• Lutte contre le gaspillage : Édouard Philippe veut obliger à recycler les produits non alimentaires invendus

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/economie-circulaire/isr-rse/edouard-philippe-veut-obliger-a-recycler-les-produits-non-alimentaires-invendus

      Le Premier ministre a présenté à Paris un futur dispositif prévu dans la loi sur l’économie circulaire. Édouard Philippe prévoit d’interdire aux fabricants de produits non alimentaires de détruire ou mettre en décharge leurs invendus, d’ici 2021 et 2023 selon les filières. Les industriels devront mieux organiser leur recyclage et affiner la gestion de leurs stocks.

    La loi interdisant aux marques de jeter leurs invendus bientot votee   La loi sur l'économie circulaire, présentée en conseil des ministres cet été, interdira de détruire les invendus non alimentaires.
    @CCO

      La destruction des invendus non alimentaires (vêtements, électroménager, produits d'hygiène ou de beauté etc.), un des cas emblématiques du gaspillage, sera interdite d'ici deux à quatre ans en France, a annoncé mardi 4 juin le Premier ministre Édouard Philippe. Cette mesure vise à imposer de donner ces produits ou de les recycler, à partir de fin 2021 ou de fin 2023 suivant les cas, en complément aux mesures déjà adoptées ces dernières années contre le gaspillage alimentaire.

      Aujourd'hui, plus de 650 millions d'euros de produits non alimentaires neufs et invendus sont jetés ou détruits chaque année, soit cinq fois plus que les dons de ces mêmes produits, selon Matignon. "C'est un gaspillage qui choque, qui choque l'entendement (...) un gaspillage scandaleux", a déploré le chef du gouvernement, venu annoncer la mesure dans un magasin CDiscount dans le 11ème arrondissement de Paris.

      Le dispositif, "qui consistera en l'interdiction de l'élimination des invendus, neufs ou en général", figurera dans le projet de loi sur l'économie circulaire. Préparé par la secrétaire d'État Brune Poirson, cette loi sera présentée en Conseil des ministres au mois de juillet.

    Une première mondiale

    "Ce sera une première mondiale", a vanté le chef du gouvernement. Cette annonce arrive justement au moment où l'exécutif veut convaincre de son action en matière d'écologie et répondre aux attentes environnementales des Français, illustrées par une poussée du vote écologiste lors des dernières européennes.

    Selon le cabinet du Premier ministre, la mesure s'appliquera à partir de fin 2021 pour les produits disposant d'une filière de collecte et recyclage dite "REP" (Responsabilité Élargie des Producteurs). Et fin 2023 "au plus tard" pour les autres. La destruction de produits est répandue aussi bien parmi les grands distributeurs que chez les marques de luxe qui y voient une façon de protéger la propriété intellectuelle et d'empêcher la contrefaçon.

    Selon Matignon, des aménagements sont toutefois prévus dans certaines filières. À commencer par le secteur du luxe, qui s'inquiète de voir émerger un marché parallèle avec des produits bradés. Mais le produit neuf devra dans tous les cas être recyclé et non pas détruit ou mis en décharge. Certains produits qui ne sont plus utilisables passée une certaine date, comme le fond de teint, pourront aussi faire l'objet d'exceptions. "L'idée, à terme, c'est qu'il n'y ait plus d'invendus, avec une meilleure gestion des stocks", explique une conseillère de Matignon.

    La rédaction avec AFP

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  • https://www.farmlandgrab.org/post/view/28975 

    Original source: Politis


    par Geneviève Azam   (04 juin 2019)

    L’accaparement des sols et leur dégradation menacent les espèces, l’agriculture et l’alimentation. Un mouvement « terrariste » se lève pour soustraire les terres aux usages prédateurs.

    Les sols de la Terre meurent aussi. Ils sont si dégradés que le rapport de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) parle d’« état critique ». Ce géocide silencieux déloge les paysans, menace toutes les espèces et l’alimentation. La désertification altère le cycle et la qualité de l’eau, elle réduit la capture du carbone au point de contribuer pour environ 30 % à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

    Les sols meurent également de l’« artificialisation », autrement dit du béton, du goudron, de la verdure aménagée. Selon l’Agence française pour la biodiversité, entre 2006 et 2015, la France métropolitaine a perdu 590 000 hectares de terres agricoles et d’espaces naturels, principalement sous la forme de surfaces goudronnées, pelouses et bâtiments. L’artificialisation croît plus vite que la population, elle augmente aussi plus vite que le sacro-saint PIB ! Le sol n’est plus la terre d’accueil, il est une « ressource » spéculative autonome pour un monde « hors-sol ».

    Une telle dévastation accélère l’accaparement des terres, telles sont les conclusions des rapports publiés par Grain (1), organisation indépendante de recherche et de soutien aux paysans. Au cours de ces dernières années, les plantations de palmiers à huile sont en première ligne. La Socfin, holding luxembourgeoise dont le groupe Bolloré est le deuxième actionnaire, détient des participations dans diverses sociétés de plantations en Asie et en Afrique, comme la Socapalm au Cameroun (2). Rivières polluées, milliers d’hectares de champs et de forêts remplacés par des monocultures de palmiers à huile et d’hévéas, tombes et sites sacrés détruits. Le système alimentaire industriel est un responsable majeur du réchauffement climatique, ajoutant ses émissions à celles de l’agriculture, responsable de 24 % des émissions mondiales, déforestation incluse. En retour, les effets des conditions météorologiques extrêmes fragilisent les millions de paysans pratiquant l’agriculture vivrière.

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  • 06 juin 2019,

    https://www.notre-planete.info/actualites/379-eco-construction-eco-materiaux

     

    maison-ecologique-bois© Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info - Licence : CC BY-NC-ND

       La pensée écologique qui gagne peu à peu nos consciences citoyennes permet de rendre à certaines techniques de construction et à certains matériaux oubliés leurs lettres de noblesse. Longtemps boudés, les matériaux biosourcés ont le vent en poupe depuis quelques années. Zoom sur ces éco-matériaux prometteurs, annonciateurs d'une révolution verte dans le secteur de l'habitat.

       Force est de constater que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir quitter notre environnement ultra-urbanisé, synonyme de stress, de pollution de l'air mais aussi de pollution sonore ou lumineuse, pour aller vivre au grand air. Un exode rural voulu et presque vital pour certains, qui s'accompagne d'une volonté de faire mieux, d'agir différemment, dans un souci de retour à la nature plus sain et inné à l'Homme.

       Principalement utilisés dans les pays pauvres pour leur faible coût et leur biodisponibilité locale, l'utilisation d'éco-matériaux dans le secteur de la construction est en timide augmentation ces dernières années également dans les pays riches. Une tendance qui traduit une volonté de respecter davantage notre environnement en utilisant comme matériaux de construction ce que la nature nous procure sans avoir besoin d'exploiter de manière démesurée des ressources naturelles provenant à des milliers de kilomètres de chez soi. Bien loin de la chaumière de la petite maison dans la prairie, tout le défi du XXIème siècle concernant ces projets de construction d'un nouveau genre est de concilier technologie, confort et respect de l'environnement.

    Eco-matériaux : des critères de sélection drastiques

      Les éco-matériaux sont principalement utilisés comme matériaux d'isolation mais aussi en tant que matériaux structurels. Le domaine de la construction d'habitation ne retient que des matériaux fiables et performants, pouvant rivaliser avec d'autres matériaux moins écologiques comme le béton.

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  • 2018     212 p.    16,90 €

       Tous les amateurs de potager le savent bien, le rôle du ver de terre est méconnu et pourtant essentiel si ce n'est crucial pour la vie des sols et donc pour les végétaux et les cultures. Et pourtant, les pratiques insensées de l'agriculture industrielle (pesticides, labours, destruction des haies, monocultures intensives...) ont entraîné une pollution généralisée des sols et donc une disparition dramatique de la faune et micro-faune qui vit sous terre dont les fameux vers de terre.

       Ainsi, en quelques décennies, la biomasse du ver de terre a été divisée par 6 à 30 dans les cultures céréalières. Or, le ver de terre est un des premiers marqueurs de la biodiversité et de la bonne santé des sols, en plus d'être extraordinaire comme l'explique ce livre étonnant.

      « L'avenir de nos générations futures repose donc aujourd'hui sur cette bestiole qui vit dans la terre. Première biomasse animale terrestre (...) sa raréfaction signe leur santé précaire, car un sol en mauvaise santé est à l'image d'un puits à sec ou d'un sein tari, il n'est plus nourricier. Étant donné que 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l'érosion, elle-même amplifiée par leur absence, nul besoin d'un dessin pour saisir que nous leur préparons un destin funeste. Alors pourquoi le ver de terre est-il au cœur de l'alimentation de demain? Parce qu'il possède un pouvoir... » explique l'auteur.

      Un essai, inspiré et engagé, pour prendre conscience que notre survie est étroitement liée à notre capacité à préserver et restaurer une biodiversité en cours d'effondrement.     

       Christophe Gatineau est un agronome spécialisé en agriculture innovante, agroécologie et permaculture, auteur de plusieurs livres et du blog Le jardin vivant.


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  • Naïri Nahapétian 14/05/2019
    https://www.alternatives-economiques.fr//shabiller-polluer-mode-demploi

    L’arrêt de la surproduction de vêtements et leur réemploi sont les moyens les plus sûrs de préserver l’environnement. En attendant, de nombreuses marques misent sur les circuits courts, le bio et le recyclage

    « Le textile est responsable de près de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre », explique Majdouline Sbai, autrice dUne mode éthique est-elle possible ? Produire un tee-shirt en polyester (fibre synthétique dérivée du pétrole) génère en effet 5,5 kg de gaz à effet de serre et un tee-shirt en coton (fibre végétale) 2,1 kg.

    Mais la culture du coton a d’autres inconvénients : elle est la destinataire, à elle seule, de 25 % des insecticides et de 10 % des herbicides sur le marché. Surtout, elle nécessite beaucoup d’eau. Il en faut 2 700 litres pour fabriquer un tee-shirt, soit ce que consomme un individu en trois ans ; pour un jean, entre 7 000 et 11 000 litres sont nécessaires. La présence des microfibres textiles dans les océans représente en outre l’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastiques. La dimension sociale n’est pas en reste. Selon l’ONG Fair Wear Foundation, la main-d’œuvre ne représente toujours que 0,6 % du coût global d’un tee-shirt.

    La culture du coton est la destinataire, à elle seule, de 25 % des insecticides et de 10 % des herbicides sur le marché. Surtout, elle nécessite beaucoup d’eau

                                                    A lire Alternatives Economiques n°390 - 05/2019

    Ces phénomènes se sont aggravés dans les années 1990 quand la fast fashion, autrement dit la mode jetable, est devenue le modèle dominant. Au lieu de deux collections par an, on est passé à « un réassort perpétuel et à des rabais constants », souligne Majdouline Sbai. On dépense deux fois moins en France pour s’habiller en 2009 qu’en 1960, alors que le nombre de vêtements achetés, lui, a constamment augmenté. La production mondiale de vêtements atteint ainsi 140 milliards de pièces vendues, soit quatre fois plus qu’en 1980.

    Perturbateurs de tri

    Néanmoins, en France, la loi oblige depuis 2009 « les metteurs sur le marché à s’occuper de la fin de vie des produits », rappelle Valérie Fayard, du pôle innovation d’Emmaüs. Sur les 600 000 tonnes de vêtements achetées par an, 200 000 sont collectées par des acteurs comme Le Relais, créé par Emmaüs, afin d’être réemployées ou recyclées. Le rebut sur ce qui est collecté n’est que de 2 %, précise Adèle Rinck, responsable de la communication d’Eco TLC, l’organisme qui depuis dix ans collecte l’éco-contribution (20 millions d’euros par an) sur le linge de maison, les vêtements et les chaussures, pour le reverser aux acteurs du tri et de l’innovation dans le textile.

    Le recyclage, consommateur d’eau, d’énergie et de produits chimiques, se développe aujourd’hui au détriment du réemploi, plus écologique

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  •  29/05/2019

             Laetitia Vasseur Présidente et co-fondatrice de HOP (Halte à l’obsolescence programmée)

     

      C' est l’un des enseignements du grand débat : pour répondre aux problèmes environnementaux, la « lutte contre l’obsolescence programmée » est plébiscitée par les Français qui se sont exprimés lors de cette consultation à grande échelle. Et pourtant, notre modèle consumériste et productiviste reste tabou dans le cadre des négociations ou divers plans sur le climat.

    Allonger la durée de vie des objets

    Notre économie reste en effet fondée sur le renouvellement accéléré, plus ou moins programmé, de marchandises prêtes-à-jeter afin de nourrir la croissance. Or, un allongement de la durée de vie de 50 % des produits (informatique et télécommunications, électroménager, ameublement, textile) permettrait une économie de CO2 de près de 77 millions de tonnes par an, soit deux fois plus que les émissions annuelles du transport aérien. La phase de fabrication de la plupart de nos biens est celle qui libère le plus de gaz à effet de serre et mobilise le plus de ressources, bien plus que la phase d’usage. Il est donc primordial d’allonger leur durée de vie. Pour s’en convaincre, il faut se rappeler qu’un téléviseur de 11 kg mobilise 2,5 tonnes de matières ou qu’une garde-robe de 50 kg représente les émissions de gaz à effet de serre d’un aller-retour Paris-Montréal en avion.

    A lire Alternatives Economiques n°390 - 05/2019

       Alors que 77 % des citoyens européens préféreraient réparer leurs appareils plutôt que de les changer, seuls 44 % des appareils qui tombent en panne seraient réparés

       Face à cela, les freins à l’allongement de la durée de vie des biens sont connus. Prenons l’exemple de la réparation. Alors que 77 % des citoyens européens préféreraient réparer leurs appareils plutôt que de les changer, seuls 44 % des appareils qui tombent en panne seraient réparés. Les consommateurs sont loin d’être de mauvaise volonté. Mais en une génération, c’est tout un savoir-faire qui s’est perdu. Or, qu’est-ce qui nous empêche aujourd’hui d’enseigner au collège la réparation, un peu de mécanique et l’entretien des appareils numériques et d’électroménager, ou encore la couture ?

       Réparer

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  • Une autre fin du monde est possible (P. SERVIGNE,

    2018    336 p.  19 €

       La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.
        Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.
       L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?
       Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?
       Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...

      Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié :

       -Comment tout peut s'effondrer. Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015),

       -Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015),

      -Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015),

      -Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore

      -L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).

       Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition et d'agroécologie, il a publié récemment L'Entraide (LLL, 2017).

      Raphaël Stevens est écoconseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est coauteur du Petit traité de résilience locale (Charles Leopold Meyer, 2015).

      Gauthier Chapelle est ingénieur agronome et docteur en biologie. Porte-parole et pionnier du concept de biomimétisme en Europe, il est coauteur du livre Le Vivant comme modèle (Albin Michel, 2015).


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  •                                                            2019     183 p.    10 € 

        L'association et la ont publié le livre : cette Europe malade du néolibéralisme, et proposent des solutions et une stratégie pour en sortir.

       L'Union européenne traverse une crise existentielle. Des politiques d'austérité imposées au nom de règles économiquement absurdes ont mis les peuples à genoux. Aussi, la défiance envers l'Union est désormais telle que son avenir politique est incertain. C'est pourquoi il est urgent de lui donner un nouveau souffle et avant tout de rompre avec le poison néolibéral. Car, face à cette Europe antidémocratique et austéritaire, un seul horizon parait se profiler, celui du nationalisme.

      C'est ce qu'illustrent les victoires successives, aux quatre coins de l'Europe, d'une extrême-droite hétérogène mais toujours xénophobe et au fond favorable aux politiques néolibérales. Aussi est-il plus que jamais nécessaire de défendre un autre modèle, qui remettrait au coeur l'idée d'une Europe sociale, démocratique et écologique. Cet ouvrage propose une alternative crédible et une stratégie pour la mettre en oeuvre :

      -la désobéissance aux traités pour refonder l'Europe. Retrouver le chemin d'une politique de solidarité est le seul moyen d'engager les peuples dans la construction d'une véritable communauté politique européenne. La désobéissance ou l'éclatement, telle est désormais l'alternative.

        Fondée en 1998 et présente dans plus de quarante pays, Attac est une association qui dénonce le pouvoir pris par la finance et les multinationales au nom de la justice sociale et environnementale. La Fondation Copernic travaille à "remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers". Regroupant des chercheurs, des acteurs du mouvement social et des responsables politiques, elle vise à déconstruire le discours néolibéral et à à élaborer des propositions alternatives. 

      Ont contribué à cet ouvrage :

      Christophe Aguiton, sociologue, militant altermondialiste • Amélie Canonne, militante altermondialiste • Maxime Combes, économiste, membre d’Attac • Alexis Cukier, philosophe, membre de la Fondation Copernic • Thomas Coutrot, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Michel Husson, économiste • Pierre Khalfa, économiste, membre de la Fondation Copernic • Alice Picard, membre du Conseil d’administration d’Attac • Dominique Plihon, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Philippe Marlière, professeur de sciences politiques • Christiane Marty, ingénieure chercheuse, membre de la Fondation Copernic • Ugo Palheta, sociologue, membre de la Fondation Copernic • Jacques Rigaudiat, économiste, membre de la Fondation Copernic • Claire Rodier, juriste, directrice du Gisti • Catherine Samary, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Bruno Théret, économiste • Aurélie Trouvé, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Peter Wahl, membre du Comité Exécutif de l’ONG WEED, Berlin


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  •                                                        2018    142 p.  14,80 €    Poche

        Le vin, en tant que produit fermenté, a des vertus détoxifiantes insoupçonnées quand il n'est pas traité. Mais la viticulture conventionnelle est parmi les plus gros consommateurs de pesticides au monde. Ces substances nous intoxiquent durablement et, par leur proximité chimique avec les arômes naturels, déforment le goût des vins.
       C'est ce que nous montrent les auteurs de ce livre, où l'on découvre aussi qu'il est possible d'apprendre à reconnaître le goût des pesticides, pour pouvoir ensuite éviter les produits qui en contiennent. En effet, ils ont proposé à des cuisiniers et à des vignerons une expérience inhabituelle : goûter des pesticides dilués dans de l'eau aux doses où ils ont été identifiés dans des vins. Une palette de nouveaux goûts et de sensations s'ébauche dans le cerveau, qui permet peu à peu de déceler la présence de pesticides.
       Un "Petit guide" détaille les caractéristiques, au nez et à la bouche, de onze pesticides parmi les plus répandus dans les vins. Ce livre n'est pas un guide oenologique. Il se conçoit plutôt comme un outil original, de science pour tous, plaidant pour une recherche du bien-vivre et du bien-manger qui passe par l'éradication des substances chimiques nocives. 
     

        Jérôme Douzelet, artisan cuisinier, responsable, est aussi administrateur du CRIIGEN. Ensemble, ils ont déjà publié chez Actes Sud

       -Poisons cachés ou plaisirs cuisinés (2014, prix Chapitre Nature 2015).

      Gille-Eric Séralini, professeur et chercheur à l'université de Caen, spécialiste des OGM et pesticides, a reçu le prix international du Lanceur d'alerte 2015, et le prix Théo-Colborn 2016 pour la santé environnementale aux Etats-Unis.


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  •   La cour d’appel de Lyon vient de donner raison à Paul François, victime d’un herbicide de Monsanto, et défendu par Maître Lafforgue. « On a gagné ! » lâche soulagé et ému, Paul François, ce 11 avril 2019. « Bayer Monsanto vient d’être condamné pour la troisième fois.  » En 2004, Paul François, exploitant agricole en Charente, inhalait par accident les vapeurs du Lasso, un désherbant du groupe Monsanto, interdit fin 2007 en France. Il est tombé gravement malade. Le 6 février 2019, Paul François, affrontait de nouveau le géant des produits phytosanitaires devant la cour d’appel de Lyon. Cela fait douze ans qu’il demande réparation. La firme a été récemment rachetée par l’Allemand Bayer.

     https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/paul-francois-victoire-contre-le-214236

    par pierre luton   (http://pierreluton.fr/))
    vendredi 12 avril 2019

    Paul François
    « J’ai une pensée pour mes proches…, ajoute Paul François. Pour Sylvie, mon épouse, qui est décédée brutalement il y a 11 mois. Je pense aussi à Henri Pézerat qui a été à l’initiative de ce combat. C’est lui qui m’a fait rencontrer maître Lafforgue, qui m’a encouragé. Annie Thébaut-Mony a pris le relais… Monsanto disposait de moyens colossaux… pour dire que tout ça n’était pas possible ». Mais «  l’honnêté paye  », souligne l’agriculteur charentais qui est aussi président de l’association Phytovictimes.

     Cour d’appel
    « A nouveau, la responsabilité de Monsanto est retenue par une juridiction française -la cour d’appel de Lyon- qui a rendu une décision extrêmement motivée, explique, à son tour, maître Lafforgue. Elle a écarté chacun des arguments… de Monsanto…  » Sa responsabilité est retenue pour « ne pas avoir respecté son obligation au titre de la responsabilité du fait des produits défectueux, défaut d’information sur les dangers et l’utilisation du produit, le Lasso. Le lien de causalité est retenu entre les problèmes de Paul François et son intoxication initiale. » « Et la dernière manœuvre utilisée par Monsanto, ajoute l’avocat, a été de ne pas répondre à nos demandes d’indemnisation. La cour d’appel n’a pas pu faire autrement que de renvoyer cette question devant le tribunal… » Elle devrait être tranchée « le plus rapidement possible  »

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  • Diplômée de l'Institut Français de Presse en 2004, Céline a créé et alimenté la rubrique Science sur le site L'Internaute jusqu'en 2007 avant de travailler pour la rubrique Business du Journal du Net. Sa passion : parcourir inlassablement le Web à la recherche d'infos passionnantes qui expliquent le monde d'aujourd'hui et préfigurent celui de demain. Technologie, environnement, santé : chaque jour nous prouve que ce qui semblait hier impossible se réalise. Quand elle sort de sa bulle Internet, c'est pour se balader dans sa ville adorée de Strasbourg, ou pour passer des nuits blanches devant des (excellentes) séries TV d'anticipation ou de politique, avec un faible avoué pour les productions nordiques et britannique

     Chaque Français émet en moyenne 11,9 tonnes d'équivalent CO2 par personne et par an, selon le Ministère de l'environnement, soit 761 millions de tonnes au total. Pour réduire son impact écologique, il ne suffit hélas pas de changer ses ampoules ou de trier ses déchets, ce qui a un effet minime. Les solutions à adopter sont plus radicales, mais finalement pas si impossibles.

    Selon une étude suédoise de l'université de Lund, avoir un enfant de moins est la meilleure façon de réduire son impact carbone. Basée sur 39 précédentes études scientifiques et rapports gouvernementaux, elle évalue les actions individuelles les plus efficaces pour réduire son empreinte carbone. Ses résultats confirment que c'est un mode de vie totalement différent qui est à envisager, car les petits gestes du quotidien, bien qu'utiles, ne jouent qu'un rôle mineur. Changer les ampoules de sa maison a par exemple huit fois moins d'impact que de se passer de viande. Mettre sa télévision écran plat en veille économise 2 kWh par an, soit environ 106 grammes de CO2 éliminé. De quoi compenser à peine 900 mètres en voiture ! Néanmoins, il est possible d'agir sans renoncer à tout ; voici quelques conseils.

    Faire moins d’enfants

    Avoir un enfant de moins revient à diminuer ses émissions de CO2 de 58,6 tonnes par an, d'après l'étude de l'université de Lund. « Cela équivaut à 684 adolescents qui décident de recycler systématiquement leurs déchets pendant le restant de leur vie », affirment les chercheurs. L'idée est pourtant hautement controversée, notamment car les chercheurs s'appuient pour leurs calculs sur une famille américaine, dont l'empreinte carbone par habitant est très élevée et où la natalité est relativement modérée. Néanmoins, nos mode de vie influençant le monde entier, l'impact devrait s'étendre à ceux dont la natalité progresse très vite. Certains avancent donc des mesures iconoclastes : l'écologiste Yves Cochet soutient par exemple une « allocation familiale inversée », qui diminue à chaque enfant supplémentaire.

    Se passer de voiture et rouler moins vite

    Propulser un véhicule de plus d'une tonne pour transporter un seul passager de 70 kilogrammes a de quoi susciter des interrogations. 70 % des salariés prennent pourtant leur voiture pour aller travailler, selon l'Insee. Certes, beaucoup n'ont pas le choix, mais même pour un trajet de moins d'un kilomètre, 58 % des Français continuent de préférer la voiture ! Les transports en commun ou le covoiturage allongent bien sûr un peu le temps de trajet, mais évitent les embouteillages et permettent de nouer des relations. Si vous tenez absolument à votre voiture, adopter une conduite plus souple et rouler moins vite permet de limiter son impact. Le passage de 90 km/h à 80 km/h sur les routes nationales réduit, par exemple, la consommation de carburant de 15 %.

    Bannir les trajets en avion

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  • Stop à la surtaxe sur le bio !!

    Chers amis,
    Ici le Professeur Henri Joyeux.
    Savez-vous que, quand vous achetez bio, vous payez 30 % de TVA en plus que sur le non-bio ?
    C’est mathématique :
    En moyenne, les produits bio coûtent 30 % plus cher que le non bio. Cela veut dire que l’Etat prélève 30 % de TVA en plus sur vos achats !!
    C’est un scandale ! Et une injustice incroyable. Pire, c’est l’exact contraire de ce que dit le ministre de l’écologie François de Rugy à la télévision !!!

    Le ministre de l’écologie parle d'une TVA plus basse sur le bio à la télévision

    Celui-ci a déclaré il y a quelques jours aux informations [1] qu’il souhaitait que les produits bio « soient moins taxés ».

    Le ministre de l’écologie François de Rugy a déclaré le 22 mars 2019 à la télévision que les produits bios devaient être moins taxés.

    Ses propos ont été re-publiés dans le journal Le Monde :

    « Les produits alimentaires bio pourraient avoir une TVA plus faible que les produits alimentaires issus de l’agriculture industrielle. » (François de Rugy, ministre de l’écologie).[2]

    Mais sur le terrain, ils font le contraire !
    Ils taxent plus le bio, et ce à tous les maillons de la chaîne car le bio demande aussi plus de main-d’œuvre, donc paye plus de charges sociales !!
    Alors, chers amis, joignez votre voix à la mienne pour demander au ministre de l’écologie François de Rugy de mettre ses actes en conformité avec ses déclarations.
    Ajoutez votre signature à la lettre ouverte que j’ai préparée pour lui ! 

    Réduire la TVA sur le bio : une question de justice

    Réduire la TVA sur le bio ne serait que justice.
    En mangeant bio, vous préservez l’environnement, vous favorisez les emplois, mais vous faites aussi économiser des sommes énormes à la Sécurité Sociale – donc à la collectivité.
    Car plus de bio, c’est moins de maladies :

    • Une récente étude française (INRA) a observé une diminution de 25 % du risque de cancer chez les consommateurs de produits bio, par rapport aux personnes qui en consomment moins souvent ;[3] elle observe même une réduction de 34% des cancers du sein et de 76% des lymphomes (cancers du système lymphatique qui détruit les défenses immunitaires du patient). C’est énorme !
    • Une autre étude française (Inserm) a confirmé le lien entre pesticides et maladie de Parkinson (risque multiplié par deux chez les agriculteurs exposés) ;[4]
    • Les pesticides sont fortement soupçonnés d’être liés au drame des bébés nés sans bras.[5]

    Réduire la TVA sur le bio : une mesure plébiscitée lors de Grand Débat

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  • L’ÉDITO    (Plantes & Santé, le site de la phytothérapie)  

    Chers amis des plantes,

    C’est officiel : la Déclaration des droits de l’arbre a été proclamée ce vendredi 5 avril !
    Ce texte est à l’initiative de l’ association A.R.B.R.E.S, qui plaide depuis 1994 pour la sauvegarde des plus remarquables. Il nous rappelle que l’arbre est un « être vivant sensible aux modifications de son environnement et qu’il doit être respecté en tant que tel ». La nécessité d’une protection renforcée a été soulignée. « L’arbre doit être considéré comme un sujet de droit », est-il même affirmé.
      L’ancienne ministre de l’Écologie, Delphine Batho a apporté son soutien à ce projet. « Ces monuments de la nature devraient bénéficier d’une vraie protection », estime-t-elle. En 2019, cela reste un combat, comme le montrent les exemples encore courants d’abattage brutal d’arbres ; nous vous en parlons d’ailleurs dans le numéro d’avril de Plantes & Santé.
    Il est clair que l’idée devra faire son chemin. En attendant, elle est déjà défendue par un beau

    film, intitulé Les arbres remarquables, un patrimoine à protéger, actuellement en salle. On embarque ici pour un tour de France de spécimens incroyables, souvent millénaires, choisis par Georges Feterman, professeur agrégé de sciences naturelles et président d’A.R.B.R.E.S. Les réalisateurs Jean-Pierre Duval et Caroline Breton ont également eu à cœur de filmer les passionnés qui entretiennent avec ces géants des liens de toutes sortes.
    Pour trouver une séance proche de chez vous, rendez-vous sur www.museo-films.com/agenda-projection . Vous passerez un très bon moment en belle compagnie !

