• Sucre l'amère vérité (Dr Robert LUSTIG )

                                                                2017     352 p.    19,90 €

      La guerre au sucre est déclarée

      Le sucre est dans notre vie. Dès le berceau, dans les biberons, les petits pots. Plus tard, dans les jus de fruits, les aliments préparés, le pain de mie, les biscuits, la charcuterie, les laitages. On l'ajoute au café sans y penser.  La vérité, c'est que nous nageons dans une mer de sucre.

       Chercheur et clinicien engagé, le Dr Robert Lustig a consacré ces 15 dernières années à faire émerger la vérité sur le sucre : un aliment toxique et addictif dont les industriels et les autorités ont trop longtemps minimisé les effets dévastateurs.

       Dans ce livre devenu best-seller, il démonte point par point les arguments des industriels pour dédouaner le sucre et apporte les preuves scientifiques des dégâts qu'il provoque :
    Comment la phobie des graisses, entretenue par les autorités, a permis la dissémination du sucre dans tous nos aliments
       Comment le sucre, en bouleversant les hormones qui contrôlent la satiété, nous fait manger sans faim
    Pourquoi le fructose (contenu dans le sucre) est aussi toxique que l'alcool pour le foie
    Pourquoi le sucre est la principale cause du syndrome métabolique

       Surtout, Robert Lustig propose au lecteur des stratégies scientifiquement fondées pour perdre du poids et retrouver la santé – et ça ne passe pas par moins de graisses !

       Son livre change radicalement notre rapport à la nourriture et ouvre la voie à une vie plus saine et plus heureuse.

       " Aucun scientifique n'a fait plus que le Dr Lustig pour alerter sur les dangers potentiels du sucre. " - GARY TAUBES, auteur de

        -Pourquoi on grossit
       " Un livre brillant, accessible à tous, que devraient lire tous ceux qui se préoccupent de leur santé et de celle de leurs proches. " - DR ANTHONY FARDET, auteur de

      -Halte aux aliments ultra-transformés ! Mangeons vrai

      Le Dr Robert Lustig est pédiatre et endocrinologue à l'université de Californie (San Francisco). Il est l'une des grandes figures internationales de la lutte contre l'obésité, l'industrialisation de l'alimentation, l'excès de sucre. Sa vidéo " Sugar : the bitter truth " ( Sucre, une vérité amère) a été vue plus de 4 millions de fois.

    Parmi les sujets abordés :

    • « Comment la phobie des graisses, entretenue par les autorités, a permis la dissémination du sucre dans tous nos aliments ;

    • Comment le sucre, en bouleversant les hormones qui contrôlent la satiété, nous fait manger sans faim ;

    • Pourquoi le fructose (contenu dans le sucre) est aussi toxique que l’alcool pour le foie

    • Pourquoi le sucre est la principale cause du syndrome métabolique. »

      Toutes les calories ne se valent pas, insiste le Dr Lustig au fil des pages, rapporte 20minutes.fr. La balance énergétique n’explique pas tout, abonde le Dr Anthony Fardet, auteur de

       -Halte aux aliments ultra transformés ! Mangeons vrai (éd. Thierry Souccar, juin 2017),

    qui signe la préface.

    « Ainsi, une calorie d’un aliment transformé ne vaut pas celle d’un produit naturel.

    Les “mauvaises” calories, ce sont les calories vides, celles qui ne rassasient pas et qui poussent à manger toujours plus (...).

    (...) Selon la forme sous laquelle on mange un aliment, il n’aura pas le même impact sur l’organisme. “Si l’on prend un fruit en jus, il conservera certes ses vitamines, mais si on le mange entier, on bénéficie aussi de ses fibres, essentielles à la bonne digestion, rappelle le Dr Fardet. Selon le degré de transformation d’un aliment, la vitesse de libération des calories qu’il contient ne sera pas la même et son pouvoir rassasiant ne sera pas le même”. Les fibres, contenues dans les légumineuses, les fruits et légumes frais et entiers, participent au bon équilibre alimentaire.  »

      Robert Lustig propose « des stratégies scientifiquement fondées pour perdre du poids et retrouver la santé – et ça ne passe pas par moins de graisses ! »

      En 2012 notamment, Robert Lustig cosignait un article dans la revue Nature appelant à des mesures (http://www.psychomedia.qc.ca/alimentation/2012-02-02/le-sucre-toxique-et-addictif-devrait-etre-regule) de régulation pour réduire le sucre dans l'alimentation industrielle.

