| Pays | QI moyen |
|---|---|
| Hong- Kong | 108 |
| Singapour | 108 |
| Corée du Sud | 106 |
| Japon | 105 |
| Chine | 105 |
| Taïwan | 104 |
| Italie | 102 |
| Pays-Bas | 100 |
| Norvège | 100 |
| Grande-Bretagne | 100 |
| Belgique | 99 |
| Allemagne | 99 |
| Finlande | 99 |
| Pologne | 99 |
| Suède | 99 |
| Espagne | 98 |
| Etats-Unis | 98 |
| France | 98 |
| Biélorussie | 97 |
| Russie | 97 |
| Ukraine | 97 |
| Israël | 95 |
| Portugal | 95 |
| Grèce | 92 |
| Irlande | 92 |
Sans certitude aucune, les chercheurs attribuent à ce phénomène marquant des causes écologiques et démographiques.
L'une des explications de la baisse du QI moyen en Occident serait liée à la prolifération des perturbateurs endocriniens[2], qui agissent sur l'équilibre hormonal et entravent notamment l'action de l'iode, élément chimique essentiel au développement cérébral.
“Un grand nombre des molécules inventées par la chimie pour les besoins de l'industrie, parce qu'elles contiennent d'autres halogènes que l'iode, sont susceptibles d'interférer avec le système thyroïdien et de l'empêcher d'orchestrer harmonieusement le développement du cerveau”, ajoute Barbara Demeneix, physiologiste et auteur du Cerveau endommagé.
D'après les conclusions d'une étude génétique islandaise, parue en 2016 dans la revue PNAS, on peut présupposer un facteur démographique dans la régression du QI moyen observée en Occident. Cette hypothèse part du constat que, parmi les individus à QI élevé, la propension à avoir des enfants serait moindre, du fait de l'engagement dans des études supérieures longues. Il y aurait à ce titre une sous-représentation de ces individus au sein de la population totale.
En cause également, la consommation généralisée de cannabis en occident, dont les effets sur le cerveau ne sont plus à prouver. D'après certaines études, la consommation régulière et excessive de cannabis pourrait provoquer une baisse de QI de près de 8 points.
Contre toute attente, il paraît difficile d'incriminer les systèmes éducatifs des pays touchés par la baisse de QI - certains étant très bien classés dans les études PISA.
Nous pouvons enfin émettre l'hypothèse d'un abrutissement généralisé, dû au temps accru passé devant la télévision.
D'après les enquêtes annuelles de Médiamétrie, un Français passait en moyenne 3 h par jour devant la télévision en 1989. En 2016, la durée d'écoute individuelle (DEI) quotidienne du média télé s'est établie à 3 heures et 52 minutes ! Autrement dit, nous passons 60 jours par an devant la télévision...
Outre la qualité déplorable des programmes, regarder la télévision entraînerait des effets non-négligeables sur les fonctions cognitives, chez les plus jeunes notamment. « Regarder la télévision peut freiner le développement des enfants de moins de trois ans, même lorsqu'il s'agit de chaînes qui s'adressent spécifiquement à eux », souligne à ce titre le CSA.
Des retards de développement sont donc imputables à l'utilisation de ce média, ainsi que des difficultés de concentration qui peuvent également contribuer à la baisse du QI.