      Vous pouvez aussi demander à votre cinéma de le programmer ou le faire venir dans le cadre d'une association.
       Et puisque l’on parle des arbres, j’aimerais revenir sur les attaques qu’essuie depuis quelque temps le Ginkgo biloba. Plusieurs de ses propriétés ont été remises en question ; il serait aussi à l’origine d’effets secondaires chez des patients prenant des médicaments. Nous vous proposons donc, cette semaine, d’y voir plus clair avec le Dr Staub. Découvrez notamment ce qu’il faut savoir sur ce végétal avant de se complémenter, et vous conviendrez vite que « l’arbre aux quarante écus » mérite un peu de respect !

    Nous vous souhaitons une très agréable semaine et, qui sait, l’occasion d’une rencontre avec un arbre… remarquable.

    Isabelle Saget

    Déclaration des droits de l’arbre : un moment historique !

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  • https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/foret-biodiversite-forets-naturelles-atout-rechauffement-climatique-                    Nathalie Mayer  Journaliste

    Pour maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 1,5 °C, il est indispensable de réduire les émissions de CO2. Mais il faut également trouver des moyens d'éliminer une bonne partie du carbone déjà présent dans l'atmosphère. Pour cela, les États comptent sur les forêts. Il faudra alors restaurer des forêts naturelles, préviennent les chercheurs.

    « Les monocultures stockent beaucoup moins de carbone que les forêts naturelles. Pour lutter contre le réchauffement climatique, la restauration des forêts naturelles est clairement l'approche la plus efficace. » C'est la conclusion d'une étude menée suite aux annonces faites par de nombreux pays portant sur leur volonté de planter des arbres pour sauver la planète.

    Lancé en 2011, le Défi de Bonn, étendu par la Déclaration de New York sur les forêts, encourage les États à restaurer 150 millions d'hectares de forêts avant 2020 et 350 millions d'hectares d'ici 2030. C'est peu ou prou la superficie de l'Inde. Objectif : stocker près de deux gigatonnes d'équivalent CO2 par an. Et produire, par la même occasion, des revenus supplémentaires pour les communautés rurales notamment.

    Mais selon les calculs des chercheurs de l'University College de Londres (Royaume-Uni) fondés sur les engagements de 43 pays, seule la biodiversité de forêts naturelles est capable de capturer suffisamment de carbone atmosphérique pour maintenir le réchauffement de la planète sous la barre des 1,5 °C. Les forêts naturelles, en effet, stockent 40 fois plus de carbone que les plantations et 6 fois plus que l'agroforesterie.

    Les fotêts au secours de la planète

    Des forêts oui, mais des forêts naturelles

    Ainsi la restauration sur 350 millions d'hectares de forêts naturelles pourrait permettre d'éliminer de l'atmosphère quelque 42 milliards de tonnes de carbone d'ici 2100. Ce qui reste peu au regard des 730 milliards de tonnes qui seraient nécessaires à limiter le réchauffement climatique. Une stricte application des promesses des États - qui prévoient des plantations dans 45 % des cas, une restauration de forêt naturelle dans 34 % des cas et de l'agroforesterie dans 21 % -, toutefois, réduirait encore ce chiffre à 16 milliards de tonnes. Si des monocultures commerciales étaient plantées sur les 350 millions d'hectares, il tomberait même à un milliard de tonnes.

     
    Sans un programme de restauration des forêts naturelles, le réchauffement climatique ne pourra pas être contenu.

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  • Qu’est ce que l’agriculture régénératrice?

      Agriculture régénératrice » décrit l’ensemble des méthodes d’agriculture et de paissance qui, entre autres bienfaits, aident à inverser les changements climatiques en reconstituant la matière organique et en restaurant la biodiversité d’un sol dégradé. Cela résulte dans la capture du carbone dans le sol et dans améliorant du cycle de l’eau.

       Plus précisément, l’agriculture régénératrice, est une mode holistique de gestion des terres qui s’appuie sur le pouvoir de la photosynthèse des plantes afin de réintroduire le CO2 atmosphérique en excès dans le cycle du carbone et, par le fait même, de restaurer la santé du sol, la résilience des cultures et leur contenu élevé en éléments nutritifs.

       L’agriculture régénératrice améliore la santé du sol principalement par les pratiques qui augmentent sa teneur en matière organique. Ces techniques améliorent non seulement la diversité et la santé du biote du sol, mais encore la biodiversité interne et en surface du sol, en augmentent sa capacité de rétention des nutriments, de l’eau et de séquestration du carbone à de plus grandes profondeurs. Ainsi les niveaux de CO2 dommageables pour le climat sont rabattus et la structure du sol est améliorée afin d’amoindrir les pertes de sols entraînées par une civilisation humaine destructrice. Des études révèlent continuellement les dommages causés au sol par le labour, l’épandage de produits agrochimiques et d’engrais minéraux, ainsi que par l’exploitation minière des hnydrocarbures. L’agriculture régénératrice prend à contrepied ce paradigme afin de bâtir pour le futur.

    Les méthodes utilisées pour l’agriculture régénératrice :

    • Contribuent à la régénération/reconstruction des sols et de leur fertilité;
    • Accroissent la percolation et la rétention de l’eau par les sols ainsi que la pureté et l’assainissement des eaux de ruissellement;
    • Augmentent la biodiversité, la santé et la résilience des écosystèmes;
    • Compensent le lourd héritage des émissions nettes de CO2 de l’agriculture conventionnelle dans l’atmosphère, en rétrocédant significativement du carbone dans les sols.

    En quoi consistent ces méthodes ?

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  • La 5G déjà utilisée par l’armée pour disperser les foules et rendre les animaux fous !Merci de signer, puis de partager cette pétition : (https://petition.neo-nutrition.net/non-a-la-5g-en-france/?base=647&campaignId=362375&segmentId=363512&shootId=375016

    Chère lectrice,
    Cher lecteur,

    Moi-même, je n’y ai pas cru lorsque j’ai découvert ces informations.

    Et pourtant…

    En 2018, pour les Jeux Olympiques d’hiver de PeyongChang (en Corée du Sud), un réseau de 5G a été déployé pour éloigner les sangliers qui dévastaient les champs [1] et protéger les touristes.

    Ces canons 5G permettaient de balader les pauvres sangliers dans la direction souhaitée !

    Vous imaginez bien que si la 5G est parfaite pour téléguider les hordes de sangliers, elle peut bien sûr être utilisée pour contrôler les « citoyens récalcitrants ».

    Ce n’est pas de la fiction… c’est la réalité.

    Stop à la 5G

     

        L’armée américaine est déjà équipée de canons anti-émeutes à ondes 5G (96 GHz), appelés ACTIVE DENIAL SYSTEMS. Les ondes émises brûlent la peau et permettent de disperser les foules [2].

    Ce canon fonctionne à 96 GHz, or les autorités ont prévu d’utiliser des fréquences allant jusqu’à 300 GHz ! Nous sommes en droit de leur demander à quoi va leur servir la 5G à 300 GHz. Veulent-ils les utiliser pour nous rendre dociles et finalement nous réduire à la servitude ?

    À moins que ce soit pour nous espionner ?

    5G, l’outil d’espionnage des Chinois (affaire Huawei)

    Le fabricant chinois Huawei (très/trop proche de son gouvernement) a été surpris en train d’espionner le Ministère de la Défense français (à Balard) [3,4]. Huawei ne faisait qu’utiliser au maximum de leur capacité les antennes 5G qu’on lui avait demandé d’installer.

    Oui, car la 5G permet d’espionner très facilement toutes les communications.

    Et lorsque la 5G tombera entre les mains des mauvaises personnes, c’est vous et moi qui en serons les premières victimes…

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  • [Danger plastique] J’ai testé une semaine sans emballages plastiques... et j'ai maudit mon rédacteur en chef

      https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/danger-plastique-j-ai-teste-une-semaine-

      Adieu le fromage emballé, les sachets de pâtes, le shampoing liquide, les cotons-tiges… J’ai essayé, pendant une semaine, de me passer des emballages plastiques. Et ce ne fût guère facile. Face au danger mortel qu’il représente pour l’environnement et la biodiversité, Novethic vous propose chaque semaine de découvrir une nouvelle facette de ce matériau omniprésent.

      Chiche ! Voilà ce que j’ai dit à mon rédacteur en chef quand il m’a mis au défi de ne plus utiliser d'emballages plastiques pendant une semaine. Comme j’étais déjà bien avancée dans le chemin du zéro emballage plastique, je me suis dit, présomptueusement, que ça ne serait pas si difficile… grave erreur !

    Premier jour, premier échec

    Boite en carton coreen graal 2

       Premier jour, tout commence mal. J’oublie que j’ai commencé le défi et vais chercher un repas indien pour le manger à la rédaction. Patatras, je me retrouve avec des boîtes en plastique plein les mains. Pour me déculpabiliser, je les réutilise pour congeler mes restes du soir mais cela n’augure rien de bon. Deuxième jour, je suis pressée par le temps, ne trouve aucun restaurant qui n’utilise pas de boîte en plastique. Je suis obligée de me replier sur un sandwich... en maudissant mon rédacteur en chef. Au troisième jour, je prends mon courage à deux mains. Équipée d'un tote bag, je trouve un restaurant coréen qui propose des plats dans une boîte en carton. Alléluia ! Ce sera ma nouvelle cantine.

     Les courses : du frais et surtout pas de produits transformés

    Vrac pate bio

    J’ai l’impression de partir en randonnée. Armée de bocaux vides qui tintinnabulent dans mes sacs, je file faire mes courses. Première étape : une grande surface. Je ne trouve que de la salade pré-lavée dans un sachet, des citrons plastifiés et des fromages emballés... Je comprends vite que mon défi sera très compliqué à atteindre ici. Après avoir maudit une nouvelle fois mon rédacteur en chef, je prends la direction d'une enseigne bio spécialisée.

    Ici, la majorité des produits frais (légumes et fruits) sont en vrac. Idem pour certaines pâtes, céréales et gâteaux. Pour les produits froids en revanche, tout est emballé avec du plastique, du jambon en passant par le gruyère râpé et les saucisses. Heureusement, le magasin propose du fromage à la coupe et je n’achète pas de viande. Je fais l’impasse sur les yaourts ayant acquis récemment une yaourtière.

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  •  LOOP ou le Grand retour de la Consigne ?

    LOOP ou le Grand retour de la Consigne ?

       Produits à usage unique, suremballage, épuisement des ressources et émissions carbone, nombreuses sont les polémiques actuelles qui gravitent autour de la société de surconsommation des temps modernes ! Et quand les règlementations se font attendre, certains acteurs n’hésitent pas à se retrousser les manches afin de proposer aux consommateurs des alternatives, et à faire bouger les lignes. TerraCycle, leader mondial dans le traitement des déchets, présentait le 24 janvier 2019, à l’occasion du Forum Économique Mondial de Davos, sa nouvelle initiative baptisée « LOOP ».
        LOOP est une plateforme de e-commerce, qui a convaincu 25 multinationales de s’impliquer dans le grand retour de la consigne en développant de nouveaux emballages durables pour les produits du quotidien. Des emballages consignés et développés expressément pour l’occasion : pots de glace Häagen-Dazs en métal, shampoings Pantene en aluminium, céréales au chocolat Quaker dans une boîte métallique ou jus d’orange Tropicana dans des bouteilles de verre…
        Comment ça marche ? Vous commandez vos produits en ligne, on vous les livre chez vous dans le sac LOOP (développé par UPS), vous consommez, et une fois vos produits finis, vous placez les contenants vides (et même sales) dans votre sac LOOP, puis programmez son retrait. Vous pourrez même vous faire livrer vos nouvelles courses au moment du retrait de celui-ci.
        Pour cette phase de lancement, au printemps 2019, LOOP se lancera d’abord en Ile-de-France, ainsi qu’à New-York, pour s’étendre au fur et à mesure à Londres, Toronto, Tokyo et San Francisco fin 2019. On retrouvera une centaine de références (au prix grande surface + caution pour l’emballage) avec pour objectif d’étendre l’offre à 600 références après un an.
       En France, c’est Carrefour qui aura l’exclusivité de sa MDD sur 20 produits pour 6 mois, puis d’autres enseignes pourront ensuite prendre part à l’initiative. À ce jour, les analyses de TerraCycle estiment qu’à partir de 5 réemplois du contenant, cette solution aurait un impact carbone inférieur à celui des objets à usage unique livrés par l'e-commerce classique (qui génère déjà son lot de camions), et qu’après 25 utilisations, l’impact sera réduit de moitié.
       En attendant de pouvoir attester de ces chiffres, c’est un beau tour de force de TerraCycle qui remet la consigne au goût du jour !


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  • Une nouvelle campagne européenne pour contrer le pouvoir des multinationales

      Pour signer la pétition: https://france.attac.org/se-mobiliser/stop-impunite-des-multinationales/article/une-nouvelle-campagne-europeenne-pour-contrer-le-pouvoir-des-multinationales?pk_campaign=Infolettre-1773&pk_kwd=une-nouvelle-campagne-europeenne

    mardi 5 février 2019, par Maxime Combes
     
    Le 22 janvier, à l’occasion du Forum économique mondial de Davos, Attac France s’est engagé dans une campagne européenne qui réunit des centaines d’associations, syndicats, et mouvements sociaux. Objectif : poursuivre le travail de sape contre les mécanismes d’arbitrage privés qui octroient des privilèges et une impunité aux entreprises multinationales et, dans le même temps, soutenir l’adoption de régulations internationales contraignantes.

      Plus de 3400 traités et accords protègent en effet les investissements des multinationales tandis qu’aucun texte international juridiquement contraignant ne garantit qu’elles respectent les droits humains et de l’environnement, ni ne garantit l’accès à la justice pour les populations victimes de leurs agissements. Devenues de très puissants acteurs économiques et financiers, aidées de gouvernements qui sont devenus leurs obligés, les multinationales disposent de droits et de pouvoirs étendus, tant sur nos vies que sur la planète.

     Comment les désarmer ? La campagne « Des droits pour les populations, des règles pour les multinationales » vise à passer la vitesse supérieure : il est temps, et il est possible, de réduire les pouvoirs des multinationales et d’en redonner aux populations et aux pouvoirs publics. Ne serait-ce que parce que les dispositifs de règlement des différends entre investisseurs et États (en anglais Investor-State dispute settlement, ISDS) sont déjà très largement délégitimés aux yeux de l’opinion publique.

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  • 2014    192 p.   5€ (poche)

      « Jetant un regard rétrospectif sur mon parcours intellectuel, autour d’un objet envahissant et problématique, l’économie, il m’apparaît que mes efforts ont visé à produire ce que les Grecs appelaient une metanoïa, c’est-à-dire un renversement de la pensée.

      Aujourd’hui, il nous faut renverser nos manières de penser. Parce que le monde n’est plus vivable ainsi, que nous le savons mais restons pris dans les schémas capitalistes et productivistes, il nous faut réinventer notre imaginaire pour trouver une nouvelle perspective existentielle. Qui passera par l’après-développement, la décroissance et l’éco-socialisme. »

       Professeur émérite d'économie à l'université de Paris-Sud (Orsay), objecteur de croissance, Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l'épistémologie des sciences sociales. Il est notamment l'auteur de:
      -La Déraison de la raison économique (Albin Michel, 2001)
      -Justice sans limites (Fayard, 2003).
      -Petit traité de la décroissance sereine (Mille et une nuits).
      -La Mégamachine (La Découverte, 1995),
      -Le Pari de la décroissance (Fayard, 2006) et
     -Sortir de la société de consommation (Les liens qui libèrent, 2010). 
     -Décoloniser l'imaginaire (Parangon, 2011),
      -Chroniques d'un objecteur de croissance (Sang de la terre, 2012)

      -Bon pour la casse (Les Liens qui Libèrent, 2012).

      Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Serge Latouche à Novopress et consacré à la décroissance.Il est le principal penseur français de la décroissance,

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  • Stop TTIP et CETA - Bulletin d'information

    Manifestant anti-ISDS habillé en loups

    Il y a trois ans, notre mouvement a été déterminant pour stopper le TAFTA, l’accord de libre échange transatlantique. Cela n’a pas été facile. Ensemble, nous avons collecté 3,3 millions de signatures. Des centaines de milliers d’entre vous ont manifesté dans les rues. Nous avons tenu tête aux multinationales, aux lobbyistes, à 28 gouvernements et à la Commission Européenne. Et nous avons gagné !

    Maintenant, nous devons nous y remettre afin d’abattre une fois pour toutes l’ISDS - ces tribunaux d’arbitrage qui étaient l’un des aspects les plus dangereux du TAFTA. Ces trois dernières années ont mortellement affaibli ce système. Pour la première fois, avec un effort ciblé en 2019, nous pouvons nous en débarrasser pour de bon. Une campagne Européenne contre l’arbitrage d’investissement et pour plus de responsabilité des multinationales vient juste d’être lancée pour se saisir de cette opportunité.

    Signez la nouvelle pétition pour mettre fin aux privilèges des multinationales !

       https://stopisds.org/fr/action/

    ISDS est l’acronyme anglais du “Règlement des différends entre Investisseurs et États”. Ce système opaque crée une justice d’exception uniquement accessible aux multinationales et aux super-riches. Ils peuvent l’utiliser pour attaquer les États, et empêcher de nouvelles régulations qui ont pour but de protéger les peuples et la planète. Dans le cas inverse, si ces mêmes multinationales violent les droits humains, les communautés impactées n’ont pas de possibilité d’obtenir justice. C’est une injustice insupportable !

    Certains cas d’arbitrage sont bien connus, comme celui de la multinationale Vattenfall qui réclame 5 milliards (!) d’euros à l’Allemagne pour sa décision de sortir du nucléaire. Mais des centaines d’autres cas scandaleux ne reçoivent que peu d’attention. Et de nouveaux traités comprenant un tel système de justice d’exception en faveur des multinationales continuent d’être signés !  Afin d’y mettre fin, nous devons nous opposer à ces nouveaux accords, et mettre fin aux accords existants - CETA inclus !

    Cette semaine, les multinationales sont rassemblées à Davos, pour le forum économique mondial. Leurs PDG dineront et bavarderont avec les chefs d’État du monde entier jusqu’à vendredi. Parmi les multinationales présentes, on compte Chevron, qui a attaqué l'Equateur afin d’éviter d’avoir à dépolluer les régions impactées par ses activités en Amazonie. Cargill, qui a attaqué le Mexique, après que le gouvernement ait mis en place une taxe sur le sucre afin de lutter contre l’obésité dans le pays. Dow Chemical, qui a attaqué le Canada pour avoir interdit des pesticides dangereux...et des douzaines d’autres.

    Aujourd’hui, nous nous invitons à leur fête. Nos collègues de la campagne “Des droits pour les peuples, des règles pour les multinationales” sont à Davos. Habillé.e.s en costumes de loups, ils vont révéler plus de 40 multinationales présentes au forum économique mondial ont utilisé l’ISDS pour attaquer des gouvernements et ainsi récupéré de larges sommes d’argent public. Certaines de ces multinationales ont violé les droits humains à un ou plusieurs endroits dans le monde, mais les peuples et la planète ne peuvent pas se retourner contre elles !

