• Total démarre sa bioraffinerie et va importer au moins 300 000 t d'huile de palme 

    Article mis à jour le 03 juillet 2019,

    https://www.notre-planete.info/actualites/1026-Total-huile-de-palme-blocage-raffineries-agriculteurs

    bio-raffinerie-La-MedeSuivi de chantier de la reconversion de la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône - France). Vue aérienne du bâtiment du prétraitement (PTT) au centre, avec en fond l'étang de Berre ; décembre 2017
    © IMRE Nedim / TOTAL - Licence : Tous droits réservés

       En dépit de la déforestation massive due à l'huile de palme, des accusations des associations et des agriculteurs français et de la future législation européenne, la nouvelle bioraffinerie de Total (La Mède) est entrée en service et a débuté son importation massive d'huile de palme.

    Nous l'évoquions il y a quelques mois dans un article sur le déclin dramatique des orangs-outans à cause de la déforestation en Indonésie : alors que l'abrutissement d'un grand nombre d'internautes sur les réseaux sociaux les mène à accuser Nutella en relayant, sans aucun esprit critique, des vidéos d'orang-outan chassés de leur habitat, 80 % de l'huile de palme importée en France est destinée à être incorporée dans les carburants et plus précisément dans le gazole. Déjà, en 2017, la France, 7e importateur mondial d'huile de palme, en a importé 900 000 tonnes.

    Et ce n'est que le début : Total a reçu, le 16 mai 2018, l'arrêté d'autorisation d'exploiter sa future bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), installée sur le site historique de l'ancienne raffinerie de Provence qui a fermé en 2015. Après 3 ans de transformation, l'une des plus grandes bio-raffinerie d'Europe est entrée en production en juillet 2019.

    "Il s'agit de la première bioraffinerie de taille mondiale en France et une des plus grandes d’Europe, vise à répondre à une demande croissante en biocarburants", indique Total. Elle a pour objectif d'importer de l'huile (végétale et animale) pour la transformer en carburant à destination des moteurs Diesel. Selon un communiqué de Total, "la Mède est autorisée à utiliser jusqu'à 450 000 tonnes d'huile végétale brute dans le cadre de son approvisionnement", sur une capacité de traitement annuel de 650 000 tonnes. Mais combien de tonnes d'huile de Palme ?

    Au moins 300 000 tonnes d'huile de palme importées par an

    "Dans le cadre d'un dialogue positif avec le Ministère de la Transition écologique et solidaire, Total a décidé de s'engager dans une démarche de progrès continu et prend l'engagement de limiter l'approvisionnement en huile de palme brute à un volume inférieur à 50 % des volumes de matières premières qui seront traitées sur le site, soit au plus 300 000 tonnes par an", indique Total. Ce qui pourrait représenter environ 15 % de la production de biodiesel française (2 055 000 tonnes produits en 2016 selon FranceAgrimer).

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  (Zygmunt BAUMAN)

                                                                    2019   246 p.  20 €

       Le livre testament de Zygmunt Bauman, l'un des plus penseurs les plus importants de notre modernité. Une alerte nécessaire sur la tentative de repli et d'idéalisation du passé qui caractérise notre époque.   À la mort de Zygmunt Bauman, en janvier 2017, Roger Pol- Droit soulignait dans le Monde que le lire, c'est toujours " rencontrer une éthique contemporaine sans dogme ni concession ". Philosophe et sociologue aussi érudit qu'inclassable, né en Pologne mais ayant vécu l'essentiel de son existence en Grande-Bretagne, cet intellectuel européen par excellence éclaire notre temps à l'instar d'un Norbert Elias ou d'un Georg Simmel. Rétrotopie, publié à titre posthume quelques mois après sa disparition, peut être considéré comme une manière de testament – et comme une mise en garde de poids.

    C'est que Bauman, avant de disparaître, constatait partout un refus général de se confronter véritablement aux grands défis de ce xxie siècle naissant – et, notamment, aux questions soulevées par des flux migratoires. Partout, on observe l'avènement d'une forme d'aspiration rétrograde, la volonté d'en revenir à un passé plus ou moins mythifié : soit le meilleur moyen d'éluder les questions les plus brûlantes tout en entamant un processus de régression possiblement catastrophique. " Le défi de la modernité, nous rappelle Bauman, est de vivre sans illusion et sans être désillusionné. "

    Il reste à relever et ce livre nous y aide puissamment.  

    LA PRESSE EN PARLE

    " Avec Retrotopia que Bauman écrivit juste avant de mourir à l'âge de 91 ans, cette grande voix alerte une nouvelle fois sur les mécanismes et les dangers des replis identitaires, rappelle que le sort funeste des migrants est scellé au nôtre, et invite à dépasser la peur pour créer d'urgence de nouvelles utopies. " L'Obs

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Citation d'Hubert Reeves

    Lettre de Médecine du Sens n° 259


    votre commentaire
  • https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/foret-reduire-rechauffement-climatique-il-faudrait-planter-1000-milliards-arbres

     Les arbres sont notre meilleure arme pour lutter contre le changement climatique, grâce à leur capacité de stockage du CO2. À condition d'en planter... beaucoup. Des chercheurs suisses ont calculé le nombre d'arbres que l'on pourrait ajouter sur la planète, et ont estimé que ces derniers pourraient réduire de 25 % le niveau de CO2 dans l'atmosphère. Un objectif qui se heurte cependant à de nombreux obstacles.

    En 2015, le biologiste Thomas Crowther avait dénombré pour la première fois le nombre d’arbres sur la planète et en était arrivé au chiffre de 3.000 milliards, soit environ un arbre pour 422 habitants. D'après une nouvelle étude de l'ETH-Zürich en Suisse, il serait possible d'en ajouter 1.000 milliards de plus, ce qui ferait diminuer de 25 % le taux de CO2 dans l'atmosphère.

    Dans leur étude, publiée le 5 juillet dans le journal Science, les chercheurs (dont fait partie Thomas Crowther) ont analysé 78.774 photographies satellite pour estimer la couverture forestière actuelle, et ont évalué à un tiers la surface terrestre recouverte de forêt. Ils ont ensuite catégorisé la planète en dix types de sols et de climats afin de déterminer les zones les plus propices à tel ou tel type de forêt. En excluant les surfaces déjà recouvertes de forêt ou utilisées pour l'agriculture et les villes, ils ont déterminé combien d'arbres additionnels pourraient être plantés et en sont arrivés à 0,9 milliard d'hectares, soit 1.000 milliards d'arbres et l'équivalent de la superficie des États-Unis. Ces arbres pourraient alors capturer 205 gigatonnes de CO2 dans les prochaines décennies, cinq fois la quantité émise en 2018 dans le monde et les deux tiers de tout ce que l'Homme a généré depuis la révolution industrielle. « Si nous plantions ces arbres aujourd'hui, le niveau de CO2 dans l’atmosphère pourrait être diminué de 25 % », indique Jean-Francois Bastin, l'auteur principal de l'étude.

     
    Les surfaces en vert montrent la surface terrestre disponible pour y planter des arbres, elles excluent les forêts déjà existantes, les déserts, les villes et les cultures, soit 0,9 milliard d’hectares. © ETH Zurich / Crowther Lab

      La moitié du potentiel de reforestation se situe dans six pays seulement : Russie (151 millions d'hectares), États-Unis (103 millions), Canada (78 millions), Australie (58 millions), Brésil et Chine. Et pour les auteurs, il n'y a pas de temps à perdre : « Cela va prendre des décennies avant que les arbres ne soient matures et atteignent leur potentiel de stockage », explique Thomas Crowther. 80 % du potentiel de stockage sera ainsi atteint d'ici 30 ans, les 20 % restant dans les 30 années suivantes, étant donné que les arbres jeunes sont plus efficaces pour stocker le CO2.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •   Obésité, insuffisance cardiaque, hypertension, diabète et même cancer. La malbouffe est aujourd'hui accusée de tous les maux. Et aujourd'hui, les scientifiques affirment même qu'elle peut avoir des conséquences sur le fonctionnement du cerveau.

      https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/nutrition-sont-consequences-malbouffe-notre-cerveau

    Lorsque nous avalons des chips, un hamburger ou un beignet, différentes zones de notre cerveau se mettent en branle.

    Notre cerveau pris dans un cercle vicieux

    C'est d'abord notre système de récompense qui s'active. Notre cerveau libère de la dopamine... à forte dose. C'est elle qui nous procure ce sentiment de bien-être que nous connaissons bien. L'ennui, c'est que notre cerveau, se sentant submergé, peut avoir tendance à créer de nouveaux récepteurs à dopamine. Résultat : pour atteindre un même niveau de plaisir, nous aurons besoin de manger toujours plus de fast food.

    Sous l'action du sucre, c'est ensuite notre hippocampe qui s'enflamme. Or, l'hippocampe est le siège de la sensation de satiété. Lorsqu'il est attaqué, il n'a plus de cesse que de nous envoyer des signaux de faim. Là encore, un véritable cercle vicieux !

    La malbouffe s’attaque aux cerveaux des enfants

    Le cortex préfrontal joue un rôle majeur dans le contrôle de nos impulsions. Et celui-ci n'arrive à maturité qu'aux alentours de l'âge de 20 ans. Or, des expériences menées sur des rats le montrent, consommer du sucre à outrance peut altérer le développement du cortex préfrontal. Des adultes ayant bu des sodas en quantité dans leur enfance et leur adolescence pourraient ainsi présenter des difficultés à suivre les règles.

     
    Manger trop sucré peut avoir des conséquences sur le développement du cortex préfrontal des enfants. © Photographee.eu, Shutterstock

    Entre bêtise et tristesse

       La malbouffe peut également nous rendre idiots, au sens propre du terme. Car avaler cheeseburgers et brownies à longueur de temps nuit à la plasticité du cerveau, indispensable à la création de nouveaux souvenirs et à l'apprentissage.

