- L’euthanasie et l’eugénisme : faire croire au progrès social
Quand on est incapable de donner un toit et du travail à tous, quand on accroit les impôts pour maintenir un train de vie somptueux à l’Etat et créer des emplois bidon pour dire qu’on a fait baisser le chômage, on amuse la galerie.
C'est le travail du dimanche, ou des sujets plus sérieux tels que l’euthanasie. Elle change tout simplement de nom, et devient sédation profonde, imposée à l’équipe médicale soupçonnée – par les médias et les conseillers politiques qui ne voient jamais de malades – d'acharnement thérapeutique sur les malades et d'incapacité à calmer les douleurs.
C’est aussi une forme d'eugénisme, de sinistre mémoire, qu'on nous fait passer : mais réalisée en douceur par les blouses blanches et les ”grands” chercheurs qui expérimentent avec l’humain au début de sa vie mais ne font en rien avancer la science. Expérimenter sur l’humain coûte moins cher que de le faire sur des embryons de babouins !
Nous sommes en pleine régression sociale, justifiée par une pseudo-démocratie participative où les citoyens, de bonne foi sur des sujets qui dépassent leurs compétences et qu'on leur présente comme scientifiques, sont manipulés ou anesthésiés. Et les Unions nationales d’associations financées par l’Etat ne font pas mieux. Elles ne servent qu’à justifier un Etat impuissant qui ne défend que ses intérêts. Une grande réforme s’impose.
Quant au Conseil de l’ordre des médecins, il reste trop souvent aux ordres !
- La médecine au quotidien : vers le burn out
Pendant ce temps, sur le terrain, les médecins œuvrent comme des forçats, obligés de voir 40 patients par jour à 23 euros la consultation après dix ans d’études, quand le plombier vous en demande 50 pour régler une fuite d’eau. Les suicides de médecins ne sont plus rares, inquiètent moins que ceux qui se produisent en prison : le corps médical est épuisé par des exigences de plus en plus grandes, des retards de paiement, une paperasserie invasive qui contrôle leurs moindres prescriptions et tue.
Dans les hôpitaux, les urgences sont surchargées par la bobologie et l’on risque de laisser passer des maladies très graves.
Quand on arrive en maison de retraite, le code est à l’intérieur car la plupart des pensionnaires cherchent à retourner chez eux. À leur entrée, on leur offre un plumier qui leur rappelle leur enfance et chaque rainure se décompose en jours et en heures pour ne pas oublier la pilule pour se réveiller, celle pour baisser la tension, celle pour l’audition, pour les urines, la constipation, les hémorroïdes et le sommeil. Ah ! j’oubliais la déprime, et les pilules contre les effets secondaires des précédentes.
Il n’est pas rare de compter 10 à 12 médicaments alors que le plus souvent trois suffisent.
Le tiers payant intégral aux bénéficiaires de l’aide à l’acquisition d’une couverture maladie complémentaire (ACS) à partir de juillet 2015 devra être supprimé. Il fait croire que la santé n’a pas de prix, d’où des abus déjà considérables alors que le déficit de l’assurance maladie est abyssal et s’aggrave régulièrement.
Ce tableau est sombre, je le reconnais, mais hélas réaliste ! Je vous donnerai dans ma prochaine lettre des propositions pour un avenir meilleur. Si vous n'êtes pas encore abonné et que vous voulez recevoir cette prochaine lettre, je vous invite à vous inscrire gratuitement ici.
Professeur Henri Joyeux
PS : Je remercie très chaleureusement toutes les personnes qui ont participé hier à la projection du film Hungry Hearts - Coeurs Affamés.
Le débat qui a suivi animé par l’excellente journaliste de RFI Patricia Lecompte et moi-même s’est révélé passionnant et instructif. Il a bien montré combien nous pouvons nous retrouver tous de différentes façons dans cette comédie dramatique. En famille avec des enfants seulement au delà de 15 ans, il est bon de voir et réfléchir aux dérives actuelles de notre société hyper-consommatrice qui peuvent conduire une famille vers l’abime en entrant dans le végétalisme pur et dur et le rejet des excès de la médecine moderne. Même les ressorts de l’amour peuvent exploser quand l’homme ne parvient pas à comprendre, accompagner, modifier les orientations excessives d’une mère déracinée d’autant plus sûre d’elle-même qu’elle ne peut regarder dans le rétroviseur de sa vie.
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