    Interview de l'auteur de « Toujours faim ? » : comment l'alimentation faible en gras favorise l'obésité et que faire?

    Psychomédia avec sources : Éd. Thierry Souccar, 20 Minutes.

    http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2017-10-27/livre-sucre-l-amere-verite

      Pour plus d'informations, voyez ces liens sur Psychomédia:
     

    • L'industrie du sucre a payé des chercheurs pour blâmer les gras
    • Sucre : la quantité conseillée par l'OMS est très vite dépassée
    • Contrôle du poids : sans attention consciente continue, la biologie prend le dessus
    • L'exercice ne compense pas les effets nocifs d'une alimentation sucrée, selon des chercheurs
    • Cuisine : les recettes des émissions culinaires feraient prendre du poids

    Interview de l'auteur de « Toujours faim ? » : comment l'alimentation faible en gras favorise l'obésité et que faire

    Psychomédia    Publié le 8 janvier 2016
     

    Le journaliste Anahad O'Connor du New York Times a interviewé le Dr David Ludwig, endocrinologue, professeur de nutrition à la Harvard T.H. Chan School of Public Health et auteur d'un récent livre, « Always Hungry ? » ( blié le 8 janvier 2016

    « Toujours faim ? »).

    L'auteur fait valoir que le gain de poids commence quand les gens consomment les mauvais types d'aliments, qui déséquilibrent les hormones et déclenchent un cycle de fringales, de faim et de boulimie.

    Il explique que le principal moteur de l'obésité n'est pas un excès de calories en soi, mais un excès d'aliments à indice glycémique élevé comme le sucre, les céréales raffinées et d'autres glucides transformés.

    Voici des extraits de l'interview (traduction Psychomédia) :

    Q. Quel est le message de base de votre livre ?

    R. Le processus de devenir en surpoids entraîne en soi une tendance à manger trop. Simplement couper les calories, comme il est généralement recommandé de faire, ne fait qu'empirer la situation.

    Lorsque nous réduisons le nombre de calories, notre corps réagit en augmentant la faim et le métabolisme ralentit afin de ne pas dépenser les calories. Ce qui rend la perte de poids de plus en plus en plus difficile avec une alimentation faible en calories et crée une bataille entre l'esprit et le métabolisme que nous sommes condamnés à perdre.

    Q. Mais on se fait dire que l'obésité est causée par le fait de trop manger. N'est-ce pas le cas ?

    R. Nous pensons à l'obésité comme un état d'excès, mais en réalité cet état est plus proche d'un état de faim. Si les cellules adipeuses stockent trop de calories, le cerveau n'a pas accès à suffisamment de calories pour s'assurer que le métabolisme fonctionne correctement. Donc, il suscite la faim dans une tentative de résoudre le problème, ce qui amène à se suralimenter et à se sentir mieux temporairement. Mais si les cellules adipeuses continuent à emmagasiner trop de calories, alors nous sommes coincés dans ce cycle sans fin de suralimentation et de gain de poids. Le problème n'est pas qu'il n'y a pas trop de calories dans les cellules adipeuses, c'est plutôt qu'il y en a trop peu dans la circulation sanguine. Réduire les calories ne peut pas fonctionner.

    Q. C'est très différent de la sagesse conventionnelle selon laquelle la perte de poids se résume aux calories ingérées et aux calories dépensées.

    R. Oui. Une analogie serait d'essayer de traiter une fièvre avec un bain de glace. Imaginez que vous allez à l'hôpital avec une fièvre très élevée, et que le médecin dise « la fièvre est tout simplement un problème d'équilibre de chaleur - trop de chaleur dans le corps, pas assez de chaleur qui sort du corps ». Ce qui est vrai du point de vue de la physique. Le médecin décide de vous mettre dans un bain de glace. Cela va fonctionner temporairement. La fièvre diminuera. Mais votre corps va se battre furieusement avec des frissons sévères et une constriction des vaisseaux sanguins et vous vous sentirez misérable. Pour cette raison, des bains de glace ne sont pas un traitement populaire pour la fièvre.

    Q. Alors, dans cette analogie, comment traitez-vous la cause sous-jacente ?

    R. Une approche beaucoup plus efficace est d'abaisser le point d'équilibre de la température du corps, ce qui est fait avec des médicaments comme l'aspirine. Mettez la biologie de votre côté en mangeant de la bonne façon, et la perte de poids se produit naturellement comme une fièvre baisserait si vous traitez sa cause sous-jacente.

