• 12 octobre 2017,

    cerveau-intelligence                               Crédit : HypnoArt - Licence : CC0

       Si la pertinence des tests de QI (Quotient Intellectuel) dans la mesure de l'intelligence fait polémique, une tendance alarmante se dessine malgré tout en Occident. D'après plusieurs études publiées en 2013 dans la revue scientifique Intelligence, une baisse généralisée du QI serait effective en Occident, depuis une quinzaine d'années. Serions-nous plus stupides qu'autrefois et pourquoi ?

      La récente inversion de l'"effet Flynn"

    Une baisse progressive du QI dans tout l'Occident

    A l'inverse d'un 20e siècle marqué par l'augmentation radicale et généralisée du QI moyen en Occident, la tendance du 21e siècle est à la baisse, en Europe du Nord tout particulièrement.

    Ce phénomène s'apparente à une inversion du fameux "effet Flynn", décelé par le chercheur néo-zélandais James R. Flynn, qui expliquait la hausse du QI moyen au 20e siècle par l'amélioration des conditions sanitaires et l'accès généralisé à l'éducation.

    C'est chez les Britanniques que le phénomène est le plus flagrant. On observe en effet une chute de 14 points entre 1999 et 2013, avec un score moyen de 100.

    En France, le phénomène est moins alarmant mais tout aussi réel. On y note en effet un recul de près de 4 points, depuis le début des années 2000, avec un score moyen de 98.

    La même tendance s'observe en Australie, aux Pays-Bas, au Danemark, en Norvège et en Suisse, entre autres... De quoi piquer la fierté des occidentaux. 

    Les plus forts QI se retrouvent en Asie, puis en Europe

    Les recherches effectuées par le britannique Richard Lynn, professeur émérite de psychologie à l'Université d'Ulster (Irlande du Nord) et le finlandais Tatu Vanhanen, professeur émérite de science politique à l'Université de Tampere (Finlande), ont permis d'établir un classement des QI moyens dans plus de 80 pays, entre 2002 et 2006[1]. En voici un échantillon avec les pays ayant les plus forts QI :

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  •                                                           2017     416 p.    18,90 €

       Les petites actions font les grands changements : 250 rituels pour prendre en main ses émotions, adopter les bonnes habitudes et changer sa vie.

      Parce que nos innombrables émotions, pensées et gestes quotidiens tissent notre existence, savoir les dompter est un véritable art de vivre. Comment ? En s'appuyant sur le pouvoir des rituels, Elsa Punset nous livre une boîte à outils pour développer des émotions positives, et se débarrasser des habitudes inutiles ou néfastes.
      250 rituels express pour transformer sa vie pas à pas : des actions rapides, faciles à réaliser au quotidien (notre temps est compté) et régulières (notre cerveau aime la répétition) permettent de créer de nouvelles habitudes pour mieux vivre avec soi et avec les autres. Autant de " petites révolutions " qui changent la vie...
       Un guide pratique et efficace : à chaque routine son mode d'emploi, avec un objectif associé. 25 objectifs sont répertoriés et organisés autour des 4 leviers de l'intelligence émotionnelle : se connaître, gérer ses émotions, se motiver et améliorer ses relations.
      Une mine de ressources : Rigologie express, tableau des rêves, l'île de silence, " bonjour, je me sens seul ! ", la boîte des attentes et des espoirs, un câlin de 6 secondes, l'équilibre magique, le test du voisin, les secrets de Sherlocks Holmes... 250 rituels que l'auteure a concoctés grâce à un minutieux travail de recherche et de compilation, brassant des conseils de coachs reconnus, des exemples de personnalités inspirantes et les études les plus récentes dans les domaines du bien être, de l'intelligence émotionnelle et des neurosciences. Les mises en pratique sont tout aussi éclectiques : exercices de méditation, de visualisation, listographies, tests, défis, recettes...
      Un menu à la carte : ici, nul programme imposé, libre à chacun de piocher les rituels dont il a besoin ou envie, de les tester et de les ajuster pour composer son propre parcours.
      Une approche ludique et pédagogique, grâce à une maquette illustrée proposant des interactions (prise de notes, exercices...), un ton bienveillant et frais, une plume qui a fait le choix du tutoiement.
    Avec cet ouvrage (mi guide-mi carnet), transformer ses habitudes devient un jeu d'enfant !

       Philosophe de formation, journaliste et enseignante, Elsa Punset est une spécialiste de l'intelligence émotionnelle. Elle dirige un laboratoire de recherche à Madrid (Laboratorio de Aprentisaje Social y Emocional) qui étudie le rôle de l'intelligence émotionnelle dans la prise de décision et le développement des enfants et des adultes. Elle a aussi animé à la télévision espagnole des émissions de vulgarisation scientifique et de coaching en bien être, véritables succès d'audience.
       Auteure de plusieurs ouvrages dont un best-seller (250 000 exemplaires vendus, 14 langues),

       -Une boussole pour choisir son chemin [...] (Marabout, 2014),

      Elsa Punset est une personnalité médiatique reconnue dans le monde hispanophone où ce nouvel ouvrage est déjà un succès ( plus de 100 000 exemplaires vendus à ce jour).


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  • 139 députés interpellent le Président sur le devoir de vigilance des multinationales

     

    Collectif 18/10/201
       https://www.alternatives-economiques.fr//139-deputes-interpellent-president-devoir-de-vigilance-multinat/00081172

     

    Du 23 au 27 octobre prochain, à Genève, un groupe de travail se réunira pour la troisième fois aux Nations unies pour plancher sur l’opportunité de mettre en place un instrument légalement contraignant pour exiger le respect des droits humains par les multinationales. A cette occasion, 139 députés ont adressé à Emmanuel Macron une lettre pour lui demander de peser en faveur de l’adoption d’un tel traité. Voici la missive qu’ils ont fait parvenir ce jour au président de la République : 

    Objet : Demande de soutien de la France lors des négociations pour un traité international sur les entreprises multinationales et les droits humains du 23 au 27 octobre à l’ONU à Genève

    Monsieur le Président,

     

    De tous temps, face au péril du monde, l’humanité - dans ce qu’elle a de meilleur - a inventé des solutions empreintes de fraternité : les secours et l’assurance face aux incendies et à la maladie, la solidarité en écho aux fragilités de nos vies, le droit contre la violence...

    Les premières lois sur les accidents du travail à la fin du XIXe siècle furent un long combat pour responsabiliser les entreprises. Pour les conservateurs, c’était la fin du monde... ce fut le début d’un temps nouveau. Partout en Europe, l’adoption de ces lois donna naissance aux premières caisses communes pour « réparer » les blessures et éviter les faillites. L’autre effet fut un bond technologique dans les mines et les forges afin de prévenir les risques.

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  •                                                             2017    288 p.    18 €

       Le glyphosate, principe actif du Roundup, produit phare de la marque Monsanto, a été reconnu " cancérogène probable " pour l'homme en 2015. En octobre 2016, s'est tenu à La Haye le procès du puissant herbicide, ouvrant la voie juridique vers une reconnaissance du crime d'" écocide ". Dans ce livre choc, Marie-Monique Robin retrace le déroulement du procès et donne à comprendre les ressorts de l'un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l'histoire moderne.

      Depuis plusieurs années, l'inquiétude ne cesse de croître quant aux dangers du pesticide le plus utilisé au monde dans les champs et les jardins : le glyphosate. D'autant qu'en 2015, le Centre international de recherche sur le cancer l'a déclaré " cancérigène probable " pour l'homme, contredisant ainsi les agences de santé américaines ou européennes qui avaient assuré l'innocuité du Roundup de Monsanto, puissant herbicide dont le principe actif est le glyphosate.
        Prolongeant son enquête retentissante de 2008 sur les dangers des produits toxiques de la firme américaine ( Le Monde selon Monsanto, livre et film), Marie-Monique Robin montre dans ce livre (et le film associé) que la dangerosité du glyphosate est plus grande encore qu'on le craignait. Dans le monde entier, il rend malades ou tue sols, plantes, animaux et humains, car l'herbicide est partout : eau, air, pluie, sols et aliments. Le produit, cancérigène, est aussi un perturbateur endocrinien, un puissant antibiotique et un chélateur de métaux. D'où autant d'effets délétères documentés ici par des entretiens très forts avec des victimes aux États-Unis, en Argentine, en France et au Sri Lanka, ainsi qu'avec de nombreux scientifiques.
        Ce livre choc révèle l'un des plus grands scandales sanitaires et environnementaux de l'histoire moderne. Il montre que, face à l'impuissance ou l'absence de volonté des agences et des gouvernements pour y mettre fin, la société civile mondiale se mobilise : en octobre 2016, s'est tenu à La Haye le Tribunal international Monsanto, où juges et victimes ont instruit le procès du Roundup, en l'absence de Monsanto, qui a refusé d'y participer. Donnant son fil conducteur au livre, ce procès a conduit à un avis juridique très argumenté, qui pourrait faire reconnaître le crime d'" écocide ", ce qui permettrait de poursuivre pénalement les dirigeants des firmes responsables. 

