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  • Chère lectrice, cher lecteur, 

      La Silicon Valley est une zone d’activité près de San Francisco, en Californie, qui héberge Google, Facebook, Apple, Microsoft, eBay, Yahoo!, Youtube, etc. 

    Représentation imaginaire de la Silicon Valley (vallée de la silice) qui abrite les plus grandes sociétés Internet 
       Elle porte ce nom parce que ces entreprises reposent toutes, au bout du compte, sur l’usage de puces électroniques qui sont fabriquées en silice (silicon en anglais). 
       Mark Zuckerberg (patron de Facebook), Elon Musk (patron de Tesla), Eric Schmidt (patron de Google) s’y côtoient. 
    De l’extérieur, ils semblent « tout » avoir : intelligence, argent illimité, jeunesse, pouvoir ! 

    « Stress positif »

        Leur problème, c’est l’hyperactivité qui les conduit à mener des vies déséquilibrées. 
        Beaucoup de jeunes créateurs de « start-up » travaillent dix-huit heures par jour. 
        Pour tenir, ils ont un nouveau truc : le « stress positif ». Cela consiste à s’imposer des privations physiques pour aider leur « mental » : douches glacées, jeûnes, renoncement à de nombreux aliments (céréales, sucre, alcool et même légumineuses), exercices physiques à haute intensité, imposant à leurs muscles et à leur squelette des efforts brefs et violents. 
      Le but : trouver en eux les ressources pour travailler encore plus dur, avec leur esprit comme avec leur corps. 

    Retour aux sources

    Je lisais un article à ce sujet dans la presse américaine [1]. 
    On y voit ces jeunes entrepreneurs dans des bains glacés ou en train de manger des aliments si pauvres que les stoïciens de l’époque romaine ou les moines du Moyen Âge s’y retrouveraient. 
    J’ai alors réalisé à quel point ces jeunes hyper-innovants sont simplement en train de redécouvrir la sagesse de… leurs ancêtres (et des nôtres). 

    Stoïcisme et sagesse orientale dans la Silicon Valley

    En quelques clics, je suis tombé sur les deux inspirateurs de ce nouveau mode de vie monacal. Il s’agit de : 

    • Ryan Holiday, qui a écrit plusieurs livres sur le stoïcisme, une doctrine inventée par les Grecs et popularisée par les Romains, selon laquelle l’autocontrôle et le mépris des souffrances mènent à la sagesse [2] ; 
    • Joon Yun, un investisseur de Palo Alto d’origine coréenne qui enseigne comment endurcir son corps, afin que votre stress se change en énergie positive [3]. 

    Le stoïcisme et la sagesse orientale font donc leur retour en force dans la Silicon Valley, souvent vue comme l’épicentre mondial du progrès technologique, du consumérisme et de l’hédonisme (recherche du plaisir sans entrave) !!! 

    La sobriété heureuse

        Une fois de plus, on assiste à ce « cycle éternel » d’un retour aux sources qui suit les pires excès. Au moment où la Californie arrive aux formes les plus extrêmes de l’hypermodernité et qu’on se demande comment aller encore plus loin, ceux qui sont à l’avant-garde font… un retour total en arrière. 
       Et soyez sûrs que nous allons tous être concernés par cela. 
       Il faut savoir qu’en Chine, actuellement, le nouveau président Xi Jinping fait faire à son pays un immense « bond en arrière », contre les excès de la consommation et du matérialisme extrême de ces dernières décennies. 
        Contrairement à ses prédécesseurs qui incitaient à l’enrichissement à tous crins, le nouveau dictateur impose un retour à l’austérité confucéenne (du philosophe antique Confucius [4]), nécessaire notamment pour stopper le désastre écologique de grande ampleur qui balaye l’empire du Milieu. 
        Chez nous également, on constate un retour en force des pratiques d’ascèse, de méditation, de jeûne, ainsi que des régimes plus ou moins extrêmes (végétalisme, diète paléolithique), qui sont autant une façon de soigner sa santé que de soigner (ou limiter les dégâts sur) la planète. 
        C’est donc être à l’extrême avant-garde du progrès que de retrouver la « sobriété heureuse » prêchée par Pierre Rabhi et par tant de maîtres spirituels avant lui. 
    À votre santé ! 
    JM Dupuis     sante-nature-innovation.fr>

    Sources de cet article :  

    [1https://www.cnbc.com/2018/03/01/tech-elites-embracing-positive-stress-cold-showers-extreme-diets.html
    [2] https://ryanholiday.net/
    [3] http://www.drjoonyun.com/
    [4] https://www.wsj.com/articles/why-china-is-turning-back-to-confucius-1442754000  


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  • Laurent Sacco   journaliste

    https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-pergelisol-risque-liberer-co2-quantites-gigantesques

     Né à Vichy en 1969, je suis donc un pur produit de la génération Apollo, au moment oùViking se pose du Mars et où l'on découvre Lucy. Cherchant à comprendre la conquête spatiale et son potentiel, je me suis passionné dès le collège pour la physique théorique, plus précisément la physique quantique et la théorie de la relativité, ainsi que pour la philosophie, surtout l'épistémologie et la grande question des origines de l'Univers, de l'Homme et de la place qu'il y occupe.(....)  Après un bref séjour en Inde, intéressé par Auroville, la cité utopique qui se développe avec la caution morale de l'Unesco, j'ai intégré Futura où j'ai pu donner libre cours à ma pente naturelle, foncièrement polarisée par la multi et transdisciplinarité (mathématiques,transhumanisme, etc.), décrocher des modules d'astrophysique de licence et master à l'Observatoire de Paris et rester connecté avec le monde de la recherche, du LHC àPlanck en passant par les origines de la Vie ou la naissance de la Terre.

       À cause du réchauffement climatique, le pergélisol arctique pourrait libérer, d'ici 300 ans (cumulés), 10 fois plus de gaz carbonique (CO2) que ne l'a fait l'humanité en 2016. De quoi rendre plus urgentes encore les mesures pour limiter ce réchauffement.

     Les climatologues savent bien que l'une des clés de la prédiction du climat de la Terre passe par la connaissance de toutes les sources et puits de gaz à effet de serre, c'est-à-dire des quantités de ces gaz qui peuvent être émises ou capturées au cours du temps. Ils s'interrogent par exemple à propos du méthane (CH4) qui se trouve sous forme de clathrates en bordure des océans ou encore à propos du gaz carbonique (CO2) qui peut se trouver dissous dans l'océan.

    Ce même CO(tout comme le méthane) peut s'accumuler dans les sols, y compris dans les régions arctiques. Comme ces dernières sont en train de se réchauffer, les chercheurs tentent d'évaluer à quel point cela va affecter le climat au cours de ce siècle et des prochains. Il s'agit d'éléments à prendre en compte pour évaluer au plus juste notre futur et le temps qu'il nous est donné pour effectuer une transition énergétique. Celle-ci sera basée sur l'énergie nucléaire et les énergies renouvelables si nous prenons les bonnes décisions.

     Une équipe de chercheurs, menée par Nicholas Parazoo, du célèbre Jet Propulsion Laboratory de la Nasa, à Pasadena, en Californie, vient d'ailleurs de publier un article à ce sujet dans le journal The Cryosphere. Il s'agissait d'évaluer la stabilité du carbone piégé dans les pergélisols des régions polaires en Alaska et en Sibérie. Ce travail a conduit à une découverte surprenante qui laisse penser qu'au cours des 300 prochaines années cumulées, du fait duréchauffement climatique actuel, jusqu'à 10 fois la quantité de gaz carbonique injectée dans l'atmosphère par l'activité de l'humanité en 2016 pourrait être également libérée.

      1.700 milliards de tonnes de carbone dans le pergélisol arctique

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  •                                                               2017   288 p.    19 €

       C’est un acte anodin qui lui aura presque coûté la vie. Le 27 avril 2004, Paul François, agriculteur, jette un oeil au fond d’une cuve contenant du désherbant. Gravement intoxiqué par les vapeurs du Lasso, un herbicide de Monsanto alors autorisé en France, le céréalier passe plusieurs jours dans le coma et près d’un an à l’hôpital.
    Le 10 septembre 2015, après plus de dix ans de combat, la cour d’appel de Lyon reconnaît la responsabilité de la multinationale.
       Mais cette condamnation historique, confirmant celle déjà prononcée en 2012, ne marque pas la fin de son épuisant marathon judiciaire. En juillet 2017, la cour de cassation annule l’arrêt lyonnais et renvoie son cas devant une autre cour d’appel. Alors qu’il se lance dans cette nouvelle bataille, Paul François prend la plume pour dévoiler les coulisses de son terrible combat contre la multinationale américaine.
       Déni des graves séquelles causées par le produit, tentatives de déstabilisation, violence des arguments du camp adverse, il nous livre le récit haletant d’une lutte à armes inégales.
     
