en relations humaines. Car l’économie numérique réclame beaucoup de coordination de personnes différentes, car le contact humain est toujours nécessaire, car les humains aiment travailler ensemble.

    Le futur n’est pas écrit. Le numérique peut concentrer les richesses ou distribuer la prospérité, favoriser le secret ou l’ouverture. A nous de le bâtir.

    Andrew McAfee dirige la recherche scientifique du Center for Digital Business du MIT.


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  • 60 % des grands fonds de pension publics ne prennent toujours pas en compte le risque climat

    https://www.novethic.fr/actualite/finance-durable/isr-rse/

    Les 100 plus grands fonds de pensions publics au monde investissement moins de 1 % de leurs actifs dans la transition bas-carbone. Plus grave encore, ils sont plus de 60 % à ignorer les répercussions financières du changement climatique sur leurs portefeuilles, au risque de s'exposer à des litiges. 

    Time for change pixabay Les plus grands fonds de pension publics au monde ont investi moins de 1 % de leurs actifs dans la transition bas-carbone.
    @Pixabay

    63 % des plus grands fonds de pension publics monde ne prennent pas ou presque pas en compte le risque climat. C’est ce que révèle une nouvelle étude de l’Asset Owners Disclosure Project (AODP), une initiative de l’association pour l’investissement responsable ShareAction. Dans une étude publiée le lundi 10 septembre, les auteurs établissent un classement des 100 plus grands fonds de pension publics (qui pèsent à eux tous 11 000 milliards de dollars) en fonction de leur application des recommandations du groupe de travail sur l’information financière relative au changement climatique (TCFD) du Conseil de stabilité financière.

    Dans le haut du classement, avec un 'AAA', on trouve le suédois AP4, juste devant le Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR), seul fonds de pension français du top 100 mondial. Le New York State Common Retirement Fund et le néerlandais ABP, occupent les 3e et 4e places. Mais derrière ce peloton de tête la majorité des fonds obtient de très mauvaises notes. "Les caisses de retraite ont pourtant le devoir de servir l'intérêt à long terme de leurs membres, ce qui n'est pas le cas si l'argent qu'elles investissent s'épuise avec la santé de la planète. Il est grand temps que l'industrie passe à l'action", réagit Felix Nagrawala, analyste à l'AODP.

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  • Bonjour,

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    Les légumes surgelés contaminés à la listeria en provenance de Hongrie ont fait parler d’eux cet été. Cinquante-trois cas et neuf décès en Europe plus tard, ce scandale pourtant tentaculaire semble déjà oublié. Parce que mourir en 2018 d’avoir croqué quelques légumes est inacceptable, foodwatch a mené l’enquête et révèle que la souche de listeria trouvée dans une usine française il y a plus d’un an est liée à la souche responsable de l’épidémie. Mais les autorités françaises taisent le nom du fabricant concerné. Nous avons le droit de savoir !

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    Par chance, il n’y a pas pour l'instant de cas déclaré de listériose humaine en France liée à cette souche. Mais on ne peut pas toujours tabler sur la chance.

    foodwatch dénonce avec force le retard dans les rappels en France, l’omerta et de graves manquements qui permettent aux scandales alimentaires de se succéder en Europe. Il demeure impossible pour les consommateurs d’accéder à la vérité sur le contenu de leur assiette. Pour foodwatch, il faut revoir d'urgence ce système à la traçabilité défaillante.

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