https://actu.fr/societe/destruction-haies-pendant-confinement-associations-environnementales-tirent-sonnette-dalarme
8 Avr 2020 Franck Hermel +Le Journal des Sables
C'est une conséquence inattendue du confinement dans les Pays de la Loire : la destruction de haies et l’atteinte à l’environnement qu’elle pourrait constituer selon certaines associations.
C’est l’inquiétude soulevée par France Nature Environnement et la Ligue de Protection des Oiseaux des Pays de la Loire dans un communiqué commun publié ce 8 avril 2020 et selon lequel
Certains profitent du confinement pour détruire des haies en période d’interdiction printanière.
Les deux associations dénoncent « ces pratiques illégales et irresponsables et appellent l’Etat à plus de vigilance pour protéger nos cadres de vie. »
Elles estiment qu’il ne reste dans la région que « quelques maillages bocagers encore relativement protégés ».
Or, selon François Halligon, président de la LPO Pays de la Loire,
-La haie joue pourtant plusieurs rôles importants pour l’environnement : filtre naturel des eaux polluées par les activités de l’homme, rôle d’éponge permettant de stocker l’eau dans les terres agricoles, rôle de brise vent et créateur de micro-climats favorables à l’agriculture de polyculture élevage ; rôles pour la biodiversité.
L’association indique avoir reçu plusieurs signalements « en lien avec la destruction de haies et le brûlage du bois vert issu de ces coupes ».
Les conditions météorologiques de cet hiver n’ont certainement pas permis de réaliser un grand nombre de chantiers et depuis 2-3 semaines ceux-ci sont lancés alors que le printemps est arrivé. Ces chantiers, déjà très nuisibles en période normale, vont avoir en cette période de l’année un impact encore plus fort sur la biodiversité déjà très mal en point. Ont en effet lieu en ce moment nidification, pontes, couvées et croissance des petits.
FNE et la LPO indiquent que la coupe est interdite du 1er avril au 31 juillet et que le brûlage des déchets vers est interdit. Elles appellent à la fin de ces pratiques et appellent les chambres d’agriculture « à faire cesser ces chantiers illégaux."