• 25/07/2017   https://www.alternatives-economiques.fr//christian-chavagneux/faire-payer-google-autres/

     

    Christian Chavagneux Éditorialiste

        Le 25 juillet, Gérald Darmanin, notre ministre des Comptes publics, a annoncé un changement radical de politique du fisc français vis-à-vis de Google. Bien que faisant appel de la décision du tribunal rejetant sa demande de redressement fiscal de 1,1 milliard d’euros, le ministre se dit désormais ouvert à une transaction avec la firme américaine.

       Google prêt à négocier

       La proposition du ministre ne devrait a priori pas tomber dans l’oreille d’un sourd. Google est visiblement prêt à négocier avec les gouvernements. Il l’a montré en lâchant un peu moins de 150 millions d’euros au fisc britannique en 2016 et de l’ordre de 300 millions au fisc italien cette année.

    Google est visiblement prêt à négocier avec les gouvernements. Il l’a montré avec l’Italie et le Royaume-Uni

    Mais les plus d’un milliard réclamé par les Français était une somme trop exorbitante à ses yeux. La question clé est donc de savoir jusqu’à quel montant l’entreprise est susceptible d’aller pour régler le problème de réputation que lui pose ses pratiques fiscales discutables. Et jusqu’où le gouvernement est prêt à descendre sans donner l’impression qu’il brade sa législation fiscale.

    Trois problèmes

    Si les deux parties arrivent à s’entendre, la procédure de conciliation posera tout de même trois problèmes. D’abord, il accrédite la réalité d’une justice fiscale particulière pour les puissants : tu triches, on s’entend, tu paies un peu, pas de sanction. Pas vraiment une incitation à appliquer la loi.

    D’autant plus que, deuxième problème, le ministre fait clairement passer le message que Google n’est qu’un premier pas : le guichet est ouvert, « ceux qui voudront à l’avenir s’acquitter de leurs obligations au moyen d’un accord juste trouveront un interlocuteur attentif », déclare le ministre aux Echos. (https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/030462934018-gerald-darmanin-il-vaut-mieux-un-bon-accord-avec-google-quun-mauvais-proces-)

    Le ministre accrédite la réalité d’une justice fiscale particulière pour les puissants

    Enfin, au moment où le G20 tentent de poser les bases d’une approche mondiale de taxation des grandes entreprises, la France renforce la course au bilatéral : en attendant de savoir ce que donneront les nouvelles règles, je négocie ma base fiscale pour moi et les autres n’ont qu’à se débrouiller. Les Anglais l’ont fait, les Italiens aussi. Surtout, Trump souhaite offrir une quasi amnistie fiscale aux grandes entreprises américaines en leur proposant de rapatrier leurs profits stockés dans les paradis fiscaux en les taxant à un faible taux. Une fois l’argent rapatrié aux Etats-Unis, il en restera moins pour négocier avec les autres fiscs. De ce point de vue, la France a raison de ne pas trop traîner même s’il faut regretter qu’elle contribue ainsi à des batailles bilatérales fragilisant les efforts internationaux actuels.

    Deux pistes

    Comment s’assurer à l’avenir que, plutôt que d’appeler les entreprises à venir négocier le montant d’impôts qu’elles jugent acceptables de payer, les multinationales s’acquittent de leur juste part d’imposition ?

    La première chose à faire est de maintenir la pression politique. Pour cela, la comptabilité pays par pays (chiffre d’affaires, nombre d’employés, profits réalisés, impôts payés) des entreprises, bientôt disponible pour les administrations fiscales, doit être rendue publique. C’est le cas pour les banques et l’analyse des ONG (http://ccfd-terresolidaire.org/infos/partage-des-richesses/paradisfiscaux/rapport-sur-la-piste-5405) permet de mettre en avant les pratiques bizarres et de maintenir la pression sur les firmes et les gouvernements.

    L’Europe doit lutter contre ses paradis fiscaux

    Enfin, si Google, et d’autres, ont la possibilité d’échapper aux impôts dans de nombreux pays, c’est parce que l’Irlande le permet. Une remarquable étude récente (https://www.nature.com/articles/s41598-017-06322-9#Tab1) fondée sur une analyse approfondie a mis en évidence la liste des paradis fiscaux qui servent d’intermédiaires pour permettre aux entreprises d’échapper aux impôts. Cinq pays jouent ainsi un rôle clé dans le monde : les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suisse, Singapour et l’Irlande. Un travail qui confirme encore une fois que des pays membres de l’Union européenne sont au cœur des pratiques fiscales douteuses mondiales. Le Brexit pourrait ainsi laisser bien seuls les deux autres parasites fiscaux européens, deux pays contre lesquels l’Union se doit d’agir si elle veut être crédible dans sa lutte contre les paradis fiscaux. Et éviter les actions unilatérales à la française.


    votre commentaire
  • Alzheimer : 10 groupes d'aliments protecteurs et 5 groupes à réduire (régime MIND)

    Psychomédia
    Publié le 20 mars 2015

    Un nouveau régime alimentaire, appelé MIND (1), réduit le risque de maladie d'Alzheimer, même s'il n'est pas suivi strictement, selon une étude publiée dans la revue Alzheimer’s & Dementia: The Journal of the Alzheimer’s Association.

    Le régime MIND est un hybride du régime méditerranéen et du régime DASH (Dietary Approaches to Stop Hypertension) qui ont tous deux été liés à une réduction des risques d'hypertension, de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral (AVC) ainsi qu'une protection contre l'Alzheimer.

     

    L'étude a été menée par Martha Clare Morris, épidémiologiste nutritionnelle de l'Université Rush ayant développé le régime, et ses collègues avec 923 personnes, âgées de 58 à 98 ans, suivies pendant 4,5 ans. Elle comparait les régimes MIND, méditerranéen et DASH.

    Le régime de MIND réduisait le risque d'Alzheimer de 53 % chez les participants qui adhéraient rigoureusement au régime, et de 35 % chez ceux qui le suivaient moyennement bien.

    Les participants ayant grande adhésion aux régimes DASH et méditerranéen avaient également un risque réduit de 39 % et 54 % respectivement. Mais ceux qui n'adhéraient que modérément à ces régimes n'obtenaient que des bénéfices négligeables.

    Le régime MIND est plus facile à suivre que le régime méditerranéen (2), souligne la chercheuse. Il comporte 10 groupes d'aliments bénéfiques pour la santé du cerveau et 5 groupes liés à un risque accru.

    Aliments protecteurs :

    1. légumes à feuilles vertes
    2. autres légumes
    3. noix
    4. baies (bluets, myrtilles, fraises…)
    5. légumineuses (légumes secs)
    6. grains entiers
    7. poisson
    8. volaille
    9. huile d'olive
    10. vin

    Les baies sont les seuls fruits spécifiquement inclus dans le régime. "Les bleuets sont un des aliments les plus puissants en termes de protection du cerveau", dit Morris. Et les fraises ont également été liées à des effets positifs sur les fonctions cognitives.

    Aliments liés à un risque accru :

    1. viandes rouges
    2. beurre et margarine
    3. fromage
    4. pâtisseries et sucreries
    5. aliments frits ou rapides

    Le régime inclut :

    • au moins 3 portions de grains entiers, une salade et un autre légume chaque jour, avec un verre de vin ;
    • une collation de noix la plupart des jours ;
    • des légumineuses à peu près tous les 2 jours ;
    • de la volaille au moins 2 fois par semaine ;
    • des petits fruits au moins 2 fois par semaine ;
    • du poisson au moins une fois par semaine.

    Pour ce qui est des aliments qui augmentent le risque d'Alzheimer, il importe de réduire particulièrement :

    • le beurre qui doit être limité à moins d'une cuillère à table par jour ;
    • le fromage, moins d'une fois par semaine ;

    • les aliments frits ou de fast-food, moins d'une fois par semaine ;

    "Une des choses les plus excitantes à propos de ces résultats est que les gens qui adhéraient même modérément à la diète MIND avaient une réduction de leur risque d'Alzheimer," souligne la chercheuse. "Je pense que cela va motiver les gens", dit-elle.

    L'étude a été financée par le National Institute on Aging américain.

    (1) Pour Mediterranean-DASH Intervention for Neurodegenerative Delay.

    (2) Lequel propose une consommation quotidienne de poisson, de 3 à 4 portions quotidiennes de fruits et autant de portions de légumes, dit la chercheuse.

    Psychomédia avec sources : Rush University Medical Center, Alzheimer’s & Dementia
    Tous droits réservés


    votre commentaire
  • Les jus concentrent le sucre des fruits – le fructose.
    Voilà pourquoi je vous déconseille d'en boire – y compris les jus de légumes.
    J'ai même revendu mon extracteur de jus.
    Ce qui me dérangeait aussi, c'était le gâchis : Pour obtenir un petit verre de jus, il faut presser un demi-kilo de fruits et légumes. Et le marc qui ressort n'est bon qu'à être jeté.
    Beaucoup me demandent si ma prochaine étape sera d'arrêter les fruits.

    Pourquoi je continuerai à manger des fruits

    Avant de vous donner mes raisons, j'aimerais clarifier un point sur le sucre.

    Une alimentation trop sucrée est à l’origine de nombreux problèmes de santé :

    • Inflammation du foie (hépatite)
    • Diabète de type 2, de résistance à l’insuline
    • Dérèglement de l'appétit
    • Addiction au sucre semblable à l’addiction aux drogues
    • Prise de graisse, obésité et syndrome métabolique
    • Cholestérol, hypertension et autres maladies du cœur
    • Mauvaise hygiène de la bouche, caries
    • Mauvaise haleine [1]
    • Vieillissement accéléré, induit par l’oxydation et la glycation de vos cellules
    • Augmentation de votre risque de cancer [2]

    Mais tout dépend de la manière dont vous consommez le sucre. 

    Le sucre n’existe pas à l’état pur dans la nature. Il est toujours issu d’une plante. 

    Depuis des lustres, les hommes s’appliquent à extraire de ces plantes un sucre aussi pur que possible, au parfum neutre. Ceci afin de pouvoir sucrer à l’envie, comme on utilise un condiment. 

    Courte histoire du sucre

    Nos ancêtres ont mis du temps avant d’explorer toutes les manières d’extraire du sucre : 

    • La première source de sucre connue, c’est bien entendu le nectar des fleurs que les abeilles transforment en miel. C’est le premier produit hyper sucré utilisé par l’homme. En Europe, le miel ne fut détrôné qu’au retour de la 1re Croisade (XIe siècle) par… 
    • la canne à sucre, identifiée par l’homme il y a des milliers d’années en Nouvelle-Guinée [3]. Elle fut ensuite plantée en Inde, puis en Chine, et enfin en Iran où fut inventé le pain de sucre… Les Croisés l’ont découverte lorsqu’ils sont arrivés à Jérusalem. 
      Mais comme la canne à sucre poussait mal en Europe, c’est dans les régions tropicales d’Afrique et d’Amérique que les Européens sont allés créer de grandes plantations 500 ans plus tard. 
      Jusqu’au XIXe siècle, on ne connaissait pas d’autre sucre aussi pur que celui de la canne. 
    • Il ne faut pourtant pas oublier la betterave sucrière. Elle a été identifiée dès le Moyen Âge, mais il a fallu cependant attendre que Napoléon I er se dispute avec les pays producteurs de sucre de canne pour que des scientifiques français mettent au point un procédé afin d’extraire le sucre de la betterave à l’échelle industrielle. 
    • La dernière innovation, c’est l’hydrolyse de l’amidon de maïs par processus enzymatique. Cette découverte des années 1960 a permis de réaliser un produit sucrant, le sirop de glucose-fructose (High Fructose Corn Syrup ou HFCS), encore moins cher que le sucre de canne ou de betterave.