       Soutenir Paul François dans son combat sur Okpal (https://www.okpal.com/fairecondamnermonsanto)

     Paul François, aujourd'hui âgé de 52 ans, est un agriculteur charentais. Anne-Laure Barret est grand reporter au JDD.

      Cpmme bon nombre d’agriculteurs lorsqu’ils ont démarré leur exploitation, Paul François a placé sa confiance dans la chimie pour le développement d’une agriculture intensive, modèle toujours en vigueur en France et dans le monde.

    "Tout bascule le 27 avril 2004 où l’agriculteur s’intoxique après avoir manipulé du Lasso, herbicide produit par Monsanto et autorisé en France. Dès lors, les combats s’engagent. D’abord en 2005, contre la Mutuelle sociale agricole pour obtenir la reconnaissance des troubles causés par l’herbicide comme maladie professionnelle. Gagné, en 2010 après cinq années de luttes difficiles. Ensuite, en 2007, contre Monsanto pour insuffisance d’information sur la dangerosité de l’herbicide. 1er round gagné, en 2012. La cour d’appel de Lyon a confirmé la responsabilité de Monsanto dans l’intoxication aux pesticides, condamnée à indemniser Paul François. Mais la société fait appel, à deux reprises, alors qu’un second verdict prononcé en 2015 la condamne coupable et l’exhorte à verser ses indemnités. Renvoyé pour la seconde fois en cours d’appel, le céréalier doit rester fidèle à ses victoires et continuer la lutte. Victoires et lutte particulièrement coûteuses, dont il nous fait part dans son dernier ouvrage paru aux éditions Fayard le 25 octobre dernier.

    Présente à ses côtés depuis le début de ses combats et notamment lors de la création de l’association Phyto-victimes dont il est aujourd’hui le président, Générations Futures renouvelle tout son soutien à Paul François pour lui permettre de remporter définitivement la bataille. Cela ne peut se faire sans vous et votre contribution."


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  • Des centaines de vidéos d’essais nucléaires classés secret-défense rendues publiques

      Vidéos sur http://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/video-des-centaines-de-videos-d-essais-nucleaires-classes-secret-defense-rendues-publiques

    Des boules de feu, des nuages en forme de champignon dévastant tout sur leur passage… Les vidéos des essais nucléaires américains qui viennent d’être rendues publiques sont effrayantes. Résultats des efforts du physicien Greg Spriggs, elles sont des données précieuses pour les chercheurs. Et elles rappellent la puissance de ces armes alors que le Prix Nobel de la paix vient d'être remis aux militants anti-armes nucléaires.

      Les images sont impressionnantes. Des centaines de vidéos jusqu’ici classées secret-défense viennent d’être publiées par le laboratoire national Lawrence Livermore (LLNL). De la boule de feu en passant par le champignon, elles montrent au ralenti les essais nucléaires réalisés par les États-Unis entre 1945 et 1962. Le pays en a réalisé plus de 210 en plein air pendant cette période.

    Préserver le patrimoine et fournir des données précises aux chercheurs

    Une soixantaine de vidéos avaient déjà été publiées en mars grâce au travail de Greg Spriggs. Le physicien spécialiste des armes vient d’en publier des dizaines d’autres le 14 décembre. Pendant des années il a fouillé dans les archives du département de l’énergie américain à Los Alamos et à numériser toutes les vidéos dont la classification "top secret" n’était plus nécessaire.

    En tout, il estime à plus de 10 000 le nombre de films représentant les 210 essais nucléaires atmosphériques. Le but est de préserver ce patrimoine historique qui se dégrade mais aussi d'exploiter des données scientifiques. "Ces vidéos aident à développer les simulations d’essais nucléaires virtuels. Depuis 1992, les États-Unis n’ont plus testé d’arme nucléaire, ces simulations sont les meilleures données", écrit ainsi Science Alert.

     "À 8h15, j’ai vu de la fenêtre un éclair blanc-bleuté aveuglant"

    Au total plus de 50 caméras enregistrant 2 400 images par seconde, disposées dans des angles différents, ont filmé chaque essai nucléaire. Hasard du calendrier, le 10 décembre dernier à Oslo, l’Ican, la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires a reçu le Prix Nobel de la paix. Lors de la cérémonie de remise des prix, ce sont des anciennes victimes de bombes nucléaires qui ont défilé.

    "Je me souviens encore vivement de ce matin-là", a témoigné une victime de Hiroshima. "À 8h15, j’ai vu de la fenêtre un éclair blanc-bleuté aveuglant. Je me rappelle avoir eu la sensation de flotter dans l’air". Les grandes puissances nucléaires, dont la France, la Russie ou encore le Royaume-Uni ont décidé de bouder cette cérémonie en envoyant, contrairement à l’usage, des ambassadeurs de second rang.

    Marina Fabre@fabre_marina     © 2017 Novethic - Tous droits réservés


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  •   Insertion

    Plus d’un jeune Européen sur dix exclu de l’emploi et des études

    Aude Martin 11/10/2017

    11,5 % des jeunes européens âgés de 15 à 24 ans ne sont ni en emploi, ni en formation. Ce sont des NEETs (neither in employment nor in education or training) dans le jargon européen. Une définition qui regroupe en réalité des situations très hétérogènes : 40 % des NEETs sont des chômeurs de courte durée – souvent des jeunes diplômés en recherche d’un premier emploi ou des jeunes qui entrent de nouveau sur le marché du travail après une reprise d’étude ou une formation – tandis que les 60 % restants sont des chômeurs de longue durée ou des inactifs qui se retrouvent durablement éloignés de l’emploi en raison de leur situation personnelle (responsabilités familiales, état de santé) ou d’un manque de qualification. Ils se retrouvent ainsi enfermés dans une phase de transition, qui peut se révéler plus ou moins longue.

    En cause, l’incapacité de la plupart des Etats à proposer aux jeunes des alternatives d’insertion

     

    Cette situation est d’autant plus préoccupante que, selon la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound), la part de cette seconde catégorie serait sous-estimée. En cause notamment, l’incapacité de la plupart des Etats européens à proposer à ces jeunes inactifs et chômeurs de longue durée des alternatives d’insertion. Découragés par la lourdeur des procédures classiques, ils finissent tout simplement par disparaître des radars. Si certains pays œuvrent d’ores et déjà pour un meilleur repérage des NEETs – via par exemple la mise en place d’un réseau de médiateurs pour la jeunesse en Bulgarie ou d’un guichet unique pour l’orientation des jeunes en Finlande –, les plus proches du marché de l’emploi restent donc surreprésentés dans les statistiques officielles.

    Par ailleurs, la proportion de NEETs augmente avec l’âge : en 2015, seuls 6 % des jeunes âgés de 15 à 19 ans n’avaient ni emploi ni formation, contre 17 % des 20-24 ans. Les jeunes femmes sont, en outre, plus nombreuses à être sans formation ni emploi que leurs homonymes masculins (12,3 % contre 11,8 % en 2015), « principalement pour des raisons familiales », précise une note publiée par le Parlement européen en mars 20171.

    6,4 milliards pour l’insertion des jeunes

    Les pays méditerranéens – auxquels s’ajoute l’Irlande – sont ceux où l’on recense la plus forte proportion de NEETs. Ils y sont de surcroît majoritairement des chômeurs de longue durée. Viennent ensuite les pays de l’Est de l’Europe, où la principale cause d’exclusion des jeunes du marché du travail et de la formation est la charge d’une famille (presque un quart des jeunes lettons ou bulgares sans emploi ni travail ont une responsabilité familiale, contre seulement 10 % des Espagnols ou Suédois). Les NEETs sont, pour finir, relativement moins nombreux dans les pays scandinaves et d’Europe de l’Ouest et y sont, en grande partie, des chômeurs de courte durée ou en reprise d’emploi.

    Jeunes exclus : la France proche de la moyenne européenne

     

    Pour endiguer ce fléau qui a pris de l’importance après la crise de 2008 – et dont le coût pour les Etats membres est estimé à 162 milliards d’euros par an, soit 1,3 % du PIB – la Commission européenne a mis en place en 2013 la Garantie européenne pour la jeunesse, dont l’ambition – à laquelle adhèrent tous les Etats membres – est de proposer à chaque jeune « une offre de qualité portant sur un emploi, un complément de formation, un apprentissage ou un stage dans les quatre mois suivant le début de leur période de chômage ou leur sortie de l’enseignement formel ».