       Marie-Monique Robin, journaliste et réalisatrice, est lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Elle a réalisé de nombreux documentaires et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l'auteure de plusieurs ouvrages, dont, à La Découverte,

       -Escadrons de la mort, l'école française (2004, 2008),

       -L'École du soupçon (2006)

      et, en coédition avec Arte-Éditions, les best-sellers

       -Le Monde selon Monsanto (2008, 2009),

       -Notre poison quotidien (2011, 2013),

       -Les Moissons du futur (2012, 2014) et

       -Sacrée croissance ! (2014).


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  •                                                            2009   152 p.   12,60 €

      Peu de personnes sont conscientes du nombre considérable d'études scientifiques prouvant que le mercure est le métal le plus dangereux pour notre santé et qu'il a été prouvé à maintes reprises que l'amalgame dentaire (plombage) en est la première source d'exposition. Les manifestations précoces de l'intoxication chronique au mercure sont souvent peu caractéristiques et rendent le diagnostic particulièrement difficile : fatigue, vertiges, dépression, irritabilité, anxiété, insomnies, instabilité émotionnelle, céphalées ...

      Bernard Windham est ingénieur aux Etats Unis. Il a suivi un parcours en chimie, mathématiques appliquées, statistique et démographie.  Professeur d’université et chercheur pour des agences gouvernementales, il est aussi membre de commissions consultatives  scientifiques fédérales.

    Préface du Pr André Picot
     Toxicochimiste. Directeur de recherche honoraire au CNRS,
    Expert français honoraires auprès de l’Union Européenne pour les produits chimiques en milieu de travail (Commission SCOEL Luxembourg)

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  •                                                             2017    240 p.    22 € 

        Ce livre est issus de l'expérience de la communauté bouddhiste internationale de Thich Nhat Hanh. Il présente un panorama complet des pratiques de la pleine conscience à travers de nombreuses activités, pour aider adultes et enfants à diminuer le stress, à développer la concentration et la confiance en soi, à faire face aux émotions difficiles et à améliorer la communication.

       Moine bouddhiste vietnamien, érudit et poète, inlassable défenseur de la paix, THICH NHAT HANH figure parmi les personnalités les plus engagées du bouddhisme dans le monde occidental. Depuis plus de trente ans, il réside dans le Sud-Ouest de la France, au Village des Pruniers, où il a fondé une communauté qui accueille chaque année de nombreux participants venus du monde entier. Il est l'auteur de best-sellers dont:

       -"Pratique de la méditation à chaque instant",

      -"La Peur",

      -"Conversations intimes avec le Bouddha",

      -"L'Énergie de la prière",

      -"L'Art de communiquer en pleine conscience",

      -"Savourez" et

      -"Les Bienfaits du silence".

     


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  • 2014   256 p.   22 €

       Les nanotechnologies étaient censées rendre nos vies plus faciles, plus saines aussi. Mais le rêve vire au cauchemar : alors que des milliers de produits en contiennent déjà aujourd'hui (cosmétiques, aliments, vêtements, appareils ménagers...), leur toxicité se révèle redoutable. Comment protéger notre corps de l'envahissement par les nanos ? Comment combattre les lobbies qui font tout pour les propager ? Une enquête passionnante par l'auteur de
       -Menace sur nos neurones. 

    Un mot de l'auteur

       J'ai découvert que les industriels ont mis des nanos partout, dans les aliments, les cosmétiques, les vêtements, les jouets pour enfant... Alors j'ai enquêté pour savoir si les nanos sont toxiques. Résultat : les études montrent qu'une grande partie d'entre elles sont cancérigènes, mutagènes, neurotoxiques... Leur taille minuscule leur permet de franchir toutes les barrières de l'organisme et de faire du tourisme dans nos cellules, de jouer avec nos gènes, même de s'accumuler dans le cerveau. J'ai montré aussi comment les grands investisseurs dans les nanotechnologies ont obtenu que les gouvernements ferment les yeux sur le problème et leur débloquent même des milliards d'euros d'aides publiques chaque année, y compris en France, alors qu'on nous répète qu'il faut réduire les dépenses publiques... Ce livre brise le tabou pour tous ceux qui veulent savoir où ils ont mis des nanos et comment les éviter.

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  • Prix Nobel de la Paix à ICAN
    pour l’abolition des armes nucléaires

      Le prix Nobel de la paix 2017 vient d’être attribué ce 6 octobre 2017 à ICAN, la campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (http://icanfrance.org/) (International Campaign to Abolish Nuclear weapons). Il couronne les efforts de centaines d’ONG du monde entier qui ont abouti à l’adoption, le 7 juillet 2017, du traité d’interdiction des armes nucléaires, par 122 pays membres de l’Onu.

      « Nous vivons dans un monde où le risque que les armes nucléaires soient utilisées est plus élevé qu’il ne l’a été depuis longtemps. Certains pays modernisent leurs arsenaux nucléaires, et le danger que plus de pays se procurent des armes nucléaires est réel, comme le montre la Corée du Nord », a déclaré la présidente du comité Nobel norvégien, Berit Reiss-Andersen.

      « Le Comité tient à souligner que les prochaines étapes vers la réalisation d’un monde sans armes nucléaires doivent impliquer les États dotés de l’arme nucléaire. Cette année, le prix de la Paix est donc également un appel lancé à ces États pour qu’ils engagent des négociations sérieuses en vue de la disparition progressive, équilibrée et soigneusement contrôlée de près de 15.000 armes nucléaires dans le monde », a-t-elle expliqué.

      Pour Béatrice Fihn, directrice d’ICAN : « C'est un moment de grande tension dans le monde, alors que les déclarations enflammées pourraient tous nous conduire très facilement, inexorablement, vers une horreur sans nom. Le spectre d'un conflit nucléaire plane à nouveau largement. S'il y avait un moment pour que les nations déclarent leur opposition sans équivoque aux armes nucléaires, ce moment serait maintenant »

      Le Réseau “Sortir du nucléaire“ salue ce prix Nobel. « Celui-ci devrait interpeller les 9 États actuellement dotés d’armes nucléaires, dont la Corée du Nord mais aussi la France, et les amener à renoncer tous, sans exception, à ces armes de massacre et de crime contre l’humanité. La France, qui freine des quatre fers, doit changer de politique et montrer l’exemple en invitant les autres États nucléaires à se réunir pour négocier l'élimination de ces armes.

      Une large majorité de Français (trois sur quatre d’après un sondage de l’IFOP d’octobre 2015), sont favorables à la participation de la France à l’abolition des armes nucléaires, c’est-à-dire à leur interdiction et leur élimination complète, sous un contrôle mutuel et international strict et efficace. Lors du précédent quinquennat, 126 députés et sénateurs avaient signé une Proposition de Loi organisant un référendum sur cette question. » Communiqué de presse (http://sortirdunucleaire.org/PRIX-NOBEL-POUR-L-ABOLITION-DES-ARMES-NUCLEAIRES)

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  •   

      Christian Chavagneux 10/10/2017 https://www.alternatives-economiques.fr//cinq-critiques-travaux-de-richard-thaler/00080835

      L’attribution du prix d’économie de la Banque de Suède 2017 (https://www.nobelprize.org/nobel_prizes/economic-sciences/laureates/2017/à à Richard H. Thaler a suscité de nombreuses louanges de l’auteur. Pourtant, dans un article fort intéressant paru récemment dans la Revue de la régulation (https://regulation.revues.org/12278), l’économiste Jean-Michel Servet propose plusieurs critiques qui méritent d’être entendues.

    L’économie comportementale

      Rappelons ce qui est considéré comme le principal apport du professeur de l’université de Chicago. Nous ne sommes pas des homo oeconomicus rationnels car nous sommes victimes de biais cognitifs : Thaler se propose d’expliquer pourquoi. Il le fait à partir de nombreuses expériences de laboratoires à partir de situations qu’il invente et teste auprès de cobayes ou bien par ses observations directes.

      Parmi les nombreux résultats de ses analyses (http://conversableeconomist.blogspot.fr/2017/10/richard-thaler-2017-nobel-prize-in.html), notre tendance à la « comptabilité mentale ». Les chauffeurs de taxi de New York semblent se fixer intérieurement un objectif de chiffre d’affaires quotidien en dessous duquel ils ne veulent pas descendre. Les jours de forte demande, ils l’atteignent vite et réduisent leur présence. Les jours de faible demande, ils font plus d’heures pour y arriver. Ainsi, contrairement à ce que dit la théorie économique dominante, les jours de grande demande, ils réduisent leur offre et les jours de faible demande, ils l’accroissent. Exemple parmi bien d’autres de notre rationalité limitée face aux décisions économiques à prendre.

    Nous sommes victimes de biais cognitifs : Thaler cherche à expliquer pourquoi

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  • 20/09/2017

    Christian Chavagneux   Éditorialiste
    https://www.alternatives-economiques.fr/

     

    La romancière ultralibérale Robin des Bois (https://www.alternatives-economiques.fr/greve-roman-de-lultraliberalisme/00079816)qui faisait « la charité avec des richesses qui ne lui appartenaient pas, en distribuant des biens qu’il n’avait pas produits ». L’auteure de La Grève aurait été satisfaite des annonces fiscales de notre gouvernement car, comme l’explique de manière très « aynrandienne » Bruno Lemaire, le ministre de l’Economie et des Finances dans Le Monde daté du 19 septembre, « c’est une rupture complète avec ce qui a été fait depuis trente ans, où l’on redistribuait de l’argent avant de créer des richesses ».

