• DVD    2019     15 € 

    Cueilleurs en résistance (62 mn) 

    Julien Despres (réalisateur (s)) Thierry Thévenin (Participant) Aline Mercan (Visuel provisoire) 

     

       Cueilleurs en résistance part à la rencontre, en France et au Maroc, de médecins, agronomes, agriculteurs et cueilleurs qui cherchent le fragile chemin de la cohabitation entre l’homme et la nature.
       La médecine à base de plantes, dite naturelle, suscite aujourd’hui un fort engouement. Le marketing déceloppe une idée simple : tout ce qui est naturel ou sauvage est forcément vertueux.
       Mais cet essor pose des problèmes éthiques et écologiques. Les plantes séchées, huiles essentielles ou compléments alimentaires sont issus de filières dont les règles restent opaques. Qui se soucie par exemple, de la durabilité et de la traçabilité des ressources sauvages ?
       L’agriculture intensive laisse-t-elle encore une place aux plantes sauvages ? Quelles espèces survivent aux traitements et quel usage pouvons-nous en faire ?
       Bonus (20min) :
    Autour du barrage de Sivens
    Prospection minière à Villeranges
      Aline Mercan : le soin par les plantes.


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  • DVD    2014    14,95 €

    • Réalisateurs : Olivier Asselin 
    • Format : DVD-Vidéo, NTSC, DTS stéréo
    • Sous-titres : Français, Anglais
    • Région : Toutes les régions
    • ASIN : B00NESY7ZO
    • Acteur: Stefan Sobkowiak
    • Durée:  110mn.  

    "La force du film réside [...] dans son caractère extrêmement inspirant. Les images sont belles, la vision présentée est très claire, c'est enthousiasmant, on comprend tout de suite que c'est un modèle d'avenir." -Alexis Nivet, Émission Montréal par la racine, CIBL 101.5fm

      "Une information de qualité, bien documentée et présentée de façon claire. [...] Nous prouve qu'il est possible de réunir design écologique, gestion fonctionnelle et succès commercial." -Permaculture Activist Magazine

       Le Verger Permaculturel : Au-delà du Bio est un long métrage éducatif qui vous enseignera comment établir votre propre projet peu importe l'échelle. Nous reconnaissons les limites du modèle "bio" en tant que substitut au système industriel de production fruitière, et nous voulons proposer une approche plus holistique et regénératrice, inspirée des principes de la permaculture. S'appuyant sur 20 années de théorie appliquée et d'essai-erreur, le biologiste et éducateur Stefan Sobkowiak partage son expérience dans la transformation d'un verger traditionnel de pommiers en une abondance de biodiversité qui s'entretient pratiquement elle-même. Les concepts, techniques et trucs que nous vous présentons vous aideront à vous lancer dans votre propre projet, qu'il s'agisse de quelques arbres fruitiers dans votre jardin, ou d'un verger commercial de plusieurs hectares.   

       S’appuyant sur 20 années de théorie appliquée et d’essai-erreur, le biologiste et éducateur Stefan Sobkowiak partage son expérience dans la transformation d’un verger traditionnel de pommiers en une abondance de biodiversité qui s’entretient pratiquement elle-même. Les concepts, techniques et trucs que nous vous présentons vous aideront à vous lancer dans votre propre projet, qu’il s’agisse de quelques arbres fruitiers dans votre jardin, ou d’un verger commercial de plusieurs hectares.

      Biologiste et architecte paysager de formation, Stefan Sobkowiak a enseigné à l’université McGill de Montréal des cours sur la production fruitière, les plantes et le design paysager, ainsi que l’histoire naturelle des vertébrés. Propriétaire d’une firme de design paysager pendant 20 ans, il a développé des centaines de projets pour des clients privés, insitutionnels et municipaux. Il enseigne la permaculture au Québec depuis 1995, et est propriétaire de Miracle Farms depuis 1993

    Contenu du film

    • création d’habitats pour les pollinisateurs et les oiseaux
    • techniques naturelles de contrôle des ravageurs
    • le systèmes des trios / les combinaisons de plantes
    • les couches arbustives et herbacées
    • plantation par semences d’annuelles
    • plantation d’arbres / le drainage
    • l’entraînement vs. la taille
    • la greffe et la sur-greffe
    • faire pousser ses propres arbres vs. l’achat d’arbres
    • options de paillage, les pourquoi et comment du paillage plastique
    • l’irrigation goutte à goutte
    • l’importance de la sélection variétale
    • le concept “allée d’épicerie”
    • la pulvérisation / contrôle des champignons
    • protection des arbres
    • protection contre le gel

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  • Nous sommes le climat  (

    2019    64 p.    5,90 €

       «  Si le système dans lequel nous vivons nous empêche de nous préoccuper de la planète, c’est qu’il ne fonctionne pas. Et qu’il nous faut le changer. Nous n’avons qu’une planète, nos destins sont liés. Ce qui est naïf, c’est de ne pas comprendre cela. Ensemble, gouvernement et citoyens, nous pouvons commencer aujourd’hui à faire en sorte de nous diriger vers un avenir meilleur. Cela vous semble idéaliste  ? Parfait, dans ce cas, nous sommes des idéalistes. Nous voulons que notre idéalisme et notre réalisme deviennent contagieux. Tous ensemble, nous sommes le climat.  »
     
       En décembre dernier, à l’issue de la COP 24, les jeunes Belges Anuna et Kyra apprennent que, faute de consensus, les représentants de leur pays n’ont pas pu approuver deux directives européennes sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. En s’inspirant des actions de la Suédoise Greta Thunberg, elles décident d’organiser une première manifestation pour le climat le 10 janvier 2019 à Bruxelles. Trois mille jeunes se mobilisent, une semaine plus tard, ils sont 12 500, la suivante, 35 000. Le 27 janvier, le mouvement culmine en une «  Marche pour le climat  » qui regroupe 70 000 personnes.
      Anuna et Kyra deviennent alors le visage d’une génération qui refuse de se laisser endormir par les discours rassurants des politiques. Nous sommes le climat est une main tendue aux politiciens, aux décideurs politiques mais aussi à chacun d’entre nous. Avec un objectif : agir, tous ensemble, avant qu’il ne soit trop tard.


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  • Repenser la pauvreté (Esther DUFLO,

     2014    456 p.   24,30€ (broché) 9 € ( poche)

       Près d’un milliard de personnes vivent avec moins de un dollar par jour. Les politiques destinées à lutter contre la pauvreté semblent souvent incapables d’améliorer leurs conditions de vie. Cet échec pourrait-il être dû aux failles des théories qui sous-tendent ces programmes plutôt qu’au caractère écrasant de la tâche ?

       C’est cette hypothèse que défend cet ouvrage. Les experts ont pris l’habitude de décider à la place des pauvres de ce qui est bon pour eux sans prendre la peine de les consulter. Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo ont initié la démarche inverse. Plutôt que de s’interroger sur la cause ultime de la pauvreté, ils se sont intéressés aux choix qu’opèrent les pauvres en matière de consommation, de mode de vie et d’éducation afin de tester expérimentalement l’efficacité des méthodes préconisées pour améliorer leur sort. Faut-il subventionner les denrées de base ou privilégier les transferts sociaux ? Vaut-il mieux donner ou vendre les moustiquaires qui protègent du paludisme ? La microfinance est-elle le remède espéré pour sortir des « pièges de pauvreté » ?

      L’ouvrage expose les résultats d’enquêtes menées aux quatre coins du monde, le plus souvent en collaboration avec des associations ou des administrations locales. À la différence de certains de leurs collègues, les auteurs ou leurs collaborateurs collectent, traitent et interprètent des données de première main. Ce souci de l’empirie, y compris l’attention pour l’imprévu, accroît d’autant leur pouvoir de prescription, notamment auprès des bailleurs de fonds du développement : ceux-ci sont prompts à célébrer cette combinaison d’immersion personnelle, d’expérience accumulée et d’analyse méthodique, mises au service de l’efficacité et de la recherche de l’efficience. Mais au-delà des données originales et de l’expérience individuelle, ce sont la mesure de l’adéquation des moyens et des fins et l’optimisation de leur rapport qui, en général, suscitent l’intérêt et, souvent, emportent la conviction.

       À distance des réflexes partisans, ce livre aborde ainsi le défi du combat contre la pauvreté comme une série de problèmes concrets qui, une fois correctement identifiés et compris, peuvent être résolus un à un.

