• Don Helder Camara : « Il y a trois sortes de violence…

    https://www.lessymboles.com/don-helder-camara-il-y-a-trois-sortes-de-violence/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Lettre-MDS-199

         LE TEXTE :

       « Il y a trois sortes de violence.

        La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui  légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’Hommes dans ses rouages silencieux et bien huilés.

       La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la     première.

        La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.

        Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

     Don Helder Camara (7 février 1909 – 27 août 1999) 

                 Texte paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 232 


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    Bonjour,

    Le Parlement européen va voter la semaine prochaine un accord de libre-échange de plus : le JEFTA, qui lie l’Europe et le Japon. Pourtant, cet accord présente les mêmes menaces que celles dénoncées sur le TAFTA (avec les Etats-Unis), le CETA (avec le Canada) et le MERCOSUR (avec l’Amérique du Sud).

    Menace numéro 1 : ces accords de commerce menacent la protection des droits sociaux, des consommateurs et de l’environnement. Ils auront un impact dans tous les domaines, y compris l’agriculture et notre alimentation (pesticides, OGM, etc.). Par exemple, le Japon utilise plus de pesticides que l’Europe.

     
     
     
     

    JE SIGNE LA PETITION CONTRE CES ACCORDE LIBRE-ECHANGE

    https://www.foodwatch.org/fr/s-informer/topics/accords-commerciaux/petition-contre-le-mercosur/#18696

     
     
     
     
     

    Menace numéro 2 : ces accords sont complètement anti-démocratiques. Ils sont négociés dans la plus grande opacité, sans que les citoyens n’aient leur mot à dire et ils mettent les questions commerciales et économiques au-dessus des questions sociales et environnementales. De quel droit ?

     
     
     
     
     

    JE SOUTIENS LES ACTINS DE FOODWATCH CONTRE CES ACCORDS DE LIBRE-ECHANGE

    https://www.foodwatch.org/fr/nous-soutenir/stop-jefta/

     
     
     
     
     

    Nous n’accepterons pas cette forme de libre-échange forcené et négocié sans débat démocratique, qui écrase du pied les droits des citoyennes et citoyens. Les accords de commerce doivent favoriser l’intérêt général, et non l’intérêt particulier des grandes multinationales.

    Ensemble, mobilisons-nous.

    L’équipe foodwatch.

    PS :  ce sont vos dons qui rendent possibles nos actions et garantissent notre indépendance. foodwatch refuse toute subvention publique ou contributions d’entreprises qui pourraient présenter le moindre conflit d’intérêt. Plus nous sommes nombreux, plus notre voix compte.

    66% du montant de vos dons sont déductibles de vos impôts, dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Exemple : un don mensuel de 10 € vous revient à 3,40 € (40,80 € par an). Sans année blanche avec le prélèvement à la source.

     
     
         
     
     

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    La Lettre de Médecine du Sens n° 234

     


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  • Le Brésil et nos fonds de retraite 

    Short URL: https://farmlandgrab.org/28607 

     Jair Bolsonaro, nouveau président du Brésil (Photo: Sergio Lima Agence France-Presse) Le Devoir | 30 novembre 2018Devlin Kuyek, David Bruer et Serge LangloisRespectivement de GRAIN, Inter Pares et Développement et Paix — Caritas Canada

    Le Brésil et nos fonds de retraiteDevlin Kuyek, David Bruer et Serge Langlois

    Respectivement de GRAIN, Inter Pares et Développement et Paix — Caritas Canada  

      « Est-ce qu’un homme peut à lui tout seul détruire la planète ? » Tel était le titre d’un récent article du New York Magazine après l’élection, il y a quelques semaines, de Jair Bolsonaro à la présidence du Brésil. Cet article démontre la manière par laquelle le programme agricole de Bolsonaro pour la forêt amazonienne contribuera aux problèmes des changements climatiques de la planète, avec l’équivalent d’une deuxième Chine et l’équivalent des États-Unis d’Amérique. Transformer la forêt tropicale en plantations industrielles et en ranchs d’élevage produira des quantités phénoménales de CO2. Mais pour comprendre pourquoi ce nouveau leader d’extrême droite du Brésil est si désireux de détruire la plus importante forêt tropicale du monde, appelée le Cerrado, il faut comprendre les liens très étroits qui unissent son administration à l’élite brésilienne de l’agrobusiness.

      Le Brésil a l’un des systèmes de distribution des terres les plus inégalitaires au monde, la plus grande part de ses terres cultivables étant entre les mains d’un très petit groupe de propriétaires très puissants. Bolsonaro et le lobby de l’agroentreprise ont annoncé leur intention de revenir sur les politiques — déjà bien modestes — de protection environnementale contre la déforestation et l’utilisation de pesticides dangereux. Bolsonaro a juré de s’attaquer aux organisations paysannes qui soutiennent la réforme agraire comme à des terroristes et de ramener à plusieurs décennies en arrière les droits des peuples autochtones et traditionnels, obtenus après de longues et difficiles luttes. Le Brésil était déjà l’endroit le plus meurtrier sur terre pour les défenseurs de la terre osant s’attaquer à l’agroentreprise. […]

      Au Québec, les gens seront surpris d’apprendre qu’ils ont des intérêts directs dans cet agrobusiness violent et destructeur de l’environnement. Le régime de pension de la province, géré par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), a massivement investi dans un fonds de terres agricoles TIAA-CREF qui, selon divers rapports de recherche et une récente mission d’établissement des faits, est impliqué avec certains des plus grands accapareurs de terres ayant réussi à acquérir de larges étendues de forêts brésiliennes et de terres cultivables, utilisant la violence et la fraude.

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  • En 2018 :
    8 victoires juridiques à notre actif !

    Réseau Sortir du nucléaire

    Cette année encore, nous avons poursuivi notre action juridique contre toute la filière nucléaire. Nous attaquons chaque fois que nécessaire les industriels pollueurs et menteurs. Et nous obtenons des résultats : en 2018, nous avons remporté huit victoires juridiques contre le lobby nucléaire !

    Retrouvez le détail de chacune de ces procédures ainsi que nos deux nouveaux recours en cliquant sur les liens ci-dessous.

    Victoire
    Bugey : Dysfonctionnement des vannes du circuit de contrôle volumétrique et chimique du réacteur n° 5

    Après une condamnation à l’euro symbolique en 1e instance, la cour d’appel de Lyon a finalement condamné EDF à 5000 euros de dommages et intérêts.

    Victoire
    Bure : Cession irrégulière du Bois Lejuc à l’Andra

    Suite à la cession irrégulière du Bois Lejuc à l’Andra, le tribunal administratif de Nancy a annulé la délibération du conseil municipal de Mandres-en-Barrois. Un recours a été déposé contre la nouvelle délibération prise et contre la convention d’échange.

    Victoire
    Chinon : Des infractions en cascade à la centrale

    Suite à la condamnation d’EDF et du directeur de la centrale par le tribunal de police de Tours, la cour d’appel d’Orléans a confirmé dans les grandes lignes le jugement le 29 mai 2018. Ils ont déposé un pourvoi en cassation.

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  • Si Internet était un pays il serait le 6e le plus polluant de la planète

    Chère lectrice, cher lecteur,

    Je souhaite aujourd’hui vous parler de d’écologie.
    Un sujet qui me touche, et en lisant vos commentaires, vos lettres, je remarque à quel point vous aussi êtes sensible à la protection de l’environnement.
    Vous essayez de faire davantage pour polluer moins : en partageant vos recettes et remèdes, en recyclant, en veillant à choisir des produits bons pour vous et pour la planète…
    C’est pour cette raison que je souhaite vous parler d’une initiative écoresponsable qui m’a interpellé, et qui je pense, aura une résonance chez vous.
    Avez-vous entendu parler du défi On Est Prêt [1] qui se déroule jusqu’au 15 décembre ?
    Cette campagne a été initiée par le collectif « Il est encore temps [2] » qui regroupe des associations, des citoyens et des médias alternatifs, tous unis pour la protection du climat.

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    Quand les stars de Youtube mettent leur notoriété au service de l’écologie

    On Est Prêt est une campagne pour protéger le climat, portée par une soixantaine de Youtubeurs, de sportifs... qui vont relever 1 défi écologique par jour, pendant 30 jours.
    Et surtout inciter leurs abonnés à faire de même, et les encourager à adopter des gestes écologiques au quotidien.
    Norman, Baptiste Lorber, Natoo ou encore le Biais vert… Peut-être que comme moi, beaucoup de ces noms ne vous disent rien, mais ils sont très populaires et leur influence se mesure en millions d'abonnés !
    Par exemple : Norman rassemble 11 millions de personnes sur sa chaîne Youtube, tandis que EnjoyPhoenix partage avec près de 3,5 millions de fans, ses conseils beauté.
    Et vous le savez comme moi, nous avons un choix important à faire dans le domaine des cosmétiques : refuser des soins polluants et dangereux au profit de produits sains et moins polluants pour l’environnement.

    norman
    C’est pourquoi je voulais vous parler de l’initiative On Est Prêt, elle réunit en effet des valeurs que je cherche à transmettre dans mes lettres : la volonté de vivre mieux et en harmonie avec notre environnement, tout en se faisant du bien, mais aussi de s’engager au service d’une cause écoresponsable
    Je pense que nous sommes nombreux à essayer de faire, tous les jours, un peu mieux pour préserver notre planète, même si je reconnais que ce n’est pas toujours facile

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  • Décryptage

    Dette publique : pas de quoi paniquer !

