• Les Petits Gars de la Campagne (Documentaire)
     
        De Arnaud Brugier     Avec acteurs inconnusGenre     Documentaire
       Nationalité   Français
       Distributeur Les Productions de la Main Verte
     
        En cinquante ans, l'agriculture française a changé du tout au tout. Une transformation radicale inédite dans l'histoire qui entraîna de profondes mutations économiques, sociales et environnementales.
    Derrière cette révolution restée silencieuse, il y a la PAC, la Politique Agricole Commune dont tout le monde a entendu parler sans la connaître vraiment. Elle a pourtant bouleversé la vie de millions d'individus en modelant  leur alimentation, leurs paysages, leur quotidien.     "Les petits gars de la campagne" plonge au coeur de cette volonté politique initiée à l’échelle européenne il y a 60 ans, avec l'ambition de contribuer à remettre l'agriculture au coeur d'un débat public dont elle a été écartée
     
         Pour la préparation d'une séance de projection-débat avec le film, la fiche pédagogique rédigée par le CFSI propose : 

    - la biographie du réalisateur,

    - son intention et le contexte de tournage,

    - le scénario et son séquençage minuté,

    - la présentation des protagonistes et intervenants principaux,

    - les chiffres clefs de la PAC, de l'agriculture française et européenne,

    - un historique de la PAC, une analyse des ses résulats pour l'Europe et le reste du monde,

    - le profil d'intervenants potentiels et des questions d'entrées dans le débat,

    - une boîte à outils d'animations,

    - une bibliographie pour aller plus loin.

    pendant trop longtemps. 

    Une suite logique

    Les petits gars de la campagne fait office de suite au premier documentaire d'Arnaud Brugier, Ca sent le roussi (2007) dans lequel il ouvrait le sujet de la Politique Agricole Commune.
      Un projet de longue date

    Arnaud travaille sur ce projet pendant plus d’un an à partir de documentations et de rencontres, qui ont forgé le propos du film. Le metteur en scène a mis plus que 4 ans pour boucler Les petits gars de la campagne.

    Une petite tournée

    L’équipe de tournage s’est déplacée à Paris, Bruxelles, Grenoble et Rennes pour rencontrer des politiciens et représentants syndicaux 

    Une équipe réduite

    L’équipe de tournage était très réduite, comptant seulement 3 membres. 

    Financement

    Pour financer le film, Arnaud Brugier a reçu des aides du CNC (COSIP et aide sélectives) et d’acteurs institutionnels de l’agriculture (banques et représentants politiques).

    Site internet

    Où commander le DVD ?

    Sur le site du film http://lespetitsgarsdelacampagne.tumblr.com/dvd#dvd * Prix du DVD à usage privé : 20 € TTC 

    Information complémentaire ?

    Contacter Les Productions de la Main Verte: contact@maverda.fr / 09 53 35 45 59

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  •  Connaissez-vous Steve Cutts ? C’est un artiste freelance qui réside à Londres. Spécialisé dans l’animation, il a mis en ligne, à la toute fin de l’année dernière, une vidéo : MAN. Celle-ci retrace l’histoire de l’homme sur Terre depuis son apparition, il y 500 000 ans. Au début, l’homme exploite et détruit tout ce qu’il rencontre… Mais je vous laisse regarder sa vidéo : Pessimiste, mais très bien réalisé, non ?

     https://www.youtube.com/watch?v=WfGMYdalClU

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     http://www.picturalis.fr/2/in-the-fall-steve-cutts

      https://vimeo.com/21485928

      Parfois, au détour d’une page web, on tombe sur une petite perle. Et c’est ce qui s’est passé quand “In The Fall” a croisé notre route un soir d’été 2011. Il est vrai que ce court film d’animation  – contant les derniers instants de la vie – est loin d’être drôle même s’il peut faire sourire. Il est porte un regard très critique et cynique, et pleins d’autres mots en “-ique” sur notre existence. La votre aussi. Steve Cutts nous en dit un peu plus, histoire d’élucider le pourquoi du comment de son projet.

    Plus d’infos sur son site (http://www.stevecutts.com/), son portfolio, et le reste de l’article !

    Animation et illustration, cette semaine sur Picturalis, on apprécie le mélange des genres. Un court métrage d’un londonien sarcastique et déjanté sous fond de bonne musique.

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      http://www.buzzly.fr/illustrations-problemes-societe.html 

    http://www.ufunk.net/artistes/steve-cutts/

       Une sélection des illustrations de Steve Cutts, qui dépeint avec un regard acerbe les dérives de notre triste monde moderne et de nos sociétés de consommation dans des illustrations satiriques trash et décalées… Steve Cutts est un illustrateur anglais basé à Londres dont nous avions déjà parlé avec ses excellents courts métrages Anytime Ice Cream et MAN

        Deux exemples:

    Steve-Cutts-illustrations-7

    Steve-Cutts-illustrations-6


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    Distributeur:   Haut et Court   long métrage
    Récompenses: 4 prix
     
    • 2015 Oscars    Meilleur Film Documentaire
    • 2015 BAFTA Awards    Meilleur Film Documentaire
    •  2015 Independent Spirit Awards   Meilleur Film Documentaire
    • 2015 Directors Guild of America Awards   Meilleur réalisateur de film documentaire - Laura Poitras
     
     
    Année de production:  2015
    Date de sortie DVD:  09/09/2015
    Date de sortie Blu-ray:  06/12/2015
    Langues:   Anglais, Portugais, Allemand
    Secrets de tournage 6 anecdotes

    Synopsis et détails

       En 2013, Edward Snowden déclenche l’un des plus grands séismes politiques aux Etats-Unis en révélant des documents secret-défense de la NSA. Sous le nom le code « CITIZENFOUR », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras. Elle part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel CITIZENFOUR, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden.  

     

    Par Pierre Murat (Télérama)

    Dès les premières secondes, le documentaire vire au film noir. Lumières dans un tunnel, sur une autoroute. Et voix off, comme dans un film adapté d'un roman de Raymond Chandler... La cinéaste est en route pour Hongkong. Avec Glenn Greenwald, journaliste au Guardian, elle doit y rencontrer un hurluberlu qui signe « Citizenfour » ses mails : un drôle de type qui veut dénoncer les manoeuvres de la NSA (National Security Agency). Un organisme d'Etat qui espionnerait, illégalement, les communications privées des citoyens du monde entier (on apprendra, bien plus tard, que le portable de la chancelière Angela Merkel elle-même avait été piraté). Comment reconnaître Citizenfour : dans le centre commercial qui jouxte son hôtel, il aura un Rubik's Cube dans la main...

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  •   Affiche Earthlings

    • Réalisation : Shaun Monson   (2005)    1h 35min
    • Scénario : Shaun Monson
    • Production : Shaun Monson, Persia White, Maggie Q, Libra Max et Nicole Visram
    • Musique originale : Brian Carter, Natalie Merchant, Moby, Gabriel Isaac Mounsey et Barry Wood
    • Pays : Drapeau des États-Unis États-Unis
    • Langue de tournage : anglais
    • Disponibilité: Monde

       Earthlings est un film documentaire américain de Shaun Monson sorti en 2005, et dont la réalisation a nécessité cinq années de travail et d'investigations. Il montre le traitement des animaux destinés à la nourriture, à l'habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques.

    La bande originale est signée Moby.

    Le narrateur de la version originale américaine est Joaquin Phoenix, le narrateur de la version originale allemande est Helmut Krauss et le narrateur de la version originale française est l'ex-hockeyeur végétalien Georges Laraque des Canadiens de Montréal. Il n'existe que trois versions officielles de Earthlings mais de nombreux détournements ont été réalisés sur internet par des activistes, comme celui de Maxime Ginolin.  

    En utilisant des caméras cachées et des images inédites, Earthlings est une condamnation de la conduite humaine face au monde animal. Y sont présentées de grandes et petites industries contemporaines, dont les profits dépendent — d'une manière ou d'une autre — de l'exploitation animale.

    •   Pets ; première partie : Animaux domestiques
    •  deuxième partie : Nourriture
    •  Clothes ; troisième partie : Habillement
    •  Entertainment ; quatrième partie : Divertissement
    •  Science ; cinquième partie : Science. 

    Le film est controversé notamment à cause de sa comparaison entre le traitement des animaux dans les abattoirs et les camps d'extermination ou de concentration du nazisme 

    Pour d'autres, plus particulièrement les végétariens et les végétaliens, ce film est le meilleur documentaire jamais tourné sur le sujet.

      Dans son ouvrage, Plaidoyer pour les animaux, le scientifique et moine bouddhiste Matthieu Ricard dénonce le fait que ce film n'ait jamais été diffusé sur les chaînes publiques de télévision (de même que les films Food Inc. et LoveMEATender) : « On ne montre jamais à la télévision ce qui se passe tous les jours dans ces lieux (élevages, abattoirs...) ». Les chaînes de télévision prétextent, pour leur refus de diffusion, que ce genre de film documentaire est susceptible de choquer, raison insuffisante pour le moine bouddhiste, étant donné que les chaînes de télévision ne se privent jamais de montrer des images de guerre ou d'attentats qui sont elles aussi susceptibles de choquer.

    Récompenses

    • En 2005 Meilleur film documentaire au festival de film d'Artivist.
    • En 2005 Meilleur film documentaire au Festival international du film de Boston.
    • En 2005 Meilleur film documentaire et la récompense humanitaire de Joaquin Phoenix au festival de film de San Diego.   Publié par Wikipédia

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  •   "Notre poison quotidien", livre et film de Marie Monique Robin, sur ARTE le 15 mars à 20h40 

         Du 20 au 30 mars 2011 : 6ème édition de la semaine pour les alternatives aux pesticides : inscrivez vous dès aujourd'hui aux marches pour les alternatives aux pesticides!

       "Notre poison quotidien", livre et film de Marie Monique Robin, sur ARTE le 15 mars à 20h40
        Ce documentaire sous forme d'enquête retrace le mode de production, de conditionnement et de consommation des aliments, depuis le champ jusqu'à notre assiette. MM Robin s'intéresse tout particulièrement aux pesticides, à l'aspartame et au BPA. Au travers de ces exemples, elle décortique le système des évaluations et d'homologation de ces substances chimiques en montrant qu'il est totalement défaillant et inadapté. Elle raconte les pressions et les manipulations de l'industrie chimique pour maintenir sur le marché des substances toxiques.
         L'ouverture de ce documentaire se fait sur la réunion que Générations Futures avait organisé à Ruffec en janvier 2010. MM Robin a dédié son film à Yannick Chônet qui apparait dans le documentaire et qui nous a quitté samedi 15 janvier

         (voir hommage : http://www.generations-futures.fr/news/news210110_chenet.html ).
    Le documentaire a été diffusé sur Arte le mardi 15 mars 2011 à 20h40.
        Le livre publié aux éditions La Découverte sera en librairie à partir du 7 mars.
      

       

        Le DVD du documentaire est sorti le 23 mars 2011chez Arte Vidéo


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  • We Feed the World - le marché de la faim
       Date de sortie 25 avril 2007 (1h 36min)
       De Erwin Wagenhofer
       Avec Peter Brabeck, Jean Ziegler
       Genre Documentaire
       Nationalité Autrichien
       Titre original We Feed the World
        Distributeur Zootrope Films
        Récompense 1 nomination

       Le réalisateur s'est inspiré du livre de Jean Ziegler, L'Empire de la honte et  il   

       lui donne à plusieurs reprises la parole .

       Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée, et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d'Autriche, Graz... Environ 350 000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique. Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l'Espagne, et dont la culture provoque des pénuries d'eau locales...
     
    dimanche 4 novembre 2007 à 23h09 - par  zorgol

    We Feed The World, Le Marché de la Faim, est sorti en salle. Ce documentaire d’Erwin Wagenhofen démonte les mécanismes d’une l’industrie agroalimentaire mondialisée.

    En suivant les trajets qu’effectuent les nourritures, il met au jour les déséquilibres absurdes d’un monde qui pourrait nourrir 12 milliards d’êtres humains, et dans lequel 850 millions de personnes sont sous alimentées.

    Dans ce système, le Brésil qui n’a pas atteint l’autosuffisance alimentaire, au lieu de développer des cultures vivrières, transforme la forét amazonienne en culture de soja qui sera utilisé à nourrir les poulets européens.

    Et l’Afrique reçoit à bas prix des tomates cultivées en Europe qui ruinent les agriculteurs locaux.   

      Jean Ziegler est le rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation (en) du Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations unies de 2000 à 2008, poste auquel lui succède Olivier De Schutter. Il est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme des Nations unies

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    C'est l'été, Kaizen 3 va arriver !

    Cher Colibri,

    Le numéro 3 de Kaizen sera en kiosque le 29 juin.
    En ces temps de vacances et de prise de recul il aborde le sujet de l'école :

    • À quoi sert-elle ?
    • À quoi devrait-elle ressembler au XXIème siècle ?
    • Quels sont les modèles et les expérimentations susceptibles de nous inspirer ?

    Si l'école participe à modeler nos représentations du monde et nous prépare à entrer dans la société, alors il est grand temps de se pencher sur l'école que nous voulons pour nos enfants !

