Par lavieenvert
"Je ne voulais pas d'un film qui dénonce mais d'un film positif"
Ce qu’il faut ? Du concret. C’est ce qu’a fait le réseau des Fermes d’Avenir dont l’objectif est de créer 1 000 microfermes agroécologiques. "La plupart des agriculteurs sont jeunes et viennent de milieux urbains. Ils arrivent à mettre en lien les agriculteurs, avec les pouvoirs publics mais aussi les acteurs privés. Je ne voulais pas un film qui dénonce, mais un film positif, qui montre que c’est possible", témoigne Hélène Médigue.
Et la réalisatrice ne voulait pas non plus d’un entre soi. Elle a ainsi convaincu Maxime de Rostolan et Vincent Louault, agriculteur conventionnel en Indre-et-Loire à collaborer. Sur ces 30 hectares de jachères, l’agriculteur a accepté d’en passer un en bio, avec l’aide d’un entrepreneur de Fermes d’avenir. Une rencontre entre deux mondes qui montrent que les agriculteurs sont tout autant les victimes d’un système - ils sont dépendants des produits chimiques - que les consommateurs le sont.
"L’idée, c’est de dire qu’aujourd’hui la chimie ne fonctionne plus et qu’un autre monde est possible. J’aimerais arriver à concerner les citoyens et montrer que toutes les externalités de ce modèle agricole permettent de rendre service à l’intérêt général", conclut Hélène Médigue.
La sortie nationale de "On a 20 ans pour changer le monde" est prévue pour le 11 avril.
Marina Fabre, @fabre_marina © 2018 Novethic - Tous droits réservés
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