    Que cache notre sucre de table ?

    Le sucre de table, sucre en poudre, sucre blanc, s'appelle en terme technique « le saccharose ». 

    Si vous regardez du saccharose au microscope, vous vous apercevez qu'il est en fait composé de deux molécules : une molécule de glucose et une molécule de fructose

    Le glucose est indispensable à la vie

    Le glucose est une molécule indispensable à la vie. Toutes les cellules de notre corps en ont besoin pour produire de l'énergie. 

    Même s'il ne trouve pas de glucose dans la nourriture, le corps peut d’ailleurs en produire tout seul. 

    Pour cela, il utilise vos muscles, dont les protéines peuvent être transformées en sucre dans le foie, pour assurer les apports nécessaires en glucose aux cellules de vos organes vitaux comme le cerveau et le cœur. 

    Le fructose tout seul est un poison

    Le fructose, c’est tout à fait différent : il s’agit d’une molécule qui n'est pas vitale et que le corps humain ne produit pas. En fait, très peu de cellules du corps sont capables d'utiliser le fructose, en dehors des cellules du foie. 

    C’est pourquoi, quand nous mangeons beaucoup de fructose, il ne rejoint pas nos cellules pour produire de l'énergie, comme le glucose. Le fructose, lui, est intégralement absorbé par le foie, qui l’utilise pour fournir de l'énergie et qui transforme l'excédent en graisses, les triglycérides. 

    Attention : je parle bien là uniquement du fructose ajouté à l'alimentation ; il s’agit du fructose en poudre ou liquide qui est vendu comme du « sucre à confiture », ou du « sucre naturel », que l’on fait passer pour un produit faussement diététique.

    Pourquoi les fruits ne sont pas coupables

    Ces attaques ne concernent pas le sucre des fruits eux-mêmes : les fruits ne contiennent que 2 à 11 % de fructose, les légumes 1 % ; et surtout : ce sucre est accompagné de nombreuses substances qui en modifient les effets par rapport à du fructose pur. 

    Pour vous faire une idée, on trouve 10 grammes de fructose dans une grosse pomme et 20 grammes purs dans une petite canette de soda. 

    Mais ne vous méprenez pas : même si vous mangez beaucoup de fruits et légumes, cet apport en fructose ne sera jamais mauvais. 

    Pourquoi ? 

    Parce que contrairement au fructose que l’on trouve dans les sodas et les jus de fruits industriels, le fructose naturel des végétaux est accompagné de fibres et d’antioxydants qui ralentissent le passage du fructose dans le sang et au niveau du foie. Ceci laisse donc le temps au foie d’utiliser tout son apport en fructose pour fournir de l’énergie ; aucun excédent n’est converti en graisses. 

    Des études ont même montré que manger 10 fruits par jour diminuait au contraire le risque de maladies.

    Que penser des jus ?

    Si, pour réaliser le jus il faut se débarrasser de certaines parties comestibles du fruit, alors méfiez-vous. 

    Par exemple, lorsque vous pressez une orange, vous récupérez le jus, la pulpe mais pas l’enveloppe de chaque quartier d’orange. Pour la pomme, on l’épluche, on la broie, et on presse le marc pour en retirer le jus. À chaque fois on perd des fibres essentielles. 

    C’est pourquoi les études montrent que les jus de fruits sont plus dangereux pour les diabétiques que les fruits entiers [4]. 

    Pour autant, il n’y a vraiment pas de risque à manger des fruits entiers. Leur fructose n’est pas une raison de vous en priver. 

    En revanche, évitez à tout prix le fructose ajouté à l’alimentation. 

    Voici où se cache le fructose ajouté

    Chez vous, la source principale de fructose est le sucre de table, qu'il soit blanc ou roux, issu de la culture de la canne ou de la betterave. 

    Le fructose pur rajouté à la nourriture est rare en Europe. Mais on trouve du sirop de glucose-fructose dans un nombre impressionnant de produits industriels. Depuis son apparition, les industriels ont vu l'aubaine et se sont jetés sur ce sous-produit de l’industrie agro-alimentaire. 

    Les consommateurs ont aussi très vite adhéré : ils se sont imaginé faire des économies avec ces produits alimentaires bon marché. 

    Voici où l’on en trouve : tous les sodas, les glaces et sorbets, la plupart des paquets de gâteaux, biscuits, presque tous les bonbons et céréales sucrées du petit-déjeuner, souvent destinées à nos enfants. 

    À eux seuls les sodas, jus de fruits et boissons pour les sportifs seraient responsables de 180 000 décès par an, expliquent les chercheurs de Harvard [5]. 

    Le miel est une exception. Certes, il contient plus de 40 % de fructose. Mais il a également des vertus antioxydantes, antibactériennes et prébiotiques (pour nourrir les bactéries de votre flore intestinale)[6]. Si vous le consommez de façon raisonnable, il n’est pas aussi mauvais pour la santé que les produits enrichis en fructose. 

    Le fructose naturel des fruits n’a rien à voir avec ça. Au contraire… les fruits et les légumes sont les meilleures armes pour combattre l’épidémie d’obésité.

    C'est donc pour ma santé physique (et psychologique) que je continuerai à manger des fruits entiers !

    Bien à vous, 

    Eric Müller Sources : 

    [1] The Key to Treating Chronic Bad Breath

    [2] 10 Disturbing Reasons Why Sugar is Bad For You

    [3] http://www.lesucre.com/sucre-de-a-a-z/histoire/frise-chronologique

    [4] Les fruits entiers, c'est mieux que les jus de fruits

    [5] Sodas, boissons aux fruits : 180000 décès par an selon Harvard

    [6] Fiche santé sur le miel


    votre commentaire
  •  Unilever, McDonald’s et Nestlé accusés de déforestation illégale en Indonésie

    Plusieurs grandes marques agroalimentaires sont impliquées dans un cas de déforestation illégale en Indonésie, selon l'ONG Rainforest Action Network. Plus de 330 hectares de forêt sont partis en fumée en seulement quelques mois sur l’île de Sumatra qui abrite de nombreuses espèces rares, malgré un moratoire interdisant la plantation de palmiers à huile dans cette région.

     Un nouveau rapport (1) de l’ONG Rainforest Action Network pointe du doigt plusieurs multinationales accusées de déforestation illégale en Indonésie. C’est la deuxième fois en l’espace de six mois à peine que l’ONG alerte sur les pratiques de l’un des principaux producteurs d’huile de palme qui fournit plusieurs grandes marques internationales comme Nestlé, PepsiCo, Unilever, Mars, McDonald’s ou encore Procter&Gamble. Et ce, en dépit d’un moratoire national datant d’avril 2016 et interdisant la plantation de palmiers à huile, y compris dans les concessions existantes.

    Images satellite à l’appui, le RAN dévoile l’étendue des dégâts : la superficie couverte par les forêts est passée de 420 hectares en juin 2016 à seulement 88 hectares en avril 2017. 332 hectares sont donc partis en fumée dans une région qui abrite de nombreuses espèces menacées d’extinction comme les tigres de Sumatra, les orangs-outans, les rhinocéros ou encore les éléphants.

     

    En rouge, les zones déforestées sur l'île de Sumatra entre juin 2016 et avril 2017 (Crédit : RAN). 

    "Les bénéfices ou la planète ?"

    Interrogé par le journal britannique The Guardian, un fournisseur d’huile de palme confirme les conclusions du rapport. Il regrette cet "échec", lié selon lui à la confusion après le changement de nom de l’une des entreprises productrices. "Si nous pouvons tracer ces entreprises avec nos ressources limitées, je pense que les multinationales qui pèsent plusieurs milliards de dollars peuvent aussi bien le faire", réagit Gemma Tillack, directrice de la campagne agroalimentaire pour RAN.

    "Ces marques ont promis publiquement que l'huile de palme qu'ils achètent et vendent ne contribue pas à la déforestation, ajoute-t-elle. Elles ont tendance à se cacher derrière la complexité de leur chaîne d’approvisionnement, mais c’est une question de priorités. Quoi de plus important pour eux, les bénéfices ou la planète? "

    Nestlé, Pepsico et Unilver ont annoncé avoir diligenté des enquêtes internes et pris des mesures coercitives. En France, Nicolas Hulot a annoncé qu’il comptait mettre fin à l’importation de produits contribuant à la déforestation (http://www.novethic.fr/empreinte-terre/climat/isr-rse/automobile-energies-fossiles-finance-verte-ce-qu-il-faut-retenir-du-plan-climat-de-nicolas-hulot-144607.html) en Amazonie, en Asie du Sud-Est ou encore dans le bassin du Congo. Sont principalement visés le soja et l’huile de palme.

    Concepcion Alvarez @conce1

    (1) Lire le rapport   https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/rainforestactionnetwork/pages/17920/attachments/original/1499897185/Leuser_Watch_PT_Agra_Bumi_Niaga_July2017_%281%29.pdf?1499897185
     

    © 2017 Novethic - Tous droits réservés


    votre commentaire
  • Rapport : "Sur la piste des banques françaises dans les paradis fiscaux"

      http://ccfd-terresolidaire.org/infos/partage-des-richesses/paradisfiscaux/rapport-sur-la-piste-5405

     Une étude inédite publiée aujourd’hui par le CCFD-Terre Solidaire, Oxfam France et le Secours Catholique-Caritas France (en partenariat avec la Plateforme paradis fiscaux et judiciaires [1]), révèle le rôle central des paradis fiscaux dans l’activité internationale des banques françaises [2].

     Pour la première fois en 2015, dans le cadre de la loi bancaire [3], les banques françaises ont rendu publiques des informations essentielles sur leurs activités et les impôts qu’elles paient dans tous les pays où elles sont implantées : une première étape vers une plus grande transparence économique. A partir de ces informations, les trois organisations auteures du rapport (http://ccfd-terresolidaire.org/spip.php?page=document&id_document=2839) ont analysé en détail les activités internationales des cinq plus grandes banques françaises – BNP Paribas, groupe BPCE (Banque Populaire et Caisse d’Epargne), Société Générale, Crédit Agricole et Crédit Mutuel – CIC [4]. Cette enquête les a rapidement menées au cœur des paradis fiscaux.

    Les chiffres révélés dans cette étude témoignent ainsi de la déconnexion entre les bénéfices déclarés dans les paradis fiscaux et l’activité réelle des banques. A l’international, les banques françaises réalisent un tiers de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux, alors même qu’ils ne représentent qu’un quart de leurs activités, qu’un cinquième de leurs impôts et seulement un sixième de leurs employés.

    Les principaux résultats de cette étude témoignent tant de l’importance des activités menées dans les paradis fiscaux que des spécificités de ces territoires :

    - Les banques françaises déclarent un tiers de leurs bénéfices internationaux dans les paradis fiscaux. Le Luxembourg, paradis fiscal au cœur de l’Union européenne, accueille à lui seul 11 % de ces bénéfices.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  James et Antoine de Ravignan   31/07/2017

     https://www.alternatives-economiques.fr//maladie-hollandaise/00079484

      Nous sommes en 1977 et un mal étrange mine le petit royaume batave, aux affaires naguère si florissantes. C’est à n’y rien comprendre. En 1959, des « hiep hiep hiep hoera ! », exclamation flamande intraduisible, avaient accueilli la découverte de gisements de gaz dans la belle province de Groningue et, au-delà, en mer du Nord. De plutôt aisés, les sujets de Sa Majesté allaient, pour sûr, devenir très riches en exportant leur « or bleu ». 