    Également au menu dans ce Kaizen n°3 :

    • Idée remuante : "L’anti-spécisme" vu par Michel Onfray
    • Désenfumage : le BBC (Bâtiment Basse Consommation) démasqué
    • François Sarano ouvre les portes des derniers espaces sauvages : l'Océan
    • "Comment faire un compost collectif"
    • Les fonds d'investissement citoyens pour réinventer l'économie
    • Une nouvelle rubrique : Yes they can !
    • Le Carrot Mob pour tous
    • Des recettes à base de sureau
    • Et toujours : la chronique de Pierre Rabhi

    Ensemble, changeons le monde pas à pas !

    À bientôt !

    L'équipe de Colibris


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  • ref : DVD016 https://kokopelli-semences.fr/boutique/produit/DVD016     50 €

       Planter ses choux, c'est bien. Mais produire ses propres semences de choux, c'est encore mieux !

    Avec ce coffret de 4 DVD, Semences Buissonnières, il est désormais possible de renouer avec un savoir-faire ancestral, aujourd’hui en voie de disparition : la production de semences !

    En plus des 32 petits films consacrés chacun à un légume, Semences Buissonnières en propose également 8 autres traitant de quelques principes généraux à connaître. Cet « ABC », vrai petit manuel de connaissances théoriques et techniques de la production de semences, aborde entre autres thèmes, la classification botanique, la pollinisation, la sélection, les méthodes d'isolement ou encore le stockage des semences.

    « Semences buissonnières » s'adresse à tous ceux qui veulent produire leurs propres semences et contribuer à la sauvegarde de la biodiversité cultivée. Ces films sont conçus comme des outils pédagogiques afin d'expliquer l’évolution de la plante de la graine à la graine, de faciliter la compréhension de la biologie des fleurs, des phénomènes de pollinisation, des gestes et méthodes utilisés pour les récoltes, de l’extraction, du tri et du stockage des graines. 

    Les réalisatrices :

    Martina Widmer et Sylvie Seguin de la Coopérative Longomaï et du Forum civique européen ont une pratique de la production de semences depuis 15 ans. Elles participent au réseau des parrains-marraines de l’Association Kokopelli qui œuvrent à la conservation et la diffusion de la biodiversité ainsi qu’à la campagne « Semences sans frontières ».

    Olga Widmer est chef opératrice image. Elle travaille dans le cinéma documentaire depuis plus de dix ans. Son métier l’a amené à filmer dans de nombreux pays en Amérique du Sud, au Maghreb ou au Proche-Orient. Au travers de portraits, elle filme au plus près des gens, leur quotidien, leur intimité, leur histoire.
    Filmer au plus près des gens l’a conduit à s’intéresser aux problématiques de l’habitat et plus particulièrement aux questions de réhabilitation des grands ensembles. Depuis deux ans, elle a quitté le béton pour les fleurs et les légumes du jardin dans lequel elle a filmé et coréalisé ce coffret Semences buissonnières.
     

    Le coffret contient 4 DVD pour une durée de 436 min et un livret de présentation.

    Source : http://www.seedfilm.org/


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  •  Christophe Cupelin - documentaire Suisse/Burkina Faso    2015    1h30mn   VOSTF -

    http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=2942&mode=film

      CAPITAINE THOMAS SANKARA  (film) Thomas Sankara devient président de la Haute-Volta le 4 août 1983. Une année après, il marque définitivement l'histoire et l'identité de son pays en le rebaptisant Burkina Faso, littéralement la « terre des hommes intègres ». Bien au-delà des frontières de son pays, il a représenté un immense espoir pour une grande partie de la jeunesse africaine.
        Sa politique d'affranchissement du Burkina Faso, qui promeut notamment l'autosuffisance de la nation sur le plan alimentaire, l'amène à prendre radicalement position contre toute forme d'influence impérialiste ou néocoloniale, et lui fait adopter un discours sans ambages à l'égard des puissants de son époque. Sankara tente de réformer en profondeur la société civile, qu'il considère comme encore figée sur le modèle féodal, en luttant contre les inégalités entre hommes et femmes, l'analphabétisme, la corruption, les privilèges des fonctionnaires…

      Mais en dépit des succès apparents et de la popularité de sa révolution, Sankara est contesté en coulisses. Il est brusquement assassiné le 15 octobre 1987 lors d'un coup d'État que l'on dit organisé par Blaise Compaoré, l'homme qu'il considérait comme son frère, actuel président du Burkina Faso.
       À travers un montage d'archives rares méticuleusement rassemblées, le réalisateur Christophe Cupelin offre une vision complète de l'héritage intellectuel et politique de Sankara, et restitue fidèlement l'atypisme de ce chef d'Etat, percutant dans son action comme dans ses propos. Vingt-sept ans après sa disparition tragique et officiellement non élucidée, ce film donne enfin à voir et à entendre la parole de Thomas Sankara, l'un des plus importants leaders africains du xxe siècle. 

            " Passionnant documentaire sur le président du Burkina Faso, assassiné en 1987. Impossible de ne pas tomber en admiration devant ce révolutionnaire anticolonialiste, féministe et écologiste, qui rebaptisa son pays (la Haute-Volta devint « le Pays des hommes intègres »), lutta contre l'illettrisme et réclama l'annulation de la dette africaine. Après avoir réentendu son discours sur les exclus à la tribune de l'ONU et revu les images du dîner officiel où, devant François Mitterrand, il condamnait la France pour avoir accueilli Pieter Botha, le Premier ministre d'Afrique du Sud, et Jonas Savimbi, chef de l'Unita (Union nationale pour l'indépendance de l'Angola), « couverts de sang des pieds jusqu'à la tête », on est prêt à croire que ce capitaine courage aurait pu changer le monde. — G.O." Télérama

    Capitaine Thomas Sankara La flamme de la révolution au Burkina. Africulture 24 novembre 2015 

    Vu par Michel AMARGER (Afrimages / Médias France) pour le magazine Africiné

    La distribution dans les salles françaises de Capitaine Thomas Sankara, réalisé par Christophe Cupelin, met en lumière la détermination de deux hommes engagés. L’un est le fameux président du Burkina Faso, Thomas Sankara, assassiné en 1987, dont le film brosse un portrait fouillé ; l’autre est le réalisateur, Christophe Cupelin, qui a bataillé obstinément pour concrétiser son projet et obtenir le droit de montrer ses images.

    Capitaine Thomas Sankara, réalisé en 2012, finalisé pour le grand écran en 2014, est la contribution documentée d’un cinéaste suisse à la valorisation d’une période révolutionnaire en Afrique, qui l’a fait mûrir. Débarqué au Burkina Faso en 1985, en pleine effervescence de l’ère Sankara, Christophe Cupelin, âgé de 19 ans, éprouve un choc qui secoue ses questions de justice sociale et d’engagement citoyen. Il assiste aux réformes audacieuses du régime, reçoit les vibrations de la société du Burkina en marche sur laquelle il engrange des images.

    Capitaine Thomas Sankara est la combinaison de plans d’époque, d’archives récupérées en 2007, à l’occasion des 20 ans de la mort de Sankara, quand certaines apparaissent libres de droit sur le Net. Cupelin tente alors de retrouver toutes les images et les témoignages possibles pour faire revivre la figure charismatique et anticonformiste de Thomas Sankara. Le film est nourri des impressions du cinéaste sur le terrain, dès 1985, des documents écrits et audiovisuels disponibles mais aussi de témoignages oraux de protagonistes de l’époque qui ne figurent pas toujours dans le montage, élaboré par Christophe Cupelin lui-même.

    Le portait composé par le réalisateur suisse fait ainsi revivre la figure emblématique de Thomas Sankara. Ce militaire décidé, né le 21 décembre 1949, devient à 34 ans, président de la Haute-Volta dont il change le nom pour devenir Burkina Faso, "la Patrie des hommes intègres". La formule annonce l’ambition du politique révolutionnaire qui tente de moraliser la vie du pays en le modernisant et en l’émancipant des influences étrangères. Entre le 4 août 1983 où il accède au pouvoir, et le 15 octobre 1987 où il est tué avec 12 collaborateurs, Thomas Sankara mène le changement au pas de charge.

    Ses mesures sociales se font sur tous les fronts. Il prône une campagne de vaccination pour améliorer la santé. Il construit des logements, lance un mouvement de reboisement massif, soutient l’Union des paysans. Tout en défendant la promotion de la femme, il réforme l’éducation en misant sur l’alphabétisation dans toutes les langues nationales. Cette politique est menée tambour battant car Sankara sait que son temps est limité. Il fonce avec intransigeance vers ses objectifs et bouscule son entourage qui veut préserver ses privilèges. Mais la réaction interne n’est pas la seule menace pour le président.

    Ses prises de position en faveur d’une plus grande autonomie du Burkina, ses attaques contre les forces occidentales toujours impliquées dans la gestion des territoires africains, sont violentes. Il déclare effrontément, lors de la conférence des pays membres de l’Organisation de l’Unité Africaine, en juillet 1987 : "La dette ne peut pas être remboursée parce que si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourrons pas. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir." Le message passe mal avec certains interlocuteurs de l’Occident mais Sankara s’impose comme une référence de la dignité africaine.

    Capitaine Thomas Sankara permet de mesurer le charisme du leader burkinabè qui tient ses discours percutants avec une verve alerte, ponctuée d’un humour corrosif. Cette aptitude, illustré par le film de Christophe Cupelin, impose Sankara comme le porte-parole des laissés pour compte dans son pays mais aussi dans le reste du continent. En découvrant Sankara jouer de la guitare, être galant avec les femmes, affable avec ses alliés, se dessine à l’écran le portrait d’un homme contrasté que le réalisateur n’hésite pas à démystifier. Mais il propose aussi de réhabiliter la stature du leader politique assassiné dont l’empreinte a été reléguée par Blaise Compaoré, son successeur.

    Ce documentaire qui vise à fixer la mémoire en faisant parler les documents, est l’aboutissement de l’engagement extrême de Christophe Cupelin. Cinéaste indépendant, capable de saisir la vie d’un village du Burkina avec Kononga, 2006, tourné en Super 8, il signe aussi des portraits de Burkinabès à Genève ou Ouagadougou. Cette approche témoigne de l’empathie du réalisateur suisse avec l’évolution du Pays des hommes intègres. Sa fascination pour l’élan de Sankara le motive à repousser les limites des productions normées en créant seul, Capitaine Thomas Sankara. Ce combat, poursuivi pour récupérer les droits des archives, lui permet aujourd’hui de toucher des spectateurs dans les salles suisses, françaises, jusqu’en Afrique. Un hommage indispensable au leader politique qui a, selon sa formule, "osé inventer l’avenir".

    Source : http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=13327

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      SANKARA MITTERRAND, de Jacques Jouet, avec Ibrahima Bah, François Fehner et Pascal Papini (35mn). Palais présidentiel de Ouagadougou, 17 novembre 1986. Deux hommes se font face à une table de banquet. Thomas Sankara se lance dans une diatribe enflammée pour dénoncer notamment l’attitude de la France, François Mitterand réplique. S’engage un échange aigre-doux où la causticité du vieux lion répond à l’impertinence et à l’ironie du jeune loup. C’est cet échange qui a inspiré façon Oulipo cette pièce qui y introduit un troisième intervenant : le « Théâtre simple », personnage théorique, modérateur du débat et allégorie de l’art scénique. Une pièce aux multiples facettes, chaque fois différente, qui s’attaque aux mécanismes de l’art oratoire…


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  • Le dernier continent (film)

    De Vincent Lapize, sortie le 11 novembre.
    Article publié dans le

    N° 72 - novembre 2015

    Comment le capitalisme va croquer l’économie du partage

      Tourné de 2012 à 2014, « Le dernier continent » propose un portrait subjectif de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et de ses habitants.

    Tout le monde a entendu parler de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Largement alimentée par les médias et par les défenseurs du projet d’aéroport, la version d’une bande de marginaux venus se mettre au vert ne tient pas la route si l’on y regarde de plus près. C’est ce qu’a fait Vincent Lapize en filmant deux ans de lutte, entre 2012 et 2014. Si l’opération César – qui, en 2012, a mobilisé 800 gendarmes pour expulser les derniers occupants – a échoué, c’est grâce à l’alliance entre agriculteurs, habitants, et ces nouveaux venus prêts à en découdre. Malgré l’hétérogénéité du mouvement, malgré les motifs différents et parfois divergents qui les ont fait venir, les occupants ont su organiser une vie en collectif nourrie par des débats politiques. Depuis 2012, des espèces protégées ont permis de retarder la reprise des travaux de défrichage. Mais les recours en justice s’épuisent et il ne reste plus que le campagnol amphibie en travers du chemin de Vinci. On parle moins de Notre-Dame-des-Landes en cet automne 2015. Mais la lutte pourrait bientôt reprendre et ce documentaire tombe à point nommé pour en rappeler la nature.  