    Fini Robin des Bois ! Si le gouvernement, veut « alléger les prélèvements sur le capital », en clair supprimer des impôts sur l’épargne des riches, c’est pour favoriser les entrepreneurs, ces êtres supérieurs chez Ayn Rand, seuls à même de faire avancer le monde et qu’il faut favoriser fiscalement « pour financer notre économie, c’est-à-dire l’investissement et l’innovation, donc les emplois de demain » détaille le ministre. La baisse des impôts d’aujourd’hui fait les investissements de demain et les emplois d’après-demain, les présidences Chirac et Sarkozy nous ont déjà fait le coup : on a vu ce que ça a donné sur le chômage.

    Haro sur les pauvres

    Le projet de budget du gouvernement prévoit d’exonérer de l’impôt sur la fortune les patrimoines financiers, pour un coût budgétaire de 3 à 3,8 milliards d’euros de recettes perdues selon les estimations. Et de mettre en œuvre une taxation forfaitaire de l’ordre de 30 % des revenus des placements financiers (intérêts, dividendes, plus-values), une baisse drastique, pour un coût estimé entre 1,5 milliard (gouvernement) et 4 milliards (OFCE).

    Coût total, donc, de 4,5 à 8 milliards d’allégements d’impôt par an pour les plus fortunés puisque les deux tiers des ménages dont le patrimoine est supérieur à 2 millions d’euros détiennent des placements financiers contre 2 % seulement de ceux dont le patrimoine est inférieur à 7500 euros.

    Coût total : de 4,5 à 8 milliards d’allégements d’impôt par an pour les plus fortunés

    Pour ceux-là, l’essentiel de l’épargne est détenu sur leur livret A, les trois quarts en ont un. Le taux de rémunération du livret est fixé par une formule dont le résultat indiquait qu’il fallait le porter en août dernier de 0,75 % à 1 %. Mais le gouvernement a décidé de geler ce taux pour deux ans au moins. L’inflation sera sûrement plus élevée, ce qui signifie que la valeur des plus petites épargnes sera rognée. De combien ? Avec une inflation à 1 %, le manque à gagner sur les 250 milliards d’euros de Livret A, sur 2 ans, induit une perte de 1,2 milliard, minimum pour les Français du bas de l’échelle. Si, comme notre confrère de Mediapart Laurent Mauduit, vous prenez en compte tous les livrets dont le taux est indexé sur celui du livret A, vous arrivez à 2,3 milliards de perdus, par an !

    Micmac logement

    Mais c’est pour la bonne cause, explique le gouvernement. L’argent du livret A va à la Caisse des dépôts et consignations qui le prête pour financer le logement social dont les coûts de financements vont baisser. Donc les loyers réclamés seront moins chers et les moins favorisés retrouveront ainsi du pouvoir d’achat.

    Il est indéniable que les organismes HLM vont pouvoir emprunter moins cher pour construire des logements sociaux. Mais ces logements seront construits dans combien de temps ? Avec quelle baisse de loyers, sachant que la dette du logement social est remboursée grâce au paiement des loyers ? Coût immédiat, bénéfices lointains et aléatoires.

    Pour les moins fortunés : un coût immédiat, des bénéfices lointains et aléatoires

    De plus, seules 60 % des sommes collectées vont vers le logement social, le reste demeure dans les mains des banques qui vont y gagner avec un taux d’intérêt plus faible à servir à leurs clients. Un gain, selon Laurent Mauduit, de 1,7 milliard d’euros.

    Bilan provisoire de la réforme de la fiscalité de l’épargne financière des Français : 4 à 8 milliards de pouvoir d’achat en plus pour les plus fortunés (qui l’épargnent en majorité), un peu plus de 2 milliards de perdus pour le bas de l’échelle, un gain important pour les banques. Ce que Bruno Le Maire appelle « faire entrer le pays dans le XXIe siècle ». Ce serait plutôt « retour vers le XIXe »


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  • Les moissons du futur

    • Réalisateurs : Marie-Monique Robin 
    • Format : Couleur, Plein écran, Cinémascope, PAL
    • Langue : Allemand, Français, Anglais
    • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
    • Nombre de disques : 1
    • Studio : ARTE ÉDITIONS
    • Date de sortie du DVD : 24 octobre 2012
    • Durée : 90 minutes

    Le documentaire de Marie-Monique Robin est plein d'espoir sur les solutions possibles à la crise alimentaire.
    Comment nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050 ? Une émission de télévision a convaincu Marie-Monique Robin de poursuivre ses investigations sur l'urgence de produire autrement.

    Les moissons du futur (DVD de M. M. ROBIN )Après "Le Monde selon Monsanto" et "Notre poison quotidien", Marie-Monique Robin enquête sur les méthodes de l'agroécologie dans différents points du globe. Un film plein d'espoir sur les solutions possibles à la crise alimentaire.

    Le documentaire

    Comment nourrir les 9 milliards d'habitants annoncés en 2050 ? Une émission de télévision a convaincu Marie-Monique Robin de poursuivre ses investigations sur l'urgence de produire autrement.

    Président de l'Association nationale de l'industrie agro-alimentaire, Jean-René Buisson y affirmait qu'aucune alternative aux pesticides n'était possible et qu'une agriculture bio entraînerait une baisse de la production de 40 % pour une hausse des prix de 50 %. Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation des Nations unies, Olivier de Schutter, lui, prétend exactement le contraire. Qui croire ? Enquêtant aux quatre coins du globe, la journaliste a rencontré des paysans qui ont renoncé à ces insecticides et pesticides dont les coûts indirects colossaux — pollution, énergie et santé publique — ne sont jamais pris en compte.

    Souveraineté alimentaire

    Les moissons du futur (DVD de M. M. ROBIN )Pluriculture au Mexique ou au Japon, agroforesterie au Malawi, méthode du push-pull au Kenya - des plantes repoussent herbes et insectes nuisibles au maïs, quand d'autres les attirent... Partout, des petits producteurs à la conscience aiguë témoignent des bénéfices vertueux de leur (re)conversion à l'agriculture biologique : lutte contre l'érosion, la pollution et les émissions de gaz à effet de serre, fertilisation des sols, mais aussi rendements nettement accrus au fil des années. Tous plaident et s'organisent pour l'autosuffisance et la Les moissons du futur (DVD de M. M. ROBIN )souveraineté alimentaire, à travers des circuits courts, tandis que se dessine une nouvelle alliance entre producteurs et consommateurs. De leur côté, les experts insistent : l'agroécologie de demain devra mêler savoir-faire paysan et savantes innovations dans cette révolution nécessaire pour nourrir la planète. Un documentaire édifiant où la méthode Robin, mélange de rigueur journalistique et de candeur citoyenne, livre une fois encore une implacable démonstration. Avec d'encourageantes conclusions.


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  • La France, un pays sous influence? (Claude REVEL)

    2012    255 p.    21 €

    Normes mondiales de la bonne université, du bon pays où investir, louanges puis critiques portées sur les biocarburants, États sous contrôle d'agences privées, rôles de Facebook et Twitter dans les révolutions arabes, succès mondial du concept de développement durable... Ces quelques exemples parmi d'autres, illustrent les jeux de ce pouvoir invisible qu'est l'influence. Les technologies de l information facilitent désormais la manipulation individuelle ou collective. L influence a déjà complètement redistribué les cartes de la puissance depuis une trentaine d'années. Certains États, certaines entreprises ont anticipé voire formaté ce nouvel environnement. D'autres non. Où se situe la France ? Soft power, advocacy, lobbying, think tank, storytelling... Pour exercer l'influence, point n'est besoin d'aller chercher des manoeuvres occultes, illégales et dissimulées, les moyens sont nombreux, et la gouvernance qui s'est mise en place au niveau mondial facilite et légitime un nombre incroyablement élevé d'influences de toutes sortes, qui agissent directement sur nos règles de vie et la formation de nos opinions.
    Cet ouvrage à la rigueur implacable met au jour, décrit et analyse toutes les influences qui nous façonnent. Au-delà, il plaide pour la recherche d'un monde à la pensée non standardisée et donne des pistes et des instruments pour réagir.

    « L influence est une relation consciente ou inconsciente qui permet de faire agir ou penser autrui selon ce que veut l émetteur de l influence. Il est d usage d ajouter : sans exercice de la force ni paiement . » Extrait du chapitre 1

       Marc Mousli
    Alternatives Economiques n° 317 - octobre 2012

    Depuis plus de trente ans, l'influençage (mot français pour lobbying) s'est considérablement intensifié et surtout professionnalisé. A côté des services de relations publiques et des ambassadeurs de toutes sortes, on ne compte plus les think tanks, ONG, lobbies officiels et autres, qui s'activent auprès des décideurs, produisant idées et dossiers. Claude Revel analyse ces actions, très efficaces quand elles sont menées de façon cohérente et dans la durée. Elles s'appuient sur l'argumentation rationnelle, principal outil du lobbying, ou sur la séduction, grâce à une domination culturelle, intellectuelle ou artistique.