    La Commission européenne regrette que les politiques des Etats ciblent en priorité les jeunes chômeurs, au détriment des inactifs

    Financée par le fond social européen et l’initiative pour l’emploi des jeunes (IEJ) – dotée d’un budget de 6,4 milliards d’euros – cette Garantie a déjà permis l’adoption de 132 mesures en faveur de l’emploi et de la formation des jeunes en Europe, indique la Commission européenne2. Si la part des jeunes sans emploi ni formation diminue depuis 2014, l’institution regrette toutefois que les politiques des Etats membres ciblent en priorité les jeunes chômeurs, au détriment des inactifs – qui constituent pourtant la population la plus fragile et dont l’effacement pourrait menacer, à terme, la cohésion sociale des Etats européens.

    Cet article est publié en partenariat avec la Plateforme européenne de data journalisme.

    • 1. « Qui sont les NEET ? Etre jeune sans emploi, éducation ni formation aujourd’hui », Parlement européen, mars 2017. http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/BRIE/2017/599360/EPRS_BRI(2017)599360_FR.pdf
    • 2. “The Youth Guarantee and Youth Employment Initiative three years on”, document de travail de la Commission Européenne, Octobre 2016. http://eur-lex.europa.eu/resource.html?uri=cellar:73591c12-8afc-11e6-b955-01aa75ed71a1.0001.02/DOC_2&format=PDF

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  • C’est peu connu, mais une partie des dons versés au Téléthon finance la recherche sur des chiens. Reportage dans le chenil où ont lieu les expérimentations.

    Le Téléthon a déjà fait l’objet de polémiques quant à l’utilisation médiatique des enfants malades ou encore la gestion des fonds récoltés, mais rarement concernant la recherche que l’AFM Téléthon finançait. Une partie de cette recherche utilise en effet, comme de nombreuses unités de recherche, des animaux de laboratoire, pratiquant ce qu’il est communément appelé l’expérimentation animale.

    Les dons atteignent près de 100 millions d'euros chaque année. Au total, 2 milliards d'euros ont été collectés.

    Les mouvements de protection animale, dont des associations spécifiquement anti-vivisection comme le CCE2A ou International Campaigns, connaissent une ampleur certaine depuis 2009-2010 qui n’a pas échappé aux organisateurs du Téléthon.

    Accusé par ces associations de «  financer la vivisection  », le Téléthon a choisi de reconnaître officiellement que la recherche qu’il finançait était parfois amenée à utiliser des animaux, tout en soulignant le strict respect de la législation en vigueur.

    Mais cette concession médiatique, grâce à laquelle l’AFM a pu démentir toute expérimentation occulte, ne s’est pas traduite par une véritable information transparente. En réalité, il est quasiment impossible d’en savoir plus sur ces animaux utilisés par la recherche que finance le Téléthon  : quelles espèces  ? En quelle quantité  ? Pour quels protocoles  ? A la conférence de presse de la dernière édition du Téléthon, un malaise non dissimulé face à ces questions m’avait déjà interpelée.

      Les chiens myopathes, ces invisibles

    Après plus de deux mois d’intenses échanges, j’ai enfin pu approcher les fameux chiens myopathes qui servent à la recherche sur la myopathie de Duchenne. Les associations de protection animale connaissent leur existence, mais possèdent très peu d’informations sur le traitement qui leur est réservé.

    Sur le site du laboratoire qui les utilise, seules quelques photos des membres du laboratoire avec un chien dans les bras sont présentes [nous n’avons pas souhaité nommer le labo pour ne pas exposer son personnel à d’éventuelles attaques personnelles, hélas courantes, ndlr].

    Le choix de cette absence de communication est simple : « Vous comprenez, on ne peut pas montrer ça aux gens  », m’explique un animalier, alors que je rentre pour la première fois dans le chenil des chiens myopathes, situé dans l’un des bâtiments de l’école vétérinaire de Maisons-Alfort.

    Des chiens cobayes dans le chenil
    Des chiens cobayes dans le chenil - DR

    Montrer comment s’effectue la recherche irait à l’encontre même des objectifs du Téléthon et surtout de sa méthode  : l’impact émotionnel. Les chiens ne peuvent plus s’alimenter, et vivent donc avec une sonde pour être nourris, ils ont des difficultés respiratoires et motrices très lourdes. Certains chiots ressemblent déjà à des robots et ne font quelques pas qu’au prix d’un essoufflement accablant. Cette réalité occultée par l’AFM Téléthon, dont les affiches sont présentes dans les couloirs du chenil, est très dure à supporter.

    « J’aimerais pas être à leur place »

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  •   La grande escroquerie du téléthon.

    Le professeur Testard dénonce une escroquerie.   décembre 2008                

        C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis. Le professeur Marc Peschanski, l’un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu’on fait fausse route. On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine définition de l’homme" : Jacques Testard, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la reproduction, "père scientifique" du premier bébé éprouvette français, et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour "une science contenue dans les limites de la dignité humaine", dans une interview accordée à Médecines-Douces.com.

       Testard écrit aussi sur son blog : "Les OGM sont disséminés sans nécessité puisqu’ils n’ont pas démontré leur potentiel et présentent des risques réels pour l’environnement, la santé et l’économie. Ils ne sont donc que des avatars de l’agriculture intensive qui permettent aux industriels de faire fructifier les brevets sur le vivant. Au contraire, les essais thérapeutiques sur les humains sont justifiés quand ils sont la seule chance, même minime, de sauver une vie. Mais il est contraire à l’éthique scientifique (et médicale) de faire miroiter des succès imminents des uns ou des autres. Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique (qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM) affirment que « ça va finir par marcher  », et ont su créer une telle attente sociale que la « mystique du gène » s’impose partout, jusque dans l’imaginaire de chacun. Le succès constant du Téléthon démontre cet effet puisqu’à coups de promesses toujours réitérées, et grâce à la complicité de personnalités médiatiques et scientifiques, cette opération recueille des dons dont le montant avoisine celui du budget de fonctionnement de toute la recherche médicale en France. Cette manne affecte dramatiquement la recherche en biologie puisque le lobby de l’ADN dispose alors du quasi monopole des moyens financiers (crédits publics, industriels, et caritatifs) et intellectuels (focalisation des revues, congrès, contrats, accaparement des étudiants…). Alors, la plupart des autres recherches se retrouvent gravement paupérisées - une conséquence qui paraît échapper aux généreux donateurs de cette énorme opération caritative…"

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  •  

    11 octobre 2017

    http://sortirdunucleaire.org/France-Anomalie-generique-Le-refroidissement-des-reacteurs-ne-sera-plus-assure-en-cas-de-seisme-impor

       Le 11 octobre 2017, l’exploitant des centrales nucléaires françaises a annoncé une anomalie générique de niveau 2 : en cas de séisme, les tuyauteries des stations de pompages qui assurent l’apport en eau nécessaire au refroidissement des réacteurs ne tiendront pas. Mal entretenues, corrodées, elles ont perdu en épaisseur, et donc en résistance. Selon l’annonce de l’exploitant 20 réacteurs sont concernés. Mais si on y regarde d’un peu plus près, c’est la moitié du parc nucléaire français qui perdrait totalement ou partiellement la possibilité de refroidir les réacteurs. Quelques jours après l’annonce d’EDF, l’ASN publie un communiqué de presse et l’IRSN une note d’information qui viennent préciser un peu ce qu’a communiqué l’exploitant. En effet, ce sont bien au moins 29 réacteurs qui sont concernés. Et en effet, l’origine du problème vient de la corrosion et de la rouille qui a rongé les tuyaux, de fait d’un manque d’entretien. En cas de perte totale de refroidissement, la fusion de ces réacteurs ne pourra pas être évitée, ce qui s’était passé à Fukushima, avec les conséquences que l’on connait.

    Il y a quelques mois, le 20 juin 2017, l’exploitant des centrales nucléaires françaises annonçait une anomalie générique de niveau 2 affectant 20 réacteurs : en cas de séisme, les ancrages des diesels de secours ne tiendront pas (http://sortirdunucleaire.org/France-Anomalie-generique-des-20-reacteurs-de-1300-MWe-les-systemes-auxiliaires-des-diesels-de-secours-ne-tiendront-pas-en-cas-de-seisme), avec pour conséquence la perte d’alimentation électrique des réacteurs. Il s’agissait à la fois de problèmes de conception génériques et de problèmes locaux liés à un mauvais état ou à un mauvais montage des ancrages des systèmes auxiliaires. Les centrales de Belleville, Cattenom, Flamanville, Golfech, Nogent, Paluel, Penly et Saint-Alban étaient concernées.