    Par   Anne de Malleray  pour Terraeco.net
     

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  •     Long  métrage | 2014 Examen d'État Dieudo Hamadi
       www.agatfilms...lm.php?id=641  

        Contact producteur/distributeur : julie@agatfilms.com  

      EXAMEN D'ÉTAT, de Dieudo Hamadi, 2014 / Congo, France - Cinéma du Réel from Africiné www.africine.org on Vimeo.   

    Examen d'état  film   Titre anglais : National diploma

       Pays Concerné : République démocratique du Congo

       Réalisateur : Dieudo Hamadi

       Pays du réalisateur : République démocratique du Congo

       Production : AGAT Films et Cie, Karoninka, Studios Kabako, Vosges Télévision Images Plus

       Pays de production : France, République démocratique du Congo, Sénégal

       Distribution : AGAT Films et Cie

       Durée : 90'   Genre : portrait

       Type : documentaire

       Format de Distribution (Vidéo Numérique )

       À Kisangani, un groupe de lycéens qui n'ont pas les moyens de s'acquitter de la "prime des professeurs" s'organise pour préparer ensemble l'examen d'État (le baccalauréat congolais). Dieudo Hamadi, jeune cinéaste congolais fait de la société dans laquelle il vit son champ d'investigation exclusif. Aujourd'hui il veut ausculter le futur de sa génération en se focalisant sur l'examen d'Etat (l'équivalent du baccalauréat) qui, pour des milliers de jeunes congolais, ouvre (ou ferme) les portes de l'avenir.
        Pour se préparer à ces examens, les étudiants de la République Démocratique du Congo doivent surmonter d'innombrables difficultés et ont recours à plusieurs méthodes, des plus sérieuses aux plus fortuites.
       L'Athénée royal de Kisangani se révèlera être un véritable microcosme de la République Démocratique du Congo. Les enjeux de ces examens permettront au réalisateur de porter un regard incisif sur la société congolaise actuelle et sur les réalités d'un pays qui souffre de son passé colonial et dictatorial et du manque d'avenir.

        NOTE DE LA PROGRAMMATRICE (Festival Cinéma du Réel 2014, Paris)
    Devant le lycée Athénée royal de Kisangani, de larges flaques de pluie demeurent, ressac d'une inondation. "Athénée royal ? Athénée poubelle, oui !" : le ton est donné, qui mêle désaffection pour la vénérable institution et nécessité pour les adolescents de décrocher malgré tout le baccalauréat congolais, dit "examen d'Etat". De même qu'il parvenait à filmer à la fois un individu et une foule pendant la campagne électorale présidentielle de République démocratique du Congo Atalaku, Dieudo Hamadi s'insère ici on ne sait comment dans un groupe composite de candidats libres qui vont se construire un "plan maquis", une maison commune de révisions. Passe-ton bac d'abord ? Non, paie d'abord la "prime du professeur", sans quoi celui-ci t'éjecte de son cours, fût-ce devant une caméra. Le système scolaire, microcosme d'une société où corruption et débrouille s'entretiennent, n'est pas vraiment un objet d'analyse. C'est un tremplin vers une histoire : les élèves débarqués vont vivre deux mois avec des inconnus, récupérer des manuels, prier ensemble, faire bénir leurs stylo à bille et recruter des étudiants plus lettrés qu'eux. En suivant plus particulièrement la trajectoire de Joël, déterminé à ne pas finir porteur au marché, Dieudo Hamadi crée un contrepoint intime et, pour finir, poignant, au portrait de groupe.
    (Charlotte Garson)

    Versions disponibles : VF / Version Anglaise
    Editeur vidéo : POTEMKINE
    Diffusion TV : 19-05-14 à 16h25 sur Vosges Télévisio

    36ème Festival Cinéma du Réel - Festival international de documentaires, PARIS, France
    * Sélection - Compétition internationale
        Prix international de la SCAM (Société civile des auteurs multimédia), décerné par le Jury de la Compétition Internationale, composé de Jérôme Baron (directeur artistique du festival des 3 Continents), Xiaolu Guo (réalisatrice chinoise), Elisabeth Kapnist (réalisatrice française) et Nicolas Philibert (réalisateur français).
       Prix des éditeurs (Potemkine) décerné par un jury d'éditeurs DVD indépendants, composé de: Laetitia Fourmond (Ina), Nicolas Giuliani (Potemkine), Guillaume Sorel (Survivance).

    Festival International de Documentaire d'Agadir, Maroc : Grand Prix FIDADOC

    Sélections en festival :
    Toronto Int. Film Fest - Docs selection, Canada
    Festival de Lasalle en Cévennes
    Etats Généraux du Film Documentaire, Lussas
    Festival de Cinéma de Douarnenez, France
    Festival Cinéma d'Afrique, Lausanne, Suisse
    Festival Int. du Film de Colombo, Sri Lanka



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  • Pôle emploi, ne quittez pas ! (DVD)   Pôle emploi, ne quittez pas !(78 mn)    

    Titre original : Pole Emploi, ne quittez pas !

    Année de production : 2013

    Pays de Production : France

    Durées : 78 & 59 minutes

    Un film écrit et réalisé par : Nora Philippe

    Image : Cécile Bodénès

    Production : Gloria Films – Maud Huynh

    Coproduction : Les Films de l’air – LCP Assemblée Nationale

    Avec la participation du Centre National de la Cinématographie et de l’image animée et le soutien de la PROCIREP- Société des Producteurs et de l’ANGOA

    Distribution : DOCKS 66

    Presse : Claire Viroulaud – Ciné-Sud Promotion

    programmation : Charlotte Bolze

    Numéro de visa : 140 569

    Numéro d'ISAN : 0000-0003-8B86-0000-V-0000-0000-I

    • CONTACT VENTES ET DISTRIBUTION:  Docks66

      Violaine Harchin:     violaine@docks66.com / +33 6 18 46 24 58

      Aleksandra Chevreux:   aleksandra@docks66.com / + 33 6 99 70 92 87

          Dans un Pôle emploi du 93, quarante agents font face à quatre mille demandeurs d’emploi. Samia, Corinne, Thierry, Zuleika doivent soutenir et surveiller, faire du chiffre, obéir aux directives politiques et aux injonctions de communication, trouver du travail là où il n’y en a pas. C’est la vie d’une équipe qui a intégré l’impossible à son quotidien.

         Pôle emploi, ne quittez pas ! est le premier film documentaire tourné en immersion sur le long terme dans une agence Pôle Emploi.
        « Le film passionne par les complexités qu’il révèle. » Télérama
        « Une immersion vertigineuse dans les arcanes d’une bureaucratie déréglée. » Le Monde
        « Un documentaire à la Frederick Wiseman axé sur les agents. » Les Inrocks
        « Parfois cocasse, souvent accablant, toujours juste, un film brutalement contemporain. » Rue 89
       

         Bonus :
          Captation d’un débat avec Pierre Haski (Rue89) et Nora Philippe – Scènes inédites – Bande-annonce. Livret de 32 pages : Entretien entre la réalisatrice et la monteuse Anne Souriau, « Pôle Emploi, un archétype de la modernisation du service public » par Claire Vivès, sociologue du travail, « Le Rêve du Travail – Sur Pôle emploi, ne quittez pas ! de Nora Philippe » par Emanuele Coccia, philosophe et maître de conférence à l’EHESS.

    • Revue de presse

      Positif  : "Nora Philippe signe un film qui en dit plus long sur la réalité de l’époque que la plupart des longs discours entendus ici et là. (...) Parfois cocasse, souvent accablant, toujours juste, un film brutalement contemporain."

      Le Monde : "En plantant sa caméra dans ce décor, la jeune documentariste Nora Phillipe, (...) dévoile, sans forcer le trait, les failles d’un système arrivé en bout de course."

      Les Inrockuptibles  : "Nora Philippe pose sa caméra dans l’agence Pôle Emploi de Livry-Gargan (…) C’est évidemment ce qui fait le sel et l’intérêt de ce documentaire à la Frederick Wiseman (sans commentaire, sans interviews), surtout axé sur les agents (auxquels on s’attache parfois) et non sur les gens au chômage."

      Première : « Entre Frederick Wiseman et Jacques Tati, Pôle Emploi, ne quittez pas ! observe avec lucidité les logiques absurdes de l’institution. »

      Le canard enchainé  : « Jamais complaisant, parfois drôle mais souvent effrayant. »


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  •   The true cost (film)      The True Cost (2015)

       PG-13  |  92 min  |  Documentary, Biography, Drama  |  29 May 2015 (USA)
     

       The True Cost is a documentary film exploring the impact of fashion on people and the planet.

       Director and  Writer  :Andrew Morgan 

       Stars:Stella McCartney, Vandana Shiva, Richard Wolff | See full cast and crew » 

       Producer/editor: Michael Ross


      Executive producers: Lucy Siegle, Livia Firth, Vincent Vittorio, Christopher L. Harvey


                                            Composer: Duncan Blinkenstaff

       “I hope people open their eyes and hearts to the simple truth that there are people behind the clothes that we wear ,” said Andrew Morgan, the director of the eye -opening documentary The True Cost, which pulls back the curtain on the fashion industry and examines who makes the clothes and what the true cost is. The filmmaker continued, “No one should walk out of the film and love the things they wear less. We shouldn’t devalue fashion. I want people to begin to be more mindful, to begin to ask questions , to begin to explore. We are all having a new conversation about the stuff that we buy.”

    Last night , some of the industry’s key players attended the screening at the Francesca Beale Theater at Lincoln Center, including Vogue’s Fashion Director, Tonne Goodman, donning her signature look comprised of a Charvet silk scarf, Jil Sander jacket , and J Brand jeans . “If more people are educated, the more they are able to make their own choices . You can’t make a decision or a choice without knowing what the stakes are,” she asserted, as guests continued to pour in.

    As the film came to an end, the audience relocated to an after -party at the Frieda and Roy Furman Gallery where the creative minds behind Marchesa, Georgina Chapman and Keren Craig, wearing gowns from their line , discussed why they were touched by the documentary . “We thought the film was amazing . It was impactful, a wonderful statement, and very thought provoking,” said Chapman.

    Anne Hathaway, in a dress by The Row , was open to the possibility of a sustainable change. The actress said, “I’m very grateful to have seen it, very grateful that now there is a place where one could go to become educated about this incredibly important issue. I think as consumers demand more, the industry will respond, and it’s going to take some visionary, brave individuals within the fashion industry to be pioneers in figuring out how to build a sustainable model on the business side of things,” she said.

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  • Citizenfour (film)

      Genre : Documentaire             Origine : Américain
      Réalisateur : Laura Poitras       Durée : 114 mn.

      Citizenfour traite de la surveillance mondiale généralisée et retrace notamment l'histoire d'Edward Snowden de Hong Kong à Moscou. En janvier 2013, Laura Poitras a reçu pour la première fois un e-mail anonyme signé CitizenFour, le nom de code que s'était donné Edward Snowden. Cet ancien informaticien de la NSA et de la CIA vient de divulguer des documents secret-défense qui prouve une surveillance de masse via écoutes sur internet. A l'hôtel Mira à Hong Kong, Laura Poitras filme la rencontre entre Snowden et les deux journalistes du Guardian, Glenn Greenwald et Ewen MacAskill, qui ont révélé l’affaire...

    LA CRITIQUE LORS DE LA SORTIE EN SALLE DU 04/03/2015

      Dès les premières secondes, le documentaire vire au film noir. Lumières dans un tunnel, sur une autoroute. Et voix off, comme dans un film adapté d'un roman de Raymond Chandler... La cinéaste est en route pour Hongkong. Avec Glenn Greenwald, journaliste au Guardian, elle doit y rencontrer un hurluberlu qui signe « Citizenfour » ses mails : un drôle de type qui veut dénoncer les manoeuvres de la NSA (National Security Agency). Un organisme d'Etat qui espionnerait, illégalement, les communications privées des citoyens du monde entier (on apprendra, bien plus tard, que le portable de la chancelière Angela Merkel elle-même avait été piraté). Comment reconnaître Citizenfour : dans le centre commercial qui jouxte son hôtel, il aura un Rubik's Cube dans la main...

       Immédiatement, on est dans une ambiance à la John Le Carré. Dans un de ces polars paranoïaques des années 1970 — Les Hommes du Président, A cause d'un assassinat — où Alan J.Pakula dénonçait les névroses d'une Amérique malade, coincée entre suspicion (l'ennemi à l'intérieur) et détestation (l'adversaire à l'extérieur). Le physique de Citizenfour accentue le romanesque made in Hollywood. Car Edward Snowden — c'est son vrai nom — ressemble à un jeune premier, avec ses lunettes, sa barbe naissante et son sourire désarmant. Au fur et à mesure de ses déclarations contre la NSA et ses méthodes, une image quasi christique naît : un individu, dur comme un roc et pur comme le cristal, prêt à sacrifier sa vie et celle de ses proches, pour le droit et la justice... 

       L'Amérique adore ses saints laïcs. Dans les années 1930, Frank Capra en avait célébré quelques-uns : Gary Cooper dans L'Extravagant Mr Deeds, James Stewart dans Mr Smith au Sénat. Sans jamais quitter le huis clos de la chambre d'hôtel, Laura Poitras suit le passage de l'ombre à la lumière de leur fils spirituel. Elle guette son regard qui, par moments, se perd. Elle traque un rare moment de coquetterie : du gel (un rien trop) avant d'affronter les caméras. Elle fait surtout de son film, qui vient de remporter l'oscar du documentaire, un suspense extra. Une simple alerte à l'incendie, dans la chambre, devient source d'angoisse : le danger rôde en permanence...

