Les vaccinations sont largement proposées mais, à juste raison, certaines familles résistent.
Est-il vraiment nécessaire de vacciner tous les enfants à l’âge de 2 mois contre l’hépatite B ou C, quand la plupart des parents ne sont pas porteurs du virus ; virus que l’on attrape par la drogue, les rapports sexuels, ou si l’on appartient au milieu médical, surtout chirurgical ?
Le dépistage généralisé du sida est une aberration qui démontre l’incapacité ou la peur de signifier avec délicatesse et justesse, sans discriminer, quelles sont les personnes les plus exposées qui, elles, ont besoin de ce dépistage.
L’incitation à l’IVG sur tout le territoire, sans se poser la moindre question éthique, alors que les conséquences ne sont pas anodines, et cela sans jamais responsabiliser les hommes. Le fait que nous n’ayons pas été capables d’en réduire le nombre (220 000 par an depuis 1975) par une éducation sexuelle intelligente, adaptée à l’âge, démontre une autre incohérence majeure des responsables politiques. Évidemment, on refuse d’en mesurer les conséquences démographiques et économiques. Une nouvelle loi sur l’adoption s’impose, adaptée à la modernité, où le don gratuit fera place à l’abandon culpabilisateur.
Pour comprendre la santé, il faut être sur le terrain et pas seulement dans les cabinets ministériels.
La télévision, regardée pour des bêtises, ne serait-elle pas capable de faire passer des messages intelligents de prévention ? Nous avons pu le vérifier sur une seule minute avec des élèves du grand mime Marceau, qui savent exprimer de manière ludique avec gestes et mimiques des comportements de prévention de nombreuses maladies.
Le coût d’une consultation de généraliste doit atteindre au moins 30 euros quand elle dure plus de 30 minutes, et pourquoi pas 50 quand elle dure une heure ou plus ?
Paradoxalement, ceux qui prennent leur temps sont les naturopathes, ostéopathes, chiropracteurs de mieux en mieux formés. À la différence de trop nombreux médecins qui sont débordés par une paperasserie qui ne sert qu’à les contrôler, ces professionnels paramédicaux prennent le temps d’interroger le patient, de l’examiner sous toutes ses coutures et le soulagent souvent pour les maladies bénignes en utilisant des conseils nutritionnels ou une phytothérapie adaptée à chaque cas. Les mutuelles commencent à rembourser de tels soins parce qu’elles ont compris les nombreuses économies qu’elles peuvent ainsi réaliser.
La prise de conscience par certains publicitaires des méfaits de leur profession trop orientée vers le business, sans tenir le moindre compte de la santé des consommateurs, permet d’espérer l’apparition de conseils vraiment utiles à la santé. Conseiller en bas d’écran de télé, sous une publicité de yaourt aux fruits, de « consommer 5 fruits et légumes par jour » est notoirement insuffisant. Le cynisme des publicitaires a des limites.
Les boissons énergisantes source de surpoids-obésité, d’excitation artificielle, mais promues sur tous les stades, ne sont liées qu’aux sommes colossales investies par les sponsors, proportionnelles à la consommation des jeunes manipulés dans toutes leurs rencontres musicales et sportives.
Pourquoi la semaine du goût est-elle sponsorisée par les lobbies du sucre alors que les addictions au sucre sont responsables de tant de maladies chez les enfants ?
Les produits industriels ne sont conçus que dans l’objectif d’une consommation sans limite, au détriment du temps de préparation, en manipulant les produits de l’agriculture, en ajoutant conservateurs, exhausteurs de goût, faux sucre… au mépris des agriculteurs.
Les syndicats de paysans sont manipulés par les lobbies de l’agriculture productiviste qui veulent imposer leurs semences à renouveler chaque année. Ils veulent effacer le droit ancestral du paysan à produire et sélectionner sa propre semence !
Impossible de donner une conférence au Salon de l’agriculture afin de justifier l’intérêt, pour la santé du plus grand nombre, de l’agriculture biologique, de l’agrodynamie, de la permaculture, sous le prétexte qu’on ne peut ainsi nourrir la planète, ce qui est faux, et alors que ces procédures culturales sont créatrices d’une économie vertueuse et d’emplois de qualité en pleine nature.
Les politiques actuels sont paralysés par la réduction du nombre d’emplois. Ils n’en ont jamais créé personnellement. Ils sont plutôt experts en création de chômeurs. Incapables de percevoir l’avenir sauf en termes d'injustices et inégalités de santé que par ailleurs ils entretiennent. La confiance ne peut revenir avec de telles équipes.
Construire l’avenir, c’est préparer d'abord la jonction avec une agriculture tournée vers la santé publique, en reconnaissant l’agriculteur comme premier acteur de santé.
Cela méritera un profond changement de mentalité chez les femmes et les hommes qui nous gouvernent. Nous voulons, pour nous représenter, des créatifs, des gens sérieux et fidèles, qui respectent le travail original qui ouvre les voies de l’avenir. Le grand public est prêt. Le bonus/malus en matière de santé devient possible, car pourquoi certains payeraient-ils les comportements de santé aberrants d’autres qui profitent indûment d’une générosité sociale excessive ?
La loi de santé risque de passer en force, comme d’autres. Il faut s’y opposer de toutes nos forces.
Professeur Henri Joyeux
Chirurgien-cancérologue
Ancien président de Familles de France
Membre du CESE
PS : je voudrais vous informer de la sortie du DVD de Jean-Yves Bilien, sur le thème Nutrition et Prévention, que je recommande à tous mes lecteurs. Je précise également que tous les droits vont à 100% à Jean-Yves Bilien, pour réaliser de nouveaux films pour la santé de tous.
Source :
[1] The New England Journal of Medicine, février 2015
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