    Moins de 4 mois plus tard, le 11 octobre, EDF annonce une nouvelle anomalie générique toute aussi grave pour la sûreté, affectant aussi 20 réacteurs : cette fois-ci, ce sont les tuyauteries des stations de pompage qui ne résisteront pas en cas de séisme. Sachant que les stations de pompage permettent d’approvisionner en eau le système de refroidissement des réacteurs, la conséquence serait donc une perte totale de refroidissement de ceux-ci. Les réacteurs concernés sont ceux de Belleville (1 et 2), Cattenom (1, 2, 3 et 4), Chinon (B3 et B4), Cruas (1 et 4), Dampierre (1, 2, 3 et 4), Golfech (1 et 2), Nogent-sur-Seine (1 et 2) et Saint-Laurent-des-Eaux (B1 et B2). En cas de séisme "de référence" [1], les tuyauteries se rompraient, entrainant l’inondation de la station de pompage, ce qui rendrait impossible le refroidissement du réacteur.

    Mais si on y regarde d’un peu plus près, ces défauts (dus selon EDF à des épaisseurs de tuyauteries trop faibles) touchent plus de réacteurs que les 20 annoncés. En effet, pour 9 autres réacteurs EDF a démontré la tenue au séisme, mais sans pouvoir garantir qu’il n’y aurait pas d’inondation des stations de pompage (Cruas 2 et 3, Paluel 3 et 4, Saint-Alban 1et 2, Tricastin 1, 3 et 4). Et Paluel 2 est toujours en cours de contrôle, on ne sait donc pas ce qu’il en est pour ce réacteur à l’arrêt depuis la chute d’un de ses générateurs de vapeur lors de son remplacement en mars 2016. Cette anomalie générique de niveau 2 concerne donc au moins la moitié du parc nucléaire français.

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  • 20/09/2017

    Christian Chavagneux   Éditorialiste
    https://www.alternatives-economiques.fr/

     

    La romancière ultralibérale Robin des Bois (https://www.alternatives-economiques.fr/greve-roman-de-lultraliberalisme/00079816)qui faisait « la charité avec des richesses qui ne lui appartenaient pas, en distribuant des biens qu’il n’avait pas produits ». L’auteure de La Grève aurait été satisfaite des annonces fiscales de notre gouvernement car, comme l’explique de manière très « aynrandienne » Bruno Lemaire, le ministre de l’Economie et des Finances dans Le Monde daté du 19 septembre, « c’est une rupture complète avec ce qui a été fait depuis trente ans, où l’on redistribuait de l’argent avant de créer des richesses ».

    Fini Robin des Bois ! Si le gouvernement, veut « alléger les prélèvements sur le capital », en clair supprimer des impôts sur l’épargne des riches, c’est pour favoriser les entrepreneurs, ces êtres supérieurs chez Ayn Rand, seuls à même de faire avancer le monde et qu’il faut favoriser fiscalement « pour financer notre économie, c’est-à-dire l’investissement et l’innovation, donc les emplois de demain » détaille le ministre. La baisse des impôts d’aujourd’hui fait les investissements de demain et les emplois d’après-demain, les présidences Chirac et Sarkozy nous ont déjà fait le coup : on a vu ce que ça a donné sur le chômage.

    Haro sur les pauvres

    Le projet de budget du gouvernement prévoit d’exonérer de l’impôt sur la fortune les patrimoines financiers, pour un coût budgétaire de 3 à 3,8 milliards d’euros de recettes perdues selon les estimations. Et de mettre en œuvre une taxation forfaitaire de l’ordre de 30 % des revenus des placements financiers (intérêts, dividendes, plus-values), une baisse drastique, pour un coût estimé entre 1,5 milliard (gouvernement) et 4 milliards (OFCE).

    Coût total, donc, de 4,5 à 8 milliards d’allégements d’impôt par an pour les plus fortunés puisque les deux tiers des ménages dont le patrimoine est supérieur à 2 millions d’euros détiennent des placements financiers contre 2 % seulement de ceux dont le patrimoine est inférieur à 7500 euros.

    Coût total : de 4,5 à 8 milliards d’allégements d’impôt par an pour les plus fortunés

    Pour ceux-là, l’essentiel de l’épargne est détenu sur leur livret A, les trois quarts en ont un. Le taux de rémunération du livret est fixé par une formule dont le résultat indiquait qu’il fallait le porter en août dernier de 0,75 % à 1 %. Mais le gouvernement a décidé de geler ce taux pour deux ans au moins. L’inflation sera sûrement plus élevée, ce qui signifie que la valeur des plus petites épargnes sera rognée. De combien ? Avec une inflation à 1 %, le manque à gagner sur les 250 milliards d’euros de Livret A, sur 2 ans, induit une perte de 1,2 milliard, minimum pour les Français du bas de l’échelle. Si, comme notre confrère de Mediapart Laurent Mauduit, vous prenez en compte tous les livrets dont le taux est indexé sur celui du livret A, vous arrivez à 2,3 milliards de perdus, par an !

    Micmac logement

    Mais c’est pour la bonne cause, explique le gouvernement. L’argent du livret A va à la Caisse des dépôts et consignations qui le prête pour financer le logement social dont les coûts de financements vont baisser. Donc les loyers réclamés seront moins chers et les moins favorisés retrouveront ainsi du pouvoir d’achat.

    Il est indéniable que les organismes HLM vont pouvoir emprunter moins cher pour construire des logements sociaux. Mais ces logements seront construits dans combien de temps ? Avec quelle baisse de loyers, sachant que la dette du logement social est remboursée grâce au paiement des loyers ? Coût immédiat, bénéfices lointains et aléatoires.

    Pour les moins fortunés : un coût immédiat, des bénéfices lointains et aléatoires

    De plus, seules 60 % des sommes collectées vont vers le logement social, le reste demeure dans les mains des banques qui vont y gagner avec un taux d’intérêt plus faible à servir à leurs clients. Un gain, selon Laurent Mauduit, de 1,7 milliard d’euros.

    Bilan provisoire de la réforme de la fiscalité de l’épargne financière des Français : 4 à 8 milliards de pouvoir d’achat en plus pour les plus fortunés (qui l’épargnent en majorité), un peu plus de 2 milliards de perdus pour le bas de l’échelle, un gain important pour les banques. Ce que Bruno Le Maire appelle « faire entrer le pays dans le XXIe siècle ». Ce serait plutôt « retour vers le XIXe »


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  • Ces ONG persécutent des tribus indigènes sur leurs terres ancestrales « au nom de la nature »

      http://dailygeekshow.com/ong-pygmees-afrique/

    « Comment allons-nous survivre ? La destruction des tribus du bassin du Congo au nom de la conservation ? ». Telle est la question soulevée par le rapport du mouvement Survival International. Le document pointe une certaine responsabilité du côté de WWF et de WCS, deux grandes ONG que l’on connaît et qui gèrent les aires protégées de la région.
     

    UN RAPPORT ACCABLANT

    L’association Survival International défend les droits des peuples autochtones. Elle est, selon ses dires, la seule organisation exclusivement consacrée à la défense des peuples autochtones du monde entier. Ils les aident à défendre leurs vies, protéger leurs terres et déterminer leur propre avenir.

    Les deux ONG visées par ce mouvement, WWF (World Wildlife Fund : Fonds mondial pour la nature) et WCS (Wildlife Conservation Society) jouent un rôle de premier plan dans la mise en œuvre des politiques de protection de la nature des gouvernements locaux et reçoivent pour cela d’importants financements. La gestion des aires protégées leur est ainsi directement confiée et, avec elle, celle des milices anti-braconnage, qui se montrent violentes à l’encontre des Pygmées.

    UNE RÉGION SOUS TENSION

    Ce rapport démontre que ces victimes, dans le Bassin du Congo, ne sont pas de victimes isolées. Les témoignages de Pygmées rassemblés par l’ONG Survival International font la lumière sur les violences infligées aux peuples des forêts pour les tenir à distance des aires naturelles protégées, entre 1990 et 2016, notamment au Cameroun.

    Au cours de cette période, une dizaine de parcs nationaux ont été créés dans cette région et où se trouve une biodiversité riche, une des plus importantes au monde. Certaines couvrent des superficies immenses de plus de 100 000 km² et ont été dessinées en absorbant les terres où vivaient des milliers de Baka et de Bayaka, des peuples vivant au Cameroun.

    « Ils ont fouillé ma maison (…) ils ont pris la machette sous mon lit et m’ont menacé : « Nous allons te trancher la gorge ! » »

    Ainsi, on apprend que des violences corporelles, des menaces, des humiliations et des destructions de campements ont été commises contre ces peuples autochtones qui vivent dans les forêts humides du sud-est du Cameroun. Ils seraient entre 40 000 et 70 000 et dépendent entièrement des ressources forestières pour leur subsistance.

    Si Survival International a souhaité sortir ce rapport c’est parce que le mouvement estime qu’il était plus efficace de poursuivre la bataille au grand jour en prenant l’opinion à témoin. Ce rapport en est donc la preuve incontestable.


