-Les OGM en guerre contre la société (Mille et une nuits, 2005), de
-Transgénial ! avec Michel Gicquel (Mille et une nuits, 2006) et de
-Le Climat otage de la finance ou comment le marché boursicote avec les « droits à polluer » (Mille et une nuits, 2008).
Michel Marchand travaille à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer)et est spécialiste des pollutions chimiques marines.
" (....) Après avoir nommé l’ennemi capitaliste et montré la nécessité de l’abattre, Aurélien Bernier, Michel Marchand et le M’PEP font une rapide analyse des positions d’acteurs du mouvement écologiste [4]. Pour conclure en présentant leurs "politiques publiques de rupture avec le système actuel". S’ils refusent le terme de "décroissance", ce mot-obus jugé trop "inquiétant", ils se nourrissent copieusement des travaux d’Hervé Kempf, de Paul Ariès, se revendiquent anti-productivistes et prônent une écologie radicale.
Celle-ci se réaliserait grâce à un protectionnisme, écologique et social. La relocalisation des activités passe par la taxation des importations. Les recettes ainsi dégagées permettraient de financer des projets écologiques et sociaux. La production serait réorientée selon l’intérêt général, déterminée par une planification collective. De grands services publics de l’eau, de l’énergie, des déchets, des transports publics seraient déployés, des programmes de rénovation de l’habitat initiés. L’instauration d’un revenu maximum et d’une taxe forte sur la consommation excessive d’énergie et les produits de luxe permettrait de réduire les inégalités et de mieux répartir les richesses.
Un tel programme ne pourra se réaliser qu’en sortant de l’Organisation mondiale du commerce et en désobéissant à l’Union européenne. Dans la lignée de l’ouvrage En finir avec l’eurolibéralisme[5], les auteurs dénoncent la politique hyper capitaliste de l’Europe : "La construction européenne qui nous est imposée est un désastre pour l’environnement." Et ils appellent à vaincre l’oligarchie : "Il faut prendre le pouvoir" pour fonder
un "socialisme écologique et républicain". (...)
[4] Comme Greenpeace, le WWF, les Amis de la Terre, le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-monde, le Comité catholique contre la faim et pour le développement, la fondation Nicolas Hulot, Attac, les organisations syndicales, et les partis politiques, dont Europe écologie, jugés "à côté de la plaque".
[5] Mémoire des luttes et utopie critique (sous la direction de Bernard Cassen), Mille et une nuits,2008. (NB : cet ouvrage a profité de l’eurolibéralisme en étant imprimé en Espagne, pays européen à bas coût de main d’oeuvre...) http://ecorev.org/spip.php?article872