    Christian Chavagneux 17/12/2018
    https://www.alternatives-economiques.fr//dette-publique-de-quoi-paniquer/

     

       Les mesures annoncées par Emmanuel Macron pourraient porter un coup à la dette française qui frôle les 100 % du PIB. Est-ce si grave ? Ce n'est pas elle qui devrait nous inquiéter le plus. Plongée dans ses arcanes.

       En juin 2018, la dette publique française représentait 2 300 milliards d’euros, l’équivalent de 99 % du produit intérieur brut (PIB), à la limite de la barrière symbolique des 100 %. Mais les symboles sont importants : l’économiste britannique John Maynard Keynes nous a expliqué depuis longtemps que la psychologie joue un rôle clé dans le comportement des ménages, des entreprises et des investisseurs financiers. Faut-il donc s’inquiéter du niveau actuel de notre dette ?

    Pour les économistes libéraux, la réponse est oui : il reflète une excroissance de la présence de la puissance publique dans l’économie. Et tout ce qui va financer les administrations publiques représente autant d’épargne disponible en moins pour les affaires privées. Chez les économistes héritiers de Keynes, la réponse est également positive, mais pour une autre raison : plus la dette monte, plus les rentiers reçoivent les intérêts de la dette et accroissent leur richesse sur le dos des contribuables et de l’économie productive.

    Aucune étude ne démontre qu’une dette publique pose un problème à partir d’un niveau particulier

    Dette publique : pas de quoi paniquer !

       A lire Les dossiers n°16 - 12/2018

       Pourtant, aucune étude ne démontre qu’une dette publique pose un  problème à partir d’un niveau particulier. Les économistes américains Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff pensaient avoir montré que toute progression de la dette publique au-delà de 90 % du PIB entraînait des conséquences néfastes pour l’économie. Mais quand un jeune thésard a refait leurs calculs, il a découvert qu’ils s’étaient trompés dans leurs chiffres... De fait, avec une dette publique de l’ordre de 55 % du PIB, l’Argentine est en pleine crise tandis que le Japon vit sans souci avec ses 235 %. En réalité, la situation de la dette publique s’apprécie au cas par cas pour chaque pays. Qu’en est-il pour la France ?

      1. Comment la dette publique française a-t-elle évolué ?

      Pour bien comprendre la dynamique de la dette publique française, il faut prendre du recul. Une mise en perspective historique sur un siècle et demi en dévoile les trois déterminants clés : les conflits, les crises et la dérégulation libérale des dernières décennies. Les deux premiers éléments se comprennent facilement.

    Les guerres entraînent un surcroît énorme de dépenses publiques qui creuse les déficits et les dettes. La faiblesse, voire la chute, de l’activité lors des crises économiques se traduit par une diminution des recettes fiscales, en même temps que les dépenses d’un Etat-providence peu développé (années 1930) ou plus développé (post-subprime) s’accroissent. Cela accentue les déficits publics et les dettes en même temps que le PIB s’effondre : le ratio dette sur PIB ne peut qu’exploser. 

    Les entreprises françaises sont trop endettées

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  • Une répression policière sanglante sans précédent dans l'histoire de la V° République

    https://www.libre-consentement-eclaire.fr/

    Alors que des milliers de gilets jaunes qui voulaient venir manifester à Paris en ont été empêchés par la police qui bloquaient les routes (des dizaines de voyageurs ayant payés leurs billets de TGV ont été retenus à Bordeaux par les CRS au motif qu'ils avaient des gilets jaunes), stoppaient les bus, agressaient des personnes âgées ou encore handicapées, on peut voir sur les centaines ou les milliers de vidéos sur les réseaux sociaux sur les graves exactions policières à l'encontre de manifestants pacifiques et inoffensifs .

     Un silence médiatique révélateur

      Jamais par le passé nous n'avions assisté sur les plateaux télévision (en particulier du BFM) à un tel soutien aux forces de l'ordre qui étaient présentées comme de pauvres victimes des gilets jaunes. On pourrait aujourd'hui affirmer « Violences policières, presse complice ».

     Pourtant, le bilan est lourd, des morts, de pieds esquintés par des grenades militaires explosives, des mains arrachées (il y en aurait 3), des visages à jamais déformés, des dents qui ont explosées dans les bouches de ceux qui se prenaient un tir de « Flash-Balls » en plein visage, des vies de jeunes femmes brisées à jamais comme celle de Fiorina, 20 ans, victime d'un tir tendu et qui a perdu un oeœil, des milliers d'arrestations, de garde à vue et bientôt, n'en doutons pas un instant, de lourdes condamnations pénales.  

    Rappelons que, contrairement aux casseurs, aucun gilet jaune ne pouvait venir manifester à Paris avec un objet de protection ou un objet qui aurait pu servir d'arme par destination.

    Des manifestants inoffensifs, pacifistes victimes de « souricières » policières tendues par la police de Macron et de la France en Marche.

    Les nombreux témoignages l'attestent, des groupes de centaines de gilets jaunes se sont retrouvés parqués dans des petites places d'où ils ne pouvaient pas s'échapper et ils ont fini tabassés et gazés par les forces de l'ordre.

    Des policiers en civil d'une violence inouïe se sont fait remarquer un peu partout. Leur plaisir manifeste si l'on en croit les vidéos : le tabassage de gens calmes et désarmés, les tirs tendus de « Flash-Balls ».

    Des engins de guerre et des grenades militaires affectées à la répression des gilets jaunes.

    Autre nouveauté à mettre au crédit du président Macron et de la France en Marche, le recours à des blindés, dont plusieurs spécialistes pensent qu'ils projetaient des armes chimiques incapacitantes sur les manifestants, ce qui est nié par les forces de l'ordre pour qui ce serait le même gaz que pour les grenades lacrymogène. 

    Ajoutons également à cette panoplie répressive l'usage de grenades explosives militaires qui arrachent les mains et explosent les pieds tout en provoquant des dommages irréversibles aux tympans, les fameuses GLI-F4 dont la gendarmerie affirmait qu'il n'y en avait plus en stock après l'évacuation de Notre-Dame-des-Landes. 

    Un policier en civil filmé avec un marteau à la main, c'est ce que l'on peut voir sur cette vidéo en cliquant sur « Policier avec un marteau à la main ».(https://www.youtube.com/watch?v=XY28rGzHshY) 

    Avec Emmanuel Macron, ce n'est plus « La France en Marche ! » mais « La dictature policière sanglante vous écrasera à coups de marteau ! »


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  • Les apprentissages autonomes (John HOLT)

                                                                            2014    170 p.    14,02 €
       Chaque page de Les Apprentissages autonomes témoigne de la conviction profonde de John Holt : sa confiance dans l'élan irrépressible des enfants pour apprendre chaque jour.
       S'appuyant sur des réflexions et des anecdotes de toute une vie, il fait l'éloge de la qualité d'accompagnement des parents et démontre l'efficacité des apprentissages lorsqu'ils font sens.
      Ses propos encouragent les parents à respecter ce moteur, en montrant comment les enfants sont des chercheurs scientifiques par nature et en détaillant les façons de les accompagner dans leurs découvertes, notamment en matière musicale, en mathématiques et pour l'apprentissage de la lecture.
     
      John Caldwell Holt (1923-1985), né à Boston, a exercé plusieurs métiers avant de devenir instituteur pendant quinze ans, période pendant laquelle il s'interroge sur les difficultés rencontrées par les enfants. Ayant rejoint ensuite les universités de Harvard et de Berkeley en sciences de l'éducation, il consacre ses travaux et ses conférences à la réforme de l'enseignement.

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  • Maison des médias libres et Maison des Lanceurs d’alerte

    Par Sciences Citoyennes - Action collective

    https://sciencescitoyennes.org/maison-des-medias-libres-et-maison-des-lanceurs-dalerte/
    lundi 22 octobre 201

    Sciences Citoyennes plaide depuis sa création pour la liberté d’expression et de débat dans le monde scientifique, ce qui se traduit, entre autres, par les démarches de création d’une Maison des Lanceurs d’Alerte (MLA) et le soutien au projet de Maison des médias libres à Paris.

    Un collectif formé notamment d’intellectuels et d’artistes publie une tribune (reproduite ci-dessous) au Monde pour la création de ce lieu, dans le cadre du concours Réinventer Paris 2. La MLA figure comme partenaire du projet. 

    « Le projet de Maison des médias libres à Paris rencontre les défis de notre époque »

    Tribune. Nous souhaitons qu’un lieu démocratique dévolu à la liberté de la presse puisse enfin voir le jour au cœur de la capitale française. C’est pourquoi nous soutenons le projet d’une « Maison des médias libres », candidat au concours Réinventer Paris 2 de la Mairie de Paris, pour acquérir et réhabiliter – grâce à la structure ad hoc « Le Transfo » – le très symbolique immeuble « Nation 1 » situé dans le XIe arrondissement de Paris.

    Ce serait à la fois un lieu public de rencontre et d’échange, d’exposition et de formation autour du journalisme, et un lieu professionnel proposant des locaux à des médias unis par la défense de l’indépendance et de la liberté de l’information. La grande diversité des promoteurs de ce projet en garantit le pluralisme, tout comme leur engagement à faire de ce lieu un espace de débat et de réflexion, d’expérimentation, de promotion de nouvelles formes de production et de diffusion de l’information, ouvert à tous les publics et accessible à tous les médias qui le souhaitent.

