
Une enquête sur le "désastre du capitalisme", fondée sur la proposition de Naomi Klein affirmant que le capitalisme néo-libéral alimente les catastrophes naturelles, la guerre et la terreur pour établir sa domination.
Un film de Michael Winterbottom et Mat Whitecross
D'après le livre de Naomi Klein (La stratégie du choc. Montée d'un capitalisme du désastre) publié aux éditions Leméac / Actes Sud en 2007.
Sortie le 03 mars 2010
Royaume-Uni - VOSTF - Couleurs - 1 h 25 - visa 125 447 - 1.85 - Dolby SRD
Distribué par: Haut et Court 38, rue des martyrs
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Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d'état, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plongent chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger. S'il est une personne à avoir compris très tôt ce phénomène, c'est Milton Friedman, Prix Nobel d'économie en 1976.
Friedman, soutenant l'ultralibéralisme, conseilla aux hommes politiques d'imposer immédiatement après une crise des réformes économiques douloureuses avant que les gens n'aient eu le temps de se ressaisir. Il qualifiait cette méthode de traitement de choc.
Naomi Klein la qualifie de "stratégie du choc".
En utilisant de nombreuses images d'archives, Michael Winterbottom et Mat Whitecross démontrent la puissance du texte de Naomi Klein et la nécessité de résister.
Michael Winterbottom revient sur la structure qu’il a souhaité donner au documentaire : "Avec Mat nous souhaitions respecter l’architecture du livre : en commençant par les recherches de Cameron et les théories de Friedman des années 50, puis en suivant les mises en oeuvre concrètes de cette pensée à travers l’Histoire. Les étapes du film étaient clairement définies dès le départ : le Chili de Pinochet, les politiques de Thatcher et Reagan, l’effondrement du bloc soviétique, le 11 septembre et l’essor de l’industrie sécuritaire, Guantanamo et la guerre en Irak. Nous avions également l’ambition de parler de la crise boursière asiatique et du chapitre de Naomi sur Israël mais nous avons dû faire des choix. Par ailleurs, il nous semblait essentiel de parler de Katrina et du Tsunami. Enfin, l’élection d’Obama comme la crise financière sont survenues pendant le montage du film. Nous les avons donc intégrées à notre travail. La crise financière est de toute évidence le résultat de la dérégulation des marchés. Même les plus fervents défenseurs du libre échange ont commencé à se poser des questions. D’une certaine façon, l’élection d’Obama était une réponse à cela."
Ce n’est pas la première fois que Naomi Klein approche le cinéma puisqu’en 2005, elle avait co-réalisé The Take sur l’occupation d’une usine de la banlieue de Buenos Aires par trente ouvriers au chômage.