• Une récompense pour une chercheuse de haut niveau soucieuse de transférer les connaissances scientifiques au plus grand nombre.

     

    Qui est Ana SOTO?

    Madame Anne Souyris, Adjointe à la Maire de Paris chargée de la santé et des relations avec l’AP-HP, remettra le 1er juillet, la médaille Grand Vermeil à Ana SOTO, Professeure de Biologie à l’Université Tufts de Boston. La Ville de Paris lui remettra cette distinction afin de l’honorer pour son rôle pionnier dans la découverte de la perturbation endocrinienne.

      La notion de Perturbateurs Endocriniens (PE) a été forgée à l’issue de la rencontre de Wingspread tenue du 26 au 28 juillet 1991 à l’initiative de Theo Colborn, à l’époque responsable scientifique du WWF USA. Cette rencontre qui a réuni 20 autres scientifiques représentant 15 disciplines scientifiques, dont Ana Soto pour la biologie, a débouché sur une déclaration de consensus qui a ouvert la voie à une des plus grandes découvertes de la biologie contemporaine.

      Le rôle d’Ana Soto dans la déclaration de Winspread a été central. Elle en a été une des rédactrices. Ses recherches menées en partenariat avec Carlos Sonnenschein s’inscrivent dans le cadre plus général de la carcinogénèse (processus de formation des cancers).

      Ana Soto a été l’une des pionnières à approcher le cancer comme un problème de développement en postulant, avec le Professeur Carlos Sonnenschein (Tufts University School of Medicine), la théorie du champ d’organisation tissulaire de la carcinogenèse (La société des cellules, Syllepse, 2006).

      En distinguant la professeure Ana Soto, Paris récompense une carrière scientifique exemplaire, tout entière consacrée à la progression des connaissances scientifiques mais aussi au transfert de ces connaissances dans la société. Elle affirmerait ainsi sa volonté de peser de tout son poids pour contribuer à une meilleure protection de la santé humaine et la santé de l’écosystème.

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  • [Infographie] Les vidéos en ligne émettent autant de CO2 qu'un pays européen

    C'est une pollution peu visible mais pourtant bien réelle. Les vidéos en ligne ont émis, en 2018, 300 millions de tonnes de CO2, soit 1 % des émissions mondiales. Les plateformes comme Netflix ou Amazon Prime sont particulièrement pointées du doigt, leurs émissions équivalent à celles du Chili. Mais elles ne sont pas les seules responsables : les contenus pornographies, les vidéos sur Youtube et sur les réseaux sociaux sont aussi en cause. 

    Les videos en ligne polluent autant que l espagne   Le succès de séries, comme Stranger Things en photo (diffusé sur Netfix), a aussi son coût en matière d'émissions de CO2.  @Netflix

    Vous pensiez ne pas polluer en regardant, assis sur votre canapé, une vidéo sur Netflix ou Amazon Prime ? C’était sans compter le think tank Shift Project qui vient de publier un rapport intitulé "Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne". Selon les calculs de l’organisme, le visionnage des vidéos en ligne a généré en 2018 plus de 300 millions de tonnes de C02 soit autant de gaz à effet de serre que l’Espagne, représentant ainsi près de 1 % des émissions mondiales.

    Il faut dire que le chemin parcouru par la vidéo est énergivore. Elle est d'abord stockée dans des centres de données, des data centers, qu'il faut refroidir. L'information est ensuite acheminée jusqu'à nos écrans par des réseaux et des serveurs, sans oublier les box à domiciles. Cela représente de grandes quantités d'électricité dont la production est émettrice de CO2.

    Video en ligne la pollution invisbile 3

     Pornhub, Netflix, Amazon, Youtube... des plateformes polluantes

    Au total, un cinquième de l’impact carbone du numérique provient des vidéos en ligne. Or le numérique représente déjà 4 % des émissions de CO2 mondiale soit autant que le secteur aérien et son impact devrait doubler d’ici 2025. "Tandis que la contrainte climatique impose une baisse drastique des émissions mondiales de gaz à effet de serre dans les prochaines années, le numérique accroît sa consommation d’énergie de 9 % par an", note le Shift Project.

    Les plateformes comme Netflix ou Amazon Prime sont particulièrement montrées du doigt. Elles hébergent des vidéos responsables de 34 % de l’impact carbone du streaming et 7 % des émissions de GES global du numérique, soit autant que les émissions du Chili. Juste derrière, on trouve les contenus pornographiques hébergés sur Pornhub ou YouPorn, représentant 27 % de la pollution du streaming. Au total, la pornographie émet 80 millions de tonnes de CO2, l’équivalent du secteur de l’habitat en France. Youtube et les sites du genre représentent 21 % de cette pollution suivie de près par les vidéos sur les réseaux sociaux (18 %).

    Réduire le poids des vidéos, le design des plateformes

    Pour réduire l'impact des vidéos, le Shift project défend une sobriété numérique. Maxime Efoui-Hess, auteur de l'étude, évoque une réduction du poids numérique des vidéos. Cela passe par une baisse de la résolution ou du volume et d'une adaptation du design des plateformes. Des modifications importantes qui peuvent réduire les émissions de CO2 conséquemment. 

    Et pour cela, chaque usager peut agir. Le think tank a ainsi publié un guide pour réduire le poids d’une vidéo (https://theshiftproject.org/guide-reduire-poids-video-5-minutes/) de 60 % à 90 % et ainsi diminuer leur impact carbone. Et pour vous rendre compte de votre consommation électrique et des émissions de gaz à effet de serre associées, The Shift Project conseille d’installer l’extension de navigateur "Carbonalyser".(https://theshiftproject.org/carbonalyser-extension-navigateur/)

    Marina Fabre, @fabre_marina   © 2019 Novethic - Tous droits réservés

    Pour aller plus loin

    [Vidéo] Lilo, le Google responsable et solidaire

    C'est l'alternative responsable à Google. Lilo, moteur de recherche français, reverse la moitié de ses bénéfices à des projets sociaux et environnementaux. En prime, les données des utilisateurs ne sont pas enregistrées et les data centers sont alimentés aux énergies renouvelables.

    Pollution numérique : l'impact sur l’environnement n'est pas virtuel

    Le développement du numérique portait la promesse de dématérialiser nos activités. Et donc de réduire notre impact sur la planète. Mais c’était sans prendre en compte le bilan carbone du secteur et de l'informatique, loin d’être virtuel. Il représente d’ores et déjà 2% des émissions de gaz..;


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  • [Infographie] Les Objectifs de développement durable de l'ONU soulignent aussi les inégalités en France

    Les 17 objectifs de développement durable (ODD) sont souvent vus comme un sujet de pays en développement, mais la France est bien concernée. Dans un rapport publié en mai dernier, des associations ont passé les grandes inégalités sociales, environnementales et économiques en revue au prisme de ces objectifs. Un panorama utile à l’heure où le gouvernement a fait de la lutte contre les inégalités une des priorités du G7 qu’il préside cette année.

    Inegalites iStock francescoch        Les inégalités s’aggravent en France et sont présentes dans l’ensemble des structures sociales, politiques, économiques qui régissent notre société.
    @francescoch

     

    Le constat est sans appel. "Les inégalités s’aggravent en France et sont présentes dans l’ensemble des structures sociales, politiques, économiques qui régissent notre société", affirme le rapport "Remède à l'inégalo-scepticisme" de 17 ONG (1) coordonnées par 4.D et Wecf France. Elles ont évalué les inégalités en France au regard des objectifs de développement durable (ODD), une série de priorités mondiale fixée par l'ONU en 2015. 

    Des inégalités qui se superposent et se renforcent

    Les inégalités sont loin de se cantonner au seul domaine économique et ont un caractère multidimensionnel. "Inégalités de revenus, inégalités sociales, inégalités politiques et inégalités environnementales se superposent et se renforcent, conduisant les plus vulnérables dans une spirale inégalitaire dont ils peinent à s’extraire", indique le résumé du rapport. Une logique globale soulignée par la référence aux 17 Objectifs de développement durable de l’ONU, que la France s’est engagée à atteindre - comme les autres pays du monde - en 2030.

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  • Quand ce ne sont pas les entreprises du BTP qui prélèvent de l’eau, d’autres font valoir leurs besoins immédiats pour refroidir les centrales électriques ou améliorer le rendement des équipements hydroélectriques. Au total, le secteur industriel consomme un quart de l’eau douce disponible en France. Le plus gros utilisateur est l’agriculture avec la moitié de l’eau consommée, et un pic à 80% lors des trois mois d’été [5]. Le reste de l’eau douce est traitée pour devenir de l’eau potable.

    Barrage de Caussade : l’illustration d’une fuite en avant

    A l’aune des sécheresses et pénuries d’eau qui se profilent, ce qui se joue autour du barrage de Caussade, dans le Lot-et-Garonne, illustre une forme de fuite en avant. Et annonce les tensions futures, voire les conflits ouverts, autour de la gestion des ressources en eau. Cette retenue de 920 000 m3, dont la construction est en train de s’achever, va bénéficier à une vingtaine d’exploitations agricoles. Dès 2015, un audit ministériel sur les politiques de l’eau et de la biodiversité fait état « des tensions fortes dans le département » en raison des besoins en irrigation. Ses auteurs s’inquiètent de « l’opposition offensive de la profession agricole aux politiques et polices environnementales, devenue agressive, voire anxiogène à l’endroit de ceux qui les portent ». En dépit des réserves émises par l’Agence française pour la biodiversité et le Conseil national de la protection de la nature, la préfecture publie en juin 2018 l’arrêté d’autorisation du lac de Caussade.