    Le droit de savoir et la liberté de dire sont en effet deux principes fondamentaux d’une démocratie véritable, forte et vivante. Le droit à l’information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu’à la diversité des opinions est une liberté fondamentale de tout être humain. Sans information libre sur la réalité, ambitieuse dans ses moyens et pluraliste dans ses fins, il ne saurait y avoir d’authentique délibération démocratique. Refusant les privilèges de naissance, de diplôme ou de fortune, d’origine ou de genre, une démocratie vraie suppose que toutes et tous soient pareillement informés pour être libres dans leurs choix et autonomes dans leurs décisions.

    Paris, une ville symbolique

    C’est à Paris que fut énoncée, par celui qui allait devenir le premier maire de la capitale française, la définition la plus radicale de cette liberté d’informer comme droit fondamental : « La publicité de la vie politique est la sauvegarde du peuple », déclarait, en 1789, Jean-Sylvain Bailly, l’année de la première Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui affirme la « libre communication » comme « un des droits les plus précieux de l’homme ».

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  • http://www.avignon.fr/ma-ville/education-enfance/restauration-scolaire/

    La nouvelle cantine : Circuits courts, qualité des repas, sensibilisation, économies

       Faire monter en gamme la prestation culinaire, privilé
gier une cuisine traditionnelle réalisée à partir de denrées 
brutes, recourir à des produits frais et saisonniers, acheter 
prioritairement aux circuits locaux, augmenter significativement les approvisionnements issus de l’agriculture biologique, améliorer les conditions d’accueil des écoliers, profiter de ce moment de partage et de convivialité pour éduquer les enfants aux bienfaits du bien-manger, former les agents et leur permettre d’acquérir de véritables compétences en matière de nutrition... en remunicipalisant la cantine scolaire en 2015, la Ville d’Avignon a fait le choix d’offrir aux enfants un véritable service public de qualité !

    Manger mieux à moindre coût !

      Un service de qualité, des enfants satisfaits, des équipes formées, engagées et impliquées pour faire du temps du déjeuner un moment convivial et d’apprentissages... la remunicipalisation de la cantine permet de réaliser chaque année entre 400 000 et 700 000 euros d’économies par rapport au modèle précédent.

    90 agents travaillent au quotidien pour assurer le service de cantine

    600 000 repas servis chaque année

    13 000 repas supplémentaires servis 
au cours de l’année scolaire 2016/2017

    Les tarifs des repas sont inchangés depuis trois années !

    Parce que la rentrée est un moment délicat pour les budgets des familles, la municipalité conserve depuis trois ans les mêmes tarifs pour les repas, dont 60 % sont financés par la Ville.


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  • Jeu coopératif et intergénérationnel sur le développement durable  (36 €)

    https://www.colibris-laboutique.org/home/260-terrabilis-3760182070013.html

    • À partir de 10 ans
    • Durée d’une partie : 45 à 80 minutes
    • Nombre de joueurs : 2 à 12

    Le but du jeu

    A la tête de votre pays, vous disposez d’un capital économique et énergétique, et d’une quantité limitée de ressources sociales et environnementales.

    Port, agriculture, tourisme, usine, université, centre de tri, école, aéroport, énergie fossile ou renouvelable… Choisissez parmi une trentaine d’infrastructures ou d’activités pour mener à bien votre développement.

    Un jeu d’enfant ? Pas si vite…

    Si argent et énergie sont nécessaires pour aménager votre pays, vous devrez aussi tenir compte des impacts écologiques et sociaux liés à votre développement. Veillez à limiter individuellement et collectivement ces impacts car dépasser le seuil de tolérance de la planète entraine des conséquences irréversibles !

    Aléas, démographie, quiz, conflits, alliance… de nombreux évènements viendront également pimenter votre parcours. Jouez en fonction de vos besoins et de ces facteurs d’incertitude et usez de la meilleure stratégie pour maintenir vos ressources à niveau et gagner la partie !

    Prêts à relever le défi ?

    Les valeurs du jeu :

    • Terrabilis aborde le Développement Durable de façon globale en reliant les notions d’économie, d’empreinte écologique, de qualité de vie, d’énergie, de responsabilité individuelle et collective…

    • Terrabilis aide à mieux percevoir la notion d’interdépendance : les liens entre les sociétés humaines, la nécessité d’adopter des comportements qui tiennent compte des équilibres écologiques, et l’importance d’une solidarité à l’échelle mondiale.

    Un jeu pour tous :

    Facile à jouer, Terrabilis est un jeu semi-coopératif qui permet de passer un bon moment en rassemblant plusieurs générations autour du plateau et du sujet de société le plus actuel : l’avenir de la planète

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  •  Film : "Wine Calling"

        Date de sortie 17 octobre 2018 (1h 30min)

       De Bruno Sauvard
       Avec acteurs inconnus
       Genre Documentaire
       Nationalité français
      Producteurs
      Nicolas Manuel
      Gregory Chambet
      Dimitri Stephanides
      Jean-Charles Lévy
      Fabrice Naacke
      Hyacinthe de Backer
      Distributeurs Urban Distribution 
      

      Depuis une dizaine d’années, le monde du vin est en pleine effervescence, bousculé par une contre-culture comme le rock a pu l’être par le punk en son temps. Un peu partout en France et plus particulièrement en Occitanie, de joyeux rebelles ont investi nos terroirs pour inventer le vin qu’ils aiment : naturel et sans artifice. Bien plus qu’un vin bio, c’est un vin d’émotion et de réaction, un vin qu’aucun label ne régit, un vin libre. Wine Calling part à la rencontre de ces nouveaux vignerons qui réinventent notre rapport au vivant. Ces hommes et ces femmes préfigurent une agriculture paysanne en mouvement. Solidaire, éthique, festive, une nouvelle utopie émergent de nos coteaux...

      Parmi les domaines que l'on découvre dans le film, celui de Loïc Roure, le Domaine du Possible (Lansac). Stéphanois d’origine et sommelier de formation, Loïc découvre le vin nature dans son propre bistrot. Il plaque tout pour s’installer dans les Pyrénées Orientales où il fonde avec quelques amis vignerons le « Jajakistan », territoire viticole libre et autonome, lieu de toutes les expérimentations vinifères. Travailleur infatigable, toujours un projet en cours, Loïc ne s’arrête jamais. Et aux dernières vendanges, il a accueilli chez lui six jeunes réfugiés éthiopiens.

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  • Brandy Vaugham est une ancienne représentante de ventes pour le fabricant de vaccins Merck & Co.

    http://lesmoutonsrebelles.com/une-ancienne-employee-de-merck-lavoue-lobligation-vaccinale-cest-pour-le-profit-et-pas-pour-la-sante-publique/

      Elle explique en détails comment les fabricants de vaccins se servent précisément des vaccins pour réaliser d’énormes profits et non pour la Santé publique. Brandy a effectué des recherches sur la sécurité des vaccins. Elle a trouvé que, non seulement les vaccins contenaient des produits toxiques connus qui pouvaient provoquer des dégâts neurologiques, mais aussi que les fabricants de vaccins ne réalisaient pas les mêmes études de sécurité pour les vaccins comme ils le font pour les autres médicaments.

      Ce manque de recherches sur la sécurité des vaccins ajouté aux effets secondaires de la vaccination a contribué à faire prendre à Brandy la décision de ne jamais faire vacciner son enfant. Brandy déclare qu’administrer des vaccins à nos enfants, c’est comme jouer à la roulette russe avec eux. Elle ajoute que la vaccination obligatoire est simplement un moyen pour les fabricants de vaccins de faire de plus amples bénéfices encore sur le dos de nos enfants. S’il vous plaît, ne soyez pas dupes : nous n’avons aucun besoin de vaccination obligatoire.
       Mon premier engagement dans l’industrie pharmaceutique comme représentante pour la firme Merck date de l’époque où le Vioxx était sur le marché. J’étais, en fait, représentante pour le Vioxx de Merck. Quand il est apparu que Merck avait falsifié ses données de sécurité, et que le Vioxx provoquait deux fois plus de crises cardiaques et accidents vasculaires cérébraux chez les personnes qui prenaient le médicament, j’ai commencé à réaliser qu’il y avait beaucoup de corruption dans les coulisses et que ce n’était pas parce qu’un médicament était sur le marché qu’il pouvait être considéré comme sûr.

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  •                                                               2018      192 p.   10 € 

       L'illusion d'une sortie de la crise actuelle par des politiques néolibérales est-elle nouvelle ? C'est ce que prétend incarner Emmanuel Macron, en voulant créer une mystique salvatrice via ses réformes économiques et sociales.   Un an après son élection, Attac et la Fondation Copernic décryptent dans cet opus les impasses d'une politique qui se prétend résolument moderne alors qu'elle n'a de cesse de prendre des mesures issues de I'"ancien monde". A l'illusion du "en même temps" se sont adossés un rapport au pouvoir parfaitement éculé (car conçu comme autoritaire et vertical), et surtout la mise en place d'une politique de fuite en avant néolibérale, où remise en cause des droits sociaux et cadeaux aux plus riches participent à renforcer le pouvoir de ceux qui l'ont déjà.   
       Cette nouvelle gestion froide et cynique de la chose publique se met en place au sommet de l'Etat avec l'arrivée d'un contingent de jeunes bureaucrates : les Macron's Boys and Girls. Ils sont à la base d'une nouvelle machine technocratique alimentée par des réformes où progrès social et écologie sont les grands absents. Un business model, qui se prétend dénué de toute idéologie, est mis en place dans la start-up nation France.
      La Macronie s'est dotée d'une novlangue faussement innovante et porte aux nues un illusoire salut néolibéral où seuls les premiers de cordée, les puissants et la nouvelle "noblesse d'Etat libéral" trouveront grâce. Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron parie sur l'anesthésie de la société. Mais le réveil risque d'être douloureux. Face à une telle visée, voici un ouvrage qui propose à tous ceux qui ne se résignent pas, un projet porteur d'une autre vision de la société...
     