    Et en effet, les florins se sont mis à couler à flots sur le plat pays. Mais, rapidement, l’euphorie gazière a viré à la gueule de bois de genièvre. Un nombre croissant d’entreprises ont commencé à licencier et le chômage s’est mis à grimper : quasiment nul en 1970 (1,1 %), il avait atteint 5,1 % en 1977.

    L’euphorie gazière a viré à la gueule de bois de genièvre

    C’est cette même année que le mal, à défaut d’être guéri, fut diagnostiqué. Par The Economist : dans un article consacré à la paradoxale affection dont souffraient les Pays-Bas, l’hebdomadaire britannique lui inventa un nom : « dutch disease », la « maladie hollandaise ». L’expression est depuis restée pour décrire des symptômes qui frappent presque toujours les pays qui, pour s’enrichir rapidement, puisent allègrement dans le capital dont la nature les a (trop) bien dotés, à la façon de rentiers. On parle aussi de « malédiction des matières premières ».

    L’étiologie est relativement simple. Plus un pays exporte et plus sa monnaie tend à s’apprécier. En effet, pour régler leurs factures, les clients étrangers ont besoin de se procurer des devises du pays dans lequel ils achètent. Or, les transactions gazières se faisaient alors en florins. Cependant, quand la monnaie nationale est très demandée, elle voit son taux de change augmenter fortement (ce fut le cas du florin dans les années 1970). Ce qui tend à freiner les exportations des entreprises nationales sur des marchés concurrentiels.

    Une maladie mortelle

    Par ailleurs, l’enrichissement du pays l’a incité à acheter de plus en plus de produits importés, et ce d’autant plus qu’une monnaie forte les rendait relativement moins chers. Ainsi, aux Pays-Bas, tandis que Philips peinait à vendre ses téléviseurs au-delà des polders, les Néerlandais avaient, eux, de plus en plus intérêt à acheter Telefunken ou Thomson. Pour ne rien arranger, la hausse des salaires dans un secteur gazier qui se développait a obligé les autres secteurs industriels à suivre pour retenir leurs travailleurs, alimentant en retour une inflation dopée par les importations de produits de consommation.

    Bref, contracter la maladie hollandaise peut être mortel pour une économie, surtout quand son industrie est peu développée et que son Etat est peu redistributeur. Ce n’était pas le cas des Pays-Bas, qui s’en sont remis. Mais en 2017 comme en 1977, l’épidémie continue de faire des ravages en Algérie, au Venezuela, en Arabie Saoudite ou en Russie. Et rares sont ceux qui, telle la Norvège, parviennent à s’en immuniser en s’imposant, pour gérer durablement leur rente des matières premières, un régime strict de contrôle des dépenses tout en investissant leurs rentrées dans des fonds au profit des générations futures.

    Antoine de Ravignan  


    votre commentaire
  •  

                                                                 2017  112 p.  13,90 €

        Sous la présidence de François Hollande, la France a battu des records en matière d’exportation d’armement. Elle est redevenue le troisième vendeur d’armes au monde, derrière les États-Unis et la Russie.
      160 000 personnes travaillent dans ce secteur, l’un des rares à prospérer aujourd’hui. 40 000 postes supplémentaires devraient être créés dans les deux prochaines années.
      Les artisans de ce succès, discrets par nature, se confient auprès de l’auteur : des commerciaux, des ingénieurs, des fonctionnaires, des élus, des diplomates, des militaires… Ils expliquent les raisons de ce commerce. Exporter des armes assure d’avoir les moyens d’équiper convenablement les forces françaises. Pourtant, cela conduit également à des dérives : liaisons dangereuses avec des pays autoritaires, circulation d’armes incontrôlée, corruption…
      L’industrie de l’armement reste un sujet d’experts. L’auteur nous explique ici avec clarté quels sont les enjeux et les rouages de cette industrie, tout en déconstruisant les fantasmes et les idées reçues. L’ouvrage se découpe en cinq parties : 
      -Qui sont les vendeurs d’armes français ? 
      -La place de l’industrie de l’armement dans l’État français. 
      -Export : les bons amis de la France marchande d’armes. 
      -Les dérives de ce business.
      -L’industrie sert-elle encore à équiper l’armée française ou les expéditions de l’armée française servent-elles les intérêts de l’industrie?

       Romain Mielcarek est un jeune journaliste d’investigation qui appartient à une génération peu frileuse et n’a pas encore eu le temps de raisonner en termes de carrière ni intégrer le mot « compromission » dans son vocabulaire. Une qualité indispensable pour appeler un chat un chat dans ce monde particulièrement opaque. Indépendant et spécialiste des questions de défense et de relations internationales, il collabore régulièrement avec RFI, le magazine spécialisé DSI et l’hebdomadaire La Vie. Il mène en parallèle une thèse en sciences de l’information et de la communication à l’université de Strasbourg, au sujet de l’influence de la communication militaire sur le récit médiatique

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Danger sanitaire, traçabilité, défaut d’alerte européen… Cinq questions sur les oeufs contaminés au fipronil

      11 août 2017 

      Ludovic Dupin @LudovicDupin  
    © 2017 Novethic - Tous droits réservés

    Depuis le 20 juillet, la Belgique et les Pays-Bas ont alerté sur le fait qu’une partie de leur production d’œufs a été contaminée par un antiparasitaire, le fipronil, interdit en dans la chaîne alimentaire. La France a été informée de livraison de lots contaminés dans ses frontières, le 5 août dernier. Le 11 août, l'Agence sanitaire française assurait que le risque pour la santé est très faible.  

    Y a-t-il un danger pour la santé ?

    Le fipronil est un produit considéré comme modérément dangereux par l’OMS (Organisation mondiale de la santé). "Compte tenu des teneurs (de fipronil) mesurés, une consommation normale d’œufs, 1 à 2 œufs par jour, ne présente aucun danger, y compris chez les enfants", assure le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, s’appuyant sur les premières données de l’Anses (Agence Nationale Sécurité Sanitaire Alimentaire Nationale). Selon Patrick Dehaumont, à la tête de la Direction générale de l’alimentation (DGAL), la toxicité du produit est d’autant plus amoindri que les industriels ont mélangé les œufs contaminés avec des œufs issus de production saine, assurant une importante dilution. 
    Une étude de l'Anses publiée le vendredi 11 août (https://www.anses.fr/fr/content/evaluation-des-risques-li%C3%A9s-%C3%A0-la-consommation-d%E2%80%99%C5%93ufs-contamin%C3%A9s-au-fipronil) conclut que "en cas de dépassements des niveaux de consommation maximale d’œufs ou de viande de poulets contaminés identifiés par l’Agence, le risque ne peut être exclu. Cependant, compte tenu des concentrations de fipronil observées à ce jour dans les produits contaminés, et considérant la caractérisation des dangers de cette substance, le risque de survenue d’effets sanitaires apparaît très faible". L'agence publie en parallèle un tableau indiquant le nombre maximum d'œufs  à consommer sans risque. 

    Y a-t-il eu des produits contaminés mis sur le marché ?

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •   Nanoparticules dans l'alimentation : 8 ONG réclament l'interdiction du colorant blanc E171

    Psychomédia   17 juillet 2017

    8 ONG réclament, dans une lettre adressée au gouvernement, l'interdiction de l'additif nanoparticulaire dioxyde de titane (E171), omniprésent dans les aliments, notamment comme colorant blanc.

    Cela fait bientôt deux ans qu’a eu lieu la première réunion du groupe de travail « étiquetage et restriction des nanomatériaux » piloté par le ministère de l’Environnement, soulignent les signataires.

     

    Et cela fait « une dizaine d’années que plusieurs d’entre nous formulons, sur la base de considérations scientifiques, des recommandations concernant l’étiquetage et la restriction des nanomatériaux dans les produits de consommation… sans résultat tangible à ce jour, ni signal clair d’une volonté de prendre des mesures concrètes à court terme ».

    « Chaque année en France, près de 500 000 tonnes de nanomatériaux sont importées ou fabriquées sur le sol national (un chiffre officiel bien en deçà de la réalité). »

    Les alertes sanitaires mises en évidence depuis plus d’une dizaine d’années se confirment. LINRA et l’ANSES viennent notamment de confirmer le soupçon de cancérogénicité des nanoparticules de dioxyde de titane contenues dans de nombreux aliments, médicaments et dentifrices .

    Trois mesures concrètes, estiment les ONG, sont à prendre de toute urgence :

    1. interdire temporairement les nanoparticules de dioxyde de titane susceptibles d’être ingérées,

    2. mieux informer les consommateurs

    3. assurer une vraie traçabilité des nanomatériaux et des produits qui en contiennent.

    « Sur le sujet controversé des nanomatériaux, à l’instar des débats autour des perturbateurs endocriniens et des pesticides, l’unanimité est en effet impossible. Les récentes propositions du Medef sont, de ce point de vue, édifiantes : ne rien initier… ou ne réagir qu’en cas de “crise sanitaire avérée”. Très a posteriori donc et en totale contradiction avec le principe de précaution inscrit dans notre Constitution et qui s’applique pourtant par définition en cas d’incertitude. »

    Les associations signataires sont les suivantes :

      • Agir pour l’Environnement (APE)
      • Association de veille et d’information civique sur les enjeux des nanosciences et des nanotechnologies (AVICENN)
      • Center for International Environmental Law (CIEL)
    • Centre d'Information sur l'Environnement et d'Action pour la Santé (CIEAS)
    • Développement Durable en Santé (C2DS)
    • France Nature Environnement (FNE)
    • Organisation générale des consommateurs de Meurthe-et-Moselle, Familles de France (ORGECO 54 – FDF)
    • Women Engage for a Common Future France (WECF France)

    Omniprésent colorant E171 : plusieurs effets nocifs potentiels sont à l'étude (Anses)

    Psychomédia avec source : Veille Nanos.


    votre commentaire
  • Published: 15 Jul 2017  RFI |
    Short URL: https://farmlandgrab.org/27297
         
     
    L'agriculture familiale traditionnelle est en train d'être remplacée par l'agriculture industrielle qui concentre les terres agricoles. Getty
     RFI | 15 juillet 2017

    L’agriculture industrielle et l’accaparement des terres en Afrique

    Par Sayouba Traoré

    L’accaparement des terres par l’agriculture industrielle au détriment de l’agriculture familiale est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, avec des conséquences sociales et économiques de plus en plus marquées. Quelques chiffres: en Zambie 194 513 ha, au Burkina Faso 1 527 000 ha et une superficie additionnelle de 750 000 ha, au Congo 660 000 ha, au Mali 819 567 ha, en Côte-d’Ivoire 730 400 ha, au Liberia 1 737 000 ha (67 % des terres agricoles) sont entre les mains de compagnies internationales d’agriculture industrielle. Encore qu'il n'y a aucune certitude sur les chiffres, parce que ça relève presque du secret d’État.

    À ce rythme, il est évident que la terre sera l’enjeu des prochains affrontements. C’est même le cas actuellement dans certains pays africains.

    Le schéma est terrible. Une famille utilise au maximum 4 à 5 hectares pour ses besoins dans le cadre de l’agriculture familiale. L’agrobusiness ou l’agriculture industrielle lui prend sa terre, quand bien même elle aurait effectué sur cette terre des aménagements agricoles qui coûtent cher.

    Voilà donc le paysan devenu un sans terre. Il lui reste deux solutions, mauvaises toutes les deux. Soit il s’en va en ville, ce que les spécialistes appellent l’exode rural. Il s’en va donc rejoindre d’autres malheureux dans les bidonvilles qui encerclent les périphéries des villes. Soit il devient un ouvrier agricole mal payé.

