• Changer de banque (https://www.lechantdescolibris.fr/)

    Accaparement des richesses, soutien à une économie anti-écologique et anti-sociale, évasion fiscale généralisée, déstabilisation des économies locales... Les banques représentent un immense chantier pour un projet de société alternatif !

    Mais, bonne nouvelle : nous avons le pouvoir de changer les choses ! Car si leur puissance est immense, les banques et les "marchés financiers" n’existent que grâce à chacun de nous, à notre confiance et notre épargne. Changer de banque pour un établissement plus responsable, ou investir son argent dans des projets qui ont du sens, voici quelques pistes pour ne plus contribuer au casino financier.

    Vers quelle banque aller ?

    Plusieurs critères interviennent quand on envisage de changer de banques : investissements dans l’économie sociale, solidaire et écologique, transparence, évasion fiscale dans les paradis fiscaux... Un site est là pour vous y retrouver : FinanceResponsable.org

    Un site créé par Les Amis de la Terre. L’association a réalisé une étude très poussée de 9 grandes banques françaises, selon plusieurs critères : environnement, climat, transparence, paradis fiscaux. Toutes les infos pour choisir votre banque, votre produit d’épargne, ainsi que votre assurance !

    Vous trouverez aussi sur le site un guide éco-citoyen "Comment choisir sa banque”. Un document très didactique, où vous découvrirez les projets controversés financés par les grandes banques françaises à l’étranger : centrale nucléaire en Bulgarie, production de bombes à sous-munitions, projets pétroliers en Birmanie, grand

    Sans surprise, le site plébiscitent la Nef (https://www.lanef.com/), dont 100 % des investissements relèvent de l’économie locale et du développement durable, ainsi que le Crédit Coopératif (http://www.credit-cooperatif.coop/).

    Des alternatives à la banque

    Les banques ne sont pas les seuls établissements où l’on peut placer son argent. Des fonds d’investissements citoyens et éthiques existent, pour développer des projets alternatifs. Un bon moyen de mettre la finance aux services d'une transition écologique et citoyenne de la société ! Notamment :

    Terre de liens (https://terredeliens.org/) a été créé dans l'objectif de financer l'installation de paysans bio et la "déprivatisation" des terres arables.

    Énergie partagée (http://energie-partagee.org/) permet à tous les citoyens de participer à la création d'unités locales de production d'énergies renouvelables.

    Blue Bees (https://bluebees.fr/fr/) est un site de finance participative dédié aux projets d'agriculture et d'alimentation écologiques. Outre le don, il propose des prêts rémunérés.


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  •  
     
                                                                  2016   100p.   13 €
     
       Monnaies locales citoyennes en France, LETS au Canada et en Grande-Bretagne, banques de temps en Italie et en Grande-Bretagne, Accorderie au Québec, Ithaca Hour aux Etats-Unis, Chiemgauer en Allemagne, banques communautaires de développement au Brésil, il existe aujourd'hui pas moins de 5000 monnaies sociales et complémentaires dans plus de 50 pays de par le monde.
      Si ces monnaies émergent dans des contextes de vulnérabilité, voire de crise économique, sociale ou environnementale, elles parviennent parfois à durer et à se faire reconnaître par les autorités politiques locales qui voient dans leur usage un moyen de soutenir une certaine dynamique de développement territorial.
      Marie Fare explore dans cet ouvrage les possibilités offertes par ces monnaies, qui permettent de doter les territoires d'une richesse, et qui sont aussi le symbole de la réappropriation d'un droit kidnappé par les autorités économiques. La monnaie est et doit rester un commun, mis au service d'un développement territorial durable. 
     

       Marie Fare est maîtresse de conférences en économie à l'université Lumière Lyon-2. Ses travaux portent sur la pluralité monétaire, et plus particulièrement sur les monnaies sociales et complémentaires, le développement soutenable, le développement territorial et les territoires.


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  • Newsletter Février 2017  

      Même en piochant dans la poésie, les proverbes, les citations ou les aphorismes, il n'est pas toujours aisé de trouver des messages de bonne année originaux et des phrases qui ne sonnent pas trop creux.

      Nous vous avons gardé celle là:

           "Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible."
    (Antoine de Saint-Exupéry)

    Notez, dès à présent dans vos agendas:

    • Samedi 29 avril, Assemblées générales de CommunityForge et CommunityForge support France
    • Samedi 29, et dimanche 30 avril: formation user one et admin local
    • Lieu: Genève, Suisse.

    Les dernières nouvelles de CommunityForge

    Aujourd'hui, CommunityForge, compte plus de 450 communautés hébergées sur nos serveurs et implantées de part le monde : http://communityforge.net/map.

    Ce sont des centaines de communautés qui utilisent nos outils via nos distributions “Open Source” pour faciliter la vie et la gestion de leurs associations et de leurs monnaies complémentaires.

    Nos sites ont subi plusieurs migrations vers des versions optimisées tant au niveau de nos propres modules qu’au niveau du noyau Drupal et cela afin de parfaire notre outil avec de nombreuses améliorations et surtout d’optimiser nos sécurités ce qui rend nos sites plus performants et plus sûrs.

    Aujourd’hui, nous sommes  convaincus qu’il faut élargir notre niveau d’action pour contrer le système ambiant.  C’est en se réunissant qu’on peut développer une interaction plus grande et acquérir des outils que nous ne pourrions pas nous offrir si nous restions seuls.

    C'est ce que nous vous proposons déjà avec le module interSEL mis à disposition de tous les SEL qui en feront la demande afin de vous permettre à tous de finaliser vos échanges interSEL sans avoir à passer par 36000 combines toutes différentes d'un SEL à l'autre

    C'est aussi ce que nous envisageons de faire en nous associant à d'autres "systèmes": CES,.... pour créer les outils de demain, que ce soient  une version de vos plateformes en Drupal 8 quasi finalisée, des appli pour gérer vos échanges depuis vos smartphones,  tablettes, ...

    L’outil InterSel (CommunityForge/Ces):

    Il permet dès maintenant à toutes les communautés qui s’en donnent les moyens de nous rejoindre sous différentes formes afin de réaliser des échanges automatisés.

    • Pour les échanges entre sites CommunityForge : une simple inscription suffit pour activer le module permettant l’InterSel. http://helpdesk.communityforge.net/fr/intertrading
    • Pour les sites non CommunityForge deux options existent:
      • Soit les développeurs de leur plateforme font le choix de rejoindre CES, de développer leur propre module d’échange et d’avoir une comptabilité sur site.
      • Soit leurs membres font le choix de  passer par des plateformes centralisatrices telles que:
      • SEL’Idaire,(http://seldefrance.communityforge.net/)
      • Sel’Alternative (http://selalternative.communityforge.net/),
      • Gestion-Intersel (http://gestionintersel.communityforge.net/) qui toutes trois sont déjà activées pour réaliser ces échanges InterSel

    Un travail d’équipe...

    Des programmeurs, aux relecteurs de textes, en passant par les traducteurs et les nombreuses personnes qui soutiennent des nouveaux utilisateurs de nos plateformes, l’outil que CommunityForge vous propose, est le produit d’un formidable travail d’équipe.  Nous avons besoin de vos compétences, de votre énergie : http://helpdesk.communityforge.net/fr/equipe

    CommunityForge ne peut survivre sans être soutenu par des donations

    Nous devons régulièrement rappeler à certains de nos utilisateurs qui réagissent négativement lorsque nous faisons des appels aux dons, que l’hébergement de vos sites coûte de l’argent (nulle part, à notre connaissance, il n’est possible de payer la location de serveurs en monnaies alternatives ne fût-ce que parce que le courant doit être payé en monnaie conventionnelle). Lorsque vous achetiez du papier et des timbres pour confectionner et diffuser vos livrets d’échanges, cela coûtait aussi un peu d’argent. Gmail, Facebook, ... sont gratuits mais, contrairement à nous, ils utilisent vos données pour produire de plantureux bénéfices et alimenter un système dont, précisément, nous cherchons à nous distancer.  Sans donation, nous ne pouvons tout simplement pas maintenir vos sites en fonction !  Dans ce domaine aussi, notre projet dépend du soutien de chacun : 

       http://communityforge.net/fr/dons

    Que 2017 vous apporte beaucoup de rencontres enrichissantes, des projets plein la tête et l'énergie pour les réaliser.

    Bonne année à tous

    L’équipe du support de CommunityForge


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  • (connu sous le nom de Koru-Kenya)

    http://communityforge.net/fr/grassroots_economics

    Grassroots Economics est une fondation sans but lucratif qui vise à rendre autonome les communautés marginalisées de manière à leur permettre de prendre en charge leurs propres moyens de subsistance et leur avenir économique. GE  se focalise sur le développement de la communauté par l'autonomisation économique et des programmes de Monnaies complémentaires. Les bénéficiaires des programmes de GE comprennent des petites entreprises et des personnes vivant dans des quartiers informels ainsi que des zones rurales. GE est fier d'avoir été soutenu par de nombreux part enaires pour développer ses programmes de développement des communautés locales.

    L'objectif de GE est d'améliorer la vie de ceux qui sont les plus vulnérables. Il favorise des approches telles que l'éducation participative, des recherches approfondies sur les besoins spécifiques des communautés de manière à comprendre les besoins et à concevoir des programmes avec des impacts significatifs.

    L'histoire de Grassroots Economics

    Alors qu'il en est toujours à ses débuts, notre travail se fonde sur une histoire riche de programmes communautaires en Afrique. Nous avons mis en place des programmes de monnaies communautaires dans 6 endroits au Kenya, aidé à la mise en place de 2 autres en Afrique du Sud et a aidé plus de 700 petites entreprises et 20 écoles à jouer un rôle actif dans leur propre économie et leur développemennt. Pour les événements actuels, visitez le blog de GE (http://grassrootseconomics.org/blog).

    2015
    Nous avons atteint 5 devises communautaires actives au Kenya. Les communautés sont actives les jours de marché de CC, les manifestations, le travail de services communautaires et les programmes d'épargne et de prêt. Nous avons vraiment hâte que ces réseaux continuent à développer leur potentiel en 2016.

    • Avril - l'Kangemi-Pesa (http://grassrootseconomics.org/kangemi-pesa-launched) a été lancé dans le quartier informel de Kangemi avec 5 écoles et plus de 100 PME.
    • Mai - l'Bergrivier Rand (http://grassrootseconomics.org/BergRand-Launches) est lancé en Afrique du Sud. (Programme soutenu par GE)
    • Juillet - l'K'Mali à Kokstad,(http://www.news24.com/SouthAfrica/Local/East-Griqualand-Fever/Kokstad-currency-proposed-20150429) démarre en Afrique du Sud. (Programme soutenu par GE)
    • Août - le Lindi-Pesa (http://grassrootseconomics.org/content/lindi-and-ngombeni-pesa-launched) est lancé à Kibera, Nairobi.
    • Septembre -l'Ng'ombeni-Pesa (http://grassrootseconomics.org/content/lindi-and-ngombeni-pesa-launched) commence à Mikindani, Mombasa.

    2014
    GE nous a proposé de mettre en œuvre un programme de Monnaie complémentaire avec des écoles dans les bidonvilles de Nairobi. Le Gatina-Pesa (http://grassrootseconomics.org/Gatina-Pesa-Launched) à Kawangware Nairobi, a été le premier à lancer et premier à reproduire le modèle Bangla-Pesa avec des PME et trois écoles. GE a également commencé à aider pour la formation et la mise en œuvre de deux monnaies en Afrique du Sud.

    2013
    Le lancement du Bangla-Pesa et son impact important sur l'amélioration des marchés locaux a attiré  l'attention des autorités kenyanes qui ont d'abord déclaré que le programme était illégal. Après une longue bataille juridique, le programme a été jugé légal et avec la coopération des ministres locaux du Parlement ainsi que de la police nous avons pu rouvrir le programme Bangla-Pesa (http://grassrootseconomics.org/bangla-pesa-relaunch).

    20122012 - la conception du système communautaire devise Bangla-Pesa avec les entreprises locales.
    Afin d'augmenter les possibilités de notre programme de monnaie, nous avons opté pour  Mutuel-Credit et développé le modèle Bangla-Pesa en partenariat avec les membres de la communauté.  De cette manière, les PME devenaient capables d'émettre et de garantir leur monnaie en utilisant leurs propres produits et services sans qu'il soit désormais nécessaire d'avoir recours à des donateurs. Le programme Bangla-Pesa (http://grassrootseconomics.org/Complementary_Currency_Meetings_Nov_2012) a été lancé en Novembre 2012.

    2010
    Le programme pilote Eco-Pesa (http://grassrootseconomics.org/eco-pesa) a été lancé comme un modèle de monnaie complémentaire soutenu par 75 entreprises dans trois communautés informelles près Kawangware, Mombasa. La monnaie a été soutenue par les fonds de donateurs.  Elle a permis des services communautaires incroyables et atteint des objectifs environnementaux tout en augmentant le commerce local durant sa première année d'existance.


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  •                                                             2015    184 p.   14 €

        Une révolution silencieuse se prépare dans le domaine des moyens de paiements.
      De l'essor du bitcoin à l'arrivée d'Apple - qui a équipé ses derniers iPhones d'une puce de paiement sans contact -, les initiatives se multiplient pour contourner le quasi-monopole des banques.
      Philippe Herlin montre comment ces évolutions technologiques vont changer notre relation quotidienne à l'argent, et, au-delà, comment elles pourraient rendre nos économies plus saines et plus résilientes. Car elles permettent d'envisager une rupture avec le système monétaire actuel, centralisé et rigide, donc fragile.
      Ce bouleversement à venir des moyens de paiements est aussi une réelle menace pour les banques, qui pourraient devenir la sidérurgie de la prochaine décennie.
      Avec en filigrane une question clé : quelle monnaie, quel moyen de paiement, saura inspirer le plus confiance ?

      Philippe Herlin est économiste, chroniqueur et docteur en économie du Conservatoire national des arts et métiers. II a publié chez Eyrolles Finance :

      - Le nouveau paradigme (prix spécial du jury du Prix Turgot - 2011),

      -Repenser l'économie,

      -L'or un placement d'avenir,

      -France la faillite ? et l'ebook

      -La Révolution du bitcoin et des monnaies complémentaires (avec Atlantico).

       Son site : philippeherlin.com


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  •                                                                             NOS VALEURS

    https://www.coopek.fr

     

    La monnaie des 4 transitions :
    énergétique, carbone, alimentaire et sociale

     

     

     
      La monnaie COOPEK défend des valeurs pour une économie sociale et solidaire qui place l’homme, et non le capital, au cœur de l’activité économique locale, régionale et nationale.

      CITOYENNETÉ

    • Organisation dont les finalités économiques et sociales cohabitent et dont le bénéfice financier n’est pas un objectif
    • Génère de l’emploi par la création de valeurs et de richesse sur le territoire
    • Moyen de fédérer autour d’une démarche citoyenne dans l’intérêt général
    • Réappropriation du rôle démocratique de la monnaie pour lui redonner son rôle de moyen d’échange

    RESPONSABILITÉ

    • Préservation de l’environnement (transition alimentaire, énergétique et compensation carbone) et développement de la biodiversité
    • Responsabilité sociétale basée sur les trois piliers du développement durable (social, environnemental, économique)
    • Fort engagement à favoriser l’émergence d’une finance tournée vers l’économie réelle, collaborative et non spéculative qui permet des impacts associés positifs sur la société
    • Gouvernance qui n’a pas vocation à toucher des dividendes

    INNOVATION

    • 100% numérique
    • Monnaie à la fois locale (favorise les achats de proximité) et nationale (diffusion et réseau plus grand)
    • Pas de commission, pas de spéculation, pas d’intérêts
    • Outil innovant d’échange et de crédit (Crédit COOPEK inter-entreprises)

    SOLIDARITÉ

    • Gestion par une structure au statut coopératif : SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif)
    • Soutien (pérennité + développement) du tissu socio-économique local
    • Parité avec l’euro (pas une monnaie alternative ni spéculative)
    • Aide au financement via le Fonds de Dotation et le COOPEK Solidaire

    La monnaie COOPEK contribue aux trois piliers du développement durable :

    Social & Sociétal
    – Soutien de l’activité
    – Acteur sur le territoire
    – Génère une activité supplémentaire par la création de valeur

    Environnemental
    – Financement de la rénovation énergétique et la production d’énergies renouvelables,
    – Compensation carbone des activités des entreprises, collectivités ou particuliers
    – Financement des projets de biodiversité ou d’insertion sociale et de production alimentaire

    Economie
    – Lutte contre la délocalisation
    – Evite les placements à termes et les frais bancaires
    – Promotion des prêts à taux zéro
    – Pas de spéculation


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  •  Julie Pacorel et Jean-Baptiste Mouttet      22/07/2010

       Le micro-crédit est désormais une forme de lutte contre la pauvreté archi-connue. Au Venezuela, une fondation va plus loin: les plus démunis gèrent leur propre banque.

    "Muhammad Yunus démontre avec la Grameen Bank que les pauvres sont finançables. Nous, nous pensons qu’ils sont autofinançables", lance avec fierté le fondateur des Bankomunales, le Vénézuélien Salmòn Raydan. Dans ces banques, ni banquier, ni client mais des socios, des associés. Ces derniers, regroupés en communautés, gèrent tous les mécanismes financiers. Ils prêtent l’argent, établissent le taux d’interêt, les échéances de remboursements...

    Dans le quartier de Pedregal, à Caracas, Matilde Garcìa, 55 ans, a ainsi réalisé les travaux dont avait besoin sa maison. "Deux cents bolivars (NDLR: environ 36 euros) m’ont été prêtés. Je n’ai pas eu à faire la queue durant des heures à la banque, ni prendre de rendez-vous avec un banquier", raconte cette archiviste. "Le comité de crédit, des membres de la communauté, se réunissent. Ils vérifient si le demandeur du crédit rembourse dans les temps ou non, s’ il a des échéances en cours de paiement. Nous nous connaissons tous. Il est donc plus simple de discuter et parfois d’accepter un remboursement avec retard."

    Dans 25% des cas, ces microcrédits sont utilisés pour des urgences médicales, d’autres fois pour aider au lancement d’une petite entreprise ou encore donner un coup de pouce financier pour les nombreux besoins de la vie quotidienne. C'est le cas dans la communauté de Matilde: "Dans notre groupe, la plupart des sommes prêtées sont utilisées pour payer des médicaments, des hospitalisations ou des frais de scolarité."

    "Les plus démunis ont besoin de crédit rapidement. Ils ont souvent recours à des prêts dans les milieux informels, auprès de leurs parents, de leurs amis", commente Salmòn. "Il est faux de croire que les pauvres ne peuvent être aidés que par des fonds extérieurs. Ils possèdent les solutions à leurs problèmes." Au Venezuela, comme partout dans le monde, les crédits sont difficilement octroyés aux moins riches.

    L’autogestion passe par la formation

    La mission majeure de la Fondation de financement rural (Fundefir, Fundaciòn de Financiamiento Rural), qui a développé les Bankomunales, est de former. Durant quatre mois, des promoteurs dispensent des cours aux futurs banquiers. "Chaque semaine, durant 2-3 heures, une personne venait discuter avec nous et nous apprenait le fonctionnement d’une banque", se rapelle Matilde. Lors de cette phase d’apprentissage, les membres de la communauté peuvent à tout moment téléphoner au promoteur pour lui demander des conseils.

    Pour le fondateur de la Fundefir, "le but n’est pas d’éduquer mais seulement de donner une méthode. Lors de cette formation, l’argent est désacralisé. Nous démontrons qu’il est seulement un outil que l’on doit apprendre à manier." Salmòn espère même pouvoir supprimer cette dernière étape tutoriale et ainsi parvenir au paroxysme de l’autogestion: que les associés se forment par eux-mêmes via Internet.

    Après cette formation, les associés doivent se débrouiller seuls. "Au début, nous appréhendions un peu. Mais finalement ce n’est pas si difficile que ça", sourit Matilde. La fondation surveille chaque groupe qui lui communique l’actualité des fonds prêtés.

    Les détracteurs de Muhammad Yunus et du microcrédit évoquent le “microendettement” de ses utlisateurs. Les socios établissent souvent un taux d’intêret à peine supérieur à celui de l’inflation, "symbolique", d'après la quinquagénaire. Pourtant, le Venezuela connait une inflation galopante, près de 31% au mois de juin.

    D’après Salmòn Raydan, seuls 0,5% des associés ne peuvent rembourser leur crédit. “Dans le contexte économique de notre pays, cela est normal”, prévient-il. Les Bankomunales est un concept exportable. Des communautés se sont créées en Bolivie, en Espagne, au Portugal ou encore au Sénégal et comptent plus de 13.000 associés. De son côté, Matilde note que sa bankomunale compte aujourd’hui 126 membres au lieu des 14 à l’origine en 2004.


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  • Une monnaie complémentaire communautaire (MCC) est une forme de monnaie, qui comprend les monnaies locales et monnaies sectorielles, qui se veut complémentaire aux monnaies officielles. Une monnaie complémentaire communautaire favorise les systèmes de don et d'échanges locaux avec moins d'endettement. Selon l’économiste Bernard Lietaer, « bien conçue, elle crée la quantité de monnaie exactement nécessaire pour mener à bien une transaction qui, autrement, n’aurait pas lieu. Il n’y a donc pas de risque d’inflation. 

     Source de l'article: https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie_compl%C3%A9mentaire 

    Histoire

    Les monnaies complémentaires existent depuis longtemps, et plusieurs monnaies complémentaires différentes ont pu être en circulation dans une même région à certaines époques1. Des systèmes comparables aux principes qui régissent les monnaies complémentaires contemporaines remontent au moins, selon l'économiste Bernard Lietaer à l'ostracon égyptien (https://fr.wikipedia.org/wiki/Ostracon) (dette inscrite par un scribe, mais à taux négatif)1; A titre d'exemple, dans le Languedoc du milieu du Moyen Âge, il y a eu jusqu'à 17 monnaies locales, complémentaires de la monnaie royale qui avait également cours.

    Plus récemment, à la suite de la crise de 1929, des monnaies locales avaient permis en Autriche, à Wörgl

    (https://fr.wikipedia.org/wiki/W%C3%B6rgl)  notamment de maintenir un taux d'emploi permettant à de nombreuses familles de vivre sans faire appel au Mark, mais la banque autrichienne a interdit cette monnaie, ce qui a maintenu au chômage 30 à 35 % de la population autrichienne et selon certains économistes aidé Adolf Hitler à prendre le pouvoirLietaerAube 2.

    Description

    Les monnaies complémentaires communautaires sont un vaste groupe de monnaies (https://fr.wikipedia.org/wiki/Monnaie) et de systèmes de bons conçus pour être utilisés en combinaison avec des monnaies standard ou d'autres monnaies complémentaires. La plupart sont des monnaies locales, mais un projet de monnaie Terra (https://fr.wikipedia.org/wiki/Terra_(monnaie)) est mondial1. Elles peuvent être évaluées par rapport aux monnaies nationales, ou échangées avec elles, mais fonctionnent néanmoins comme un moyen d'échange (https://fr.wikipedia.org/wiki/Moyen_de_paiement) à part entière.

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  • par Philippe Merlant

         Monnaies "Locales", "sociales", "solidaires", "virtuelles", "libres", "affectées", "complémentaires", "alternatives", "plurielles"... une floraison de qualificatifs parcourt cette nouvelle lettre de Transversales Science Culture, consacrée aux monnaies non officielles, c’est-à-dire à celles autres que nationales (ou européenne). Chaque adjectif a sa raison d’être, bien sûr, et l’on ne saurait confondre les dispositifs de fidélité purement commerciaux (de type "miles"), les monnaies des mondes virtuels sur Internet (comme le "Linden dollar" de "Second Life") et les systèmes d’échanges basés sur le temps ou les réseaux de troc qui sont allés jusqu’à rassembler six millions d’Argentins (cf. H. Primavera). Il n’empêche : tous attestent, chacun à leur manière, que la monnaie remplit de multiples fonctions. Et que si l’une d’entre elles n’est plus assurée, la nature ayant horreur du vide, des systèmes alternatifs viendront rapidement combler le manque.

        Pourtant, c’est toujours avec infiniment de précaution - même dans les sphères de l’économie sociale et solidaire, même dans les milieux altermondialistes - que l’on aborde cette question des autres monnaies. Sans doute le consensus, largement partagé, sur le fait que les activités humaines doivent impérativement distinguer activités non monétaires, activités monétaires non marchandes et activités marchandes, y est-il pour beaucoup : ne faut-il pas admettre, en fin de compte, que seul ce qui se rattache à la monnaie officielle peut être qualifié de "monétaire" ? Il est vrai que seule cette monnaie nationale (ou, chez nous, l’euro), grâce à sa convertibilité totale est, en théorie, en mesure d’universaliser l’échange entre les humains. Pourtant, l’émergence progressive d’une économie sociale et solidaire nous rappelle que les frontières ne sont pas si étanches que cela entre "non monétaire", "monétaire non marchand" et "marchand". Faute de mieux, les premiers théoriciens de l’économie solidaire en sont venus à évoquer la nécessaire "hybridation des ressources" qui constituerait sa base économique et financière. Chacun sent bien que c’est un peu court...

        Plus profondément, les hésitations, voire les réticences, à aborder cette question des monnaies plurielles tient sans doute aux doutes qui assaillent la plupart des citoyens à ce sujet, y compris ceux qui aspirent à une économie et une société dégagées de la seule logique du profit. Aux yeux de beaucoup, l’idée de monnaies complémentaires ne semble ni tout à fait nécessaire, ni vraiment réaliste, ni pleinement légitime, ni forcément efficace et vertueuse.

        Pas nécessaire ? Il suffit pourtant de constater toutes les initiatives sociales, écologiques et solidaires qui finissent par buter sur l’absence d’un outil adéquat d’échange et d’évaluation. Certes, le projet de nouveaux indicateurs, capables d’internaliser les effets sociaux et environnementaux des activités économiques, constitue un horizon "macro" indépassable, à moyen ou long terme. Mais, dans l’immédiat et à un niveau très local, comme le rappelle Claude Alphandéry, "nous n’arrivons pas à boucler ensemble la question des personnes que l’on s’efforce de sortir de l’exclusion, celle des services nécessaires à la société mais qui ne peuvent être assurés par la sphère marchande, et celle des bénévoles prêts à s’engager sur des activités sociales et solidaires". Bref, il en va de la pérennité de l’économie sociale et solidaire. Mais aussi, souligne Jean Zin, de la relocalisation de l’économie, seule alternative à la globalisation marchande.

        Pas réaliste ? Jérôme Blanc et Bernard Lietaer donnent à peu près les mêmes chiffres : il y aurait, de par le monde, quelque 4 000 expériences témoignant de l’existence, bien concrète, bien réelle, de monnaies non officielles. Philippe Aigrain ajoute que l’essor des monnaies plurielles est inéluctable vu la nécessité de valoriser - en interne comme en externe - toutes ces nouvelles activités qui fleurissent sur la toile et qui vont de la création artistique à la production d’informations.

        Pas légitime ? D’abord, les monnaies virtuelles qui émergent à la faveur d’Internet, même quand elles contribuent à l’évasion fiscale ou à la création de marchés du travail dérégulés, comme le rappelle Valérie Peugeot, ne se posent pas la question de leur légitimité - et elle ne leur est même pas posée. Ensuite, souligne Patrick Viveret, les monnaies officielles elles-mêmes ne sont pas exemptes de ce procès en illégitimité : d’abord, parce qu’elles se sont, au fil des décennies, progressivement déconnectées de tout lien avec les richesses matérielles ; ensuite, parce qu’elles ont, dans le même temps, abandonné leur fonction initiale, qui était de faciliter l’échange entre tous les humains. "Le système monétaire que nous connaissons est devenu contre-productif", constate Bernard Lietaer, qui fut pourtant l’un des concepteurs de l’euro. Ceci posé, n’est-il pas légitime d’inventer de nouveaux systèmes - pas plus arbitraires que les officiels - mais permettant de renouer avec leur fonction première ?

        Ni efficace ni vertueux ? C’est sans doute là que le bât blesse. Car la plupart des systèmes développés jusqu’ici, s’ils ont parfois administré la preuve de leurs qualités, ont aussi révélé leurs failles et leurs limites, comme le rappelle Jérôme Blanc ou, pour l’expérience argentine, Heloisa Primavera. Mais n’est-ce pas le lot de toute innovation humaine ? Et plutôt que d’en tirer prétexte pour les condamner globalement, ne faut-il pas, à travers un processus classique d’essais-erreurs, s’efforcer de rectifier le tir et d’en améliorer l’efficacité ? C’est ce que tente le projet Sol, certainement le plus ambitieux conduit à ce jour en France, présenté ici par Celina Whitaker. De nouveaux modes d’échange s’inventent autour d’une alliance inédite entre acteurs de l’économie sociale et solidaires, citoyens-consommateurs et collectivités locales. Ce projet traverse largement cette nouvelle livraison de la lettre électronique de Transversales Science Culture. Car plutôt que de s’interroger à l’infini sur l’efficacité de ces nouvelles monnaies, nous pensons qu’il vaut mieux s’engager aux côtés de ceux qui tentent de remédier aux défauts passés et de tirer les monnaies sociales vers le meilleur. Un défi stimulant. Et à portée de mains.

       D'après http://grit-transversales.org


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  • 2013    128 p.   10 €

       Ce livre court, destiné à des étudiants et à des citoyens curieux, se veut pédagogique. Il cherche à traiter d'une manière claire et rigoureuse des questions fondamentales posées par la monnaie dans notre économie.
    Qu'est-ce que la monnaie ? Pour quelles raisons les agents économiques cherchent-ils à détenir celle-ci ? Comment et par qui est-elle créée ? Quel est son rôle aujourd'hui ? Quelles formes prend-elle dans les systèmes financiers modernes ?
       Comment s'établissent les relations entre les monnaies dans l'économie mondiale ? Quelle est la portée de la création de l'euro et de la montée en puissance du yuan ?
        Quels sont les objectifs et les instruments de la politique monétaire ? Comment la politique monétaire a-t-elle évolué à la suite du processus de globalisation financière et de la crise financière ?
        Comment la politique monétaire est-elle organisée dans la zone euro ? Comment les missions de la Banque centrale européenne ont-elles évolué à la suite de la crise de l'euro ?
        Autant de questions auxquelles ce " Repères " apporte des réponses.

       Dominique Plihon est professeur à l'université de Paris-Nord-Villetaneuse, où il dirige le master " Banque, finance, gestion des risques ". Il a occupé des fonctions d'économiste à la Banque de France et au Conseil d'analyse économique. Il a notamment publié dans la collection " Repères ":

      -Le Nouveau Capitalisme (3è éd., 2009) et

      -Les Taux de change (6è éd., 2012).


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  •                                                             2013    128 p.  11,80 €

        Zurich, Hong Kong, les Bahamas, les îles Caïmans, le Luxembourg... Ces noms évocateurs dissimulent une sinistre réalité : la fraude fiscale d'une minorité d'ultra-riches au détriment de l'immense majorité. Grâce à une méthode inédite, l'auteur a pu évaluer l'ampleur du phénomène : 5 800 milliards d'euros, soit 8 % du patrimoine financier des ménages, sont détenus dans les paradis fiscaux.
      C'est la première fois que les circuits de l'évasion sont ainsi disséqués en toute clarté, sur la base d'une enquête économique couvrant plus d'un siècle de données et les pays du monde entier.
      Mais ce livre ne se contente pas de chiffrer le scandale. Il propose aussi un plan d'action cohérent et réaliste pour lutter contre l'opacité financière : mettre en oeuvre des sanctions commerciales, élaborer un cadastre financier à l'échelle mondiale, instaurer un impôt global sur le capital.
      Les paradis fiscaux sont au coeur de la crise économique et démocratique, mais les nations ont la possibilité de réagir : aucun territoire ne peut s'opposer à la volonté commune des États-Unis et des grands pays de l'Union européenne. 

    Gabriel Zucman est professeur à la London School of Economics et chercheur à l'université de Berkeley. Il est membre du comité de rédaction de la revue Regards croisés sur l'économie.

    “Un petit livre qui vaut dix volumes de thèse sur la mondialisation financière” (La Croix)

    "10% du patrimoine européen des ménages est placé dans des paradis fiscaux. En analysant des données officielles inexploitées, l’économiste Gabriel Zucman évalue, dans La richesse cachée des nations, la part des avoirs mondiaux échappant au fisc. Les champions de l’évasion sont les Russes avec 52 % des capitaux concernés, devant les pays d’Afrique ou d’Amérique latine, qui voient entre 20 et 30 % de la richesse leur échapper." (Booksletters)

    “Une remarquable enquête” (Le Nouvel Obs),

    “Un des livres les plus aboutis sur le sujet” (Le Monde),

    “Excellent” (Marianne),

    “A lire absolument” (Libération) … 

    [ http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux

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  •  Heidemarie Schwermer, le choix d'une vie sans argent Jamais Heidemarie Schwerner n'aurait crû pouvoir tenir si longtemps sans argent. Pourtant, ce qui ne devait être qu'une expérience de douze mois est devenu son mode de vie depuis quinze ans.

      http://www.lepoint.fr/insolite/heidemarie-schwermer-le-choix-d-une-vie-sans-argent  10/08/2011

      Maquillage discret, pull en coton rose bonbon et collier de perles synthétiques : difficile d'imaginer que cette Allemande de 69 ans, aux traits élégants et au sourire chaleureux, n'a pas dépensé un sou depuis des années.

    "Abandonner l'argent m'a apporté une qualité de vie, une richesse intérieure et la liberté", explique-t-elle.

    Rien ne semblait la prédestiner à adopter un style de vie si radicalement éloigné de la société de consommation, hormis peut-être ses premières années.

    Heidemarie Schwermer, le choix d'une vie sans argentNée pendant la Seconde guerre mondiale en Prusse orientale, ancien territoire allemand séparé du reste du pays par le couloir de Dantzig, elle s'est retrouvée à deux ans dans le flot des expulsés par les troupes russes.

    Sa famille est arrivée démunie en Allemagne. "J'ai vu comment on était considéré comme des moins que rien quand on n'avait ni possessions ni argent", raconte-t-elle.

    A la fin des années 1960, elle passe un an au Chili. "Là, j'ai vu la grande pauvreté", se remémore cette ancienne institutrice.

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  • 2016   186 p.   16 €

      Nos économies ont vu leur taille multipliée par six pendant les cinquante dernières années du XXe siècle. Cependant, le modèle sur lequel elles s’appuyaient s’est épuisé dans les dernières décennies.
    Les changes flottants et l’augmentation des échanges internationaux ont singulièrement favorisé les distorsions sociales et les spéculations financières. L’Union européenne construite pour protéger les populations des errances mondiales a déçu. Dans un environnement de crises du capital, de libre échange, de dettes, de faillite des budgets sociaux et d’excès financiers, la rente asphyxie la cohésion sociale. Confrontée à de nouveaux défis environnementaux, l’économie cherche un nouveau développement.

    Des déséquilibres économiques et sociaux. De la distribution des revenus aux dérives financières est le second livre du triptyque de Prospérité et Partage. Il s’attache à analyser les altérations et distorsions aussi bien économiques, sociales que financières qui nous invitent à repenser notre modèle de prospérité et de répartition des revenus.

    Un index permet au lecteur de retrouver facilement les personnalités, les expressions et termes techniques mentionnés. L’ouvrage contient de nombreux tableaux statistiques qui facilitent l’étude et la comparaison des données dans le temps et dans l’espace.

    Janpier Dutrieux a travaillé sur les écoles sociales qui, des catholiques sociaux aux socialistes français, ont influencé les doctrines économiques contemporaines. En revisitant les théories et mécanismes économiques d’hier et d’aujourd’hui, il construit un modèle alliant la prospérité et le partage autour du jubilé, du crédit social et de la distribution des revenus et du patrimoine.

    Prospérité et partage est également le nom du site internet de l’auteur.

      A propos de Prospérité et partage ………………………………….

    Chapitre 1 - Production et consommation ......................Un cadre de référence : la monnaie constante
    Les principaux agrégats économiques
    Contribution de la somme des valeurs ajoutées à la production et à l’emploi
    Contribution de la somme des valeurs ajoutées à la production intérieure
    Des conséquences de la productivité sur l’emploi
    Des conséquences de la productivité sur la consommation et le comportement des agents
    Les objectifs de la politique économique, l’équilibre et le plein emploi. Les théories du policy mix
    Des explications du chômage. Destruction créatrice, lenteur du déversement et NAIRU
    La demande au service de la productivité

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  • Prosperité et partage... ( Janpier DUTRIEUX )

    2015   18 €

    Une histoire économique et sociale. De l’Antiquité à la mondialisation financière

       http://www.thebookedition.com/prosperite-et-partage-

      Prospérité et partage est également le nom du site internet de l’auteur.

       Chronique de notre histoire sociale et économique, ce livre explore les pratiques qui expliquent les politiques économiques passées et contemporaines. Il rappelle les débats et les principes qui fondèrent des expériences, sociales et financières, souvent originales.
       On y redécouvre la justice distributive et les droits d’usage, les renovatio monetae, le coopératisme et le mutualisme, les greenbacks et le rentenmark, le système de Speenhamland, la Banque des Etats-Unis et les chambres de compensation américaines, les bullionistes et les chartalistes, le krach de 1929, le bancor et le bitcoin, et les crises de ce début de XXIe siècle…

       Une histoire économique et sociale. De l’Antiquité à la mondialisation financière est le livre premier du triptyque de Prospérité et Partage. Il s’attache à redécouvrir les signes et les tentatives d’émancipation financière d’hier qui fondent et justifient de nouvelles voies pour demain.

       Un index permet au lecteur de retrouver facilement les personnalités, les expressions et termes techniques mentionnés. L’ouvrage contient de nombreux tableaux statistiques qui facilitent l’étude et la comparaison des données dans le temps et dans l’espace.

    Janpier Dutrieux a travaillé sur les écoles sociales qui, des catholiques sociaux aux socialistes français, pourraient inspirer les doctrines économiques contemporaines. En revisitant les théories et mécanismes économiques d’hier et d’aujourd’hui, il construit un modèle alliant la prospérité et le partage autour du jubilé, du crédit social et de la distribution des revenus et du patrimoine.

      
    Chapitre 1 - Ex AnteL’appropriation, la propriété et l’accumulation
    Le crédit, l’impôt et la monnaie
    De l’esclavage au servage
    La pensée économique médiévale
    L’économie émancipée, du mercantilisme aux classiques
    Société marchande, économie de marché et libéralisme
    Capitalisme, socialisme, coopératisme et mutualisme
    Les murs abattus et les fossés creusés
    La finance et l’économie

    Chapitre 2 - Entre l'avoir et l'être ............................................Crises et conquêtes de l’Antiquité
    La doctrine médiévale
    Le travail devient une fin, artisanat, salariat et manufacture
    Du dispensateur du trésor des pauvres au marchand : Le système de Law, les assignats

    Chapitre 3 - Du marchand au marché ……………………………..La concentration du capital
    La lente acceptation de la loi de l’offre et de la demande
    Les damnés de la terre
    Critiques de la loi de l’offre et de la demande
    Les théories de la valeur

    Chapitre 4 - Du marché à la conquête des marchés ........Le travail, la production et l’enrichissement pour fin
    La banque du peuple et les tentatives de mutualisation du crédit
    Centralisation administrative et concentrations industrielles. Origine de la politique des prix
    Que vienne la croissance

    Chapitre 5 - Les métamorphoses de la monnaie …………………..Comptoirs, bancs et trébuchets
    Les Templiers
    Monnaie de compte, monnaie de règlement. La création du franc
    Monnaie de foire, bractéates, méreaux et renovatio monetae
    Monnaie fiduciaire et monnaie scripturale
    De la théorie initiale à la fraude institutionnalisée. Le préfinancement par certificats d’Etat à Québec et Guernesey

    Chapitre 6 - Les Banques centrales, la régulation politique ……...La Banque d’Angleterre. Le débat originel
    L’expérience américaine. La bank war, le free banking, les greenbacks et la naissance de la Réserve fédérale américaine (FED)
    L’étalon-or, l’union monétaire latine, les cours forcés  et le triomphe du crédit
    Les dangers de la thésaurisation : la monnaie  franche

    Chapitre 7 - Les approches de la monnaie. Ecole de la circulation, école de la banque, le prêteur en dernier ressort…La théorie bancaire initiale
    Les crises fondatrices : La réponse de Thornton. L’apparition du concept de prêteur en dernier ressort
    Ecole de la circulation, école de la banque. Acte de Peel.
    Le prêteur en dernier ressort sur sa propre dette (Thornton) ou par emprunt (Bagehot)
    Les interprétations contemporaines : Une théorie permissive et cynique
    Monnaie exogène et monnaie endogène      
                                
    Chapitre 8 - Approche de la monnaie. Autour de quelques concepts...Insignifiance ou importance de la monnaie. Approches fonctionnaliste et institutionnaliste
    Du quantitativisme à la nouvelle macroéconomie
    L’inflation monétaire ou l’une des  origines des appauvrissements et des enrichissements sans cause
    Une critique de la théorie quantitative : la quantité de monnaie n’est pas le seul facteur d’équilibre à considérer
    Lien entre la vitesse de circulation monétaire  et le caractère actif de la monnaie
    Les monnaies privées et la suppression des Banques centrales
    La Banque libre et les monnaies électroniques concurrentielles
    La monnaie, un fait social total : création du droit, mimésis social. Chartalistes et institutionnalistes
    L’organisation monétaire dans un système fractionné et dans un système homogène
    La monnaie comme instrument  d’intervention
    Monnaie permanente et monnaie temporaire
    Des approches de la monnaie aux modèles de financement

    Chapitre 9 - La régulation monétaire. Les instruments de la politique monétaire ...L’approche par les principales masses monétaires
    Répartition de l’Endettement intérieur total. Financements direct et indirect des agents
    L’approche par les contreparties  figurant à l’actif du bilan
    Monnaie centrale et monnaie de crédit bancaire, les réserves et la couverture des dépôts, le multiplicateur de crédit
    Les premiers instruments de contrôle de la Banque centrale : le réescompte,  l’encadrement du crédit, le plancher de bons du Trésor et les coefficients de trésorerie
    La régulation des émissions monétaires depuis les années 1970

    Chapitre 10 - Les apparences de la prospérité : De la Grande Guerre au krach du jeudi 24 octobre 1929...Des conséquences de la Grande Guerre, la crise de 1921
    La chute du gouvernement Herriot et le franc Poincaré
    Le Gold Exchange standard
    Le rentenmark
    Le krach : faits et mécanismes

    Chapitre 11 - Des conséquences du krach de 1929 : De la grande dépression au New Deal....La proposition de loi Goldsborough
    La résurgence des monnaies locales
    Le New deal
    Les scripts, les effets Méfo et la relance allemande

    Chapitre 12 - Des accords de Bretton Woods aux dernières crises du XXe siècle....Du système de changes flottants à l’ouverture des marchés et au krach du 19 octobre 1987
    Les crises financières de la fin du XXe siècle

    Chapitre 13 - De la crise des crédits « subprime » aux crises systémiques...Un environnement propice aux embrasements financiers
    La diffusion du risque
    Le sauvetage du système financier
    L’enchevêtrement des crédits et des créances, cause des crises financières

    Index …………………………………………………………………
     
     Pour le consulter : Les liens indiqués sur cette page (allez sur http://prosperiteetpartage.free.fr/, les liens sont désactivés sur mon blog)  vous renvoient sur des extraits de chacun des chapitres.
    Pour le commander : Prospérité et partage Livre I/III ThebookeditionLe Livre papier : 18 eutos (+ port)    Le Livre électronique :  5 euros


     


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  • Taxing

      Princeton University Press, 2016, 266 p., 27,75 € (en anglais)

    Par quels arguments la progressivité de l'impôt, le fait de prélever une part relativement plus importante des revenus des plus riches, est-elle justifiée ? Et quand a-t-elle été la plus mise en oeuvre à travers l'histoire ? Telles sont les questions que se sont posées deux politistes américains et leurs réponses sont plutôt originales.

    Plusieurs grands principes sont mobilisés en faveur de la progressivité. D'abord, la capacité à payer : les riches gagnant plus, ils peuvent payer plus d'impôts. Mais ils avancent toujours le même contre-argument : vous voulez nous faire payer sans vous interroger sur la raison de ma plus grande fortune. Si je suis un innovateur de génie ou un stakhanoviste d'un travail fortement rémunérateur, pourquoi devrais-je être prélevé plus par principe ?

    D'où, second argument, celui d'une nécessaire compensation des taxes indirectes comme la TVA : celles-ci prenant une part plus importante des petits budgets que des gros, ces derniers doivent être plus taxés, une idée exprimée dès le XIIIe siècle…

    Conscription de richesses

    Etudiant la politique fiscale d'une vingtaine de pays entre 1800 et 2013, nos deux chercheurs ont cherché quels gouvernements ont développé la progressivité et quand. Est-elle, par exemple, plus le fait des Etats démocratiques ? La réponse est négative. Plutôt mise en oeuvre par les gouvernements de gauche ? Un peu, mais la hausse des taux marginaux les plus élevés, quand elle se produit, reste de faible niveau. L'observe-t-on alors dans les pays plus marqués par les inégalités ? Pas plus. En fait, la seule configuration forte qui ressort de l'analyse historique est que la taxation des riches progresse essentiellement pendant les périodes de guerre.

    Comment cela s'explique-t-il ? Les auteurs ont analysé les débats fiscaux dans plusieurs pays au moment de la Première Guerre mondiale et le même argument ressort partout : quand on mobilise les jeunes avec peu de revenus, les plus aisés doivent participer à l'effort de guerre par une "conscription des richesses". On le voit en France, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis à partir de leur entrée en guerre où l'argument est défendu par les économistes Irving Fisher, Oliver Sprague et Edwin Seligman. L'argument porte d'autant mieux qu'une part importante de la population est directement impliquée dans le conflit : sous Louis XIV, 1,9 % des Français était au combat, 2,7 % lors des guerres napoléoniennes et 16 % au moment du premier conflit mondial.

    La tendance à la baisse des impôts sur les riches au cours des dernières décennies s'explique un peu par la mondialisation. Mais, concluent les auteurs, surtout par le fait que l'argument de conscription des fortunes s'est progressivement effacé après le second conflit mondial. Les partisans de la progressivité doivent trouver un autre argument. Par exemple le fait que le système économique fonctionne structurellement en faveur des plus riches. On comprend alors l'importance et le succès des analyses de Thomas Piketty.     Christian Chavagneux
    Alternatives Economiques n° 357 - mai 2016

     


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  •    Wojtek Kalinowski, codirecteur de l'Institut Veblen et Philippe Frémeaux, éditorialiste d'Alternatives Economiques, président de l'Institut Veblen
    Les Dossiers d'Alternatives Economiques n° 006 - mai 2016
        Avez-vous vu Demain, ce documentaire qui ouvre grand les portes vers l'avenir [1] ? On y découvre des femmes et des hommes en train de redéfinir la prospérité à l'aide de la monnaie. Revivifiante mais naïve, cette envie de changer quelque chose alors que tout semble bloqué ? Eh bien non, en pratique comme en théorie, les alternatives qui contribuent à transformer notre société ne manquent pas dans le domaine monétaire !

       La monnaie, c'est compliqué. "Lorsqu'un économiste affirme qu'il a enfin compris ce que c'est, c'est probablement parce qu'il n'a pas assez réfléchi", a observé un jour Herman Daly, lui-même économiste venu à la monnaie par le biais de l'écologie. Mais à poser la question aux historiens ou aux anthropologues, on apprend que la monnaie est bien plus ancienne et plus universelle que le capitalisme, et même que le marché. Que sa fonction première est de faire société. Hélas, ce n'est pas la monnaie telle que nous la connaissons. Celle-ci génère des crises à répétition et affiche une parfaite indifférence à tous les grands défis de notre époque. C'est une monnaie captive : trop de finance, pas assez de régulation publique.

       Techniquement, rien n'empêche de la réinventer, dès demain : limiter le poids de la finance, renforcer les banques publiques et redéfinir leurs missions, décentraliser le crédit, orienter la monnaie vers des objectifs socialement souhaitables… Reste à mettre ces idées au coeur d'un projet politique qui donne envie.

       Parallèlement aux propositions de réforme du système, une multitude d'initiatives réinventent aujourd'hui la monnaie "par le bas" : monnaies locales, banques de temps, circuits de crédit mutuel… C'est une manière là encore de se réapproprier la monnaie pour la mettre au service des territoires et de la transition écologique. L'idée séduit et les initiatives se multiplient. Reste à réunir les conditions de leur réussite, pour éviter que la vague retombe une fois l'effet de mode passé. Ce qui suppose de les intégrer à des projets plus globaux de transformation de l'activité sur les territoires, associant acteurs privés, organisations sociales et solidaires et acteurs publics.

       Montrer les dérives actuelles du système monétaire et financier, présenter les alternatives et les décliner à différentes échelles : voici l'ambition du dossier présenté dans ce numéro, inspiré en partie des travaux de l'Institut Veblen sur le rôle de la monnaie et de la finance dans la transition écologique. Une transition qui ne se limite pas à la question environnementale au sens étroit, mais interroge tout autant notre modèle économique et social que nos modes de décision, bref, la qualité de notre démocratie.  

    Notes

    • (1) De Mélanie Laurent et Cyril Dion, sorti en 2015.

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  • L'homme qui  (Mark BOYLE)

                                                                2014    256 p.  12,90 €  

      « Vivre sans argent cela vaut la peine. J'y ai trouvé plus de bonheurs que d'inconvénients. La libération intérieure et la reconnexion avec la nature n ont pas de prix. » Mark Boyle

       Pendant des millénaires, l'humanité a vécu sans argent. Aujourd'hui, rien ne semble possible sans une carte bancaire et quelques billets de banque. « Et si je passais une année entière sans argent ? » Au départ, c'était un pari un peu fou, qui devait s'arrêter au bout de douze mois. Pour l'ex-homme d'affaires Mark Boyle, c'est devenu un mode de vie durable.

        Dans L'Homme sans argent, il nous raconte son aventure. Que manger ? Où vivre ? Comment se laver ? Comment avoir une vie amoureuse, des amis, garder contact avec sa famille ?

      Mark Boyle a appris tout cela à la dure. Son livre nous fait réfléchir à la fois sur la place de l'argent dans notre vie et sur les mille manières de s'en passer. Faire des économies est un défi quotidien.

    Il nous parle de dentifrice de seiche, de nourriture de saison, d'échanges de savoirs et de toilettes à compost, de la manière de passer un Noël sans argent. En suivant les règles strictes qu'il a lui-même mises en place, Mark revient à l'essentiel et trouve des moyens ingénieux pour se débarrasser de ses factures et s'épanouir dans la gratuité.

      Avec humilité, sagesse, et un grand sens de l'humour, Mark Boyle a écrit le livre culte de la décroissance.

    Traduit de l'anglais par Pauline Rebelle

      Mark Boyle est irlandais, diplômé en économie. Fondateur de la communauté Freeconomy, il croit sincèrement à la possibilité de la création d'une économie du don. Boyle écrit régulièrement pour le blog de Freeconomy et le journal britannique The Guardian. Il vit près de Bath, dans le sud-ouest de l'Angleterre.


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  • Rendre  (Philippe DERUDDER)

    2005   240 p.

       Les solutions préconisées pour résoudre misère, épuisement des ressources, pollutions, chômage, violence, etc. se heurtent invariablement à la quantité d'argent que l'on y consacre. Le capitalisme néo-libéral n'a qu'une réponse : la "croissance" ! Or, elle aggrave les problèmes et conduit à l'impasse... Existe-t-il donc une alternative crédible ?
       Philippe Derudder explore une piste méconnue : la réappropriation du pouvoir de création monétaire pour que l'argent, au lieu de limiter les hommes devienne l'allié de leur réalisation.
       Le langage simple et vivant de ce texte rend le sujet accessible à tous. La démonstration s'articule en trois points : d'abord comprendre des notions de base. Exemple : l'émission de monnaies porteuses d'intérêts par des banques privées etc. s'appuyer ensuite sur des expérimentations historiques rassemblées ici et mises en perspective : monnaies fondantes en Europe, les SELs, l'Argentine, l'Ithaca Hours, les BARTERs,... enfin, une expérience originale, pour aider la société et l'entreprise à s'ouvrir à une dynamique plus respectueuse de l'individu, de l'intérêt collectif et de l'écologie planétaire sans pour autant bouleverser leur équilibre.
       Se réapproprier notre pouvoir de création monétaire apparaît comme une solution efficace à une planète vivable pour les générations à
    venir.

        Ancien chef d'entreprise (grande taille), Philippe Derudder l'a quittée volontairement pour mettre sa vie en cohérence avec ses valeurs. Il est consultant et anime des séminaires sur l'économie alternative. Auteur de

       -"Les aventuriers de l'abondance" aux Éditions Yves Michel.


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  •   (Marc SUNDEEN)

    2014   310 p.  19,50 €

      Lorsque Shellabarger prit cette décision, il s'était allégé de ses papiers d'identité, de son permis de conduire, mais aussi de son nom - il était devenu Suelo - et logeait dans une grotte au coeur de l'Utah.

      Cela fait maintenant quatorze ans que Suelo ne touche plus à l'argent. Il refuse le troc, ne paye pas d'impôts, décline tout bon alimentaire ou toute forme d'aide sociale. Il cueille des plantes sauvages, glane des déchets alimentaires comestibles et accepte tout ce qui lui est donné spontanément, sans rien proposer en retour.

      Il parvient à subvenir aux besoins naturels et nécessaires de tout être humain - manger, s'abriter, se réchauffer - et à assouvir pleinement ces besoins universels, moins élémentaires mais fondamentaux : être entouré et donner un sens et une dimension spirituelle à son existence. 

         Mark Sundeen est un écrivain américain né en 1970, en Californie. Ses romans ont été salués par Hulbert Selby Jr et Hunter S Thompson. Il est reconnu aujourd'hui cornue l'un des grands maîtres de la non-fiction littéraire américaine. L'homme qui renonça à l'argent est son troisième livre et le second à être traduit en français, après son roman,

       -Le Making of de "toro"

     publié aux éditions Gallmeister en 2010.


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  •   (Michel LALOUX)

    2014    316 p.   24,27 €

     

       Michel Laloux Dépolluer l'économie Tome 1 - Révolution dans la monnaie

       Il existe une alternative au capitalisme du désastre et à la dictature des marchés financiers. Elle suppose une révolution de nos conceptions de la monnaie, du capital, du travail-rémunération et du foncier-immobilier.

      Dans ce premier tome, Michel Laloux nous fait découvrir une triple circulation monétaire, pour la consommation quotidienne, le financement des entreprises et la contribution à l'économie non-marchande, et qui sera au service de l'économie réelle, permettant de se passer du virtuel et de la spéculation.

      Trois formes d'institutions monétaires, conçues comme un nouveau type de service public géré par la société civile, organisent cette triple circulation, sans recours aux investisseurs et à une banque centrale. Une nouvelle approche des taux de changes, basée sur l'économie réelle, permettra de résoudre la question des dumpings salariaux, sociaux et environnementaux. Ce nouveau concept donnera les bases d'un Système Monétaire International pour l'Économie Réelle dont nous découvrirons les mécanismes et les institutions.

      Pour Michel Laloux, l'économie réelle contient en elle ce qui la rend saine et humaine, dès l'instant où l'on en sort toute forme de spéculation. Sans ajouter de moralisme sur la solidarité et la justice sociale, il nous fait plonger dans les phénomènes économiques, les éclaire de l'intérieur et en déduit les lois de fonctionnement d'une Économie à Valeurs Ajoutées Humaines.

      Un livre révolutionnaire qui rassure : une autre économie est possible ! Économiste et philosophe de l'éducation, Michel Laloux effectue des recherches sur les formes d'organisations légères et évolutives de la société et des institutions qui permettent que l'initiative et la créativité humaine puissent, en permanence les animer et les renouveler.

      Michel Laloux en quelques mots Économiste et philosophe de l'éducation, Michel Laloux effectue des recherches sur les formes d'organisations légères et évolutives de la société et des institutions qui permettent que l'initiative et la créativité humaine puissent, en permanence les animer et les renouveler.

      Diplômé de l'Institut Supérieur du Commerce de Paris, Michel Laloux a travaillé dans le marketing avant de s'orienter vers l'éducation des jeunes et la formation des adultes, notamment comme professeur d'économie. Rapidement, il s'est trouvé confronté à l'inadéquation entre les besoins de la jeunesse et le système scolaire. Il lui semblait qu'entre une machinerie lourde d'un côté, et un système privé-libéral, de l'autre, il y avait la place pour un service public de l'éducation directement agi par ses acteurs, les enseignants et les parents. Il a ainsi créé le concept d'École de la Société Civile qu'il a développé dans son premier essai

      -L'éducation Dénationale (L'Atelier, 1977), puis dans

      -Torrent de Jeunesse (Les Trois Arches, 1992).

      Mais l'école d'État est elle-même le fruit d'une conception centralisée de la démocratie, laquelle se révèle impropre à évoluer au rythme des besoins de la société civile. La gouvernance par le haut lui semblant une forme passée et inadéquate, Michel Laloux a conçu des modes d'administration légers et évolutifs permettant que la société civile traite directement les questions qui sont habituellement déléguées au gouvernement et à l'Assemblée Nationale. Son essai

      -La Démocratie Évolutive (Yves Michel, 2007)

      propose, dans sa première partie, des outils concrets pour métamorphoser l'État unitaire et la démocratie représentative. Dans la deuxième partie, il décrit ce qui serait nécessaire, au niveau économique, pour qu'une telle démocratie puisse fonctionner. Son nouvel essai

      -Dépolluer l'Économie

       va beaucoup plus loin en proposant de nouveaux concepts et des méthodes pour les mettre en place.


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  • Les aventuriers de la finance perdue (Ch. CHAVAGNEUX

                                                          2016   128 p.  15,95 € (existe en format kindle)    

     Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la finance sans jamais oser le demander.

      Dans Les Aventuriers de la finance perdue, Christian Chavagneux, spécialiste très sérieux de la finance, et James, dessinateur rigolo, nous guident sur les chemins sinueux des marais financiers et décryptent avec humour les mécanismes de la finance internationale. Après ces 124 planches de gags, si vous n’avez toujours pas compris comment parler à votre banquier... c’est vraiment que vous l’avez cherché !

       Christian Chavagneux est économiste. Editorialiste au mensuel Alternatives Economiques, il débat tous les samedis matins sur France Inter dans l’émission «On n’arrête pas l’éco». Il a obtenu le prix 2012 du meilleur article financier. Il a (notamment) publié

      -Une brève histoire des crises financières.

      James est chaque semaine dans Challenges avec Dans mon open space et dans la Matinale du Monde avec Françoise, Manuela & les autres. Passionné de questions politique et liées à l’entreprise, il fait rire sur le sujet dans Fluide Glacial, La Revue dessinée, etc.


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  • De la grande guerre à la crise actuelle (Marc

    2015    112 p.   18,50 €

        Les marchés financiers et les grandes banques ont atteint une taille, une complexité et un degré d'opacité particulièrement inquiétants, qui leur permet d'accroître encore plus leur pouvoir. Au niveau international, les dirigeants élus, qu'ils soient de gauche ou de droite, n'appliquent le plus souvent qu'une seule et même politique économique, celle qui répond aux intérêts de l'aristocratie financière, et qui ne fait qu'accentuer la crise et assombrir les perspectives d'avenir : il est paradoxal qu'une petite minorité de la population mondiale soit en situation d'imposer sa volonté à l'ensemble de la société.
      Aujourd'hui, c'est au nom de la satisfaction de marchés financiers, qui par nature demeurent insatisfaits, que les générations actuelles souffrent.
      En 1914, au nom de la nation, la jeunesse européenne fut sacrifiée dans les charniers d'une longue et cruelle guerre. Hier comme aujourd'hui, la démocratie est mise en échec, puisque les politiques suivies ne correspondent ni aux intérêts ni aux aspirations du plus grand nombre.
      Résoudre cette crise, soigner ce cancer qui ronge la société requiert essentiellement le respect de principes de base, plutôt que l'utilisation de recettes au goût amer : d'une part, il faut réanimer la démocratie - la sortir de son coma -, d'autre part, il s'agit de remettre la sphère financière à sa place, c'est-à-dire au service de l'économie et de la société.
      C'est ce à quoi s'intéresse Marc Chesney dans cet essai implacable, dans lequel il montre comment les lobbies du secteur financier s'activent pour bloquer tout type d'avancées dans ce domaine. 
     

        Marc Chesney est professeur à l'Université de Zurich après l'avoir été à HEC Paris, où il a aussi été doyen associé. Depuis de nombreuses années il développe une analyse critique du secteur financier. Il est membre de Finance Watch (www.finance-watch.org) et de Contrepoint (www.rat-kantrapunkt.ch).


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  • La finance solidaire est en train de croiser la coopération internationale de proximité  

     

      Carnet de Louis Favreau - CRDC <crdc@uqo.ca>
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       Plutôt que de miser uniquement sur le financement des pouvoirs publics, certes toujours indispensable, cette solidarité Nord-Sud est en train d’amorcer un virage vers la finance solidaire, en voulant se donner des outils financiers collectifs semblables à ceux d’ici : ceux du mouvement syndical (les caisses d’économie dans les années 60 et 70 et les fonds de travailleurs dans les années 80 et 90) ; ceux du mouvement coopératif (les caisses populaires et mutuelles d’assurances depuis des lunes et plus récemment des fonds dédiés au développement de PME en région) ; ceux des réseaux associatifs d’économie sociale au cours des années 2000 (fonds dédiés). Bref une économie non capitaliste de marché qui fait les choses autrement parce qu’elle est ancrée sur les territoires, propriété de ses membres, à lucrativité limitée et axée sur les besoins plutôt que sur l’offre.

       À l’initiative de l’AQOCI, la direction prise est celle de constituer un Fonds québécois d’investissement solidaire dédié aux économies de proximité au Sud un peu comme le sont les fonds de travailleurs qui canalisent une partie des épargnes collectives de leurs membres dans une logique de prêts et de développement. Cette fois-ci ce sera pour les fins de la solidarité internationale : système de prêts rotatifs en agriculture ; prêts et garanties de prêts à des PME liées au développement notamment de banques coopératives ou communautaires, d’un tissu économique local centré sur les communautés, de PME productrices d’énergies renouvelables etc.

       Avec l’entrée en scène de cette finance solidaire, le paradigme du développement ne sera plus le même : il introduit une logique qui n’est plus seulement de subventions à des fins de développement social mais une logique de prêts conduite à des fins de développement économique dont le cœur est formé d’entreprises collectives. Ce qui est très attendu de nombreux partenaires du Sud. C’est pour cette raison que le Fonds Solidarité Sud et d’autres OCI se sont autant investis dans le projet de l’AQOCI d’un fonds d’investissement dédié aux entreprises collectives au Sud. 

    Pour en savoir plus

    • Favreau, L. et M. Hébert (2012), La transition écologique de l’économie. PUQ, Québec. http://www.puq.ca/catalogue/livres/transition-ecologique-economie-2414.html
    • Favreau, L. (2015), Après COP 21 et l’accueil des réfugiés, quelle solidarité internationale ? Le Devoir, 29 décembre 2015, p. 7. Page Idées. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/458932/apres-cop-21-et-l-accueil-des-refugies-quelle-solidarite-internationale
    • Laurent, E. (2014), Le bel avenir de l’État Providence. LLL, Paris. http://www.alternatives-economiques.fr/index.php?lg=fr&controller=article&action=html&id_article=68415&id_parution=1302&inscription=ok&oubli=ok
    • Laurent, E. et P.Pochet (2015), Pour une transition sociale-écologique. Quelle solidarité face aux défis environnementaux. Éd. Les petits matins, Paris. http://www.lespetitsmatins.fr/collections/pour-une-transition-sociale-ecologiquequelle-solidarite-face-aux-defis-environnementaux/
    • Lipietz, A. (2012), Green Deal. La crise du libéral-productivisme et la réponse écologiste. La Découverte, Paris.
    • Nutt, S. (2014), Guerriers de l’impossible. L’argent, les armes et l’aide humanitaire. Boréal, Montréal. http://www.editionsboreal.qc.ca/catalogue/livres/guerriers-impossible-2395.html

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  •  Microcrédit contre pauvreté (Georges Gloukoviezoff, Nicolas Rebière ) ********

                                                       Ed. de l'Atelier, 2013,  160 p.,  17 euros.     

       Plus de 44 000 personnes exclues du crédit bancaire ont déjà eu recours au microcrédit personnel. Dispositif mis en place fin 2005, ces prêts d'un montant limité à 3 000 euros et faisant l'objet d'un accompagnement personnalisé n'en sont qu'au stade de l'expérimentation. À quels enjeux répondent-ils ? Quel bilan peut-il en être fait ?
        Georges Gloukoviezoff et Nicolas Rebière proposent dans cet ouvrage un large état des lieux du microcrédit, en s'intéressant tant aux effets de ces prêts pour les emprunteurs qu'à la nature des projets et des objets financés, aux profils des personnes ayant sollicité le dispositif, aux types d'accompagnement proposés... Loin de se contenter d'évaluer le microcrédit à partir de la réalisation du projet financé par ce prêt, ils prennent en compte l'ensemble de ses impacts sur la situation des emprunteurs : insertion sociale, insertion professionnelle, situation budgétaire, cohésion familiale, estime de soi...

      Si les résultats du microcrédit sont très positifs, le dispositif est néanmoins perfectible - au niveau de la qualité de l'accompagnement et du nombre de prêts accordés, notamment -, et il y a encore beaucoup à faire pour qu'il permette l'inclusion bancaire des emprunteurs.
       Mais pour cela, il semble essentiel, comme le montre ce livre, de veiller à ne pas faire fausse route en laissant le microcrédit devenir un nouveau produit à commercialiser ou une aide sociale supplémentaire. Conserver son originalité lui permet au contraire de s'inscrire résolument dans le champ de l'économie sociale et solidaire, entre l'État et les marchés financiers. C'est la condition sine qua non pour que le microcrédit reste un outil pertinent de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale.

       Georges Gloukoviezoff est docteur en économie et spécialiste des questions d'inclusion bancaire des particuliers. Membre de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, il a publié en 2010 L'exclusion bancaire. Le lien social à l'épreuve de la rentabilité (Presses universitaires de France).

       Nicolas Rebière est maître de conférences en démographie à l'université Montesquieu-Bordeaux IV et chercheur au Centre de droit comparé du travail et de la sécurité sociale (Comptrasec), unité mixte de recherche du CNRS. Ses recherches portent principalement sur les populations en difficulté.

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  • À Strasbourg, la première monnaie locale complémentaire trilingue    5 Juin 2015  

      Lara Charmeil    Journaliste à We Demain

       Le Stück alsacien rejoint le réseau des quelque 40 monnaies locales complémentaires françaises. Des billets imprimés en trois langues, qui visent à redonner du sens à l'argent et à resserrer les liens dans une ville de 270 000 habitants.

    (Crédit : Gaetan Doremus pour La Stückerie)
                         (Crédit : Gaetan Doremus pour La Stückerie)
       Rassembler toutes les populations de Strasbourg grâce à une monnaie complémentaire. C’est le projet de l’association La Stückerie, dont les premiers billets, les "Stück" (traduisez par le "morceau" ou "le petit truc"), sont partis à l'imprimerie début juin et seront mis en circulation fin septembre dans la capitale du Bas-Rhin. 100 000 Stück s'échangeront alors à Strasbourg et dans sa région.
     
       L'idée est née en 2013 lors d’un forum organisé par les associations Colibris 67 Strasbourg et Eco-Quartier Strasbourg. Ce jour-là, des citoyens se demandent "comment remettre l’homme et la nature au cœur du projet de société".

       Le projet prend forme en 2014. Une étude de faisabilité est financée par la mairie, une campagne de financement participatif permet de lever 11 000 euros, des subventions municipales sont votées, des billets sont dessinés et conçus de façon à ne pas pouvoir être falsifiés.
     
    Un billet de 50 Stück (Crédit : La Stückerie)
     
     Un billet de 50 Stück (Crédit : La Stückerie)

       Sur chacun d’entre eux, on retrouve un slogan différent. "Le petit rien qui fait du bien" par exemple. Le tout en trois langues : français, allemand, alsacien. Car l’idée est d’abord de créer une monnaie complémentaire pour les Strasbourgeois, notamment afin de développer les circuits courts. À terme, l’association veut faire de son Stück l’unité d’échange parallèle du bassin transfrontalier franco-allemand.
    "Notre ambition n’est pas identitaire ou localiste, elle est pragmatique", raconte Antoine Levy, cofondateur du projet et bientôt salarié de l’association. "Nous suivons le flux économique : comme nous nous situons à cinq minutes de l’Allemagne, beaucoup d’Alsaciens partent faire leurs courses outre-Rhin, et vice versa. Si nous y parvenons, ce serait la naissance de la première monnaie complémentaire transfrontalière." 

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  •  

    2013    96 p.   9 €

          Depuis 2008, il devient de plus en plus évident que le système monétaire est au coeur des crises que nous vivons. Il est devenu la forme moderne d'un esclavage sournois grâce à l'ignorance dans laquelle sont entretenus les citoyens. L'opacité et la complexité trompeuse des termes et des pratiques ne visent qu'à laisser croire qu'il est l'affaire des seuls experts. La bonne nouvelle est que les choses ne sont pas complexes.

       Les crises actuelles n'ont rien de fortuit, elles sont le simple produit de la pensée humaine prisonnière d?une idéologie devenue suicidaire, imposée d'une manière de plus en plus autoritaire. Affranchissons-nous des fausses vérités qui empêchent de considérer les vraies réponses aux défis de notre temps ; tout devient alors possible.

       Ce manifeste, outre la compréhension qu'il donne des réelles causes des crises que nous vivons et des pistes qu'il ouvre, est un appel au bon sens de chacun pour que la dictature idéologique cède la place à l'intelligence de la vie.

       Philippe Derudder est un auteur engagé dans la recherche de solutions alternatives afin de mettre l’économie au service de l’homme et de la planète. Il est consultant et anime des conférences et séminaires sur l’économie alternative.

      André-Jacques Holbecq poursuit depuis les années 1990 une réflexion sur un modèle économique alternatif au système capitaliste : l’écosociétalisme. Ils sont tous deux coauteurs de

        -"Les 10 plus gros mensonges sur l’économie", aux éditions Dangles.