      Quelque temps après le scandale causé par ses révélations, Snowden retrouve Laura Poitras et Glenn Greenwald à Moscou. Seule la Russie — et non la France — a accepté d'accueillir ce fugitif, accusé d'espionnage, de vol et d'utilisation illégale de biens gouvernementaux. On parle à mots couverts, on déchire soigneusement les notes, griffonnées sur une feuille de papier. Sur un fragment, on devine, pourtant, un nom de code qui renvoie aux plus hautes instances du gouvernement américain. Comme dans ces séries télé dont l'ultime épisode d'une saison annonce le début de la suivante, le cauchemar continue... — P.M.

    Pierre Murat pour Télérama

       Il y a au moins deux bonnes raisons de voir Citizenfour, documentaire qui retrace l’organisation de la fuite d’informations qui provoqua un scandale mondial sur les activités de surveillance de l’Agence nationale de la sécurité américaine, la NSA. La première, c’est qu’on y comprend les rouages de la surveillance généralisée pratiquée ou praticable par les agences publiques de renseignement et les entreprises privées détentrices de données. Alors que la loi sur le renseignement vient d’être votée en France dans l’indifférence générale, comprendre ces enjeux est essentiel. Cette dernière loi a d’ailleurs été critiquée par Edward Snowden, aujourd’hui réfugié en Russie : « Tout le monde s’accorde à dire que ces programmes (de surveillance pour lutter contre le terrorisme, ndlr) n’ont pas amélioré la sécurité, et s’ils l’ont fait, c’est au prix d’une dégradation inacceptable de nos droits », déclarait-il au Guardian à propos de la loi. La seconde raison est que l’on accède à la cuisine interne d’une enquête qui mobilise un lanceur d’alerte. Tourné dans le huis clos d’une chambre d’hôtel de Hong Kong, le film dévoile la construction des preuves et les motivations de Snowden, dont la réalisatrice parvient à tirer un portrait sensible. A cela s’ajoute l’esthétique formelle d’un thriller, qui rend palpable le risque encouru par tous.

      terraeco.net   par Anne de MalleraY


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  • Discount (film)

     

    Date de sortie :   21 janvier 2015      Réalisé par :   Louis-Julien Petit

    Avec :   Olivier Barthelemy,  Corinne Masiero,  Pascal Demolon...

    Durée :   1h45min                             Pays de production :  France

    Année de production :  2014           Distributeur :   Wild Bunch

    Ils s'appellent Christiane, Gilles, Emma, Alfred et Momo et sont caissiers dans un supermarché hard discount du Nord-Pas-de-Calais. Corvéables à merci, sous-payés, chronométrés jusque dans leur pause pipi, ils doivent tout de même garder « la banane », comme les y engage une affiche ridicule destinée au personnel. Des raisons de sourire, ils en ont, c'est sûr : avec l'arrivée de caisses automatiques, ils sont menacés de licenciement... Ils décident de réagir : ils créent clandestinement un « discount alternatif » en récupérant tous les aliments jetés dans des bennes parce qu'ils ont atteint la date de péremption. Leur initiative, rebelle et solidaire, rencontre une adhésion inattendue.

    Une vraie comédie sociale française à la Ken Loach ! Chaleureuse, populaire, entre énergie du désespoir et ­humour de résistance, à la manière de Raining Stones et son réconfortant système D contre la misère ordinaire. Pour son premier film, Louis-Julien Petit saisit, avec une mise en scène dynamique, la fraternité du prolétariat, la solidarité au quotidien, sans jamais tomber ni dans le misérabilisme ni dans l'angélisme : la directrice du discount, apparemment la « méchante » de l'histoire, n'est qu'une victime de la pression des grands groupes, alors que les résistants antigaspi découvrent, eux, que, face à l'adversité, il est difficile de résister au « chacun pour soi »...

    A travers ces dindons de la farce ­économique qui se transforment en ­Robins des Bois, c'est bien la France d'aujourd'hui que raconte le jeune réalisateur : celle du ras-le-bol du surendettement, de la précarité de l'emploi ou du logement. De la difficulté grandissante à mettre quelque chose de correct dans son assiette avec un maigre salaire, alors que les grandes surfaces détruisent quotidiennement des tonnes de nourriture. « Il faut aussi qu'on propose des produits frais, des fruits et des légumes. Pourquoi les pauvres mangeraient-ils forcément de la merde ? » s'emballe Christiane. Ces personnages indociles, généreux, tenaces sont interprétés par des comédiens qu'on a tous envie de citer, tant ils sont formidables : Corinne Masiero, Sarah Suco, Olivier Barthélemy, Pascal Demolon, M'Barek Belkouk et Zabou Breitman dans le rôle la directrice. A la fin de ce feel good movie engagé, malgré les bip des caisses automatiques qui résonnent déjà, Christiane a presque la banane. Elle et ses potes ont prouvé que la solidarité n'a pas de date de ­péremption.
    Guillemette Odicino  (Télérama)

         Dans un magasin discount, l’arrivée des caisses automatiques entraîne un plan de licenciement. « Avec le sourire », intime la directrice aux employés, slogan niais de la marque symbolisé par une banane. Mis en concurrence à coups de chronos pour sélectionner les plus efficaces, les employés restent solidaires et organisent la résistance. Ils dérobent les invendus voués à la benne pour créer leur « discount alternatif » et arrondir leurs fins de mois. Porté par de très bons interprètes, dont Corinne Masiero qui retrouve ici un rôle à la Louise Wimmer, ce feel good movie associe justement l’exploitation capitaliste absurde des travailleurs et celle des ressources alimentaires, jetées.

      Terraeco.net


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  • Ady Gasy (Film)

         Durée: 84 minutes    format: DCP
     
       année de production : 2014         langues :     sous-titres disponibles :

       scénario: Lova Nantenaina and Eva Lova     réalisation: Lova Nantenaina 

       distribution: Laterit productions

    A Madagascar, la vie est difficile mais on a des idées. Les pneus servent à fabriquer des chaussures. on fabrique des lampes à partir de boîtes de conserves. Les os de zébus deviennent du savon et des médicaments… En fait les Chinois fabriquent et les habitants de Madagascar réparent et tentent de survivre...

    Des sandales taillées dans de vieux pneus. Des lampes à pétrole fabriquées à partir de boîtes de conserve et d'ampoules usagées. Brindilles, boulons, morceaux de tôle... A Madagascar, tout se recycle, c'est une question de survie. Et en particulier les vestiges du libéralisme, de la surconsommation mondiale. C'est l'« ady gasy », ou la débrouille à la malgache. Ce documentaire détaille l'énergie et l'ingéniosité d'un peuple qui manque de tout. En s'appuyant sur le kabary, l'art oratoire traditionnel de son pays, le réalisateur Lova Nantenaina construit un hommage vibrant à ses compatriotes — il recycle lui-même la parole des témoins, palabres, proverbes et professions de foi. Peu à peu, son film devient un manifeste de résistance et de solidarité. — Cécile Mury

    Cécile Mury  (Télérama)

      Ady gasy     un film de Lova Nantenaina

       Grand Prix Eden du Documentaire     Lumières d'Afrique     Besançon

       Prix Fé Nèt Océan Indien    FIFAI     Le Port

      "Les Chinois fabriquent les objets, les Malgaches les réparent." Il y a ceux qui font des chaussures à partir de pneus, ceux qui fabriquent des lampes à partir de boîtes de lait condensé sucré, ceux qui transforment en médicaments et savon les os de zébus. Imaginons un instant un futur où le système économique viendrait à lâcher : ceux qui tomberaient de haut auraient peut-être du mal à se relever, tandis qu’à Madagascar, on saurait s’adapter grâce à ce sens de la débrouille, le « ADY GASY ».

       Nos ancêtres disaient :  « Comme on lance un lasso aux cornes des zébus, on lance la parole aux cœurs des gens sensés ».
    Telle est l’ambition démesurée de ce film, vous restituer la parole de notre grande terre peuplée de rochers, de zébus et d’ancêtres bienveillants ; peuplée aussi d’artistes, de paysans, et de débrouillards en tous genres.
       Cette parole, qu’elle explique les gestes ou les âmes, est toujours digne, souvent enjouée ou cocasse, parfois désemparée ou révoltée, mais jamais amère.

       http://www.laterit.fr/index.php?lg=fr&page=fichetech&num_film=82


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    •                                                                                   Acteurs : Tilikum, Dave Duffus, Samantha Berg
        • Blackfish (film)Réalisateurs : Gabriela Cowperthwaite
        • Format : Couleur, Cinémascope, PAL
        • Audio : Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1)
        • Sous-titres : Français
        • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
        • Rapport de forme : 1.78:1
        • Nombre de disques : 1
        • Studio : Zylo
        • Date de sortie du DVD : 8 juillet 2014
        • Durée : 108 minutes
        • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (24 commentaires client)
        • ASIN: B00JG9OBYC
        • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 769 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
          • n°1 dans DVD & Blu-ray > Documentaires et Divers > Loisirs et Passions
       Voulez-vous mettre à jour des informations sur le produit, faire un commentaire sur des images ou nous signaler un prix inférieur?
       
      Contenu additionnel
      Captifs et vulnérables
      Captifs et vulnérables (suite)
      La vérité sur les orques sauvages
      Les alternatives à la captivité
      Interview de la réalisatrice Gabriela Cowperthwaite
      Souvenirs d'un ancien dresseur de SeaWorld
      Mort en captivité
      Interview de la réalisatrice lors du Festival du Documentaire de Sheffield 2013 

      Description du produit

      A mesmerising psychological thriller with a killer whale at its centre, Blackfish is the first film since Grizzly Man to show how nature can get revenge on man when pushed to its limits.

      Blackfish tells the story of Tilikum, a performing killer whale that killed several people while in captivity. Along the way, director-producer Gabriela Cowperthwaite compiles shocking footage and emotional interviews to explore the creature's extraordinary nature, the species' cruel treatment in captivity, the lives and losses of the trainers and the pressures brought to bear by the mulit-billion dollar sea-park industry.

      This emotionally wrenching, tautly structured story challenges us to consider our relationship to nature and reveals how little we humans have learned from these highly intelligent and enormously sentient fellow mammals.

      Extras
      Trailer
      Sheff Doc/Fest Q&A
      Exclusive commentary
      Extra clips
      Added subtitles

      "As horribly gripping as a serial-killer thriller" The Guardian
      "Save the whale? After watching, you'll never mock that sentiment again." The Independent
      "Gripping and devastating" The Daily Mail
      "A heartbreaking documentary, forensically constructed " The Sunday Telegraph
      "The compulsion of a detective story, layered with horror and compassion" The Times
      "An inherent immorality is brought thrashing to the surface" The Metro  

      Synopsis

      Au cours d'une représentation le 24 février 2010 au parc aquatique SeaWorld de San Diego, la dresseuse d'orques Dawn Brancheau est violemment attaquée par Tilikum, une orque pesant plus de 6 tonnes, et trouve la mort. Partant de ce drame et de ses circonstances, la réalisatrice remonte le parcours de cette bête capturée en 1983 au large de l'Islande. À travers ce cas et d'autres, le film dénonce les traitements infligés aux orques dans les parcs d'attractions, ainsi que les conditions de travail des employés de ces établissements.

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  • “Braddock America” : un documentaire époustouflant sur le désastre du libéralisme

    Braddock América (DVD)

                Braddock America, de Jean-Loïc Porton et Gabriella Kessler, 1 DVD zone 2, 19,99 euros

             Un documentaire époustouflant sur une petite vile américaine, ancienne capitale de l’acier, devenue  cimetière industrie

      Ce film est une baffe. Une baffe et une caresse. Comme une chanson de Woody Guthrie, Leadbelly ou Pete Seeger, comme un roman de Steinbeck, une série de photos de Walker Evans ou un film de John Ford.

      Une claque qui vous remet les yeux en face des effets désastreux du libéralisme sans scrupule, une cajolerie qui réconforte en montrant la solidarité et la résistance qui s’organisent telles de fragiles lueurs au milieu
    des ténèbres. Ce film avait été présenté à Cannes par l’Acid, confirmant que cette section sous-médiatisée est l’une des plus fécondes du festival.

      Vous avez peut-être entendu parler de la ville de Braddock à travers son maire, le fantasque et grunge John Fetterman, ou parce que cette bourgade de la banlieue de Pittsburgh est devenue un lieu de tournage prisé (dernier exemple : Les Brasiers de la colère de Scott Cooper, avec Christian Bale et Casey Affleck).

      Le Français Jean-Loïc Portron et la Franco-Américaine Gabriella Kessler ont installé leur caméra et leur micro pendant quelques mois dans cette ville-symbole qui est en quelque sorte le Florange américain. Lieu d’une bataille historique préfondatrice, berceau de l’immense fortune d’Andrew Carnegie, Braddock fut la capitale de l’acier, la ville dont les ouvriers, suant leur race et payés au lance-pierre, édifièrent l’empire américain, ses infrastructures, ses gratte-ciel et ses armes.