    Alors que deux associations, France nature environnement (FNE) et la Sepanso, contestent devant la justice l’arrêté préfectoral, l’ensemble de la zone est défriché et plus de 3000 m2 de zone humide sont détruits. Début octobre 2018, un courrier des ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique estiment le projet illégal car « pas compatible avec le schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux », ce qui amène la préfète à retirer l’autorisation le 15 octobre. Malgré la plainte déposée par la préfecture de région, la chambre d’agriculture dirigée par le syndicat « Coordination rurale » poursuit les travaux qu’elle finance entièrement, pour environ un million d’euros. A l’heure où nous écrivons ces lignes, la digue est construite et le barrage commence à se remplir... Le tout avec des fonds publics.

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    « Des arrêtés sécheresse sont publiés, mais il n’y a plus personne pour contrôler les prélèvements »

    Le barrage de Caussade « ne répond en rien à la problématique locale, qui est de partager la ressource de la manière la plus juste, pour l’ensemble des habitants d’un territoire où l’eau manque régulièrement » dénonce FNE, qui voit là un « racket de l’eau ». Il y a « des départements où les règles de gestion de l’eau ne sont plus respectées depuis des années par les chambres d’agriculture. Des arrêtés sécheresse sont publiés mais il n’y a plus personne pour contrôler les prélèvements. Caussade est révélateur d’une situation dégradée dans un département », alerte la vice-présidente de l’association, Florence Denier-Pasquier.

    Un arrêté préfectoral a bien été publié le 2 mai, enjoignant la chambre d’agriculture locale à détruire sous trois mois la retenue d’eau construite sans autorisation, et à consigner dans un délai de dix jours « la somme de 1 082 000 euros correspondant aux travaux et opérations de suppression de l’ouvrage » [6]. Pourtant, depuis cette date, la retenue d’eau est toujours en place et les comptes de la chambre d’agriculture n’ont pas fondu. Entre temps, le gouvernement a publié une nouvelle instruction à destination des préfets qui vise à relancer les « projets de territoire pour la gestion de l’eau ».

    Les projets de territoire, un outil pour une meilleure gestion des ressources ?

    Les « projets de territoire » sont le fruit d’une longue bataille qui commence en 2011. A l’époque, Nicolas Sarkozy annonce un plan de 100 millions d’euros pour la création de nouvelles retenues d’eau et l’allègement des contraintes administratives. Au même moment, un rapport officiel montre que, sans intervention publique, les retenues d’eau « sont d’une rentabilité économique incertaine » [7]. Mais aucune stratégie et vision de long terme pour gérer les ressources en eau ne voit le jour.

    Tout change au gré des valses des ministres de l’Écologie. En 2012, Delphine Batho impose un moratoire sur les aides au financement des retenues d’eau. Un an plus tard, son remplaçant, Philippe Martin, rouvre les vannes de l’irrigation et des financements publics. Puis en 2015, Ségolène Royal y ajoute des conditions : insérer ces retenues d’eau dans ces fameux « projets de territoires » qui prennent « en compte l’ensemble des usages de l’eau ». Le stockage de l’eau pour les besoins des agriculteurs est donc autorisé, mais après des concertations et l’étude des alternatives. Entretemps, le drame du barrage de Sivens, dans le Tarn, a marqué les esprits, avec la mort de Rémi Fraisse, illustrant les premiers conflits qui opposent les défenseurs des zones humides comme biens communs aux agriculteurs qui souhaitent les transformer en retenues d’eau artificielles pour leur usage privé.

    « Les lobbys sont en action partout »

    Un premier bilan de ces projets de territoires est conduit en septembre 2018 par les ministères de l’Écologie et de l’Agriculture [8]. Le résultat est plus que médiocre. Sur la soixantaine de projets recensés, moins de cinq ont été validés et mis en œuvre. Lourdeur de la construction du schéma d’aménagement et de gestion de l’eau, longueur des procédures administratives, contentieux... Les agriculteurs irrigants y voient « une procédure supplémentaire qui viendrait ralentir encore l’adoption de décisions qu’ils estiment urgentes ».

    Le projet de territoire reste néanmoins « un bon outil d’animation locale s’il est bien au service d’une démarche de co-construction », et pas seulement pour aller chercher des subventions, estime le rapport. Problème : les lobbys de l’irrigation sont à la manœuvre pour, justement, tenter de décrocher le plus de financements publics possibles, aux dépens de la concertation et d’un usage équitable des ressources en eau en fonction des besoins.

    « Les lobbys sont en action partout pour vendre des projets multi-usages avec 95 % en irrigation et les 5 % restants pour la salubrité », explique Florence Denier Pasquier, experte du droit de l’eau. « On habille le multi-usages pour maquiller le fait que c’est essentiellement un besoin d’irrigation. » Elle constate une poussée permanente des lobbys pour surdimensionner les prélèvements en eau, y compris dans les territoires qui en manquent. Cela leur permet d’obtenir davantage de financement des agences de l’eau ce qui, dénonce Florence Denier-Pasquier, est « un dévoiement de l’utilisation des finances publiques ».

    Faire entendre les voix de tous les usagers

    Comment faire en sorte que d’autres voix soient entendues dans la gestion commune de l’eau ? C’est tout l’enjeu du dialogue citoyen mené actuellement par le département de Haute-Garonne, dans le cadre du projet de territoire "Garonne-amont". La concertation est menée dans un climat « de fortes tensions climatiques et sociales concernant des projets de gestion de l’eau qui, par le passé, ont été mal conçus et conflictuels » souligne Jean-Stéphane Devisse, directeur associé de Médiation et environnement, en charge de la coordination du groupe local Garonne Amont. « Sivens, Charlas [du nom d’une grosse retenue d’eau qui n’a finalement pas été construite du fait des oppositions, ndlr] et Caussade sont trois noms qu’il faut éviter de prononcer ! »

    Pour éviter un public d’habitués, un panel citoyen est tiré au sort. 3000 courriers ont ainsi été adressés à des résidents du territoire tirés au sort, au prorata du nombre d’habitants par communes, leur demandant s’ils souhaitaient participer au dialogue citoyen. 150 ont répondu spontanément. « Nous avons fait en sorte que ce panel soit le plus équilibré possible du point de vue de la parité, de la diversité géographique, des catégories socio-professionnelles, des classes d’âge », précise Jean-Stéphane Devisse. Leurs niveaux de connaissance sur les fleuves et rivières étant très différents, des sessions ont été organisées sur le fonctionnement des cours d’eau. D’ici début juillet, ce panel devra rendre un avis écrit, nourri de leur variété de profils, à la maitrise d’ouvrage qui devra transformer leurs recommandations en actions concrètes.

    « Étudier au préalable toutes les alternatives »

    En parallèle, des ateliers thématiques plus classiques sont organisés, un site internet a été mis en place pour recueillir des contributions et des rencontres avec les habitants sont initiées par la médiation environnementale. « Une synthèse de tout ce qui a été dit et écrit, que ce soit lors des ateliers ou en ligne, sera produite et va nourrir considérablement l’acteur public pour prendre sa décision », résume David Prothais, qui conseille les collectivités françaises dans l’organisation de concertations [9]. « Il y a une chose que le panel a parfaitement comprise, c’est que les petites économies d’eau ne suffiront pas », complète Jean-Stéphane Devisse. « Et ce n’est pas une retenue comme celle de Caussade qui est à la hauteur de l’enjeu. »

    « Le stockage de l’eau ne peut pas nous sauver de tout, confirme Florence Denier-Pasquier. Si on fait des ouvrages, il faut étudier au préalable toutes les alternatives » Il apparait essentiel que des études hydrologiques poussées sur l’état des ressources soient réalisées en amont. S’interroger sur les modèles et les pratiques agricoles est également incontournable (notre article). Les collectivités locales ont aussi un rôle majeur à jouer pour lutter contre l’imperméabilisation des sols. « Face à des acteurs qui veulent s’affranchir de toute concertation, l’État doit prendre ses responsabilités prévient Florence Denier-Pasquier. Si on continue la course à l’eau, cette course à l’appropriation, les guerres de l’eau vont se multiplier. »

    Sophie Chapelle

    A lire sur le sujet : (sur Basta!)
    - Face au réchauffement climatique, des agriculteurs montrent la voie d’une irrigation responsable
    - Un grand projet de réservoirs d’eau sert les intérêts de l’agriculture intensive au mépris de l’avenir des rivières
    - L’urgence d’une agriculture qui ne gaspille plus les ressources en eau

    Notes

    [1] Voir le rapport réalisé par le comité de bassin Adour Garonne

    [2] Évalué entre 200 et 250 millions de mètres cube.

    [3] « L’augmentation de la température de l’eau induit de nombreuses conséquences dont la diminution de l’oxygène dissous, l’augmentation de l’eutrophisation et des proliférations d’algues, la modification de la matière organique naturelle, la métabolisation plus rapide et intense des micro-polluants ou encore l’amplification de l’écotoxicité » (extrait du plan d’adaptation au changement climatique du bassin Adour-Garonne).

    [4] Haute-Garonne : 2854 hectares ; Ariège : 939 ha ; Hautes-Pyrénées : 1745 ha.

    [5] L’eau et son droit, rapport annuel du Conseil d’État 2010, page 26. Un diagnostic réalisé sur le bassin versant de la Garonne confirme que l’irrigation y représente les deux tiers de l’eau consommée.

