Même si cette décision du parlement autrichien va dans le bon sens, même si en France et dans les autres pays d’Europe (UE ou pas), elle devait inspirer les politiques, elle ne suffit pas.
Vous me direz que je ne suis jamais content !
C’est que les enjeux sont beaucoup plus larges que la seule question du glyphosate.
Nous avons besoin d’une agriculture de qualité, efficace, locale, polluant le moins possible et consommant le moins d’eau possible.
Le seul moyen d’y parvenir est de développer des modes d’agriculture durable. C’est l’agroécologie, la permaculture, l’usage des doubles cultures mutuellement enrichissantes, etc.
C’est la seule réponse crédible à la fois :
L’agriculture actuelle :
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Il est évident que les agriculteurs ont besoin d’être aidés pour faire évoluer leurs pratiques.
A ce titre, il faudra à un moment donné que les responsables politiques prennent la mesure du défi qui se présente à nous et surtout qu’ils prennent des décisions fortes allant dans le sens d’une agriculture durable.
Cela pourrait être de planter des millions d’arbres, comme l’Australie a décidé récemment de faire (2). Cela pourrait être de mieux accompagner les agriculteurs qui font l’effort d’opérer une transition vers une agriculture durable. La politique agricole commune au niveau européen pourrait également être révisée…
Mais tout cela est long et surtout vous ne pouvez pas beaucoup peser sur ces décisions.
Mais vous pouvez faire évoluer vos modes de consommation.
C’est-à-dire :
Ce ne sont que de petites choses, mais appliquées par un grand nombre de personnes elles auraient un effet puissant sur les modes d’agriculture !
En ce moment même les députés français sont en train de débattre du traité de libre-échange CETA entre l’UE et l’Amérique Latine.
Je n’ai rien a priori contre la liberté d’échanger entre différents pays. Le commerce est une manière de créer des liens forts entre différents états, ce qui peut éviter des guerres.
Mais il faut des restrictions sur les produits dangereux.
Certains pays d’Amérique Latine ont fait le choix d’une agriculture biochimique intensive. De grands groupes industriels, tels que Monsanto, ont fait main basse sur des pans entiers de leurs territoires.
Ils ont transformé d’immenses espaces d’agriculture extensive en champs d’OGM. Ces produits sont déjà importés pour le fourrage en France. Un nouveau traité de libre-échange ne ferait qu’augmenter ces flux de produits dénaturés.
Il serait donc raisonnable que ce traité ne soit pas adopté ou qu’il soit a minima réformé pour éviter l’importation d’OGM.
Ces produits sont nocifs pour les consommateurs, nocifs pour ceux qui les font pousser, dangereux pour les écosystèmes !
Evitons-les !
Et vive l’Autriche !
Naturellement vôtre,
Augustin de Livois
Sources :