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                                                                 2017  112 p.  13,90 €

        Sous la présidence de François Hollande, la France a battu des records en matière d’exportation d’armement. Elle est redevenue le troisième vendeur d’armes au monde, derrière les États-Unis et la Russie.
      160 000 personnes travaillent dans ce secteur, l’un des rares à prospérer aujourd’hui. 40 000 postes supplémentaires devraient être créés dans les deux prochaines années.
      Les artisans de ce succès, discrets par nature, se confient auprès de l’auteur : des commerciaux, des ingénieurs, des fonctionnaires, des élus, des diplomates, des militaires… Ils expliquent les raisons de ce commerce. Exporter des armes assure d’avoir les moyens d’équiper convenablement les forces françaises. Pourtant, cela conduit également à des dérives : liaisons dangereuses avec des pays autoritaires, circulation d’armes incontrôlée, corruption…
      L’industrie de l’armement reste un sujet d’experts. L’auteur nous explique ici avec clarté quels sont les enjeux et les rouages de cette industrie, tout en déconstruisant les fantasmes et les idées reçues. L’ouvrage se découpe en cinq parties : 
      -Qui sont les vendeurs d’armes français ? 
      -La place de l’industrie de l’armement dans l’État français. 
      -Export : les bons amis de la France marchande d’armes. 
      -Les dérives de ce business.
      -L’industrie sert-elle encore à équiper l’armée française ou les expéditions de l’armée française servent-elles les intérêts de l’industrie?

       Romain Mielcarek est un jeune journaliste d’investigation qui appartient à une génération peu frileuse et n’a pas encore eu le temps de raisonner en termes de carrière ni intégrer le mot « compromission » dans son vocabulaire. Une qualité indispensable pour appeler un chat un chat dans ce monde particulièrement opaque. Indépendant et spécialiste des questions de défense et de relations internationales, il collabore régulièrement avec RFI, le magazine spécialisé DSI et l’hebdomadaire La Vie. Il mène en parallèle une thèse en sciences de l’information et de la communication à l’université de Strasbourg, au sujet de l’influence de la communication militaire sur le récit médiatique

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  • 2017    1340 p.   19 €

    Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?
    Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustrations se répand-il partout ?
    Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?
    Qui est John Galt ?

    Extrait

    « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s’abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s’il avait mené une course d’endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s’était abattue sur lui d’un coup, le terrassant sur son bureau. Il n’avait plus qu’un désir : ne plus bouger. Il n’avait plus la force d’éprouver quoi que ce soit – pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l’étincelle dont il avait besoin, maintenant qu’il se sentait incapable de se relever ? Il s’interrogea : Qui lui avait donné l’impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s’asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
    (2017-03-30) 

    « La grève », le roman de l’ultralibéralisme

      https://www.alternatives-economiques.fr//greve-roman-de-lultraliberalisme/00079816

    En 1957, Ayn Rand publie La grève. Ce livre, qui offre aux ultralibéraux une justification morale à l'accumulation effrénée d'argent, dévoile aussi leur nature profondément égoïste.

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  • Attac France

    21 ter rue Voltaire
    75011 PARIS     France     12/07/2017

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  •    En Syrie, en Afghanistan, au Darfour ou encore au Nigéria, le changement climatique a agi comme un multiplicateur de menaces dans l’émergence des conflits, selon plusieurs rapports récents. Et son rôle pourrait être de plus en plus déterminant à l’avenir. Pour en mesurer tous les effets, la France s’est dotée d’un observatoire hébergé au sein de l’Iris, l’Institut de relations internationales et stratégiques.

        Par conception Alvarez   © 2017 Novethic - Tous droits réservés (04 mai 2017)

        "Le changement climatique ne crée pas de terroristes, mais il aide à instaurer un environnement dans lequel les terroristes peuvent opérer plus librement"
    iStock - Zabelin

     

     Le changement climatique contribue à créer des conditions favorables au terrorisme et au crime organisé. C’est la conclusion d’un récent rapport (https://www.climate-diplomacy.org/publications/insurgency-terrorism-and-organised-crime-warming-climate) mené par un think tank allemand, Adelphi, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères allemand. Intitulé "Insurgence, terrorisme et criminalité organisée dans un monde réchauffé", il montre comment le réchauffement agit comme un "multiplicateur de menaces" et "converge avec d’autres risques (pénurie de ressources, croissance démographique…)" pour accroitre l’éclatement d’une crise, voire d’un conflit armé.  

    "Le changement climatique ne crée pas de terroristes, mais il aide à instaurer un environnement dans lequel les terroristes peuvent opérer plus librement", notent les auteurs de l’étude. "Il augmente la pression sur des gouvernements fragilisés permettant aux groupes terroristes de prospérer et détruit les moyens de subsistance rendant les personnes plus vulnérables au recrutement", précisent-ils.

    L’eau utilisée comme une arme de guerre

    Le rapport revient sur quatre cas : Boko Haram dans la région du lac Tchad, l’État islamique en Syrie, les Talibans en Afghanistan et le crime organisé au Guatemala. Dans la région du lac Tchad, de sévères sécheresses ont provoqué un rétrécissement du lac - il est passé de 25 000 km² avant 1973 à 2 000 km² aujourd’hui - privant les populations locales d’une ressource essentielle. Ajouté à la surexploitation des sols et à la croissance démographique, ce phénomène a plongé les populations dans une extrême pauvreté, facilitant ainsi le contrôle de la région et le recrutement par le groupe terroriste Boko Haram. 

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  •    Le mardi 25 avril prochain aura lieu l’audience du procès en diffamation du Dr Christian Vélot contre le journaliste Anton Suwalki qui a dénigré en des termes violents et péjoratifs son action contre les OGM. Dans cette histoire, toute l’équipe du CRIIGEN (autour du Pr Gilles-Eric Séralini) est vent debout pour défendre l’un de ses plus éminents représentants.
     


       Vous pouvez vous rendre au procès et soutenir Christian Vélot. L'audience aura lieu à 13H30 à la 17ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris (4 Boulevard du Palais sur l’île de la Cité). Plus d’infos sur www.criigen.org


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  • L’adieu au chômage

    04/04/2017  http://www.alternatives-economiques.fr//ladieu-chomage/00078338

     

     

    Chaque semaine retrouvez la plume de Kanar, qui propose un dessin de presse.


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  • Kanar 15/03/2017

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  • Edition spéciale      Newsletter SPECIALE de Michel DOGNA

    ALERTE !
    NOUVELLE CATASTROPHE NUCLEAIRE 
    EN NORVEGE – UN FUKUSHIMA BIS ?
    Silence des grands médias…

    Le 12 mars, nous avons appris (par la bande) que la Norvège contamine toute l'Europe avec de l'iode 131 radioactive depuis plusieurs semaines (on évoque même fin octobre ?).
    Un accident nucléaire sur le réacteur de recherche atomique de Halden en est à l'origine. Le risque de contamination des populations du nord et jusqu'à la France n'est pas négligeable notamment pour les enfants et adolescents.

    Les autorités norvégiennes comme françaises pratiquent la rétention d'informations (comme d’habitude). Le cœur de réacteur atomique expérimental serait, comme à Fukushima, hors de contrôle... De l'hydrogène radioactif s'accumulerait dans son enceinte. L'exploitant et l'équivalent de notre ASN procèdent à des rejets radioactifs dans l'atmosphère pour éviter l'explosion et la catastrophe atomique européenne. 

    La Norvège exploite 4 réacteurs de recherche à Kjeller : NORA (activé en 1961, arrêté en 1967), JEEP I (activé en 1951, arrêté en 1967), JEEP II (activé en 1966) et à Halden : HBWR - Halden Boiling Water Reactor (activé en 1959) à la frontière suédoise, une ville d'environ 30.000 habitants et de 640 km2.

    C'est depuis janvier 2017 qu'à été détectée une présence anormale d'iode 131 dans l’air ambiant en Europe. Ce radionucléide artificiel, émetteur de rayonnements bêta et gamma, de période dite courte de 8,02 jours (c’est à dire d'une durée de contamination effective d'au moins... une année) se fixe sur la thyroïde. Les nourrissons et très jeunes enfants, ainsi que les adolescents, y sont particulièrement sensibles concernant leur croissance.

    C'est un des produits de fission les plus redoutés lorsqu'il est relâché dans l'environnement. Très mobiles car volatiles, les isotopes radioactifs de l’iode se dispersent puis se déposent un peu partout, puis sont captés par les feuilles des végétaux, puis absorbés par les racines, puis ingérer par les animaux ou les humains qui consomment alors des aliments contaminés.