    [6] Cet arrêté ordonne la remise en état des terrains d’ici à un an et demi, la cessation des travaux (à défaut, une astreinte de 500 euros par jour sera appliquée), des mesures conservatoires, telle que la prise de mesures nécessaires pour cesser la mise en eaux. Source.

    [7] « Faut-il subventionner la création de réserves d’eau pour l’irrigation ? », rapport du Cemagref pour l’Onema, avril 2011. (http://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers16-07/010051779.pdf)

    [8] Consulter le rapport ici. (https://ged.fne.asso.fr/silverpeas/LinkFile/Key/00d6f197-a132-468e-8725-7ebc50fe71aa/Rapport%20cellule%20expertise%20projets%20territoires%20juin%202018.pdf)

    [9] Le comité de pilotage composé de quatre conseils départementaux (Haute-Garonne, Ariège, Gers, Hautes-Pyrénées), de l’État, de la Région Occitanie, ainsi que de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, rendra une décision à l’automne 2019 pour garantir le projet de territoire de gestion des eaux.


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  • En Equateur, un jugement a été rendu en faveur des Waorani, qui ne verront pas l'industrie pétrolière entrer sur leurs terres.

    Les indigènes waorani en Equateur ont remporté vendredi 20 avril 2019 une première bataille judiciaire contre l'industrie pétrolière, avec un jugement qui suspend son entrée sur leurs terres en Amazonie et pourrait compliquer l'exploitation d'autres gisements d'hydrocarbures dans le pays.

    Au terme de deux semaines de délibéré, un tribunal pénal de Puyo (centre) a validé un recours intenté par cette tribu pour être protégé contre le projet du gouvernement d'ouvrir 1800 km2 de leur territoire à l'exploitation pétrolière. Les juges ont déterminé que ce projet attentait au droit constitutionnel des peuples à l'autodétermination et à être consultés sur l'extraction de ressources non renouvelables dans leur habitat.

    Le tribunal a enjoint à l'Etat de mener une nouvelle consultation publique conforme aux exigences de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme, qui siège à San José, la capitale du Costa Rica. Le jugement peut faire l'objet d'un appel des ministères concernés, ceux de l'Energie et de l'Environnement, ainsi que du ministère public. Dans ce cas, la cour d'appel de la province de Pastaza serait saisie.

    Le sous-sol appartient à l'Etat

    Dans cette affaire, le gouvernement équatorien assure qu'il a toutes les autorisations requises par la loi, grâce à une enquête publique réalisée en 2012. Cependant, les plaignants estiment qu'elle ne s'est pas faite dans les règles, avec des fonctionnaires arrivés par avion qui avaient rapidement obtenu l'assentiment des populations grâce à des arguments trompeurs, de la nourriture et des rafraîchissements.

    Les Waorani, forts de quelque 4800 membres, sont propriétaires d'environ 8000 km2 de jungle, une petite partie de l'Amazonie équatorienne. La loi reconnaît leur souveraineté, cependant le sous-sol appartient à l'Etat. L'exploitation du pétrole est un des piliers de l'économie équatorienne depuis les années 1970. Elle a laissé des traces de destruction bien visibles dans la forêt: saccage de vastes superficies, sources d'eau contaminées, montagnes de déchets, disparition de la faune.

    Le groupe argentin Tecpetrol avait exprimé son intérêt pour le projet en question, appelé «bloc 22», avant de se désister faute de réserves suffisantes et en raison des risques qu'il comportait. Le jugement constitue «un précédent important pour l'Amazonie», a estimé l'avocate des plaignants, Lina Maria Espinosa, qui a estimé que d'autres peuples de la région pourraient prendre exemple sur le combat des Waorani.

    D'après le site droitinternational.ek.la


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  •  

    Notre-Dame : pourquoi la générosité des milliardaires et des multinationales pose question.

    https://www.bastamag.net/Notre-Dame-pourquoi-la-generosite-des-milliardaires-et-des-multinationales-pose

    par Olivier Petitjean 17 avril 2019

    Notre-Dame : pourquoi la générosité des milliardaires

        Environ 700 millions de dons ont déjà été promis par plusieurs grandes fortunes et multinationales pour financer les réparations et reconstructions nécessaires suite au dramatique incendie qui a frappé la cathédrale parisienne, l’un des monuments les plus visités d’Europe. Ces dons, les ristournes fiscales dont ils pourraient bénéficier et les contreparties dont ces généreux donateurs pourraient profiter, font polémique. L’occasion de faire le point sur les questions et controverses que suscite le mécénat culturel prisé par les grandes fortunes françaises.

     Photo : Rémi Mathis via Wikimedia Commons   

      Après le spectaculaire incendie de Notre-Dame, les grandes fortunes et grands groupes français n’ont pas perdu de temps pour offrir leurs services. Bernard Arnault, PDG de LVMH, a promis 200 millions d’euros pour la rénovation du monument, de même que L’Oréal (propriété de la famille Bettencourt). La famille Pinault (groupe Kering) et le pétrolier Total ont annoncé 100 millions d’euros, l’afficheur JCDecaux 20 millions, la famille Bouygues 10 millions, la fondation du Crédit agricole 5 millions... [1] Autant de dons versés soit directement par les groupes, soit via leurs fondations d’entreprise, soit à titre individuel par leurs patrons. Les groupes de construction Vinci et Bouygues proposent également de mettre à disposition leurs employés et leurs compétences pour la reconstruction de Notre-Dame.

    Notre-Dame : pourquoi la générosité des milliardaires

       Cet élan de générosité fait déjà polémique. L’essentiel de ces promesses de dons seront ainsi défiscalisés à 60% pour une entreprise, à 66% pour un particulier, voire à 90% si le gouvernement décide de leur appliquer la ristourne prévue par la loi pour le mécénat relatif aux « trésors nationaux ».    C’est ce qu’a demandé notamment l’ancien ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon – et conseiller de François Pinault – au lendemain de l’incendie.

       Autrement dit, sur les 200 millions d’euros promis par L’Oréal ou par la famille Arnault, seule une petite partie sera effectivement à leur charge, le reste étant compensé par la réduction de leur ardoise fiscale [2]. Ce seront donc au final les pouvoirs publics qui acquitteront l’essentiel de ces sommes pour compenser les impôts perdus, pendant que les milliardaires et les multinationales pourront s’adjuger le mérite d’avoir facilité la restauration de la cathédrale – tout en ayant le pouvoir d’affecter les impôts qu’elles paient là ou elles le souhaitent. La famille Pinault, dont la fortune est estimée à 30,5 milliards d’euros, aurait cependant annoncé, suite à la controverse, qu’elle ne chercherait pas à bénéficier du dispositif.

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  •  
    La Lettre de Médecine du Sens n° 248

     


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  • 2018    160 p.    16 €

       Vous avez le sentiment que votre pouvoir d'achat régresse, que la hausse des prix est sous-estimée, mais année après année l'INSEE affirme que vous vous trompez. Ce livre va vous montrer que vous avez raison, chiffres à l'appui.
      Philippe Herlin a mené un travail d'enquête approfondi pour recueillir des séries de prix sur un demi-siècle, entre 1965 et 2015, dans les catalogues de vente par correspondance, les brochures publicitaires de supermarchés, les publications spécialisées.
      Le résultat est sans appel : depuis la fin des Trente Glorieuses, au milieu des années 70, le pouvoir d'achat des Français a diminué. Au-delà des chiffres, des extraits d'articles de presse font revivre plusieurs moments-clés de ces cinquante dernières années, du premier choc pétrolier à la crise des subprimes en passant par la mondialisation et le passage à l'euro. Ils montrent, concrètement, comment nos habitudes de consommation et notre niveau de vie ont été impactés par le contexte économique.
      Pourtant, des solutions existent pour faire de nouveau progresser le pouvoir d achat de l'ensemble des salariés, et elles sont à notre portée.

       Philippe Herlin est économiste et Docteur en économie du Conservatoire National des Arts et Métiers. Il a publié aux Éditions Eyrolles Finance,

        -Le nouveau paradigme (2010),

       -Repenser l'économie (2012),

       -France, la faillite ? (2010, 2012),

       -L'or, un placement d'avenir (2012, 2017),

       -La révolution du bitcoin (2013),

      -Apple, Bitcoin, Paypal, Google : la fin des banques ? (2015),

      -J'achète du bitcoin (2018).

       Son site : philippeherlin.com


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  • [Exclusif] Bercy publie enfin les pays détenteurs de la dette de la France, et ce n’est pas reluisant. 

    Publié par Philippe Herlin | 6 sept. 2018 | Articles 10118

    https://www.goldbroker.fr/actualites/exclusif-bercy-publie-enfin-pays-detenteurs-dette-france-pas-reluisant-1386

      L’événement est historique : pour la première fois, le ministère des finances consent à rendre public les pays détenteurs de la dette publique de la France. Cette information avait toujours été occultée, je l’avais déploré dans mon ouvrage "France, la faillite ?" en 2010, et le black-out était maintenu depuis. La catégorie "non-résident" (les investisseurs étrangers) n’était jamais détaillée, ce qui empêchait toute analyse approfondie. Discrètement, sans l’annoncer par un communiqué, sans reprise de l’AFP ou d’un média économique, Bercy lâche l’information dans le dernier bulletin de l’Agence France Trésor, l’organisme en charge de la dette de l’État : 

     

     Le tableau des pourcentages concerne les non-résidents. Pour une meilleure lecture des résultats, nous avons tout remis au même niveau dans le tableau qui suit : 

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  • Tribune

    Europe et services publics : un bilan des libéralisations

    Pierre Bauby 18/02/2019

    Depuis plus de trente ans, UE et Etats membres mènent des politiques de libéralisation et d’ouverture progressive à la concurrence de services publics. Sans pour autant évaluer leurs conséquences.

    Depuis les années 1980, l’Union européenne et les Etats membres ont conduit des politiques de libéralisation des services publics de réseau (communications, énergie, transports), avec l’ouverture progressive à la concurrence d’activités jusque-là organisées en situation de monopole national ou territorial.

    Un bilan des libéralisations européennes

       Plus de trente ans après, les institutions européennes et nationales suivent la même orientation, avec les « paquets » législatifs énergie, transports et bientôt services postaux. Mais cela se fait sans évaluation des effets économiques, sociaux et sociétaux de ces politiques. Malgré une demande répétée de nombreux eurodéputés, il n’existe pas d’évaluation d’ensemble des effets de celle-ci dans un domaine pourtant essentiel pour chacun des habitants et citoyens, comme pour la cohésion économique, sociale et territoriale.

       C’est pour commencer à combler ce vide que les députées européennes Marie-Pierre Vieu et Marie-Christine Vergiat ainsi que le groupe Gauche unitaire européenne-Gauche verte nordique (GUE-NGL) du Parlement européen ont demandé une étude portant sur trois secteurs (transports ferroviaires, électricité et services postaux) dans quatre Etats membres aux histoires et situations contrastées (France, Allemagne, Espagne et Slovaquie), avec des chercheurs de chacun des pays. Il en ressort quelques constats et des propositions pour l’avenir qui devraient intéresser les citoyens européens, qui sont tous des usagers de ces services publics.

        A lire L'Economie Politique n°081 - 02/2019

        Un bilan négatif

       Le premier constat met l’accent sur les responsabilités essentielles des Etats membres et de leurs gouvernements : ils négocient et adoptent les règles européennes, ils les transposent et les appliquent ensuite. La Commission européenne joue un rôle clé, compte tenu de son monopole de proposition législative mais, pour l’essentiel, elle ne décide pas et n’est pas le responsable en dernier ressort.

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  •                                                           2017     160 p.    15 € 

       La France compte déjà plus de 6500 éoliennes et il est prévu d'en installer au moins 20000 dans les prochaines années. Des machines de 180 mètres de haut faites pour durer longtemps.
      Ingénieur et spécialiste du sujet, Jean-Louis Butré propose aux citoyens de se poser les questions suivantes : pourquoi importer ces machines pour produire une électricité supplémentaire qui coûte deux fois plus cher ? Pourquoi, alors que la France exportait encore il y a peu 15% de sa production, l'implantation de ces engins conduit-il à importer de l'électricité ?
      Pourquoi cette industrie est-elle aussi lourdement subventionnée ? Qui se cache derrière le puissant lobby des promoteurs éoliens ?
      Pourquoi ne dit-on pas que les éoliennes produisent indirectement du gaz à effet de serre et que l'électricité d'origine éolienne est de mauvaise qualité ?
      Quel est l'impact de l'éolien sur les comptes désastreux d'EDF ?
      Au final, par delà le scandale économique et démocratique, le lecteur découvre effaré qu'au gré de marchandages entre des communes, des propriétaires et des promoteurs, la France est en passe de subir un véritable massacre de ses paysages sans le plus petit avantage pour l'intérêt général. 
     

       Ingénieur de l'Ecole Supérieur de Physique et de Chimie de Paris, dirigeant de plusieurs structures dans le domaine de l'énergie, Jean-Louis Butré est président de la Fédération Environnement Durable et de l'ONG EPAW qui regroupent ensemble plus de 2000 associations de lutte contre les éoliennes en Europe.


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  •                                                             2016   180 p.   14,90 €  

       Quoi de commun entre Michael Lonsdale le comédien, Jean-Marie Pelt, le biologiste, Edgar Morin le sociologue et Gilles Clément, le paysagiste? Leur amour des jardins, qu'ils veulent défendre et promouvoir. Chacun raconte, dans beau texte, très personnel, la relation qu'il entretient avec le jardin.
       En fonction de leurs domaines respectifs, de leur personnalité, de leur histoire, ces quatre personnalités portent sur les jardins des regards très différents.
      Pour Michael Lonsdale, le jardin renvoie à l'enfance, à certains films tournés en Angleterre, à la méditation autour de figures chrétiennes telles que sainte Thérèse ou François d'Assise.
       Il évoque pour Jean-Marie Pelt un grand-père merveilleux qui le lui a fait découvrir et qui l'a conduit à la recherche scientifique et la découverte de l'écologie. Il voit dans le jardinier celui qui sait faire vivre ensemble les plantes qui s'aiment.
       Pour Gilles Clément, le jardin est un espace d'expression, de contestation, de remise en cause de la société de consommation. Edgar Morin, lui, voit dans le jardin une oasis de liens amicaux, le symbole d'une civilisation du « bien vivre ».
       En fait pour tous, les jardins sont des lieux d'expression de défense de la biodiversité, où se créent et se vivent des relations d'amitié.

       Michael Lonsdale est comédien. Il a joué avec les plus grands metteurs en scène et cinéastes. Il a coécrit les livres

       -Des jardins et des hommes et

       -Écoutons la nature avec Patrick Scheyder.


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  • Vers un exil fiscal de l'intérieur : comment Macron favorise la "sécession des riches"

    Vers un exil fiscal de l'intérieur : comment Macron favorise la "sécession des riches"Jamais les revenus du capital n'ont été si peu taxés en France. (POOL / AFP / Montage Obs)

    Dans une note sur la réforme de la fiscalité du capital, la Fondation Jean-Jaurès alerte sur le risque d'un "exil fiscal intérieur".

    Par Fondation Jean-Jaurès

    Publié le 20 septembre 2018
     

    Les mesures d'allégement de la fiscalité du capital, entrées en vigueur le 1er janvier dernier, ne sont-elles qu'une gigantesque niche fiscale ? Ces mesures, qui profitent aux 400.000 ménages les plus riches de France, sont la plus forte baisse d'impôts jamais accordée aux "1%", dénonce ce jeudi 20 septembre une note de la Fondation Jean-Jaurès dont "l'Obs" publie ci-dessous des extraits en exclusivité. Le texte montre comment cette réforme va mécaniquement accentuer la concentration des revenus et des patrimoines aux mains des ménages du haut de l'échelle, pour un impact sur l'investissement et l'emploi plus qu'incertain.

    La réforme de la fiscalité du capital : relance de l'investissement ou "sécession des riches" ?

    La politique budgétaire engagée depuis un an privilégie les allégements d’impôt pour les ménages les plus aisés de notre pays. [...] Il s'agit d'une évolution historique. Jamais, depuis la création de l’impôt sur le revenu en France il y a un siècle, les revenus du capital n’ont été aussi peu taxés, relativement aux revenus du travail. Et, pour la première fois depuis l’instauration de l’impôt sur la fortune en 1982, il y a 36 ans, la détention de capital financier cesse d’être soumise à l’imposition sur la fortune. Dans un contexte d’accroissement généralisé des inégalités de revenu et de patrimoine avant impôt, cette politique fiscale interroge. [...]

    Les coûts budgétaires et en matière d’inégalités sont connus : les inégalités de revenu et de patrimoine après impôt vont, à court terme, s’aggraver du fait de cette réforme. D’autre part, ces réformes sont supposées accroître l'épargne en fonds propres des entreprises, et, partant, augmenter l’investissement et la croissance potentielle. Cependant, les gains économiques sont à coup sûr différés dans le temps et hypothétiques. [...]

    Les revenus du capital sortent du système progressif

    La fiscalité sur les revenus du patrimoine diminue fortement, via le passage d’une imposition au barème de l’impôt sur le revenu (IR) à une imposition proportionnelle (flat tax) fixée à 30%, pour un coût estimé à 1,3 milliard d'euros. L'imposition du stock de patrimoine financier diminue également, en raison de la sortie des biens mobiliers (actions, obligations, or, actifs monétaires, etc.) de l’assiette de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), pour un coût estimé à 3,2 milliards d'euros. Au total, et dès 2018, ce sont donc 4,5 milliards d'euros annuels d’impôts en moins pour les détenteurs de patrimoine.

    Or, la détention du patrimoine est très concentrée : d’après l’INSEE en 2015, 90% du patrimoine brut est détenu par 50% des ménages ; 47% est détenu par les 10% les mieux dotés et les 1% les mieux dotés détiennent 16% du patrimoine brut total. Enfin, les 10% de ménages aux plus hauts revenus concentrent 64% de l’ensemble des revenus du patrimoine. Par ailleurs, la réforme étant ciblée sur le patrimoine mobilier, elle avantage surtout les "très riches" : au sein des ménages détenant du patrimoine, les ménages les plus riches détiennent davantage de capital mobilier que les autres. [...]

    Au total, d’après les documents transmis par le ministère des Finances aux parlementaires lors des débats budgétaires, la réforme de l’imposition sur le capital bénéficiera, par nature, davantage aux ménages aux revenus déjà importants : 1% des ménages bénéficieront de 44% des gains liés, par exemple, à la mise en place de la flat tax. Le gain moyen issu de la réforme fiscale dans son ensemble, pour les "1%", sera de plus de 10.000 euros par an environ. Pour les 100 contribuables les plus riches, selon une estimation réalisée par Vincent Eblé, président de la commission des Finances du Sénat, le gain serait de 1,5 million d’euros en moyenne (500.000 euros au titre de la flat tax, et 1 million d’euros au titre de l’ISF).

    La réforme se traduit par une baisse très importante des taux d’imposition du capital, qui affaiblit la progressivité de notre système fiscal. Le taux marginal d’imposition au barème de l’impôt sur le revenu des revenus des actifs financiers est divisé par 3,5, en étant réduit de 45% à 12,8%. Ce taux uniforme de 12,8% est même inférieur à la première tranche d'imposition des revenus du travail, fixée à 14% dès que le revenu déclaré atteint 9.807 euros. L’ensemble des revenus du capital financier sort ainsi de la logique de progressivité de l’impôt sur le revenu. Enfin, la détention des actifs financiers ne sera plus imposée du tout, alors que jusqu’à présent le taux annuel d’imposition à l’ISF pouvait atteindre 1,5 %. Il s'agit bien d'un allégement sans précédent dans l’histoire de l’imposition des revenus en France.

    Une baisse d'impôts sans contrepartie

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  • Depuis quelque temps, Emmanuel Macron semble ne vouloir fréquenter que les CRS, les gardes mobiles et les militaires.

      LIBRE CONSENTEMENT ÉCLAIRE

    Les vidéos sont à voir sur Youtube (à l'exception de l'une d'entre elles.)

    Depuis le 2 décembre 2018 et son retour d'Argentine (y a-t-il pris des cours en dictature militaire, ce pays l'ayant subi de 1976 à 1983), Emmanuel Macron ne dîne guère plus qu'avec des CRS ou des gardes mobiles à Paris, ou avec des militaires en Afrique. Aurait-il besoin de s'assurer de leur protection ?

    Certes, il s'est également « risqué » d'aller au chevet d'enfants malades, mais il semble rester loin, très loin, de ses concitoyens gilets jaunes.

    L'ordre doit maintenant régner, réclame Emmanuel Macron. L'ordre doit régner, oui, mais lequel ?

    L'ordre républicain et démocratique, comme ils ne cessent de le clamer ? Bien sûr, c'est l'ordre que nous acceptons et qui doit nous unir.

    Mais, le problème, avec eux, c'est qu'ils confondent « République » avec « Nos privilèges d'élus ou de hauts fonctionnaires » et « Démocratie », avec « Tabassez-les donc à la moindre manifestation ».

    Rappelons, à ce sujet, que le mignon et nervi préféré d'alors de monsieur Macron, le sieur Benalla avait demandé aux CRS d'évacuer la place de la Concorde à coup de matraque le soir où les supporters voulaient acclamer l'équipe de France aux balcons de leur hôtel !

    * * * * *

    Ils gazent une manifestation à Montpellier ou à Saint-Étienne où Il n'y avait pourtant aucun casseur parmi les manifestants, mais des mères de famille, des enfants ou encore des handicapés.

    Pour voir ces gazages de manifestants, cliquez sur :

    « gazage à Montpellier » et sur « gazage à Saint-Étienne ».(sur youtube)

    Ils ont transformé le droit constitutionnel de manifester en droit de se faire tabasser, gazer, ou encore en celui de perdre un oeil ou une main, voir celui de mourir, pour avoir osé protester contre la politique du gouvernement.

    Les députés de La République en Marche ne cessent de le dire sur les ondes radio et les plateaux télé : les casseurs s'infiltrent (à moins qu'ils ne considèrent en fait que ce sont les gilets jaunes qui s'infiltrent parmi les casseurs), il y a donc des violences et des réactions légitimes des forces de l'ordre ! Ainsi, ceux qui vont manifester prennent le risque d'être blessés, c'est de leur responsabilité...

    À leurs yeux, les casseurs justifient les tabassages, les gazages et les violentes agressions commises en violation de la loi sur des manifestants pacifiques par certains policiers qui se transforment en nervis sanguinaires. 

    Au 8 décembre 2018 : 2 morts, 5 manifestants qui ont perdu une main et 9 qui ont perdu un oeil pour avoir osé manifester pacifiquement contre Emmanuel Macron (aucune de ces victimes n'était un casseur).

    Au 8 décembre 2018, on comptait donc (bilan provisoire et incomplet dressé pas des gilets jaunes et publié sur Facebook, voir en fin de lettre) :
             2 morts, dont une femme de 80 ans ayant reçu en pleine tête une grenade lacrymogène ;

    9 manifestants qui ont perdu un oeil à cause d'un tendu de flashball LBD 40, ce qui est strictement interdit par les règlements en vigueur au sein des forces de l'ordre ;

    5 manifestants qui ont perdu une main à cause l'explosion d'une grenade militaire GLIF4 dont la gendarmerie avait déclaré qu'elle n'en n'utiliserait plus à cause de leur dangerosité. Le ministère de l'intérieur dirigé par monsieur Castaner a déclaré vouloir écouler les stocks (cela rappelle l'histoire du sang contaminé de Fabius).

    Les casseurs ont bon dos !

    Comment les casseurs peuvent-ils passer les cordons de police alors que le moindre gilet jaune armé d'une simple paire de lunettes ne le peut pas ?

    Comment de jeunes gens, venant manifestement des cités du 93, pouvaient-ils se promener tranquillement aux abords des Champs-Élysées avec des clubs de golf à la main le 8 décembre 2018, alors que des patrouilles de police à moto ne cessaient de circuler dans toutes les rues (ce qui nous a été rapporté par Patrick Ledrappier, président de Libre Consentement Éclairé après sa traversée de Paris avec les pancartes « Les vaccins tuent ! » et « Vaccination obligatoire, la Mort en Marche ! ») ?

     
     

    Comment ce « golfeur » a-t-il pu passer les barrages de police ?

     

     

    Que faisait ce « manifestant » parmi les policiers avec un marteau à la main, tel qu'on peut le voir sur cette vidéo en cliquant sur « Policier avec un marteau à la main » ?(sur Youtube)

    On peut légitimement se poser la question de savoir s'ils n'organisent pas ou ne facilitent pas les méfaits des casseurs pour mieux réprimer les manifestations et tabasser les manifestants. 

     * * * *

    Quelques exemples (sur des milliers qui sont diffusés sur internet) des violences gratuites (et ce ne sont pas les plus violentes) des nervis de monsieur Macron et des députés de la République en Marche. Pour ces derniers, la responsabilité en revient aux manifestants qui se mêlent aux casseurs, en fait !

    « Un policier agresse un passant qui filme tranquillement adossé à un arbre »(sur Youtube)

     « Gendarmes qui frappent un handicapé sur une chaise roulante »(sur Youtube) 

    * * * * *

    Un exemple de manipulation médiatique par le journal Le Figaro

    Scène entière : les policiers tirent des grenades sur les manifestants absolument calmes, inoffensifs et pacifistes. Les policiers ne sont absolument pas menacés comme on peut le voir en cliquant sur :

    « Tir de grenades de policiers et réaction des manifestants, scène non censurée, non coupée ».

    Diffusion de la même scène (coupée – fake news) sur le site du journal Le Figaro :

    Ce journal coupe le vidéo pour ne montrer que les réactions des manifestants qui ont été grenadés sans aucune raison afin d'affirmer que des policiers ont failli se faire lyncher (sous-entendu sans raison) comme on peut le voir en cliquant sur : 

    « Des policiers risquent le lynchage ».

    Exploitation politique de cette manipulation (fake news) :

    Le Premier ministre rencontrera les policiers agresseurs des manifestants pour leur apporter son soutien et celui du gouvernement comme on peut le lire sur cet article :

    « Édouard Philippe auprès des policiers ».

    Un nombre officiel de manifestants repris par las médias absolument ridicule : 36 000 selon le gouvernement, oui, mais où ?

    Une vidéo sur la question mérite d'être regardée en cliquant sur « 36 000, oui, mais où ? » (sur Youtube)


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    Bonjour,

    Le Parlement européen va voter la semaine prochaine un accord de libre-échange de plus : le JEFTA, qui lie l’Europe et le Japon. Pourtant, cet accord présente les mêmes menaces que celles dénoncées sur le TAFTA (avec les Etats-Unis), le CETA (avec le Canada) et le MERCOSUR (avec l’Amérique du Sud).

    Menace numéro 1 : ces accords de commerce menacent la protection des droits sociaux, des consommateurs et de l’environnement. Ils auront un impact dans tous les domaines, y compris l’agriculture et notre alimentation (pesticides, OGM, etc.). Par exemple, le Japon utilise plus de pesticides que l’Europe.

     
     
     
     

    JE SIGNE LA PETITION CONTRE CES ACCORDE LIBRE-ECHANGE

    https://www.foodwatch.org/fr/s-informer/topics/accords-commerciaux/petition-contre-le-mercosur/#18696

     
     
     
     
     

    Menace numéro 2 : ces accords sont complètement anti-démocratiques. Ils sont négociés dans la plus grande opacité, sans que les citoyens n’aient leur mot à dire et ils mettent les questions commerciales et économiques au-dessus des questions sociales et environnementales. De quel droit ?

     
     
     
     
     

    JE SOUTIENS LES ACTINS DE FOODWATCH CONTRE CES ACCORDS DE LIBRE-ECHANGE

    https://www.foodwatch.org/fr/nous-soutenir/stop-jefta/

     
     
     
     
     

    Nous n’accepterons pas cette forme de libre-échange forcené et négocié sans débat démocratique, qui écrase du pied les droits des citoyennes et citoyens. Les accords de commerce doivent favoriser l’intérêt général, et non l’intérêt particulier des grandes multinationales.