      Les Anglo-Saxons utilisent ces techniques mieux que les Européens, réussissant à imposer en douceur des normes juridiques, économiques et comptables, ainsi que des codes de conduite imprégnés de leur culture et de leur conception du monde. Ils ont, entre autres, marginalisé notre conception du droit et déstabilisé nos entreprises avec des règles comptables inspirées par la City et les fonds de pension. L'auteur déplore que les pays d'Europe continentale, et surtout la France, n'aient pas encore compris les mécanismes et la puissance de ce soft power. Une lueur d'espoir : l'intelligence économique, par laquelle tout commence, sera au programme de toutes les universités à la rentrée 2013. Les étudiants peuvent prendre de l'avance en lisant ce livre clair et documenté..


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  • Monnaies locales complémentaires (Philippe DERRUDER

    2014     306 p.    14,50 €

    2e édition augmentée et mise à jour

    Voici la 2e édition augmentée et mise à jour: vous y trouverez les derniers développements des MLC en France, avec la quintessence de l'expérience de ce globe-trotter qu'est Philippe Derudder ! (fin 2014).

    Imaginez-vous que de simples citoyens puissent décider d'émettre et de gérer eux-mêmes une monnaie pour permettre les échanges et la valorisation de ce qu'ils souhaitent sur leur territoire ? Eh bien oui, c'est possible et c'est ce qui est en train de se développer tout autour de la planète par milliers de cas.  Entendons-nous ! Elles ne visent pas à remplacer les monnaies nationales mais à les compléter pour redonner l'humanité et le sens que les monnaies conventionnelles ont perdus.

    Nouvelle mode pour bobo branché ? Parade à la crise ? Monopoly éthique ? Détrompez-vous... Les monnaies complémentaires ont accompagné l'histoire de l'humanité et, si effectivement elles peuvent permettre de traverser la crise moins douloureusement, c'est l'élan d'une incroyable transformation de la pensée humaine et de la société qu'il faut y voir.

    Après un éclairage sur les raisons profondes qui inspirent cet élan, Philippe Derudder nous raconte les histoires des expériences pionnières au siècle dernier, puis quelques unes de celles qui fleurissent ici ou là aujourd'hui et termine sur un guide pratique pour aider le lecteur dans la mise en place d’une monnaie locale complémentaire - MLC - guide qui a déjà facilité la démarche à plusieurs expériences en cours.

    Alors, à vous de jouer dans cette belle aventure !

    Alors qu'il était patron d’une P.M.E. florissante dans le domaine du transport et du négoce international, Philippe Derruder décide un jour de démissionner de ses fonctions, poussé par le refus de continuer à apporter sa contribution à un système auquel il ne croit plus. Un système où la prospérité des uns se traduit par l’appauvrissement des autres, à l’inverse même du fondement de l’économie libérale.

    Philippe Derudder se consacre depuis à la recherche de solutions économiques et financières alternatives, ainsi qu’à l’évolution des mentalités, pour lutter contre cette logique de misère dans l’abondance.

    Il est consultant et anime des séminaires sur l’économie alternative.

    Avec la contribution de Marie-Christine BAUDIN, Frédéric BOSQUÉ, Andréa CARO, Carlos DE FREITAS, Thierry GROUSSIN, Françoise LENOBLE, Michel LEPESANT, Christophe LEVANNIER, Joaquim MELO, Heloisa PRIMAVERA, Dante SANJURJO et Catherine SERGENT.

    La première édition de ce livre est disponible en version numérique : accéder à la fiche de l'e-book sur le site des éd. Yves MICHEL (1ère édition)

    Format : 12 x 22 cm    Collection : Économie     ISBN : 978 2 36429 053 2

    - See more at: http://www.yvesmichel.org/product-page/economie/les-monnaies-locales-complementaires-pourquoi-comment-duplicate#sthash.cYf6boVe.dpuf


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  • Gluten

    2013     224 p.   15,70 €

      Pouvoirs publics, nutritionnistes et industriels de l'agro-alimentaire vous encouragent à manger toujours plus de céréales, « pour votre santé ». L'enquête de Julien Venesson montre au contraire qu'en éliminant le blé de votre alimentation, vous pourriez être en meilleure santé.
      Pour réduire la faim dans le monde et augmenter les rendements, les agronomes ont profondément modifié les gènes du blé. Ils ont donné naissance à des variétés monstrueuses, des Frankenblés. Conséquence : ces blés modernes sont bien plus riches en gluten que les variétés ancestrales.
      Aujourd'hui, jusqu'à une personne sur trois aurait sans le savoir une sensibilité à cette protéine. Jamais un médecin n'imaginera que le blé est responsable, d'une fatigue chronique, de troubles de la digestion et de l'humeur, de maux de tête, d'arthrose, de vertiges, de neuropathies, ou de douleurs musculaires ! Et pourtant...
    Plus grave encore : chez les personnes prédisposées génétiquement, le gluten fait office de détonateur de maladies auto-immunes : maladie céliaque, maladie de Crohn, sclérose en plaques, diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde...
      Cet ouvrage vous livre une synthèse des recherches scientifiques menées sur le gluten et des entretiens exclusifs avec les spécialistes du domaine. Il vous donne surtout les clés pour conserver ou retrouver la santé.

      Si la médecine échoue à vous soigner, il est peut être temps de s'interroger sur ce que vous mangez...

      Consultant en nutrition, journaliste scientifique, Julien Venesson écrit pour plusieurs sites spécialisés. Il dispense également des formations à destination des professionnels.

    Sommaire

       Introduction.................................................. 7

    Première partie :
    Connaître le passé pour comprendre le présent
    1 Une histoire qui fait mal au ventre .................................... 13
    2 L’alimentation au Paléolithique ........................................ 19
    3 La naissance du blé ............................................................. 29
    Deuxième partie :
    Le blé nuit-il à votre santé ?
    1 Le rôle-clé de l’intestin pour notre santé .......................... 47
    2 Quand on ne tolère pas le gluten : la maladie cœliaque . 65
    3 La sensibilité au gluten ...................................................... 75
    4 Côlon irritable, le nouveau bouc émissaire ...................... 81
    5 Maladie de Crohn et rectocolite,quand l’intestin déraille ........ 89
    6 Comment le blé détruit nos articulations ......................... 93
    7 Comment le blé nous fait vieillir........................................101 
    8 Le blé qui rend fou ..............................................................  111
    9 Le blé, nouveau cauchemar des dermatologues ..............   129
    Troisième partie :
    Comment conserver ou retrouver sa santé
    1 Une vie sans blé ................................................................... 179
    2 Changer ses habitudes ........................................................ 187
    3 Comment manger sans blé ................................................. 193
    Conclusion : ce livre n’est pas scientifique.............. .......................213

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  • Le droit à l'alimentation (Jean ZIEGLER )

    2003    228 p.  à consulter en bibliothèque ou à trouver dans des solderies.

     Chaque jour, 100 000 personnes meurent de faim ou de ses conséquences immédiates et 826 millions d'êtres sont gravement sous-alimentés de façon chronique. Or, la planète regorge de richesses, les ressources agricoles pourraient normalement nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit deux fois la population mondiale.
    L'actuel ordre du monde n'est donc pas seulement meurtrier, il est aussi absurde : l'abandon à grande échelle des cultures vivrières, la mainmise des multinationales de l'agroalimentaire sur les semences et la production, les échanges commerciaux au bénéfice des pays du Nord en surproduction, entraînent inexorablement la destruction et la faim de millions de personnes... Afin de réduire les conséquences désastreuses des politiques de libéralisation et de privatisation à l'extrême, pratiquée par les maîtres du monde et leurs mercenaires (FMI, OMC), l'Assemblée générale des Nations unies a décidé de créer et de rendre justiciable un nouveau droit de l'homme : le droit à l'alimentation. " Le droit à l'alimentation est le droit d'avoir un accès régulier, permanent et libre, soit directement, soit au moyen d'achats monétaires, à une nourriture quantitativement et qualitativement adéquate et suffisante, correspondant aux traditions culturelles du peuple dont est issu le consommateur, et qui assure une vie psychique et physique, individuelle et collective, libre d'angoisse, satisfaisante et digne. " Déjà, quelques pays du tiers-monde (Brésil, Afrique du Sud) s'en emparent et tentent de remédier au plus vite aux souffrances de leurs populations. 
      
    Jean Ziegler a été Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Auteur de nombreux ouvrages sur le tiers-monde, il a notamment publié

       - La Suisse, l'or et les morts (Le Seuil, 1997),

      - Les Seigneurs du crime (Le Seuil, 1999) et

      - Les Nouveaux Maîtres du monde (Fayard, 2002).


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  • Coqueluche et vaccin : 5 faits très « gênants » pour la Ministre


    Cher(e) ami(e) de la Santé,

      mail.sante-corps-esprit.info

    La coqueluche revient !

    Oui, après des années de « répit », le nombre de cas de coqueluche repart à la hausse, en France, aux États-Unis, un peu partout.

    En Angleterre, en 2012, année d’un triste record, 10 enfants de moins d’un an sont morts de la coqueluche.

    C’est le même phénomène que pour la rougeole (https://www.sante-corps-esprit.com/vaccins-avez-vous-eu-la-rougeole/), en pire.

    Est-ce parce que l’on vaccine moins les enfants qu’avant ?