      Abhijit V. Banerjee et Esther Duflo, tous deux professeurs d’économie au MIT, ont cofondé et codirigent J-PAL, laboratoire d’action contre la pauvreté, dont les bureaux sont à Boston, au Cap, à Santiago du Chili, à Chennai (Madras) et à Paris. Esther Duflo fut la première titulaire de la chaire « Savoirs contre pauvreté » au Collège de France.


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  • L'agro-industrie doit céder la place aux vraies solutions à la crise climatique

    GRAIN <news@grain.org   26/09/2019

      Le sommet des Nations Unies sur l'action climatique qui a eu lieu cette semaine à New York a sans doute été délicat pour les PDG du secteur agro-industriel. Avec des incendies de forêt qui font rage en Amazonie, un nouveau rapport accablant sur le système alimentaire publié par le Groupe d'experts sur le climat (GIEC) et des millions d’étudiants dans les rues réclamant l’arrêt des combustibles fossiles et des fermes industrielles, il est de plus en plus difficile pour les plus grandes sociétés agro-industrielles et alimentaires du monde de s’en sortir avec une nouvelle série d’engagements volontaires sur une réduction de leurs énormes émissions. Lors du dernier sommet de l'ONU sur le climat, qui s’est tenu il y a cinq ans également à New York, l’agro-industrie a ébloui tout le monde avec deux initiatives sur la déforestation et l'agriculture. Toutes deux sont maintenant dans une situation désastreuse.

       Il y a quelques jours, on a pu voir des militants pour le climat se mobiliser en Allemagne pour la première action climatique de masse contre Yara et l’industrie des engrais. Les manifestants ciblent Yara en raison de ses efforts de lobbying de plusieurs millions d'euros visant à verdir l’image de l’agriculture industrielle, qui est, selon eux, l'un des principaux facteurs de la dégradation du climat. On a également pu voir plus de 200 représentants d'organisations de peuples autochtones, de travailleurs, d’universités et d’organisations de défense de l'environnement et des droits humains adopter une déclaration historique qui plaçait « l'industrie des combustibles fossiles et l'agro-industrie » « au cœur de la destruction de notre climat ».

      Les grandes sociétés du secteur alimentaire et agro-industriel cherchent désespérément à donner l’impression qu’elles font partie de la solution. Mais il est impossible de concilier ce qui est nécessaire pour soigner notre planète avec leur attachement irréductible à la croissance. Nous ne pouvons pas faire face à la crise climatique si ces entreprises sont autorisées à continuer à acheter, transformer et vendre de plus en plus de produits agricoles, qu'il s'agisse de viande, de lait, d'huile de palme ou de soja. Ce sont leurs immenses chaînes d'approvisionnement qui génèrent les émissions catastrophiques du système alimentaire qui, selon le GIEC, représentent jusqu'à 37 % des émissions anthropiques mondiales de gaz à effet de serre.

      Le texte intégral de la tribune de GRAIN, publiée par Common Dreams, est accessible sur : https://grain.org/e/6334

    Vous voulez aider à faire connaître ce texte ? Tweets suggérés :

    • Le #GIEC affirme que le #systèmealimentaire représente désormais jusqu'à 37% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. #LAgroIndustrie doit ceder la place pour permettre aux petits producteurs et aux marchés locaux de s’épanouir. https://grain.org/e/6334
    • #LAgroIndustrie doit céder la place aux vraies solutions à la #criseclimatique ! Nouvelle tribune de GRAIN : https://grain.org/e/6334
    • Les multinationales de l’#agrobusiness cherchent désespérément à donner l’impression qu’elles font partie de la solution à la #criseclimatique. Mais cela est impossible compte tenu de leur attachement irréductible à la croissance. https://grain.org/e/6334
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  • <info@colibris-lemouvement.org>

    Lancement du MOOC Zéro Déchet 

    Nous n’avons jamais produit autant de déchets (570 kg par an et par personne en France), et pourtant savons-nous vraiment d’où ils viennent et ce qu’ils deviennent ? Nous achetons, consommons, jetons, sortons notre gros sac gris et, miracle ! un camion le fait disparaître !

    La gestion de nos poubelles tient du casse-tête : la mise en décharge et l’incinération génèrent des pollutions massives des sols, de l'eau, et de l'air. Le recyclage envoie cartons, plastiques, déchets électroniques à l'autre bout du monde…

    En amont, nos sociétés extraient toujours plus de ressources pour produire nos futurs déchets : pétrole, charbon, métaux, terres rares… La simple fabrication d’un manteau nécessite plus de 100kg de matières premières !

    Alors, que faire ? Passez à l'action ! Adoptez la culture "zero waste" : zéro déchet, zéro gaspillage !

    Avec le MOOC Zéro Déchet, une formation en ligne gratuite, vous comprendrez les impacts environnementaux, sociaux et économiques de nos déchets. Vous découvrirez les 5R, une méthode simple pour réduire vos déchets et décupler votre créativité ! Vous pourrez la mettre en pratique dans votre quotidien, et partager avec les autres participants vos nouvelles idées, trucs et astuces !
    Vous participerez à une expérience hybride, à la fois en ligne et en présentiel, via des rencontres locales et des défis.

    Le Zéro Déchet, c'est une démarche à la fois individuelle, collective et politique, pour revoir en profondeur notre mode de vie, et devenir acteur d’une société plus respectueuse de la nature, de notre santé, et de notre porte-monnaie !

    Le MOOC Zéro Déchet est réalisé par l’Université des Colibris en partenariat avec l’association Zero Wa ste France, association de référence sur la question de la réduction des déchets à la source.

    Les inscriptions sont ouvertes ! 

    Temps nécessaire : entre 1h et 2h par semaine, à votre rythme !

    Programme

    Chapitre 1 : Embarquement

    • Module 1 : Si on soulevait le couvercle
    • Module 2 : Ça déborde, au secours !

    Chapitre 2 : les Principes d’une pratique Zéro Déchet

    • Module 3 : Refuser
    • Module 4 : Réduire
    • Module 5 : Réemployer
    • Module 6 : Recycler
    • Module 7 : Redonner à la terre
    • Module 8 : Bilan des 5R

    Chapitre 3 : On passe à l’action

    • Module 9 : Stop au gaspillage alimentaire
    • Module 10 : En finir avec le plastique !
    • Module 11 : La high-tech a-t-elle un futur ? Et si l’avenir était plutôt low-tech ?
    • Module 12 : Le défi du 6ème R, "Rien de Neuf"

    Chapitre 4 : Conclusion

    • Module 13 : le Zéro Déchet, ça continue après le MOOC !

    Formateurs

    • Jérémie Pichon, co-auteur de La Famille (presque) Zéro Déchet,
    • Baptiste Monsaingeon, auteur de Homo Detritus,
    • Héloïse Bertrand,co-responsable de la ressourcerie L'Alternative,
    • Julien L'Home Organizer,
    • Eugénie Delarivière, designer et chef de projet Emmaüs Alternative,
    • Clara Hoyeau, ingénieure en agronomie et maître-composteur,
    • Laetitia Vasseur, présidente de l'association HOP Halte à l'Obsolescence Programmée,
    • Valentine Cancel, chargée des relations adhérents et partenariats de Zero Waste France
    • Laura Châtel, responsable plaidoyer Zero Waste France
    • Pauline Imbault, coordinatrice de la Maison du Zéro Déchet
    • Marine Foulon, chargée de communication Zero Waste France
    • Thibault Turchet, responsable des affaires juridiques Zero Waste Franc

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  •  
     

    Vous pensez que les multinationales ont atteint un niveau de pouvoir disproportionné et dangereux ? 

      Qu’elles profitent de toutes les opportunités qui leur sont offertes pour accroître leurs profits au détriment du reste de l’humanité et de la planète ?

    Que leur impunité alimente le sentiment d’injustice sociale, fiscale, écologique et la colère populaire ?

    Qu’on ne doit plus laisser faire en libérant toujours plus de monde de leur emprise néfaste ?

    Alors aidez-nous à les court-circuiter. 

    OK, mais par quoi on commence ?

    Une première action des plus simples : mettre «  hors service  » certaines d’entre elles les 12 et 13 octobre prochain dans le cadre de la semaine mondiale d’actions contre l’impunité des multinationales.

    Comment participer

        -Commandez gratuitement un kit d’affiches avant le 1er octobre

    PNG - 250.2 ko

    •   - Téléchargez et imprimez l’affiche A4 pour vous préparer à agir partout en France ;
    • https://france.attac.org/IMG/pdf/hs.pdf?pk_campaign=Infolettre-2113&pk_kwd=france-attac-org-img-pdf-hs-pdf
    •  
    • - Faites un don pour financer la campagne.
    •   - Faites circuler ce mail pour qu’un maximum de monde passe à l’action.