    Ensemble, mobilisons-nous.

    L’équipe foodwatch.

    PS :  ce sont vos dons qui rendent possibles nos actions et garantissent notre indépendance. foodwatch refuse toute subvention publique ou contributions d’entreprises qui pourraient présenter le moindre conflit d’intérêt. Plus nous sommes nombreux, plus notre voix compte.

    66% du montant de vos dons sont déductibles de vos impôts, dans la limite de 20% de votre revenu imposable. Exemple : un don mensuel de 10 € vous revient à 3,40 € (40,80 € par an). Sans année blanche avec le prélèvement à la source.

     
     
         
     
     

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    La Lettre de Médecine du Sens n° 234

     


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  • En 2018 :
    8 victoires juridiques à notre actif !

    Réseau Sortir du nucléaire

    Cette année encore, nous avons poursuivi notre action juridique contre toute la filière nucléaire. Nous attaquons chaque fois que nécessaire les industriels pollueurs et menteurs. Et nous obtenons des résultats : en 2018, nous avons remporté huit victoires juridiques contre le lobby nucléaire !

    Retrouvez le détail de chacune de ces procédures ainsi que nos deux nouveaux recours en cliquant sur les liens ci-dessous.

    Victoire
    Bugey : Dysfonctionnement des vannes du circuit de contrôle volumétrique et chimique du réacteur n° 5

    Après une condamnation à l’euro symbolique en 1e instance, la cour d’appel de Lyon a finalement condamné EDF à 5000 euros de dommages et intérêts.

    Victoire
    Bure : Cession irrégulière du Bois Lejuc à l’Andra

    Suite à la cession irrégulière du Bois Lejuc à l’Andra, le tribunal administratif de Nancy a annulé la délibération du conseil municipal de Mandres-en-Barrois. Un recours a été déposé contre la nouvelle délibération prise et contre la convention d’échange.

    Victoire
    Chinon : Des infractions en cascade à la centrale

    Suite à la condamnation d’EDF et du directeur de la centrale par le tribunal de police de Tours, la cour d’appel d’Orléans a confirmé dans les grandes lignes le jugement le 29 mai 2018. Ils ont déposé un pourvoi en cassation.

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  • Décryptage

    Dette publique : pas de quoi paniquer !

    Christian Chavagneux 17/12/2018
    https://www.alternatives-economiques.fr//dette-publique-de-quoi-paniquer/

     

       Les mesures annoncées par Emmanuel Macron pourraient porter un coup à la dette française qui frôle les 100 % du PIB. Est-ce si grave ? Ce n'est pas elle qui devrait nous inquiéter le plus. Plongée dans ses arcanes.

       En juin 2018, la dette publique française représentait 2 300 milliards d’euros, l’équivalent de 99 % du produit intérieur brut (PIB), à la limite de la barrière symbolique des 100 %. Mais les symboles sont importants : l’économiste britannique John Maynard Keynes nous a expliqué depuis longtemps que la psychologie joue un rôle clé dans le comportement des ménages, des entreprises et des investisseurs financiers. Faut-il donc s’inquiéter du niveau actuel de notre dette ?

    Pour les économistes libéraux, la réponse est oui : il reflète une excroissance de la présence de la puissance publique dans l’économie. Et tout ce qui va financer les administrations publiques représente autant d’épargne disponible en moins pour les affaires privées. Chez les économistes héritiers de Keynes, la réponse est également positive, mais pour une autre raison : plus la dette monte, plus les rentiers reçoivent les intérêts de la dette et accroissent leur richesse sur le dos des contribuables et de l’économie productive.

    Aucune étude ne démontre qu’une dette publique pose un problème à partir d’un niveau particulier

    Dette publique : pas de quoi paniquer !

       A lire Les dossiers n°16 - 12/2018

       Pourtant, aucune étude ne démontre qu’une dette publique pose un  problème à partir d’un niveau particulier. Les économistes américains Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff pensaient avoir montré que toute progression de la dette publique au-delà de 90 % du PIB entraînait des conséquences néfastes pour l’économie. Mais quand un jeune thésard a refait leurs calculs, il a découvert qu’ils s’étaient trompés dans leurs chiffres... De fait, avec une dette publique de l’ordre de 55 % du PIB, l’Argentine est en pleine crise tandis que le Japon vit sans souci avec ses 235 %. En réalité, la situation de la dette publique s’apprécie au cas par cas pour chaque pays. Qu’en est-il pour la France ?

      1. Comment la dette publique française a-t-elle évolué ?

      Pour bien comprendre la dynamique de la dette publique française, il faut prendre du recul. Une mise en perspective historique sur un siècle et demi en dévoile les trois déterminants clés : les conflits, les crises et la dérégulation libérale des dernières décennies. Les deux premiers éléments se comprennent facilement.

    Les guerres entraînent un surcroît énorme de dépenses publiques qui creuse les déficits et les dettes. La faiblesse, voire la chute, de l’activité lors des crises économiques se traduit par une diminution des recettes fiscales, en même temps que les dépenses d’un Etat-providence peu développé (années 1930) ou plus développé (post-subprime) s’accroissent. Cela accentue les déficits publics et les dettes en même temps que le PIB s’effondre : le ratio dette sur PIB ne peut qu’exploser. 

    Les entreprises françaises sont trop endettées

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  • Une répression policière sanglante sans précédent dans l'histoire de la V° République

    https://www.libre-consentement-eclaire.fr/

    Alors que des milliers de gilets jaunes qui voulaient venir manifester à Paris en ont été empêchés par la police qui bloquaient les routes (des dizaines de voyageurs ayant payés leurs billets de TGV ont été retenus à Bordeaux par les CRS au motif qu'ils avaient des gilets jaunes), stoppaient les bus, agressaient des personnes âgées ou encore handicapées, on peut voir sur les centaines ou les milliers de vidéos sur les réseaux sociaux sur les graves exactions policières à l'encontre de manifestants pacifiques et inoffensifs .

     Un silence médiatique révélateur

      Jamais par le passé nous n'avions assisté sur les plateaux télévision (en particulier du BFM) à un tel soutien aux forces de l'ordre qui étaient présentées comme de pauvres victimes des gilets jaunes. On pourrait aujourd'hui affirmer « Violences policières, presse complice ».

     Pourtant, le bilan est lourd, des morts, de pieds esquintés par des grenades militaires explosives, des mains arrachées (il y en aurait 3), des visages à jamais déformés, des dents qui ont explosées dans les bouches de ceux qui se prenaient un tir de « Flash-Balls » en plein visage, des vies de jeunes femmes brisées à jamais comme celle de Fiorina, 20 ans, victime d'un tir tendu et qui a perdu un oeœil, des milliers d'arrestations, de garde à vue et bientôt, n'en doutons pas un instant, de lourdes condamnations pénales.  

    Rappelons que, contrairement aux casseurs, aucun gilet jaune ne pouvait venir manifester à Paris avec un objet de protection ou un objet qui aurait pu servir d'arme par destination.

    Des manifestants inoffensifs, pacifistes victimes de « souricières » policières tendues par la police de Macron et de la France en Marche.

    Les nombreux témoignages l'attestent, des groupes de centaines de gilets jaunes se sont retrouvés parqués dans des petites places d'où ils ne pouvaient pas s'échapper et ils ont fini tabassés et gazés par les forces de l'ordre.

    Des policiers en civil d'une violence inouïe se sont fait remarquer un peu partout. Leur plaisir manifeste si l'on en croit les vidéos : le tabassage de gens calmes et désarmés, les tirs tendus de « Flash-Balls ».

    Des engins de guerre et des grenades militaires affectées à la répression des gilets jaunes.

    Autre nouveauté à mettre au crédit du président Macron et de la France en Marche, le recours à des blindés, dont plusieurs spécialistes pensent qu'ils projetaient des armes chimiques incapacitantes sur les manifestants, ce qui est nié par les forces de l'ordre pour qui ce serait le même gaz que pour les grenades lacrymogène. 

    Ajoutons également à cette panoplie répressive l'usage de grenades explosives militaires qui arrachent les mains et explosent les pieds tout en provoquant des dommages irréversibles aux tympans, les fameuses GLI-F4 dont la gendarmerie affirmait qu'il n'y en avait plus en stock après l'évacuation de Notre-Dame-des-Landes. 

