• Trop soigner rend malade ( J. P. THIERRY, Cl. RAMBAUD)

    2016   304 p.  18,50 €

        Comment expliquer qu'en dépit des progrès de la médecine, de l'incitation à réduire graisses et sucres dans l'alimentation et à pratiquer une activité physique, le nombre de diabètes de type 2 ait été multiplié par trois en vingt ans ?
      que sept millions de Français prennent tous les jours des statines pour réduire leur taux de cholestérol ?  
      qu'après 35 ans, un Français sur trois soit considéré comme hypertendu ?
      Il a suffi de baisser les seuils de dépistage pour que tout facteur de risque soit traité comme une « maladie ». Idem pour le cancer du sein ou de la prostate, l'obésité… Or examens et traitements inutiles ont des effets secondaires et des complications, entraînant des dépenses qui seraient plus utiles pour soigner les vrais malades et financer la recherche…
      Jean-Pierre Thierry et Claude Rambaud nous apportent ici les arguments pour dialoguer avec notre médecin et partager avec des décisions éclairées.

       Jean-Pierre Thierry, médecin spécialisé en santé publique et en informatique de santé, est expert de l'évaluation des technologies médicales et de l'organisation des systèmes de santé.

      Claude Rambaud, juriste, spécialiste de la prévention des risques liés aux soins, milite pour améliorer la sécurité du patient et sa prise en charge. 

    Revue de presse

       Ce passionnant essai analyse les conséquences dramatiques de l'utilisation excessive de soins. [...] Un ouvrage clair qui ouvre le débat sur l'usage d'une médecine réaliste et responsable, que les auteurs appellent de leurs voeux. --Alternatives économiques 

    Psychomédia

    Publié le 11 octobre 2017

    Le livre « Trop soigner rend malade » de Jean-Pierre Thierry et Claude Rambaud (Albin Michel) s'est vu décerner, avec 3 autres ouvrages, le Prix Prescrire 2017.

    « Rédigé par un médecin de santé publique et une juriste spécialisée dans la prévention des risques liés aux soins, le livre dénonce les méfaits de la surmédicalisation » et a pour but « d'apporter [aux patients] les arguments pour dialoguer avec [leur] médecin et partager avec lui des décisions éclairées », décrit Prescrire.

    Dans le premier chapitre, « des notions statistiques simples sont expliquées afin de mieux critiquer les prescriptions inutiles et les messages de santé publique trompeurs : par exemple, mieux vaut raisonner en valeur absolue qu'en risque relatif. »

    « Le deuxième chapitre aborde les manipulations statistiques des essais cliniques qui ont permis un abaissement injustifié des seuils d'intervention thérapeutique dans la pression artérielle, la cholestérolémie, la glycémie ou le poids, avec des conséquences délétères en matière de santé publique. »

    La présentation de l'éditeur précise :

    « Comment expliquer qu’en dépit des progrès de la médecine, de l’incitation à réduire graisses et sucres dans l’alimentation et à pratiquer une activité physique, le nombre de diabètes de type 2 ait été multiplié par trois en vingt ans ? que sept millions de Français prennent tous les jours des statines pour réduire leur taux de cholestérol ? qu’après 35 ans, un Français sur trois soit considéré comme hypertendu ?

    Il a suffi de baisser les seuils de dépistage pour que tout facteur de risque soit traité comme une “maladie”. Idem pour le cancer du sein ou de la prostate, l’obésité…

    Or examens et traitements inutiles ont des effets secondaires et des complications, entraînant des dépenses qui seraient plus utiles pour soigner les vrais malades et financer la recherche… »

    Et Prescrire de poursuivre :

    « Les erreurs médicales, vraisemblablement la “troisième cause de décès en France” (http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2016-05-04/erreurs-medicales-3e-cause-deces), sont ensuite abordées selon trois catégories : erreurs médicamenteuses, erreurs chirurgicales, infections nosocomiales. Les auteurs citent des solutions efficaces de réduction des risques mises en place en France ou ailleurs.

    Le dernier chapitre aborde le problème de la surconsommation des antibiotiques et de la prolifération des bactéries multirésistantes, qui en est la conséquence. (...) »

    « Face à ces carences, il est expliqué de façon détaillée comment les patients peuvent devenir les acteurs de leur propre sécurité, en évoquant par exemple la campagne étatsunienne “Speak Up” (“Prenez la parole”). »

    Psychomédia (http://www.psychomedia.qc.ca/) avec sources : Prescrire,(http://www.prescrire.org/Fr/150/700/53124/5322/5318/SubReportDetails.aspx) Albin Michel


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