    Informez-nous

    Des dizaines d’actions vont être organisées partout en France. Si vous souhaitez organiser une action prés de chez vous ou être mis en relation avec un groupe local qui prépare déjà une action envoyez-nous un mail.

    Où coller les affiches ?

    • > Sur les distributeurs de billets de BNP Paribas, une des pires banques du monde ;
    • > Sur les pompes à essence de Total, pétrolier pollueur multirécidiviste ;
    • > Sur les « lockers » d’Amazon, le géant du e-commerce prêt à tout détruire pour vendre ses produits.
      => Suivez ce lien pour trouver une/des cibles près de chez vous-.
    • https://france.attac.org/se-mobiliser/stop-impunite/operation-hors-service/article/trouver-une-cible-pour-l-action-hors-service

    Pourquoi ces 3 multinationales et pas les autres ?

    Parce qu’il faut bien commencer par certaines parmi les pires, tout en envoyant un signal clair aux autres.

    Comment agir ?

    L’action est d’une simplicité enfantine : il suffit de trouver l’écran d’un appareil de la cible pour y coller une affiche au format A4 avec deux morceaux de scotch.

    Si vous voulez en faire plus, vous pouvez créer des affiches géantes pour les banques ou des habillages complets pour les pompes à essence ou les lockers.

    Si vous êtes plus nombreus·e·s et motivé·e·s, vous pouvez aussi organiser des animations issues de notre kit action ou inventer les vôtres.

    Pourquoi ça va marcher ?

    • > Parce que c’est une action simple, qui n’appartient à personne et qui est reproductible et adaptable à l’infini ;
    • > Parce que cette action est perturbante mais présente un risque juridique très limité ;
    • > Parce que si elle est réalisée par des milliers de personnes, elle peut avoir un véritable impact ;
    • > Parce que nous nous adressons à un public large que nous voulons interpeller : d’accord ou pas, l’important, c’est que le gens se posent les bonnes questions en appelant le numéro présent sur l’affiche ou en suivant le lien Internet qui leur donnera des ressources et des moyens d’agir ;
    • > Parce que ce n’est que le premier pas d’un projet des plus ambitieux : libérer toujours plus de monde de l’emprise des multinationales.

    Pourquoi à ce moment là ?

    La prochaine session de négociation du traité ONU sur les multinationales et les droits humains aura lieu du 14 au 18 octobre à Genève, tandis qu’à Vienne, l’Union européenne et les États membres risquent de pousser pour renforcer et pérenniser le système de justice parallèle des multinationales (ISDS), et la création d’une cour mondiale réservée aux multinationales pour attaquer les États.

    Ce sera l’occasion de mener des actions avec les organisations impliquées dans la campagne Stop Impunité pour mettre en pleine lumière l’impunité des multinationales et appeler la France et l’Union Européenne à soutenir le traité ONU.

    On garde le contact

    Pour participer à ces actions ou aux suivantes envoyez-nous votre contact par mail.

    <attacfr@attac.org>

     

    Attac France — 2019

    Attac France              21 ter rue Voltaire
     

    75011 PARIS                    France

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  • Pour l’interdiction du glyphosate !

    https://www.leslignesbougent.org/petitions/interdiction-glyphosate/?

      Le 27 novembre 2017, Emmanuel Macron s’était engagé à interdire le glyphosate sur le sol français « au plus tard dans les 3 ans » [1]. Mais déjà le 28 mai dernier, son gouvernement avait secrètement demandé aux parlementaires de ne pas l’inclure dans la loi [2]. Finalement, c’est ce jeudi 24 janvier 2019 que le verdict est tombé. Emmanuel Macron annonce que le glyphosate ne sera pas interdit, malgré sa promesse aux Français. [3]

      Selon lui, « Il n’y a aucun rapport indépendant ou pas indépendant qui a montré que [le glyphosate] était mortel ». Pourtant depuis 50 ans, des associations de citoyens ont tout sacrifié pour dénoncer ce poison : On observe une explosion du nombre de cancers, des hyperthyroïdies, des fausses couches, des malformations congénitales, etc. – même le Centre International de Recherche contre le Cancer vient de ranger le glyphosate au rang des « cancérogènes probables ».

       Et pourtant, les géants de l’industrie chimique continuent de répandre chaque année des milliers de tonnes de ce dangereux pesticide sur nos champs, nos rivières, et sur ce que nous mangeons. Ce coup de poignard d’Emmanuel Macron dans le dos des Français, nous ne pouvons pas l’accepter. Nous ne voulons plus que notre santé et celle de nos enfants passent après les intérêts financiers des géants de l’industrie chimique. Aujourd’hui, nous exigeons que le gouvernement tienne les engagements pris devant les Français. Et que le glyphosate soit interdit une fois pour toutes.

       Il y a urgence. Pendant que nous adressons cette pétition au gouvernement, les multinationales BASF, Monsanto, Syngenta, etc., s’activent dans les coulisses de la Commission européenne, afin de trouver des parades pour continuer à commercialiser leurs produits hautement toxiques à base de glyphosate. Ces multinationales ont déjà fait la preuve de leur puissance d’action qui leur permet de convaincre les plus hauts personnages des institutions et de remporter des batailles :

      •La propre conseillère scientifique du président de la Commission européenne a tout fait pour bloquer le processus visant à protéger les citoyens des perturbateurs endocriniens sous la pression des lobbys. [4]

       •Récemment, la Commission européenne a donné 18 mois de sursis au célèbre RoundUp de Monsanto, malgré la forte suspicion du caractère cancérigène de cet herbicide. [5] Désormais, par cette pétition, NOUS REFUSONS de jouer les cobayes pour augmenter les profits des multinationales de la chimie. NOUS REFUSONS que les autorités censées nous représenter transigent avec le plus élémentaire principe de précaution alors que les risques sur la santé sont documentés.

       NOUS EXIGEONS que les preuves indiscutables d’innocuité (absence de danger) soient apportées par des experts indépendants pour que les sociétés Monsanto, Bayer, Syngenta et Cie puissent commercialiser leurs produits. C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Ministre, d’agir pour empêcher ces multinationales de nous empoisonner et de prendre des mesures concrètes pour interdire une fois pour toute l’usage du glyphosate sur notre territoire français. Nos vies, nos enfants, notre Terre valent plus que les profits des entreprises de Big Chimie. Je vous prie de croire, Monsieur le ministre, à l’expression de ma considération distinguée.

       Amicalement, Florent Cavaler

    <alertes.sante@mail.infolettre-ipsn.fr>

       [1https://www.nouvelobs.com/politique/20180529.OBS7349/sortie-du-glyphosate-ce-sera-fait-d-ici-trois-ans-promet-griveaux.html
    [2] https://www.nouvelobs.com/planete/20180529.OBS7374/interdiction-du-glyphosate-les-63-deputes-qui-ont-vote-contre-l-inscription-dans-la-loi.html
    [3] https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/01/25/le-president-renonce-a-sa-promesse-d-interdire-le-glyphosate-en-2021_5414363_823448.html
    [4] http://www.actu-environnement.com/ae/news/perturbateurs-endocriniens-la-commission-europeenne-condamnee-pour-retard-definition-25900.php4
    [5] http://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/glyphosate-la-commission-europeenne-prolonge-de-18-mois-l-autorisation-de-vente_1719533.html


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  • EDITO

    EN FINIR AVEC LE « CIRCULEZ Y A RIEN À VOIR »

    Réseau Environnement Santé - 47 avenue Pasteur 93100 Montreuil FR

    contact@reseau-environnement-sante.net

    Semaine particulièrement chargée pour un début juillet …

    1) Réunion du comité de suivi dans l’affaire des bébés sans bras au cours de laquelle ont été présentées les conclusions du comité scientifique, lesquelles débouchent sur un banal « Circulez, y a rien à voir ». Il n’y a pas d’agrégats dans l’Ain. Il suffisait pour cela de réduire la période d’observation…Les causes environnementales n’ont pas été examinées en 6 mois au motif de revoir la littérature scientifique. Les hypothèses évoquées pollution de l’eau, traitements agricoles sont écartées…

    2) Réunion du Groupe Santé Environnement pour préparer le futur Plan National Santé Environnement : constat sévère des Inspections générales Santé et Développement Durable sur l’absence de résultats quantifiables mais néanmoins long débat pour savoir si l’on sait suffisamment de choses sur le lien santé environnement pour agir….

