Nous sommes menacés parce que nous portons haut votre voix, parce que nous défendons votre santé, protégeons votre alimentation et alertons sur les scandales agroalimentaires et les manipulations de l’industrie de la malbouffe ! Ne nous laissons pas faire, rejoignez-nous.
Autrement dit : quand foodwatch révèle au grand public un scandale sur la recette d’un produit alimentaire ou une information non publique sur les pratiques de telle ou telle marque, ces marques pourraient nous attaquer, avec la menace de sanctions très lourdes. En fait, foodwatch ne pourrait en théorie tout simplement plus remplir sa mission.
On croit rêver ! Nous refusons d’être muselés de la sorte et allons continuer à vous défendre et jouer notre rôle, ensemble, de contre-pouvoir face au lobby de l’industrie agroalimentaire.
Il y a urgence, mais il est encore possible d’influencer cette Loi avant son adoption finale.foodwatch s’est joint au collectif « On ne se taira pas », et à d’autres lanceurs d’alerte, associations, chercheurs et journalistes dans cet objectif : pour défendre votre droit à l’information et mieux protéger les lanceurs d’alerte (une lettre ouverte adressée à E. Macron et une tribune collectives ont été publiées le 16 avril).
Une autre Loi - dite « Sapin 2 » - a introduit en 2016 dans la législation française une définition et un statut commun du lanceur d’alerte. Mais c’est insuffisant. La Loi secret des affaires ne prévoit de protection que pour les personnes qui révèlent une faute, un acte répréhensible ou une activité illégale. Or nous constatons trop souvent comment nombre d’entreprises naviguent entre ces définitions. Alors, doit-on se censurer lorsqu’il s’agit tout simplement d’actes légaux mais immoraux, injustes ou illégitimes, comme foodwatch le dénonce régulièrement avec la campagne Arnaque sur l’étiquette, par exemple ? Ou encore lorsque nous pointons du doigt les conflits d’intérêt qui mènent à la désinformation pour le grand public ?
Pas question de se laisser dissuader. Pas de censure chez foodwatch. Dès lors qu’on parle d’intérêt général, de votre santé, de vos droits fondamentaux, c’est aux responsables politiques et industriels de rendre des comptes et de changer leurs pratiques, pas aux lanceurs d’alertes.
Face au danger et à l’urgence, il faut unir nos voix et lutter de toutes nos forces contre l’opacité et l’impunité. Plus que jamais, foodwatch doit pouvoir enquêter, dénoncer, informer et créer du changement, grâce à votre mobilisation.
Et plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien pour vous défendre de plus en plus efficacement malgré les barrières qui sont dressées face à nous.
Merci de votre engagement à nos côtés,
A très bientôt,
Karine Jacquemart, directrice de foodwatch France