    Pas du tout ! La couverture vaccinale contre la coqueluche n’a fait qu’augmenter en Europe et aux États-Unis !

    Elle dépasse aujourd’hui les 95 % dans la plupart des pays occidentaux.

    Alors où est le problème ?

    C’est très simple : on assiste en ce moment aux effets pervers parfaitement prévisibles de la vaccination généralisée.

    Comme pour la rougeole, la vaccination a drastiquement réduit le nombre total de cas de coqueluche…

    …mais elle a aussi déplacé l’âge de la maladie vers ceux qui sont le plus vulnérables !

    La coqueluche s’abat aujourd’hui sur les adolescents, et surtout sur les enfants en bas âge, de 0 à 6 mois, ceux qui ont le plus de risques d’en mourir. [1]

    Face à cette recrudescence, la Ministre de la Santé Agnès Buzyn est très embarrassée.

    Elle sait parfaitement qu’il ne servira à rien de rendre la vaccination anti-coqueluche obligatoire chez les nourrissons car :

    • la couverture vaccinale est déjà extrêmement élevée (plus de 97 % à 2 ans en France) ;
    • et les enfants ne sont totalement vaccinés qu’à l’âge de 5 mois, bien après le « pic » de risque autour de l’âge de 1 à 2 mois.

    Que faire alors ? Toujours plus de rappels et de vaccinations, pour les adolescents, les femmes enceintes, les futurs parents ?

    Comme vous allez le voir, cela pose plus de problèmes que cela n’en résout !

    La coqueluche est un nouveau cas d’école des contradictions et effets pervers de la vaccination généralisée contre une maladie infantile peu grave.

    Voyez plutôt ces 5 faits incontestables… et très gênants pour les dogmatiques du « tout vaccin ».

    Fait n°1 : Ce n’est pas grâce au vaccin que la coqueluche a (globalement) cessé de tuer

    Les experts officiels et les médias vous parlent toujours de l’hécatombe causée par les maladies infectieuses avant l’ère vaccinale.

    Et ils vous disent que c’est grâce aux vaccins que nous ne mourrons plus de ces maladies.

    En fait, il faut plutôt remercier les progrès de l’hygiène, de la nutrition et des soins.

    Voyez plutôt la courbe (en bleu) du nombre de décès causés par la coqueluche en Angleterre et Pays de Galles de 1 900 à 2 000 :



    Comme vous le voyez, la baisse de la mortalité a commencé bien avant la création du vaccin et était quasiment achevée au moment de sa généralisation à la fin des années 1950.

    Cela dit, il faut reconnaître que le vaccin a permis d’éviter un nombre considérable de cas de coqueluche.

    Voyez plutôt la courbe rouge, qui montre la résurgence de la maladie dans les années 1980 et 1990 – lorsque les Britanniques ont arrêté massivement de vacciner leurs nourrissons (ils craignaient les graves effets indésirables du vaccin de l’époque).

    Moins de cas de coqueluche, c’est « toujours ça de pris », vu que la maladie cause d’épuisantes quintes de toux.

    Mais pour la baisse de la mortalité, le vaccin n’y est pour rien, ou presque, en Grande-Bretagne comme ailleurs.

    En France, on pouvait lire, dans le Précis de Médecine Infantile de 1975 :

    Lire la suite...


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  • INVITATION

    2 Octobre

    à 18h30 - PARIS

     Vernissage de l'exposition DETOX sur les perturbateurs endocriniens

    Focus sur la crise sanitaire     

     

    Informations pratiques :

    Hall salle d'exposition de la Mairie du IIe arr.

    8 rue de la Banque

    75002 Paris 

     

    Entrée libre

    contact@reseau-environnement-sante.net


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  •  Fiscalité du capital : une réforme favorable aux plus riches

    Christian Chavagneux 27/09/2017 Alternatives Economiques n°372

    « Il y a bien une guerre des classes, mais c’est ma classe, celle des riches, qui la mène, et nous sommes en train de la gagner », commentait il y a quelques années le financier américain Warren Buffet, régulièrement classé parmi les premières fortunes mondiales. Ce qui est vrai aux Etats-Unis est en train de le devenir en France.

    Le projet de budget du gouvernement prévoit en effet d’accorder deux importants cadeaux fiscaux aux plus fortunés. D’une part, l’exonération de tous les actifs financiers de l’impôt sur la fortune, qui deviendrait seulement un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Coût : de 3 à 3,8 milliards d’euros de recettes perdues, selon les estimations. D’autre part, une taxation forfaitaire de 30 % des revenus des placements financiers (intérêts, dividendes, plus-values), alors qu’aujourd’hui ces revenus sont intégrés aux revenus des ménages comme les revenus salariaux. Coût : entre 1,5 milliard, selon Bercy, et 4 milliards selon le calcul des économistes de l’OFCE.

    Le projet de budget du gouvernement prévoit d’accorder deux importants cadeaux fiscaux aux plus fortunés

    Le gouvernement veut-il favoriser une société de rentiers ? Pas du tout. Il pense, grâce à ces incitations, déclencher deux mécanismes vertueux en faveur de l’investissement productif. D’un côté, les plus riches seront incités à placer leur argent en Bourse plus que dans l’immobilier, accroissant ainsi les ressources des entreprises françaises.

    De l’autre, ces dernières ne seront plus obligées de distribuer autant de dividendes pour compenser une fiscalité du capital plus élevée que dans les autres pays. Autant d’argent qu’elles pourront conserver pour investir.

    1 % les plus riches vont réellement accroître leurs placements financiers. En 2014, ceux-ci représentaient déjà 71 % de leur patrimoine et 84 % pour les 30 000 ménages les plus fortunés (0,1 %). Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier et si augmentation de leur investissement financier il y a, il sera plutôt marginal.

    Un gain incertain

    De même, rien ne dit que les entreprises vont diminuer leurs versements de dividendes. Celles qui le feront risquent de perdre des actionnaires si tout le monde ne le fait pas. Et celles qui suivraient malgré tout cette voie n’en profiteront pas forcément pour accroître leurs investissements en France.

    Enfin, lorsqu’on compare les niveaux de la fiscalité du capital et ceux de l’investissement productif, le lien apparaît plus que ténu.

    Taux de taxation des revenus du capital (moyenne 2002-2016, en %) et investissement des entreprises (moyenne 2002-2017 en % du PIB en volume)
    > Voir le graphique
     

    Bref, le gouvernement va redistribuer de 5 à 8 milliards de recettes publiques aux plus riches pour un gain macroéconomique plus qu’incertain.


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  • Impôts : qui gagne, qui perd ?

     
    Guillaume Duval 27/09/2017 Alternatives Economiques n°372

    Les retraités et les fonctionnaires sont les grands perdants du projet de budget, tandis que les plus aisés verront leur impôt allégé

    En politique, le débat budgétaire constitue toujours une heure de vérité : ce n’est que confronté à la froideur des chiffres qu’on peut apprécier les réelles priorités d’un gouvernement. Et c’est évidemment encore plus vrai du premier budget d’un quinquennat. On se souvient en particulier du feu d’artifice de mesures fiscales en faveur des plus aisés de Nicolas Sarkozy en 2007. Ou, a contrario, de la rafale de hausses d’impôts que François Hollande avait décidé en 2012 dans l’espoir (déçu) de ramener le déficit public sous la barre des 3 % dès sa première année de mandat.

    C’est donc au tour d’Emmanuel Macron d’abattre ses cartes budgétaires. Du côté de la fiscalité, objet de ce dossier, peu de surprises : le Président s’est fait un point d’honneur à respecter scrupuleusement ses promesses de campagne en la matière.

    La hausse de la CSG sera payée plein pot par les retraités, qui se retrouvent les grands perdants de l’affaire                                                         A lire Alternatives Economiques n°372 - 10/2017

                                                                                           Macron, acte 1

      A commencer par celles qui semblaient pourtant les plus contestables. Il a prévu en effet de vider de sa substance l’impôt de solidarité sur la fortune, ce que même la droite n’avait plus osé tenter depuis 1986. Tout en réduisant parallèlement fortement l’imposition des revenus du capital. C’est une baisse des cotisations sociales salariales d’ampleur un peu supérieure à la hausse de la CSG prévue début 2018, qui est censé faire passer la pilule auprès des salariés. Ainsi que l’exonération de la taxe d’habitation dont devraient bénéficier 80 % des ménages au terme du mandat. Au grand dam toutefois des collectivités locales qui perdent encore plus de leur (déjà) faible autonomie fiscale.

    La hausse de la CSG sera cependant payée plein pot par les retraités, qui se retrouvent les grands perdants de l’affaire. Avec toutefois les fonctionnaires qui ne bénéficieront pas, eux non plus, de ces libéralités. Et tous les ménages se verront ponctionnés via une hausse sensible des taxes sur l’énergie, même s’il faut s’en féliciter sur le plan environnemental.

    Si ces cadeaux fiscaux sont très inéquitablement répartis, le problème principal qu’ils posent est cependant ailleurs. Pour réduire quand même le déficit budgétaire, ils obligent en effet le gouvernement à accentuer encore son effort d’austérité sur les dépenses. Au détriment de la protection sociale, de la qualité des services publics et des investissements publics. Ce qui ne manquera pas d’affaiblir l’économie française et d’aggraver les inégalités.


