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Récession, régression....

  L'économie réelle encore oubliée

Lundi 2 Juillet 2012    Philippe Murer - Tribune (Marianne 2 )
«Françaises, Français, faites des économies, pour que nous achetions de la dette italienne sur les marchés !» Philippe Murer, professeur à la Sorbonne et membre du Forum démocratique dénonce un abandon de l'économie réelle à une spirale négative de rigueur et de chômage.   
( Euro - Fluger Rene Horazny Jose/AP/SIPA)
( Euro - Fluger Rene Horazny Jose/AP/SIPA)    
Françaises, Français, faites des économies, pour que nous achetions de la dette italienne sur les marchés !

Le sommet européen a débouché sur un accord d’union bancaire et d’une surprise : les gouvernements européens ont signé un accord pour acheter de la dette de pays en difficultés (dette italienne et espagnole) si jamais ceux-ci se sont comportés en bon élève (si l’Espagne et l’Italie ont respecté la règle d’or, tout fait pour être dans les clous et que les marchés les punissent malgré tout avec des taux élevés).

François Hollande demande aux Français d’économiser milliard après milliard et de saborder ainsi l’économie française puisque :
- L’investissement des entreprises est en baisse
- La consommation est au point mort avec un pouvoir d’achat en baisse et des licenciements
- Les dépenses de l’Etat seront réduites après inflation de 2% par an
- Une demande extérieure en baisse avec nos principaux partenaires européens qui ont la même politique de Gribouille

Ce qui implique automatiquement une récession avec toutes les composantes de la croissance négatives.

Si jamais cette politique aboutit comme il se doit à une dépression généralisée en Europe à partir de septembre, et que les marchés continuent en réponse à faire monter les taux espagnols et italiens, l’Europe jettera ces milliards patiemment économisés dans les marchés financiers ou se traitent 2.800 milliards de dette italienne et de dette espagnole ! C’est le projet. On ne prêtera même pas à l’Italie et à l’Espagne cet argent, on rachètera de la dette sur les marchés financiers à des assureurs ou banquiers en difficulté.

Comme en septembre, on se retrouvera avec une économie réelle en récession avancée, un nouveau sommet de crise se tiendra pour pousser Mme Merkel à demander à la BCE un prêt (au MES) pour acheter de la dette italienne et espagnole. Et là, que fera Mme Merkel ? Le minimum comme d’habitude pour tenir le système quelques mois de plus ?

Mais pendant que nos dirigeants font tout pour calmer les marchés, l’économie réelle, celle que subissent tous les Français au jour le jour, est abandonnée à sa spirale négative. Et il est à peu près certain que nous allons rentrer en dépression en septembre ou en décembre. Cette politique économique est immorale vis-à-vis des Français à qui on demande des efforts et à qui l’on propose plus de rigueur, plus de chômage, moins d’espoir. 
  
 Commentaire:
  Posté par Pierre HERAS le 02/07/2012 08:16

pierreheras
La raison et la colère.

Une fois de plus les états viennent au secours des aventuriers de la spéculation qui spolient les nations et les particuliers. Nos camarades socialistes qui nous ont annoncé le changement, ne font que poursuivre la politique de protection et de servitude des rentiers spéculateurs qui ne paient pas d'impôts et qui pillent la France. Racheter les dettes des aventuriers des banques sans rien exiger en échange, par exemple, limiter tous les hauts revenus à 5 fois le salaire minimum, supprimer les distributions de dividendes jusqu'à résorption des dettes, supprimer tous les avantages fiscaux et en nature... voilà une politique vertueuse et "JUSTE" comme l'a annoncé le président. Mais pour cela, il faut avoir des ministres non corrompus qui ne pensent pas qu'à leur développement de carrière et qui ne se moquent pas des intérêts de la France en prenant les Français pour des cons. Aujourd'hui, seuls un quart des revenus sont fiscalisés dont 100% des revenus du travail, moins de 40% seulement du PIB sont des revenus distribués aux salariés, fonctionnaires et retraités, cotisations sociales comprises, 60% , soit 1200 milliards d’euros, sont distribués aux rentiers, héritiers, spéculateurs. Il est là le scandale, et l'état dont le pouvoir est accaparé par nos élites ENArques ainsi que les imposteurs économistes qui n'en portent que le nom, feignent de l'ignorer. Sans redistribution, il n'est pas de redressement possible, sans rééquilibrage de la distribution des richesses, rien n'est possible. Seulement voilà, nos élites corrompues par les oligarques, ne veulent pas lâcher une miette de ce qu'ils se sont accaparé, et cherchent à rentabiliser leur pactole d'un montant très nettement supérieur à la croissance. Nos élites sont-elles capables de raison ? Nos élites sont-elles capables de comprendre la colère du peuple ? 
 
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