    Paradoxe, l’agriculture familiale, qui a fait ses preuves à travers les siècles, utilise tous les bras valides d’un village. Avec l’agriculture industrielle, un seul homme suffit à conduire un tracteur. On fabrique donc des sans terre, des chômeurs d’un type nouveau, et qui n’ont aucun recours.


    votre commentaire
  • Lynx, ours brun, esturgeon ... Quelles espèces risquent de disparaître en France ?

    Commentaire. L’extinction de masse des espèces s’accélère mais l’homme ne réalise pas encore qu’il fait partie de cette extinction.

      http://www.lessymboles.com/lextinction-de-masse-des-especes-saccelere/

    Les espèces disparaissent à une vitesse impressionnante partout dans le monde.

    Il n’y a pas seulement des espèces emblématiques, comme le gorille qui disparait pour la culture de l’huile de palme pour fabriquer le Nutella.

    Léopard, lion, rhinocéros, gorille, girafe, ours brun, Afrique, Europe, Asie, le monde entier est touché. La population mondiale de tous les animaux est en chute libre. Imaginez pour réaliser ce qui se passe, qu’en 10 ans la population mondiale ait perdu 2 milliards d’habitants. Un véritable génocide planétaire.

    Certaines espèces comme le Léopard d’Afrique du Sud pourraient avoir disparues dans les dix ans. Les lions, les rhinocéros, les girafes dans 20 à 30 ans. C’est tout notre monde qui est en train de disparaitre. Ce processus est en fait très récent, les causes n’ont que 20 à 30 ans. 

    Une étude de la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) est reprise par de nombreux médias dont le monde. 

    « La réelle ampleur de l’extinction de masse qui touche la faune a été sous-estimée : elle est catastrophique », « Or, la disparition des populations est un prélude à celle des espèces, préviennent les scientifiques. Une analyse détaillée du déclin des effectifs d’animaux rend le problème bien plus clair et inquiétant. » Au total, 32 % des espèces étudiées déclinent en termes de population et d’étendue. Plusieurs mammifères qui se portaient bien il y a une ou deux décennies sont maintenant en voie de disparition.

    Déforestation, disparition des habitats, espèces invasives, braconnage, pollution, c’est tout notre mode de vie qui détruit le monde. Le système d’économie mondialisé, détruit tout sur son passage. 

    Les causes de ces reculs sont connues : ils sont imputables, en premier lieu, à la perte et à la dégradation de l’habitat sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation ou de l’extraction minière. Viennent ensuite la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives, les maladies et, plus récemment, le changement climatique. « Les moteurs ultimes de la sixième extinction de masse sont moins souvent cités, jugent les auteurs. Il s’agit de la surpopulation humaine, liée à une croissance continue de la population, et de la surconsommation, en particulier par les riches. »

    Mais le plus important c’est que l’homme fait partie de ce que l’on peut réellement appeler cette 6° extinction de masse. Les maladies dégénératives particulièrement des enfants, l’autisme, en sont les principales manifestations. La progression de la stérilité verrouille à terme l’humanité.

    Nous rajouterons l’abondance des toxiques générée par les êtres humains pour permettre leur expansion. Au premier rang desquels nous trouvons, la chimie moderne, pesticides, insecticides, polluants divers, métaux lourds et récemment les nanoparticules.

    Ce sont des poisons qui sont cachés et sournois, ils touchent énormément la population humaine. On peut se demander si les vaccinations massives annoncées, par les métaux et les nanoparticules qu’elles contiennent ne vont pas participer à ce processus.

    A ce titre, les dernières décisions de la France sur les vaccins et les pesticides sont caractéristiques.

    Comment comprendre que d’un côté la France à son sommet se préoccupe de l’autisme, tout en générant massivement un risque de nouveaux cas ? Ne sommes-nous pas là complètement schizophrènes ?

      L'article:

    Par Juliette Deborde 11 juillet 2017 
      http://www.liberation.fr/planete/2017/07/11/lynx-ours-brun-esturgeon-quelles-especes-risquent-de-disparaitre-en-france_

    Alors qu'une étude alerte sur l'accélération de la sixième extinction de masse des animaux, plusieurs dizaines d'espèces sont directement menacées en métropole et en outre-mer.

    L'«anéantissement biologique» de la vie sauvage est plus rapide que prévu. Près d’un tiers des espèces de vertébrés (mammifères, reptiles, oiseaux, poissons…) est en déclin, à la fois en matière de population et d’étendue sur l’ensemble des continents, selon une étude alarmante parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) (http://www.pnas.org/content/early/2017/07/05/1704949114) et relayée notamment par le Monde (http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/07/10). Les mammifères d’Asie du Sud et du Sud-Est sont particulièrement touchés, selon les chercheurs, qui concluent à l’accélération de la sixième extinction animale de masse. La France, zone riche en faune, n’est cependant pas en reste. Selon la liste rouge nationale (http://uicn.fr/liste-rouge-france/) des espèces menacées du comité français de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), une espèce de mammifères sur dix est menacée en métropole. Un tiers des oiseaux nicheurs et près d’un quart des reptiles et des amphibiens risquent aussi de disparaître du territoire. En outre-mer, plus d’un tiers des oiseaux de La Réunion sont menacés ou ont déjà disparu de l’île, toujours selon la même source.

    «La France est aussi concernée que les autres pays du monde. L’érosion de la biodiversité est très frappante dans certaines zones», explique à Libération Florian Kirchner, chargé de programme Espèces au sein du Comité français de l’UICN. La France, avec ses territoires d’outre-mer, est un des pays les plus concernés par les «points chauds» de la biodiversité, des zones de grande diversité à protéger, comme le pourtour méditerranéen. «La France se situe aussi parmi les dix pays au monde qui hébergent le plus grand nombre d’espèces mondialement menacées», ajoute Florian Kirchner. Cela ne veut pas dire que la France est un mauvais élève : la biodiversité y est très riche, et le territoire donc plus susceptible d’héberger beaucoup d’espèces menacées. Ce déclin est attribué principalement à la destruction et la fragmentation des habitats naturels, causée notamment par l’urbanisation. Parmi les autres menaces, le développement d’espèces invasives, l’agriculture intensive ou encore la pollution. Le changement climatique commence également à avoir effet sur les espèces. La liste rouge nationale de l’UICN identifie ainsi 2072 espèces menacées, dont 862 en métropole. 87 sont dites «en danger critique» dans l’Hexagone, mais tous les groupes d’espèces n’ont pas été évalués. Voici quelques espèces emblématiques menacées d’extinction.

    Le lynx boréal

    Un lynx femelle dans le parc animalier de Sainte-Croix à Rhodes, le 12 décembre 2012Un lynx femelle à Rhodes (Moselle), en décembre 2012 (photo AFP).

    Le lynx boréal, plus grand félin européen, est classé «en danger» en France, mais n’est pas menacé en Europe. Ses effectifs, très faibles sur le territoire français, sont estimés à moins de 150 adultes. L’animal, reconnaissable à ses oreilles pointues, a disparu des plaines au Moyen Age et des principaux massifs montagneux au XIXe siècle «en raison de la déforestation, d’une forte pression de chasse et de la raréfaction de ses proies», détaille l’UICN. Il est ensuite réapparu dans les Alpes, le Jura et les Vosges grâce à des programmes de réintroduction menés en France et en Suisse. La principale cause de mortalité de l’espèce, très endurante (le domaine vital de l’adulte peut aller jusqu’à 300 km2), est le trafic routier et ferroviaire. Le braconnage représente également une menace pour sa survie en France, en raison de sa prédation occasionnelle sur les moutons.

    L’ours brun

    Le Parlement européen presse le gouvernement français de prendre rapidement les mesures nécessaires pour la préservation de l&squot;ours brun dont la situation est "critique", ont indiqué mercredi les défenseurs du plantigrade.Un ours brun dans les Pyrénées (photo AFP)

       Pourchassé à partir du Moyen Age en Europe, l’ours brun est considéré comme «en danger critique d’extinction» en France, l’une des deux seules espèces de mammifères en métropole dans cette catégorie. Reconnaissable à sa bosse sur le dos, le plus connu de tous les ursidés n’est pas en danger à l’échelle mondiale, malgré une tendance à la diminution, comme l’expliquait Libération il y a quelques mois (http://www.liberation.fr/futurs/2016/10/10/on-voudrait-bien-des-ours-en-plus_1520983). Il ne restait que cinq ours bruns en 1996, tous dans les Pyrénées-Atlantiques. Depuis, huit spécimens ont été réintroduits côté français, et le nombre de plantigrades ne cesse d’augmenter. Ils y sont désormais environ 40, parmi lesquels plusieurs oursons. Mais cela ne suffit pas. Selon un rapport du Muséum national d’histoire naturelle, il faudrait réintroduire une quinzaine d’ours supplémentaires. «Les deux ours côté Pyrénées-Atlantiques sont deux mâles, on a besoin de deux femelles au moins», confirme Christian Arthur, président de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM). Les spécialistes craignent aussi des problèmes de consanguinité dans la population. L’Ursus arctos, de son nom scientifique, n’est pas non plus à l’abri des battues de sangliers. En 2004, Cannelle avait été abattue par un chasseur, provoquant une panique écologique. 

    L’escargot de Corse

    Cet escargot endémique de la Corse a une histoire originale. L’espèce était considérée comme éteinte par les scientifiques, jusqu’à la découverte d’individus en 1994 près d’Ajaccio. En raison de l’urbanisation et de la fréquentation du site, près de la plage et fréquenté des touristes, l’espèce a été déclarée en danger critique d’extinction. Le tyrrhenaria ceratina bénéficie tout de même depuis 1997 d’un arrêté préfectoral de protection de son biotope. «Il s’agit de l’un des rares cas d’actions de conservation sur une espèce d’invertébrés», analyse Benoît Fontaine, chercheur au département écologie et gestion de la biodiversité au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN). Des tentatives de reproduction en captivité dans le but de le réintroduire, sans succès. Sa population totale est estimée à quelques milliers d’individus, confinés sur six hectares seulement.

    Le monarque de Tahiti

    Uniquement présent en Polynésie française, le monarque de Tahiti est l’un des oiseaux les plus menacés au monde. Le pomarea nigra a déjà disparu dans plusieurs îles de Marquises. Le déclin de ses populations est directement lié à l’arrivée d’espèces invasives introduites dans l’archipel polynésien, et notamment de rats, qui attaquent les nids. Des actions de sauvegarde sont menées depuis plusieurs années, afin de dératiser les sites où cette espèce de passereaux est présente. Il ne resterait plus qu’une dizaine d’individus. Environ 2 000 espèces d’oiseaux ont disparu depuis l’arrivée de l’Homme en Polynésie, souligne Benoit Fontaine, du MNHN, qui rappelle que la France a une grande responsabilité dans la préservation des espèces en raison de la richesse de la biodiversité en outre-mer.

    L’esturgeon européen

    Prisé pendant longtemps pour sa chair et pour ses oeufs destinés à la production de caviar, l’esturgeon européen a souffert de la surpêche. Désormais protégé et strictement interdit à la pêche en France depuis 1982, ce poisson migrateur fait encore l’objet de captures accidentelles à l’embouchure des estuaires ou en mer. Comme le saumon, l’esturgeon européen est victime des barrages, qui lui empêchent de migrer vers les zones de reproduction en raison de passes à poissons trop petites, explique l’UICN. «Son âge élevé de maturité sexuelle (environ 10 ans pour les mâles et 15 ans pour les femelles) entraîne un rythme très lent de renouvellement de ses populations», selon la même source. Résultat, l’espèce est classée «en danger critique d’extinction» en France et au niveau mondial. On ne compte plus qu’une population de quelques milliers d’individus, dont les sites de reproduction sont limités au bassin de la Gironde.

    Le lézard du Val d’Aran

     Aran rock lizard (Iberolacerta aranica) from the the Val d'Aran in SpainUn lézard du Val d’Aran (photo Benny Trapp. CC BY 3.0)

        Le lézard pyrénéen du Val d’Aran, qui vit en altitude et s’accouple dès la fonte des neiges, est particulièrement menacé par le changement climatique. Le réchauffement entraînerait la progression en altitude de certaines autres espèces, ce qui réduirait les espaces favorables du petit reptile, déjà très près des sommets. Les populations de cette espèce sont également en déclin en raison du développement des infrastructures humaines en montagne (stations de ski, routes…), qui réduisent son habitat. En raison de sa petite taille notamment, ce lézard est difficile à comptabiliser, comme les autres reptiles et amphibiens. Les effectifs peuvent également fluctuer fortement d’une année à l’autre, ainsi que les probabilités de captures. Cela «rend les estimations très lourdes, peu fiables et finalement pas toujours très utiles», estime la Société herpétologique de France (SHF), qui a mis au point des protocoles standardisés de suivi des populations nationales. Leur objectif est de pouvoir identifier des tendances par une analyse statistique globale, et ainsi de connaître les leviers d’actions, s’ils existent, afin de préserver les espèces en danger.

    Juliette Debo

    votre commentaire
  •   Les États généraux de l’alimentation sont l'occasion de redonner ses lettres de noblesse à l'agriculture", Claude Gruffat (Biocoop)

      Les États généraux de l'alimentation se sont ouverts le jeudi 20 juillet. Au programme : la question de la répartition de la valeur et le développement d'une agriculture saine, durable et accessible. Une occasion "formidable" pour pousser la bio selon Claude Gruffat, président du réseau de distribution spécialisée Biocoop et auteur du livre "Les dessous de l’alimentation bio".

    Selon le cabinet Xerfi, les grandes surfaces alimentaires seront les grandes gagnantes de la vague de démocratisation du bio en France d’ici 2020.   Loïc Venance / AFP

      Novethic - Les États généraux de l’alimentation s’ouvrent demain. Qu’en attendez-vous ?  

    Claude Gruffat - Beaucoup de choses ! Je trouve intéressant qu’un Président qui vient d’arriver au pouvoir dise qu’il y  a une question sociétale sur l’avenir alimentaire du pays. Que les États généraux soient mis en œuvre si vite signifie que le sujet est considéré comme prioritaire. C’est un message très important. Et c’est l’occasion de redonner ses lettres de noblesse à l’agriculture. La question reste maintenant de savoir ce qui y sera réellement discuté, mais aussi quels sont les problèmes et les solutions qui seront mis en avant.

    Deux thèmes majeurs devraient être abordés :"la création et répartition de la valeur" et "l’alimentation saine, durable, et accessible à tous". Ils sont en résonance avec la Bio, la forme d’agriculture que vous portez…

    Effectivement. C’est une occasion formidable alors que l'agriculture bio en France est à l’aune d’un changement d’échelle majeur. Il n’y a jamais eu de croissante aussi forte. Elle devient une réalité socio-économique dans le paysage agricole et alimentaire des Français. Le côté positif, c’est la démocratisation des aliments sans pesticides et le fait qu’ils soient plus accessibles. Mais le risque est celui de la banalisation et du glissement du bio vers les travers du conventionnel via la massification des volumes et sa distribution dans les circuits classiques.

    Comment éviter cette dérive? 

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2017-08-08/aluminium-antideodorants-cancer-du-sein

    L'aluminium des anti-transpirants augmenterait le risque de cancer du sein, confirme une nouvelle étude

    Psychomédia   8 août 2017

    Les sels d'aluminium, présents dans certains antitranspirants, favoriseraient le cancer du sein, selon une étude publiée en juin 2017 dans la revue EBioMedicine.

    Caroline Linhart de l'Université d’Innsbruck et ses collègues ont mené cette étude avec 209 femmes atteintes d'un cancer du sein et 209 femmes en santé.

    L'utilisation d'anti-transpirants rapportée par les participantes était en corrélation avec le risque de la maladie. L'association était statistiquement significative pour celles qui déclaraient une utilisation plus d'une fois par jour ayant débuté avant l'âge de 30 ans.

    L'utilisation rapportée était aussi en corrélation avec l'accumulation d'aluminium dans les tissus du sein.

    Les chercheurs recommandent que les jeunes femmes, en particulier, soient prudentes en utilisant ces produits et évitent leur utilisation excessive.

    Dans un article connexe publiée dans le même numéro de la revue, le chercheur suisse Stefano Mandriota souligne que les concentrations mesurées dans cette étude sont de l'ordre de grandeur qui, dans les travaux qu'il a lui-même menés avec ses collègues, entraînait des transformations dans les cellules épithéliales mammaires in vitro.

    Dans une première étude publiée en 2012, Stefano Mandriota et André-Pascal Sappino, alors aux Hôpitaux universitaires de Genève, avaient établi que l’aluminium, à des doses plusieurs fois inférieures à celles contenues dans les déodorants, altère et transforme, in vitro, les cellules mammaires humaines.

    Dans une étude en 2016, (http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2016-09-20/cancer-du-sein-aluminium-deodorants) ces chercheurs ont testé leur hypothèse sur l’animal. Ils ont utilisé des cellules mammaires de souris qu'ils ont exposées pendant 4 à 6 mois à des sels d’aluminium. Ces cellules ont ensuite été injectées à des souris. « Nous avons observé la même chose : à des doses très faibles, des tumeurs explosives, avec des métastases, apparaissaient. »

    Trop d'aluminium dans certains déodorants anti-transpirants (60 millions de consommateurs) (http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2012-03-26/trop-d-aluminium-dans-les-deodorants-antitranspirants)


    votre commentaire
  • Par Anne Lechêne / Colibris, 5 juillet 2017 

    https://www.colibris-lemouvement.org/magazine/lhistoire-meconnue-communs


       Voici une histoire vraie, qui commence au Moyen-Âge et est directement reliée à l’essor d’Internet et du logiciel libre : l’histoire méconnue des communs. Elle fut exhumée en 1990 par Elinor Ostrom des poubelles de l’Histoire où l’avait projetée un certain biologiste Garrett Hardin par un article de 1968 : « The Tragedy of The Commons »


    Histoire et contre-histoire du mouvement des Enclosures

    L’histoire se passe au Moyen-Âge, dans les campagnes d’Angleterre, où les paysan∙ne∙s avaient depuis des temps immémoriaux le droit de couper du bois, des genêts, de récolter du miel ou de mener paître leurs animaux sur des terrains communaux. Ces terrains – landes, forêts, garrigues et autres prés communaux – gérés en commun, n’étaient pas délimités par des clôtures et n’appartenaient à personne en particulier. 

    Les paysan∙ne∙s usaient ainsi d’un droit coutumier d’usage sur ces biens communaux, sans avoir à payer une contrepartie à la communauté ou au seigneur, contrairement à d’autres droits seigneuriaux comme l’usage du four à pain ou du moulin. Avec le droit de pacage et le droit de glanage, le droit d’usage des communaux procurait une certaine sécurité aux familles paysannes, pour leurs besoins fondamentaux de la vie courante.

    Cette organisation traditionnelle fut remise en question à partir du 12e siècle, et surtout entre le 15e et le 18e siècle, avec le développement en Angleterre de la production et du commerce mondial de la laine. Les riches propriétaires foncier∙ère∙s cherchèrent à agrandir les surfaces de pâturages nécessaires à l’élevage des moutons pour la laine. Les terrains communaux furent clôturés et rendus aux moutons, tandis que les familles paysannes tombaient dans la précarité. C’est ce que les historien∙ne∙s ont appelé le mouvement des Enclosures. Au fil des 17e et 18e siècles, la Chambre des Communes, le Parlement anglais, mettait fin aux droits d’usage et démantelait les Communaux par les Enclosure Acts.

    C’est tout un « sens de l’Histoire » favorable au libéralisme économique qui est mis en scène, avec ce premier acte d’enclosure de ressources naturelles, précédemment gérées au bénéfice de la communauté de façon coutumière. Une contre-histoire de ces évènements coexiste cependant. Dès 1516 Thomas More écrivait dans Utopia : « Vos moutons, que vous dites d'un naturel doux et d'un tempérament docile, dévorent pourtant les hommes … ». Mais durant plusieurs siècles, cette autre petite musique ne fera pas grand bruit.

                                                                             Crédits : VServat

    The Tragedy of the Commons 

    Les moutons s’invitent à nouveau dans la littérature sur les communs, comme personnages d’une fable philosophico-économique de Garret Hardin, dans un célèbre article paru dans la revue Science en 1968, intitulé « The Tragedy of The Commons ».

    Dans cet article, Garrett Hardin pense avoir démontré que l’humanité est incapable de gérer un bien comme un commun. Prenant l’exemple d’un pâturage laissé en libre accès, il affirme que des berger∙ère∙s cherchant à maximiser leur bénéfice suivent toujours leur intérêt - qui est d’amener paître davantage de moutons sur le champ. Au final, l’exploitation en commun de la ressource ne peut selon lui conduire qu’à sa destruction. Et l’auteur de conclure que seule l’appropriation, qu’elle soit le fait du marché (propriété privée) ou de l’État (propriété publique), peut garantir à long terme la préservation des ressources. C'est ce que Garrett Hardin nomme « la tragédie des communs », qui permettrait ainsi d’expliquer les problèmes de pollution et l'épuisement des ressources naturelles communes.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    Pascal Canfin (WWF) dévoile une appli pour consommer responsable   12 juillet 2017

       86 % des Français seraient prêts à changer leurs habitudes pour faire face au changement climatique mais beaucoup ne savent pas par où commencer. Pour les y aider, le WWF planche sur une application de crowdacting (1). Elle permettra de fédérer une communauté autour d’actions de consommation responsable. L’application sortira en janvier prochain. L’ONG vient de lancer une campagne de financement participatif (2) et recrute ses futurs bêtatesteurs. Entretien avec Pascal Canfin, directeur général du WWF France.

     Il  existe déjà des dizaines de plateforme qui agrègent les actions individuelles contre le changement climatique. Que va apporter la vôtre ?

    Ces plateformes sont déjà très utiles mais elles ne remplissent pas toutes les conditions pour engendrer un changement des comportements à grande échelle. Pour que le grand public tende l’oreille, il faut une notoriété forte du porteur de message. C’est le cas puisque le WWF est connu par 89 % des Français. Nous travaillons aussi avec La Poste et la Maif, très fédérateurs et immédiatement reconnus du grand public. Un autre critère est la crédibilité. Celle du WWF est reconnue sur ces sujets et elle sera encore renforcée par l’Ademe avec qui nous avons noué un partenariat. Enfin, il faut aussi avoir une visibilité très forte pour créer l’effet communautaire. C’est pourquoi, nous nous sommes associés à la série "Plus belle la vie" (4 millions de téléspectateurs en moyenne chaque soir, Ndlr) dont les acteurs pourront devenir les ambassadeurs de l’application auprès d’un très large public.

    Très concrètement, qu’est-ce qu’on trouvera sur la plateforme de crowdacting sur laquelle vous travaillez ? 

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • En Chine, 90 % (!!!) des jeunes seraient myopes contre 20 % en 1950. En Europe, on compte 2 fois plus de myopes aujourd’hui qu’en 1970.

    Alors les « facteurs génétiques », je veux bien, mais cela ne suffit pas à expliquer ce phénomène.

    La myopie dépend de l’activité des yeux tout au long de la journée [1].

    Ainsi, la myopie est plus fréquente dans les pays où les enfants passent plus de temps en classe, ou à l’intérieur.

    Enfermés à l’intérieur, leurs yeux sont constamment fixés sur des objets proches (comme un écran à 30 cm). On observe que les enfants ont moins de myopie s’ils passent plus de temps à l’extérieur, où ils regardent au loin.

    À Taïwan, des élèves ont été forcés de passer 1 h 20 dehors plutôt que de pouvoir rester à l’intérieur pendant les pauses à l’école. Que s’est-il passé ? Après un an, le nombre de myopies avait été divisé par 2,25 !

    Une étude a comparé les enfants chinois de Sydney à ceux de Singapour. Ceux de Sydney passent en moyenne 13 heures dehors par semaine. Les enfants chinois de Singapour, seulement 3 heures dehors. On recense 3 % de myopes parmi les petits Chinois de Sydney contre 29 % chez ceux de Singapour.

    …Une excellente raison de plus d’aller se promener en famille.

    Sources :

    [1] Dolgin E. The myopia boom. Nature. 2015 Mar 19;519(7543):276-8.

     
    <news@mail.puresante.info>


    votre commentaire
  • 2017    64 p.    8 €

      Quand les rythmes s’accélèrent et que la vie s’emballe, une fête entre amis est un répit : lâcher-prise, éclats de rire et temps suspendu, enfin ! Mais elle est aussi, bien souvent, synonyme de gabegie : malbouffe, goinfrerie, gâchis. Pourquoi ? Parce qu’en ces moments qu’on voudrait différents, nous nous laissons malgré nous rattraper par nos vieux démons : vitesse et précipitation.
      Chips, vaisselle en plastique et poubelles débordantes ne sont pas une fatalité. Pour que fiesta ne rime pas avec Attila, il suffit de peu de chose : une manière légèrement décalée de penser la convivialité. Une reconquête de sa liberté. 

      Du bu et aux cadeaux, en passant par la musique et la déco, la fête est une belle entrée pour découvrir, et faire découvrir à ses proches, une multitude de pistes vers la transition. Car ces voies nouvelles, simples et souvent ludiques, ont toutes cela en commun : lorsqu’on ose les tester, elles se révèlent enthousiasmantes.
     
      Journaliste spécialisée dans l'écologie, les alternatives et la consommation responsable, Emmanuelle Vibert est l'auteur d'une douzaine de guides pratiques qui invitent à passer à l'action au quotidien. Dessinateur de bandes dessinées, Le Cil Vert travaille depuis plus de dix ans pour des magazines écolos et/ou sociaux (Village, Kaizen...) et pour des ONG (CCFD, AVSF...). Son ouvrage autobiographique,
        -Un faux boulot (Delcourt, 2015),
    a été récompensé par le prix du Jury oecuménique à Angoulême en 2016.

    votre commentaire
  • Les logiciels libres : un moyen de passer de la société de la consommation à la société de la contribution"

    Entretien avec Pierre-Yves Gosset

      https://www.colibris-lemouvement.org/magazine/logiciels-libres-un-moyen-passer-societe-consommation-a-societe-contribution

    par Vincent Tardieu / Colibris - 4 juillet 2017

      Pierre-Yves Gosset est directeur et délégué général de l’association Framasoft. Après un parcours l’ayant amené à travailler en tant qu’ingénieur pédagogique pour plusieurs universités, ainsi qu’au CNRS, il coordonne aujourd’hui les multiples projets de l’association, et notamment la campagne Dégooglisons Internet ainsi que le projet CHATONS. Projet auquel Colibris s’associe pour promouvoir les “outils libres” et les “communs”. Pierre-Yves nous décrypte ici les enjeux de ce combat pour changer le monde du numérique et nos usages.  

    –  Quelles sont les principales missions de Framasoft ?

    Depuis plus de 10 ans, nous menons des actions d’éducation populaire pour faire découvrir au plus large public non seulement le logiciel libre (Firefox, VLC, Linux, etc.) mais aussi Wikipédia, les biens communs, le droit d’auteur∙e, etc. Et depuis trois ans, nous sommes surtout connus pour notre campagne « Dégooglisons Internet » qui vise à proposer des alternatives libres, éthiques, décentralisées et solidaires aux services de Google, Apple, Facebook, Amazon ou Microsoft (GAFAM). Ainsi, Framasoft propose plus d’une trentaine de services, tels « Framadate »(https://framadate.org/), une alternative au service « Doodle », qui permet de déterminer une date de rendez-vous entre plusieurs personnes, ou « Framapad »(https://framadate.org/), qui permet de rédiger des documents de façon collaborative en temps réel. La liste complète peut être trouvée sur le site (https://degooglisons-internet.org/). 

    Triple domination sur nos modes de vie

    – Ce mouvement pour le "libre" et les "communs" est mondial : on sent qu’il y a urgence...

    Absolument, car les enjeux sont essentiels pour nos modes de vie. Les GAFAM exercent en réalité une triple domination. Pas seulement une domination technique avec le déploiement de tas de solutions pour l’informatique et Internet, les objets connectés, les voitures autonomes, la robotique, la santé, l’intelligence artificielle, etc. Une domination économique aussi : ce sont les cinq plus grosses capitalisations boursières mondiales, et Google ou Apple disposent chacune de plus de 100 milliards de dollars de trésorerie, ce qui les rend plus puissantes que certains États. Une domination culturelle enfin, puisqu’elles sont aujourd’hui en train de déployer une vision "californienne" (qu’on pourrait qualifier de protestante, blanche, riche, états-unienne, libérale) de ce que doit être le numérique à l’échelle planétaire, influençant largement notre façon de "faire société" – comme le cinéma américain a pu promouvoir « l’American Way of Life » après guerre, mais cette fois d’une façon plus rapide et beaucoup plus efficace.

    Autrement dit, ces multinationales sont en train de modeler un projet de société à l’échelle de la planète, et sans vouloir leur prêter forcément les pires intentions, il convient d’être éveillé et conscients des modèles qu’elles déploient : uberisation, transhumanisme, solutionnisme technologique, intelligence artificielle pour remplacer des emplois, dépendance à quelques acteurs, bulles de filtres, exploitation des données personnelles, surveillance généralisée...

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    Deux Lettres au Pr Agnès Buzyn,  Ministre de la Santé par le Pr Henri JOYEUX

      Vous pouvez vous abonner à la lettre du Pr Joyeux en allant sur son site: https://professeur-joyeux.com/

    A propos des 11 vaccins obligatoires et tout ce que ce que l’on doit savoir
    sur l’Autisme, la Sclérose en plaques et l’Aluminium
     
    Voici ma première lettre


    Madame la Ministre, chère collègue,


    Sur la chaîne télévisée France 2 puis à l’Assemblée nationale, vous avez tenté de convaincre la semaine dernière, le grand public puis les députés afin qu’ils acceptent l’obligation vaccinale de 3 à 11 vaccins dès leur plus jeune âge à la 6ème semaine du nourrisson.

    Vous voulez faire passer cette obligation de gré ou de force par la Loi.

    Vous allez beaucoup trop vite. Auriez-vous les mêmes conseillers que Marisol Touraine qui vous a précédée ? Il est certain que vous avez repris le dossier des vaccins sans avoir le temps de comprendre et d’entendre la révolte qui gronde, créée et entretenue par les deux ministres qui vous ont précédée, à un point tel que certains refusent de se faire vacciner.

    Je ne suis pas opposé aux vaccinations comme certains cherchent à vous le faire croire. Je m’oppose aux abus et cherche à réconcilier les anti-vaccins systématiques aux vaccinations imposées sans discuter et de plus en plus tôt après la naissance.

    Dans votre communication, Madame la ministre vous avez abordé trop rapidement, car vous n’aviez pas beaucoup de temps, quatre sujets importants, dont les 1et 2 que vous avez vigoureusement réfutés.

    1/Les liens entre le vaccin ROR et l’autisme – 2/ Les liens entre sclérose en plaques et vaccin anti-VHB ; 3/ Le «ratage» de la campagne de vaccination anti-grippe H1N1 implicitement reconnu ; 4/La présence de l’adjuvant Aluminium dans les vaccins.

    Vous avez conclu de manière très imprudente en affirmant être «absolument certaine de ne faire courir aucun danger à nos enfants.»

    A propos des réseaux sociaux que vous contestez

    En outre vous avez humilié les réseaux sociaux en leur déclarant la guerre, affirmant : « la sensibilité des Français pour le complotisme, qui s’informeraient trop par le biais des réseaux sociaux et seraient victimes de désinformation.»

    Auriez-vous donc une absolue confiance dans les grands médias, écrits comme audio-visuels quotidiens ou hebdomadaires, qui pour la plupart manipulent professionnellement l’information selon des intérêts majeurs soigneusement camouflés ? Médias où il est impossible de publier une information scientifique qui ne soit pas politiquement correcte.

    Ces intérêts apparaissent de plus en plus au grand public. Souvenez-vous, nous les avons tous mesurés avec la thalidomide, le distilbène, le médiator, le vioxx, la dépakine, le roaccutane, certaines pilules contraceptives, et avec les graves excès vaccinaux de la campagne de 2009 contre la grippe extrêmement coûteuse et inutile.

    C’est cette immense méfiance envers ces médias qui développe les réseaux sociaux. Evidemment tous les réseaux sociaux n’ont pas la même valeur. Ceux qui dérangent vos collaborateurs et les experts appartenant à l’Empire vaccinal, ne seraient-ils pas ceux qui disent vrai ?

    Vos affirmations peuvent donc être contestées de manière scientifique.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • 2017    1340 p.   19 €

    Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?
    Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustrations se répand-il partout ?
    Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?
    Qui est John Galt ?

    Extrait

    « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s’abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s’il avait mené une course d’endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s’était abattue sur lui d’un coup, le terrassant sur son bureau. Il n’avait plus qu’un désir : ne plus bouger. Il n’avait plus la force d’éprouver quoi que ce soit – pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l’étincelle dont il avait besoin, maintenant qu’il se sentait incapable de se relever ? Il s’interrogea : Qui lui avait donné l’impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s’asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
    (2017-03-30) 

    « La grève », le roman de l’ultralibéralisme

      https://www.alternatives-economiques.fr//greve-roman-de-lultraliberalisme/00079816

    En 1957, Ayn Rand publie La grève. Ce livre, qui offre aux ultralibéraux une justification morale à l'accumulation effrénée d'argent, dévoile aussi leur nature profondément égoïste.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Psychomédia    17 juillet 2017
     
    http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2017-07-17/edulcorants-artificiels-risques

      Les édulcorants artificiels peuvent être liés une prise de poids à long terme et des risques accrus de diabète, d’hypertension artérielle et de maladies cardiaques, selon une étude publiée dans le Canadian Medical Association Journal (CMAJ).

      La consommation d'édulcorants artificiels, comme l'aspartame, le sucralose et la stévia, est répandue et croissante, soulignent les auteurs.

     

      Les études montrent de plus en plus qu'ils peuvent avoir des effets négatifs sur le métabolisme, les bactéries intestinales et l'appétit, malgré certains résultats contradictoires.

      Ryan Zarychanski de l'Université du Manitoba et ses collègues ont analysé 37 études ayant suivi plus de 400 000 personnes pendant 10 ans en moyenne. Sept de ces études étaient des essais randomisés impliquant 1003 personnes suivies pendant 6 mois en moyenne.

      Les essais randomisés ne montrent pas d'effet consistant des sucres artificiels pour la perte de poids et les études d'observation à long terme ont montré un lien entre leur consommation et des risques relativement élevés de gain de poids, d'obésité, d'hypertension artérielle, de diabète, de maladie cardiaque et d'autres problèmes de santé.

      « Les données provenant des essais cliniques ne supportent pas clairement les bénéfices souhaités des édulcorants artificiels pour la gestion du poids », conclut le chercheur.

      « La prudence est justifiée jusqu'à ce que les effets à long terme sur la santé des édulcorants artificiels soient entièrement caractérisés », estime Meghan Azad, coauteure.


    votre commentaire
  •  

    Il est d'usage de parler de notre « capitalisme mondialisé libéral ». Pourtant, à bien y regarder, et c'est ce qu'a fait le chercheur britannique Guy Standing, la libéralisation de l'économie mondiale conduit à un capitalisme qui a peu de choses à voir avec les principes de la libre concurrence !

    Pour Guy Standing, la rente est au coeur du fonctionnement de l'économie mondiale. Elle est immobilière ou financière et repose de plus en plus sur les droits de propriété intellectuelle. Les dépôts de brevets explosent dans le monde, alors même que de nombreuses études montrent que leur contenu en innovation est plutôt faible. L'image de l'entrepreneur entreprenant est également mise à mal lorsqu'on mesure le poids important de ce que les Anglo-Saxons ont baptisé de « corporate welfare », c'est-à-dire l'ensemble des subventions publiques que reçoivent les entreprises privées. Aux Etats-Unis, leur montant est estimé à rien de moins que l'équivalent de 6 % du PIB !

    Le capitalisme s'est développé au cours des siècles notamment grâce au crédit. Le fait que des investisseurs acceptent de n'être qu'une part d'un ensemble et que des banquiers fassent le pari du développement de telle ou telle activité a été l'un des ressorts du développement économique. Ainsi peut-on suivre Guy Standing dans sa dénonciation du rôle du crédit, si l'on met en avant les phases d'excès financier dont est coutumier notre capitalisme contemporain et dont la crise des subprime a été le dernier avatar.

    Les entreprises cherchent aussi à privatiser les bénéfices de biens et de services qui devraient appartenir à tous. On pense bien sûr à la nature et aux multinationales qui s'arrogent des droits de propriété sur l'eau, les ressources naturelles, les océans, les forêts, etc. Mais il existe également des communs sociaux, comme les retraites ou l'assurance maladie, et des communs culturels comme les oeuvres d'art, les bibliothèques, le sport de masse ou la presse. La privatisation des biens communs apparaît bien comme une source de profit importante pour les grandes entreprises.

    En plus de la flexibilité du travail, l'économie collaborative revient, selon Guy Standing, à promouvoir le développement d'une « économie de concierges ». Si l'on y ajoute les petites mains de plus en plus nombreuses du Net et les emplois à la carte du type contrats zéro heure, la nouvelle vague du capitalisme se développe sur le modèle social du XIXe siècle : une multiplication du travail à la tâche, réalisé par des indépendants, avec une faible couverture sociale.

    Toutes ces dérives du capitalisme mondialisé pourraient être empêchées ou maîtrisées. Mais la force de ces entrepreneurs tient à ce qu'ils savent transformer leur capital économique en capital politique. Les liens entre élites politiques et élites entrepreneuriales assurent à ces dernières des gouvernements et des politiques qui servent globalement leurs intérêts. Il est à craindre que le gouvernement de Donald Trump en devienne un exemple historique. On est, décidément, très loin du libéralisme !

      Christian Chavagneux 12/07/2017

      https://www.alternatives-economiques.fr//dix-ouvrages-a-emporter-bronzer-intelligent

      

    Revue de presse

    "The Basic Income is an idea whose time has come, and Guy Standing has pioneered our understanding of it not just of the concept but of the challenges it is designed to meet: rapid automation and the emergence of a precarious workforce for whom wages derived from work will never be enough. As we move into an age where work and leisure become blurred, and work dissociated from incomes, Standing s analysis is vital." --Paul Mason

    "Is it possible to make capitalism work for the many rather than the few? In this thoughtful book, Guy Standing focuses on the central problem of modern capitalism the tendency of great wealth to transform itself into political power that corrupts the political process and generates laws and regulations favouring the wealthy and suggests useful and important solutions." --Robert Reich, Labor Secretary to President Clinton, 1993 97

    "Guy Standing's incisive critique of the corruption of rentier capitalism and his description of the potential of the rising precariat should put politicians and ruling elites on the alert." --John McDonnell, shadow Chancellor of the Exchequer
     

    Présentation de l'éditeur

    There is a lie at the heart of global capitalism. Politicians, financiers and global bureaucrats claim to believe in free competitive markets, but have constructed the most unfree market system ever. It is corrupt because income is channelled to the owners of property - financial, physical and intellectual - at the expense of society.

    This book reveals how global capitalism is rigged in favour of rentiers to the detriment of all of us, especially the precariat. A plutocracy and elite enriches itself, not through production of goods and services, but through ownership of assets, including intellectual property, aided by subsidies, tax breaks, debt mechanisms, revolving doors between politics and business, and the privatisation of public services. Rentier capitalism is entrenched by the corruption of democracy, manipulated by the plutocracy and an elite-dominated media.

    Meanwhile, wages stagnate as labour markets are transformed by outsourcing, automation and the on-demand economy, generating more rental income while expanding the precariat.

    The Corruption of Capitalism argues that rentier capitalism is fostering revolt, and concludes by outlining a new income distribution system that would achieve the extinction of the rentier while promoting sustainable growth.


    votre commentaire
  •  

                                                              2017    104 p.    16 € 

        Nous entretenons un lien particulier avec le miel. Il est paré de toutes les vertus, il contribue à notre santé, il évoque les senteurs d'été, le soleil, les fleurs, les fruits. Nous aimerions qu'il demeure un produit de proximité, loin des lois impérieuses de l'économie, et qu'il reste authentique, naturel, une source de douceur dans un monde en bouleversement.
      Hélas, il n'en est rien. Le miel est devenu une « commodité », comme disent les économistes, c est-à-dire une matière première comme une autre. Plus de 50 % du miel importé en Europe est d'origine chinoise. Cette matière n'a souvent qu'un lointain rapport avec ce produit naturel que nous aimons tant, incorporant parfois autant de sucres ajoutés que de miel authentique. Face à la baisse des populations d'abeilles, la pollinisation de certains arbres fruitiers prend des allures de procédé industriel, mobilisant en Chine des milliers de travailleurs agricoles.   En Californie, qui produit 80 % des amandes vendues dans le monde, on importe des abeilles de la côte Est et même d'Australie pour polliniser les arbres.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •                                                              2017  336 p.  17,90 €   

       Dans la Google du loup est à la fois un roman d'anticipation et une démonstration rigoureuse. A la manière d'une série télé aux personnages familiers et au scénario implacable, il raconte le monde que " Big G " nous imposera demain si nous n'en prenons pas conscience. Faut-il laisser Google dicter " son " futur de l'homme et de l'univers ?

    Google se prend pour Dieu : il veut " augmenter " l'homme et tuer la mort... pour les plus riches. Les autres deviendront les " chimpanzés du futur ".
    Google considère la vie privée comme une anomalie et la surveillance comme un désagrément inévitable.
    Google milite pour la viande sans viande et la voiture sans conducteur.
    Google, champion des paradis fiscaux, exerce un pouvoir totalitaire : celui de faire vivre ou mourir les sites internet qui le concurrencent.
    Google est le leader de l'intelligence artificielle, qui pourra décréter un jour que l'homme est inutile.
    De l'implant rétinien à la puce dans le cerveau, des médicaments bioélectroniques aux manipulations de l'ADN, de l'exploitation des données personnelles à la fin de la vie privée puis la disparition de l'homo sapiens... Google-Alphabet prépare sa mutation de l'univers. Qui l'arrêtera ? 

      Christine Kerdellant est journaliste, directrice de la rédaction de L'Usine Nouvelle et de L'Usine digitale. Elle a déjà publié sept romans, dont Alexis, ou la vie aventureuse du comte de Tocqueville, La porte dérobée, ou J'ai bien aimé le soir aussi, ainsi que sept essais, parmi lesquels Les Ressuscités, Les Nouveaux Condottiere ou Ils se croyaient les meilleurs, histoire des grandes erreurs de management. Elle participe régulièrement à des débats télévisés et notamment à " C dans l'air ".

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •   Elle est presque invisible vue du ciel. La Liyzhou Forest City, une ville-forêt entièrement recouverte de végétation, prendra forme en 2020 dans le sud de la Chine. Autosuffisante grâce aux énergies renouvelables, elle absorbera 10 000 tonnes de CO2 par an. Un projet futuriste qui devrait abriter 30 000 habitants.


    © Stefano Boeri Architetti

       Voici une nouvelle qui n'aurait pas déplu aux elfes arboricoles du Seigneur des Anneaux : la Chine a annoncé la construction de la première "ville-forêt" de la planète. Son nom : Liuzhou Forest City. Pensée par l’architecte italien Stefani Boeri Architetti, cette cité sera autosuffisante grâce aux énergies renouvelables et entièrement recouverte de végétation. Cette ville futuriste et écologique pourra accueillir 30 000 habitants, absorber 10 000 tonnes de CO2 et 57 tonnes de polluants par an "tout en produisant 900 tonnes d’oxygène". "L’omniprésence des plantes, non seulement dans les parcs et les jardins ou dans les rues, mais aussi sur les façades des bâtiments, permettra à cette ville autonome de contribuer à améliorer la qualité de l’air, de baisser la température de l'air, de créer des barrières acoustiques et d'améliorer la biodiversité des espèces vivantes, générant l’habitat des oiseaux, des insectes et des petits animaux du territoire de Liuzhou", explique Stefani Boeri Architetti. Les bâtiments seront quasiment invisibles vus du ciel.

    Ce projet, qui devrait être prêt pour 2020, est situé dans la région de Guangxi, dans le sud de la Chine. Il sera relié à la "grande ville la plus proche au moyen d’un rail électrique ultrarapide et d’un réseau de voitures électriques". Deux écoles, un hôpital et des espaces de détente sont prévus.

    L’architecte n’en est pas à son premier coup d’essai. Il est également à l’origine de tours végétales dans la ville chinoise de Nanjing. Il espère ainsi donner une "feuille de route verte pour l’avenir de la Chine urbaine", raconte-t-il dans The Guardian, "la Chine doit imaginer un nouveau modèle de ville qui ne consiste pas à s’étendre et à se développer, mais à créer un système de petites villes vertes".

     Marina Fabre @fabre_marina  
    © 2017 Novethic - Tous droits réservés


    votre commentaire
  •    La chaîne de supermarché allemande Edeka distribue depuis quelques jours des sacs biodégradables qui font pousser des légumes. Chaque sac contient des graines de tomates, d'aubergines ou de poires. Il suffit de remplir le sac de déchets organiques comme des épluchures de légumes et de le planter.

      Il se nomme le FEEDitBAG. À première vue, il ressemble aux sacs plastiques classiques que l’on retrouve dans les rayons fruits et légumes des supermarchés. Et pourtant, il a une particularité. Entièrement biodégradable, ce sac, inventé en seulement 10 semaines et distribué par la chaîne de supermarché allemande Edeka, permet de faire pousser des légumes. 

    Concrètement, le consommateur peut mettre ses épluchures de légumes ou d'autres déchets organiques dans le FEEDitBAG et le planter directement sous terre. Ce dernier contient une pastille qui abrite plusieurs graines. Elles vont utiliser cette ressource pour se développer. La première version de ce sac contient des graines de tomates, aubergines et poires mais les consommateurs sont invités à voter sur le site internet du FEEDitBAG pour choisir d'autres graines.