    Et la malbouffe, quoi qu'on en dise, nous rend finalement tristes. Comment ? En réduisant le taux de fabrication de nouveaux neurones par l'hippocampe. Des recherches ont en effet établi un lien entre un nombre réduit de jeunes neurones et des maladies neurologiques telles que la dépression. Parce que manger gras et sucré nous remonte momentanément le moral, nous avons tendance à manger de plus en plus gras et de plus en plus sucré. Un comportement qui, en fait, nous rend encore plus tristes. Un cercle vicieux de plus à mettre à l'actif de la malbouffe !

    Lutter contre les effets de la malbouffe

    La bonne nouvelle est que la tendance peut être inversée. En mangeant davantage de fruits et de légumes, riches en antioxydants, nous combattons les inflammations initiées par la malbouffe. Les poissons gras et les avocats, quant à eux, dopent le taux de fabrication de nouveaux neurones. Et l'exercice physique a un effet positif sur la neuroplasticité du cerveau.


    votre commentaire
  • Emmanuel Macron fait un passage en force pour faire adopter le CETA par la France à l’Assemblée nationale dès le 17 juillet. Il nous reste 6 jours pour faire entendre notre voix collective contre cet accord avant ce vote. Réunissons nos forces, nous avons besoin de votre soutien.

     Pour soutenir Foodwatch:

      https://www.foodwatch.org/fr/agir/soutenez-nos-actions/compte-a-rebours-ceta/

    En tant que directrice de foodwatch France et citoyenne, je suis révoltée par cette précipitation en plein été qui vise clairement à éviter tout débat et toute contestation sur cet accord de commerce UE-Canada ! Et ce, quelques jours à peine après l’annonce d’un accord entre l’UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay).

    C’est très grave car le CETA, comme le MERCOSUR, menace les droits des consommateurs, des citoyens et citoyennes, notre agriculture, notre alimentation et même notre environnement. Pourquoi ? Parce que l’objectif principal de ces accords est de supprimer un maximum d’« obstacles au commerce »,  et cela veut dire s’attaquer aussi aux réglementations sociales et environnementales.

    Le principe de précaution qui protège notre santé, est le premier ciblé. C’est grâce à lui que l’Europe a par exemple interdit les importations de bœuf aux hormones et mis des règles strictes sur les OGM. Pourtant, ce principe n’est absolument pas garanti dans le CETA.

      La mobilisation s’organise

    Si on laisse faire, nous ne serons même plus libres de décider de ce que l’on met dans notre assiette ! Cette fuite en avant n’est pas une fatalité et nous ne nous laisserons pas museler car les enjeux sont trop importants ! Mais nous avons besoin de votre soutien, de réunir toutes nos forces et de ne pas lâcher, ni dans les jours qui viennent sur le CETA, ni sur la suite des votes à venir au Parlement européen sur le MERCOSUR et de nombreux autres accords en cours de négociation.

    foodwatch, le collectif Stop CETA et nos partenaires de la société civile avons lancé dès cette semaine un appel à rassemblement devant l’Assemblée nationale le 16 juillet à partir de 17 heures (place Edouard Herriot), et un outil d’interpellation des députés pour leur demander de voter NON sur le CETA le 17 juillet, disponible sur le site internet foodwatch.fr 

    Pourquoi ces accords de commerce sont dangereux ?

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • (....) Pour voir des vidéos aller

    sur https://www.notre-planete.info/actualites/3702-gaz_lacrymogene_sante

    La toxicité du gaz lacrymogène

    grenade-lacrymogene-PLMP-7B   Grenade lacrymogène PLMP 7B ramassée le 1er décembre 2018 lors de l'insurrection populaire des Gilets Jaunes
    © Jérémy Verset - Licence : Tous droits réservés

      En France, les forces de l'ordre utilisent principalement des grenades lacrymogène PLMP 7B, PLMP 7C, MP7, CM6 et CM3. Celles-ci contiennent du 2-chlorobenzylidène malonitrile « CS[1] », le composé chimique appelé gaz lacrymogène qui contient notamment du cyanure.

      La fiche technique de l'INRS indique que les effets sur l'Homme les plus connus sont surtout liés à une exposition aiguë : " L'effet irritant est le plus net et se manifeste sur l'œil (larmoiement, conjonctivite, parfois photophobie), sur la peau, sur le tractus respiratoire (rhinorrhée, toux, dyspnée et douleur thoracique) : parfois s'y ajoutent des troubles digestifs (nausée, vomissement et diarrhée) et des céphalées. Habituellement, ces signes sont régressifs en quelques heures ; toutefois, des effets plus prolongés sur la peau et l'œil (kératite ponctuée) ne sont pas impossibles. "

    Les effets du gaz lacrymogène à court terme sur la santé

    • Des problèmes respiratoires, une irritation des voies respiratoires.
    • Des nausées, voir des vomissements.
    • Des migraines.
    • Une irritation des voies lacrymales et des yeux
    • Des spasmes
    • Des douleurs thoraciques
    • Des dermatites et des allergies

    Les conséquences sont accentuées par temps chaud et humide et semblent de plus en plus difficiles à soutenir lorsque l'exposition est régulière.

    Une gilet jaune témoigne le 17 décembre 2018 sur Facebook : "Je suis allée à la manifestation samedi à Paris. Et bien évidemment je me suis fais gazé comme une merde alors que je n avais absolument rien fait. Suite à ça samedi soir, j ai commencé à être juste un peu gonflée sous l œil, hier des plaques partout sur le visage et je me lève ce matin je suis un monstre. Gonflée d un côté du visage horrible !!! J ai rendez vous ce soir chez le médecin. Je suis persuadée que C est le gaz car je n ai jamais fait une allergie de ma vie et je précise que j ai 39 ans !!!"

    Les dangers des gaz lacrymogènes à long terme pour la santé

    • Une nécrose des tissus dans les voies respiratoires
    • Une nécrose des tissus dans l'appareil digestif
    • Des œdèmes pulmonaires (trou ou bulle d'air dans le ou les poumons)
    • Des hémorragies internes (hémorragies des glandes surrénales)

    Sur les réseaux sociaux, en avril 2019, de plus en plus de Gilets Jaunes qui manifestent régulièrement se plaignent de conséquences sur leur santé des gaz lacrymogène : migraines, fatigue, maux de ventre, mal de gorge...

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Produits nettoyants : conseils pour limiter les effets toxiques (ADEME)

    Psychomédia    Publié le 13 avril 2019

    L’ADEME, l’INERIS et le CSTB (1) ont évalué les risques sanitaires liés à l’utilisation d’une dizaine de nettoyants multi-usages, produits pour l’entretien du sol et nettoyants pour les vitres, manufacturés et « faits maison » (avec du bicarbonate ou du vinaigre blanc), dans une maison expérimentale.

    De son côté, le magazine 60 Millions de consommateurs a publié un hors-série, mai-juin 2019, intitulé « Maison saine : nettoyer sans polluer ».

     

    Les résultats « suggèrent que les risques attribuables aux produits manufacturés ou “faits maison” testés peuvent être considérés comme faibles et les expositions domestiques les plus courantes comme non préoccupantes », conclut l'étude.

    « Les produits industriels testés génèrent des expositions significativement plus fortes que les produits “faits maison” à certains composés organiques volatils, comme le formaldéhyde, l’acétaldéhyde, l’acétonitrile, l’acétone et l’isopropanol.

    En revanche, les produits “faits maison génèrent des expositions significativement plus fortes pour le limonène (composé présent dans de nombreuses huiles essentielles, ajouté dans de nombreux produits pour son odeur d’agrume) et en acide acétique (acide présent dans le vinaigre). Par ailleurs, la présence d’huiles essentielles dans les produits “faits maison” contribue à augmenter assez fortement les émissions de substances à risques sanitaires potentiels.

    Néanmoins, globalement, les produits “faits maison” émettent des quantités plus faibles de composés volatils que les produits manufacturés. Il convient toutefois de limiter l’ajout d’huiles essentielles au strict nécessaire. »

    Des étiquettes peu claires

    Lire la suite...


    votre commentaire

  • votre commentaire
  •   

    2017    254 p.   18 €

      Attac s’est associé à l’Institut de recherche critique en design Civic city pour publier son dernier livre, Notre monde à changer ! Ce bel ouvrage est le résultat d’une habile réinterprétation graphique, par Ruedi Baur et son équipe, des données économiques, analyses et propositions politiques portées par Attac.

      Les montants de l’évasion fiscale, la répartition des richesses et les inégalités dans le monde ou encore les conséquences des dérèglements climatique sont mis en images grâce à un système numérique de représentation de figurines créé par l’atelier Intégral Ruedi Baur en hommage au système Isotype développé en 1925 par le socio-économiste autrichien Otto Neurath et le graphiste allemand Gerd Arntz.

       Dans le cadre d’un projet graphique pour la Biennale d’Art Contemporain, Manifesta 11 qui s’est déroulée en 2016 à Zurich et qui avait pour thème « what people do for money  », l’atelier Intégral Ruedi Baur avait développé un système numérique de représentation de figurines. Celui-ci se voulait être un hommage au système Isotype développé en 1925 par le socio-économiste autrichien Otto Neurath et le graphiste allemand Gerd Arntz.
    Du design d’information qui avait pour objectif de rendre plus intelligible les statistiques en les sortant de leur abstraction. Cette Biennale terminée, se posait la question de la manière de donner une autre réalité politique à ces représentations humaines. Après discussion avec l’éditeur Lars Müller intéressé par la publication du projet, Ruedi et Vera Baur s’adressent à l’association Attac en leur proposant de concevoir avec eux un livre sur l’état économique, social, écologique et politique du monde. Ainsi a débuté une brève mais intense aventure de quelques mois dont le résultat se trouve dans Notre monde à changer ! Les données issues de diverses statistiques choisies comme les propositions politiques d’Attac furent réinterprétées graphiquement par Ruedi Baur et son équipe dans le cadre d’une collaboration fructueuse entre Attac et Civic city.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  

    Bonjour,

    Nous venons de l’apprendre : Emmanuel Macron a subitement décidé de précipiter la ratification du CETA en France. Un vrai passage en force, puisque cet accord de commerce Europe-Canada pourrait être voté à l’Assemblée nationale dès le mois de juillet.