    La teneur en iode 131 doit être surveillée dans la chaîne alimentaire durant plusieurs semaines, le temps que ce radioélément cesse d'irradier. Des contrôles de radioactivité du lait et des végétaux sont primordiaux en particulier les légumes à grandes feuilles comme les épinards et les laitues. L'eau doit être également surveillée, d'autant que très radioactif, l'iode 131 va voir sa radioactivité divisée par 1.000 tous les 80 jours seulement. Autrement dit la quantité d’iode 131 est divisée par 2 tous les 8 jours, par 2.500 tous les trimestres et il faut attendre une année pleine pour qu'il n’en reste plus trace dans les aliments.

    LAXISME ET LANGUE DE BOIS

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  •  L’aventure coloniale : une honte pour le pays, un handicap pour son économie Guillaume Duval 17/02/2017

      http://www.alternatives-economiques.fr/laventure-coloniale-une-honte-pays-un-handicap-economie
     
    L´aventure coloniale : une honte pour le pays, un handicap pour son économie
       Après le désastre des guerres napoléoniennes, ce qui avait permis à la France de retrouver son rayonnement et sa puissance sur la scène mondiale, c’est pour l’essentiel son empire colonial. Des premières aventures coloniales françaises, essentiellement américaines, il ne restait quasiment plus rien à la fin du règne de Napoléon Bonaparte : le Canada et l’Inde étaient devenus britanniques et la Louisiane avait été vendue aux Américains. C’est à partir de 1830 que la France reconstruisit un vaste empire, essentiellement en Afrique, mais aussi en Indochine.

    Au moment de son apogée, l’empire français comptera 106 millions d’habitants soit un peu plus d’un habitant de la planète sur vingt

    A son apogée, au moment de la grande Exposition coloniale de 1931 à la Porte Dorée à Paris, il comptera 106 millions d’habitants, dont 41 seulement en métropole, soit un peu plus d’un habitant de la planète sur vingt. Le drapeau français flottait alors sur 13 millions de km2 soit 8,6 % des terres émergées. L’empire français restait certes très loin derrière l’empire colonial britannique qui comptait, en 1939, 450 millions d’habitants répartis sur 33 millions de km2 mais il faut se souvenir que, en 1930, les Etats-Unis eux-mêmes ne comptaient jamais que 122 millions d’habitants pour 10 millions de km2. Grâce à son empire colonial, la France continuait donc, en théorie du moins, à jouer dans la même cour que les Américains, devenus à la faveur de la guerre de 1914-1918 la nouvelle puissance mondiale dominante.

    C’est probablement la conquête de l’Algérie, de 1830 à 1857, qui illustre le mieux l’avilissement qu’a signifié pour le pays des droits de l’homme sa volonté de se doter à tout prix d’un empire colonial. En 1830, l’Algérie comptait en effet entre 3 et 5 millions d’habitants selon les estimations. En 1871, il n’en restait plus que 2,1 millions… Alexis de Tocqueville écrit en 1841 de retour d’Algérie : « Pour ma part, j’ai rapporté d’Afrique la notion affligeante qu’en ce moment nous faisons la guerre d’une manière beaucoup plus barbare que les Arabes eux-mêmes. C’est, quant à présent, de leur côté que la civilisation se rencontre1. »

    « Nous tirons peu de coups de fusil, nous brûlons tous les douars, tous les villages, toutes les cahutes » le général Bugeaud

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  • Des champignons pour nettoyer les déchets radioactifs

     

    Des champignons pour nettoyer les déchets radioactifs
    Gomphidius glutinosus est un champignon commun en forêt qui peut concentrer des taux de césium 137 radioactif jusqu'à plus de 10 000 fois les taux normaux de radiation. (Bernd Haynold/Wikimedia Commons)

    Lorsque des scientifiques russes ont envoyé un robot dans le réacteur nucléaire de Tchernobyl en 2007, la dernière chose qu’ils s’attendaient à trouver était de la vie. À l’intérieur des zones les plus irradiées du cœur du réacteur nucléaire fondu se trouvait un groupe de fungi commun, des moisissures noires, poussant sur les murs de la cuve.

    Ces moisissures poussaient dans l’un des environnements les plus hostiles de la planète, avec des niveaux de radiations assez élevés pour tuer une personne en quelques minutes. Mais ces fungi ne se contentaient pas de se développer, ils prospéraient.

    Un chercheur de l’Albert Einstein College of Medicine à New York, Arturo Casadevall, a enquêté sur ces moisissures résistantes et a aidé à identifier différentes espèces. Elles partagent tous une caractéristique distincte : elles contiennent des pigments de mélanine sur leur surface.

    La plus intéressante était peut-être une espèce courante de moisissure noire, la Cryptococcus neoformans. Ce fongus ne contient normalement pas de mélanine, mais lorsqu’il est exposé à des niveaux de radiation 500 fois supérieurs à la normale, il commence à produire de la mélanine en 20 à 40 minutes.

    Le Cryptococcus et d’autres espèces croissent plus vite dans des environnements fortement irradiés qu’ils ne le font à des niveaux normaux de radiation. Le travail de Casadevall a permis de découvrir que les fungi utilisent la mélanine pour capturer l’énergie émise par le rayonnement ionisant, à la manière des plantes utilisant la chlorophylle pour capturer la lumière du soleil.

    Les niveaux de radiation sur Terre ont été dans le passé bien plus élevés qu’ils ne le sont aujourd’hui. De grandes quantités de spores fongiques ont été découvert dans des dépôts de la période du Crétacé inférieur, une période où s’est passé une extinction massive des végétaux et des animaux.

    Une cause possible de cette extinction de masse serait que le champ magnétique de la Terre se serait affaibli. Cela aurait permis une radiation cosmique et solaire dans notre atmosphère, excessive pour la plupart des formes de vie.

    Mais ce qui a dû être un fléau pour la majorité de la vie sur Terre pourrait avoir été une aubaine pour les fungi contenant de la mélanine.

    Ces champignons amateurs de radiations, rassemblés sous le terme scientifique de « mycètes radiotrophes », pourraient avoir de nombreuses applications. En 1987, sur le site de la catastrophe de Tchernobyl, de la graphite fortement contaminée et utilisée pour refroidir le réacteur s’est vue être décomposée par des espèces encore inconnues de fungi.

    De nombreuses espèces de fungi sont également capables de concentrer différents métaux lourds. Après la fusion du cœur du réacteur de Tchernobyl, les cueilleurs de champignons de toute l’Europe ont été avertis de ne pas récolter et manger certaines espèces de fungi qui pourraient concentrer de fortes concentrations suite aux retombées radioactives.

    Gomphidius glutinosus est un champignon commun en forêt qui peut concentrer des taux de césium 137 radioactif jusqu’à plus de 10 000 fois les taux normaux de radiation. Pour une région ayant été contaminée par le césium mortel, comme la région du réacteur nucléaire de Fukushima au Japon, une solution pourrait être de répandre des spores de ces espèces de fungi. Il suffirait ensuite de récolter les champignons lorsque les capsules radioactives apparaîtront à leur surface.

    Utiliser des fungi pour nettoyer des déchets radioactifs ou d’autres types de déchets est une technique émergente connue comme la mycoremédiation, et promet d’être bien moins coûteuse que d’autres méthodes concurrentes.

    Version anglaise : Radiation-Loving Fungi Can Remove Toxic Waste


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  • Quel est le problème ?

    http://ethique-sur-etiquette.org/

    Une mondialisation non-régulée

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       La plupart des vêtements que nous achetons en France sont fabriqués à l’autre bout du monde via des filières de production complexes et ramifiées. Un jean par exemple, entre la culture du coton et la mise en vente dans nos magasins, peut parcourir 65000 km, soit une fois et demi le tour de la planète.

       Dans une logique de profit à court terme, les multinationales ont délocalisé leur production vers des pays où le coût de la main d’œuvre est faible et les droits sociaux quasi inexistants. Dans ces pays, les États ouvrent leurs frontières sans demander de contrepartie. Cette mondialisation non-régulée a permis aux multinationales de multiplier leurs filiales et sous-traitants, et de s’enrichir au détriment d’une main d’œuvre bon marché et vulnérable.

       Sous-traitants sous pression
       Pour gagner des parts de marché, marques et distributeurs se livrent une concurrence agressive sur les prix, qui se traduit par une pression énorme sur leurs fournisseurs et sous-traitants, prêts à enfreindre la loi pour répondre aux exigences des donneurs d’ordre. Dans les ateliers de production les conditions d’hygiène et de sécurité sont déplorables et les accidents fréquents. Les ouvriers, en grande majorité des jeunes femmes, travaillent plus de 12 heures par jour, six jours sur sept, sans compter les heures supplémentaires non rémunérées. Quand ils existent, les contrats de travail respectent rarement la loi. Les travailleurs ne bénéficient bien souvent d’aucune protection sociale et touchent parfois des salaires inférieurs au minimum légal dans le pays. Ils sont embauchés ou licenciés sans formalité, en fonction des besoins de production. Harcèlement, pratiques disciplinaires et amendes diverses sont légion.