     

       Fondée en 1998 et présente dans plus de quarante pays, Attac est une association qui résiste contre le pouvoir pris par la finance et les multinationales sur les peuples et la nature, et lutte pour la justice sociale et environnementale. La Fondation Copernic travaille à "remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers". Elle n'est liée à aucun parti politique, syndicat ou association et s'adresse à toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à l'ordre néolibéral. Elle vise à faire réfléchir ensemble chercheurs, militants associatifs, syndicalistes et politiques.

     


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  •  Une folle attitude (Olivier REY)

                                                               2006   336 p.  23,30 € 

       Tout au long du XXe siècle, les enfants, dans leurs poussettes, ont fait face à l'adulte qui les promenait. Jusqu'aux années 70, où un retournement massif est intervenu : brusquement, on s'est mis à orienter les enfants vers l'avant. Pourquoi cette inversion ?

       La question, sous ses apparences anodines, nous entraîne dans une enquête inattendue et passionnante au coeur du monde contemporain. La démocratie et la science, nos références cardinales, ont contribué conjointement au retournement : l'une et l'autre privilégiant un sujet libéré du poids du passé, des entraves traditionnelles, un sujet regardant d'emblée vers l'avant et auto-construit.

       Sommes-nous pour autant devenus des surhommes qui tirent leur être d'eux-mêmes et élaborent de façon autonome leurs valeurs ? Ou bien sommes-nous restés des hommes qui, à récuser toutes les autorités, risquent de s'abandonner aux déterminismes aveugles et aux fantasmes régressifs que, vaille que vaille, les civilisations s'efforçaient d'apprivoiser ?
       Pour Olivier Rey, les récits inventés depuis un demi-siècle par la science-fiction sont moins fantaisistes qu'on ne le pense : ils nous instruisent sur un réel qui, sous des dehors rationnels, est plus que jamais gouverné par l'inconscient. Ses analyses éclairent les orientations actuelles de la biologie qui, s'emparant de la reproduction humaine, a entrepris de matérialiser des théories infantiles, de nous affranchir des chaînes généalogiques et de l'obscurité de l'origine sexuelle. L'examen des doctrines éducatives en usage, promouvant un enfant délivré de la tutelle des adultes, constructeur de ses savoirs et de lui-même, nous permet de mesurer à quel point l'utopie de l'auto-fondation a pénétré notre monde.

     
    Olivier Rey est chercheur au CNRS, enseignant à l'École polytechnique et à l'université Panthéon-Sorbonne. Il a publié au Seuil, en 2003, un essai:

       -Itinéraire de l'égarement,

    analysant les origines de la science moderne et son statut dans la pensée contemporaine.


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  • un orang-outan

     

    L’île de Bornéo est depuis des années ravagée par la déforestation, notamment à des fins de production d’huile de palme. Ceci n’est évidemment pas sans conséquence : la faune et la flore en pâtissent de la plus cruelle des manières.

    Avec l’énergie du désespoir, un orang-outan a tenté de repousser tant bien que mal un bulldozer en train de détruire sa forêt… sans succès.

    Ces tristes images, immortalisées par une caméra, font actuellement le tour du monde.

      Vidéo (29 secondes sur https://aidersonprochain.com/borneo-orang-outan-foret/)

        Les images sont dramatiquement affligeantes. Nous sommes à Bornéo, et un bulldozer en plein travail vient d’abattre un arbre. Perché sur celui-ci se trouvait un orang-outan, complètement désarçonné. Désespéré à l’idée de voir son habitat naturel être ainsi dévasté, il s’élance le long du tronc de l’arbre fraîchement coupé pour attaquer le bulldozer, et tenter de le faire reculer. Bien sûr, l’animal est impuissant face à la bête de ferraille, et n’a d’autre choix que de prendre la fuite. Ou du moins essayer de prendre la fuite, entouré qu’il est par deux hommes, et désormais déboussolé, sans sommet sur lequel grimper.

      Récemment, un reportage du Grand JD (https://www.demotivateur.fr/article/la-derniere-video-du-grand-jd-sur-la-foret-de-borneo-un-fantastique-outil-de-responsabilisation-a-voir-absolument-pour-consommer-plus-intelligemment-)

       dévoilait habilement les terribles conséquences de la production de l’huile de palme sur l’environnement, sur les hommes et les animaux vivant à Bornéo, que l’on ne peut que vous inviter à regarder si ce n’est pas déjà fait.


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  • Rapport du WWF sur la biodiversité : "On ne prend pas la mesure de ce qui va nous arriver"

    https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/rapport-du-wwf-sur-la-biodiversite-on-ne-prend-pas-la-mesure-de-ce-qui-va-nous-arriver

    Gilles Bœuf, biologiste et professeur à l'université Pierre et Marie Curie, a réagi au rapport du WWF et estime que nous sommes "dans une imprévoyance totale". 

    Le biologiste Gilles Bœuf en mars 2015.                      Le biologiste Gilles Bœuf en mars 2015.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)


    Édité par Thomas Pontillon franceinfo Radio France 

    publié le 30/10/2018

    Selon le rapport Planète Vivante 2018 du WWF sur la biodiversité, la disparition massive d'espèces devient de plus en plus critique. Gilles Bœuf, biologiste et professeur à l'université Pierre et Marie Curie, considère qu'on "ne prend pas du tout la mesure et l'ampleur du problème" a-t-il estimé sur franceinfo.

    franceinfo : Après le rapport du WWF sur la biodiversité, peut-on dire que l'on est en train de scier la branche sur laquelle on est assis ?

    Gilles Bœuf : On est dans une imprévoyance totale. En 2002, lors du sommet de Johannesburg, le président Chirac disait "Notre maison brûle et on regarde ailleurs". On s'engageait alors pour 2010 à arrêter l'effondrement de la biodiversité. En 2010, on se réunit à Paris, et on se rend compte qu'on a échoué, alors on dit "Ce n'est pas grave, on repousse ça pour 2020". Or aujourd'hui, comme le dit très bien le rapport du WWF, c'est bien pire qu'en 2010, alors quand va-t-on réussir, la dernière semaine de 2019 ? Non, on ne prend pas du tout la mesure et l'ampleur du problème. On parle beaucoup du climat, c'est très bien, les gens ont peur du changement climatique, mais on ne prend pas la mesure de ce qui va nous arriver avec l'effondrement du nombre d'individus dans les populations vivantes.

    Est-ce que ce sont les prémices d'une extinction de masse ?

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  •  Le mouton noir de la famille

    Commentaire. Le mouton noir de la famille ou autre version le vilain petit canard, ou encore le canard boiteux de la famille. Peut-être vous reconnaissez-vous dans cette situation. Lisez ce magnifique texte de Bert Hellinger, sur ces êtres différents qui perturbent l’arbre généalogique pour mieux le fair refleurir. Ces empêcheurs de tourner en rond qui vous font avancer, mais à quel prix. Ces extraterrestres qui ont besoin de réaliser qu’ils sont des « terrestres extras ». 

    LE TEXTE :

    LE MOUTON NOIR DE LA FAMILLE

      Les soi-disant “moutons noirs” de la famille sont en fait des chercheurs de chemins de libération pour l’arbre généalogique. Les membres de l’arbre qui ne s’adaptent pas aux normes ou aux traditions du système familial, ceux qui, depuis tout petits, cherchaient constamment à révolutionner les croyances, allant à l’encontre des chemins marqués par les traditions familiales, ceux-là, critiqués, jugés et même rejetés, sont généralement des appels à libérer l’arbre d’histoires répétitives qui ont frustrés des générations entières.

      Les “brebis noires”, celles qui ne s’adaptent pas, celles qui crient leur rébellion , jouent un rôle de base dans chaque système familial, elles réparent, désintoxiquent et créent une nouvelle branche pleine de fleurs dans l’arbre généalogique. Grâce à ces membres, nos arbres renouvellent leurs racines. Sa rébellion est terre fertile, sa folie est eau qui nourrit, son entêtement est air nouveau, sa passion est le feu qui rallume le cœur des ancêtres. D’innombrables désirs réprimés, de rêves non réalisés, de talents frustrés de nos ancêtres se manifestent dans la rébellion de ces moutons noirs cherchant à se réaliser.

      L’arbre généalogique, par inertie, veut continuer à maintenir le cours castrateur et toxique de son tronc, ce qui rend la tâche de nos brebis difficile et conflictuelle. Mais qui apporterait de nouvelles fleurs à notre arbre, sinon elles ? Qui créerait de nouvelles branches ? Sans elles, les rêves non réalisés de ceux qui soutiennent l’arbre des générations en arrière seraient enterrés sous leurs propres racines. Que personne ne te fasse douter, soigne ta “rareté” comme la fleur la plus précieuse de ton arbre. Tu es le rêve réalisé de tous tes ancêtres.

    Bert Hellinger

    Traduit de : Espagnol

        Texte paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 228


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  • 2006     360 p.     55€

      Vous voulez construire vous-même votre maison écologique ou vous souhaitez assurer sérieusement le suivi du chantier ?
    Cet ouvrage, rédigé par deux spécialistes de l'éco-habitat, étayé par des centaines de schémas et de photos sera votre précieux guide.
    Les auteurs nous entrainent dans l'aventure de la construction d'un petit bâtiment. Pas à pas ils nous expliquent les techniques particulières de ses quatre murs : mur en bois cordé, mur en paille, mur en torchis, mur à ossature bois, ainsi que l'installation du toit végétalisé. Vous y trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir pour fabriquer des briques de terre, connaître les proportions d'un torchis, monter un mur en paille, poser une isolation en cellulose, appliquer un enduit terre/chaux...

     https://www.futura-sciences.com/maison/dossiers/construction 

    Soyons francs, la maison bio est un concept bien vague. D'une façon générale, il désigne toute les constructions écologiques, tout bâtiment construit en prenant en compte la façon dont ils interagissent avec l'écosystème de notre planète. Mais ce concept n'a pas le même sens pour tout le monde.

     
    Une maison bio. © ParentRap, Pixabay, DP

    Pour certains, construire une maison bio implique de créer un environnement sain, à l'intérieur du bâtiment. Pour d'autres, il est essentiel d'améliorer les matériaux produits en grande série qui prédominent dans la construction moderne. Pour d'autres encore, l'important est d'éviter carrément les matériaux produits en série et les systèmes centralisés, en faveur des ressources qu'offre le site, y compris les matériaux de construction, l'électricité, l'eau et les aliments.

     
    La maison bio doit être irréprochable écologiquement. © Clarke Snell

    Ma vision personnelle de la maison bio est centrée sur le concept de « durabilité de l'environnement », c'est-à-dire l'adoption d'un mode de vie qui permet de préserver, de maintenir et d'améliorer la qualité des ressources et des équilibres naturels, et donc de ménager l'avenir.

    Les cinq critères d'une maison bio

    Pour réaliser une maison bio qui contribue à cet objectif, il faut à mon sens prendre en considération les cinq critères fondamentaux suivants :

    1. Faible impact de la construction sur l'environnement

    Construire, pourrait-on dire, est initialement un acte de destruction. Il faut au minimum défricher un terrain et le remodeler, y creuser des trous, transformer les matériaux naturels présents sur le site. Construire écologique, c'est minimiser l'impact du bâtiment sur le site même, et plus généralement sur l'environnement, grâce à une conception consciente, réfléchie, et au choix de matériaux renouvelables, dont l'utilisation minimise les destructions écologiques.

    2. Économies d'énergie 

    L'impact de la construction d'une maison bio ne représente qu'un aspect du problème. Une fois le bâtiment construit, des gens viennent l'habiter. L'occupation humaine de cette maison bio requiert des ressources environnementales pour assurer le chauffage, la climatisation, l'approvisionnement en eau, en électricité, etc. Une construction « écologique » pourvoit à ces besoins humains avec efficacité, en préservant les ressources naturelles.

     
     
    La maison bio doit prendre en compte les besoins liés à l'occupation humaine. © Clarke Snell

    3. Durabilité 

    Les ressources naturelles, qu'il s'agisse des matériaux de construction, des outils ou des carburants, de même que l'énergie et l'ingéniosité humaines, concourent à la réalisation de notre maison bio. Plus la durée de vie de ce bâtiment est longue, plus le laps de temps sera long avant que l'on sollicite à nouveau les ressources de l'environnement pour le remplacement du bâtiment en ruines. Ainsi, plus un bâtiment vit longtemps, plus il est écologique.

    4. Non toxicité

    Pour nous maintenir en bonne santé, il nous faut préserver un environnement intérieur et extérieur sain. C'est la fonction d'une maison bio, véritable construction écologique.

    5. Esthétique 

    L'une des causes principales de la terrible dégradation de l'environnement est le mouvement constant et polluant des hommes partout sur la planète. Pour créer un mode de vie durable, nous devons limiter au maximum nos déplacements et subvenir à la plus grande partie de nos besoins sociaux, physiques et spirituels dans notre environnement immédiat. Par exemple, il faut beaucoup de temps pour obtenir de bonnes récoltes ; pour construire le réseau d'amis et de concitoyens qui constituera le socle d'une communauté ; pour soigner les arbres et les autres végétaux qui apporteront la fraîcheur à une maison. Vous ne pourrez pas construire tout cela si vous n'aimez pas suffisamment votre maison pour souhaiter y vivre longtemps et en faire un lieu qui favorisera l'épanouissement de ses habitants et la préservation de son environnement. Ainsi, une maison écologique doit-elle être belle, un lieu que l'on quitte toujours à regret et que ne l'on peut envisager de négliger.

     
    La maison bio doit être esthétique. © Clarke Snell

    Votre projet doit répondre à vos besoins et vos goûts

    Ce n'est pas une mince affaire que de satisfaire à toutes ces exigences. Cela requiert souvent des compromis et une bonne association entre idéalisme et réalisme. Ainsi, par exemple, imaginons que deux voisins construisent des maisons de mêmes dimensions. L'un d'eux est déterminé à n'utiliser que des matériaux « naturels » trouvés sur le site, dont la production n'exige que peu d'énergie et qui n'engendrent pratiquement pas de pollution. Son voisin exploite quelques matériaux provenant du site en association avec des matériaux produits en série et à forte intensité d'énergie afin de bâtir une maison qui consommera moins d'énergie pour fournir chaleur et autres commodités à ses habitants.

    Lequel de ces deux autoconstructeurs est le plus écologique ? Pour seulement espérer répondre à cette question, il faudrait connaître l'énergie intrinsèque (l'énergie nécessaire pour extraire, transformer et raffiner un matériau) de tous les matériaux impliqués, l'efficacité énergétique relative des deux maisons, leur durée de vie, l'entretien qu'elles nécessitent, et bien d'autres facteurs, tant techniques que personnels.

    Au final, construire écologique est un processus éminemment personnel dans lequel vous devrez réfléchir à la meilleure manière d'adapter votre maison à votre mode de vie, que vous soyez informaticien ou petit agriculteur, pour créer l'impact le plus favorable sur votre environnement, tant local que global. Un bâtiment idéalement écologique doit donc être très spécifique et répondre à vos besoins particuliers en tenant compte des conditions de votre environnement local.

     

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  • TRIBUNE. « Sonnons l’alarme climatique » : plus de 60 associations appellent à se mobiliser pour une transition écologique « plus ambitieuse et plus juste »

    mardi 4 décembre 2018, par Attac France

     Dans une tribune publiée lundi en exclusivité sur franceinfo, plusieurs dizaines d’associations et d’ONG disent souhaiter « contribuer à l’amplification du réveil citoyen afin de reprendre le contrôle et engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste ».

    « Faire sonner l’alarme climatique » : tel est le but de cette tribune, dont la publication coïncide avec l’ouverture de la COP24, en Pologne. Pour les signataires, une soixantaine d’associations, dont Attac, la Fondation pour la Nature et l’Homme présidée par Audrey Pulvar et Oxfam France, représentée par Cécile Duflot, « il est encore temps d’agir » pour « engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste, à la hauteur de l’urgence climatique ». Ils s’expriment alors que doit avoir lieu une marche mondiale pour le climat, samedi 8 décembre, après le succès des marches du 8 septembre et du 13 octobre derniers.

    Le 8 décembre, sonnons l’alarme climatique. Associations et syndicats s’engagent à rejoindre les mobilisations du 8 décembre et appellent à amplifier le réveil citoyen pour la justice sociale et écologique.

    En décembre 2015, alors que les chefs d’États célébraient la signature de l’Accord de Paris, le mouvement pour la justice climatique se mobilisait pour dresser des lignes rouges et pointer l’insuffisance des engagements des États pour limiter le réchauffement mondial à 1,5°C. Trois ans après, le compte n’y est toujours pas et nous n’avons pas le luxe d’attendre. Les conséquences dramatiques des dérèglements climatiques sont déjà là et les populations les plus vulnérables en sont les premières victimes, au Nord comme au Sud.

    « L’inefficacité de la politique des petits pas d’Emmanuel Macron est évidente »

    Si la prise de conscience individuelle et les petits changements du quotidien constituent un premier pas, ceux-ci ne doivent pas faire oublier l’urgence d’un changement de cap des politiques publiques. Le dernier rapport du GIEC est clair : si les pays veulent respecter leurs engagements en matière de climat, ils doivent laisser les combustibles fossiles dans le sol et réorienter les politiques publiques vers une transition juste, qui protège les populations affectées par les impacts du changement climatique et ne laisse personne de côté.

    En décembre 2017, lors du One Planet Summit, organisé par Emmanuel Macron, nous nous étions rassemblés pour rappeler que « Pas un euro de plus » ne devait aller aux énergies fossiles. Un an après, le message n’a pas été écouté. L’inefficacité de la politique des petits pas d’Emmanuel Macron est évidente, surtout quand elle ignore la dure réalité quotidienne des plus pauvres, s’accompagne de mesures fiscales favorables aux plus riches et refuse de faire payer les plus gros responsables des dérèglements climatiques. La hausse du prix des carburants est l’une des mesures nécessaires pour accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Mais celle-ci ne pourra être prise au sérieux si elle ne répond pas aux enjeux de justices sociale et fiscale grâce notamment à une redistribution des recettes de la taxe dans la transition et des mesures d’accompagnement pour celles et ceux qui n’ont d’autres choix que de prendre leur voiture pour se déplacer. C’est ce que montre en grande partie la colère exprimée par les « gilets jaunes ».

    « Il est encore temps d’agir »

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  • Entretien

    En finir avec les tribunaux d’arbitrage d’investissement

    04/12/2018
    https://www.alternatives-economiques.fr//finir-tribunaux-darbitrage-dinvestissement/00087149?utm  
        Mathilde Dupré Chargée de campagne pour la responsabilité dans les accords commerciaux à l'institut Veblen

       Le 11 décembre prochain à 22 h 30, Arte diffusera « Quand les multinationales attaquent les états », un film documentaire réalisé par Laure Delesalle (enquête de Claire Alet et Cécile Ancieu) sur les tribunaux d’arbitrage d’investissement.

       Ce documentaire sera disponible pendant 60 jours sur arte.tv, en partenariat avec Alternatives Economiques. Mais d’ores et déjà, ce film peut être visionné en avant-première dès aujourd’hui via le lien ci dessous.

       A l’occasion de cette sortie, nous publions un entretien sur l’arbitrage d’investissement. Ce système qui entrave la capacité des Etats à réguler, commence à être remis en cause. Mais pas en Europe, déplore Mathilde Dupré.

    Vous êtes très critique vis-à-vis des tribunaux d’arbitrage d’investissement (ISDS en anglais). Pourquoi ?

    Ce mécanisme, prévu par des accords internationaux, permet aux investisseurs étrangers, quand ils considèrent que les décisions des pouvoirs publics nuisent à leurs intérêts, d’attaquer les Etats devant des tribunaux spéciaux, composés d’avocats d’affaires, et d’exiger des compensations financières pour leur manque à gagner, y compris sur des profits futurs. Fin 2017, il avait généré pas moins de 855 plaintes connues et le montant moyen des indemnisations allouées aux investisseurs s’élevait à 454 millions de dollars. Ces poursuites sont alimentées par une véritable industrie de l’arbitrage privé, composée d’arbitres, d’avocats et de fonds d’investissement, qui se rémunèrent en pourcentage des compensations versées par les Etats.

    La Commission européenne est en train de préparer une réforme au travers de la création d’une Cour multilatérale d’investissement. Va-t-elle dans le bon sens ?

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  •  Abécédaire engagé

    2018     160 p.    20 €

        De Naomi Klein à Susan George, en passant par Tadzio Müller, Eric Toussaint, Chico Whitaker, Monique Pinçon-Charlot, Antoine Deltour, Christian Laval et Pierre Dardot, Mariana Otero, José Bové, Jérôme Baschet..., une soixantaine d'auteurs ont façonné les mots de cet abécédaire engagé.

      Publié à l'occasion des vingt ans d'Attac, ce livre se lit comme l'histoire (en train de se faire) des résistances et des alternatives en faveur d'un monde juste, écologique, démocratique et solidaire.

      Au détour des pages, des images donnent vie aux événements, aux mobilisations et aux actions menées par l'association altermondialiste et ses partenaires au long de ces vingt dernières années. Il s'agit ici de se réapproprier les mots et le désir d'agir qui fondent la possibilité d'un autre monde.


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  • « Une étrange maladie infantile paralysante inquiète les États-Unis »

    Commentaire. La paralysie flasque, une nouvelle maladie qui ressemble à la polio sans en être, inquiète aux Etats-Unis. 386 cas depuis 2014. Avec de nombreux cas de paralysies définitives. Et même un cas de décès.

    Mediscoop  15/11/2018

    Le Figaro constate en effet qu’« une maladie paralysante grave similaire à la poliomyélite, frappant principalement les enfants, connaît cet automne un pic aux États-Unis, bien qu’elle soit encore extrêmement rare ».

    Le journal note qu’« après des pics similaires en 2014 et en 2016 au même moment de l’année, la paralysie flasque aiguë (PFA, ou AFM en anglais) a vu quelques dizaines de cas en août et en septembre »

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 229

    « Une étrange maladie infantile paralysante inquiète les États-Unis »

    Le Figaro

       Le Figaro constate en effet qu’« une maladie paralysante grave similaire à la poliomyélite, frappant principalement les enfants, connaît cet automne un pic aux États-Unis, bien qu’elle soit encore extrêmement rare ».
        Le journal note qu’« après des pics similaires en 2014 et en 2016 au même moment de l’année, la paralysie flasque aiguë (PFA, ou AFM en anglais) a vu quelques dizaines de cas en août et en septembre », selon les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
       Il précise que « la maladie, contre laquelle il n’y a pas de traitement spécifique, affecte le système nerveux, en particulier la moelle épinière. […] La maladie se caractérise par une faiblesse dans un ou plusieurs membres. Certains guérissent rapidement, tandis que d’autres restent paralysés des bras et des jambes. L’année dernière, un enfant atteint de PFA est décédé ».
       « Au total, 386 cas ont été confirmés depuis 2014, dont 90% chez des moins de 18 ans. L’âge moyen est d’environ 4 ans. Cette année, 62 cas ont été confirmés - un nombre comparable à 2014 et 2016 - mais la saison n’est pas terminée et des dizaines d’autres cas sont étudiés »
    , continue Le Figaro.

       Le journal souligne que « l’origine de la maladie est énigmatique. Il ne s’agit pas du virus de la polio, a confirmé la CDC, qui teste systématiquement les selles de chaque malade. La PFA peut être causée par un entérovirus ou un rhinovirus, mais ces virus n’ont été trouvés que chez quelques patients, ce qui n’explique pas l’apparition de pics au moment de la fin de l’été. La géographie ne semble pas non plus être un facteur, les cas confirmés étant répartis dans 22 des 50 Etats du pays. D’autres pistes sont suspectées (polluants environnementaux, facteurs génétiques) ».
        Nancy Messonnier, directrice du centre national pour les vaccinations et les maladies respiratoires, a déclaré : « C’est un mystère. […] Nous ignorons qui a le plus de risque de développer la PFA, ou les raisons qui peuvent provoquer la PFA. Nous comprenons mal les conséquences de long terme de la PFA ».
       Le quotidien note que selon la responsable, « environ une personne sur un million aux États-Unis est infectée chaque année ».


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  •                                                                                2016   328 p.  19,50

       La statistique est aujourd’hui un fait social total : elle règne sur la société, régente les institutions et domine la politique. Un vêtement de courbes, d’indices, de graphiques, de taux recouvre l’ensemble de la vie. L’éducation disparaît derrière les enquêtes PISA, l’université derrière le classement de Shanghai, les chômeurs derrière la courbe du chômage… La statistique devait refléter l’état du monde, le monde est devenu un reflet de la statistique.
      Olivier Rey, mathématicien et philosophe, est chargé de recherche à l’Institut d’histoire et de philosophie des sciences et des techniques (CNRS/Paris 1/ENS). Après avoir enseigné les mathématiques à l’École polytechnique, il enseigne aujourd’hui la philosophie à l’Université Paris 1. Il est l’auteur, notamment, d'
       -Itinéraire de l’égarement (Le Seuil, 2003),
       -Une folle solitude (Le Seuil, 2006),
       -Une question de taille (Stock, 2014).

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  •  http://investisseurpro.com/larnaque-du-telethon/

    Pour autant, il est important de donner avec discernement, car donner à une mauvaise cause c’est faire preuve d’irresponsabilité.

    Prenons par exemple le téléthon:
    – la plupart des gens pensent qu’ils donnent des fonds pour guérir des enfants qui souffrent de « maladies » génétiques.
    – la réalité est que les fonds servent essentiellement à financer des laboratoires de recherche privés, dont le but est justement d’éviter aux futurs parents de concevoir des enfants qui souffriraient de ces maladies.

    En clair, les enfants qui « participent » au téléthon, aident en réalité au financement de techniques qui éviteront que ces mêmes enfants existent… lorsqu’on comprend cela on n’a plus franchement envie de le regarder ce téléthon…

    C’est ce qu’on appelle de l’eugénisme.

    On est loin de l’oeuvre caritative, qui aiderait ces enfants à avoir une meilleure vie

    Dans son rapport annuel 2013, l’AFM Téléthon, association chargée de gérer les fonds issus du téléthon, annonce son plan stratégique pour les 5 prochaines années:

    1. Création d’un laboratoire de recherche clinique neuromusculaire pédiatrique
    2. Création d’un laboratoire de recherche clinique neuromusculaire pédiatrique (c’est bien la top priorité!)
    3. Améliorer la qualité et l’exhaustivité des bases de données maladies neuromusculaires
    4. Concevoir et proposer un référentiel économique fixant les règles et mécanismes destinés à encadrer la fixation des prix des médicaments innovants et leurs modalités de prise en charge
    5. Concevoir un modèle de partenariat innovant avec les acteurs industriels et financiers, en cohérence avec les valeurs de l’Association
    6. Légitimer le directeur du Service régional dans sa fonction de référent régional pour le réseau des professionnels et institutions de santé
    7. Définir le modèle cible d’un Centre Régional de Ressources et d’Accompagnement des malades et de leur famille et identifier ses sources de financement
    8. Évaluer la possibilité d’une implantation Généthon / Genosafe aux états-Unis
    9. Mettre en place une université AFM-Téléthon
    10. Structuration et organisation de l’Institut des biothérapies des maladies rares
    11. Optimiser et renforcer ou créer des fonctions communes

    On voit bien où sont les objectifs de l’association:

    Sur 11 objectifs, seul le 7e concerne l’accompagnement des malades et de leurs parents. Pour le reste on dirait une liste digne d’un consultant Accenture…

    Ceci est illustré par les résultats, d’après la présidente de l’AFM Téléthon,la thérapie génique a permis de guérir une soixantaine de bébés bulles à travers le monde… Ouahhh, tous ces millions pour 60 bébés, impressionnant.