    3 ) La Protection Maternelle et Infantile en danger : cri d’alarme lancé par la députée Michèle Peyron qui préconise de refonder l’institution forte de ses 10 000 salariés sur la prévention. Au moment où il est devenu de plus en plus évident que la santé d’un individu se joue en grande partie pendant la grossesse et la petite enfance, l’institution dont c’est spécifiquement la mission voit ses budgets diminuer de 4 % …Jamais le décalage sur la santé environnementale, entre la prise de conscience de la société et les institutions n’a été aussi fort. Aucune raison d’être pessimiste, au contraire, car dans le même temps, la campagne Villes et Territoires Sans Perturbateurs Endocriniens progresse à grands pas. De nouvelles villes rejoignent le mouvement ….

    Le Conseil Départemental du Tarn a voté à l’unanimité un Plan Départemental de Lutte contre les Perturbateurs Endocriniens et une convention formalise le soutien apporté par le RES à la réalisation de ce plan. Un colloque « Enfance et Perturbateurs Endocriniens » est programmé pour le 20 novembre à Albi. Le 27 novembre aura lieu à Paris une réunion des Villes signataires sur le sujet des critères d’éco-conditionnalité. La société civile se mobilise en prenant appui sur les collectivités locales et envoie le message : c’est possible d’agir pour faire reculer l’épidémie de maladies chroniques et protéger les générations futures. C’est une très bonne nouvelle !

    Par André Cicolella
    Président du Réseau Environnement Santé


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  • La souveraineté alimentaire est la seule solution au chaos climatique pour l’Afrique

    : GRAIN <news@grain.org>  31/07/2019)

      La crise climatique va engendrer des chocs plus fréquents et plus graves dans l’approvisionnement alimentaire mondial au cours des prochaines décennies et exposer ainsi les pays tributaires des importations à un risque accru de flambée des prix et de pénurie de produits alimentaires. En raison de sa croissance démographique et de l’augmentation de la facture de ses importations alimentaires, l’Afrique est particulièrement menacée. Un nouveau rapport de GRAIN montre pourquoi des mesures doivent être prises pour mettre en place des systèmes alimentaires locaux et supprimer la dépendance croissante vis-à-vis des importations de céréales et d’autres aliments de base.

      Le rapport constate que les gouvernements et les bailleurs de fonds ont malheureusement perdu les dix dernières années à mettre en œuvre des politiques et des programmes ratés visant à soutenir des entreprises agro-industrielles. Non seulement ces politiques et programmes n’arrivent pas à réduire les importations de produits alimentaires de l’Afrique ni à aider les agriculteurs africains à s’adapter au changement climatique, mais ils soutiennent également les multinationales de l’alimentation et de l’agro-industrie responsables du dumping des produits alimentaires excédentaires en Afrique et de la production d’une grande partie des gaz à effet de serre dans le monde.

      Les agriculteurs, les pêcheurs et les éleveurs nomades d’Afrique élaborent déjà des méthodes agroécologiques pour atténuer les changements climatiques et renforcer la résilience face aux phénomènes climatiques extrêmes. Le rapport constate qu’ils peuvent facilement nourrir tout le continent, même face à la crise climatique qui se développe. Mais ils ne peuvent pas le faire lorsque leurs terres, leurs forêts, leurs semences et leurs stocks halieutiques sont accaparés par de grandes entreprises et lorsque leurs gouvernements, sous la pression de puissances étrangères, appliquent des lois, des réglementations et des accords commerciaux favorables aux entreprises qui sabotent la production et les marchés locaux et aggravent le réchauffement climatique.

      Le rapport de GRAIN appelle les mouvements pour la justice climatique et les producteurs alimentaires africains à unir d’urgence leurs efforts pour éliminer la dépendance de l’Afrique aux importations de produits alimentaires et parvenir à la souveraineté alimentaire sur le continent. Il appelle également à une profonde transformation du système alimentaire mondial à l’extérieur de l’Afrique afin de parvenir à des réductions rapides et drastiques des émissions de GES, en passant d’un modèle favorisant la production industrialisée pour l’exportation de produits bon marché, à un modèle basé sur une production agroécologique et des systèmes alimentaires locaux.

    Lire le rapport complet sur https://grain.org/e/6297

    Aidez-nous à diffuser le message ! Tweets suggérés :

    • La #SouverainetéAlimentaire est la seule solution au chaos climatique pour l’Afrique. Un nouveau rapport de @GRAIN_org est sorti : https://grain.org/e/6297
    • Les gouvernements africains doivent rechercher l’autosuffisance alimentaire en soutenant la production locale et l’#agroécologie, et non les entreprises agroalimentaires et le commerce international. En savoir plus avec le nouveau rapport de GRAIN_org : https://grain.org/e/6297
    • Les mouvements pour la #JusticeClimatique et les petits agriculteurs africains doivent unir leurs forces pour démanteler le système alimentaire des multinationales et parvenir à la #SouverainetéAlimentaire sur tout le continent. https://grain.org/e/629

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  • Pourquoi l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne mobilise autant contre lui

    PAR SOPHIE CHAPELLE 22 JUILLET 2019

    https://www.bastamag.net/Ceta-libre-echange-commerce-climat-boeufs-OGM-multinationales-assemblee-nationale

        En appelant à examiner et ratifier « au plus vite » l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, Emmanuel Macron donne carte blanche aux multinationales pour imposer leur droit, au risque de surcroît d’aggraver le réchauffement climatique. Les députés français peuvent cependant encore s’y opposer, à l’occasion du vote à l’Assemblée nationale le 23 juillet, et alors que la majorité LREM a du mal à convaincre dans ses propres rangs. Voici les cinq raisons pour lesquelles ce traité suscite une si forte opposition.

    C’est la dernière ligne droite pour la ratification – ou non – par la France du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta), en cours de négociation depuis dix ans. Suite à l’examen du texte le 17 juillet, un vote en scrutin public aura lieu à l’Assemblée nationale ce 23 juillet. « Il est encore possible de stopper le traité », veulent croire ses opposants, qui appellent les députés à le refuser et prévoient de publier ce que chacun aura voté. Il y a deux ans, une majorité d’eurodéputés français de tous bords politiques s’étaient opposés au Ceta au Parlement européen [1].

    Qu’en est-il du rapport de force au Palais Bourbon ? L’ensemble de la gauche (PS, PCF, LFI) y est opposée, ainsi que la majorité des Républicains. Certains députés « marcheurs » et leurs alliés centristes ont déjà annoncé leur intention de voter contre le traité. D’anciens élus écologistes ayant rallié La République en marche pourraient aussi s’abstenir, ainsi que des élus Modem en plein doute. Des députés canadiens appellent aussi leurs homologues français à s’y opposer, leur pays ayant déjà ratifié le traité.

    Le Ceta a réuni un arc de force très large contre lui. 72 organisations allant des défenseurs de l’environnement et des droits humains, aux professionnels des filières d’élevage, aux associations de consommateurs et aux syndicats de travailleurs, ont signé une déclaration commune appelant à ne pas le ratifier. Plus de 300 000 messages ont déjà été envoyés en ce sens aux parlementaires. Dans une lettre ouverte publiée la veille du vote, Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, demande aux députés d’« avoir le courage de dire non ». Voici les cinq grandes raisons qui alimentent cette mobilisation.

    Raison n°1 : un accord qui favorise le réchauffement climatique

    Le climat est le grand absent des 1596 pages du traité. C’est l’une des conclusions du rapport de la commission d’experts mandatée par le gouvernement, présidée par l’économiste Katheline Schubert [2]. La course aux exportations entre les deux côtes de l’Atlantique va inexorablement générer davantage de gaz à effet de serre. Cela est contradictoire avec les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris visant à rester en-deça des 1,5°C de réchauffement [3]. Le Canada se félicite d’ailleurs d’avoir accru de 63 % ses exportations de combustibles fossiles, lors des douze premiers mois de la mise en application provisoire du Ceta [4].

    Emmanuel Macron s’était engagé à « tirer toutes les conséquences » du rapport Schubert, y compris en « faisant modifier le texte ». Or, l’accord entré en application provisoire depuis septembre 2017 n’a pas bougé d’un iota [5]. Aucun dispositif n’est prévu pour conditionner sa mise en œuvre à la réduction des effets négatifs générés en matière écologique ou sociale. Pour se prémunir des critiques, le gouvernement fait valoir un « veto climatique ». L’idée est que chaque pays puisse faire valoir les principes de préservation de l’environnement face aux éventuels investisseurs, dans le contexte d’un affrontement au sein des tribunaux d’arbitrage. Mais les récentes discussions entre organisations de la société civile et les services de Bercy pointent les failles du dispositif [6]. Concrètement, il ne sera pas possible de déroger aux règles du commerce international au nom du climat.