    Les humains ont besoin de plus de droits, et les multinationales de plus de règles ! Il faut mettre fin aux systèmes de justice d’exception pour les multinationales, et 2019 est l’année pour le faire.

    Bien à vous,
    L’équipe de Stop TTIP

    PS : les États membres de l’UE viennent juste de décider de mettre fin à tous leurs traités contenant un mécanisme ISDS entre membres de l’UE. C’est un premier pas important, auquel nous avons contribué. Augmentons la pression, afin que tous les traités contenant de tels privilèges pour les multinationales soient annulés, et qu’aucun nouveau ne soit plus jamais signé ! 

    Oui, je veux mettre fin aux privilèges des multinationales!

    Plus d'informations sur stopisds.org/fr/.

     
     

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  •                                                             2018     87 p.    14 €

    Journal de bord d'un écolo activiste

       Ce guide d'un " écolo punk " vous fera voir d'une autre façon la protection de l'environnement ! Entre humour et solutions concrètes, plongez dans l'univers de cet amoureux de la nature radical !

      Véritable petit guide pour résister et agir contre la pollution de notre planète, ce livre vous raconte les expériences de Jean-François Noblet, ce " sale gosse " de l'écologie qui agit depuis 40 ans de façon parfois radicale mais toujours bon enfant et avec beaucoup d'humour !

       Comment diminuer le nombre de chasseurs ? Comment neutraliser les piégeurs ? Comment éviter la publicité dans votre boîte-aux-lettres ou sur votre messagerie ? Comment alerter contre les pesticides ? Comment lutter contre les dépôts d'ordures sauvages ? Comment en finir avec le bruit des motos ? Comment fleurir sa ville ? Comment casser les murs de parpaing pour accueillir les chauves-souris ?...
       Toutes ces questions sont les leitmotivs de cet amoureux de la nature, et il y répond aux travers de ses expériences vécues. Le résultat est drôle, mais aussi utile et concret pour, à notre tour, participer à sauvegarder notre environnement et à protéger, à notre échelle, la faune et la flore qui nous entourent. Plongez dans l'univers de cet " écolo " engagé, illustré par un François Boucq très inspiré !

     

       Précurseur, Jean-François Noblet a fondé en 1972 la Fédération Rhône-Alpes de Protection de la Nature, section Isère (FRAPNA). Il lance une campagne nationale de protection des chauves-souris. Vespères de Savi et molosses de Cestoni n'ont plus de secrets pour lui. Il devient ensuite conseiller technique environnement au Conseil départemental de l'Isère. Là, et dès les années 1990, il réussit quelques jolis coups dans cette collectivité : alimentation bio à la cantine, routes durables, corridors biologiques, bibliothèque écologique idéale pour les collèges, arrêt des pesticides en bord de voirie, etc. Il est le fondateur de toute une série d'associations de protection de la nature (CORA Isère, Jeunes et Nature, La Sève, Grésivaudan Nature, Jeunes et Nature, Avenir, Le Pic vert). Aux éditions Plume de carotte, il est l'auteur de

      -La Nature au café du commerce, paru en 2013.

       S'il a commencé dans l'illustration de presse avec des caricatures dans Le Point, L'Expansion ou Playboy, c'est dans la bande dessinée que François Boucq explose véritablement. Il se fait connaître pour ses récits humoristiques, où l'absurde le dispute souvent à la parodie. Il adapte aussi le romancier américain Charyn, explore le western avec Jodorowsky, ou les services secrets du Vatican avec Sente dans Le Janitor. Héritier direct d'un Giraud, Boucq a ouvert des portes dans le dessin réaliste. Au fil des années, cette synthèse entre caricature et rigueur, lisibilité et précision du dessin a donné naissance à un style unique, qui lui permet de faire vivre tous les genres de récit.


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  •  Nous voulons des coquelicots (F. NICOLINO, Fr. VEILLERETTE)

                                                            2018     128 p.    8 € (Poche) 

      "Les pesticides sont des poisons qui détruisent tout ce qui est vivant. Ils sont dans l'eau de pluie, dans la rosée du matin, dans le nectar des fleurs et l'estomac des abeilles, dans le cordon ombilical des nouveau-nés, dans le nid des oiseaux, dans le lait des mères, dans les pommes et les cerises.

      Les pesticides sont une tragédie pour la santé. Ils provoquent des cancers, des maladies de Parkinson, des troubles moteurs ou cérébraux chez les enfants, des infertilités, des malformations à la naissance. L'exposition aux pesticides est sous-estimée par un système devenu fou, qui préfère la fuite en avant. Quand un pesticide est interdit, dix autres prennent sa place. Il y en a des milliers.

      Nous ne reconnaissons plus notre pays. La nature y est défigurée. Le tiers des oiseaux ont disparu en quinze ans ; la moitié des papillons en vingt ans ; les abeilles et les pollinisateurs meurent par milliards ; les grenouilles et les sauterelles semblent comme évanouies ; les fleurs sauvages deviennent rares. Rendez-nous nos coquelicots et nos bleuets ! Rendez-nous la beauté du monde !". Fabrice Nicolino. 

       Fabrice Nicolino est journaliste. Il est notamment l'auteur de
       -Bidoche : l'industrie de la viande menace le monde (LLL, 2009 ; Babel n° 1029),
       -Un empoisonnement universel (LLL, 2014 ; Babel n° 1377) et
       -Lettre à une petiote sur l'abominable histoire de la bouffe industrielle (Les Echappés, 2017).
       
       François Veillerette, militant, élu écologiste dans l'Oise et porte-parole de l'Association Générations Futures a déjà écrit avec Marine Jobert:
       -Le Vrai Scandale des gaz de schiste. Il a aussi publié (avec Fabrice Nicolino)
        -Pesticides, révélations sur un scandale français.

     


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  • 2018    580 p.   35 €

        Nous savons qu'il nous reste peu de temps pour agir. Un nombre toujours plus important de scientifiques nous mettent en garde : dans quelques années, il sera trop tard. Le changement climatique menace de défaire le tissu social, de saper les fondations mêmes de la démocratie et de précipiter la disparition de nombreuses espèces. Dont l'être humain.
       Fort de cette urgence, Drawdown propose une feuille de route à l'usage des gouvernements, des territoires, des villes, des entreprises et de chacun d'entre nous. Plutôt que de baisser les bras, ce livre veut nous aider à surmonter la peur, la confusion et l'apathie, pour passer à l'acte.
      Drawdown désigne le point de bascule à partir duquel la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, après avoir atteint un pic, se met à diminuer d'une année sur l'autre. L'objectif de ce livre est de nous aider à engager cette bascule.
      Pour y parvenir, Paul Hawken et soixante-dix chercheurs ont élaboré un plan inédit : quatre-vingts solutions pour inverser le cours du changement climatique. En décrivant leurs impacts positifs sur le monde financier, les relations sociales et l'environnement, ils nous enjoignent à organiser notre action : commencer par ce qui aura le plus d'impact et construire une stratégie globale. Nous disposons de tous les outils nécessaires, à nous de nous mettre au travail. 
     

       Né le 8 février 1946, Paul Hawken est un des écologistes les plus respectés aux Etats-Unis et un spécialiste du climat. Il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels:

      -Blessed Unrest,

      -The Ecology of Commerce ou The Next Economy.

    Il vit à San Francisco.

     


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  • Maison des médias libres et Maison des Lanceurs d’alerte

    Par Sciences Citoyennes - Action collective

    https://sciencescitoyennes.org/maison-des-medias-libres-et-maison-des-lanceurs-dalerte/
    lundi 22 octobre 201

    Sciences Citoyennes plaide depuis sa création pour la liberté d’expression et de débat dans le monde scientifique, ce qui se traduit, entre autres, par les démarches de création d’une Maison des Lanceurs d’Alerte (MLA) et le soutien au projet de Maison des médias libres à Paris.

    Un collectif formé notamment d’intellectuels et d’artistes publie une tribune (reproduite ci-dessous) au Monde pour la création de ce lieu, dans le cadre du concours Réinventer Paris 2. La MLA figure comme partenaire du projet. 

    « Le projet de Maison des médias libres à Paris rencontre les défis de notre époque »

    Tribune. Nous souhaitons qu’un lieu démocratique dévolu à la liberté de la presse puisse enfin voir le jour au cœur de la capitale française. C’est pourquoi nous soutenons le projet d’une « Maison des médias libres », candidat au concours Réinventer Paris 2 de la Mairie de Paris, pour acquérir et réhabiliter – grâce à la structure ad hoc « Le Transfo » – le très symbolique immeuble « Nation 1 » situé dans le XIe arrondissement de Paris.

    Ce serait à la fois un lieu public de rencontre et d’échange, d’exposition et de formation autour du journalisme, et un lieu professionnel proposant des locaux à des médias unis par la défense de l’indépendance et de la liberté de l’information. La grande diversité des promoteurs de ce projet en garantit le pluralisme, tout comme leur engagement à faire de ce lieu un espace de débat et de réflexion, d’expérimentation, de promotion de nouvelles formes de production et de diffusion de l’information, ouvert à tous les publics et accessible à tous les médias qui le souhaitent.

    Le droit de savoir et la liberté de dire sont en effet deux principes fondamentaux d’une démocratie véritable, forte et vivante. Le droit à l’information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu’à la diversité des opinions est une liberté fondamentale de tout être humain. Sans information libre sur la réalité, ambitieuse dans ses moyens et pluraliste dans ses fins, il ne saurait y avoir d’authentique délibération démocratique. Refusant les privilèges de naissance, de diplôme ou de fortune, d’origine ou de genre, une démocratie vraie suppose que toutes et tous soient pareillement informés pour être libres dans leurs choix et autonomes dans leurs décisions.