    Un policier en civil filmé avec un marteau à la main, c'est ce que l'on peut voir sur cette vidéo en cliquant sur « Policier avec un marteau à la main ».(https://www.youtube.com/watch?v=XY28rGzHshY) 

    Avec Emmanuel Macron, ce n'est plus « La France en Marche ! » mais « La dictature policière sanglante vous écrasera à coups de marteau ! »


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  •                                                               2018      192 p.   10 € 

       L'illusion d'une sortie de la crise actuelle par des politiques néolibérales est-elle nouvelle ? C'est ce que prétend incarner Emmanuel Macron, en voulant créer une mystique salvatrice via ses réformes économiques et sociales.   Un an après son élection, Attac et la Fondation Copernic décryptent dans cet opus les impasses d'une politique qui se prétend résolument moderne alors qu'elle n'a de cesse de prendre des mesures issues de I'"ancien monde". A l'illusion du "en même temps" se sont adossés un rapport au pouvoir parfaitement éculé (car conçu comme autoritaire et vertical), et surtout la mise en place d'une politique de fuite en avant néolibérale, où remise en cause des droits sociaux et cadeaux aux plus riches participent à renforcer le pouvoir de ceux qui l'ont déjà.   
       Cette nouvelle gestion froide et cynique de la chose publique se met en place au sommet de l'Etat avec l'arrivée d'un contingent de jeunes bureaucrates : les Macron's Boys and Girls. Ils sont à la base d'une nouvelle machine technocratique alimentée par des réformes où progrès social et écologie sont les grands absents. Un business model, qui se prétend dénué de toute idéologie, est mis en place dans la start-up nation France.
      La Macronie s'est dotée d'une novlangue faussement innovante et porte aux nues un illusoire salut néolibéral où seuls les premiers de cordée, les puissants et la nouvelle "noblesse d'Etat libéral" trouveront grâce. Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron parie sur l'anesthésie de la société. Mais le réveil risque d'être douloureux. Face à une telle visée, voici un ouvrage qui propose à tous ceux qui ne se résignent pas, un projet porteur d'une autre vision de la société...
     

     

       Fondée en 1998 et présente dans plus de quarante pays, Attac est une association qui résiste contre le pouvoir pris par la finance et les multinationales sur les peuples et la nature, et lutte pour la justice sociale et environnementale. La Fondation Copernic travaille à "remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers". Elle n'est liée à aucun parti politique, syndicat ou association et s'adresse à toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à l'ordre néolibéral. Elle vise à faire réfléchir ensemble chercheurs, militants associatifs, syndicalistes et politiques.

     


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  • Traité de commerce Japon - Union Européenne, nous avons 15 jours pour agir !

     
     

    Interpellation 28 novembre 2018

     
     

    Démarrées en 2012, les négociations du JEFTA, traité de commerce et d’investissement entre l’Union européenne et le Japon, sont restées opaques jusqu’en septembre 2017.

    Il nous reste 15 jours pour agir !

    Ce texte doit être soumis à l’approbation du Parlement européen entre le 11 et le 13 décembre prochain sans consultation des parlements nationaux.

     
     
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    Le Collectif Stop TAFTA-CETA et contre les accords de libre-échange interpelle les parlementaires européens pour qu’ils votent contre ce traité.

    • > Le JEFTA contient un chapitre sur la coopération réglementaire, voie ouverte aux entreprises transnationales pour influer sur les réglementations nationales, notamment en matière d’agriculture, de droits sociaux, de protection de l’environnement, du consommateur et des données personnelles.
    • > Il adopte l’approche des « listes négatives » pour la libéralisation des services : tout service qui n’est pas explicitement exclu de l’accord est considéré comme un marché ouvert. La défense des hôpitaux, écoles et transports publics n’est plus garantie si ces services ne sont pas explicitement protégés par les États.
    • > Le JEFTA ne comporte pas de mécanisme de sanctions rendant contraignantes les normes sociales et environnementales référencées dans le chapitre sur le développement durable.
    Le Collectif Stop TAFTA-CETA France demande aux eurodéputé·e·s français·e·s de voter contre le JEFTA et de s’opposer à la logique des accords commerciaux secrets qui font passer les intérêts des entreprises avant tout !
     
     

    Attac France — 2018
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  •   La grande escroquerie du téléthon.

    Le professeur Testard dénonce une escroquerie.   décembre 2008                

        C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis. Le professeur Marc Peschanski, l’un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu’on fait fausse route. On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine définition de l’homme" : Jacques Testard, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la reproduction, "père scientifique" du premier bébé éprouvette français, et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour "une science contenue dans les limites de la dignité humaine", dans une interview accordée à Médecines-Douces.com.

       Testard écrit aussi sur son blog : "Les OGM sont disséminés sans nécessité puisqu’ils n’ont pas démontré leur potentiel et présentent des risques réels pour l’environnement, la santé et l’économie. Ils ne sont donc que des avatars de l’agriculture intensive qui permettent aux industriels de faire fructifier les brevets sur le vivant. Au contraire, les essais thérapeutiques sur les humains sont justifiés quand ils sont la seule chance, même minime, de sauver une vie. Mais il est contraire à l’éthique scientifique (et médicale) de faire miroiter des succès imminents des uns ou des autres. Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique (qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM) affirment que « ça va finir par marcher  », et ont su créer une telle attente sociale que la « mystique du gène » s’impose partout, jusque dans l’imaginaire de chacun. Le succès constant du Téléthon démontre cet effet puisqu’à coups de promesses toujours réitérées, et grâce à la complicité de personnalités médiatiques et scientifiques, cette opération recueille des dons dont le montant avoisine celui du budget de fonctionnement de toute la recherche médicale en France. Cette manne affecte dramatiquement la recherche en biologie puisque le lobby de l’ADN dispose alors du quasi monopole des moyens financiers (crédits publics, industriels, et caritatifs) et intellectuels (focalisation des revues, congrès, contrats, accaparement des étudiants…). Alors, la plupart des autres recherches se retrouvent gravement paupérisées - une conséquence qui paraît échapper aux généreux donateurs de cette énorme opération caritative…"

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  • Le lobbying pharmaceutique représenterait 14 millions de liens d'intérêt avec divers professionnels de santé

    Journal de 8 h par Rédaction, Clara Lecocq Réale et Sophie Delpont

    tous les jours de 8h à 8h15     13/11/2018

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  • Le messie des plantes (Carlos MAGDALENA)

                                                                  2018    304 p.  20,90€ 

       Carlos Magdalena s’est fait une spécialité de rapporter, de ses expéditions à travers le monde, les espèces végétales les plus rares, les plantes les plus belles, les derniers spécimens en voie de disparition. Horticulteur et botaniste au célèbre Kew Garden, près de Londres, le jardin réunissant la plus grande diversité végétale au monde, il a sous sa responsabilité plus de 7  000  espèces dans sa nursery, une véritable «  arche de Noé voyageant à travers le temps  » pour les fleurs et les arbres. Son combat  : sauver les espèces rares de la disparition écologique.
       Dans cet ouvrage, Carlos Magdalena fait le récit personnel et vivant de son parcours et, surtout, de ses voyages dans les lieux les plus reculés et dangereux – des jungles de l’île Maurice aux zones les plus inaccessibles du bush australien. Il y décrit aussi ces techniques innovantes pour pousser les plantes à se développer.
      Mais ce livre est avant tout un recueil d’histoires extraordinaires, sur les secrets des plantes extraordinaires  !

       Carlos Magdalena est né en 1972 en Espagne. Botaniste, il est aujourd'hui responsable de la "nursery tropicale" du Kew Garden.


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  •       La lettre de Charles aux princes William et Harry au sujet de la   protection de la nature

         Charles appelle à une action urgente pour faire cesser les abus contre les peuples autochtones

         Octobre 2018

    Cher prince William, cher prince Harry,

    Mon nom est Charles.

    Je vous écris du Cameroun, un pays où la protection de la nature a très mal tourné. J’aimerais vous faire savoir, ainsi qu’aux médias, que des innocents meurent à cause de cela et que vous devez les aider.

    Les forêts où vivait autrefois le peuple baka ont été transformées en parcs nationaux, concessions forestières et zones de chasse de safari, et ce sans leur consentement.

    Des écogardes, ou « gardes forestiers » comme vous les appelez, torturent les Baka et font de leur vie un enfer. Ils les dénudent et les frappent, les humilient, les forcent à se déplacer à quatre pattes et détruisent leurs campements, ainsi que leurs biens.

    Les Baka sont accusés d’être des braconniers bien qu’ils ne soient coupables de rien, si ce n’est d’essayer de survivre et de nourrir leurs familles. Ils sont punis parce que des étrangers ne comprennent pas leurs modes de vie, et non parce qu’ils ont fait quoique ce soit de mal.

    La protection de la nature est gérée par des étrangers qui ne connaissent rien des communautés qui vivent ici et de leurs lois. Les défenseurs de l’environnement semblent penser que les étrangers sont les seules personnes qui souhaitent protéger la nature et sont capables de s’en charger efficacement, mais cela n’a pas de sens à mes yeux.

    Votre conférence sur le marché illégal de la faune qui aura lieu ce mois-ci mettra l’accent sur la manière d’empêcher les braconniers de tuer des éléphants et d’autres animaux. Qui souhaite protéger la nature plus que les personnes qui la considèrent comme leur demeure et en dépendent pour leur survie ?

    Qui comprend mieux comment prendre soin de la nature qu’une personne qui a marché à travers la forêt tous les jours de sa vie et en connaît chaque plante, chaque arbre, chaque créature ?

    Travaillez avec eux, et non contre eux !

    Les Baka sont vos alliés naturels dans la lutte pour la protection de la nature, si seulement les défenseurs de l’environnement voulaient bien les écouter. Ne les excluez pas de cette lutte et ne les punissez pas de mener leur vie comme ils l’ont toujours fait.

    Et souvenez-vous qu’aucun projet de protection de la nature ne devrait avoir lieu sur un territoire autochtone sans l’accord de son peuple. Si ce n’est pas le cas, vos efforts de conservation de la nature n’aboutiront jamais.

    Charles Jones Nsonkali

    Charles Jones Nsonkali travaille pour l'organisation baka Okani. Cela fait trente ans qu'il se bat pour les droits des Baka.
     

         Okani
         Organisation communautaire du peuple baka

     


         Charles Jones Nsonkali  travaille         pour    l'organisation     baka Okani. Cela fait trente ans qu'il se bat pour les droits des Baka.