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  •   Après avoir vécu environs 5 ans sans utiliser d’argent, j’ai décidé de réintégrer l’argent dans mon existence et je me pose donc une question : Était-ce vraiment nécessaire de s’obstiner à vivre sans argent aussi longtemps, si aujourd’hui j’en utilise de nouveau ?

      J’aime me dire que oui. Si l’argent fait de nouveau partie intégrante de mon existence, j’ai appris à m’en passer. L’adage populaire dit qu’il faut «voir pour croire», je pense qu’il faut expérimenter pour croire et grâce à mes années de pauvreté, je sais désormais que je peux vivre bien et être heureux sans argent, c’est une réalité.
    J’ai désormais envie de l’expérimenter à plusieurs, car je sais que si nous sommes plus nombreux à le vivre, alors nous serons plus nombreux à y croire, et la vision d’un monde sans échanges monétaires sera moins utopique.

      J’ai fait la paix avec mon «ennemi»:), mais je reste convaincu que ma vie sera meilleure sans et je suis plus motivé que jamais pour trouver le moyen de m’en passer, d’où mes efforts pour la réalisation de notre éco-lieu Eotopia.

    J’ai écrit que l’argent était un cancer pour nos sociétés... C’est peut-être exagéré, peut-être pas. Quand je dis argent, je ne 4053688848parle pas de la monnaie, de l’outil d’échange, de cette promesse en papier qui n’a d’autre but que celui de satisfaire un besoin ou un désir. Je parle plutôt de l’argent comme un symbole.

    L’argent, avant d’être un outil d’échange est une mesure, il sert à définir la valeur d’un objet, d’un bien, d’un service. Et c’est cette fonction qui lui donne son pouvoir, plaçant l’argent au-dessus des considérations de chacun. La valeur d’une tomate, d’un service que nous donnons ne dépend pas de nous, ni vraiment des efforts que nous avons effectués, elle répond à une norme établie arbitrairement selon les fluctuations du marché.

    Boycotter l’usage de l’argent ne signifie pas bannir l’outil mais le système de valeur qui, par définition, créé des inégalités.
    Car Valeur = Jugement.
    Un fruit n’a pas la même valeur pour tous, suivant nos goûts, nos situations géographiques, nos désirs. Ainsi un prix sera toujours trop cher pour l’un ou bon marché pour l’autre.
    Cette valeur est en général imposée par des institutions ou des entreprises, qui, bien entendu, cherchent à favoriser leurs propres commerces. Donc, premièrement, donner une valeur à un produit est une injustice, et deuxièmement ceux qui donnent la valeur le font avec la recherche d’un profit, créant donc encore plus d’injustice.

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  • Pourquoi les banques  (Pascal CANFIN)

    2012   128 p.  5€

       « On se fait balader! » C'est le sentiment de toute la société face aux discours des banques depuis la crise de 2008. À les entendre, elles ne seraient pas responsables de la crise, n'auraient rien coûté aux contribuables, et toute nouvelle réglementation conduirait à aggraver la situation et à détruire des emplois.
      Ces arguments martelés à grands coups d'opérations de communication, Pascal Canfin les entend tous les jours en tant que député européen. Il les démonte ici un par un et nous entraîne dans les coulisses de l'Europe, où se négocient les règles supposées encadrer la finance.

      On y découvre la réalité du lobbying exercé par les banques et le vrai bilan de Nicolas Sarkozy en matière de « moralisation du capitalisme ». Dans la perspective de l'alternance en France en 2012, Pascal Canfin propose des réformes crédibles pour que le politique reprenne enfin la main sur la finance.

      Pascal Canfin, ancien journaliste économique, est député européen Europe Écologie-Les Verts, vice-président de la commission spéciale sur la crise financière. Au Parlement européen, il a négocié les lois portant sur les fonds spéculatifs, les produits dérivés, les bonus des traders, les agences de notation, etc.
    Il est à l'origine de l'ONG Finance Watch. 

      " Le livre a beau être mince, le contenu n'en est pas moins riche. Car ce sont trois livres en un que le député Vert européen propose à ses lecteurs. C'est d'abord un livre de pédagogie financière. Tous ceux qui pensent que les questions de régulation des banques et des marchés financiers sont trop compliquées pour eux trouveront ici des explications simples et directes des batailles politiques actuelles menées en Europe pour forcer les banques à prendre moins de risques, encadrer la spéculation, réguler les agences de notation, etc. 

      Mais c'est aussi un livre de propositions pour mieux réduire la probabilité de futurs dérapages et moraliser la finance. Par exemple, inclure des règles concernant la non-présence dans les paradis fiscaux et un réel contrôle des rémunérations pour obtenir une licence bancaire, séparer les banques de détail des banques d'investissement, interdire carrément certains produits financiers, instaurer une durée de détention minimale des titres financiers, taxer les profits indus de la finance, etc. On n'est pas forcé de partager toutes ces idées, mais elles permettent d'ouvrir un débat sérieux.

      Enfin, le livre est également un manifeste politique. Il ne manque pas une occasion de dénoncer les écarts entre les discours et la pratique de Nicolas Sarkozy en matière de régulation. Et il appelle à la création d'un ministère de la Réforme financière, dont on sent bien que l'auteur du livre prendrait volontiers la charge… "

     Alternatives Economiques


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  •   13e baromètre de la finance solidaire : l’épargne bancaire en forte hausse

    Vive la finance solidaire   Malgré un contexte économique et social tendu, la finance solidaire se porte bien. Sa croissance est même forte. C’est le bilan que dresse l’association Finansol dans son baromètre publié ce lundi. Autre fait marquant, l’épargne bancaire a bondi de 17% sur les 12 derniers mois. De quoi motiver les banques à se positionner sur ces placements solidaires.

        6,8 milliards d’euros, c’est l’encours atteint par la finance solidaire en 2014, selon les chiffres publiés aujourd’hui par l’association Finansol, dans son baromètre annuel. Si la progression est moins forte que l’an passé (+28% entre 2012 et 2013), les investissements dans des produits financiers à but social ont cependant augmenté de 13,6% sur un an, soit une hausse de 818 millions d’euros.

    "Des épargnants plus nombreux et fidèles", selon Finansol

      "Dans un contexte économique et social tendu, et malgré des taux d’intérêt historiquement bas, nous nous félicitons de l’évolution de la finance solidaire en 2014", commente Sophie des Mazery, directrice de Finansol. "Cela prouve que les épargnants sont de plus en plus nombreux à faire le choix de l’épargne solidaire et lui restent fidèles."

      Dans le détail, l’épargne salariale continue de porter le secteur. Elle représente 60,5% de l’encours total et progresse de 12% entre 2013 et 2014. L’épargne collectée par les entreprises solidaires augmente elle aussi de 10.4%, et représente 470 millions d’euros. Mais c’est l’épargne bancaire qui a surtout connu une croissance record l’an passé, avec une hausse de 17%, pour atteindre 2,2 milliards d’euros. "La progression sensible des encours bancaires confirme que les banques ont de réelles opportunités à saisir en commercialisant de manière plus volontariste les placements solidaires", précise encore Sophie des Mazery.

    "La dimension solidaire est un gage de succès" pour la MAIF

       C’est le cas de la BNP Paribas, présente le 13 avril dernier lors d’une réunion des acteurs de la finance solidaire à l’occasion des vingt ans de Finansol. "Pour être mieux diffusés auprès des investisseurs particuliers, les produits financiers solidaires qui sont liés à l’entreprenariat social sur lequel nous travaillons beaucoup, nécessitent une formation spécifique" explique Raphaèle Leroy, responsable des relations avec les consommateurs pour la banque de détail. "C’est pourquoi nous avons une cinquantaine de référents spécialistes de l’économie sociale et solidaire."

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      Les monnaies locales peuvent encourager la transition énergétique.

    Les monnaies locales

          Et si le sol-violette ou l'Eusko allaient plus loin ? Ces monnaies complémentaires boostent déjà l'économie du coin, et si elles soutenaient les investissements écoresponsables ? L'économiste Jérôme Blanc y croit.

     

       Le sol-violette à Toulouse, la Pêche à Montreuil (Seine-Saint-Denis), l’Eusko au Pays Basque… Une trentaine de monnaies locales complémentaires ont fait leur trou en France. Le principe est simple : on troque ses euros pour des espèces sonnantes et locales à dépenser dans les commerces de proximité. Selon le rapport remis le 8 avril à Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, ces monnaies pourraient permettre une « nouvelle prospérité ». Et si cette prospérité était aussi écologique ? A quelques mois de la COP21, les rapporteurs ont juxtaposé les contributions de deux économistes, Michel Aglietta et Jérôme Blanc, pour mettre en lumière la capacité des monnaies locales à favoriser la transition écologique. L’idée s’appuie sur des travaux antérieurs de Michel Aglietta, qui propose de donner une valeur sociale aux non-émissions de gaz à effet de serre pour booster les investissements les plus écologiques. La nouveauté arrive ensuite : Jérôme Blanc a étudié la possibilité de relier cette valeur sociale du carbone évité aux monnaies complémentaires. Objectif : soutenir localement les projets les moins polluants.

      Terra eco : Votre proposition réconcilie monnaie et développement durable. Est ce que cela signifie que la finance est incapable de promouvoir la transition énergétique ?

    Jérôme Blanc : On a manifestement un problème de financement pérenne des investissements bas carbone à cause d’une double incertitude. D’abord, les acteurs privés ne sont pas enclins à financer des projets risqués, peu rentables et dont les effets ne seront visibles qu’à long, voire très long terme. La deuxième difficulté est liée à l’humeur changeante des pouvoirs publics. Dans le passé, on a vu des dispositifs très incitatifs permettre à une industrie, comme le solaire, de se développer. Et d’un coup, cette dynamique se retrouve brisée par un changement d’agenda politique. La proposition de Michel Aglietta de donner une valeur sociale au carbone vient contrer cela pour inciter les acteurs à investir. A la différence d’un prix comme celui des droits d’émission de gaz à effet de serre, la valeur sociale ne fluctue pas en fonction du marché. Elle est fixée pour cinq ans. Ensuite, pour éviter que les gouvernants ne reviennent dessus, cette valeur est internationale et donc moins soumise aux changements politiques.

    Pourquoi avoir choisi les monnaies locales pour proposer une application de cette idée ?

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