    Paris, une ville symbolique

    C’est à Paris que fut énoncée, par celui qui allait devenir le premier maire de la capitale française, la définition la plus radicale de cette liberté d’informer comme droit fondamental : « La publicité de la vie politique est la sauvegarde du peuple », déclarait, en 1789, Jean-Sylvain Bailly, l’année de la première Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, qui affirme la « libre communication » comme « un des droits les plus précieux de l’homme ».

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  • 2006     360 p.     55€

      Vous voulez construire vous-même votre maison écologique ou vous souhaitez assurer sérieusement le suivi du chantier ?
    Cet ouvrage, rédigé par deux spécialistes de l'éco-habitat, étayé par des centaines de schémas et de photos sera votre précieux guide.
    Les auteurs nous entrainent dans l'aventure de la construction d'un petit bâtiment. Pas à pas ils nous expliquent les techniques particulières de ses quatre murs : mur en bois cordé, mur en paille, mur en torchis, mur à ossature bois, ainsi que l'installation du toit végétalisé. Vous y trouverez l'essentiel de ce que vous devez savoir pour fabriquer des briques de terre, connaître les proportions d'un torchis, monter un mur en paille, poser une isolation en cellulose, appliquer un enduit terre/chaux...

     https://www.futura-sciences.com/maison/dossiers/construction 

    Soyons francs, la maison bio est un concept bien vague. D'une façon générale, il désigne toute les constructions écologiques, tout bâtiment construit en prenant en compte la façon dont ils interagissent avec l'écosystème de notre planète. Mais ce concept n'a pas le même sens pour tout le monde.

     
    Une maison bio. © ParentRap, Pixabay, DP

    Pour certains, construire une maison bio implique de créer un environnement sain, à l'intérieur du bâtiment. Pour d'autres, il est essentiel d'améliorer les matériaux produits en grande série qui prédominent dans la construction moderne. Pour d'autres encore, l'important est d'éviter carrément les matériaux produits en série et les systèmes centralisés, en faveur des ressources qu'offre le site, y compris les matériaux de construction, l'électricité, l'eau et les aliments.

     
    La maison bio doit être irréprochable écologiquement. © Clarke Snell

    Ma vision personnelle de la maison bio est centrée sur le concept de « durabilité de l'environnement », c'est-à-dire l'adoption d'un mode de vie qui permet de préserver, de maintenir et d'améliorer la qualité des ressources et des équilibres naturels, et donc de ménager l'avenir.

    Les cinq critères d'une maison bio

    Pour réaliser une maison bio qui contribue à cet objectif, il faut à mon sens prendre en considération les cinq critères fondamentaux suivants :

    1. Faible impact de la construction sur l'environnement

    Construire, pourrait-on dire, est initialement un acte de destruction. Il faut au minimum défricher un terrain et le remodeler, y creuser des trous, transformer les matériaux naturels présents sur le site. Construire écologique, c'est minimiser l'impact du bâtiment sur le site même, et plus généralement sur l'environnement, grâce à une conception consciente, réfléchie, et au choix de matériaux renouvelables, dont l'utilisation minimise les destructions écologiques.

    2. Économies d'énergie 

    L'impact de la construction d'une maison bio ne représente qu'un aspect du problème. Une fois le bâtiment construit, des gens viennent l'habiter. L'occupation humaine de cette maison bio requiert des ressources environnementales pour assurer le chauffage, la climatisation, l'approvisionnement en eau, en électricité, etc. Une construction « écologique » pourvoit à ces besoins humains avec efficacité, en préservant les ressources naturelles.

     
     
    La maison bio doit prendre en compte les besoins liés à l'occupation humaine. © Clarke Snell

    3. Durabilité 

    Les ressources naturelles, qu'il s'agisse des matériaux de construction, des outils ou des carburants, de même que l'énergie et l'ingéniosité humaines, concourent à la réalisation de notre maison bio. Plus la durée de vie de ce bâtiment est longue, plus le laps de temps sera long avant que l'on sollicite à nouveau les ressources de l'environnement pour le remplacement du bâtiment en ruines. Ainsi, plus un bâtiment vit longtemps, plus il est écologique.

    4. Non toxicité

    Pour nous maintenir en bonne santé, il nous faut préserver un environnement intérieur et extérieur sain. C'est la fonction d'une maison bio, véritable construction écologique.

    5. Esthétique 

    L'une des causes principales de la terrible dégradation de l'environnement est le mouvement constant et polluant des hommes partout sur la planète. Pour créer un mode de vie durable, nous devons limiter au maximum nos déplacements et subvenir à la plus grande partie de nos besoins sociaux, physiques et spirituels dans notre environnement immédiat. Par exemple, il faut beaucoup de temps pour obtenir de bonnes récoltes ; pour construire le réseau d'amis et de concitoyens qui constituera le socle d'une communauté ; pour soigner les arbres et les autres végétaux qui apporteront la fraîcheur à une maison. Vous ne pourrez pas construire tout cela si vous n'aimez pas suffisamment votre maison pour souhaiter y vivre longtemps et en faire un lieu qui favorisera l'épanouissement de ses habitants et la préservation de son environnement. Ainsi, une maison écologique doit-elle être belle, un lieu que l'on quitte toujours à regret et que ne l'on peut envisager de négliger.

     
    La maison bio doit être esthétique. © Clarke Snell

    Votre projet doit répondre à vos besoins et vos goûts

    Ce n'est pas une mince affaire que de satisfaire à toutes ces exigences. Cela requiert souvent des compromis et une bonne association entre idéalisme et réalisme. Ainsi, par exemple, imaginons que deux voisins construisent des maisons de mêmes dimensions. L'un d'eux est déterminé à n'utiliser que des matériaux « naturels » trouvés sur le site, dont la production n'exige que peu d'énergie et qui n'engendrent pratiquement pas de pollution. Son voisin exploite quelques matériaux provenant du site en association avec des matériaux produits en série et à forte intensité d'énergie afin de bâtir une maison qui consommera moins d'énergie pour fournir chaleur et autres commodités à ses habitants.

    Lequel de ces deux autoconstructeurs est le plus écologique ? Pour seulement espérer répondre à cette question, il faudrait connaître l'énergie intrinsèque (l'énergie nécessaire pour extraire, transformer et raffiner un matériau) de tous les matériaux impliqués, l'efficacité énergétique relative des deux maisons, leur durée de vie, l'entretien qu'elles nécessitent, et bien d'autres facteurs, tant techniques que personnels.

    Au final, construire écologique est un processus éminemment personnel dans lequel vous devrez réfléchir à la meilleure manière d'adapter votre maison à votre mode de vie, que vous soyez informaticien ou petit agriculteur, pour créer l'impact le plus favorable sur votre environnement, tant local que global. Un bâtiment idéalement écologique doit donc être très spécifique et répondre à vos besoins particuliers en tenant compte des conditions de votre environnement local.

     

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  • TRIBUNE. « Sonnons l’alarme climatique » : plus de 60 associations appellent à se mobiliser pour une transition écologique « plus ambitieuse et plus juste »

    mardi 4 décembre 2018, par Attac France

     Dans une tribune publiée lundi en exclusivité sur franceinfo, plusieurs dizaines d’associations et d’ONG disent souhaiter « contribuer à l’amplification du réveil citoyen afin de reprendre le contrôle et engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste ».

    « Faire sonner l’alarme climatique » : tel est le but de cette tribune, dont la publication coïncide avec l’ouverture de la COP24, en Pologne. Pour les signataires, une soixantaine d’associations, dont Attac, la Fondation pour la Nature et l’Homme présidée par Audrey Pulvar et Oxfam France, représentée par Cécile Duflot, « il est encore temps d’agir » pour « engager une transition énergétique plus ambitieuse et plus juste, à la hauteur de l’urgence climatique ». Ils s’expriment alors que doit avoir lieu une marche mondiale pour le climat, samedi 8 décembre, après le succès des marches du 8 septembre et du 13 octobre derniers.

    Le 8 décembre, sonnons l’alarme climatique. Associations et syndicats s’engagent à rejoindre les mobilisations du 8 décembre et appellent à amplifier le réveil citoyen pour la justice sociale et écologique.

    En décembre 2015, alors que les chefs d’États célébraient la signature de l’Accord de Paris, le mouvement pour la justice climatique se mobilisait pour dresser des lignes rouges et pointer l’insuffisance des engagements des États pour limiter le réchauffement mondial à 1,5°C. Trois ans après, le compte n’y est toujours pas et nous n’avons pas le luxe d’attendre. Les conséquences dramatiques des dérèglements climatiques sont déjà là et les populations les plus vulnérables en sont les premières victimes, au Nord comme au Sud.

    « L’inefficacité de la politique des petits pas d’Emmanuel Macron est évidente »

    Si la prise de conscience individuelle et les petits changements du quotidien constituent un premier pas, ceux-ci ne doivent pas faire oublier l’urgence d’un changement de cap des politiques publiques. Le dernier rapport du GIEC est clair : si les pays veulent respecter leurs engagements en matière de climat, ils doivent laisser les combustibles fossiles dans le sol et réorienter les politiques publiques vers une transition juste, qui protège les populations affectées par les impacts du changement climatique et ne laisse personne de côté.