    " Mon superviseur m’aurait passé un savon s’il m’avait trouvé assise pour quelques minutes, sur les 10 heures où je travaillais debout [...] Cela m’arrivait régulièrement de travailler de 7 heures du matin jusqu’à 6 heures le matin suivant […]." Emelia Yanti, ouvrière indonésienne.

    Et alors qu’il ne saurait y avoir de progrès en matière de justice sociale sans liberté syndicale ni droit d’organisation collective, de nombreux travailleurs sont encore privés de ces droits fondamentaux. 

    Des droits humains au travail

    Pour tous les travailleurs partout dans le monde

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      Adoptée en 1948, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme est le fondement du droit international relatif aux droits humains. C’est la première reconnaissance internationale du fait que les droits fondamentaux sont des droits universels, inaliénables, inhérents à la personne humaine. Ils garantissent la dignité et le respect de la vie de chaque individu.

      Dans la « famille » des droits humains, les droits économiques, sociaux et culturels (DESC) recouvrent un ensemble d’aspirations humaines fondamentales : se loger, se nourrir, avoir accès à l’éducation, à un système de santé, etc. Le droit à un travail digne est l’un d’entre eux. Tout travailleur doit se voir respecter ses droits fondamentaux au travail issus des normes internationales qui définissent des principes universels tels que l’interdiction du travail forcé, la non-exploitation des enfants, la liberté syndicale ou le respect d’une durée maximale du travail. Ces droits concernent tous les travailleurs, pour tout type de travail, partout dans le monde. Ils sont inscrits, promus et protégés par plusieurs textes internationaux, élaborés dans le cadre des Nations Unies au fur et à mesure des progrès de l’industrialisation, de la mondialisation et de l’accroissement de la libération des échanges, pour assurer une protection égale pour tous.

    Les conventions de l’OIT
    Fondée en 1919, l’Organisation internationale du Travail (OIT) est une agence des Nation-Unies. Elle a pour mission de promouvoir les droits fondamentaux au travail, de favoriser la création d’emplois décents et de promouvoir le dialogue social dans (...)
     
    Le PIDESC
    En 1966, l’Assemblée Générale des Nations unies adopte un Pacte International relatif aux Droits Économiques, Sociaux et Culturels (PIDESC), qui vient préciser la définition et l’étendue des DESC reconnus dans la Déclaration universelle de 1948 et leur (...)
     
    Les principes directeurs des Nations Unies
    En juin 2011, le conseil des droits de l’Homme des Nations Unies adoptait ce texte qui représente une avancée non négligeable pour protéger les droits humains des violations qui résulteraient de l’activité des entreprises. (...)

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  • Je gagne moins en CDI qu'au chômage : en grève de la faim, je veux vivre de mon travail

     Modifié le 12-02-2017

    Avatar de Aurélie B.

       Par Aurélie B.   Auxerroise  http://leplus.nouvelobs.com/contribution/

        LE PLUS. Depuis le 6 février, Aurélie B., 27 ans, a débuté une grève de la  faim devant la mairie d'Auxerre. Mère de deux enfants, elle a créé une page Facebook pour défendre le "droit à vivre de son travail". Elle a fait le calcul : elle gagne moins aujourd'hui en CDI que lorsqu'elle n'avait pas d'emploi et touchait davantage d'aides sociales. Témoignage.

    Édité et parrainé par Rozenn Le Carboulec

     

     Aurélie a entamé une grève de la faim le 6 février 2017, devant la mairie d'Auxerre (Aurélie B.)

    En tant que femme et mère de deux enfants, je pensais avoir le droit de vivre de mon travail. Visiblement non. Depuis le 6 février, je suis en grève de la faim pour dénoncer un système d’aides sociales totalement injuste et incompréhensible : mon mari et moi gagnons moins d’argent en CDI que lorsque nous étions sans emploi. En conséquence, j’ignore aujourd'hui totalement comment je vais finir le mois.

    Il ne nous reste quasiment plus rien pour vivre

    Pour nous deux, tout a changé en septembre dernier. Mon mari, qui était étudiant, puis à mi-temps, est devenu clerc de notaire pour environ 1.190 euros par mois. Mon travail à temps plein dans une boulangerie à Auxerre me rapporte quant à lui 1.140 euros. Si nous arrondissons, nous vivons donc à deux avec 2.400 euros net par mois. Or, nous touchions davantage lorsque nous n’étions pas en CDI.

    Je viens en effet d’apprendre que les frais de remboursement de la Caisse d'allocations familiales (CAF) pour la garde de nos deux enfants, de six et bientôt deux ans, par une assistante maternelle, allaient passer de 690 à 290 euros. Or l’assistante maternelle nous coûte 1.000 euros par mois !

    Une fois que l’on a déduit cette somme de nos revenus, en plus du loyer à 677 euros et de toutes les factures et charges courantes (EDF, téléphone...), des 250 euros d'assurances, du crédit étudiant de mon mari de 260 euros, il ne nous reste quasiment plus rien pour vivre. J’ai fait le calcul : à partir du mois prochain, nous devrons nous nourrir avec seulement une trentaine d’euros par mois, contre 800 quand je ne travaillais pas et que mon conjoint était à mi-temps.

    On me dit que je devrais arrêter de travailler

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  • 114 p.    2015    15,50 €

      Éric Fottorino  passe son enfance à Bordeaux et suit ses études à La Rochelle, d'abord au Lycée Fénelon puis à Faculté de Droit d'où il sort avec une Licence, envisageant un temps de s'engager dans une carrière d'avocat ou de magistrat. Après La Rochelle, Éric Fottorino intègre l'Institut d'Études Politiques (IEP) de Paris et s'intéresse dès lors au journalisme. En 1981, il envoie au journal Le Monde une tribune sur l'article 16 de la Constitution qui sera aussitôt publiée. L'année suivante il commence à travailler comme journaliste pigiste pour Libération puis à La Tribune de l'Économie (1984-85). En 1986 il entre au Monde où il effectuera dès lors toute sa carrière.a passé vingt-cinq ans au journal Le Monde qu'il a dirigé de 2007 à 2010. Il est cofondateur de l'hebdomadaire Le 1. 

       Photographies de Raymond Depardon.   Né à Villefranche-sur-Saône, le 6 juillet 1942, il est un photographe, réalisateur, journaliste et scénariste français. Considéré comme l'un des maîtres du film documentaire, il a créé l'agence photographique Gamma en 1966 et est membre de Magnum Photos depuis 1979.


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     2016     443 p.   19,90 €

      Dans un usage métaphorique l'expression "Du goudron et des plumes" évoque l'indignation ou provoque la vindicte publique. C'est sans nul doute ce qu'inspire le deuxième tome des Délits d'élus de Philippe Pascot.
       Condamnés pour trafic d'influence, impliqués dans des affaires de mœurs, pour avoir truqué des marchés publics ou confondu leur compte en banque avec celui de la collectivité qu'ils administrent...

       Le comportement des 600 élus concernés dans cette enquête exigeante, témoigne d'un côté sombre de notre vie citoyenne et nous alerte sur le manquement de plus en plus choquant d'une partie de nos élus, à incarner le devoir de probité et d'exemplarité indispensable à notre vie démocratique.
       Au delà de ce constat, Philippe Pascot propose des pistes pertinentes contre ce fléau et encourage chacun de nous à plus de vigilence.

    " Le bottin mondain des élus condamnés : un inventaire à la Prévert des déboires de la classe politique française. " LE POINT

    " Tous pourris nos élus? Une enquête qui vient contredire un certain nombre d'idées reçues sur la probité de nos élus locaux. " LE FIGARO

    " De quoi s'interroger sur le système politique français ; pour la plupart de ces condamnés, ils sont encore aux manettes ! " SLATE.FR

    " Une enquête particulièrement utile dans notre démocratie élective et remarquable d'exhaustivité ! " POLITIQUE MAGAZINE   

        Dans son précédent ouvrage "Pilleurs d'Etat" (2015, 309 p.  19,90 €) il nous a entrainé à la découverte de ce que nos élus cachent sous le tapis de leur exemplarité affichée et de leur moralité élastique quand elle touche à leurs privilèges.
       Il a démontré à travers des faits concrets que le système lui-même, dans son immobilisme calculé, ne peut donner naissance qu'à des dérives illicites ou légales mais toujours totalement immorales ! Si tous les élus ne sont pas pourris, beaucoup sont complices...
       Cet ouvrage recense tous les abus légaux dans lesquels se vautre sans vergogne la classe politique française : salaires exorbitants, exonération d'impôts, retraites douillettes, passe-droits et autres petits arrangements entre amis, le tout dans le cadre d'une loi faite sur mesure et qu'ils connaissent sur le bout des doigts.
       Des faits et des actes révoltants, mis à jour sans concession mais sans esprit partisan, dans le seul but du droit à l'information pour tous.

