
2012 500 p. 36 €
Si vous vous êtes déjà demandé combien d'énergie nous utilisons et d'où elle vient - ou d'où elle pourrait venir - et en avez assez de tout ce "vent" autour de l'énergie et de "l'écoblanchiment", alors ce livre est fait pour vous !
Les ressources renouvelables sont immenses, mais notre consommation d'énergie est également énorme. Pour comparer des choses énormes les unes par rapport aux autres, nous avons besoin de chiffres, pas d'adjectifs.
Ce livre outrepasse toutes les déclarations contradictoires émanant des médias, du gouvernement et des lobbies. Il vous donne les chiffres et les faits dont vous avez besoin pour comprendre réellement tous les enjeux.
Si vous pensez qu'aucune solution n'est possible, alors lisez ce livre : vous y trouverez un discours honnête, à la fois réaliste et humoristique, présentant toutes les options énergétiques.
Cet ouvrage s'adresse non seulement aux étudiants et enseignants en développement durable et en écologie, mais aussi à tous ceux, politiques, journalistes, grand public, qui s'intéressent aux questions de développement durable, d'énergie et d'écologie.
Lire ce livre devrait être obligatoire pour tous ceux qui influent sur la politique énergétique, que ce soit au sein du gouvernement, des entreprises ou des ONG. Tony Juniper, ancien directeur exécutif pour le Royaume-Uni de l'ONG «Les Amis de la Terre.»
Ce livre remarquable présente, d'une manière incroyablement claire et objective, les différents chemins pauvres en carbone qui sont devant nous. Sir David King, Fellow à la Royal Society, Conseiller scientifique en chef du gouvernement britannique (2000-2008).
David MacKay est professeur au département de Physique de l'Université de Cambridge et Fellow à la Royal Society. En octobre 2009, il a été nommé Conseiller scientifique en chef au Département britannique de l'énergie et du changement climatique.
L'AMIDES est une association indépendante à but non lucratif. Son objectif est de rassembler et de diffuser l'information la plus honnête, fiable, complète, dépassionnée et accessible largement à tous au sujet du développement durable, www.amides.fr.
Extrait Motivations
Nous vivons à une époque où les émotions et les sentiments comptent plus que la vérité, et où la science est largement ignorée.
James Lovelock
Récemment, j'ai lu deux livres, l'un écrit par un physicien, l'autre par un économiste. Dans Panne sèche, David Goodstein, physicien au Caltech, décrit une crise énergétique imminente causée par «la fin de l'ère du pétrole». Cette crise arrivera bientôt, prédit-il : la crise éclatera, non pas quand la dernière goutte de pétrole aura été extraite, mais quand l'extraction ne pourra plus répondre à la demande - peut-être dès 2015 ou 2025. De plus, même si nous reportions immédiatement par magie toute notre gloutonnerie énergétique vers l'énergie nucléaire, écrit Goodstein, la crise pétrolière serait simplement remplacée par une crise nucléaire dans environ vingt ans, lorsque les réserves d'uranium auront été elles aussi épuisées.
Dans L'écologiste sceptique, Bjørn Lomborg nous dépeint une situation complètement différente. «Tout va bien». Et même, «tout s'améliore». De plus, «nous n'allons pas vers une crise énergétique majeure», et «il y a beaucoup d'énergie».
Comment deux personnes intelligentes peuvent-elles arriver à des conclusions aussi différentes ? Il fallait que j'aille au fond des choses.
L'énergie s'est invitée dans les journaux britanniques en 2006. Attisé par les annonces d'un grand changement climatique et le triplement du prix du gaz naturel en seulement six ans, le débat a fait rage. Comment l'Angleterre devrait-elle gérer ses besoins en énergie ? Et que faire au niveau mondial ?
«Éolien ou nucléaire ?», par exemple. Difficile d'imaginer plus grande polarisation des vues entre des gens sensés. Lors d'une discussion sur le projet d'expansion de l'énergie nucléaire, Michael Meacher, ancien ministre de l'Environnement, a déclaré : «Si nous devons réduire les gaz à effet de serre de 60 % [...] d'ici 2050, les énergies renouvelables sont la seule façon de le faire». Sir Bernard Ingham, ancien haut fonctionnaire, parlant en faveur de l'expansion nucléaire, a déclaré : «Quelqu'un qui pense que les énergies renouvelables peuvent combler le fossé [énergétique] vit dans un monde totalement utopique et est, à mon avis, un ennemi du peuple.»
Des divergences comparables se font entendre dans le mouvement écologique. Tous sont d'accord : il est urgent de faire quelque chose... mais quoi ? Jonathan Porritt, président de la «Commission du Développement Durable», écrit : «Un nouveau programme de construction de centrales nucléaires n'a aucune justification à l'heure actuelle, et [...] toute proposition de ce type serait incompatible avec la stratégie de développement de l'énergie durable [du gouvernement]» ; et «une stratégie non nucléaire pourrait et devrait être suffisante pour fournir toutes les réductions en carbone dont nous avons besoin d'ici 2050 et au-delà, et pour assurer l'accès à des sources d'énergie fiables.»
Par contre, l'écologiste James Lovelock écrit dans son livre, La revanche de Gaïa : «Il est maintenant bien trop tard pour mettre en place le développement durable.» Selon lui, l'énergie issue de la fission nucléaire, sans être la panacée à long terme que réclame notre planète épuisée, est «le seul remède efficace que nous ayons maintenant à notre disposition». Les éoliennes terrestres sont «tout juste un geste destiné à décerner un certificat de crédibilité environnementale [à nos dirigeants].»
Ce débat enflammé tourne fondamentalement autour des chiffres. Quelle quantité d'énergie chaque ressource peut-elle fournir, à quel prix économique et social, et avec quels risques ? Mais on donne rarement de véritables chiffres. Lors des débats publics, des gens se contentent de dire : «Le nucléaire est un gouffre économique» ou «Nous avons une quantité énorme de vent et de vagues». Le problème avec ce type de langage est qu'il ne suffit pas de savoir que quelque chose est énorme : il nous faut pouvoir comparer cet «énorme» avec un autre «énorme», en l'occurrence notre énorme consommation d'énergie. Pour faire cette comparaison, il nous faut des chiffres, pas des adjectifs.