    C’est scandaleux, car c’est complètement contraire à la transparence et aux débats démocratiques dont nous avons cruellement besoin pour regarder en face les risques de tels accords de libre-échange.

    Le CETA est le premier d’une (trop) longue liste d’accords de commerce dits « de nouvelle génération ». Ces accords ne se contentent plus de réduire les droits de douane, mais visent bel et bien à s’attaquer aussi à toutes les normes, y compris sociales et environnementales. Agriculture, OGM, pesticides, droits des travailleurs, protection de la planète, tout est concerné ! 

     
     

    JE SIGNE LA PÉTITION CONTRE LE CETA ET LES ACCORDS DE LIBRE-ÉCHANGE

    https://www.foodwatch.org/fr/sinformer/nos-campagnes/politique-et-lobbies/accords-de-commerce/petition-ni-tafta-ni-ceta-ni-mercosur-ni-jefta/

     
     
     

     

     
     

    Nous ne voulons pas des accords de libre-échange qui mettent les droits des multinationales au-dessus de celui des populations et de l’environnement.

    Ensemble, continuons à faire entendre notre voix !

    L’équipe de foodwatch France

     
     

     

     
     

     

     

       
     
      JE SOUTIENS FOODWATCH  
     
     

     

     
     

    PS :  Vos dons et votre engagement à nos côtés sont la garantie de notre indépendance. Plus nous sommes nombreux, plus notre voix compte.

    66% de vos dons sont déductibles de votre impôt sur le revenu, dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Par exemple, un don mensuel de 10 € équivaut à 3,40 €, soit 40,80 € par a

    Bonjour,

    Nous venons de l’apprendre : Emmanuel Macron a subitement décidé de précipiter la ratification du CETA en France. Un vrai passage en force, puisque cet accord de commerce Europe-Canada pourrait être voté à l’Assemblée nationale dès le mois de juillet.

    C’est scandaleux, car c’est complètement contraire à la transparence et aux débats démocratiques dont nous avons cruellement besoin pour regarder en face les risques de tels accords de libre-échange.

    Le CETA est le premier d’une (trop) longue liste d’accords de commerce dits « de nouvelle génération ». Ces accords ne se contentent plus de réduire les droits de douane, mais visent bel et bien à s’attaquer aussi à toutes les normes, y compris sociales et environnementales. Agriculture, OGM, pesticides, droits des travailleurs, protection de la planète, tout est concerné ! 

     
     

    votre commentaire
  •  

     

     
    [Newsletter] L'actualité de Basta ! - Des nouvelles de la rédaction

    Du lundi 20 mai au lundi 17 juin, vous avez été 898 nouveaux donateurs à nous soutenir, lors de notre campagne de dons avant l’été. Au total, nous avons reçu 51 492 euros de dons. Il n'y a pas de plus bel encouragement que celui de vous savoir à nos côtés et de pouvoir compter sur vous. Vous êtes formidables, merci tout simplement ! Nous avons hâte de vous partager nos enquêtes et notre bilan annuel des multinationales et de l'oligarchie prédatrice !

     
     

    votre commentaire
  • 2019     123 p.    14,95 €

      Parce qu'il est urgent d'éduquer les enfants à la nature, voici le petit manuel qui saura les motiver en leur proposant de relever 50 défis, aussi passionnants que transgressifs !

       Connaissez-vous le " trouble de déficit de la nature " ? C'est un mal des temps modernes dont souffrent les enfants d'aujourd'hui, parce qu'ils sont de moins en moins souvent en contact avec la nature...
    Cela fait 30 ans que des sociologues et des pédagogues nous alertent : les enfants passent de plus en plus de temps enfermés entre quatre murs, réduisant d'autant leur temps de contact avec la nature. Or ce contact permet de maintenir un équilibre sur les plans physiologique et psychologique. Dit autrement : nous savons aujourd'hui que le plein air est essentiel au bon développement des enfants.

        La solution pour les reconnecter ? Leur donner des " prétextes " amusants pour aller plus souvent dehors. Pour cela, rien de tel que de présenter ces aventures comme autant de défis à réaliser. Et si, en plus, il y a un petit parfum de transgression cela n'en sera que plus excitant...
    Des exemples ? Grimper aux arbres, courir dans les flaques, manger une pomme directement sur l'arbre, tenir dans sa main une bête qui nous fait (un peu) peur, partir faire une promenade dans la nature de nuit, faire pipi sous les étoiles... Avouez qu'on en a tous rêvé...
        Ce guide pratique et amusant va donc permettre aux enfants de vivre ces " petits plaisirs de nature " comme autant d'aventures. Conçu comme un objet précieux et personnel, où chaque enfant pourra noter ses défis au fur et à mesure, ce livre va donc les guider et les motiver à se reconnecter avec les grands espaces. Le tout dans une démarche pédagogique des plus solides, et en toute sécurité, bien sûr...
    Alors qu'ils jouent, qu'ils explorent, qu'ils agissent, qu'ils cherchent, qu'ils trouvent... et le goût de la nature ne les quittera plus, bien au-delà de leur 12 ans
        Depuis tout petit, François Lenormand a la chance de galoper dans la nature, chez lui, en Normandie. Ancien instituteur, cela fait plus de 30 ans maintenant qu'il partage ce plaisir dans sa démarche d'animateur nature et de concepteur d'outils pédagogiques, que ce soit au sein du club nature qu'il anime, dans son travail au centre d'éducation à l'environnement Cardère, ou encore en tant que vice-président de la Fédération nationale des clubs CPN (Connaître et Protéger la Nature).

       Princess H est illustratrice et auteure de bande dessinée pour la jeunesse. Elle est, depuis 2001, l'auteure des dessins et scénarios de la bande dessinée

       -" Le Journal de Julie ", publiée dans le magazine mensuel Julie, une publication du groupe Milan Presse destinée aux jeunes filles de 9 à 13 ans. Elle dessine dans le quotidien La Croix.


    votre commentaire
  •                                                                   2019   144 p.  12,95 € (Rustica)

       D'année en année, le fameux "Jour du dépassement" intervient plus tôt dans notre calendrier. Il correspond à la date à partir de laquelle l'humanité a consommé l'ensemble des ressources naturelles que la Terre est capable de régénérer en un an. Et les conséquences sont graves : appauvrissement de la biodiversité, changement climatique, pollution... Pour sauver notre planète, il n'y a qu'une solution : changer nos modes de vie. Il ne s'agit pas de tout bousculer du jour au lendemain, mais d'effectuer des petits pas pour tendre vers un mode de vie plus sobre et être heureux et libre !

        Forts de ce constat et de leur propre expérience, Romain Haonfaure et Jean-François Rochas-Parrot vous proposent avec ce livre richement illustré d'infographies de vous interroger sur vos besoins et vous apportent des pistes concrètes vers la sobriété pour changer petit à petit vos habitudes.

        Résolument optimiste, ce livre présente aussi toute une série de témoignages d'acteurs du changement qui agissent au quotidien. Logement, habillement, alimentation, déplacements, communication, argent... les auteurs explorent chaque secteur de votre vie, les réinterrogent et vous apportent des solutions classées par ordre de difficulté. À vous de choisir : petits gestes, grands pas, changement de vie, l'essentiel est d'agir !


    votre commentaire
  • L'agroécologie peut nous sauver (M. DUFUMIER,

                                                                    2019    176 p.    18,50 €

         Ingénieur agronome, Marc Dufumier a découvert l’agroécologie à 22 ans, non sur les bancs d’AgroParisTech où il était étudiant, mais à Madagascar, lorsque des femmes analphabètes l’ont initié à une agriculture paysanne respectueuse de l’Homme et de son environnement. Devenu professeur à AgroParisTech et expert sur des missions de terrain aux quatre coins du monde, il est aujourd’hui l’un des spécialistes les plus reconnus dans le domaine de l’agroécologie.
        Alliant rigueur scientifique et engagement, Marc Dufumier explique dans ces entretiens avec le journaliste Olivier Le Naire en quoi la révolution agroécologique est une réponse concrète, réalisable et globale à beaucoup des maux de notre monde moderne dont la famine, la malbouffe, l’obésité, la pollution, le réchauffement climatique, la perte de biodiversité, les inégalités mondiales ou les migrations contraintes. Selon lui, tous ces problèmes étant liés, leurs solutions ne peuvent plus être étudiées séparément.