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    Raison n°2 : un accord au détriment des agriculteurs et de la protection des consommateurs

    Les agriculteurs français redoutent la pression économique à venir, alors que le texte prévoit la suppression progressive de droits de douanes sur des dizaines de milliers de tonnes de bœuf et de porc. Rien n’est prévu en ce qui concerne l’utilisation de farines animales ou de maïs et soja génétiquement modifiés [7]. Rien non plus sur le bien être animal ou l’utilisation d’activateurs de croissance comme les antibiotiques. « On ne peut exclure que les imprécisions du Ceta conduisent à l’arrivée sur le marché européen de produits autorisés en vertu d’une réglementation ne prenant pas en compte le principe de précaution », redoute le rapport Schubert [8].

    Le rapporteur du texte, Jacques Maire, ne démord pas d’un supposé « effet positif pour la plupart de nos filières agricoles ». Lors de l’examen en commission des affaires étrangères le 9 juillet, le député LREM a mis en avant le bénéfice économique du Ceta pour la France : le solde net des exportations vers le Canada est passé de 400 à 450 millions d’euros depuis la mise en œuvre partielle du traité. Alors que les Français consomment 1,5 million de tonnes de viande bovine chaque année, le Canada n’en aurait exporté que 119 tonnes dans l’hexagone. Soit presque rien.

    Le pire est à venir, selon les détracteurs de l’accord. Car le Canada n’aurait pas encore eu le temps d’adapter ses élevages à l’exportation vers l’Union européenne, en créant des filières qui suppriment notamment les hormones de croissance dans l’alimentation des bovins. « Le Canada saura, très vite, remplir ce contingent important qu’il a si durement négocié », prédisent les organisations de la société civile dans leur lettre ouverte. La pression sur les éleveurs européens pourrait être d’autant plus forte que de nouveaux quotas en augmentation sont négociés sur d’autres accords comme celui avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay).

    Raison n°3 : un accord qui pourrait compliquer la relocalisation de l’économie

    Les collectivités locales qui favorisent une relocalisation de l’économie, développent l’approvisionnement de leurs cantines avec des aliments biologiques et locaux, ou remunicipalisent des biens communs comme l’eau ou l’énergie, redoutent que cet accord ne vienne entraver leurs choix politiques. Il vient ajouter une nouvelle couche de contraintes juridiques et pourrait compliquer davantage la mise en œuvre de politiques favorisant l’économie locale des deux côtés de l’Atlantique.

    Le chapitre 19 du Ceta prévoit de nouvelles obligations et procédures dans la passation des marchés publics. Les principes de non-discrimination et de transparence pourraient encourager encore davantage les acteurs publics à retenir le prix comme critère essentiel de sélection des offres, et à reléguer au second plan la plus-value sociale et environnementale.

    - A lire sur le sujet : ces collectivités locales qui se déclarent « zones libres » et privilégient les alternatives locales face au néolibéralisme global.

    Raison n°4 : un traité qui élève le droit des multinationales au dessus de celui des États

    Depuis le 21 septembre 2017, le Ceta est appliqué dans sa quasi totalité. C’est notamment le cas de sa partie commerciale, qui avait uniquement besoin de l’aval du Parlement européen. En revanche, les fameux tribunaux d’arbitrage figurent parmi les dispositions qui ne sont pas encore entrées en vigueur, et sur lesquelles doivent se prononcer les députés ce 17 juillet. Ces tribunaux permettent aux investisseurs privés d’attaquer des décisions publiques qu’ils jugent défavorables (tous nos articles sur le « mécanisme de règlement des différents entre États et investisseurs » dit "ISDS").

    Les États-Unis et le Canada, qui avaient été les premiers pays industrialisés à se doter entre eux d’un mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États, dans le cadre de l’Alena (accord de libre-échange nord américain), ont justement décidé, en octobre 2018, de l’abandonner. « Le coût est de plus de 300 millions de dollars pour le contribuable canadien, en compensations et en frais juridiques, a expliqué Chrystia Freeland, la ministre canadienne des affaires étrangères. L’arbitrage élève le droit des entreprises au dessus de ceux des gouvernements souverains. En le supprimant, nous avons renforcé la capacité de notre gouvernement à réguler dans le sens de l’intérêt général, et de protéger la santé publique et l’environnement ».

    Pourquoi, dans ces conditions, réintroduire ce mécanisme dans l’accord entre l’Union européenne et le Canada ? Une fois l’accord ratifié, tout retour en arrière pourrait s’avérer extrêmement difficile, puisque des clauses dites « crépusculaires » prévoient que ces tribunaux pourraient exister encore vingt ans après une éventuelle dénonciation de l’accord [9]. Au total, 41 811 entreprises américaines, via leurs filiales au Canada [10], seront dotées de nouvelles possibilités d’attaquer des lois et réglementations dans les États membres de l’Union européenne [11].

    Raison n°5 : c’est la dernière fois que les parlementaires peuvent se prononcer sur le volet commercial des accords

    Pour que le Ceta entre en vigueur de manière définitive et complète – et notamment pour que le chapitre créant des tribunaux spéciaux prenne effet –, il faut encore que tous les États membres de l’UE, via leurs parlements, ratifient le traité. Pour l’heure, moins de la moitié des États membres l’ont fait. Si les députés français votent contre, il est bien difficile de savoir comment la situation pourrait évoluer.

    La Commission européenne s’est désormais organisée pour que les Parlements nationaux n’aient plus à se prononcer sur le volet commercial de tels accords. Les futurs accords de libre-échange, avec le Vietnam par exemple, relèveront désormais de la seule compétence des eurodéputés. Le 11 juin dernier, dans une allocution, Emmanuel Macron avait dit ne plus vouloir « d’accords commerciaux internationaux qui alimentent le dumping social et environnemental »« En tant que dirigeant européen, je le refuserai partout où je n’aurai pas les garanties sur ce point » déclarait-il. Pour les organisations opposés à cet accord, ne pas ratifier le Ceta est la seule option sérieuse dont disposent les parlementaires, afin d’« obtenir une réforme du mandat commercial européen et ainsi répondre aux aspirations de millions de citoyens ».

    Sophie Chapelle

    [Edit] Cet article a été mis en ligne une première fois le 16 juillet. Il a fait l’objet de mises à jour le 22 juillet 2019.


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  • Chère amie, cher ami, 

    mail.infolettre-ipsn.fr

    L’Autriche a osé ! 

    Mardi dernier, les parlementaires autrichiens ont approuvé l’interdiction totale du glyphosate sur le territoire national (1). 
    Ce sont 83 879 km2 sur lesquels plus une seule goutte de glyphosate ne sera épandue dans les années à venir. 
    C’est une sacrée publicité pour l’agriculture de ce pays. Le label “Autriche” a des chances d’apparaître, aux yeux de tous, comme un gage de qualité ! 
    L’agriculture biologique représente déjà 24% de l’agriculture dans ce pays de montagne. 
    Le vote du parlement ne fait qu’accélérer la transition écologique dans un pays où la qualité du mode de vie est très importante aux yeux de tous. 

    Un consensus politique inhabituel

    Politiquement, ce vote a été obtenu grâce à une alliance inattendue entre les députés socio-démocrates et d’extrême droite (1). 
    Et visiblement, ce jour-là, les parlementaires étaient en forme, car ils ont également banni l’utilisation des sacs plastiques en Autriche. 
    Comme quoi, seules la santé et la protection de l’environnement peuvent réunir des personnes aux sensibilités politiques opposées ! 

    Un vote contre l’UE

    Ce votre tiendra-t-il ? 
    En effet, au sein de l’Union européenne, la licence d’utilisation du glyphosate a été prolongée jusqu’en 2022. 
    Et en théorie, l’Autriche devrait suivre cette ligne. 
    Toutefois, chaque Etat membre de l’UE a normalement la possibilité d’écarter le droit européen dans certains domaines comme la santé. 
    Bayer-Monsanto, producteur du glyphosate, va-t-il tenter de faire tomber ce vote ? 
    Nous verrons d’ici quelques mois. 

    La fin du glyphosate n’est pas la fin des pesticides…

    La décision de l’Autriche est rassurante. 
    Les députés ont pris en compte le fait que le glyphosate a été classé comme “cancérigène probable” et ont préféré en interdire l’utilisation pour préserver la santé des populations. 
    S’ils pouvaient être un exemple pour les autres parlementaires en Europe ! 
    Mais attention, l’interdiction du glyphosate ne résout pas tous les problèmes liés aux pesticides. 
    Ce produit est emblématique, c’est le plus connu des pesticides, sans doute l’un des plus toxiques, mais il n’est pas le seul... 
    En Autriche, seuls 1% des agriculteurs l’utiliseraient… 
    Le vote des parlementaires est donc plus symbolique qu’autre chose. 

    Un pas nécessaire…

    Toutefois, cette décision est importante. 
    D’abord, elle rappelle que les pesticides sont des produits toxiques et que leur utilisation massive est mauvaise pour la nature et pour notre santé. 
    Ensuite, elle montre que les responsables politiques peuvent prendre des décisions qui comptent. 
    Le jeu politique au XXIe siècle est complexe. Il ne s’arrête pas, hélas, à une décision parlementaire. Il existe de nombreux recours possibles. C’est l’UE, ce sont les accords internationaux, les cours de justice, etc. 
    Et dans ce contexte institutionnel complexe, les grandes entreprises industrielles sont avantagées. Elles ont le temps pour elles et les moyens d’attendre des jours meilleurs pour faire passer leurs agendas politiques. 
    Toutefois, les députés autrichiens l’ont montré, la bonne vieille politique n’est pas morte ! 
    Tant mieux. Malgré ses défauts, elle est utile pour régler pacifiquement de nombreux problèmes. 

    Vers une évolution de l’agriculture ?

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  • [Bonne nouvelle] La première rue zéro déchet de Paris porte ses fruits

      Les résultats sont encourageants. A Paris, la rue de Paradis, qui fait l'objet d'une expérimentation appelée "rue zéro déchet" a réduit de 16 % ses ordures ménagères en six mois et amélioré le tri. Si l'opération, à terme, est un succès, elle pourrait être étendue à plusieurs rues de la capitale. 

    Resultats encourageants rue zero dechet paris   A Paris, la rue de Paradis, qui fait l'objet d'une expérimentation appelée "rue zéro déchet" a réduit de 16 % ses ordures ménagères en six mois
    ©CC0

      L’expérimentation "rue zéro déchet" commence à porter ses fruits. Depuis le mois de décembre, la rue de Paradis à Paris s’inscrit dans "une démarche zéro déchet". Cela "consiste à adopter nos modes de production et de consommation à une logique d’utilisation responsable des ressources naturelles e de l’énergie", explique la mairie. Restaurants, entreprises, habitants… tous ont été invités et sensibilisés à produire moins de déchets. Six mois après le lancement de l’expérimentation, c’est l’heure du bilan de mi-parcours.

    Et les résultats sont prometteurs. La ville note une diminution de 16 % des ordures ménagères dans l’artère, soit une baisse de plus de 53 tonnes de poubelles. "Ces premiers chiffres sont très encourageants", estime Antoinette Guhl, adjointe à la Mairie de Paris chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’innovation sociale et de l’économie circulaire, "ils démontrent un réel enthousiasme des habitants, des commerçants, des écoles, des bureaux pour adapter leur quotidien à une vie zéro déchet".

    Un succès qui pourrait s'étendre à plusieurs rues

    Concrètement, plusieurs ateliers ont été organisés dans la rue avec l’aide de l’association Zero Waste France. Au programme, la distribution de lombri-composteurs pour les déchets organiques, la mise en place de frigo solidaire dans la rue, l'accompagnement des commerces et restaurateurs vers la redistribution d'invendus, le tri, la réduction du plastique à usage unique, la distribution de cendriers de poche, etc. 

    Des cours de cuisine de restes alimentaires ont été mis en place tout comme des formations au tri. Sur ce point justement la maire souligne l’efficacité "avérée des consignes de tri simplifiées et des messages incitant à réduire les emballages. Il est observé un report des déchets du bac à ordures ménagères vers le bac jaune dans tout l’arrondissement".

    Cette démarche s’inscrit dans la feuille de route du 10e arrondissement pour répondre à l’urgence climatique et renforcer le lien social. Elle peut paraître anecdotique mais l’enjeu est de taille car si l’expérimentation aboutit à un succès, l’opération pourrait étendue à plusieurs rues de Paris. 

    Marina Fabre, @fabre_marina


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  • Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : quelle avancée pour la prise de conscience climatique ?

      https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/greta-thunberg-a-l-assemblee-nationale-quelle-avancee-pour-la-prise-de-conscience-climatique- (22/07/2019)

    Avant même d’avoir prononcé son discours devant les députés, c’est sa présence au sein de l'Assemblée nationale qui fait débat. Si Greta Thunberg suscite autant de défiance, c’est qu’elle sait aussi mobiliser les foules, des plus jeunes jusqu'aux dirigeants de Davos. Mais avec quel impact sur la prise de conscience politique sur l’urgence climatique ?

         Habituée des discours et des rencontres avec les dirigeants, Greta Thunberg au centre, entourée du Président de l'Autriche, Alexander Van der Belle (à gauche) et de l'acteur et ancien gouverneur de Californie, engagé sur le climat, Arnold Scwarzenegger.
           @GeorgHochmuth/APA/AFP

       Quelques heures avant la venue de la jeune suédoise devant les députés français, c’est la panique, certains députés LR – Guillaume Larrivé et Julien Aubert- allant jusqu’à appeler au boycott de la "jeune prêtresse du climat". Certes, celle-ci l’a dit et répété : "je veux que vous paniquiez !". Mais il s’agissait alors de se mobiliser contre l’urgence climatique. Et ce message-là, pour l’instant du moins, ne semble pas avoir été entendu par ces députés.

      Il a pourtant trouvé un écho auprès de la jeunesse, qu’elle a su mobiliser, à travers sa grève et ses manifestations pour le climat. Mais aussi auprès des dirigeants économiques, notamment à Davos, lors du Forum économique mondial, où elle a prononcé ces fameux mots qui tournent depuis en boucle sur les ondes, médias et autres réseaux sociaux. Elle y disait aussi : "Je veux que vous agissiez. Je veux que vous agissiez comme vous le feriez en cas de crise. Je veux que vous agissiez comme si la maison était en feu. Car c’est le cas". Faits et études le prouvent chaque jour davantage. Après son intervention, le patron du site de voyages en ligne Expedia, Mark Okerstrom, confiera à l’AFP : "elle a réduit tout le monde au silence…cette jeune fille était extrêmement émouvante".

    Avec le mouvement des jeunes, le message scientifique retient davantage l'attention

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  •      Contre-G7, CETA, nouveau rapport d'Attac                           Lettre d’information — 19 juillet 2019                        

        Il nous faudra être massivement mobilisé·e·s au contre-G7 à Hendaye et Irun, du 19 au 26 août, et plus particulièrement :

    • >     les 21, 22, 23 pour le contre-sommet,
    • >    le 24 pour la manifestation,
    • >     le 25 pour les occupations des places publiques.

       Pourquoi ? Parce que le G7, rencontre de 7 chefs des États parmi les plus riches, se réunit quant  à   lui du 24 au 26 août à Biarritz, accueilli par Emmanuel Macron. Et parce que ce G7 sera une grande vitrine du capitalisme financier.

    Contre-G7, CETA, nouveau rapport d'Attac

    Malgré des politiques de répression de plus en plus brutales, nous ne nous tairons pas : au Pays Basque, sur des terres de fortes résistances, de nombreuses associations, syndicats et citoyen·ne·s veulent y éteindre l’incendie de la planète perpétré par les politiques de ces 7 chefs d’État. Mobilisons-nous contre le G7, de façon pacifique mais déterminée pour un autre monde, plus juste et désirable, pour la solidarité entre les peuples et pour répondre à l’urgence écologique.

    Emmanuel Macron accueille ce G7 en promettant ni plus ni moins que ce sommet va « rendre le capitalisme plus juste », aller « vers la réduction des inégalités et la justice fiscale » et même « mettre fin à l’évasion fiscale »... Alors même qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ont au contraire mené une exceptionnelle redistribution fiscale vers les ultra-riches. Un président qui démantèle la protection sociale, les services publics et le droit du travail. Un président qui use de son autorité pour faire ratifier en plein été par l’Assemblée nationale, le CETA, l’accord de commerce entre l’Union européenne et le Canada. Mobilisons-nous pour dénoncer cette hypocrisie et préparer la rentrée sociale et écologique, avec tous les mouvements qui seront présents à Hendaye. 

    Contre le G7, pour un autre monde !