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  • Polymédication risquée : le tiers des + de 65 ans prend une moyenne de 14 médicaments (France)

     http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2017-09-21/polymedication-france
     21 septembre 2017

    Dans son numéro d’octobre, le magazine 60 Millions de consommateurs » publie les résultats d’une étude sur la polymédication chez les plus de 65 ans en France, réalisée par Open Health, dont elle a pris connaissance en avant-première.

    L'étude, basée sur 449 000 personnes âgées de plus de 65 ans, a identifié près de 155 000 personnes « polymédiquées » (7 médicaments au moins), via 2600 pharmacies de ville.

    La polymédication était définie comme la prise d'au moins sept médicaments différents durant les trois mois de l’étude. La moyenne était de 14 médicaments. Une grande proportion en prenait donc beaucoup plus que 14.

    « Une polymédication mal maîtrisée peut occasionner des chutes et autres accidents médicaux sévères, des hospitalisations, voire des décès », souligne le magazine.

    L’Assurance maladie estime que les médicaments « occasionnent 130 000 hospitalisations et 7 500 décès par an chez des personnes de 65 ans et plus », indique-t-il.

    Ces ordonnances « à rallonge » sont rédigées en moyenne par deux à trois médecins différents

    Parmi les résultats :

    • Plus d’un médicament consommé sur 10 a un service médical rendu jugé insuffisant (5 %) ou faible (6 %). Ces médicaments sont respectivement non remboursés et remboursés à 15 %.

    • Près de 9 patients polymédiqués sur 10 sont confrontés en continu à plus de 3 associations medicamenteuses à risque. En moyenne, les participants sont confrontés à plus de 5 situations à risque. Un participant sur 200 seulement n'est confronté à aucun risque grave.

      Parmi les situations à risque les plus fréquentes, figuraient la prise de plusieurs antihypertenseurs, de médicaments anti-reflux de la classe des inhibiteurs de la pompe à protons (omeprazole, lansoprazole…) et de calmants et somnifères de la classe des benzodiazépines (liste).

    « Une ordonnance, ça ne se renouvelle pas, ça se révise », suggèrent les auteurs.

    « Mais attention à ne pas arrêter ses traitements sans avoir, au préalable, consulté son médecin traitant ! Car interrompre un traitement essentiel à sa santé expose aussi à des risques majeurs », rappelle le magazine.

    Plus d'informations dans le rapport : Réviser les ordonnances à rallonge chez les seniors pour limiter les risques.

    https://www.60millions-mag.com/sites/default/files/asset/document/60millions-170921-polymedication_seniors.pdf

    • 5 questions à poser au médecin pour l'aider à « déprescrire » chez les 65 ans et plus http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2017-05-08/deprescription-medicaments-personnes-agees

    • 14 classes de médicaments à déprescrire en priorité chez les personnes âgées http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2015-07-09/medicaments-deprescription

    Pour plus d'informations sur les médicaments chez les personnes âgées, voyez les liens plus bas.

    Psychomédia avec source : 60 Millions de consommateurs 

    Voyez également : (sur Psychomédia)
    • 30 % des hospitalisations chez les personnes âgées liées aux médicaments
    • 1 personne sur 3 se fait prescrire des médicaments inappropriés pour l'âge chez les 65 ans et plus
    • Médicaments anticholinergiques très prescrits : risques accrus d'hospitalisation et de déficit cognitif
    • Critères de Beers : médicaments potentiellement inappropriés pour les personnes âgées
    • Des médicaments deviennent dangereux avec le pamplemousse et d'autres fruits, rappelle la FDA

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  • Ces ONG persécutent des tribus indigènes sur leurs terres ancestrales « au nom de la nature »

      http://dailygeekshow.com/ong-pygmees-afrique/

    « Comment allons-nous survivre ? La destruction des tribus du bassin du Congo au nom de la conservation ? ». Telle est la question soulevée par le rapport du mouvement Survival International. Le document pointe une certaine responsabilité du côté de WWF et de WCS, deux grandes ONG que l’on connaît et qui gèrent les aires protégées de la région.
     

    UN RAPPORT ACCABLANT

    L’association Survival International défend les droits des peuples autochtones. Elle est, selon ses dires, la seule organisation exclusivement consacrée à la défense des peuples autochtones du monde entier. Ils les aident à défendre leurs vies, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir.

    Les deux ONG visées par ce mouvement, WWF (World Wildlife Fund : Fonds mondial pour la nature) et WCS (Wildlife Conservation Society) jouent un rôle de premier plan dans la mise en œuvre des politiques de protection de la nature des gouvernements locaux et reçoivent pour cela d’importants financements. La gestion des aires protégées leur est ainsi directement confiée et, avec elle, celle des milices anti-braconnage, qui se montrent violentes à l’encontre des Pygmées.

    UNE RÉGION SOUS TENSION

    Ce rapport démontre que ces victimes, dans le Bassin du Congo, ne sont pas de victimes isolées. Les témoignages de Pygmées rassemblés par l’ONG Survival International font la lumière sur les violences infligées aux peuples des forêts pour les tenir à distance des aires naturelles protégées, entre 1990 et 2016, notamment au Cameroun.

    Au cours de cette période, une dizaine de parcs nationaux ont été créés dans cette région et où se trouve une biodiversité riche, une des plus importantes au monde. Certaines couvrent des superficies immenses de plus de 100 000 km² et ont été dessinées en absorbant les terres où vivaient des milliers de Baka et de Bayaka, des peuples vivant au Cameroun.

    « Ils ont fouillé ma maison (…) ils ont pris la machette sous mon lit et m’ont menacé : « Nous allons te trancher la gorge ! » »

    Ainsi, on apprend que des violences corporelles, des menaces, des humiliations et des destructions de campements ont été commises contre ces peuples autochtones qui vivent dans les forêts humides du sud-est du Cameroun. Ils seraient entre 40 000 et 70 000 et dépendent entièrement des ressources forestières pour leur subsistance.

    Si Survival International a souhaité sortir ce rapport c’est parce que le mouvement estime qu’il était plus efficace de poursuivre la bataille au grand jour en prenant l’opinion à témoin. Ce rapport en est donc la preuve incontestable.


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  • Apple, Google, Microsoft sur le podium des marques les plus puissantes

    Les marques Apple, Google et Microsoft arrivent en tête du classement 2017 des 100 marques les plus puissantes du classement d'Interbrand publié le 25 septembre 2017, confirmant la progression des marques technologiques au détriment des autres secteurs.

    "Pour la cinquième année consécutive, Apple et Google détiennent les deux premières places", détaille l'agence de conseil aux marques du groupe publicitaire Omnicom dans un communiqué.

    La valeur de la marque Apple a gagné 3% à 184,154 milliards de dollars, et celle de Google de 6% pour atteindre 141,703 milliards de dollars.

    Et Microsoft arrive désormais en troisième position, avec une croissance de 10%, détrônant Coca Cola, relégué en 4ème position alors que la valeur de sa marque recule de 5%.

    Amazon, Samsung, Toyota et Facebook, ainsi que Mercedes-Benz et IBM constituent le reste du Top 10.

    Les 5 marques qui ont enregistré la plus forte croissance cette année sont Facebook (+48%), Amazon (+29%), Adobe (+19%), Adidas (+17%) et Starbucks (+16%).

    Par pays, la France est le troisième pays avec le plus de marques représentées dans ce classement, derrière les Etats-Unis (52 marques) et l'Allemagne (10 marques).

    Les huit marques françaises de ce classement sont Louis Vuitton, Hermes, Axa, L’Oréal, Danone, Cartier, Dior et Moët & Chandon.

    Interbrand signale aussi trois nouveaux entrants dans son cette année, Ferrari, à la 88ème place, Netflix, 78ème et Salesforce.com, 84ème.

    Pour établir son classement, Interbrand prend en compte trois critères: la performance financière des produits et services vendus sous la marque étudiée, le rôle de la marque et notamment son influence sur le choix du consommateur, et enfin la force de la marque, c'est-à-dire sa capacité à créer un avantage de marché et à sécuriser les revenus futurs de l'entreprise.


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  • 2016   (Pure Santé)

      Ce guide est un trait d'union entre ces deux mondes, celui des médecines douces et celui de la médecine « allopathique ». En s'appuyant sur les études scientifiques les plus récentes, il lève le voile sur les moyens efficaces, basés sur les plantes, la nutrition, la médecine traditionnelle, pour vaincre les maladies les plus courantes et les plus graves. Celles que la médecine occidentale qualifie « d'incurables ». A tort...

     Cliquez sur le lien ci-dessous pour consulter l'ouvrage.

      https://static.snieditions.com/external/img/guide_secret-remedes_naturels.pdf


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  • Comment trouver des infos médicales fiables sur le Net

    Santé Le médecin Jean Gabriel Jeannot sépare le bon grain de l’ivraie parmi les sites de santé.

     https://www.24heures.ch/sante/sante/Comment-trouver-des-infos-medicales-fiables-sur-le-Net/story/12000406

    Selon une étude, les parents qui utilisent Internet avant une consultation en pédiatrie ne sont ni mieux informés ni plus inquiets.

       Selon une étude, les parents qui utilisent Internet avant une consultation en pédiatrie ne sont ni mieux informés ni plus inquiets.                    