       Pour nourrir les 10 milliards d’habitants que nous serons bientôt, il faut donc à la fois renoncer à la privatisation des semences, à l’emploi des produits pesticides et aux dérives du commerce mondial, mais surtout amener les citoyens à prendre conscience que leur sort, comme celui de la planète, est entre leurs mains et non entre celles des lobbys industriels.
       Concrète, vivante, optimiste et à la portée de tous, cette conversation redonnera espoir à toutes celles et tous ceux qui seraient tentés de baisser les bras.
        Marc Dufumier, ingénieur agronome, docteur en géographie et professeur honoraire d’agriculture comparée à AgroParisTech, est aussi président de Commerce équitable France. Il a réalisé de nombreuses missions d’appui à la conception et à la mise en œuvre de projets de développement agricole dans les pays du Sud.


    votre commentaire
  •  

    2019    160 p.    12 € (Seuil)

       Ce qui n'était au départ qu'un simple besoin de trouver une respiration face au stress de la grande ville s'est mué, pour l'auteure, en connaissance du milieu et en philosophie de la vie, inspirée de l'observation des cycles naturels de l'eau, du sol, des plantes, des insectes, du ciel... Tous les week-ends, elle grimpe avec son vélo dans le RER pour aller prendre soin de quelques centaines de mètres carrés de légumes et de fruits, avec l'ambition de les cultiver de la manière la plus écologique possible. 

    Le livre expose sa démarche, que les apprentis jardiniers apprécieront avec bonheur. Ce n'est pourtant pas un énième livre de jardinage et de recettes, mais une expérience de résilience. Car " cultiver son jardin libère de la société de l'argent, du prêt à consommer et à jeter ". On y découvrira au fil des pages ce qu'est un écosystème nourricier et les multiples interactions inattendues qui s'y déroulent, et aussi comment cette expérience renouée avec la nature a transformé celle qui s'y est engagée. 

      Christine Laurent a été journaliste à Reporterre, Actuel, VSD. Elle est aujourd'hui chargée de mission au service des Espaces verts de la Ville de Paris et a déjà publié :

       -L'Herbier Vilmorin (Belin, 2015).

      Depuis 2014, elle anime sur le site Reporterre la " Chronique du jardin sans pétrole ".

    Pour en découvrir plus sur ce magnifique essai, voici notre article sur le magazine de Colibris.

    L’aventure du "Jardin sans pétrole", un chemin de vie

       Chaque année, au printemps, des dizaines de guides de jardinage fleurissent sur les rayons des librairies. Le livre de Christine Laurent n’en est pas un de plus – même si l’auteure prend soin de nous décrire en annexe, ses outils, ses méthodes de lutte biologique, son calendrier d’intervention et les architectures végétales réalisées. Il n’est pas davantage la compilation de ses chroniques qu’elle écrit depuis six ans sur Reporterre, le quotidien de l’écologie (et que nous reprenons sur Colibris le Mag), pour relater son aventure du « jardin sans pétrole ». Un jardin potager créé à Chamarande, dans l’Essonne, en 2013, sans usage – ou presque – de matières issues du pétrole : engrais et pesticides de synthèse, plastiques, etc. Non, son ouvrage est plus singulier que cela.

    Une fenêtre ouverte sur les secrets de la nature

       Christine Laurent trace pour nous un chemin. Celui qui conduit à l’émerveillement devant les mystères de la vie, que l’auteure explore au ras de ses 400 m2 de potager et au fil des saisons. Son récit, fluide et parfois poétique, décrit comment cette friche confuse et pauvre en zone périurbaine devient peu à peu une terre d’accueil pour des centaines de plantes potagères et sauvages, d’insectes bénéfiques ou pernicieux, de micro habitants du sol. Une oasis précieuse aussi pour sa petite tribu familiale : « Ce jardin est devenu en quelque sorte un double de nous-même, confie-t-elle. Je n’avais pas imaginé à quel point jardiner ensemble est essentiel pour nos vies, pour nos liens, pour communiquer entre nous. Autrement. Quelle aventure…

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Plutôt couler que

    2019  101 p.  10 € Libertalia en Poche

        « Notre société déborde de trop-plein, obscène et obèse, sous le regard de ceux qui crèvent de faim. Elle est en train de s’effondrer sous son propre poids. Elle croule sous les tonnes de plaisirs manufacturés, les conteneurs chargés à ras bord, la lourde indifférence de foules télévisées et le béton des monuments aux morts. Et les derricks continuent à pomper, les banques à investir dans le pétrole, le gaz, le charbon. Le capital continue à chercher davantage de rentabilité. Le système productiviste à exploiter main-d’œuvre humaine et écosystèmes dans le même mouvement ravageur. Comment diable nous est venue l’idée d’aller puiser du pétrole sous terre pour le rejeter sous forme de plastique dans des océans qui en sont désormais confits ? D’assécher les sols qui pouvaient nous nourrir, pour alimenter nos voitures en carburant ? De couper les forêts qui nous faisaient respirer pour y planter de quoi remplir des pots de pâte à tartiner ? »

       Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne, la militante écosocialiste Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant le navigateur Bernard Moitessier, les lucioles de Pasolini ou Les Racines du ciel de Romain Gary. Elle propose un choix radical : refuser de parvenir et instaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.


    votre commentaire
  •  

    Les médias le monde et moi (film)

       Total produits TTC 20,00 €            Frais de port (HT) 3,00 €

    « Les médias vous racontent des salades ? Assaisonnez-les ! »

    Un film documentaire écrit par Anne-Sophie Novel, co-réalisé avec Flo Laval

    Produit par Les Films d’un Jour, en coproduction avec Place To B, avec la participation de DOCS TV

    Durée : 70 min            21 articles

        Fake News, infobésité, rejet des médias, défiance à l'égard des journalistes, etc. La presse a du plomb dans l'aile, et le public semble en avoir ras-le-bol des informations déversées du matin au soir sur les ondes. Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Est-il possible de renouveler le métier de journaliste ? D'adopter une autre posture entre producteur et consommateur d'info ? A travers cette enquête, la réalisatrice, elle-même journaliste, partage son expérience, ses questionnements, et investigue les effets de la fabrique de l’information sur notre conception du monde.

       Dans un périple qui nous mène du Danemark aux Etats-Unis, en passant par la France et le Royaume-Uni, cette introspection s'enrichit de nombreux échanges. L'enthousiasme de nos interlocuteurs et les exemples mis en avant prouvent que ça marche : n'est-il pas temps, dans la profession, et avec le public, d'envisager de nouveaux chemins de faire ?

    ​Avec les interviews de Stéphane Paoli, Eric Fottorino, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry, Elise Lucet, Samuel Laurent, Sylvain Lapoix et Julien Goetz, Ulrik Haagerup, David Bornstein, Jodie Jackson, Benoït Raphaël, Julia Cagé, Yves Citton…

    Contactez-nous

    boutique@colibris-lemouvement.org                   01 71 50 83 01

    Colibris      18-20, rue Euryale Dehaynin 75019 Paris


    votre commentaire
  • [Infographie] Les Objectifs de développement durable de l'ONU soulignent aussi les inégalités en France

    Les 17 objectifs de développement durable (ODD) sont souvent vus comme un sujet de pays en développement, mais la France est bien concernée. Dans un rapport publié en mai dernier, des associations ont passé les grandes inégalités sociales, environnementales et économiques en revue au prisme de ces objectifs. Un panorama utile à l’heure où le gouvernement a fait de la lutte contre les inégalités une des priorités du G7 qu’il préside cette année.

    Inegalites iStock francescoch        Les inégalités s’aggravent en France et sont présentes dans l’ensemble des structures sociales, politiques, économiques qui régissent notre société.
    @francescoch

     

    Le constat est sans appel. "Les inégalités s’aggravent en France et sont présentes dans l’ensemble des structures sociales, politiques, économiques qui régissent notre société", affirme le rapport "Remède à l'inégalo-scepticisme" de 17 ONG (1) coordonnées par 4.D et Wecf France. Elles ont évalué les inégalités en France au regard des objectifs de développement durable (ODD), une série de priorités mondiale fixée par l'ONU en 2015. 

    Des inégalités qui se superposent et se renforcent

    Les inégalités sont loin de se cantonner au seul domaine économique et ont un caractère multidimensionnel. "Inégalités de revenus, inégalités sociales, inégalités politiques et inégalités environnementales se superposent et se renforcent, conduisant les plus vulnérables dans une spirale inégalitaire dont ils peinent à s’extraire", indique le résumé du rapport. Une logique globale soulignée par la référence aux 17 Objectifs de développement durable de l’ONU, que la France s’est engagée à atteindre - comme les autres pays du monde - en 2030.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Lutte contre le gaspillage : Édouard Philippe veut obliger à recycler les produits non alimentaires invendus

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/economie-circulaire/isr-rse/edouard-philippe-veut-obliger-a-recycler-les-produits-non-alimentaires-invendus

      Le Premier ministre a présenté à Paris un futur dispositif prévu dans la loi sur l’économie circulaire. Édouard Philippe prévoit d’interdire aux fabricants de produits non alimentaires de détruire ou mettre en décharge leurs invendus, d’ici 2021 et 2023 selon les filières. Les industriels devront mieux organiser leur recyclage et affiner la gestion de leurs stocks.

    La loi interdisant aux marques de jeter leurs invendus bientot votee   La loi sur l'économie circulaire, présentée en conseil des ministres cet été, interdira de détruire les invendus non alimentaires.
    @CCO

      La destruction des invendus non alimentaires (vêtements, électroménager, produits d'hygiène ou de beauté etc.), un des cas emblématiques du gaspillage, sera interdite d'ici deux à quatre ans en France, a annoncé mardi 4 juin le Premier ministre Édouard Philippe. Cette mesure vise à imposer de donner ces produits ou de les recycler, à partir de fin 2021 ou de fin 2023 suivant les cas, en complément aux mesures déjà adoptées ces dernières années contre le gaspillage alimentaire.

      Aujourd'hui, plus de 650 millions d'euros de produits non alimentaires neufs et invendus sont jetés ou détruits chaque année, soit cinq fois plus que les dons de ces mêmes produits, selon Matignon. "C'est un gaspillage qui choque, qui choque l'entendement (...) un gaspillage scandaleux", a déploré le chef du gouvernement, venu annoncer la mesure dans un magasin CDiscount dans le 11ème arrondissement de Paris.