    Le cynisme de ces pyromanes de la planète n’a donc pas de limite. Dans la lignée des contre-sommets qui ont forgé le mouvement altermondialiste, la réponse citoyenne s’annonce importante encore, cette année au Pays basque, terre de résistances. Pour y défendre sa volonté d’un monde plus juste et désirable, Attac y participe pleinement, aux côtés de nombreuses associations, syndicats et citoyen·ne·s et vous y donne bien sûr rendez-vous. Ensemble, éteignons les sept brasiers du capitalisme !

    Voici le programme du contre-sommet qui mêlera actions, réflexions et débats, pour élaborer ensemble la stratégie et les alternatives qui doivent dessiner le monde que nous voulons et pour le crier haut et fort dans les rues du monde entier. Plus de 90 organisations du Pays Basque, de France et d’Europe sont déjà sur le pont !

    • 19-20 Août : Montage du Village d’Accueil des participants-es à Hendaye.
    • 21, 22, 23 Août : Contre-Sommet (Centre-ville de Hendaye et Centre de congrès du FICOBA à Irun).
    • 24 Août : Manifestation !
    • 25 Août : Actions et rassemblements pacifiques sur 7 places autour de la zone d’exclusion du G7.

    Voici les liens permettant d’accéder aux sites et informations logistiques du Contre-G7 :

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  • Emmanuel Macron fait un passage en force pour faire adopter le CETA par la France à l’Assemblée nationale dès le 17 juillet. Il nous reste 6 jours pour faire entendre notre voix collective contre cet accord avant ce vote. Réunissons nos forces, nous avons besoin de votre soutien.

     Pour soutenir Foodwatch:

      https://www.foodwatch.org/fr/agir/soutenez-nos-actions/compte-a-rebours-ceta/

    En tant que directrice de foodwatch France et citoyenne, je suis révoltée par cette précipitation en plein été qui vise clairement à éviter tout débat et toute contestation sur cet accord de commerce UE-Canada ! Et ce, quelques jours à peine après l’annonce d’un accord entre l’UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay).

    C’est très grave car le CETA, comme le MERCOSUR, menace les droits des consommateurs, des citoyens et citoyennes, notre agriculture, notre alimentation et même notre environnement. Pourquoi ? Parce que l’objectif principal de ces accords est de supprimer un maximum d’« obstacles au commerce »,  et cela veut dire s’attaquer aussi aux réglementations sociales et environnementales.

    Le principe de précaution qui protège notre santé, est le premier ciblé. C’est grâce à lui que l’Europe a par exemple interdit les importations de bœuf aux hormones et mis des règles strictes sur les OGM. Pourtant, ce principe n’est absolument pas garanti dans le CETA.

      La mobilisation s’organise

    Si on laisse faire, nous ne serons même plus libres de décider de ce que l’on met dans notre assiette ! Cette fuite en avant n’est pas une fatalité et nous ne nous laisserons pas museler car les enjeux sont trop importants ! Mais nous avons besoin de votre soutien, de réunir toutes nos forces et de ne pas lâcher, ni dans les jours qui viennent sur le CETA, ni sur la suite des votes à venir au Parlement européen sur le MERCOSUR et de nombreux autres accords en cours de négociation.

    foodwatch, le collectif Stop CETA et nos partenaires de la société civile avons lancé dès cette semaine un appel à rassemblement devant l’Assemblée nationale le 16 juillet à partir de 17 heures (place Edouard Herriot), et un outil d’interpellation des députés pour leur demander de voter NON sur le CETA le 17 juillet, disponible sur le site internet foodwatch.fr 

    Pourquoi ces accords de commerce sont dangereux ?

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    [Newsletter] L'actualité de Basta ! - Des nouvelles de la rédaction

    Du lundi 20 mai au lundi 17 juin, vous avez été 898 nouveaux donateurs à nous soutenir, lors de notre campagne de dons avant l’été. Au total, nous avons reçu 51 492 euros de dons. Il n'y a pas de plus bel encouragement que celui de vous savoir à nos côtés et de pouvoir compter sur vous. Vous êtes formidables, merci tout simplement ! Nous avons hâte de vous partager nos enquêtes et notre bilan annuel des multinationales et de l'oligarchie prédatrice !

     
     

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  • Lutte contre le gaspillage : Édouard Philippe veut obliger à recycler les produits non alimentaires invendus

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/economie-circulaire/isr-rse/edouard-philippe-veut-obliger-a-recycler-les-produits-non-alimentaires-invendus

      Le Premier ministre a présenté à Paris un futur dispositif prévu dans la loi sur l’économie circulaire. Édouard Philippe prévoit d’interdire aux fabricants de produits non alimentaires de détruire ou mettre en décharge leurs invendus, d’ici 2021 et 2023 selon les filières. Les industriels devront mieux organiser leur recyclage et affiner la gestion de leurs stocks.

    La loi interdisant aux marques de jeter leurs invendus bientot votee   La loi sur l'économie circulaire, présentée en conseil des ministres cet été, interdira de détruire les invendus non alimentaires.
    @CCO

      La destruction des invendus non alimentaires (vêtements, électroménager, produits d'hygiène ou de beauté etc.), un des cas emblématiques du gaspillage, sera interdite d'ici deux à quatre ans en France, a annoncé mardi 4 juin le Premier ministre Édouard Philippe. Cette mesure vise à imposer de donner ces produits ou de les recycler, à partir de fin 2021 ou de fin 2023 suivant les cas, en complément aux mesures déjà adoptées ces dernières années contre le gaspillage alimentaire.

      Aujourd'hui, plus de 650 millions d'euros de produits non alimentaires neufs et invendus sont jetés ou détruits chaque année, soit cinq fois plus que les dons de ces mêmes produits, selon Matignon. "C'est un gaspillage qui choque, qui choque l'entendement (...) un gaspillage scandaleux", a déploré le chef du gouvernement, venu annoncer la mesure dans un magasin CDiscount dans le 11ème arrondissement de Paris.

      Le dispositif, "qui consistera en l'interdiction de l'élimination des invendus, neufs ou en général", figurera dans le projet de loi sur l'économie circulaire. Préparé par la secrétaire d'État Brune Poirson, cette loi sera présentée en Conseil des ministres au mois de juillet.

    Une première mondiale

    "Ce sera une première mondiale", a vanté le chef du gouvernement. Cette annonce arrive justement au moment où l'exécutif veut convaincre de son action en matière d'écologie et répondre aux attentes environnementales des Français, illustrées par une poussée du vote écologiste lors des dernières européennes.

    Selon le cabinet du Premier ministre, la mesure s'appliquera à partir de fin 2021 pour les produits disposant d'une filière de collecte et recyclage dite "REP" (Responsabilité Élargie des Producteurs). Et fin 2023 "au plus tard" pour les autres. La destruction de produits est répandue aussi bien parmi les grands distributeurs que chez les marques de luxe qui y voient une façon de protéger la propriété intellectuelle et d'empêcher la contrefaçon.

    Selon Matignon, des aménagements sont toutefois prévus dans certaines filières. À commencer par le secteur du luxe, qui s'inquiète de voir émerger un marché parallèle avec des produits bradés. Mais le produit neuf devra dans tous les cas être recyclé et non pas détruit ou mis en décharge. Certains produits qui ne sont plus utilisables passée une certaine date, comme le fond de teint, pourront aussi faire l'objet d'exceptions. "L'idée, à terme, c'est qu'il n'y ait plus d'invendus, avec une meilleure gestion des stocks", explique une conseillère de Matignon.

    La rédaction avec AFP

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  • https://www.farmlandgrab.org/post/view/28975 

    Original source: Politis


    par Geneviève Azam   (04 juin 2019)

    L’accaparement des sols et leur dégradation menacent les espèces, l’agriculture et l’alimentation. Un mouvement « terrariste » se lève pour soustraire les terres aux usages prédateurs.

    Les sols de la Terre meurent aussi. Ils sont si dégradés que le rapport de l’IPBES (Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) parle d’« état critique ». Ce géocide silencieux déloge les paysans, menace toutes les espèces et l’alimentation. La désertification altère le cycle et la qualité de l’eau, elle réduit la capture du carbone au point de contribuer pour environ 30 % à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre.

    Les sols meurent également de l’« artificialisation », autrement dit du béton, du goudron, de la verdure aménagée. Selon l’Agence française pour la biodiversité, entre 2006 et 2015, la France métropolitaine a perdu 590 000 hectares de terres agricoles et d’espaces naturels, principalement sous la forme de surfaces goudronnées, pelouses et bâtiments. L’artificialisation croît plus vite que la population, elle augmente aussi plus vite que le sacro-saint PIB ! Le sol n’est plus la terre d’accueil, il est une « ressource » spéculative autonome pour un monde « hors-sol ».