    Q. Si ce n'est pas de trop manger, alors quelle est la cause sous-jacente de l'obésité ?

    R. C'est l'alimentation faible en gras et très élevée en glucides, que nous avons depuis les 40 dernières années, qui augmente les niveaux d'insuline et programme les cellules graisseuses pour un emballement du stockage de calories.

    Lorsque les gens reçoivent, pour la première fois, un diagnostic de diabète de type 1, leur taux de glycémie (niveau de sucre dans le sang) est élevé parce qu'ils ne peuvent pas produire assez d'insuline. Ils ont invariablement perdu du poids. Ils peuvent manger 5000 calories par jour, et ils perdent encore du poids. Vous ne pouvez pas prendre du poids sans insuline.

    L'inverse est également vrai. Si vous donnez trop d'insuline à des gens qui ont le diabète, ils vont inévitablement prendre du poids. L'insuline programme le corps à stocker des calories, et la plupart de ces calories sont stockées dans les cellules adipeuses. Si vous avez trop d'insuline, vous allez stocker trop de calories. Cela a été très bien établi scientifiquement.

    Q. Comment faire pour réduire la production d'insuline chez les gens obèses ?

    R. La meilleure façon de réduire l'insuline est de réduire les glucides transformés et de consommer le bon équilibre de protéines et de graisses. Une alimentation riche en graisses est vraiment le meilleur moyen de modifier le métabolisme. Elle abaisse l'insuline, diminue l'activité des cellules graisseuses et permet de sortir du cycle de la faim, des fringales et de la suralimentation.

    Q. Il semble que le programme que vous préconisez soit le régime Atkins.

    R. Non, c'est différent. Le régime Atkins est un régime très faible en glucides, qui, dans sa forme classique, ne permet pas beaucoup de fruits et encore moins tout autre glucide. Beaucoup de gens n'ont pas besoin de la rigueur d'un régime très pauvre en glucides. Je pense que, sauf pour les personnes ayant des problèmes métaboliques déjà très graves comme le diabète de type 2, ces régimes restrictifs ne sont généralement pas nécessaires.

    Q. Comment fonctionne ce programme ?

    R. Notre programme comporte trois phases. La première consiste à abandonner les glucides transformés, les sucres ajoutés et les produits céréaliers pour deux semaines. Les glucides consommés sont des légumes non féculents, des fruits et des légumineuses. Après deux semaines, nous introduisons les grains entiers, les pommes de terre (sauf les blanches) et un peu de sucres ajoutés. Cela, jusqu'à ce que le poids descende à un nouveau point d'équilibre inférieur. Ce qui peut prendre quelques semaines, ou plusieurs mois pour quelqu'un qui a un problème de poids plus important.

    Q. Quelle est votre position sur les graisses saturées ?

    R. Je pense que, à travers les instances de santé publique, nous reconnaissons que les graisses saturées ne sont pas l'ennemi n° 1 de la santé publique. Mais également, ils ne sont pas nécessairement bons pour la santé. Il y a beaucoup de types différents de graisses saturées, et chacun a des effets différents sur le corps. Mais lorsque vous réduisez les glucides transformés et que votre taux d'insuline diminue, les graisses saturées que vous consommez brûlent plus rapidement et ne restent pas dans le corps aussi longtemps.

    Nous devons arrêter de penser que les graisses saturées sont soit bonnes, soit mauvaises. Notre plan de repas est basé sur des aliments entiers naturels, qui incluent les graisses saturées. Mais nous nous assurons d'équilibrer cela avec beaucoup de graisses mono et polyinsaturées comme l'huile d'olive, les noix, l'avocat et l'huile de lin.

    Q. Qu'est-ce que vous voulez que les gens retiennent de ce livre ?

    R. Tant que nous ne nous occuperons pas des facteurs sous-jacents au gain de poids - un emballement du stockage des calories par les cellules adipeuses - nous allons être dans une bataille entre l'esprit et le métabolisme que nous ne pouvons pas gagner. Couper les calories ne résout pas le problème. Cela ne change pas la biologie. Pour changer la biologie, vous devez changer les types d'aliments que vous mangez.

    Psychomédia avec source : New York Times.


    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :