Armes controversées : "Made in France"
En dépit des conventions internationales, le marché des armes controversées se porte bien. Particulièrement dévastatrices pour les populations civiles, les mines antipersonnel, bombes à sous-munitions et autres armes biologiques, nucléaires ou chimiques continuent de quitter les usines du monde entier. Oekom, une des principales agences de notation extrafinancière, a recensé les entreprises suspectées d'en produire [1]. Avec 49 sociétés impliquées, les Etats-Unis mènent la danse, loin devant la France et ses 16 producteurs. L'Hexagone devance tout de même la Russie, la Chine ou encore Israël, qui ne sont pas signataires de la convention d'Ottawa (qui interdit la production de mines antipersonnel).
La semaine dernière, l’institut de recherche sur la paix Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI) publiait son rapport annuel sur les dépenses militaires au niveau mondial. Sans surprise, avec un budget militaire de 640 milliard d’euros, les Etats-Unis restent en haut de la liste, suivis par la Chine, la Russie et l’Arabie Saoudite. Ce que l’on sait peut-être moins, c’est que les équipementiers militaires américains sont aussi les premiers fabricants d’armes controversées au monde. En vue de fournir une vue globale des acteurs du secteur et d’aider les investisseurs à y voir clair, oekom research a dressé la liste des 250 principaux producteurs d’armes controversées ou interdites au niveau mondial, dont plus de 20% sont basés aux Etats-Unis. France and Russia rank second and third among the countries from which such weapons originate. Germany is home to eleven companies for which there are reasonable grounds to suspect that they produce controversial weapons, putting it in equal fourth place alongside China, the UK and Israel.
This data is taken from oekom research’s Controversial Weapons Monitor. Further information can be found in the “oekom Facts & Figures” study on the production of controversial weapons, which you can request free of charge from info@oekom-research.com.