    En décembre 2017, lors du One Planet Summit, organisé par Emmanuel Macron, nous nous étions rassemblés pour rappeler que « Pas un euro de plus » ne devait aller aux énergies fossiles. Un an après, le message n’a pas été écouté. L’inefficacité de la politique des petits pas d’Emmanuel Macron est évidente, surtout quand elle ignore la dure réalité quotidienne des plus pauvres, s’accompagne de mesures fiscales favorables aux plus riches et refuse de faire payer les plus gros responsables des dérèglements climatiques. La hausse du prix des carburants est l’une des mesures nécessaires pour accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre. Mais celle-ci ne pourra être prise au sérieux si elle ne répond pas aux enjeux de justices sociale et fiscale grâce notamment à une redistribution des recettes de la taxe dans la transition et des mesures d’accompagnement pour celles et ceux qui n’ont d’autres choix que de prendre leur voiture pour se déplacer. C’est ce que montre en grande partie la colère exprimée par les « gilets jaunes ».

    « Il est encore temps d’agir »

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  • #ClimateAlarm ! Mobilisons-nous le 8 décembre pour la justice sociale et le climat

     
     

    Communiqué 27 novembre 2018

     
     

    Le changement climatique n’est ni pour demain ni pour après-demain, ses conséquences se font déjà sentir ici et maintenant. Combiné avec l’effondrement dramatique de la biodiversité et la multiplication des pollutions, il est un défi majeur alors que des points de rupture potentiellement irréversibles sont déjà ou seront bientôt franchis.

     
     

    Des manifestations ont eu lieu dans toute la France les 8 septembre et 13 octobre derniers, à l’appel de citoyen·ne·s, réseaux, mouvements, ou associations. Une nouvelle journée de manifestation aura lieu le samedi 8 décembre. Plus de 130 événements sont déjà répertoriés en France et l’étranger sur cette page d’un trop célèbre réseau social.

    Cette mobilisation se prépare dans un contexte national particulier : la mobilisation des « gilets jaunes » contre l’augmentation des taxes sur le carburant et plus globalement contre la politique du gouvernement Macron, les injustices fiscales et leurs conséquences sur le pouvoir d’achat. Les gilets jaunes expriment, avant tout, les difficultés de vivre quand se cumulent les coûts croissants du transport pour toutes celles et ceux contraints de prendre leur voiture pour travailler ou accéder aux services publics, la hausse du prix du gaz, la baisse des aides au logement, l’augmentation de la CSG ou la baisse des pensions des retraité·e·s. Ils pointent également l’hypocrisie gouvernementale : en 2019, sur les 37 milliards de recettes des taxes sur les carburants seuls un peu plus de 7 milliards d’euros seront affectés à la transition écologique.

    Cette mobilisation se prépare aussi dans un contexte international particulier puisqu’au même moment aura lieu la COP24 (24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), organisée cette fois-ci en Pologne. Cette COP sera l’occasion de faire un triste bilan des engagements climatiques nationaux pris lors de la COP 21 à Paris : pas assez ambitieuses, trop lentes à se mettre en oeuvre, pas financées, les politiques climatiques ne sont pas à la hauteur des enjeux. La société civile doit sonner l’alarme climatique pour dénoncer le dramatique retard pris par les États pour contenir le réchauffement climatique. Elle doit faire pression sur les gouvernements pour qu’une transition juste pour les peuples et la planète soit enfin mise en œuvre.

    Pour Attac, le 8 décembre marque aussi une nouvelle étape de la campagne #PasAvecNotreArgent : nous souhaitons mener des dizaines d’actions de désobéissance civile partout en France pendant la COP 24 pour exiger que l’argent du livret de développement durable et solidaire (LDDS) ne puisse plus contribuer à la destruction de la planète et à l’aggravation du réchauffement climatique. Localement, il est possible d’imaginer des liens entre ces actions et les marches climat, par exemple en faisant sonner l’alarme climatique devant nos cibles : Caisse des dépôts et consignations, les banques climaticides comme BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole ou HSBC (téléchargez le kit ressources pour mener des actions LDDS).

    Attac appelle aux mobilisations du 8 décembre et propose un véritable changement de cap pour être à la hauteur des enjeux sociaux et climatiques auxquels nous sommes confronté·e·s :

    • > faire basculer les financements qui contribuent au réchauffement climatique dans le financement de la transition, notamment les politiques de sobriété énergétique et la production d’énergie renouvelable ;
    • > augmenter les mécanismes d’aide pour les ménages modestes et rénover les logements pour supprimer toutes les passoires thermiques ;
    • > accélérer la transition dans les territoires en soutenant les collectivités locales et en encourageant les initiatives citoyennes ;
    • > soutenir le développement d’une agriculture locale et biologique ;
    • > renforcer les services publics et les commerces de proximité ;
    • > favoriser la création d’emplois liés à la transition et accompagner les mutations professionnelles dans les industries qui devront nécessairement décroître (pétrolière, chimiques, nucléaires...) ;
    • > développer les réseaux de transports en commun sur tout le territoire : plus propres, plus denses, moins chers ;
    • > encourager le transport ferroviaire (pour le transport de marchandises et de passagers) et les nouvelles mobilités : vélo, covoiturage, vélopartage, autopartage... ;
    • > en finir avec les accords de libre-échange qui ne sont pas climato-compatibles (CETA, TAFTA, Jefta...).
    • > arrêter les coups de rabots injustes sur les retraites ou les aides au logement.

    Financer ce changement de cap, c’est possible !

    • > en régulant strictement, y compris par de lourdes taxes dissuasives, les premiers responsables du changement climatique, les multinationales pétrolières, gazières et les banques qui financent encore les énergies fossiles ;
    • > en stoppant le financement des fausses solutions comme le nucléaire ou la géo-ingénierie ;
    • > en faisant contribuer les transports aériens et maritimes à la lutte contre la pollution via une taxe sur leurs combustibles et un durcissement des normes anti-pollution sur leurs carburants ;
    • > en arrêtant d’encourager le développement de nouvelles zones commerciales et de grands projets inutiles et imposés ;
    • > en réduisant le pouvoir de la finance via une taxe sur toutes les transactions financières ;
    • > en rétablissant l’ISF et en récupérant l’argent détourné par les évadés fiscaux.
     
     

    Attac France — 2018
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  • Ce qui compte vraiment (Fabrice NICOLINO )

                                                                  2017     224 p.    18 €

       Face à l'urgence politico-climatique, l'auteur s'insurge. Prônant à la fois des actions concrètes et un changement de regard sur nos sociétés et leurs écosystèmes, il rappelle le caractère impératif d'une sortie de la culture capitaliste.
      En effet, cette dernière met l'homme en situation de grand péril car elle menace directement son existence. Pour espérer sortir de l'ornière, il est indispensable de prendre conscience des bases sur lesquelles sont fondées nos sociétés en réalisant un véritable virage anthropologique.
       Il propose par exemple d'instituer l'eau en élément sacré afin de réparer une nature détruite par l'économie. À travers cet ouvrage, l'auteur propose un véritable retour aux équilibres naturels seuls capables de résoudre les crises successives que nous traversons et de soutenir l'aventure humaine.
       Un livre, contre-point à une campagne pour la présidentielle qui oublie soigneusement de parler de ce qui compte vraiment, à la fois inspiré par la colère et plein d'espoir pour qui veut entendre que l'on peut croire encore à de nouveaux horizons. 
     

       Fabrice Nicolino est journaliste. Il est notamment l'auteur de:

       -Un empoisonnement universel. Comment les produits chimiques ont envahi la planète, aux éditions Les liens qui libèrent, et de

       -Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu'est devenue l'agriculture, aux éditions Les Echappés.


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  • Une caravane pour lutter contre l'accaparement des terres et les semences OGM

      03 Nov 2018                Short URL: https://farmlandgrab.org/28534 
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    Au Sénégal, des organisations dénoncent le manque de volonté des Etats face aux privés qui accaparent des terres. (Photo : GRAIN)

    RFI | 02-11-2018

       Une caravane pour lutter contre l'accaparement des terres et les semences OGM

    La caravane de lutte est partie vendredi 2 novembre du Sénégal pour rejoindre d'ici trois semaines le Bénin, via le Mali, la Guinée, le Ghana, le Nigeria et le Togo. Un mouvement né en 2014 qui rassemble de nombreuses associations, ONG et organisations, et qui vise à dénoncer, entre autres, l’accaparement des terres et la diffusion des semences OGM en Afrique de l’Ouest.

    Avec le temps, la lutte s'est amplifiée, diversifiée. Des liens ont aussi été créés avec des militants de pays anglophones. Ardo Sow travaille au sein de l'organisation Enda et dénonce, notamment au Sénégal, le manque d'appui et de volonté des Etats face aux privés qui accaparent des terres.

    « Pour contourner la loi sur le domaine national qui protège les terres, le gouvernement a voté une loi en 2007 pour la mise en place de zones économiques spéciales, explique-t-il. Donc, cette loi permet de faciliter l’accès au foncier des privés, ce qui est un peu dommage pour les communautés. »

    « Ils sont en train de produire du niébé Bt et de l’arachide Bt probablement pour l’imposer et pour le diffuser au niveau des pays de l’Afrique de l’Ouest » affirme Sidy Ba du CNCR

    Accaparement des terres, accords économiques, la caravane de lutte ouest-africaine s'attaque aussi aux organismes génétiquement modifiés (OGM). Si au Burkina Faso, le coton a été supprimé, les industriels s'attaquent désormais à d'autres semences essentielles.

    Sidy Ba travaille au Conseil national de concertation des ruraux. « On est libres de produire du niébé Bt au Burkina et de le vendre au Sénégal. Le niébé Bt c'est le niébé génétiquement modifié. Ils sont en train de produire du niébé Bt et de l’arachide Bt probablement pour l’imposer et pour le diffuser au niveau des pays de l’Afrique de l’Ouest », affirme-t-il.

    La caravane de lutte ouest-africaine va traverser de nombreux pays et tentera dans 23 semaines de rencontrer Patrice Talon, président du Bénin et président en exercice de la Cédéao, pour lui remettre un livre de doléances.

    Original source: RF

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