La solution au changement climatique passe par nos terres
05/12/2014 grain.org
La Via Campesina et GRAIN publient deux nouveaux documents sur l'alimentation et le changement climatique en amont du Sommet des Peuples face au changement climatique qui aura lieu à Lima, au Pérou.
À l'occasion de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tient cette année à Lima, La Via Campesina et GRAIN annoncent la publication commune de deux nouveaux documents qui indiquent en détail comment un programme mondial de soutien à la souveraineté alimentaire est à même de résoudre la crise climatique et de nourrir la planète.
Ces documents montrent comment le fait de priver les paysans et les peoples autochtones de leurs terres a permis d'utiliser des moyens destructeurs pour extraire les ressources et de mettre en place un système alimentaire responsable de 44 à 57 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre.
La Via Campesina et GRAIN expliquent comment une redistribution mondiale des terres aux petits producteurs et aux communautés autochtones, associée à des politiques de soutien des marchés locaux et d'une agriculture écologique, peut réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre en l'espace de quelques décennies, réduire largement la déforestation et satisfaire les besoins alimentaires d'une population toujours plus importante.
Pour approfondir le sujet, voir :
La déclaration de la Vía Campesina pour la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2015 est ici (en anglais) : http://tinyurl.com/pfstxw5
La Via Campesina est le mouvement international qui rassemble des millions de paysannes et paysans, de petits et moyens producteurs, de sans terre, de femmes agricultrices, d'indigènes, de migrants et de travailleurs agricoles du monde entier. Elle défend l'agriculture durable de petite échelle comme moyen de promouvoir la justice sociale et la dignité.
GRAIN est une petite organisation internationale à but non lucratif qui soutient la lutte des paysans et des mouvements sociaux pour renforcer le contrôle des communautés sur des systèmes alimentaires fondés sur la biodiversité