                                                 Image: PhotoAlto/Frederic Cirou

    «On dit que sur Internet, en quatre clics, vous pouvez passer d’un simple mal de tête à une tumeur cérébrale.» Jean Gabriel Jeannot, un médecin très connecté, encourage pourtant la recherche d’informations de santé sur le Web. A condition de suivre ses conseils, prodigués lors d’une conférence récente au Centre médical universitaire de Genève. Pour lui, «Internet est un outil d’information et pas de diagnostic», qui ne remplace pas une consultation. 19% des internautes recherchent des informations avant une consultation, et 34% après. «Le reste n’aura pas de contact avec un professionnel de santé.» L’utilité de ces recherches est aléatoire. Selon une étude, des parents qui utilisent Internet avant une consultation de pédiatrie ne sont «ni mieux informés ni plus inquiets». Une autre étude fait ressortir une augmentation de l’anxiété. Voici quelques pistes pour trouver des informations pertinentes.

    1. Ne passez pas par Google mais par des portails santé

    Les résultats des moteurs de recherche sont trop aléatoires. Exemple: en y introduisant des symptômes qui nécessitent une intervention médicale urgente, comme des douleurs thoraciques, seuls 64% des sites résultats conseillent effectivement de s’adresser à un service d’urgence. Le premier site recommandé en Suisse romande est Planète Santé (d’autres suggestions en bas). Il permet de chercher par maladie, par symptôme et par mots-clés. «Son défaut est que son contenu n’est pas infini. Pour une information de base, c’est très bien. Mais pour une recherche trop pointue, vous ne trouverez pas.»

    2. Si votre maladie est identifiée, utilisez un site spécialisé

    Pour le trouver, vous pouvez taper le nom de la maladie et le mot-clé «Suisse». «Cela ne veut pas dire que ce qui se fait ailleurs n’est pas bien, précise Jean Gabriel Jeannot, mais cela correspond aux pratiques de notre région. Il pourrait y avoir des différences avec les Etats-Unis par exemple, mais vous pouvez aussi taper tout autre nom de pays francophone.» Cela dit, il y a parfois beaucoup plus de matière en anglais

    3. Utilisez des mots-clés précis

    Les premiers sites qui apparaissent en résultat sont souvent de la publicité. «Utilisez des termes médicaux précis. Si vous tapez érection, vous allez tomber sur des sites qui ne parlent pas du tout de santé… Si vous tapez dysfonction érectile, les résultats seront beaucoup plus adaptés.» Le moteur de recherche et label HON – Health on Net – a été créé à Genève. «Il y a eu des dizaines de tentatives pour valider l’internet médical. Ce label a une portée mondiale, mais beaucoup de gens ne le connaissent pas.»

    4. Méfiez-vous

    Il est recommandé de vérifier «qui édite le site, l’auteur est-il indépendant? Est-ce un médecin, un patient, un laboratoire, une assurance, un journaliste? Regardez aussi la date de publication.»

    Sites recommandés

    www.planetesante.ch (portail généraliste)

    www.monenfantestmalade.ch (pour les enfants)

    www.ciao.ch (pour les jeunes de 11 à 20 ans)

    www.stop-tabac.ch (pour arrêter de fumer)

    www.ligues-rhumatisme.ch (arthrite, goutte, fibromyalgie, ostéoporose…)

    www.alz.ch (alzheimer)

    Vidéos des HUG disponibles sur YouTube en tapant «Hôpitaux universitaires de Genève"

    Ne ratez pas les deux prochaines conférences du Centre médical universitaire sur le même thème:

    Le jeudi 3 novembre à 18h: Les médias sociaux pour s’informer sur sa santé : bon ou mauvais réflexe ?

    Le jeudi 17 novembre à 18h: Gérer ma santé grâce aux applications mobiles : trucs et astuces


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  • "Le scandale du Fipronil est symptomatique d'un système qui marche sur la tête", selon Albert Ritzenthaler (CESE)

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    Le scandale des œufs contaminés au fipronil est la conséquence de la guerre des prix que se livrent distributeurs et industriels de l’agroalimentaire, selon Albert Ritzenthaler. Délégué CFDT, il est également membre de la section de l'agriculture, de la pêche et de l'alimentation au Conseil économique social et environnemental (CESE). Il est l’auteur d’un avis du CESE sur les circuits de distribution de l’agroalimentaire qu’il présentera aux États généraux de l’alimentation.  

    En quoi le scandale des œufs au fipronil reflète le dysfonctionnement du système agroalimentaire actuel ?

    Albert Ritzenthaler. Il est symptomatique de dérives économiques. Nous sommes dans un système qui marche sur la tête avec une espèce de course effrénée à la marge. Celle-ci, accentuée par la guerre des prix qui continue à sévir, favorise les scandales de ce type. Il y en aura certainement d’autres et certains sont probablement restés ignorés des consommateurs et des autorités. Dans le cas du Fipronil, les entreprises ont fraudé, contournant la réglementation qui interdit ce type de produit. Mais au-delà de la fraude, il faut bien voir que le système agroalimentaire actuel, basé sur une multiplicité de circuits internationaux de produits et sous-produits alimentaires (poudre d’œuf, de lait, minerais de viande), est aussi en cause.

    Pourquoi le cas du fipronil se démarque des autres, comme celui par exemple des lasagnes à la viande de cheval en 2013 ?

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  • Gilles Châtelet : un berger-voyou dans la porcherie
     
    http://www.article11.info/?Gilles-Chatelet-un-berger-voyou
    1er juin 201

    posté  par Lémi

    Vivre et penser comme des porcs. Le titre dit tout. Dans cet essai publié en 1998, le mathématicien et philosophe Gilles Châtelet secouait violemment l’esprit du temps, détricotait la mièvre bonne conscience démocratico-humanistico-servile de ses contemporains domestiqués. Une charge furieuse au son de la dignité bipède, résonant aujourd’hui plus que jamais.

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    L’ère du porc. Pas le modèle animal(1), digne malgré le liserai et les tendances babyphages (http://www.larevuedesressources.org/curieuses-executions-en-normandie-au-moyen-age-1892,531.html). Mais la version humanoïde, destructrice et avide, embourbée dans un consensus sociétal chaque jour plus dégradant. Le porc bipède dans toute sa non-splendeur, accroché à son territoire et à ses normes comme d’autres à leur mangeoire, ayant abdiqué toute idée de grandeur (sociale, morale, intellectuelle). Une saloperie apathique et antipathique. Bref, le porc humain selon Gilles Châtelet n’a rien de reluisant.

    Vivre et penser comme des porcs est une charge furieuse contre l’esprit d’une époque, la nôtre. Écrit en 1998, un an avant que son auteur ne se donne la mort, il est d’une actualité troublante : chaque paragraphe s’ancre au contemporain comme le sparadrap au capitaine Haddock, déchire le voile fatigué d’un pseudo aboutissement occidental. Pas de temps mort, pas de répit, la mise à mort est aussi froide que jouissive. RIP libéralisme béatifiant. Balistiquement parlant, l’ouvrage de Gilles Châtelet a une puissance rhétorique comparable au pamphlet de Guy Hocquenghem, Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary (1986), autre grand exercice virtuose de tir à boulets rouges contre une génération de sabordeurs cupides. Sauf que, là où Hocquenghem désignait nommément les tartuffes (July, BHL, Finkielkraut…), Châtelet va beaucoup plus loin, dépasse la personne pour atteindre la société, toute la société. Il n’est plus question de dénoncer une élite, mais les fruits de sa victoire, le renoncement globalisé. Ce que Gilles Châtelet vous met sous le nez, c’est le marigot de la défaite : voilà votre monde, voilà ce qui a été fait des sixties créatives et combattives, des seventies festives, voilà votre porcherie débilitante, celle dans laquelle vous barbotez avec tant de plaisir, vous les Pétro-Nomades, les Ringards Visqueux, les Turbo-Bécassine et les Cyber-Gédéon.

    Rien d’étonnant à ce que Gilles Châtelet ait fait paraître cet essai au beau milieu des commémorations des trente ans de mai 68. D’avoir scruté avec dégoût le millésime 2008 (40 ans), on comprend aisément l’esprit qui anime ce texte. Non seulement, il y a eu défection, renoncement, trahison, mais tout cela s’est fait dans l’autosatisfaction, la justification éhontée, bravache. Le processus ? Simple : « Émasculer une tradition de gauche combative pour installer les niaiseries des démocrates modernistes. Il s’agissait de promouvoir une capitulation élégante - à la française - devant l’ultimatum de la Main invisible, en le présentant comme un rendez-vous incontournable avec la modernité, et même comme l’utopie libertaire ayant enfin atteint l’âge adulte. » Mitterrandie, j’écris ton nom. Le reste a suivi, basculement généralisé. Depuis, ça barbote en gargouillant du groin, uni-dimensionnel en bandoulière.

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  • 1999    192 p   8,20 € (Poche)

       Entré en 1963 à l'École normale supérieure de Saint-Cloud en section scientifique,Gilles Châtelet obtient un doctorat d'état es-Sciences de Mathématiques pures en topologie différentielle le 20 décembre 1975. Il devient professeur de mathématiques en 1979 à l'Université Paris VIII Saint-Denis, anciennement Université libre de Vincennes.

