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Nucleaire, un mensonge francais (Paul QUILES )

Nucleaire, un mensonge francais (Paul QUILES )

  2012     93 p.    10 e

  Est-il sérieux et même responsable de remettre en cause le fameux "consensus" français sur l'armement nucléaire ? Est-il utile de soulever cette question alors qu'elle ne semble passionner ni les politiques ni les commentateurs ? Paul Quilès juge que cela est indispensable et qu'il est urgent de sortir de ce " mensonge français " fait d'approximations, de contrevérités, de slogans répétés à l'envi, de silences et d'arguments d'autorité. L'absence de débat masque le caractère vital des enjeux. Au-delà de la problématique éternelle de la guerre et de la paix. c'est en effet l'avenir de l'humanité qui serait en cause, si l'hypothèse fondatrice de la dissuasion - l'arme nucléaire, arme de" non-emploi " - ne se vérifiait pas. La lecture de ce petit livre permet de mieux appréhender le sujet. II contient, outre l'analyse de Paul Quilès, la présentation d'organisations qui se battent au niveau mondial en faveur du désarmement nucléaire, ainsi que quelques textes de référence.

  Paul Quilès a été ministre à plusieurs reprises et notamment Ministre de la défense (1985-1986). A l'Assemblée nationale, il a été Président de la Commission de la défense (1997-2002), puis vice-Président de la Commission des affaires étrangères (2004-2007). Il a été responsable national du Parti socialiste, chargé des questions de stratégie et de défense (1995-2008). Il est actuellement maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn). Il est membre du réseau Moires pour la paix et a signé l'appel de Global Zero.
  A la légitimité, le devoir, qu’a tout citoyen d’intervenir, il ajoute les compétences technique et politique. C’est dire que le petit ouvrage "Nucléaire, un mensonge français - Réflexions sur le désarmement nucléaire" qu’il publie en avril 2012 aux Éditions Charles Léopold Mayer, mérite l’attention. L’ancien ministre affirme à bon droit que "la prolifération nucléaire constitue, en revanche, le principal risque pour la sécurité du monde", cependant pour éviter toute ambiguïté à l’égard des puissances nucléaires, dont la France évidemment, il ajoute "c’est plus par le multilatéralisme et les traités qu’on la combattra que par la dissuasion". On montre assez dans ces colonnes que la compétition se révèle, toujours, moins efficace que la coopération pour ne pas être sensible à ce constat d’un connaisseur.
ATTAC France
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