
2012 128 p. 10 €
Qu'est-ce qui nous rend heureux ? Notre mariage ? Nos enfants ? Une promotion ? Le sentiment d'avoir bien fait notre travail ? Psychologues, médecins et sociologues se penchent sans aucun doute sur le sujet, mais l'économie, appelée parfois la "science lugubre", peut aussi apporter des éléments de réponse à la question essentielle de la nature et des causes du bonheur.
Au tournant des années 2000, le nombre d'articles et de livres publiés par des économistes sur le bonheur a crû de manière exponentielle. Comment expliquer une telle révolution ? Quels sont les méthodes et les principaux enseignements de l'économie du bonheur ?
Les économistes ont cherché à savoir si l'argent faisait le bonheur et si la croissance économique s'accompagnait de mieux-être. Rien n'est moins sûr. Le contexte social et culturel joue un rôle crucial : inégalités, chômage, défiance au sein de la société, absence de participation civique sont autant de facteurs qui contribuent à miner le moral. Le bonheur, une donnée éminemment individuelle, désormais sondée et mesurée, se retrouve alors au coeur de débats politiques.
"Depuis une dizaine d’années, l’économie ne se contente plus des taux d’intérêt et des balances commerciales : elle s’intéresse aussi à notre bonheur d’humains, concept dont cet ouvrage propose une approche quasi exhaustive ! Les questions qu’il pose sont passionnantes : comment expliquer que les plus riches soient plus heureux, mais qu’au-delà de 15 000 dollars annuels (11 800 euros), l’argent n’agisse plus ? Pourquoi le fait d’habiter en France réduit de 20 % la probabilité de se déclarer « très heureux » ? Surtout, comment agir politiquement en faveur d’une société mieux dans ses baskets ? Du grain à moudre pour plusieurs décennies." terraeco.net
Lucie Davoine a écrit une thèse d'économie et publié de nombreux articles sur la qualité de l'emploi en Europe, la satisfaction au travail et l'économie du bonheur. Elle a mené ses recherches au Centre d'études de l'emploi et au Centre d'économie de la Sorbonne. Elle est actuellement administratrice à la Commission européenne.