• Toxic story (Pr Romain GHERARDI )

     
                                                                 2016   256 p.   21 €
     
      Depuis quelques années, une défiance croissante envers les vaccins gagne la population. Graves effets secondaires, adjuvants aluminiques toxiques... Les rumeurs les plus alarmantes circulent. À tel point que la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a lancé une conférence nationale pour restaurer la confiance, dont les conclusions seront divulguées à la fin 2016.
      C'est pourtant le silence des autorités politiques et sanitaires sur la toxicité de certains composants qui a eu pour effets d'alimenter les doutes et de créer des polémiques.
       Soucieux de casser ce cercle vicieux et délétère, le Pr Romain Gherardi lève le voile sur ces obscurs adjuvants, présents dans la composition de nombreux vaccins, et auxquels il a consacré vingt années de sa vie. Son credo : pour sauver la vaccination, il est temps de ne plus mentir.

       Depuis 1994, Romain Gherardi est chef de service du Centre expert en pathologie neuromusculaire de l'hôpital Henri-Mondor (Créteil). De 2000 à 2014, il a également dirigé une équipe de recherche de l'Inserm-université Taris-Est-Créteil. Il a contribué à plusieurs ouvrages médicaux collectifs et publié plus de trois cent cinquante articles scientifiques.

      « Je veux des vaccins plus sûrs », insiste Romain Gherardi. Ce spécialiste des maladies neuromusculaires à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil), publie Toxic Story (Actes Sud) ce mercredi, où il retrace son « chemin de croix » pour prouver le danger de l’aluminium dans les vaccins. Le professeur détaille étape par étape ses questionnements sur une maladie émergente, la myofasciite à macrophages. Puis ses expériences qui le mènent à lier cette pathologie aux sels d’aluminium présents dans certains vaccins.

    Polémique sur les sels d’aluminium

    Une découverte qui va lui coûter cher. Dans son livre, le professeur explique comment les portes se sont fermées une à une. Et combien ses recherches ont crispé le milieu médical. « Mais il y a six équipes de chercheurs dans le monde qui lient le syndrome de fatigue chronique aux sels d’aluminium, se défend le directeur de recherche à l’Inserm. « Mes recherches contredisaient un dogme qui stipulait que l’aluminium était rapidement éliminé par les urines. Mais le monde du vaccin répétait tel un moulin à prières que ces adjuvants étaient inoffensifs. Il existe des collusions entre le monde médical et les industries pharmaceutiques. Les agences médicales, qui devraient protéger les patients, s’intéressent surtout aux intérêts de l’industrie », attaque le professeur. Finalement, après bien des déboires, le ministère lui octroie 150.000 euros pour poursuivre ses recherches en 2012. « J’espère sortir du conflit avec les agences sanitaires, reprend le professeur. Mon travail prouve qu’il existe des facteurs génétiques qui expliquent les liens entre sels aluminiques dans les vaccins et cette pathologie. Ces patients ont une difficulté spécifique à digérer les adjuvants aluminiques qui persistent et se promènent dans leur organisme. On pourrait détecter par des tests génétiques ces individus à risques. A condition d’accepter qu’il existe un problème avec les adjuvants aluminiques. »

    Débat sous tension

    Ce qui est loin d’être le cas. Romain Gherardi semble bien seul face au discours officiel rassurant. « Il y a un excès de critiques contre les vaccins dans les médias, regrette Jean-Marie Cohen, épidémiologique et responsable d’Open Rome (Réseau d’Observation des Maladies et des Epidémies). La plupart des informations suggérant que les vaccins présentent des dangers sont des impostures scientifiques. Vous avalez bien plus d’aluminium avec vos capsules de café qu’en vous faisant vacciner ! » Un argument avancé également par l’Académie de médecine, qui soulignait en 2012 que la quantité contenue dans les injections reste bien plus faible que celle que nous ingérons via l’alimentation. Deuxième argument : les adjuvants sont nécessaires pour favoriser une réponse immunitaire efficace. L’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) assure que « au site d’injection, la présence d’aluminium favorise le recrutement de cellules de l’immunité, favorisant ainsi la réponse immunitaire adaptée. L’ajout d’adjuvant dans les vaccins permet, par ailleurs, de diminuer la quantité d’antigènes par dose vaccinale, et de réduire le nombre d’injections. » Et l’ANSM de souligner que la communauté scientifique a eu le temps depuis 1928, introduction de l’aluminium dans les vaccins, d’évaluer sa toxicité : « Les sels d’aluminium figurent parmi les adjuvants les plus utilisés dans le monde avec un recul d’utilisation de 90 ans en termes de tolérance, en nombre de personnes vaccinées (centaines de millions) dans le monde entier et en termes d’expérience sur des dizaines d’années. »

      http://www.20minutes.fr/sante/1940087-20161012-vaccins-nouveau-livre-danger-aluminium-ravive-polemique

              * Oihana Gabriel   Publié le 12.10.2016

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