      Le dispositif, "qui consistera en l'interdiction de l'élimination des invendus, neufs ou en général", figurera dans le projet de loi sur l'économie circulaire. Préparé par la secrétaire d'État Brune Poirson, cette loi sera présentée en Conseil des ministres au mois de juillet.

    Une première mondiale

    "Ce sera une première mondiale", a vanté le chef du gouvernement. Cette annonce arrive justement au moment où l'exécutif veut convaincre de son action en matière d'écologie et répondre aux attentes environnementales des Français, illustrées par une poussée du vote écologiste lors des dernières européennes.

    Selon le cabinet du Premier ministre, la mesure s'appliquera à partir de fin 2021 pour les produits disposant d'une filière de collecte et recyclage dite "REP" (Responsabilité Élargie des Producteurs). Et fin 2023 "au plus tard" pour les autres. La destruction de produits est répandue aussi bien parmi les grands distributeurs que chez les marques de luxe qui y voient une façon de protéger la propriété intellectuelle et d'empêcher la contrefaçon.

    Selon Matignon, des aménagements sont toutefois prévus dans certaines filières. À commencer par le secteur du luxe, qui s'inquiète de voir émerger un marché parallèle avec des produits bradés. Mais le produit neuf devra dans tous les cas être recyclé et non pas détruit ou mis en décharge. Certains produits qui ne sont plus utilisables passée une certaine date, comme le fond de teint, pourront aussi faire l'objet d'exceptions. "L'idée, à terme, c'est qu'il n'y ait plus d'invendus, avec une meilleure gestion des stocks", explique une conseillère de Matignon.

    La rédaction avec AFP

    © 2019 Novethic - Tous droits réservés


    votre commentaire
  • https://www.lessymboles.com/toutes-nos-nouvelles-technologies-sont-ultra-polluantes-et-aussi-ultratoxiques/?utm_source=wysija&utm_medium=email&utm_campaign=Lettre-MDS-237

    Commentaire. Les écrans avec les téléphones, l’internet consomment plus d’électricité que l’ensemble du trafic aérien mondial. Ils sont déjà à l’origine d’une énorme pollution électromagnétique, avec le 5G, ils deviendront l’artisan d’un génocide planétaire. 

    L’ARTICLE :

    https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/comment-le-numerique-pollue-dans-l-indifference-generale-801385.html

    Les ordinateurs, smartphones, data centers, réseaux et objets connectés engloutissent déjà 10% de la consommation mondiale d'électricité. L'augmentation des usages vidéo, l'explosion à venir de l'Internet des objets et de la blockchain, ou le traitement massif des données avec l'intelligence artificielle vont aggraver encore plus l'empreinte carbone du numérique. Des solutions, à petite et grande échelle, existent pourtant. Mais le grand public est peu sensibilisé à ces enjeux environnementaux et la classe politique ignore le problème.

    On peut désormais tout faire grâce au numérique : regarder la télévision en replay ou en streaming, écouter des millions de titres de musique, stocker nos milliers de photos dans le cloud, discuter en vidéo pendant des heures sur WhatsApp ou Messenger, piloter les équipements de sa maison, jouer en ligne... Le tout, bien sûr, grâce à nos nombreux appareils connectés (téléviseurs, ordinateurs, tablettes, smartphones, montres, enceintes...).

    Avec les années, ces outils sont devenus de plus en plus puissants pour accompagner les nouveaux usages et supporter une consommation toujours plus folle de données. Car au XXIe siècle numérique, tout est connecté ou a vocation à le devenir. Nos équipements, nos maisons, nos infrastructures de transport - demain les véhicules autonomes -, nos villes, les usines et même les champs sont bardés de capteurs qui les rendent « intelligents ». Sept milliards d'objets connectés seraient en circulation en 2018. D'après Gartner, ils seront au moins 20 milliards en 2020 et augmenteront encore nettement ensuite avec les progrès de la miniaturisation, la généralisation de la 5G ou encore les nouvelles perspectives du big data associé à l'intelligence artificielle.

    Internet pollue moins que la Chine et les Etats-Unis, mais davantage que tous les autres pays

    Problème : la révolution numérique, qui change en profondeur la société et l'économie, est un désastre pour l'environnement. Si Internet était un pays, il serait le troisième plus gros consommateur d'électricité au monde, derrière la Chine et les États-Unis. D'après plusieurs études, il engloutit déjà entre 6% et 10% de la consommation mondiale et pèserait près de 5% des gaz à effet de serre globaux.

    Malgré des méthodes de calcul différentes, les experts s'accordent à peu près sur une « règle des trois tiers » pour expliquer cette consommation. Le premier tiers viendrait des équipements, c'est-à-dire nos ordinateurs, téléviseurs, ainsi que tous les objets connectés en circulation, très gourmands en énergie, à l'image des smartphones qu'il faut recharger tous les jours. Le deuxième tiers est celui des data centers, qui consomment énormément d'électricité et qui dégagent de la chaleur qu'il faut donc refroidir. Enfin, le dernier tiers est celui des réseaux, ces millions de kilomètres de tunnels et de tuyaux qui transportent nos données, et qui sont bardés d'antennes et de routeurs pour assurer le fonctionnement du Web.

    Le numérique n'est pas une industrie immatérielle

    « L'impact environnemental du numérique est difficile à appréhender car il est essentiellement invisible », déplore Hugues Ferreboeuf, chef de projet pour The Shift Project, un cercle de réflexion sur la transition écologique.

    Pourtant, le numérique n'est pas immatériel. Pour fabriquer nos ordinateurs, téléviseurs et smartphones, il faut une quantité énorme de ressources naturelles non renouvelables, parfois très rares, qui sont transformées en composants électroniques avec des méthodes d'extraction et de traitement souvent très polluantes. « Un téléphone portable requiert environ 60 métaux différents, et seulement une vingtaine d'entre eux seraient actuellement recyclables », alerte le Livre blanc Numérique et Environnement, publié cette année par un collège d'experts issus de l'Iddri, de la Fondation internet nouvelle génération (Fing), du Fonds mondial pour la nature (WWF France) et de GreenIT.fr, qui regroupe la communauté française des acteurs de l'informatique durable.

    De leurs côtés, les tuyaux sont de plus en plus sollicités par les usages vidéo : le trafic sur les réseaux télécoms explose de 100% par an, Netflix consomme à lui seul 15% de la bande passante mondiale, et la vidéo pèse désormais 58% de l'ensemble du trafic sur Internet, d'après une récente étude de Sandvine.

    Le problème de l'explosion de la consommation de données vient aussi de « l'obésité » des logiciels et des applications mobiles. D'après le centre de recherche grenoblois Gricad, 35 applications fonctionnent en moyenne en permanence sur un smartphone, même quand celles-ci sont fermées, épuisant la batterie. Comme ils ne sont plus limités par la mémoire des appareils ou les capacités de stockage, les développeurs ne font plus vraiment attention à l'efficience des logiciels.

    « Le code des applis est devenu trop lourd et complexe, ce qui gâche de l'énergie, regrette Frédéric Bordage, le fondateur de GreenIT.fr. Quand on pense que l'ordinateur qui a emmené l'homme sur la Lune disposait d'une mémoire centrale d'environ 70 kilo-octets, soit autant que le poids d'un e-mail aujourd'hui, on constate que l'efficience informatique s'est spectaculairement dégradée en un demi-siècle. »

    La "Green Tech" ne compense pas l'impact négatif du numérique sur l'environnement

    Paradoxalement, le numérique en lui-même est une solution pour répondre aux défis environnementaux. Les solutions des « clean tech », parfois révolutionnaires, se déploient dans de nombreux domaines : énergies propres et renouvelables, optimisation de la consommation énergétique et des circuits alimentaires, gestion de l'eau et des déchets, mobilité verte, fluidification des flux de transports dans les villes, éclairage public intelligent, surveillance en temps réel des forêts, de l'air ou des océans, nouveaux matériaux moins polluants... L'innovation verte est si prometteuse que beaucoup pensent que la révolution numérique contribue déjà fortement à la transition écologique.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • https://www.farmlandgrab.org/post/view/28975 

    Original source: Politis


    par Geneviève Azam   (04 juin 2019)

    L’accaparement des sols et leur dégradation menacent les espèces, l’agriculture et l’alimentation. Un mouvement « terrariste » se lève pour soustraire les terres aux usages prédateurs.

    Les sols de la Terre meurent aussi. Ils sont si dégradés que le rapport de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) parle d’« état critique ». Ce géocide silencieux déloge les paysans, menace toutes les espèces et l’alimentation. La désertification altère le cycle et la qualité de l’eau, elle réduit la capture du carbone au point de contribuer pour environ 30 % à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

    Les sols meurent également de l’« artificialisation », autrement dit du béton, du goudron, de la verdure aménagée. Selon l’Agence française pour la biodiversité, entre 2006 et 2015, la France métropolitaine a perdu 590 000 hectares de terres agricoles et d’espaces naturels, principalement sous la forme de surfaces goudronnées, pelouses et bâtiments. L’artificialisation croît plus vite que la population, elle augmente aussi plus vite que le sacro-saint PIB ! Le sol n’est plus la terre d’accueil, il est une « ressource » spéculative autonome pour un monde « hors-sol ».