    Depuis 1987, on doit pas être loin du milliard de dons pour le téléthon. Pour quels résultats? Pour qui?

    Certains diront que l’essentiel du budget du téléthon sert à guérir, comme présenté dans le rapport de l’AFM Téléthon…

    Mais voici ce que « guérir » veut dire:

    Financer les instituts, des essais, faire des appels d’offres, financer des programmes internationaux et stratégiques…

    Est-ce cela guérir???

    téléthon guérir

    La question subsidiaire à 1000 francs, c’est de savoir si les profits générés par ces laboratoires seront redistribués aux généreux donateurs?

    vous connaissez évidemment la réponse

    Bref, si l’accompagnement des enfants touchés par les « maladies » génétiques est une cause noble, la réalité du téléthon est que cela sert surtout à financer des laboratoires de recherches, avec des fonds publics, et dont les bénéfices eux seront bien privés…

    Au delà, les gènes étant le fondement même de l’existence d’un individu, il est audacieux de parler de « maladie génétique », car cela présuppose qu’il y aurait un modèle normal, et tout le reste serait du domaine de la maladie.

    Je préfèrerais parler de singularités génétiques, qui peuvent entraîner des difficultés de vie pour ces individus.

    A qui donner? Comparaison avec les Restos du Coeur    (...)

    Habituellement, je donne aux Restos du Coeur (cf mon recu fiscal restos du coeur 2014), dont l’objectif est simple, donner à manger à des personnes qui sont déjà vivantes et qui ont faim, et qui, avec l’arnaque du système financier et les crises qui en découlent, vont finir par représenter une majorité de français, et non une petite minorité.

    Les chiffres (2103-2014) donnés par les Restos du Coeur sont concrets:

    Restos du Coeur Chiffres clés 2013-2014

    Ils ne financent pas de la recherche de pointe et des chercheurs en col blanc, mais ont distribué 130 millions de repas à des gens qui ont faim…

    40000 bébés aidés vs 60 pour le téléthon…

    Pas de beau camembert powerpoint, mais des chiffres concrets qui parlent…

    Alors je ne sais pas si dans le monde des restos du coeur tout est beau tout est rose, il y a certainement des pertes en ligne et des choses qu’on ne sait pas, mais ce que je sais, c’est que lorsque j’habitais à Lyon, rue Ampère, je voyais le camion restos du coeur distribuer des repas

    Conclusion

    Je n’ai rien contre le fait que des laboratoires privés de recherche génétique fassent appel aux dons, mais je me demande pourquoi l’état, via ses chaines de télévision, fait un tel battage sur ce sujet.

    Ne serait ce pas plutôt le rôle des entreprises pharmaceutiques?

    Ou le volume potentiel de médicaments n’est il pas assez élevé pour justifier que ces entreprises investissent?

    Ou est-ce tout simplement plus commode de pigeonner le citoyen pour financer ladite recherche?

    Ou y aurait-il d’autres objectifs?

    On pourrait lier cela à la marchandisation des corps, l’augmentation de la stérilité, qui aboutira à une marchandisation de la procréation…

    Vendre des bébés vierges de tout défaut sera le nec plus ultra, et justifiera une facturation élevée à des futurs parents dans l’incapacité de procréer.

    Obtenir des centaines de millions pour guérir au final 60 bébés, cela parait fort disproportionné, surtout comparé aux millions de personnes qui vivent dans la précarité et à la limite de la pauvreté en France.

    Cela ressemble fort à un système de financement par les masses d’une recherche scientifique qui n’intéresse qu’une petite minorité. La puissance des medias le permettant…

    Pendant ce temps là, 1 million de personnes vont aux antennes restos du coeur pour manger, qui ont la bonne idée de faire cela dans des endroits discrets, pour éviter l’humiliation supplémentaire des regards des passants…


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  • #ClimateAlarm ! Mobilisons-nous le 8 décembre pour la justice sociale et le climat

     
     

    Communiqué 27 novembre 2018

     
     

    Le changement climatique n’est ni pour demain ni pour après-demain, ses conséquences se font déjà sentir ici et maintenant. Combiné avec l’effondrement dramatique de la biodiversité et la multiplication des pollutions, il est un défi majeur alors que des points de rupture potentiellement irréversibles sont déjà ou seront bientôt franchis.

     
     

    Des manifestations ont eu lieu dans toute la France les 8 septembre et 13 octobre derniers, à l’appel de citoyen·ne·s, réseaux, mouvements, ou associations. Une nouvelle journée de manifestation aura lieu le samedi 8 décembre. Plus de 130 événements sont déjà répertoriés en France et l’étranger sur cette page d’un trop célèbre réseau social.

    Cette mobilisation se prépare dans un contexte national particulier : la mobilisation des « gilets jaunes » contre l’augmentation des taxes sur le carburant et plus globalement contre la politique du gouvernement Macron, les injustices fiscales et leurs conséquences sur le pouvoir d’achat. Les gilets jaunes expriment, avant tout, les difficultés de vivre quand se cumulent les coûts croissants du transport pour toutes celles et ceux contraints de prendre leur voiture pour travailler ou accéder aux services publics, la hausse du prix du gaz, la baisse des aides au logement, l’augmentation de la CSG ou la baisse des pensions des retraité·e·s. Ils pointent également l’hypocrisie gouvernementale : en 2019, sur les 37 milliards de recettes des taxes sur les carburants seuls un peu plus de 7 milliards d’euros seront affectés à la transition écologique.

    Cette mobilisation se prépare aussi dans un contexte international particulier puisqu’au même moment aura lieu la COP24 (24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), organisée cette fois-ci en Pologne. Cette COP sera l’occasion de faire un triste bilan des engagements climatiques nationaux pris lors de la COP 21 à Paris : pas assez ambitieuses, trop lentes à se mettre en oeuvre, pas financées, les politiques climatiques ne sont pas à la hauteur des enjeux. La société civile doit sonner l’alarme climatique pour dénoncer le dramatique retard pris par les États pour contenir le réchauffement climatique. Elle doit faire pression sur les gouvernements pour qu’une transition juste pour les peuples et la planète soit enfin mise en œuvre.

    Pour Attac, le 8 décembre marque aussi une nouvelle étape de la campagne #PasAvecNotreArgent : nous souhaitons mener des dizaines d’actions de désobéissance civile partout en France pendant la COP 24 pour exiger que l’argent du livret de développement durable et solidaire (LDDS) ne puisse plus contribuer à la destruction de la planète et à l’aggravation du réchauffement climatique. Localement, il est possible d’imaginer des liens entre ces actions et les marches climat, par exemple en faisant sonner l’alarme climatique devant nos cibles : Caisse des dépôts et consignations, les banques climaticides comme BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole ou HSBC (téléchargez le kit ressources pour mener des actions LDDS).

    Attac appelle aux mobilisations du 8 décembre et propose un véritable changement de cap pour être à la hauteur des enjeux sociaux et climatiques auxquels nous sommes confronté·e·s :

    • > faire basculer les financements qui contribuent au réchauffement climatique dans le financement de la transition, notamment les politiques de sobriété énergétique et la production d’énergie renouvelable ;
    • > augmenter les mécanismes d’aide pour les ménages modestes et rénover les logements pour supprimer toutes les passoires thermiques ;
    • > accélérer la transition dans les territoires en soutenant les collectivités locales et en encourageant les initiatives citoyennes ;
    • > soutenir le développement d’une agriculture locale et biologique ;
    • > renforcer les services publics et les commerces de proximité ;
    • > favoriser la création d’emplois liés à la transition et accompagner les mutations professionnelles dans les industries qui devront nécessairement décroître (pétrolière, chimiques, nucléaires...) ;
    • > développer les réseaux de transports en commun sur tout le territoire : plus propres, plus denses, moins chers ;
    • > encourager le transport ferroviaire (pour le transport de marchandises et de passagers) et les nouvelles mobilités : vélo, covoiturage, vélopartage, autopartage... ;
    • > en finir avec les accords de libre-échange qui ne sont pas climato-compatibles (CETA, TAFTA, Jefta...).
    • > arrêter les coups de rabots injustes sur les retraites ou les aides au logement.

    Financer ce changement de cap, c’est possible !

    • > en régulant strictement, y compris par de lourdes taxes dissuasives, les premiers responsables du changement climatique, les multinationales pétrolières, gazières et les banques qui financent encore les énergies fossiles ;
    • > en stoppant le financement des fausses solutions comme le nucléaire ou la géo-ingénierie ;
    • > en faisant contribuer les transports aériens et maritimes à la lutte contre la pollution via une taxe sur leurs combustibles et un durcissement des normes anti-pollution sur leurs carburants ;
    • > en arrêtant d’encourager le développement de nouvelles zones commerciales et de grands projets inutiles et imposés ;
    • > en réduisant le pouvoir de la finance via une taxe sur toutes les transactions financières ;
    • > en rétablissant l’ISF et en récupérant l’argent détourné par les évadés fiscaux.
     