      De 20 000 habitants en son âge d’or (en 1920), la population de Braddock est tombée à 2 000 et quelques, au fur et à mesure du déclin de la sidérurgie et de la fermeture des usines. Abandonnée par les capitaines d’industrie qui trouvèrent marchés et main-d’œuvre moins chère sous d’autres latitudes, Braddock l’est aussi par les pouvoirs publics.Ironie amère, après avoir construit le pays, la petite ville n’a aujourd’hui même pas les moyens de détruire ses maisons inoccupées et insalubres.

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  •    

    • La face cachée du pétrole (DVD)Format : PAL
    • Audio : Français (Codage Audio inconnu)
    • sous-titres sourds et malentendants

     

    • Réalisateurs : Patrick Barberis       
    • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
    • Nombre de disques : 1
    • Studio : ARTE Editions
    • Date de sortie du DVD : 22 septembre 2010
    •  Producteurs : ARTE France, Sodaperaga

     Arte boutique  15 €

    • sous-titres sourds et malentendants

     

    • Durée film : 110 min.
    • Durée totale du dvd : 126 min.

     

     

    Le Dessous des Cartes
    Magazine de géopolitique de Jean-Christophe Victor

    Le pétrole au Darfour - 10'

       Des premiers forages de Rockefeller en 1860 à la récente Guerre en Irak, le pétrole aura été le véritable moteur de l’histoire tragique du XXe siècle. Clémenceau ne disait-il pas du pétrole qu’il est « plus précieux que le sang des hommes » ?

     

    LA FACE CACHEE DU PETROLE - Un film en deux parties de Eric Laurent et Patrick Barbéris
    Pendant des décennies le pétrole abondant et bon marché a façonné notre prospérité. Matière première vitale, stratégique, il a toujours été au coeur de tous les calculs politiques. L’univers du pétrole est dominé depuis toujours par l’opacité et la désinformation. Des secrets soigneusement cachés sur lesquels les deux épisodes de La face cachée du pétrole lèvent le voile pour la première fois en donnant la parole aux principaux protagonistes.

    LE PARTAGE DU MONDE - 51'
    Dès ses débuts l’industrie pétrolière est marquée par la rivalité entre l’Américain Rockefeller et les frères Nobel installés à Bakou, en mer Caspienne. La première guerre mondiale est gagnée en grande partie grâce au pétrole acheminé auprès des forces alliées par la Standard Oil of New Jersey appartenant à John D. Rockefeller. Des livraisons sont suspendues en 1916, lorsque le magnat américain apprend la signature des accords Sykes Picot et le partage du Moyen Orient dont il convoite le sous-sol, entre britanniques et français. Dès 1928, 17 ans avant Yalta, les dirigeants des compagnies pétrolières se partagent le monde au terme d’un accord dont les termes resteront cachés jusqu’en 1952. Entre temps, la seconde guerre mondiale sera, pour ces géants pétroliers, source de profits immenses et de collaboration étroite avec l’ennemi nazi. Grâce à un système de prix proche du « racket », les flottes alliées paient très cher le pétrole qui leur est fourni. Au même moment le géant pétrolier Exxon poursuit sa coopération étroite avec le géant chimique nazi IG Farben qui produit notamment le zyklon B destiné aux chambres à gaz.

    LES GRANDES MANIPULATIONS - 59'
    Ce second épisode dissèque ce qui a été soigneusement dissimulé aux opinions publiques. Des témoins directs expliquent notamment comment le choc pétrolier de 1973 ne fut qu’une gigantesque manipulation orchestrée par les compagnies pétrolières qui souhaitaient, en favorisant la hausse des prix du baril, dégager d’importants bénéfices pour favoriser leurs investissements en mer du Nord et en Alaska. Pour la première fois également, Roger Robinson, l’homme au coeur de cette stratégie expliquera comment l’administration Reagan, au milieu des années 80, a utilisé l’arme du pétrole saoudien pour faire chuter les cours mondiaux et provoquer l’effondrement de l’union soviétique. On découvrira enfin que les chiffres des réserves mondiales de pétrole sont faux, volontairement grossis de 300 milliards de barils par les pays producteurs. Des clés pour comprendre les enjeux autour du pétrole alors qu’une véritable guerre des ressources est déjà engagée. Comme le confirment les propos de l’ancien directeur de la CIA, James Wolsey : « Je crains que nous ne soyons en guerre, non pas pendant des années mais durant des décennies. A terme, nous vaincrons, mais la clé de cette guerre sera le pétrole.


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  •                                                         Acteurs : Richard O'Barry

    • The cove (DVD)Réalisateurs : Richard O'Barry, Louie Psihoyos
    • Format : Couleur, Cinémascope, PAL
    • Audio : Anglais (Dolby Digital 2.0), Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 5.1)
    • Sous-titres : Français
    • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
    • Rapport de forme : 1.77:1
    • Nombre de disques : 1
    • Studio : EuropaCorp
    • Date de sortie du DVD : 3 février 2010
    • Durée : 95 minutes
    • Distribué en France par Luc Besson

      

       The Cove est l'histoire d'un combat, celui de Richard O'Barry, ancien dresseur des dauphins de la série Flipper, aujourd'hui défenseur acharné des cétacés. A Taiji, au Japon, il se mobilise pour révéler au monde entier les massacres de dauphins qui ont lieu chaque année dans la baie. Secondé par une équipe de l'extrême, il met sur pied une expédition secrète pour voler les images interdites.

    The cove (DVD)Interview de Luc BESSON

    Etiez-vous au courant des massacres de cétacés à Taiji ?

    A Taiji précisément non, mais j'avais déjà entendu parler du phénomène sans en connaître l'ampleur. Le film montre bien que cette catastrophe est loin d'être résolue, ce que je trouve totalement insensé. De même, je trouve insensé que les Japonais n'arrêtent pas la chasse à la baleine dans les mers arctiques. Et c'est d'autant plus ridicule qu'ils brandissent d'immenses panneaux indiquant "Recherche scientifique" devant les photographes de Greenpeace – alors que le monde entier sait bien qu'ils massacrent les baleines pour les manger. Ce qui est encore plus criminel, c'est que les autorités japonaises ne sensibilisent pas davantage la population et continuent à encourager l'élimination de ces espèces animales-là.

    Vous avez récemment distribué Home de Yann Arthus-Bertrand et The Cove s'inscrit dans une même démarche de sensibilisation. Pensez-vous qu'un cinéaste puisse avoir une influence sur nos comportements ?

    Un cinéaste seul, non. Mais si tout le monde se mobilise – les journalistes, les écologistes, les cinéastes etc. –, cela peut contribuer à faire bouger les choses.

     Le grand public vous avait découvert grâce au Grand Bleu. Et dans Atlantis, vous évoquiez encore votre passion pour les océans. Peut-on dire que The Cove sonne comme un cri d'alarme ?

    Lire la suite...


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  •                                                   Documentaire

    Trashed (film)
    •        Réalisé par :     Candida Brady
    •       
    •        Avec :         Jeremy Irons
    •      
    •        Durée :     1h38 mn
       
    •        Pays de production :  Grande  Bretagne
       
    •        Année de production :  2012
    •        Titre original : Trashed, No Place for Waste

      Ce film n’est pas disponible en VOD         

    Synopsis

    Saccagée - Non aux déchets. Avec Jeremy Irons,

      Candida Brady étudie les risques sur la chaine alimentaire et l’environnement, de la pollution par déchets sur terre, air et eau. Le film révèle des vérités surprenantes à propos des dangers imminents et puissants sur notre santé. Il s’agit d’une conversation globale, d'Islande à l’Indonésie, entre l’acteur Jeremy Irons et des scientifiques, des politiciens et des personnes ordinaires pour qui leur santé et moyens d’existence ont été fondamentalement affectés par la pollution par déchets. En termes visuels et émotionnels, le film est à la fois horrible et beau : une série d’interactions entre histoires vécues et « sonnettes d’alarme » politiques. Mais il se termine avec un message d’espoir : en démontrant comment les risques à notre survie peuvent être évités avec des approches durables et renouvelables qui créent plus d’emplois que le secteur de gestion des déchets actuel.

       "Le film dont on ne sort pas intact. Je l'ai vu dans le cadre du "Festival du film environnemental" à Poitiers, dans l'excellente salle du Dietrich (ohé, les cinéphiles, qu'attendez-vous pour fréquenter assidûment cette salle associative qui passe des films surprenants ?). Le film, britannique, co-produit et joué par l'acteur Jeremy Irons, traite des déchets de notre société de consommation. des tonnes en sont stockées chaque année dans des décharges (on voit en particulier celle de Saïda, dans la banlieue de Beyrouth) devenues un problème mondial, ou brûlées dans des incinérateurs ultra-polluants, qui déversent de la dioxine à haute dose. On se promène à travers le monde, sur terre ou dans la mer, où ils finissent par former de véritables îles (et même continents) flottantes qui tuent petits poissons et gros cétacés... Un documentaire militant et terrifiant sur notre monde soi-disant à la pointe du progrès. Si on consacrait un quart des budgets militaires au traitement des déchets... On pourrait peut-être en venir à bout. Mais ça ne rapporte rien, tandis que la guerre !!! Le film est si terrible qu'il n'est pas sorti en salle (sauf lors de festivals). Mais on peut le trouver sur internet (bande-annonce sur youtube)."

      Critique d'un spectateur


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    Informations techniques

       Réalisateur : Marie-Monique Robin
    Producteurs : ARTE France et M2R Films, avec le soutien du CCFD-Terre solidaire
    Nationalité : France

    • PAL - Zone 2
      Couleur       Son Dolby Digital Stereo        Format 16/9
    • Langues audio :anglais, allemand,  français
    • Sous-titres :
      • sous-titres sourds et malentendants
      • français
    • Durée film : 82 min.
    • Durée totale du dvd : 120 min.
    •  DVD: 15 € sur Arte Boutique
    Bonus Vidéo

    AU PAYS DU BONHEUR NATIONAL BRUTVersions française, deutsch
    Niché au coeur de l’Himalaya, le petit royaume du Bhoutan a décidé d’en finir avec « la dictature du Produit Intérieur Brut (PIB) » et de la croissance économique à tout prix, en proposant un nouvel indicateur de richesse : le Bonheur National Brut (BNB). Lancé par le quatrième roi, le « nouveau paradigme » s’appuie sur quatre piliers : la protection de l’environnement, la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise, la bonne gouvernance et le développement économique responsable et durable.

       La nouvelle enquête CHOC de Marie-Monique Robin (Le Monde selon Monsanto, Les Moissons du futur...)

    Le nouveau documentaire de Marie-Monique Robin est avant tout l’histoire d’une cassure. Entre les décideurs politiques et une partie de la population réticente à se laisser imposer les doxas libérales, les visions du monde tel qu’il doit être mené semblent irréconciliables. Lorsque les premiers ne jurent que par la croissance, répétant le terme comme une formule incantatoire, les seconds espèrent en d'autres solutions et réfutent le productivisme et la consommation à tout prix. Les experts intervenant dans le film sont formels : sous la forme qu'elle a connue au XXe siècle, la croissance est terminée, elle ne reviendra pas. De nombreux paramètres ne leur laissent aucun doute, dont la fin de l’ère des énergies bon marché ou la dépendance croissante à la dette.
     

       Fous et insoumis
    "Celui qui pense qu’une croissance exponentielle infinie est possible dans un monde fini est soit un fou soit un économiste" déclare un... économiste, non sans humour. Alors, pendant que les États s’enfoncent dans la crise, des insoumis créent les prémices d’une société fondée sur la sauvegarde écologique et le développement durable. Avec Sacrée croissance !, la réalisatrice présente une sélection d’initiatives réussies et de modèles alternatifs viables. Son film élargit ainsi le champ des possibles en montrant comment on peut réfuter en action, et pas seulement en paroles, le modèle économique dominant.

      Avec une idée force : face au gaspillage mondial, la réponse doit être locale et solidaire.

      À Toronto, une coopérative de fermiers produit des légumes bio près du centre-ville et vise la souveraineté alimentaire.

      À Rosario (Argentine), on lutte contre l’exclusion sociale en fertilisant d'anciennes décharges pour embaucher des maraîchers débutants.

      Certains villages népalais s’approchent de l’autosuffisance énergétique grâce au biogaz et à la micro-hydro-électricité.

      Au Brésil ou en Bavière, des banques communautaires et des monnaies locales bouleversent le rapport à l’argent d’un public qui se fait "prosommateur" (producteur et consommateur).

      Quant au Bhoutan, il développe une politique publique révolutionnaire instaurant le concept du "Bonheur national brut" (BNB).

      "L’abondance matérielle finira par s’arrêter", rappelle un des intervenants. Et c'est avant qu'il faut changer de paradigme économique, insiste Marie-Monique Robin.


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  • Steak (R)évolution film

    Documentaire

          Date de sortie :          05 novembre 2014 

         Réalisé par :                Franck Ribière

         Durée :                             2h.10mn

        Pays de production :     France  

       Année de production :   2014

        Distributeur :               Jour2Fête

    •  Synopsis  STEAK (R)ÉVOLUTION parcourt le monde à la découverte d’éleveurs, de bouchers et de chefs passionnés. Loin des élevages intensifs et des rendements industriels, une révolution est déjà en marche ; la bonne viande rouge devient un produit d’exception, voire de luxe.
       Mais où se trouve le meilleur steak du monde ?
       Franck Ribière et son boucher favori, Yves-Marie le Bourdonnec, partent rencontrer les nouveaux protagonistes de la filière, généreux, attachants et écologistes, pour essayer de comprendre ce qu’est une bonne viande.
       Mais les nouveaux enjeux du marché ne sont pas toujours là où on les attend. 

    La critique de Premiere

    • Eric Vernay 
       
      Le cinéaste propose un tour du monde carnivore, bien loin de l’élevage intensif, où des esthètes du persillage (répartition de la graisse, garante du goût) tentent de privilégier les papilles aux stéroïdes en améliorant les conditions de vie des animaux. Saviez-vous par exemple qu’à Kobe, au Japon, on masse les boeufs au saké pour obtenir une meilleure tendreté ? Un peu long, ce docu truffé de détails croustillants dépasse le concept de classement façon top 10 pour dessiner une passionnante carte de la viande quasi philosophique. Végétariens, mieux vaut passer votre chemin. 

    Les autres avis de la presse

    • Télérama   Jeremie Couston  
       
        Le réalisateur et son ami boucher Yves-Marie Le Bourdonnec (...) font la tournée des éleveurs et des bouchers (...) pour essayer de comprendre comment se "fabrique" une bonne viande. La réponse est presque la même que celle de Jonathan Nossiter pour le vin ("Mondovino") : il faut retrouver ce "bon sens paysan" d'avant l'industrialisation de l'agriculture. (...) Instructif 
    • Les Inrocks   J.B. Morain  

      C’est intéressant, sympathique, instructif, drôle, discutable, légèrement lassant, filmé un peu n’importe comment. Végétariens, passez votre chemin.

    • Libération   La rédaction de Libération  

      Un docu à la recherche de la meilleure viande du monde. Not for vegan !  

    • StudioCiné Live   Fabrice Leclerc 

      De ce doc au postulat persillé, sort une enquête hypercalorique mais forte en fer. Tendre vers l'elixir carnassier,  c'est aussi dénoncer la malbouffe, enquêter, apprendre, découvrir des passionnés de la bidoche, mais aussi dénoncer les idées reçues. (...) Tant d'ingrédients que Franck Ribière arrive à assaisonner dans ce doc atypique mais passionnant. À consommer à point, même s'il est parfois saignant.  

    • Le Parisien  Renaud Baronian

       Un film édifiant, passionnant, qui nous fait rencontrer des personnages ahurissants. "Steak (R)évolution" a des   allures de "Mondovino" mais en moins polémique que le réputé documentaire sur la vin de Jonathan Nossiter. (...) La principale qualité de ce joyeux documentaire est de laisser le spectateur se forger sa propre opinion.

    •  Le JDD    Danielle Attal 

      Un documentaire absolument passionnant.    

    • Paris Match  Alain Spira  

     Un docu saignant à la réalisation succulente.


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  •   « Sacrée croissance ! », c’est d’abord un film, que j’ai découvert hier soir sur Arte, et que vous devez absolument voir en « replay » si vous l’avez loupé, ou en vous procurant le DVD (Arte éditions). Un film qui fait certes appel à quelques « experts », dont ma pomme, mais qui, fort heureusement, traite principalement le sujet de façon vivante en privilégiant « la base » des initiatives qui se déploient dans le monde. 

    Sacrée crcroissance (film DVD)Il sera rediffusé sur ARTE le vendredi 7 novembre 08 heures 55 et le samedi 15 à 11 heures 55. Par ailleurs , il est disponible sur ARTE +7 pendant une semaine.

    Mais les cadeaux vont bien au-delà du film. Il y a un site, et sur ce site des vidéos d’entretiens bien plus approfondis que dans le film (pour des raisons évidentes), d’une part avec dix femmes « lanceuses d’avenir » (six à sept minutes par entretien), d’autre part avec treize « expert(e)s » (10 à 15 minutes selon les cas) qui n’apparaissent pas tous dans le film. Cela rajoute plus de 3h30 au film. J’ignore combien d’heures d’entretiens Marie-Monique Robin a pu mettre « dans la boite », mais à mon avis cela doit représenter entre 30 et 40 heures, voire plus. Autant dire que les 3h30 sélectionnées, c’est du concentré d’arguments et de témoignages.

    Une seule réserve. Je regrette ce contraste dans le film : on a une grande majorité de femmes « à la base », mais leur proportion est infime (10 % peut-être) dans le temps d’apparition des « experts » (Juliet Schor, passionnante, Dominique Méda, percutante mais pour une seule et brève apparition) . Sans doute est-ce le reflet du monde actuel de l’expertise confisquée par les « grands hommes ». Mais ce n’est pas une très bonne image de la société post-croissance souhaitée, non ?

      Mais d’autres cadeaux vous attendent ! On a ainsi :

    1) une exposition itinérante (à Paris, à partir du 25 nov., pendant un mois, à la médiathèque Marguerite-Yourcenar ; puis dans les Deux-Sèvres) ; voir aussi l’infographie sur le site.

      2) un livre, à paraître demain 6 novembre aux éditions La Découverte.

    Sacrée crcroissance (film DVD)3) 30 fiches pédagogiques pour l’enseignement (entre autres).

    Pour ce qui est de chansons sur la croissance, on a déjà cette prière par la Parisienne libérée. [...]

    C’est le genre de cadeau(x) qu’on peut prendre le temps de savourer loin de tout productivisme… Voir en fin de billet l’excellente critique de Télérama. Je souhaite un énorme succès à ce sacré film.

    La critique TV de télérama du 01/11/2014

    De Marie-Monique Robin, on a en tête les investigations têtues, portant la plume dans la plaie sur un mode engagé pour dénoncer les manips de Monsanto ou épingler les poisons (pesticides, bisphénol, aspartame) dans nos assiettes. La voici dans un registre sensiblement différent, déjà amorcé avec son précédent film (Les Moissons du futur, en 2012), tentant d’esquisser, sur un mode à la fois prospectif et porteur d’espoir, des lendemains qui ré-enchantent face à un système en bout de course. Il faut dire adieu à la croissance exponentielle et infinie en même temps qu’à la manne inépuisable des énergies carbonées, expliquent ici une pléiade de chercheurs (Herman Daly, Jean Gadrey, Tim Jackson, Dominique Méda…). Et donc imaginer très concrètement des solutions pour un changement de paradigme économique, écologique, social…

    Ce sont ces solutions que la journaliste s’en va explorer autour du globe, balayant des champs aussi vastes que l’agriculture urbaine (au pied des buildings de Toronto ou à Rosario, en Argentine), l’autosuffisance énergétique (sur une île danoise ou dans une vallée népalaise), les monnaies locales (dans un ancien bidonville brésilien ou une agglomération bavaroise).

    Le voyage se clôt au Bhoutan, pays abordé ici comme le laboratoire d’un changement global, où le fameux « bonheur national brut » s’est substitué au PIB comme outil de mesure du développement. Alternant réflexions d’experts sur la société post-croissance et immersion concrète dans des initiatives locales en germe, ces quatre-vingt-dix minutes au propos foisonnant ont une vertu indéniable : elles composent un stimulant réservoir d’idées et d’énergie pour inventer demain.


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      Après « Nos enfants nous accuseront », « Severn, la voix de nos enfants » et « Tous cobayes ? », Jean-Paul et Béatrice Jaud vous présentent leur prochain film : LIBRES !

     Depuis 2008, J+B Séquences a produit 3 documentaires d’envergure pour le cinéma. Ces films, nous les avons toujours produits pour qu’ils soient les outils dont vous avez besoin, comme nous, pour revisiter nos modes de vie. Ces films citoyens sont les vôtres, vous le savez. C’est la raison pour laquelle nous passons pour la première fois par le mode de financement citoyen. Tous nos rêves de société juste et respectueuse s’envoleront si nous ne développons pas avant tout l’énergie verte. Elle est intimement liée à notre liberté.

      C’est donc maintenant que nous avons besoin de vous tous ! Plus nous serons nombreux à financer ce film, plus nous partagerons un mouvement qui le portera, le diffusera et en fera un message incontournable. Plus personne ne pourra dire qu’il n’y a pas de solutions pour sortir du nucléaire !

    L’HISTOIRE DU FILM

      ETE 2014:  62 guitaristes centraleFrance – Joseph et ses amis passent leurs vacances dans une ferme bio pour suivre un stage « Musique et Nature ». Ces enfants ignorent qu’à quelques kilomètres de là, 4 des 58 réacteurs nucléaires français risquent de réduire à néant leur liberté.

    65 NAGOMI EOLIENNE     Japon – Hiroto et Nagomi vivent à 20 km de la centrale nucléaire de Fukushima – Daiichi, loin de leur pays natal. Avec une infinie tristesse, ils regrettent ces étés passés avec leurs amis en toute liberté, dans cette nature devenue aujourd’hui hostile. Il reste à ces enfants exilés le ciel azur, la musique et la poésie pour survivre à la folie d’adultes qui ont hypothéqué leur avenir.  

    50 Emmanuel plage   Danemark – Île de Samsø. Emannuel, Niklas, Noah, Sofus et Victoria vivent insouciants et libres. « L’île de l’énergie » est pour eux un espace sacré, où ils pourront s’épanouir en toute sécurité, au cœur d’une nature généreuse, préservée grâce aux énergies renouvelables, confiants pour leur futur quotidien.

      C’est ici que commence pour ces enfants, un parcours initiatique à les découverte des énergies renouvelables. Grâce à des adultes soucieux de leur construire un futur durable, ils vont partager de merveilleuses expériences éducatives, musicales et poétiques, et découvriront que leur liberté est intimement liée à la transition énergétique.

    UNE PARTIE DU BUDGET GLOBAL DU FILM EST DÉJÀ ASSURÉE

      Nous avons commencé à travailler sur ce film à l’été 2012. Nous avons déjà trouvé les 165 000 euros nécessaires au financement des premières étapes de fabrication du film :

    • LE REPÉRAGE : Le réalisateur et la production se rendent sur les futurs lieux de tournage. Le repérage permet de juger de la cohérence du choix des futures séquences à tourner, de chiffrer le coût de leur réalisation.
    • LE DÉVELOPPEMENT : la société de production établie le budget prévisionnel du film, son plan de financement et recherche des financements pour produire le film.
    • LA PRÉPARATION : c’est la mise en œuvre du tournage du film avec le choix de l’équipe, du matériel technique, de tous les moyens qui seront mis en œuvre pour que le film puisse être tourné.
    • LE TOURNAGE du film proprement dit (que nous venons de terminer).

    RESTE À TROUVER LE FINANCEMENT POUR LA POST-PRODUCTION ET LA DISTRIBUTION

    C’EST LÀ QUE VOUS INTERVENEZ !

    Allez sur  http://jefinance.libres-lefilm.com

    OU ENVOYEZ VOS DONS PAR CHEQUE c%

      J+B SéquencesProjet « LIBRES ! Le prochain film de Jean-Paul Jaud »
    36-38 avenue de Chavoye, 78124 Mareil-sur-Mauldre

    - See more at: http://www.yvesmichel.org/yves-michel/espace-acteurs-sociaux/libres-le-prochain-film-de-jp-et-b-jaud-soutenons-son-financement#sthash.NIwflziT.dpuf


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  • Les Possibles Revue électronique éditée
    à l’initiative du Conseil
    scientifique d’Attac

    Adresse    Attac, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris

    Directeur de la publication    Jean-Marie Harribe

    Secrétariat de la rédaction

    Isabelle Bourboulon, Maxime Combes, Jacques Cossart, Nicolas Haeringer, Jean-Marie Harribey, Esther Jeffers, Frédéric Lemaire, Christiane Marty, Pascal Paquin, Jeanne Planche, Dominique Plihon, Jean Tosti, Aurélie Trouvé

    Responsables techniques

    Edgard Deffaud, André Intartaglia, Sophie Lambert-Evans, Éric Le Gall, Wilfried Maurin, Pascal Paquin, Tom Roberts, Rémi Sergé, Olivier Tétard

    Comité éditorial

    Sylvie Agard, Christophe Aguiton, Verveine Angeli, Paul Ariès, Geneviève Azam, Daniel Bachet, Jacques Berthelot, Catherine Bloch-London, Martine Boudet, Isabelle Bourboulon, Thierry Brugvin, Thierry Brun, Alain Caillé, Claude Calame, Christian Celdran, François Chesnais, Francoise Clement, Maxime Combes, Pierre Concialdi, Philippe Corcuff, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Christian Delarue, Vincent Drezet, Cédric Durand, Guillaume Duval, Mireille Fanon-Mendès-France, Daniel Faugeron, David Flacher, Fabrice Flipo, Pascal Franchet, Bernard Friot, Jean Gadrey, Susan George, Jérôme Gleizes, Gérard Gourguechon, André Grimaldi, Janette Habel, Nicolas Haeringer, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Esther Jeffers, Isaac Johsua, Pierre Khalfa, Serge Le Quéau, Frédéric Lemaire, Christiane Marty, Gus Massiah, Antoine Math, Dominique Méda, Georges Menahem, Denise Mendez, Pascal Paquin, René Passet, Évelyne Perrin, Dominique Plihon, Thierry Pouch, Daniel Rallet, Juan Roy de Menditte, Jean-Claude Salomon, Catherine Samary, Denis Sieffert, Vicky Skoumbi, Jean-Louis Sounes, Daniel Tanuro, Bruno Tinel, Michel Thomas, Jean Tosti, Éric Toussaint, Stéphanie Treillet, Aurélie Trouvé, Patrick Viveret

    Contact avec la revue et soumission d’articles

    Les propositions d’articles nouveaux ainsi que les contributions répondant à des textes publiés dans les numéros précédents de la revue doivent être adressées au secrétariat de la revue : revue-cs-secretariat@list.attac.org

    La revue a noué un partenariat avec Mediapart à travers une « édition » créée sur ce site. À chaque parution trimestrielle de la revue, un des articles sera mis en ligne sur Mediapart.