    Une telle dévastation accélère l’accaparement des terres, telles sont les conclusions des rapports publiés par Grain (1), organisation indépendante de recherche et de soutien aux paysans. Au cours de ces dernières années, les plantations de palmiers à huile sont en première ligne. La Socfin, holding luxembourgeoise dont le groupe Bolloré est le deuxième actionnaire, détient des participations dans diverses sociétés de plantations en Asie et en Afrique, comme la Socapalm au Cameroun (2). Rivières polluées, milliers d’hectares de champs et de forêts remplacés par des monocultures de palmiers à huile et d’hévéas, tombes et sites sacrés détruits. Le système alimentaire industriel est un responsable majeur du réchauffement climatique, ajoutant ses émissions à celles de l’agriculture, responsable de 24 % des émissions mondiales, déforestation incluse. En retour, les effets des conditions météorologiques extrêmes fragilisent les millions de paysans pratiquant l’agriculture vivrière.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • 2019    256 p.   15 € (Flammarion)

       « Mais bon sang, comment vais-je m'en sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m'entretenir avec vous de l'avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier. Il y a dix ans, j'avais publié un très court texte sur l'écologie. Et quand on m'a prévenue qu'il serait lu à l'inauguration de la COP 24, c'est alors que j'ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l'avenir de la Terre, du monde vivant, de l'Humanité. Rien que ça.»

        Fred Vargas est l'auteur de nombreux romans policiers, qui sont publiés dans vingt-deux pays. Elle est également docteur en archéozoologie et a exercé longtemps comme chercheur au CNRS. Ce livre, qui explore l'avenir de la planète et du monde vivant, souhaite mettre fin à la « désinformation dont nous sommes victimes » et enrayer le processus actuel.

     Intervieuw:

     https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/biodiversite/climat-a-1-5-degre-de-plus-la-moitie-de-l-humanite-va-mourir-alerte-fred-vargas

       L'auteur Fred Vargas range ses polars pour s'attaquer au péril climatique et à la pollution. Elle publie L'humanité en péril, virons de bord (Flammarion), dans lequel elle a pour ambition d'informer la population du danger qui la guette. Fred Vargas explique qu'à 1,5 degré de plus de réchauffement climatique, la moitié de l'humanité mourra. Elle affirme aussi que lors de la COP 24, les dirigeants politiques ont sciemment décidé de sacrifier un quart de plus de la population mondiale en s'autorisant à aller jusqu'à +2 degré

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Le zéro déchet en pratique : une démarche ludique, rentable, pour « protéger la Terre et nos petits-enfants »

    par Audrey Guiller 3 juin 2019

    https://www.bastamag.net/Le-zero-dechet-en-pratique-une-demarche-ludique-rentable-pour-proteger-la-Terre

    Basta ! est un média indépendant en ligne, qui publie quotidiennement des enquêtes, reportages, entretiens, sur les questions sociales, environnementales, économiques et démocratiques. Il est animé par une équipe de huit journalistes permanents.

    La ville de Roubaix s’est engagée dans une politique volontariste de réduction des déchets. Elle accompagne des écoles, des commerces et surtout des familles pour alléger leurs poubelles et les aider à moins mais mieux consommer. La démarche est loin d’être anecdotique : elle permet à ces familles de dépenser moins, de fabriquer autant que possible les produits de leur quotidien, de ré-interroger leur manière de consommer et, au delà, de vivre. « Nous voulons continuer à soutenir un projet politique de décroissance de la consommation et de relocalisation de la production », s’enthousiasme un élu municipal. Reportage.

    Dans une maison du centre-ville de Roubaix (Nord), la colocation de Delphine Barbry, Alexandre Dewas et Aurélien Chuffart, jeunes trentenaires, est semblable à bien d’autres : ils détestent tous sortir les poubelles. Mais depuis l’hiver, la corvée s’est allégée. « Nous nous sommes engagés dans le défi "familles zéro déchet" proposé par la ville », explique Delphine, céramiste et coordinatrice d’ateliers d’artistes. Les amis pèsent leurs sacs d’ordures chaque quinzaine, et cherchent à ce que la courbe de résultats baisse. « Cet après-midi, je vais dans un "Repair café" pour qu’un bénévole m’aide à dépanner l’aspirateur », poursuit la jeune femme [1].

    Depuis 2014, Roubaix s’est engagée dans une démarche de réduction de ses déchets auprès des entreprises, des écoles, des associations, des administrations et des citoyens. L’idée est née pendant la campagne municipale. Beaucoup de Roubaisiens se plaignent alors de la saleté de la ville. « Nous avons proposé de dépasser le sujet de la propreté pour penser les déchets autrement, explique Alexandre Garcin, adjoint au développement durable de la Ville. Avec l’association ZeroWaste France, nous avons réfléchi à la manière de produire moins de déchets. » Au même moment, la ministre de l’Environnement de l’époque, Ségolène Royal, lance un premier appel à projets pour des territoires « zéro déchet ». Roubaix, l’une des villes les plus pauvres de France, est sélectionnée. Parmi ses 97 000 habitants, 31% sont sans emploi, et 44% de ménages sont sous le seuil de pauvreté [2].

    Trois à quatre fois moins de déchets par habitant

    La colonne vertébrale de la démarche est le « défi familles » qui, depuis cinq ans, accompagne chaque année 100 nouvelles familles à réduire le poids de leurs poubelles d’au moins 50 %. « 1500 adultes et enfants l’ont déjà relevé. Au final, ils produisent 50 à 70 kg de détritus par an et par habitant. C’est trois à quatre fois moins qu’ailleurs dans la métropole », calcule Alexandre Garcin. Delphine Barbry et ses colocataires ont intégré le défi il y a six mois. « On était déjà très sensibilisés : on fabrique nos produits ménagers nous-mêmes, on récupère des meubles d’occasion, énumère-t-elle. Parce qu’on a de faibles revenus et qu’on est artistes : on a du temps et on est débrouillards. » La famille d’Aurélien, artiste et travailleur dans le bâtiment, était nombreuse : « Mes parents faisaient attention à toutes les dépenses. J’ai gardé cette habitude. » Pourtant, en pesant leurs poubelles, les jeunes prennent conscience qu’ils ont une marge de progression : « Depuis, on a un lombricomposteur. On fait les courses au marché en apportant nos propres contenants. On achète les bières en Belgique car les bouteilles sont consignées », ajoute-t-il.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Quand ce ne sont pas les entreprises du BTP qui prélèvent de l’eau, d’autres font valoir leurs besoins immédiats pour refroidir les centrales électriques ou améliorer le rendement des équipements hydroélectriques. Au total, le secteur industriel consomme un quart de l’eau douce disponible en France. Le plus gros utilisateur est l’agriculture avec la moitié de l’eau consommée, et un pic à 80% lors des trois mois d’été [5]. Le reste de l’eau douce est traitée pour devenir de l’eau potable.

    Barrage de Caussade : l’illustration d’une fuite en avant

    A l’aune des sécheresses et pénuries d’eau qui se profilent, ce qui se joue autour du barrage de Caussade, dans le Lot-et-Garonne, illustre une forme de fuite en avant. Et annonce les tensions futures, voire les conflits ouverts, autour de la gestion des ressources en eau. Cette retenue de 920 000 m3, dont la construction est en train de s’achever, va bénéficier à une vingtaine d’exploitations agricoles. Dès 2015, un audit ministériel sur les politiques de l’eau et de la biodiversité fait état « des tensions fortes dans le département » en raison des besoins en irrigation. Ses auteurs s’inquiètent de « l’opposition offensive de la profession agricole aux politiques et polices environnementales, devenue agressive, voire anxiogène à l’endroit de ceux qui les portent ». En dépit des réserves émises par l’Agence française pour la biodiversité et le Conseil national de la protection de la nature, la préfecture publie en juin 2018 l’arrêté d’autorisation du lac de Caussade.

    Alors que deux associations, France nature environnement (FNE) et la Sepanso, contestent devant la justice l’arrêté préfectoral, l’ensemble de la zone est défriché et plus de 3000 m2 de zone humide sont détruits. Début octobre 2018, un courrier des ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique estiment le projet illégal car « pas compatible avec le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux », ce qui amène la préfète à retirer l’autorisation le 15 octobre. Malgré la plainte déposée par la préfecture de région, la chambre d’agriculture dirigée par le syndicat « Coordination rurale » poursuit les travaux qu’elle finance entièrement, pour environ un million d’euros. A l’heure où nous écrivons ces lignes, la digue est construite et le barrage commence à se remplir... Le tout avec des fonds publics.

    Je lis, j’aime, je vous soutiens

    Pour rester en accès libre, Basta ! a besoin de vous, lecteurs !

    Soutenez l’indépendance de Basta! en faisant un don.

    « Des arrêtés sécheresse sont publiés, mais il n’y a plus personne pour contrôler les prélèvements »

    Le barrage de Caussade « ne répond en rien à la problématique locale, qui est de partager la ressource de la manière la plus juste, pour l’ensemble des habitants d’un territoire où l’eau manque régulièrement » dénonce FNE, qui voit là un « racket de l’eau ». Il y a « des départements où les règles de gestion de l’eau ne sont plus respectées depuis des années par les chambres d’agriculture. Des arrêtés sécheresse sont publiés mais il n’y a plus personne pour contrôler les prélèvements. Caussade est révélateur d’une situation dégradée dans un département », alerte la vice-présidente de l’association, Florence Denier-Pasquier.

    Un arrêté préfectoral a bien été publié le 2 mai, enjoignant la chambre d’agriculture locale à détruire sous trois mois la retenue d’eau construite sans autorisation, et à consigner dans un délai de dix jours « la somme de 1 082 000 euros correspondant aux travaux et opérations de suppression de l’ouvrage » [6]. Pourtant, depuis cette date, la retenue d’eau est toujours en place et les comptes de la chambre d’agriculture n’ont pas fondu. Entre temps, le gouvernement a publié une nouvelle instruction à destination des préfets qui vise à relancer les « projets de territoire pour la gestion de l’eau ».

    Les projets de territoire, un outil pour une meilleure gestion des ressources ?