     

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    France

     


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  • Traité de commerce Japon - Union Européenne, nous avons 15 jours pour agir !

     
     

    Interpellation 28 novembre 2018

     
     

    Démarrées en 2012, les négociations du JEFTA, traité de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Japon, sont restées opaques jusqu’en septembre 2017.

    Il nous reste 15 jours pour agir !

    Ce texte doit être soumis à l’approbation du Parlement européen entre le 11 et le 13 décembre prochain sans consultation des parlements nationaux.

     
     
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    Le Collectif Stop TAFTA-CETA et contre les accords de libre-échange interpelle les parlementaires européens pour qu’ils votent contre ce traité.

    • > Le JEFTA contient un chapitre sur la coopération réglementaire, voie ouverte aux entreprises transnationales pour influer sur les réglementations nationales, notamment en matière d’agriculture, de droits sociaux, de protection de l’environnement, du consommateur et des données personnelles.
    • > Il adopte l’approche des « listes négatives » pour la libéralisation des services : tout service qui n’est pas explicitement exclu de l’accord est considéré comme un marché ouvert. La défense des hôpitaux, écoles et transports publics n’est plus garantie si ces services ne sont pas explicitement protégés par les États.
    • > Le JEFTA ne comporte pas de mécanisme de sanctions rendant contraignantes les normes sociales et environnementales référencées dans le chapitre sur le développement durable.
    Le Collectif Stop TAFTA-CETA France demande aux eurodéputé·e·s français·e·s de voter contre le JEFTA et de s’opposer à la logique des accords commerciaux secrets qui font passer les intérêts des entreprises avant tout !
     
     

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  •   La grande escroquerie du téléthon.

    Le professeur Testard dénonce une escroquerie.   décembre 2008                

        C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis. Le professeur Marc Peschanski, l’un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu’on fait fausse route. On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine définition de l’homme" : Jacques Testard, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la reproduction, "père scientifique" du premier bébé éprouvette français, et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour "une science contenue dans les limites de la dignité humaine", dans une interview accordée à Médecines-Douces.com.

       Testard écrit aussi sur son blog : "Les OGM sont disséminés sans nécessité puisqu’ils n’ont pas démontré leur potentiel et présentent des risques réels pour l’environnement, la santé et l’économie. Ils ne sont donc que des avatars de l’agriculture intensive qui permettent aux industriels de faire fructifier les brevets sur le vivant. Au contraire, les essais thérapeutiques sur les humains sont justifiés quand ils sont la seule chance, même minime, de sauver une vie. Mais il est contraire à l’éthique scientifique (et médicale) de faire miroiter des succès imminents des uns ou des autres. Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique (qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM) affirment que « ça va finir par marcher  », et ont su créer une telle attente sociale que la « mystique du gène » s’impose partout, jusque dans l’imaginaire de chacun. Le succès constant du Téléthon démontre cet effet puisqu’à coups de promesses toujours réitérées, et grâce à la complicité de personnalités médiatiques et scientifiques, cette opération recueille des dons dont le montant avoisine celui du budget de fonctionnement de toute la recherche médicale en France. Cette manne affecte dramatiquement la recherche en biologie puisque le lobby de l’ADN dispose alors du quasi monopole des moyens financiers (crédits publics, industriels, et caritatifs) et intellectuels (focalisation des revues, congrès, contrats, accaparement des étudiants…). Alors, la plupart des autres recherches se retrouvent gravement paupérisées - une conséquence qui paraît échapper aux généreux donateurs de cette énorme opération caritative…"

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  • La Grande kermesse du Téléthon

    Publié par Sylvie Simon  (1927-2013)  7 Décembre 2013,

      http://www.sylviesimonrevelations.com/article-la-grande-kermesse-du-telethon-

    Catégories : #Société - Corruption - Dérives- Scandales Sanitaires

    Article remonté du 10 décembre 2011

       Cette année, comme les autres depuis 22 ans, nous avons eu droit à la grande kermesse du Téléthon qui nous a démontré la grande générosité des Français, encore plus grande en cette année de restriction financière, grâce aux émouvantes évocations d’enfants atteints des maladies dites « orphelines » qui « vont disparaître grâce aux découvertes de la science ».

       Tout d’abord, lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies et induisent de telles conséquences, leur usage mériterait d’être décidé par un conseil scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l’organisme qui les collecte, comme c’est le cas actuellement.

       Ainsi, en avril 2005, le magazine Capital a publié un article qui nous a appris qu’une grande partie des fonds recueillis chaque année par l’AFM grâce au Téléthon servait à améliorer le quotidien de ses dirigeants. La Cour des comptes avaient relevé, entre autres, les salaires des dix principaux cadres qui atteignaient en moyenne à cette époque 7 676 euros par mois, sans compter les voitures de fonction, virées dans des quatre étoiles à Bora Bora, achats de vêtements personnels et de meubles, ainsi qu’une coquette villa avec jardin, femme de ménage et jardinier dans l’Essonne pour sa directrice de l’époque.

       Qu’en penseraient les « généreux donateurs », dont certains ont de petits moyens mais se privent « pour aider des enfants malades », s’ils apprenaient qu’ils n’aident qu’une industrie prospère avec des pouvoirs financiers vertigineux ? Grâce à l’intervention de la Cour des comptes, cette gabegie a peut-être disparu, mais les salaires des dirigeants n’ont surement pas été réduits malgré la « crise » qui ne touche pas tout le monde, loin de là.

       Mais le point le plus important est cette science génétique qui cherche à éblouir tout le monde et que personne ou presque ne remet en cause. Rappelons-nous une interview de Jacques Testart, Directeur de recherche à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), spécialiste en biologie de la reproduction, « père scientifique » du premier bébé éprouvette français, donc bien placé pour nous parler des « progrès » de la génétique.

    Cette interview a été publiée en 2007 par Internationalnews, reproduite alors par de nombreux sites, et reste toujours d’actualité.

    4160175774_7a703effd9.jpg

       Le Pr Testart s’indignait alors contre « La grande escroquerie du Téléthon » :
       « C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis. […]
       « Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine définition de l’homme. »


       Ce constat rejoint celui de Bertrand Jordan, Docteur en Physique nucléaire reconverti à la Biologie moléculaire, ancien directeur de recherches au CNRS, qui écrit : « La communauté médico-scientifique, dont les gènes sont le fonds de commerce, nourrit le grand public d’illusion ».

       Pour Bertrand Jordan, les imposteurs sont tous ceux qui contribuent à de telles dérives, par légèreté, par inconscience, parfois aussi par intérêt, les scientifiques imprudents, naïfs ou même malhonnêtes, les médias qui cherchent avant tout le sensationnel, les hommes politiques qui évitent d’aborder des questions difficiles comme la contradiction entre droit aux soins et économie libérale et enfin les citoyens qui n’assument pas leurs responsabilités et se contentent d’idées simples, faciles à comprendre (cf. Les imposteurs de la génétique).

    1118096050_66f1de95e4.jpg  En outre, les adeptes de la thérapie génique sont souvent les mêmes que ceux des OGM, alors que plus des ¾ des Français les refusent. Mais ils ne font jamais le rapprochement entre ces deux méthodes et persistent à donner des sommes qui pourraient être consacrées à des maladies tout aussi terribles, et cent ou mille fois plus fréquentes. En effet, le potentiel caritatif n’étant pas illimité, ce que l’on donne aujourd’hui au Téléthon, on ne le donnera pas demain contre d’autres maladies, comme le paludisme qui tue 2 millions de personnes chaque année, alors qu’une grande partie des sommes recueillies pour le Téléthon alimentent d’innombrables laboratoires dont elles influencent les orientations.

       De toute manière, étant donné que ces laboratoires cherchent en vain à guérir la maladie depuis plus de 50 ans, la thérapie génique ne doit pas être la stratégie idéale pour soigner la plupart des maladies génétiques. Si ces pistes étaient bonnes, l’AFM (Association française contre les myopathies), qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés, aurait dû trouver depuis belle lurette.

       Et enfin, cette recherche persiste à tester les médicaments en torturant longuement des animaux : chiens et chats volés à leurs maîtres, des labradors spécialement élevés pour servir de cobayes, des singes spécialement importés avec les dangers qu’ils représentent, alors qu’on sait que les expériences sur les animaux ne sont pas valables pour les humains. Pour en avoir la preuve, il suffit de constater la toxicité des nombreux médicaments retirés de la vente après avoir tués des milliers de personnes, alors qu’ils avaient été approuvés grâce à ces expériences aussi inutiles que sauvages.

      Enfin, cette thérapie génétique n’est pas sans rappeler l’eugénisme qui vise à « améliorer » l’espèce humaine, ce qui risque de déboucher sur des perspectives terrifiantes. On est proche des expériences de certains nazis, tel le fameux Dr Mengele. Il existe déjà des querelles juridiques en ce qui concerne la prise de brevets sur le génome humain et, malgré la position ferme du Comité international de bioéthique, on se demande s’il ne se laissera jamais influencer par les intérêts financiers colossaux que représente le marché de la génétique.


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