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  •  Présentation 

    Créé le 30 mars 2001, l'Instituto Raoni est une ONG brésilienne dont le Cacique Raoni est le président et dont la majeure partie des membres du Conseil d'Administration est issue du peuple indigène Mebengokre, une branche de l'ethnie Kayapo. L'Institut a pour objet de veiller à la sauvegarde de la culture de la nation Mebengokre et de son environnement, situé au cœur géographique de la forêt amazonienne.

    Grâce à l'aide internationale, l'Instituto Raoni sécurise le destin des populations d'un vaste territoire protégé en menant des projets de préservation de la forêt amazonienne (surveillance, démarcation, gardes forestiers...), de valorisation de la culture Kayapo (artisanat, fêtes...), d'éducation (écoles bilingues Kayapo-portugais, formations diverses), de santé et d'auto-gestion des populations indigènes (culture et ceuillette sur le modèle des réserves extractives).

    Missions et mode de fonctionnement

    L'Institut travaille avec huit villages de l’ethnie Mebengokre, une population d’environ 2800 personnes. Il gère plusieurs projets autofinancés de surveillance et de protection des terres Mebengokre, car il considère que l'intégrité de ces territoires et l'autosuffisance des communautés sont des conditions essentielles pour la survie culturelle des communautés Mebengokre. La formation des jeunes aux divers métiers est une partie essentielle de tous les projets. 

    Les projets sont définis et conduits par l'Institut de manière à ne pas déranger le calendrier culturel et économique des communautés, comme les cérémonies qui ont lieu dans les villages, la culture de potagers familiaux, les chasses et les pêches collectives, etc. 

    Depuis sa création, l'Institut travaille en étroite collaboration avec l'Administration régionale de la FUNAI à Colider, administration en charge des mêmes communautés que l’Institut Raoni. Dans ce partenariat, l'Institut collabore de manière informelle, mais active, au Programme d'assistance aux enseignants Mebengokre. De plus, il agit également dans les domaines de l’environnement et l’économie alternative.

    Par son action, l'Instituto Raoni est un rempart à la déforestation de l'Amazonie, et s'avère essentiel pour porter la voix et assurer la survie des peuples autochtones au Brésil.

    PRÉSERVEZ L'AMAZONIE, PRÉSERVEZ VOTRE AVENIR, AIDEZ L'INSTITUT RAONI


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  •  Sortie: 28/01 "Enquête de sens" film 2015  1h 27 mn

     Distributeur: Kamea Meah Films

      En septembre, la (R)évolution des Colibris continue, et se tourne vers l’intérieur.
      À Colibris, nous sommes convaincus que la vraie (R)évolution est celle qui nous amène à nous transformer nous-mêmes pour transformer le monde. "La crise est à débusquer en nous-même dans cette sorte de noyau intime qui détermine notre vision du monde, notre relation aux autres et à la nature, les choix que nous faisons et les valeurs que nous servons", nous dit Pierre Rabhi.

       Un film, qui illustre bien cette thématique essentielle, nous accompagnera dans les prochains mois : "En Quête de Sens", de Nathanaël Coste et Marc de La Ménardière.

      Le film suit Marc, employé d’une grande multinationale à New York, qui vit le rêve américain en exportant de l’eau en bouteille. Sa vie bascule suite à un accident, et à une prise de conscience de la marchandisation du monde dont il se découvre complice. Dès lors, il décide avec son ami de prendre la route avec une caméra et un micro pour essayer de comprendre à quel moment notre civilisation s’est égarée, et d’où pourrait venir un véritable changement…

       Ils y croiseront Vandana Shiva, Pierre Rabhi, Trinh Xuan Thuan, Marianne Sébastien, Satish Kumar, Hervé Kempf, des lamas, des chamans...

     
    Pour voir la bande-annonce, et en savoir plus sur le film : enquetedesens-lefilm.com

      12.06.2015

      « En Quête de Sens », un film documentaire à aller voir de toute urgence !

    "Enquête de sens" film  « … Ce film ressemble au road-movie d’une génération désabusée à la recherche de sagesse et de bon sens … »
       Voilà comment les deux réalisateurs de « En Quête de Sens » décrivent leur film documentaire. A la suite d’un coup du destin, Marc quitte son emploi et rejoint son ami d’enfance Nathanaël en Inde alors que celui-ci boucle la présentation d’un film environnemental. Ils commencent ensemble une épopée improvisée qui va progressivement se transformer en voyage initiatique. Equipés d’une caméra, ces deux réalisateurs vont se faire protagonistes de leur film. « En Quête de Sens » suit ainsi l’itinérance des deux acolytes, tissée de rencontres avec ceux qui pensent et incarnent le monde de demain. On y retrouve les témoignages de Pierre Rabhi, Vandana Shiva ou encore Hervé Kempf mais aussi un chamane itinérant, un jardinier urbain et une cantatrice représentante d’ONG.
       En rapprochant les messages de ces différentes personnalités, « En Quête de Sens » aborde des questionnements et enjeux terriblement actuels : de la crise écologique aux limites de la modernité en passant par l’épanouissement de soi …
       Film « tourné avec les moyen du bords », hors des sentiers de réalisation et de production traditionnels, « En Quête de Sens » a été financé par plus de 900 contributeurs. La souscription sur la plateforme de financement participatif a eu un tel succès que l’équipe du film a collecté 3 fois plus que le montant demandé. En salles depuis le mois de janvier, le film documentaire poursuit son épopée sur les routes de France et de Navarre avec des projections prévues ... peut-être près de chez vous !
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  •   "Demain", film en cours de réalisation par Mélanie Laurent (actrice et réalisatrice) et Cyril Dion (co-fondateur et porte-parole de Colibris), dresse le portrait d’hommes et de femmes aux quatre coins du monde, qui se mobilisent pour mettre en œuvre des solutions alternatives concrètes dans tous les domaines de la société. Ce film permettra d’émerveiller, d’émouvoir, et d’imaginer l’histoire d’une société plus écologique et humaine.
    Après les fermiers urbains de Détroit, l'initiative Zero Waste (zéro déchet) de San Francisco, la géothermie en Islande, Todmorden et ses Incroyables Comestibles, l’équipe revient en France, à la ferme du Bec Hellouin en Normandie, pionnière dans le domaine de la permaculture.   

    « Pour changer la société, il faut raconter une nouvelle histoire »

    Entretien avec Cyril Dion    vendredi 25 juillet 2014

      Cyril Dion et Mélanie Laurent ont entamé le tournage du film Demain qui montrera d’ici quelques mois tout le potentiel des alternatives au système. Reporterre a rencontré l’initiateur de ce projet.

    "Demain"   Cyril Dion et Mélanie Laurent ont lancé la réalisation d’un film racontant les initiatives qui, à travers le monde, changent la vie. Pour y parvenir, ils ont lancé en mai une campagne de financement citoyen, qui a connu un grand succès, rassemblant plus de 430 000 euros envoyés par 10 000 donateurs. C’est aujourd’hui le dernier jour de la campagne. Le tournage a commencé.

        De passage à Paris entre les Etats-Unis d’où il revenait et la Grande-Bretagne où il repartait, Cyril Dion a répondu à nos questions. Pour Reporterre qui présente chaque jour une alternative au système dominant, il y avait sens à discuter avec celui qui veut les filmer. Reporterre est partenaire du film Demain.

    Reporterre - Présentez-nous le projet de ce film ?

    Cyril Dion - L’idée, c’est de montrer à quoi la société pourrait ressembler, demain, si on mettait bout à bout toutes les meilleures solutions qu’on connaît. Cela fait un moment qu’on sait déjà comment on pourrait faire l’agriculture sans pesticides, sans pétrochimie et sans faire voyager les aliments sur des milliers de kilomètres ; qu’on sait comment passer des énergies fossiles et fissiles aux renouvelables ; comment on pourrait avoir une économie qui ne marche pas sur la tête ; comment on pourrait éduquer nos enfants autrement, etc…

       Comment donner aux gens l’envie de construire cette société de demain si on ne voit pas à quoi elle ressemblera ? Ca fait des années que j’attends que quelqu’un fasse ce film, que j’espère ce film. Et comme personne ne le fait, je me suis résolu à l’entreprendre.

    Pourquoi faudrait-il changer de modèle de société ?

       Ce film prend sa source dans une étude de Nature parue en juin 2012 – « Approaching a state shift in Earth’s biosphere » – qui annonçait un effondrement des écosystèmes en cascade. C’est le moment où on a décidé de faire le film ensemble, avec Mélanie.

      Cette étude est hyper intéressante parce qu’elle a regroupé plein de recherches différentes sur le changement climatique, sur la disparition des espèces, sur l’érosion des sols, sur la raréfaction des ressources en eau, sur l’épuisement des ressources énergétiques, etc.

    L’idée du couple qui a mené l’étude – Anthony D. Barnosky et Elizabeth A. Hadly, qui ont rassemblé autour d’eux vingt-deux scientifiques – était de savoir à quoi on arrivait en agrégeant toutes ces données. Leur verdict, c’est que le « tipping point » [le point de basculement ou seuil d’irréversibilité, NDLR], le moment où le système craquera, est dans vingt ans. On a vingt ans devant nous. Et ce sera plus ou moins grave, selon ce qu’on fait d’ici là. Mais dans le pire des scénarios, ça pourrait commencer à secouer très très fort.

    Après, on l’a croisé avec d’autres réflexions. On a par exemple rencontré Lester Brown aux Etats-Unis qui estime que l’enjeu principal est l’alimentation. Pour lui, on va au-devant de problèmes tellement graves dans les vingt ou trente prochaines années qu’il est fort possible qu’une partie de l’humanité y passe. Et certainement d’abord dans les pays pauvres, qui sont les plus vulnérables.

    Mais comment réenchanter l’avenir à partir d’un tel catastrophisme ?

    On a besoin de nouvelles narrations, c’est un des premiers ressorts du film. C’est ce que dit Nancy Huston, auteur d’un bouquin qui m’a beaucoup inspiré - L’espèce fabulatrice : ce qu’il y a de plus puissant chez l’être humain, c’est sa capacité à se raconter des histoires.

    Tout est une histoire. Si on veut engager les gens dans un mouvement hyper-fort de changement de société, il faut être capable de raconter une nouvelle histoire qui permette aux gens de se raconter eux-mêmes une nouvelle histoire qui sera autre chose que l’histoire du progrès, du consumérisme et de la révolution industrielle dans laquelle on vit pour l’instant.

    Et ça, je pense qu’on a besoin de le voir. C’est une des raisons pour lesquelles on va au cinéma. Sinon, on aurait pu faire un livre. Le cinéma est pour moi une façon de toucher le public le plus large possible, en gardant une dimension artistique qui soit capable d’émouvoir les gens – pas simplement de parler à leur intellect comme un reportage ou un documentaire pourrait le faire.

    Voir et émouvoir pour convaincre : la recette est de montrer des exemples positifs ?

    C’est ce qui est beau dans les films, l’impulsion qui sort des drames. C’est comme dans un film hollywoodien. Si tu veux créer un ressort dramatique, il faut commencer par une catastrophe, une situation forte, un drame.

    C’est ce qui est bouleversant, par exemple, dans l’histoire de Nelson Mandela, qui malgré toutes ses années en prison, va s’en sortir grâce à sa très grande humanité et l’engouement qu’il crée autour de lui. C’est le ressort de toutes les histoires humaines : comment, face à l’impossible et au tragique, des héros et des personnages se surpassent pour arriver à une sorte de « happy end » ?

    Mais combien de Mandela pour tant de Sud-Africains victimes de l’apartheid… ?

    C’est pour ça que je suis très intéressé par les mouvements qui suscitent une forme d’élan sans un leader charismatique qui risquerait d’écraser un peu tout, d’une certaine manière.

    Par exemple ?