    Les « projets de territoire » sont le fruit d’une longue bataille qui commence en 2011. A l’époque, Nicolas Sarkozy annonce un plan de 100 millions d’euros pour la création de nouvelles retenues d’eau et l’allègement des contraintes administratives. Au même moment, un rapport officiel montre que, sans intervention publique, les retenues d’eau « sont d’une rentabilité économique incertaine » [7]. Mais aucune stratégie et vision de long terme pour gérer les ressources en eau ne voit le jour.

    Tout change au gré des valses des ministres de l’Écologie. En 2012, Delphine Batho impose un moratoire sur les aides au financement des retenues d’eau. Un an plus tard, son remplaçant, Philippe Martin, rouvre les vannes de l’irrigation et des financements publics. Puis en 2015, Ségolène Royal y ajoute des conditions : insérer ces retenues d’eau dans ces fameux « projets de territoires » qui prennent « en compte l’ensemble des usages de l’eau ». Le stockage de l’eau pour les besoins des agriculteurs est donc autorisé, mais après des concertations et l’étude des alternatives. Entretemps, le drame du barrage de Sivens, dans le Tarn, a marqué les esprits, avec la mort de Rémi Fraisse, illustrant les premiers conflits qui opposent les défenseurs des zones humides comme biens communs aux agriculteurs qui souhaitent les transformer en retenues d’eau artificielles pour leur usage privé.

    « Les lobbys sont en action partout »

    Un premier bilan de ces projets de territoires est conduit en septembre 2018 par les ministères de l’Écologie et de l’Agriculture [8]. Le résultat est plus que médiocre. Sur la soixantaine de projets recensés, moins de cinq ont été validés et mis en œuvre. Lourdeur de la construction du schéma d’aménagement et de gestion de l’eau, longueur des procédures administratives, contentieux... Les agriculteurs irrigants y voient « une procédure supplémentaire qui viendrait ralentir encore l’adoption de décisions qu’ils estiment urgentes ».

    Le projet de territoire reste néanmoins « un bon outil d’animation locale s’il est bien au service d’une démarche de co-construction », et pas seulement pour aller chercher des subventions, estime le rapport. Problème : les lobbys de l’irrigation sont à la manœuvre pour, justement, tenter de décrocher le plus de financements publics possibles, aux dépens de la concertation et d’un usage équitable des ressources en eau en fonction des besoins.

    « Les lobbys sont en action partout pour vendre des projets multi-usages avec 95 % en irrigation et les 5 % restants pour la salubrité », explique Florence Denier Pasquier, experte du droit de l’eau. « On habille le multi-usages pour maquiller le fait que c’est essentiellement un besoin d’irrigation. » Elle constate une poussée permanente des lobbys pour surdimensionner les prélèvements en eau, y compris dans les territoires qui en manquent. Cela leur permet d’obtenir davantage de financement des agences de l’eau ce qui, dénonce Florence Denier-Pasquier, est « un dévoiement de l’utilisation des finances publiques ».

    Faire entendre les voix de tous les usagers

    Comment faire en sorte que d’autres voix soient entendues dans la gestion commune de l’eau ? C’est tout l’enjeu du dialogue citoyen mené actuellement par le département de Haute-Garonne, dans le cadre du projet de territoire "Garonne-amont". La concertation est menée dans un climat « de fortes tensions climatiques et sociales concernant des projets de gestion de l’eau qui, par le passé, ont été mal conçus et conflictuels » souligne Jean-Stéphane Devisse, directeur associé de Médiation et environnement, en charge de la coordination du groupe local Garonne Amont. « Sivens, Charlas [du nom d’une grosse retenue d’eau qui n’a finalement pas été construite du fait des oppositions, ndlr] et Caussade sont trois noms qu’il faut éviter de prononcer ! »

    Pour éviter un public d’habitués, un panel citoyen est tiré au sort. 3000 courriers ont ainsi été adressés à des résidents du territoire tirés au sort, au prorata du nombre d’habitants par communes, leur demandant s’ils souhaitaient participer au dialogue citoyen. 150 ont répondu spontanément. « Nous avons fait en sorte que ce panel soit le plus équilibré possible du point de vue de la parité, de la diversité géographique, des catégories socio-professionnelles, des classes d’âge », précise Jean-Stéphane Devisse. Leurs niveaux de connaissance sur les fleuves et rivières étant très différents, des sessions ont été organisées sur le fonctionnement des cours d’eau. D’ici début juillet, ce panel devra rendre un avis écrit, nourri de leur variété de profils, à la maitrise d’ouvrage qui devra transformer leurs recommandations en actions concrètes.

    « Étudier au préalable toutes les alternatives »

    En parallèle, des ateliers thématiques plus classiques sont organisés, un site internet a été mis en place pour recueillir des contributions et des rencontres avec les habitants sont initiées par la médiation environnementale. « Une synthèse de tout ce qui a été dit et écrit, que ce soit lors des ateliers ou en ligne, sera produite et va nourrir considérablement l’acteur public pour prendre sa décision », résume David Prothais, qui conseille les collectivités françaises dans l’organisation de concertations [9]. « Il y a une chose que le panel a parfaitement comprise, c’est que les petites économies d’eau ne suffiront pas », complète Jean-Stéphane Devisse. « Et ce n’est pas une retenue comme celle de Caussade qui est à la hauteur de l’enjeu. »

    « Le stockage de l’eau ne peut pas nous sauver de tout, confirme Florence Denier-Pasquier. Si on fait des ouvrages, il faut étudier au préalable toutes les alternatives » Il apparait essentiel que des études hydrologiques poussées sur l’état des ressources soient réalisées en amont. S’interroger sur les modèles et les pratiques agricoles est également incontournable (notre article). Les collectivités locales ont aussi un rôle majeur à jouer pour lutter contre l’imperméabilisation des sols. « Face à des acteurs qui veulent s’affranchir de toute concertation, l’État doit prendre ses responsabilités prévient Florence Denier-Pasquier. Si on continue la course à l’eau, cette course à l’appropriation, les guerres de l’eau vont se multiplier. »

    Sophie Chapelle

    A lire sur le sujet : (sur Basta!)
    - Face au réchauffement climatique, des agriculteurs montrent la voie d’une irrigation responsable
    - Un grand projet de réservoirs d’eau sert les intérêts de l’agriculture intensive au mépris de l’avenir des rivières
    - L’urgence d’une agriculture qui ne gaspille plus les ressources en eau

    Notes

    [1] Voir le rapport réalisé par le comité de bassin Adour Garonne

    [2] Évalué entre 200 et 250 millions de mètres cube.

    [3] « L’augmentation de la température de l’eau induit de nombreuses conséquences dont la diminution de l’oxygène dissous, l’augmentation de l’eutrophisation et des proliférations d’algues, la modification de la matière organique naturelle, la métabolisation plus rapide et intense des micro-polluants ou encore l’amplification de l’écotoxicité » (extrait du plan d’adaptation au changement climatique du bassin Adour-Garonne).

    [4] Haute-Garonne : 2854 hectares ; Ariège : 939 ha ; Hautes-Pyrénées : 1745 ha.

    [5] L’eau et son droit, rapport annuel du Conseil d’État 2010, page 26. Un diagnostic réalisé sur le bassin versant de la Garonne confirme que l’irrigation y représente les deux tiers de l’eau consommée.

    [6] Cet arrêté ordonne la remise en état des terrains d’ici à un an et demi, la cessation des travaux (à défaut, une astreinte de 500 euros par jour sera appliquée), des mesures conservatoires, telle que la prise de mesures nécessaires pour cesser la mise en eaux. Source.

    [7] « Faut-il subventionner la création de réserves d’eau pour l’irrigation ? », rapport du Cemagref pour l’Onema, avril 2011. (http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers16-07/010051779.pdf)

    [8] Consulter le rapport ici. (https://ged.fne.asso.fr/silverpeas/LinkFile/Key/00d6f197-a132-468e-8725-7ebc50fe71aa/Rapport%20cellule%20expertise%20projets%20territoires%20juin%202018.pdf)

    [9] Le comité de pilotage composé de quatre conseils départementaux (Haute-Garonne, Ariège, Gers, Hautes-Pyrénées), de l’État, de la Région Occitanie, ainsi que de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, rendra une décision à l’automne 2019 pour garantir le projet de territoire de gestion des eaux.


    votre commentaire
  • 03 juin 2019

    https://www.notre-planete.info/actualites/201-plantation-arbre-fruitier-naissance

    Christophe Magdelaine Christophe Magdelaine / notre-planete.info

    plantation-arbres-fruitiers-naissancesPlantation d'arbres fruitiers à Salles-sur-Mer, 17 novembre 2017, pour symboliser les naissances de 2016
    © Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info - Licence : Tous droits réservés

    Une naissance = un arbre, c'est l'égalité simple et vertueuse qui est mise en oeuvre par certaines communes, comme celle de Salles-sur-Mer en Charente-Maritime. Un moment convivial, symbolique et bénéfique pour l'éducation à l'environnement.

    La petite commune de Salles-sur-Mer (environ 2 200 habitants), en Charente-Maritime (France), marque toutes les naissances de ses concitoyens par la plantation d'un arbre fruitier. L'initiative, née en 2016 vient de connaître sa deuxième édition. Pour l'occasion, 19 arbres fruitiers ont été plantés le 25 novembre 2017 : poiriers, cerisiers, pommiers, cognassiers, brugnonier, pruniers... De quoi satisfaire chaque enfant ! Car ce sont les enfants, nés l'année précédente, qui vont choisir, soutenus par leurs parents, l'arbre fruitier qui portera leur prénom visible via une étiquette plastifiée.