      Directeur de Programme au Collège international de philosophie entre 1989 et 1995, il fonde le séminaire « Rencontres Science-Philosophie ». En 1994, il rejoint le laboratoire « Pensée des sciences » qui vient d’être fondé à la rue d’Ulm par Charles Alunni. Il prend, jusqu'à sa mort, une part particulièrement active au séminaire « Acte, Puissance, Virtualité » et y exerce une influence notable1.

    De 1981 à 1983, il fut attaché scientifique de l'ambassade de France en Israël. À partir de 1990, il collabore au mensuel L'Autre Journal lancé par Michel Butel dont la parution avait été suspendue depuis 1986.

    Il est décédé en juin 1999.

    Gilles Châtelet s'était également formé à l'économie, comme en témoigne le dernier livre, paru de son vivant : Vivre et penser comme des porcs. De l'incitation à l'envie et à l'ennui dans les démocraties-marchés, météore dans le ciel politiquement correct des années 1990. C’était un essai prophétique dans lequel il dénonçait le système libéral, dont l’efficacité repose sur une Triple Alliance entre le politique, l’économique et le cybernétique c’est-à-dire le communicationnel. Il y revendiquait un front du refus face à un processus de domestication généralisée imposé par ce Nouvel Ordre Mondial, qu'il fut l’un des premiers à analyser avec la rigueur du scientifique, la verve du polémiste et la patience du philosophe. Il en appelait ainsi à une philosophie de combat face aux effets désastreux de la décomposition d’un certain optimisme libertaire devenu cynisme et imposture pseudo-libérale car, disait-il, « nous devons vaincre là où Hegel, Marx et Nietzsche n'ont pas vaincu… ».

    Les Animaux malades du consensus retrace la généalogie de cette critique qui commence dès la fin des années 1970 dans la presse ou les revues. L'ensemble de ces textes prouvent que Gilles Châtelet n’aura finalement jamais cessé d’exercer une critique sans réserve du consensus. Véritable fabliau des temps modernes, on y retrouve le bestiaire et les généalogies de son précédent pamphlet, mais surtout un ensemble d’analyses des dispositifs redoutables de l’industrie du ressentiment.

    Il critique le réformisme comme « progressisme gradué, comme solution de rechange raisonnable face à la violence », il dénonce des hystéries médiatiques qui trahissent le caractère putrescible du consensus, ou encore des « gloutonneries de l’Élite consensuelle qui dévore du Différent pour chier du Même ». Sa ténacité à pointer les illusions et les fantasmes liés à la vitesse, à la performance sont autant de questions jusque-là subversives qui commencent à peine à émerger du silence où elles étaient retenues.

    Enfin, il rappelle qu’en tout état de cause, « qu’il soit mathématicien ou pas, tout homme épris de liberté a le devoir de dire que certaines choses sont insupportables lorsqu’il en a la possibilité ».

    Son succès de pamphlétaire a finalement occulté une œuvre philosophique dont on n'a pas encore pris toute la mesure.

    Citations

    « Promouvoir un travail sans temporalité propre, totalement inféodé à la commande sociale – qu'elle vienne du fouet ou de la faim pour le travail-corvée ou d'une psychologie mutilée de cyber-zombie pour la Surclasse –, incapable de s'articuler avec une intensification de l'individuation pour de grandes masses humaines, bref, se contenter de faire proliférer les cas particuliers d'une espèce : serait-ce tout ce qu'il reste à espérer de l'humanité ? »

    — Vivre et penser comme des porcs, Gallimard, p. 160

     

        C'est qu'il faut beaucoup de place, de sacrifice, d'énergie, de mutilation, de cadavres pour que l'« homme moyen » devienne automobile et se prenne pour un nomade. C'est pourquoi toutes les administrations qui se prétendaient fidèles à la voix de la modernité, de l'administration Pompidou, qui voulait « adapter la ville à l'automobile », à l'administration Mitterrand, friande d'autoroutes et de transports routiers — se sont toujours voulues les vestales zélées de la bagnole, de l'homme moyen à roulettes censé incarné le « dynamisme » de la société civile. Ainsi toute autoroute est-elle d'abord une autoroute sociale, et ce qu'il faut appeler le pétronomadisme de la bagnole tourne souvent au pétainisme à roulettes : l'automobile c'est d'abord le travail, la famille et la bêtise montés sur pneus.

     

    • Vivre et penser comme des porcs. De l'incitation à l'envie et à l'ennui dans les démocraties-marchés, Gilles Châtelet, éd. Exils, coll. « Folio actuel (réédition Gallimard) », 1998   chap. 7 Robinsons à roulettes et pétro-nomades, p. 96

     

     

    Publications

    • Aspects philosophiques et physiques de la théorie des jauges, IREM Paris-Nord, 1984.
    • Les Enjeux du mobile, « collection Des Travaux », Éditions du Seuil, 1993.
    • Vivre et penser comme des porcs. De l'incitation à l'envie et à l'ennui dans les démocraties-marchés, Exils, 1998 (essai, réédition, Gallimard, « Folio »)
    • (en) « Interlacing the singularity, the diagram and the metaphor » (introduction et édition CA), in Simon Duffy ed., Virtual Mathematics. The Logic of Difference, Clinamen Press, Manchester, 2006, p. 31-45.
    • Les Animaux malades du consensus, recueil des textes politiques, édition établie par Catherine Paoletti, Éditions Lignes, 2010 - 
    • L'enchantement du virtuel. Philosophie, physique, mathématique, édition établie par Catherine Paoletti et Charles Alunni, Éditions Rue d’Ulm, 2010 -

       D'après Wikipédia


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  • Au Brésil, les sans-terres protestent contre Temer et l'agrobusiness
     
    Published: 31 Jul 2017
    Short URL: https://farmlandgrab.org/27346
    Posted in:  Brazil
          
    Le MST a occupé brièvement la propriété de l'ancien président de la confédération brésilienne de football à Rio de Janeiro - EPA

    Radio Vatican 31.7.2017

    Au Brésil, les sans-terres protestent contre Temer et l'agrobusiness

    (RV) Entretien - La propriété à Rio de Janeiro de l’ex-président de la Confédération brésilienne de football, des terres appartenant à un sénateur ou au ministre de l’agriculture : le Mouvement des paysans sans-terres (MST), au Brésil, a occupé ces propriétés ces derniers jours dans le cadre de sa campagne «Corrompus, rendez-nous nos terres». 15 000 membres ont pris part à ces actions emblématiques du combat de ce mouvement pour les paysans pauvres du Brésil.

    Ces opérations interviennent alors que le président Michel Temer fait face à la menace d’un procès pour corruption. Son sort dépend des députés qui peuvent le renvoyer vers la Cour suprême lors d’un vote le 2 août. Parmi les 513 députés, 211 sont directement liés au puissant lobby de l’agrobusiness. Or, depuis plusieurs mois, le gouvernement brésilien a pris une série de mesures allant dans le sens des intérêts de ce secteur économique incontournable dans le pays.

    C’est là que les dernières occupations de terres du MST et les dernières affaires de corruption au plus haut niveau se rejoignent. Les paysans sont les premières victimes de la politique menée depuis près d’un an par Michel Temer, arrivé au pouvoir après la destitution contestée de Dilma Rousseff. Ils dénoncent les liens entre la spéculation foncière, l’accaparement des terres et la corruption dans un pays, champion du monde des inégalités en matière de répartition des terres. La moitié des terres du pays est détenue par un pour cent de la population.

    A cela, s’ajoute une répression de plus en plus dure : 36 militants ont été tués depuis le début de l’année 2017. Un des dirigeants du MST a même été tué dans un hôpital par une milice armée en mars dernier. Face à la dégradation de la situation, le MST décide donc de se faire entendre une nouvelle fois. Hélène Chauveau, doctorante en géographie rurale à l’Université Lyon 2 Lumière, laboratoire d’études rurales, revient avec Xavier Sartre sur les liens entre le président Temer et l’agrobusiness et ses conséquences pour les sans-terres.


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  •   Des chercheurs d'Orb Media ont trouvé des matières plastiques dans des échantillons d'eau du robinet d'une douzaine de pays. Les États-Unis sont particulièrement touchés, mais la France, même si elle s'en sort un peu mieux, n'est pas épargnée. Une situation qui pourrait s'aggraver tant notre consommation de plastique ne cesse de croître.

     Une étude exclusive publiée par Orb Media et relayée par The Guardian ce 6 septembre fait froid dans le dos. Elle porte sur l’eau du robinet. Des échantillons d’eau d’une douzaine de pays ont été passés au crible par les chercheurs. Les résultats sont sans appel : 83 % des échantillons sont contaminés par des fibres plastiques.

    C’est aux États-Unis que les taux de contamination sont les plus élevés avec 94 % de fibres plastiques retrouvés dans les prélèvements. Ceux-ci proviennent de plusieurs sites symboliques : le Congrès, le siège de l’Agence de protection de l’environnement aux États-Unis et même la fameuse Trump Tower du Président. Sur le malheureux podium des eaux les plus contaminées, suivent de près l’Inde et le Liban.

    L'eau du robinet est largement contaminée par du plastique (Infographie : Guardian Graphic)

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