    Todmorden, où les Incroyables Comestibles ont commencé, raconte une histoire extrêmement forte : ces deux femmes qui mobilisent soixante personnes dans un « pub » et qui, à l’issue de la rencontre, lance un mouvement dans leur ville qui devrait finalement les rendre autonome d’un point de vue alimentaire en 2018 – ce qui est extrêmement rare dans le monde – et que ce même mouvement en crée ensuite un autre dans le monde avec plein de gens…

    C’est une histoire extraordinaire, et c’est ça qu’on veut raconter : comment des gens, à des endroits, changent, se mobilisent, construisent quelque chose qui est très utile et qui inspire des milliers d’autres personnes.


    Cette dynamique d’alternatives qui essaiment un peu partout se fait loin des outils que représentent les institutions et les partis politiques. En focalisant sur les initiatives positives, ne risque-t-on pas d’évacuer la question politique ?

    On ne l’évacue pas du tout. Notre dernier chapitre porte sur la démocratie, on va mettre les deux pieds dedans. Parce que de toute façon, on finit toujours par retomber sur cette question. Les alternatives portées par des gens, c’est formidable ; simplement, à un moment, il faut que cela s’institutionnalise pour que ce soit quelque chose qui est porté par la société. Il faut que cela passe par un filtre politique.

    Le problème, c’est que le filtre actuel ne le permet pas. Et là aussi, c’est passionnant d’essayer de comprendre pourquoi. On a été en Islande, par exemple, où la déception est immense. Ils ont vécu une expérience extraordinaire de contestation et de reprise en main du pouvoir sur le politique, un vrai processus de réécriture de leur Constitution totalement inédit dans le monde moderne, et… cela n’a rien donné.

    C’est-à-dire que pour l’instant, la nouvelle Constitution n’a pas changé. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas voulu changer de société jusqu’au bout. Au final, lors des dernières élections, ils ont voté pour le parti conservateur - qui était contre la constitution - parce qu’il leur promettait de se désendetter…

    C’est toujours le porte-monnaie qui reste le moteur, pas le changement de la société. Les Islandais ont vu aujourd’hui que faire une révolution, ça ne suffit pas. Il faut aller plus loin pour mettre en place un système démocratique où les gens sont impliqués au quotidien.

    Quelles sont les pistes ?

    Le livre de David Van Reybrouck, Contre les élections, est intéressant à cet égard. Il est partisan du tirage au sort et de mandats non-reconductibles. J’aime beaucoup cette idée qu’il faut dé-professionnaliser la politique : faire en sorte que ce pouvoir là ne soit pas capté trop longtemps par les mêmes personnes, mais que des gens lambda aillent sur un mandat pendant quelques années. Il faut que les gens participent à prendre des décisions politiques et contribuent à des orientations de société, et non pas à servir un parti politique.

    A-t-on encore besoin de partis politiques, aujourd’hui ?

    On a besoin de partis dans le sens où on a besoin d’avoir des gens qui défendent des idées et qui soient relais de celles-ci pour la société. En revanche, est-ce qu’on a besoin d’avoir ce cirque…

    Aujourd’hui, il y a surtout la polarisation de la vie politique. La droite tape sur la gauche qui tape sur la droite… Regarder une soirée d’élection à la télévision, c’est un des trucs les plus déprimants qu’on puisse faire. Parce qu’on n’y parle jamais d’idées, on ne parle jamais de vision de société.

    En Suisse, c’est différent et intéressant. Ils ont plusieurs partis, et ceux-ci sont à peu près tous représentés dans un gouvernement de coalition, la plupart du temps. Le président a un rôle honorifique, ce qui évite toute personnalisation, et l’essentiel du pouvoir est décentralisé dans les cantons où il y a la constitution, les gouvernements locaux, etc. Et ça fonctionne plutôt bien.

    Remettre la chose politique au plus près des gens pour leur redonner le pouvoir…

    Qu’ils ont déjà, sans en avoir conscience parfois. Comment fait-on pour rendre « McDo » moins puissant ? On arrête d’y aller. C’est le pire qui puisse leur arriver. Il peut y avoir effectivement des législations contraignantes pour les entreprises, mais fondamentalement, c’est le jour où ils n’ont plus de clients qu’ils perdent tout leur pouvoir. Et ça, ce pouvoir là de leur enlever leurs clients, c’est nous qui l’avons.

    Mais cela se joue à l’échelle individuelle… Pour changer le système, ne faut-il pas forcément accéder au pouvoir, participer au jeu électoral ?

    Participer au jeu électoral, je ne sais pas, mais il faut faire de la politique. Il faut s’intéresser au sujet, il faut choisir ses représentants, il faut éventuellement en être. Accéder au pouvoir, oui, mais c’est aussi une certaine façon de voir les choses, ce mythe de la conquête du pouvoir : « Je vais conquérir, moi, le pouvoir, aux dépens des autres… ».

    L’enjeu est celui du partage du pouvoir. Se donner la capacité de voir où on a envie d’aller, ensemble, et partager ensuite le pouvoir pour mettre en place les meilleures dispositions pour y parvenir.

    Les gens sont-ils prêts à entendre votre message ?

    Oui, les gens sont plus que jamais sensibilisés et réceptifs à ces questions. Si on parle de transition énergétique, de faire sans pétrole, d’agriculture biologique, de circuits courts, de changer d’économie, etc., on voit que les gens sont mûrs pour ça. Ils comprennent ce qu’on veut dire.

    Et puis, il y a la perspective de la COP 21 à Paris, en décembre 2015, et c’est sûr qu’il va y avoir une mobilisation hyper-forte, avec une écoute de la presse sur ces sujets-là. Car c’est un peu le sommet de la dernière chance, tout le monde le dit, même les politiques. Si on n’arrive à rien à ce sommet, on pourra définitivement enterrer l’idée que les politiques sont capables de faire quelque chose.

    Si les gens sont mûrs, pourquoi n’existe-t-il pas de grand mouvement social écologiste ?

    Je ne suis pas d’accord. Il n’est pas fédéré entre les pays, c’est vrai, mais il peut exister de manière plus importante dans des pays comme l’Allemagne, les pays scandinaves où l’intégration de la question écologique est beaucoup plus forte qu’ici. En Islande, le parti vert était un parti de gouvernement dans le précédent mandat, et cela n’a rien à voir avec la France où le parti vert reste minoritaire, et où les deux ministres n’ont rien changé.

    D’où vient alors le mal français ?

    Je partage l’avis de Nicolas Hulot : la question écologique est encore traitée comme une question isolée. On a marginalisé les écolos en disant que c’étaient des baba-cools avec du dentifrice à l’ortie et portant des sandales, qui veulent revenir à la bougie. On les a stigmatisés, c’en est presque de la discrimination.

    Alors que ce sujet devient très transversal. Il n’y a pas un rayon « écolo » à Monoprix, mais il y a des produits bio partout, des produits de commerce équitable, et bientôt une étiquette avec l’empreinte écologique sur les produits.

    Le vrai problème est la question du confort. Si on ne bouge pas, c’est à cause du confort. C’est tellement confortable de rester comme on est, plutôt que de renoncer à des éléments de confort. Là encore, c’est l’histoire qu’on se raconte aujourd’hui, liée au consumérisme. Etre heureux, c’est avoir toujours plus de confort et de possessions matérielles, c’est être capable d’acheter tout ce qu’on veut quand on veut et avoir une reconnaissance sociale grâce à ça.

    Cette histoire reste extrêmement forte, elle est portée par la télé, par la publicité, par les médias en général. Il est très difficile pour la majorité des gens de changer vers une autre histoire qui dirait qu’être heureux, c’est peut-être pas forcément avoir beaucoup d’argent, qu’acheter dans les magasins et avoir un peu moins de confort par rapport aux critères actuels, peut m’apporter beaucoup plus à l’intérieur, car je serai moins stressé, pas au bord du burn-out.

    La décroissance fait-elle peur ?

    Oui, bien sûr, elle fait peur, mais plus que ça : elle crée un sentiment de rejet.

    Te revendiques-tu comme objecteur de croissance, ou décroissant ?

    Non. Je comprends très bien l’idée, et peux partager un certain nombre de thèses de Paul Ariès, Serge Latouche ou Pierre Rabhi. Certes, c’est un mot-obus qui voulait remettre en question plein de fondements de l’histoire que l’on se raconte aujourd’hui.

    Mais moi, ce que je veux, c’est en raconter une autre. Parler de décroissance, c’est rester dans la même histoire, une histoire binaire où on croît ou on décroît. Ce qu’il faut, c’est autre chose, une autre dimension. Donc ça n’a pas de sens de parler de décroissance.

    Et ça a encore moins de sens parce que c’est un mot repoussoir pour les gens. L’énergie qu’on est obligé de dépenser, ensuite, pour expliquer ce qu’il y a en fait derrière le mot de décroissance, j’ai plutôt envie de la passer à toucher les gens, les inspirer, les émouvoir pour faire autre chose.

    Est-ce que « Demain » sera un film subversif ?

    Oui, d’une certaine manière. Lawrence Ferlinghetti a cette phrase : « Strive to change the world in such a way that there’s no further need to be a dissident » (Efforcez-vous de changer le monde de telle façon qu’il n’y ait plus besoin d’être un dissident.) L’idée est que ce film soit tellement subversif que tout le monde ait envie de faire comme ça, que ce ne soit pas quelque chose qui clive.

     Propos recueillis par Barnabé Binctin

    Source : Barnabé Binctin pour Reporterre 

    - Le teaser du film -      https://www.youtube.com/watch?v=DHNnpgswImE


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  •   Moyen métrage | 2011 Zambie, à qui profite le cuivre ? Audrey Gallet, Alice Odiot

    Pays Concerné : Zambie

    Réalisateur : Audrey Gallet, Alice Odiot      Pays du réalisateur : France

    Production : France Télévisions, Yami 2     Pays de production : France

    Distribution : Yami 2   Durée : 52'             Type : documentaire

    Format de Distribution (Vidéo Numérique)    Prix: 15 €

    PRIX ALBERT LONDRES 2012 (le plus prestigieux de la presse francophone).

          Glencore exploite une mine en Zambie. La méthode d'extraction, très dangereuse et très polluante, a été financée avec des fonds européens réservés au développement. Après deux ans d'enquête en Afrique et en Europe, le film fait comprendre le processus de pillage des matières premières et les conséquences des privatisations massives dans un pays du sud.

         La principale mine de cuivre en Zambie entraîne une pollution très dangereuse, contre laquelle les habitants ont choisi de se battre. Après deux ans d'enquête, ce film permet de comprendre un processus de pillage des matières premières d'un pays du Sud par une multinationale.

       A Mufulira, ville zambienne où se trouve la plus grande fonderie d'Afrique, les habitants souffrent de problèmes pulmonaires, de peau et sont victimes de cancers. Car les cheminées de la mine Mopani rejettent dans l'air du dioxyde de soufre, un gaz toxique, et le processus d'extraction du cuivre entraîne une pollution des sols et de l'eau par l'acide sulfurique. Ce n'est pas le seul problème auquel sont confrontées ces familles. Depuis que la multinationale a licencié trois mille des mineurs qui travaillaient pour elle depuis des années, le chômage ronge le quotidien. Pourtant, Glencore, la première société de négoce de matières premières au monde, a doublé sa production, tandis que le cours du cuivre a quintuplé en dix ans.

    Accords secrets entre gouvernement et multinationales

       L'économiste zambien Savior Mwambwa dirige une ONG qui traque la fuite des capitaux d'Afrique. En 2007, il découvre les accords secrets signés entre le gouvernement zambien et les multinationales : " Ces accords permettent aux compagnies minières d'avoir le minimum de responsabilités sociales et environnementales, et de taxes. " Mais ce n'est pas tout : grâce à un montage complexe de filiales dans le monde entier, toute trace de bénéfice est effacée dans les paradis fiscaux, comme la Suisse où se trouve le siège de Glencore. Son fondateur, Marc Rich, fut jadis condamné à 325 années de prison aux Etats-Unis pour corruption, évasion fiscale et commerce avec l'ennemi, avant d'être amnistié par Clinton.
       Avec l'aide d'une ONG française, Savior a décidé de faire condamner Glencore et mobilise la population de Mufulira. Au cours de l'enquête, ils découvrent que la Banque européenne d'investissement a accordé à Glencore, en 2004, un prêt environnemental de 48 millions d'euros ! La députée européenne Eva Joly dénonce le scandale : " Je pense que, dans quelques décennies, nous allons regarder cela avec les mêmes yeux que nous regardions la colonisation ou l'esclavage." Même si le combat de Savior et de ceux qu'il défend est celui de David contre Goliath, en avril 2011, un procès est ouvert par cinq ONG à l'encontre de Glencore pour violation des principes de l'OCDE...

    Anne-Laure Fournier (France 5)

        A été diffusé : mardi 31 mai 2011, à 20 h 35 (heure française).
    www.france5.fr/et-vous/France-5-et-vous/Les-programmes/LE-MAG-N-22-2011/articles/p-12784-Zambie-a-qui-profite-le-cuivre-.htm
                                             www.yami2.com...07e88c18655ed


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