       Une interview de l'auteur:   https://www.youtube.com/embed/3i6d_KzN6pA

        Maire adjoint d'Évry auprès de Manuel Valls puis conseiller municipal, ancien conseiller régional, Chevalier des Arts et des Lettres, Philippe Pascot a 25 ans de vie politique derrière lui et a fréquenté la plupart des élus politiques de premier plan. Il milite pour une transparence totale de l'exercice politique et est engagé dans de nombreux combats de société (gaz de schiste, dons d'organes, création d'un orchestre philarmonique dans la banlieue de Kinshasa)

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    La Lettre de Médecine du Sens n°97

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  •    2014    280 p.    18 €      

          Nous sommes des enfants de l'Aide sociale à l'enfance. Des parents, nous n'en avons pas. Ou cassés, hors-service parental. Normalement, l'Etat est cet ami qui nous veut du bien, nous donne des parents d'appoint pour remplacer les nôtres. Normalement, l'enjeu, c'est notre bonheur. Mais nous sommes des cas sociaux : dans notre monde, "normalement" n'existe pas.

       Nous ne sommes que des dossiers plus ou moins épais, du papier corrompu à chiffonner et à jeter. A force, nous devenons des bêtes sauvages. Moi, j'ai décidé de me battre, de faire mentir les statistiques, de m'en sortir.

      C'est cet itinéraire à travers la violence que j'ai voulu raconter, pour en montrer les issues de secours".
       Placé à sa naissance et ballotté pendant dix-huit ans de foyers en familles d'accueil, Lyes a traversé l'enfer des enfants livrés aux mains maladroites de l'Etat. Aujourd'hui, Lyes travaille pour le SAMU social.


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                                                                 2016      333p.     29 € 

        La loi du 9 février 2015, dite "loi Abeille", marque une étape dans l'appréhension juridique de l'exposition aux ondes électromagnétiques. La connaissance des règles applicables et l'exercice des droits se trouvent entravés par la complexité technique et juridique de l'interaction du droit national, du droit européen et de la soft law.  
       L'ambition de cet ouvrage destiné aux avocats, aux décideurs politiques, aux médecins, au milieu associatif, et au grand public, est de présenter de façon concise mais exacte les questions juridiques à la lumière des données scientifiques et techniques : Comment et par qui les limites réglementaires d'exposition ont-elles été définies ? Comment l'exposition doit-elle se mesurer dans un cadre amiable ou dans un cadre contentieux ?
      Comment le juriste doit-il recevoir les avis sur les effets des champs électromagnétiques sur la santé ?  
      Qu'est-ce que l'hyperélectrosensibilité en droit ?
      Quelles sont les règles relatives à l'installation et au démantèlement des antennes-relais et lignes électriques ? 
      Comment le consommateur et le salarié peuvent-ils être protégés, sur le marché et dans l'entreprise ?  

       Olivier Cachard agrégé des Facultés de droit, est professeur à l'Université de Lorraine. Doyen honoraire de la Faculté de droit de Nancy, il est membre de l'Institut François Gény, et de l'Académie Lorraine des Sciences. Il a été invité dans de nombreuses universités étrangères. Il est avocat à la cour d'appel de Metz.


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  •                                                              2014     224 p.     17 €

        Stéphanie Gibaud, spécialiste du marketing et de la communication, a travaillé à l'ambassade des États-Unis à Paris et au Racing Club de Lens avant de rejoindre UBS. En poste chez UBS France, elle a notamment joué un rôle décisif en dénonçant les pratiques d'évasion fiscale et de blanchiment de fraude fiscale en bande organisée d'UBS AG (Suisse) avec la complicité d'UBS France. Le 10 septembre 2015, elle est nominée pour le Prix Sakharov 2015, au coté de deux autres lanceurs d'alerte, Edward Snowden et Antoine Deltour.  

     " L'ordre, cet ordre inconcevable, claque encore dans sa tête, presque six ans après les faits. « Je vous demande de détruire tous vos fichiers ! Il y a eu une perquisition dans les bureaux du directeur général. Vous allez me faire disparaître tout ce qu'il y a dans vos dossiers, les noms des clients, ceux de nos chargés d'affaires. Tous vos fichiers ! Effacez-les de votre disque dur ! Dépêchez-vous ! »

      Ce mercredi 25 juin 2008, Stéphanie Gibaud n'est encore que la « petite » responsable du marketing événementiel de la filiale française de la banque suisse UBS. Une salariée dévouée parmi d'autres, qui ne compte pas ses heures pour organiser réceptions et tournois de golf pour les très riches clients ou les prospects de l'établissement financier.

      Employée modèle, embauchée en 1999, elle est alors bien loin de se douter qu'elle va se retrouver mêlée à une incroyable affaire d'évasion fiscale présumée de la France vers la Suisse. Et que l'injonction de sa supérieure hiérarchique – à laquelle elle refusera de se plier – sera le point de bascule de sa vie professionnelle et privée.

      Celle-ci décidera de son entrée en « résistance » dans ce drôle de monde des « lanceurs d'alerte », ces salariés qui, confrontés à la fraude ou à la corruption, ou au soupçon, décident, un jour, de dénoncer les pratiques de leur entreprise, au prix de leur carrière et de leur tranquillité d'esprit..... "

      En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/06/et-stephanie-gibaud-entra-en-resistance_4361320_3234.html#9eUog9JELL5CeSHq.99  

    Pourquoi moi, lanceuse d'alerte, je dois quitter mon appartement

    • 24 mars 2016       Par STEPHANIE GIBAUD
    • Blog : Le blog de STEPHANIE GIBAUD  https://blogs.mediapart.fr/stephanie-gibaud/blog/
    En juin 2008, j'ai refusé de détruire des données concernant les clients de mon employeur de l'époque, la banque UBS. J'ignorais alors que ma vie « normale »  allait voler en éclats. Aujourd'hui, le gouvernement promet de mieux prendre en compte le statut des lanceurs d'alerte. Mais la réalité est toute autre : personne ne nous protège.

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  •                                                             2014    113 p.   15 € 

      Charles COHLE:  Comment je suis passé du loser au hacker

    J’ai commencé à passer ma vie sur Internet il y a une dizaine d’années. Ce fût d’abord par passion, et maintenant par obligation professionnelle. Dans le cadre de mes business, j’ai rencontré plus de gens malhonnêtes que vous n’en rencontrerez jamais sur le web. Du simple escroc nigérien, au manipulateur toxique qui cherche à détruire… par pur plaisir.

    Peut-être comme vous, j’ai longtemps été convaincu que la psychologie classique ne s’appliquait pas à Internet. Je pensais par exemple qu’il était impossible de détecter le mensonge sur Internet à cause de l’anonymat et des écrans qui nous séparent des autres.

    Lassé de subir Internet au lieu de le dominer, j’ai décidé de m’attaquer au problème en exploitant toutes les règles du jeu. Au cours de ces 5 dernières années, j’ai développé des outils de « hacking social » pour chacun de mes besoins personnels.

    Je suspecte quelqu’un de me mentir ? J’ai une technique pour obtenir la vérité. Je veux devenir ami avec telle personne sur Facebook ? J’ai une solution pour y arriver. Je veux espionner et pister tel individu ? Je sors ma « boite à outils », j’ai ce qu’il me faut à l’intérieur.

    Apprenez à espionner, analyser et manipuler les gens sur Internet. Comme un véritable espion.

    Le web est devenu un gigantesque annuaire que chacun s’obstine à mettre à jour en y publiant ses photos,
    ses humeurs et ses opinions. Malheureusement, la confidentialité sur le web c’est comme l’écologie : tout le monde sait que c’est important, tout le monde y pense, mais personne ne fait d’efforts.

    Au lieu de rabâcher une énième fois les bonnes pratiques de confidentialité sur Internet, l’auteur a pris le parti de vous expliquer comment exploiter la négligence des gens qui utilisent Internet. Comme le disait
    Napoléon : « la meilleure défense, c’est l’attaque ».

    Vous apprendrez à exploiter des failles techniques et des failles humaines dans l'optique de manipuler, de pister et d’espionner vos cibles à la manière d’un détective privé. Un chapitre entier est dédié à la manipulation mentale sur Internet.

    Voila pourquoi 95% des gens sont des victimes sur Internet

    Tout le monde possède un ordinateur mais 95% des gens subissent Internet plus qu’ils ne le maîtrisent. Ce livre s'adresse à vous si vous avez  vécu l’une de ces situations récemment :

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