    La plantation de l'arbre fruitier est l'occasion, pour les services de la commune, de prodiguer quelques conseils de jardinerie aux parents mais surtout de transférer une petite part de responsabilité à l'enfant et la famille pour le bien-être de ce nouvel arbre. Au-delà de l'aspect symbolique et de la joie procurée par cet évènement, c'est un ensemble de bénéfices, pour la commune, mais aussi pour l'environnement :

    • dans un monde où les enfants sont de plus en plus détachés de la nature et des services qu'elle offre, ceux-ci vont mieux comprendre d'où vient une grande partie de notre alimentation ;
    • l'enfant est sensibilisé à l'importance de préserver un arbre fruitier qui lui fournira ensuite des fruits, sains et sans pesticides, gratuitement et simplement ;
    • année après année, c'est un petit verger qui se constitue avec la possibilité, pour tout le monde, de se servir gratuitement et sainement en fruits de saison. Un excellent moyen d'inciter à la consommation de fruits, quelque soit le revenu ;
    • c'est davantage de fleurs et donc de pollinisateurs, un plus pour la biodiversité ;
    • la plantation d'arbres permet de fixer le carbone atmosphérique et contribue à la diminution de la concentration en gaz à effet de serre ;
    • la plantation d'arbres est un excellent moyen de diminuer la pollution atmosphérique, notamment dans les villes exposées à la pollution ;
    • la plantation d'arbres sur un terrain exposé aux aléas climatiques permet de diminuer les risques de catastrophes naturelles (inondation, sécheresse...)
    • les habitants de la commune veillent sur les arbres, par leur passage régulier et leur communication sur l'opération, et diminuent ainsi le risque de vandalisme.

    Si cette initiative, peu coûteuse et très efficace, était démocratisée dans chaque commune, nul doute que cela participerait à un reverdissement nécessaire de la France, qui a perdu la majorité de ses arbres fruitiers, mais aussi à rétablir ce lien maintenant si ténu avec la terre nourricière, sans oublier la création d'un espace de vie collectif dans une société de plus en plus individualiste.

    Deux ans après : quel bilan ?

    Deux ans après sa mise en place, le bilan de cette initiative est plutôt positif avec quelques bémols.

    Les premiers arbres fruitiers plantés n'ont pas été suffisamment arrosés, la moitié sont morts à cause de la chaleur et sécheresse estivales.

    Les arbres fruitiers de 2017 ont bien mieux résisté : deux arbres ont souffert de la sécheresse de 2018 mais ils ne sont pas morts. Enfin, un seul arbre sur 19 a été cassé à priori volontairement selon la Mairie.


    votre commentaire
  • 06 juin 2019,

    https://www.notre-planete.info/actualites/379-eco-construction-eco-materiaux

     

    maison-ecologique-bois© Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info - Licence : CC BY-NC-ND

       La pensée écologique qui gagne peu à peu nos consciences citoyennes permet de rendre à certaines techniques de construction et à certains matériaux oubliés leurs lettres de noblesse. Longtemps boudés, les matériaux biosourcés ont le vent en poupe depuis quelques années. Zoom sur ces éco-matériaux prometteurs, annonciateurs d'une révolution verte dans le secteur de l'habitat.

       Force est de constater que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir quitter notre environnement ultra-urbanisé, synonyme de stress, de pollution de l'air mais aussi de pollution sonore ou lumineuse, pour aller vivre au grand air. Un exode rural voulu et presque vital pour certains, qui s'accompagne d'une volonté de faire mieux, d'agir différemment, dans un souci de retour à la nature plus sain et inné à l'Homme.

       Principalement utilisés dans les pays pauvres pour leur faible coût et leur biodisponibilité locale, l'utilisation d'éco-matériaux dans le secteur de la construction est en timide augmentation ces dernières années également dans les pays riches. Une tendance qui traduit une volonté de respecter davantage notre environnement en utilisant comme matériaux de construction ce que la nature nous procure sans avoir besoin d'exploiter de manière démesurée des ressources naturelles provenant à des milliers de kilomètres de chez soi. Bien loin de la chaumière de la petite maison dans la prairie, tout le défi du XXIème siècle concernant ces projets de construction d'un nouveau genre est de concilier technologie, confort et respect de l'environnement.

    Eco-matériaux : des critères de sélection drastiques

      Les éco-matériaux sont principalement utilisés comme matériaux d'isolation mais aussi en tant que matériaux structurels. Le domaine de la construction d'habitation ne retient que des matériaux fiables et performants, pouvant rivaliser avec d'autres matériaux moins écologiques comme le béton.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Taxation des multinationales : la révolution continue

    Christian Chavagneux 07/06/2019
    https://www.alternatives-economiques.fr//taxation-multinationales-revolution-continue/ 

    Bonne nouvelle : la révolution de la taxation des multinationales lancée en janvier dernier (https://www.alternatives-economiques.fr/taxation-gafa-locde-lance-revolutions-historiques/00087973) à l’OCDE continue. Les 8 et 9 juin prochains à Fukukoa, au Japon, les ministres des Finances du G20 vont plancher sur le sujet avec l’objectif d’arriver à un consensus avant la fin 2019, pour une mise en œuvre en 2020.

    Qui taxe quoi ?

    Leur programme de travail (https://www.oecd.org/tax/beps/programme-of-work-to-develop-a-consensus-solution-to-the-tax-challenges-arising-from-the-digitalisation-of-the-economy.pdf) pose d’emblée le cadre de ce qui se joue : comment fixer les droits à taxer les revenus issus des activités internationales, en particulier pour les entreprises du numérique ? Ces dernières développent des activités importantes sans présence physique dans les pays. Or, les accords fiscaux internationaux ne permettent à un Etat de taxer les profits des entreprises que lorsque celles-ci sont présentes sur son territoire.

    Taxation des multinationales

                                                  A lire Alternatives Economiques n°391 - 06/2019

       D’où la première révolution en cours : on pourra taxer des firmes sans présence effective, les droits à taxer seraient désormais déterminés davantage en fonction de la localisation des consommateurs plutôt que des profits, transférés artificiellement par les entreprises vers les paradis fiscaux.

       La première révolution en cours : on pourra taxer des firmes sans présence effective

       Une évolution qui fera des gagnants, les pays de grande consommation, et des perdants, les paradis fiscaux et les grands pays exportateurs. Qu’en serait-il pour la France ? Elle récupérerait par exemple des droits à taxer sur les activités des Gafa transférées en Irlande, mais en perdrait aussi, par exemple sur les profits réalisés lors de la vente de produits de luxe par les entreprises françaises en Chine, les Chinois récupérant un droit à taxer plus important en tant que marché de consommation. Du côté de Bercy, on reste prudent et on a demandé à des économistes de produire une estimation dont les premiers résultats semblent indiquer qu’« au final, la France serait a priori gagnante ». Le ministère des Finances attend que l’OCDE collecte les informations pour l’ensemble des territoires concernés et propose un bilan général.

    Lire la suite...


    votre commentaire
  • Stop au gaspillage des invendus par Amazon ! 

    Publié par : santenatureinnovation.info

    Pétition sur:

    https://www.leslignesbougent.org/petitions/stop-au-gaspillage-des-invendus-par-amazon/?source=LLB30570003&co_source1

    Selon l’émission Capital [1], le géant américain Amazon, leader de la vente en ligne, serait aussi un champion du gaspillage :

    • 3,2 millions d’objets manufacturés NEUFS auraient été jetés en 2018 par Amazon en France. Des machines à café, des téléviseurs, des jouets pour enfants… Il s’agit en grande majorité d’invendus, mais aussi de produits retournés par les clients.
    • 70 à 80% des objets jetés étaient vendables et la plupart encore dans leur emballage d’origine, selon un ancien employé interrogé en caméra cachée.
    • en tout, Amazon jetterait 300 millions d’objets par an, tous pays confondus [2]

    Cet employé a aussi déclaré que ce n’était pas un acte isolé mais bien une politique de destruction quasi systématique.

    “On jette une machine à café parce que la date de péremption des capsules offertes est dépassée ou parce qu’un nouveau modèle est sorti”.

    Les produits jetés sont soit incinérés immédiatement, soit envoyés dans des décharges à ciel ouvert en pleine campagne, où ils mettront plusieurs dizaines d’années voire plus à se décomposer (500 ans pour une couche jetable par exemple), tout en polluant les sols durant ce temps.

    Et le pire, c’est que cette pratique est totalement légale 

    Produire plus...pour détruire plus!

    Lire la suite...


    votre commentaire
  •  (Christiane TAUBIRA)

    2017   128 p.  9 €

      " Nous devons reprendre l'ouvrage. Nous, la Gauche.
       En renouant avec notre identité : refaire de la justice sociale la colonne vertébrale des politiques publiques ; reprendre en charge la question démocratique ; penser la culture ; retisser les liens de solidarité internationale avec les travailleurs, les déshérités, les femmes opprimées, les enfants exploités, les croyants et les incroyants persécutés, les victimes des traites, des guerres, des misères, des catastrophes.
    Et assumer tout cela tête haute. " Ch. T.

       Dans une langue éblouissante, Christiane Taubira s'indigne des inégalités et des violences sur notre planète, s'attaque aux idées dangereuses des extrêmes, critique l'invocation permanente du concept de crise qui assoit la domination des puissants, identifie les règles de vie commune
    dans une société laïque, redonne leur sens aux mots si souvent dévoyés aujourd'hui, trace les axes d'un combat urgent.
       Un livre lucide et engagé, un livre d'espoir porté par le souffle d'une citoyenne de la Terre qui ne peut vivre sans exaltation ni s'accommoder du monde tel qu'il lui est donné.

      Ancienne Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Christiane Taubira est l'auteure de plusieurs livres, dont

       -L'esclavage raconté à ma fille et

      -Murmures à la jeunesse.


    votre commentaire