    100 000 tonnes de déchets de sacs plastiques chaque année

    Un sac en plastique classique met plus de 450 ans à se décomposer. "Tout le monde parle des alternatives pour le plastique, mais les sacs pour les fruits et les légumes continuent d’être utilisés chaque jour. Nous avons pensé que si nous touchions les émotions des consommateurs, alors nous pourrions changer leur comportement", a déclaré le patron de l’agence Cheil, qui a participé à l’élaboration du FEEDitBAG. Plusieurs autres pays seraient intéressés par ce nouveau modèle.

    L’utilisation de sacs plastiques génère chaque année plus de 100 000 tonnes de déchets, polluant les océans et menaçant les espèces marines. Une étude publiée en janvier par une université belge a ainsi montré que les consommateurs des produits de la mer ingéraient chaque année jusqu’à 11 000 microparticules de plastiques. Chaque minute, dans le monde, l’équivalent d’un camion d’ordure de déchets plastiques est versé dans la mer. D’ici 2050, c’est près de quatre camions par minute qui pourront souiller les océans. 

    Marina Fabre @fabre_marina   
    © 2017 Novethic - Tous droits réservés


    votre commentaire
  • Choquant : en plein scandale sur la vaccination obligatoire, le Premier Ministre se rend secrètement chez Sanofi

      Pétition sur: https://petitions.santenatureinnovation.com/macron-vaccination-de-force/?utm_source=NEO&utm_campaign=sanofi

    Il y a 3 jours, le Premier Ministre a été surpris en train de prendre ses ordres chez Serge Weinberg, le patron de Sanofi, le géant de la pharmacie et des vaccins.

    Oui vous avez bien lu ! Le même Weinberg qui a fait la carrière et la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron !

    Celui qui a placé Macron en 2007 avec ses amis oligarques pour qu’il dirige un jour le pays en leur nom… Et ce jour, c’est maintenant !

    Une rencontre qui devait rester secrète

    Cette visite ne figurait pas sur l’agenda officiel d’Edouard Philippe. Aucun journaliste n’était convié. Mais grâce à mes contacts… je suis en mesure de vous révéler cette photo scandaleuse :
    Le toutou de Macron a donc rassuré les amis du Président. Il sera bien obéissant. Il mettra en œuvre leur business lucratif des vaccins.

    Il continue d’organiser la pénurie du seul vaccin obligatoire DTP à 5€ – contrairement à la décision du Conseil d’Etat. Ce qui ne laisse pour les parents que le vaccin Infanrix Hexa à 70€ ! 14 fois plus cher !

    Voire plus s’il s’agit du Gardasil dont les 3 injections vont coûter plus de 500 € par fille vaccinée !!!

    Et d’où vient l’argent ? Cet argent qui manque cruellement aux retraités assommés par la CSG, et aux jeunes qui ont vu les APL baisser… ?

    Président de la République, Premier Ministre, Ministre de la Santé : tous vendus à Big Pharma !

    On savait que la ministre de la Santé Agnès Buzyn a travaillé pour les labos. On savait qu’elle n’est là que pour leur servir la soupe… cuisinée avec les impôts des Français modestes. Les preuves abondent. Elle ne s’en cache plus du tout.

    Plus Macron qui avait mis les cartes sur table pendant la campagne présidentielle. Il promettait publiquement de renforcer l’industrie pharmaceutique… comme si ça ne suffisait pas !

    Maintenant c’est aussi clair pour le Premier Ministre. Sans dialogue, sans concertation, sans même l’avoir dit pendant la campagne des législatives, il terrorise des millions de Français avec les onze vaccins obligatoires à la rentrée.

    Mais l’insurrection couve… et la popularité de Macron s’effondre

    On ne se laissera pas faire.

    La révolte gronde : nous rassemblons à l’heure actuelle presque 400.000 signatures dans notre pétition contre la République des Vaccins…

    Conséquence logique : la popularité du président à peine élu s’effondre comme jamais vu sous la Cinquième République !

    Une dérive répressive sous couvert de santé publique

    Leur mépris est sans limite.

    Ce Premier Ministre se précipite pour baiser la main du patron de Sanofi – le plus gros producteur de vaccins ! Il devrait rassurer les familles, renouer le dialogue. Ces gens ont été élus pour rebâtir la confiance détruite sous Hollande et Valls…

    Tous les experts sont d’accord : aucun élément scientifique ne plaide en faveur d’une efficacité de l’obligation vaccinale.

    Les citoyens ont appris ces dernières années à prendre leur santé en main, en partenariat avec leurs médecins.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • 2017    368 p.   25 €
     
      Nos dirigeants ont-ils tiré les leçons de la crise financière mondiale de 2008 ? Une telle catastrophe peut-elle se reproduire ? De toute part, on se veut rassurant : les banques seraient mieux encadrées, plus solides... Et pourtant, moins de dix ans après le krach, la dette mondiale a été multipliée par quatre ! Pourquoi évoque-t-on la dette des Etats, mais jamais le surendettement, tout aussi préoccupant, du secteur privé ?
       Dans cet ouvrage détonnant, Lord Adair Turner livre un verdict implacable. Homme du sérail, économiste et financier, il devient président de l'Autorité des services financiers britannique quatre jours après la faillite de Lehman Brothers. "Je croyais comprendre les risques du système financier mais, sur certains points essentiels, je me trompais."
       Pour Turner, la croissance démesurée de la dette peut être considérée comme une forme de pollution économique illustrée par la spéculation immobilière et générée par un libéralisme économico-financier dont il pourfend l'irresponsabilité.
       Dès lors, des mesures beaucoup plus fermes doivent être prises pour que les Etats reprennent le contrôle de la dette : séparer les activités de marché des banques et les activités de dépôt, exiger que leurs actionnaires les recapitalisent à hauteur suffisante, contrôler les mouvements de capitaux. C'est à ce prix que le monde sortira du marasme économique dans lequel il est plongé.
       "En 2008, j'étais loin de me douter que je formulerais un jour de telles propositions", indique Lord Adair Turner. Son livre et sa postface à l'édition française sonnent comme un avertissement : si nous ne tirons pas les leçons des erreurs passées, les électeurs se tourneront vers les politiques "anti-élites" et "la victoire populiste de Donald Trump sera suivie de beaucoup d'autres".

       Lord Adair Turner, ancien dirigeant européen d'une banque américaine, a présidé l'Autorité des services financiers britannique de 2008 à 2013. Ancien directeur général de la Confédération de l'industrie britannique, et ancien président du Comité britannique sur le changement climatique, il est actuellement président de l'Institut pour une nouvelle pensée économique (Inet) et président de la Commission pour les transitions énergétiques. 

      Gaël Giraud est chef économiste de l'Agence Française de Développement (AFD) depuis janvier 2015. Directeur de recherche au CNRS, directeur de la chaire Energie et prospérité, il est l'auteur de plusieurs essais parmi lesquels

       -Illusion financière (Editions de l'Atelier, nouvelle édition, 2015).

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •                                                              2017  126 p.   13,90 €

      Le livre raconte ce que le commerce du diamant – de la mine à la bijouterie – dit de la mondialisation aujourd’hui, pour le meilleur comme pour le pire. Les lignes ne cessent de bouger dans ce monde de traditions et de conventions. « Le diamant m’a toujours fasciné. Question d’abord de gênes familiaux. Mon père avait été brièvement apprenti diamantaire puis négociant en métaux précieux. Plusieurs de mes cousins exercent ce métier depuis Anvers. J’ai toujours été fasciné par les matières premières en général, et en particulier par le diamant, un univers secret, fermé aux mains d’une élite mondialisée toute puissante, avec ses lieux de pouvoirs et ses acteurs spécifiques. Journaliste financier au Monde basé à Wall Street puis dans la City, j’ai été souvent confronté à la barrière de l’omerta, du code d’honneur et de la solidarité du milieu. Enfin, les mythes et la magie des pierres de légende pour stars et monarques ainsi que la part de rêve contenue dans le moindre carat de ce cristal de carbone m’ont toujours captivé. L’histoire de ce symbole d’éternité est passionnante. »

      Marc Roche se décrit lui-même comme un « libéral qui doute, un déçu du capitalisme » . Longtemps correspondant "finance" pour le journal le Monde, Marc Roche devient un fin connaisseur de Wall Street et de la City. Depuis la crise financière de 2008 il publie trois ouvrages critiques sur l'univers capitaliste, qu'il juge "impitoyable", et ses dérives

     

    • Le capitalisme hors la loi, Albin Michel, septembre 2011. 
    • La Banque - Comment Goldman Sachs dirige le monde, Albin Michel, septembre 2010. Prix du livre d'économie 2010
    • Un ménage à trois, Albin Michel, avril 2009. 
    • Diana une mort annoncée, avec Nicholas Farrell, Albin Michel, juin 2006. 
    • Elisabeth II, la dernière reine, Table ronde, juin 2007. 
    • William Langewiesche, Cargos hors la loi : Un monde de crime et de chaos (préface). 
    • Les Banksters : voyage chez mes amis capitalistes, Albin Michel, 2014
    • Histoire secrète d'un krach qui dure, Albin Michel, 2016 
    • Diamants. Enquête sur un marché impur, Tallandier, 2017. 

     

    Film

    ""Goldman Sachs La Banque qui dirige le monde"", avec Jérôme Fritel, Arte 2012

      "On connaissait le Marc Roche spécialiste de la finance mondiale, on le découvre décrypteur du marché mondial du diamant. Il nous raconte d'abord la chute de géants. L'Afrique du Sud, grande productrice de pierres ? Oui, mais la Russie est désormais le pays phare en la matière. La fameuse De Beers, grande prêtresse du marché mondial ? Sa chute a commencé. Le dernier rejeton de la famille historique Oppenheimer, liée aux premiers fondateurs de la multinationale, a été obligé de vendre ses parts. Le triage et le négoce ont dû partir de Londres pour être transférés au Botswana, son poids ne cessant de reculer. Anvers, centre mondial du négoce ? Il le reste encore, mais est en perte de vitesse et les traders indiens ont pris le contrôle du lieu. La production mondiale est en baisse et les prix vont grimper. Mais attention aux diamants de placement : les arnaques y sont légion.

    Le livre nous emmène également dans la part d'ombre de ce marché : diamants du sang servant à financer les guerres, paradis fiscaux et blanchiment. On passe par la production de diamants synthétiques, mise au point dès les années 1950 mais qui se développe peu, alors que le prix est bien plus faible et que les clients ne font pas la différence. Sur ce sujet, l'explication avancée selon laquelle on préfère le naturel à l'artificiel laisse un peu le lecteur sur sa faim, et on aurait aimé une analyse des stratégies de mise sous le boisseau de cette innovation. Un petit livre limpide et passionnant."

      Christian Chavagneux 12/07/2017

      https://www.alternatives-economiques.fr//dix-ouvrages-a-emporter-bronzer-intelligent


    votre commentaire
  • audio CD  22,57 €

     Ce n'est pas un livre mais un disque ! Nouvel album des frères Volo qui s'ouvre sur une mise en boîte de la production industrialisée de grands tubes internationaux. On appréciera la justesse de La crise sur nos comportements sociaux et J'hésite ravira les critiques des élites économiques européennes. On s'amuse bien avec Un gars honnête qui réinvente le hold-up (virez-moi tout ce que vous avez sur un compte aux Caïmans !) pour nous parler des questions liées à la dette. Et quelques autres titres encore, à découvrir.

      Christian Chavagneux 12/07/2017

      https://www.alternatives-economiques.fr//dix-ouvrages-a-emporter-bronzer-intelligent


    votre commentaire