@Audrey de Kerlanic
La communauté a acquis son indépendance électrique grâce à l’énergie solaire. L’électricité est stockée dans des batteries récupérés sur d’anciens chariots élévateurs. L’eau de pluie est stockée dans deux cuves enterrées, puis filtrée et utilisée pour l’hygiène. L’eau potable vient d’une source.
L’autonomie peut être possible grâce à une gestion plus économique des ressources : une ressource non dépensée fait une ressource de moins à produire. La communauté autonome a dû s’adapter à une nouvelle façon de consommer. Pour l’économie d’électricité, ils ont par exemple fabriqué une machine à laver à pédales. L’installation de toilettes sèches permettent d’économiser l’eau. La grande majorité des outils fonctionnent également à l’énergie humaine. Une cave au nord fait office de réfrigérateur, un mini rocket stove (une sorte de poêle à bois plus efficace) à l’extérieur sert pour la cuisson des aliments. L’immense terrain boisé permet d’être autosuffisant en bois.
@Audrey de Kerlanic
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Pour plus d’autonomie, la communauté cultive également des légumes en permaculture. Le principe de la permaculture permet, entre autres, de travailler la terre en la respectant, sans pesticide ni engrais, ni labour. Ils ont également un élevage conscient : des chèvres et poules en liberté, la traite du lait est effectuée manuellement avec consentement et les chevreaux sont sevrés sous la mère puis adoptés par des familles aimantes. Les chèvres permettent d’avoir du lait pour faire du fromage et les poules apportent des oeufs.
Kerlanic est une communauté tournée vers l’extérieur et ouverte à tous. Depuis juin 2015, Kerlanic est ainsi inscrit dans un réseau colibri : « Les oasis en tout lieux ». Les gens peuvent venir s’y ressourcer, un jour, une semaine, des mois ou plus. Des chantiers participatifs sur la rénovation d’habitat, l’écoconstruction et la permaculture sont régulièrement mis en place. Chacun vient apprendre de nouvelles techniques sur le terrain. Des journées portes ouvertes sont également organisées.
@Audrey de Kerlanic
Aujourd’hui ce lieu est en danger. Suite à sa séparation, Audrey aimerait racheter la partie de son ex compagnon afin de maintenir le lieu en place. Mais la banque refuse de lui prêter l’argent : difficile d’avoir le consentement d’une banque lorsqu’on décide de fuir le capitalisme financier.