    © Survival


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  • Emmanuelle Wargon, ex-lobbyiste de Danone, à la Transition écologique

    Nicolas Hulot s’étonnait de la présence des lobbyistes dans les cercles du pouvoir et bien maintenant c’est une de ces lobbyistes et une d’un des plus grands pollueurs de la planète, qui entre au gouvernement et devinez où ? 

    A la transition écologique. Pourquoi se gêner !

    Ancienne lobbyiste de Danone, le 4° pollueur mondial en matière de plastique.  Et de façon générale, un des plus gros pollueur de la planète. 

    Il fallait oser le faire !

    Libération ne manque pas de s’en étonner. Et oui Nicolas, tu avais tant raison.

    « Danone figuraient en quatrième position, après ceux provenant de Coca-Cola, de Pepsi et de Nestlé. Danone fait aussi partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète, pointait l’ONG WWF en 2016 La Lettre de Médecine du Sens n° 225

    Par Coralie Schaub 16 octobre 2018

    https://www.liberation.fr/france/2018/10/16/emmanuelle-wargon-l-ex-lobbyiste-en-chef-de-danone-a-la-transition-ecologique_1685676 

       Cette énarque de 47 ans, ancienne camarade de promotion d'Edouard Philippe, a été nommée secrétaire d'Etat auprès de François de Rugy. Une nouvelle illustration du «rétro-pantouflage», ou quand un haut-fonctionnaire passé au privé revient exercer des fonctions importantes au cœur de l’Etat.

    Emmanuelle Wargon à la Transition écologique

      «Qui a le pouvoir ? Qui gouverne ?» Fin août, pour justifier sa démission spectaculaire, Nicolas Hulot avait dénoncé «la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir», estimant que cela pose «un problème de démocratie». L’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire ne croyait pas si bien dire… Moins de deux mois plus tard, voici qu’arrive dans son ancien ministère, comme secrétaire d’Etat, Emmanuelle Wargon, rien moins que la directrice des affaires publiques et de la communication de Danone.

        Lobbying et pollution

       Soit la lobbyiste en chef du groupe alimentaire… l’un des plus gros pollueurs de la planète, en termes de plastique. La semaine dernière, Break Free From Plastic, une coalition de 1 300 organisations du monde entier, révélait que sur les 180 000 déchets plastiques ramassés dans l’environnement dans 42 pays en juin et septembre, ceux produits par Danone figuraient en quatrième position, après ceux provenant de Coca-Cola, de Pepsi et de Nestlé. Danone fait aussi partie des 25 entreprises françaises qui épuisent le plus les écosystèmes de la planète, pointait l’ONG WWF en 2016.

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  • 2018      240 p.      18 €

       «  La dette publique est un danger pour les générations futures  », «  La France n’a pas fait de réformes depuis plus de trente ans  », «  Notre modèle social est inefficace  », «  Le Code du travail empêche les entreprises d’embaucher  », «  Une autre politique économique, c’est finir comme le Venezuela  »  ; telles sont les affirmations ressassées en boucle depuis plus de trente ans par une petite élite bien à l’abri de ce qu’elle prétend nécessaire d’infliger au reste de la population pour sauver la France.
      Ces idées ont tellement pénétré les esprits qu’elles ne semblent plus pouvoir faire l’objet du moindre débat. C’est justement l’objet de ce livre  : regagner la bataille des idées, refuser ce qui peut paraître du bon sens, tordre le cou à ces prétendues «  vérités économiques  ».
       Savez-vous qu’il y a eu plus de 165 réformes relatives au marché du travail depuis 2000 en France  ? Que nous avons déjà connu une dette publique représentant 200  % du PIB ? Que plus de la moitié de la dépense publique profite au secteur privé  ?
      Dans ce traité d’économie hérétique, Thomas Porcher nous offre une contre-argumentation précieuse pour ne plus accepter comme une fatalité ce que nous propose le discours dominant.
     
       Thomas Porcher est économiste. Membre des Économistes atterrés, docteur en économie à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, il est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages notamment

       -Introduction inquiète à la Macron-économie (Les petits matins)

    et de publications dans des revues académiques internationales.


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  •  Julia Cagé Professeure d’économie à Sciences Po Paris

    https://www.alternatives-economiques.fr//julia-cage

    Economiste, spécialiste des médias, Julia Cagé vient de publier Le prix de la démocratie aux éditions Fayard. L’auteure y pointe le désengagement de l’Etat qui finance de moins en moins la vie politique et la place croissante des dons privés aux partis. Une manne versée par les plus riches qui détermine ensuite les politiques fiscales menées par la majorité au pouvoir. Un véritable danger pour la démocratie. 

    Abstention, « dégagisme », populisme : on assiste un peu partout à un épuisement de la démocratie. Vous insistez sur le rôle du financement de la vie politique dans ce désamour

    Oui, celui-ci est lié en bonne partie au fait que le financement de la vie politique est monopolisé par les plus riches.Très peu de gens participent en réalité à ce financement : en France, 290 000 personnes seulement déclarent donner de l’argent aux partis politiques, 0,79 % des Français adultes. Mais parmi le 0,01 % des Français aux revenus les plus élevés, cette proportion atteint 10 %. Et ces Français parmi le 0,01 % des plus riches donnent en moyenne 5 200 euros par an aux partis, c’est-à-dire quasiment le plafond légal de 7 500 euros. Sans plafond, ils donneraient sans doute beaucoup plus encore, comme on le constate aux Etats-Unis.

    A lire Les dossiers n°15 - 09/2018

    Julia Cagé : « la démocratie ne doit plus être à vendre »

        De plus, ces dons des citoyens riches vont sans surprise très majoritairement aux partis les plus conservateurs, notamment sur le plan économique. Dans le cas de la France, ce phénomène est particulièrement frappant : en 2016, le parti socialiste avait touché 676 000 euros de dons, la République en marche, qui venait tout juste d’être créée, en a reçu 4,9 millions, et les Républicains 7,45 millions. Ce déséquilibre joue évidemment un rôle important puisqu’une campagne électorale coûte cher… Ce qui pousse les hommes et les femmes politiques à abandonner la course aux voix citoyennes pour privilégier plutôt celle aux donateurs privés.

       La régulation du financement politique ne change-t-elle pas la donne ?

       Il vaut évidemment mieux réguler que de ne pas réguler. Aux Etats-Unis, l’argent privé joue un rôle encore plus important qu’en France et les élections y coûtent aussi beaucoup plus cher. En 2016, l’élection présidentielle américaine a mobilisé 1,5 milliard de dollars de la part des candidats et de leurs comités de soutien, plus 3 milliards pour les super political action committees (PAC)1, soit 4,5 milliards de dollars au total. Dans les démocraties régulées, on n’atteint pas de tels montants.

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  •  Congo 1905: le rapport Braza... (Vincent BAILLY, Tristan THIL )

                                                                Futuropolis, 2018, 144 p., 20 €

       Pierre Savorgnan de Brazza, Pietro de son nom originel puisqu’il est un Italien naturalisé français, est un marin colonisateur qui mettra l’actuel Congo sous domination française à la fin du XIXe siècle. Il est connu pour préférer la diplomatie à la violence et, promu commissaire général du Congo français, instaure un régime aussi respectueux que possible pour l’époque des indigènes. Dénigré par des intérêts économiques qui entendent faire du territoire un lieu de profits fondé sur l’exploitation des populations, il est obligé de quitter son poste. La violence des exactions françaises finit par provoquer un débat à l’Assemblée et, en 1905, le gouvernement envoie Brazza enquêter sur place.

       Il n’en reviendra pas, emporté par les fièvres. Mais il a eu le temps de terminer son rapport dénonçant les pratiques abusives des entreprises françaises. Le texte est enterré et c’est l’historienne Catherine Coquery-Vidrovicth qui finit par remettre récemment la main dessus au milieu d’une source nombreuse de documents et de témoignages. Cette belle et passionnante bande dessinée raconte l’affaire qui a suscité le débat parlementaire, l’enquête et la mort de Brazza. Une histoire pour découvrir un homme et s’immerger dans la France coloniale.

       Un récit de Tristan Thil. Dessin de Vincent Bailly


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  •  Les industries du futur (Alec ROSS)

    FYP Editions, 2018, 328 p., 22 €

      L’ancien conseiller de Barack Obama sur les questions d’innovation nous donne le tournis par sa description du monde qui nous attend bientôt, dans une dizaine d’années. Une économie transformée mais pas forcément rêvée car, contrairement à de nombreux livres du genre, Alec Ross ne manque jamais de pointer la face sombre des évolutions technologiques en cours.

      Parmi les industries du futur, il y a la robotique. Toyota et Honda en sont les fers de lance au Japon. Les deux firmes utilisent leurs compétences en génie mécanique pour produire des robots aides-soignants destinés à une population rapidement vieillissante. Connectés en permanence, ils apprennent vite des autres robots, avec des corps en silicone ou en soie d’araignée, ils présentent un aspect humain étonnant. Leur développement, comme celui des voitures autonomes ou des drones, dépend désormais plus de notre acception sociale que des questions techniques. Les robots sont également présents dans les salles d’opération pour de la chirurgie complexe (aujourd’hui, on note encore beaucoup de blessures ou de décès). Beaucoup de métiers vont disparaître, Panasonic met sur le marché un shampouineur à 24 doigts, des robots remplacent déjà des serveurs dans les cafés.

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