    Une telle dévastation accélère l’accaparement des terres, telles sont les conclusions des rapports publiés par Grain (1), organisation indépendante de recherche et de soutien aux paysans. Au cours de ces dernières années, les plantations de palmiers à huile sont en première ligne. La Socfin, holding luxembourgeoise dont le groupe Bolloré est le deuxième actionnaire, détient des participations dans diverses sociétés de plantations en Asie et en Afrique, comme la Socapalm au Cameroun (2). Rivières polluées, milliers d’hectares de champs et de forêts remplacés par des monocultures de palmiers à huile et d’hévéas, tombes et sites sacrés détruits. Le système alimentaire industriel est un responsable majeur du réchauffement climatique, ajoutant ses émissions à celles de l’agriculture, responsable de 24 % des émissions mondiales, déforestation incluse. En retour, les effets des conditions météorologiques extrêmes fragilisent les millions de paysans pratiquant l’agriculture vivrière.

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  • 06 juin 2019,

    https://www.notre-planete.info/actualites/379-eco-construction-eco-materiaux

     

    maison-ecologique-bois© Christophe Magdelaine / www.notre-planete.info - Licence : CC BY-NC-ND

       La pensée écologique qui gagne peu à peu nos consciences citoyennes permet de rendre à certaines techniques de construction et à certains matériaux oubliés leurs lettres de noblesse. Longtemps boudés, les matériaux biosourcés ont le vent en poupe depuis quelques années. Zoom sur ces éco-matériaux prometteurs, annonciateurs d'une révolution verte dans le secteur de l'habitat.

       Force est de constater que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir quitter notre environnement ultra-urbanisé, synonyme de stress, de pollution de l'air mais aussi de pollution sonore ou lumineuse, pour aller vivre au grand air. Un exode rural voulu et presque vital pour certains, qui s'accompagne d'une volonté de faire mieux, d'agir différemment, dans un souci de retour à la nature plus sain et inné à l'Homme.

       Principalement utilisés dans les pays pauvres pour leur faible coût et leur biodisponibilité locale, l'utilisation d'éco-matériaux dans le secteur de la construction est en timide augmentation ces dernières années également dans les pays riches. Une tendance qui traduit une volonté de respecter davantage notre environnement en utilisant comme matériaux de construction ce que la nature nous procure sans avoir besoin d'exploiter de manière démesurée des ressources naturelles provenant à des milliers de kilomètres de chez soi. Bien loin de la chaumière de la petite maison dans la prairie, tout le défi du XXIème siècle concernant ces projets de construction d'un nouveau genre est de concilier technologie, confort et respect de l'environnement.

    Eco-matériaux : des critères de sélection drastiques

      Les éco-matériaux sont principalement utilisés comme matériaux d'isolation mais aussi en tant que matériaux structurels. Le domaine de la construction d'habitation ne retient que des matériaux fiables et performants, pouvant rivaliser avec d'autres matériaux moins écologiques comme le béton.

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  • 2018     212 p.    16,90 €

       Tous les amateurs de potager le savent bien, le rôle du ver de terre est méconnu et pourtant essentiel si ce n'est crucial pour la vie des sols et donc pour les végétaux et les cultures. Et pourtant, les pratiques insensées de l'agriculture industrielle (pesticides, labours, destruction des haies, monocultures intensives...) ont entraîné une pollution généralisée des sols et donc une disparition dramatique de la faune et micro-faune qui vit sous terre dont les fameux vers de terre.

       Ainsi, en quelques décennies, la biomasse du ver de terre a été divisée par 6 à 30 dans les cultures céréalières. Or, le ver de terre est un des premiers marqueurs de la biodiversité et de la bonne santé des sols, en plus d'être extraordinaire comme l'explique ce livre étonnant.

      « L'avenir de nos générations futures repose donc aujourd'hui sur cette bestiole qui vit dans la terre. Première biomasse animale terrestre (...) sa raréfaction signe leur santé précaire, car un sol en mauvaise santé est à l'image d'un puits à sec ou d'un sein tari, il n'est plus nourricier. Étant donné que 95 % de notre alimentation dépend des sols, et que les sols disparaissent avec les vers de terre sous les effets de l'érosion, elle-même amplifiée par leur absence, nul besoin d'un dessin pour saisir que nous leur préparons un destin funeste. Alors pourquoi le ver de terre est-il au cœur de l'alimentation de demain? Parce qu'il possède un pouvoir... » explique l'auteur.

      Un essai, inspiré et engagé, pour prendre conscience que notre survie est étroitement liée à notre capacité à préserver et restaurer une biodiversité en cours d'effondrement.     

       Christophe Gatineau est un agronome spécialisé en agriculture innovante, agroécologie et permaculture, auteur de plusieurs livres et du blog Le jardin vivant.


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  • Naïri Nahapétian 14/05/2019
    https://www.alternatives-economiques.fr//shabiller-polluer-mode-demploi

    L’arrêt de la surproduction de vêtements et leur réemploi sont les moyens les plus sûrs de préserver l’environnement. En attendant, de nombreuses marques misent sur les circuits courts, le bio et le recyclage

    « Le textile est responsable de près de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre », explique Majdouline Sbai, autrice dUne mode éthique est-elle possible ? Produire un tee-shirt en polyester (fibre synthétique dérivée du pétrole) génère en effet 5,5 kg de gaz à effet de serre et un tee-shirt en coton (fibre végétale) 2,1 kg.

    Mais la culture du coton a d’autres inconvénients : elle est la destinataire, à elle seule, de 25 % des insecticides et de 10 % des herbicides sur le marché. Surtout, elle nécessite beaucoup d’eau. Il en faut 2 700 litres pour fabriquer un tee-shirt, soit ce que consomme un individu en trois ans ; pour un jean, entre 7 000 et 11 000 litres sont nécessaires. La présence des microfibres textiles dans les océans représente en outre l’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastiques. La dimension sociale n’est pas en reste. Selon l’ONG Fair Wear Foundation, la main-d’œuvre ne représente toujours que 0,6 % du coût global d’un tee-shirt.

    La culture du coton est la destinataire, à elle seule, de 25 % des insecticides et de 10 % des herbicides sur le marché. Surtout, elle nécessite beaucoup d’eau

                                                    A lire Alternatives Economiques n°390 - 05/2019

    Ces phénomènes se sont aggravés dans les années 1990 quand la fast fashion, autrement dit la mode jetable, est devenue le modèle dominant. Au lieu de deux collections par an, on est passé à « un réassort perpétuel et à des rabais constants », souligne Majdouline Sbai. On dépense deux fois moins en France pour s’habiller en 2009 qu’en 1960, alors que le nombre de vêtements achetés, lui, a constamment augmenté. La production mondiale de vêtements atteint ainsi 140 milliards de pièces vendues, soit quatre fois plus qu’en 1980.

    Perturbateurs de tri

    Néanmoins, en France, la loi oblige depuis 2009 « les metteurs sur le marché à s’occuper de la fin de vie des produits », rappelle Valérie Fayard, du pôle innovation d’Emmaüs. Sur les 600 000 tonnes de vêtements achetées par an, 200 000 sont collectées par des acteurs comme Le Relais, créé par Emmaüs, afin d’être réemployées ou recyclées. Le rebut sur ce qui est collecté n’est que de 2 %, précise Adèle Rinck, responsable de la communication d’Eco TLC, l’organisme qui depuis dix ans collecte l’éco-contribution (20 millions d’euros par an) sur le linge de maison, les vêtements et les chaussures, pour le reverser aux acteurs du tri et de l’innovation dans le textile.

    Le recyclage, consommateur d’eau, d’énergie et de produits chimiques, se développe aujourd’hui au détriment du réemploi, plus écologique

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  •  29/05/2019

             Laetitia Vasseur Présidente et co-fondatrice de HOP (Halte à l’obsolescence programmée)

     

      C' est l’un des enseignements du grand débat : pour répondre aux problèmes environnementaux, la « lutte contre l’obsolescence programmée » est plébiscitée par les Français qui se sont exprimés lors de cette consultation à grande échelle. Et pourtant, notre modèle consumériste et productiviste reste tabou dans le cadre des négociations ou divers plans sur le climat.

    Allonger la durée de vie des objets

    Notre économie reste en effet fondée sur le renouvellement accéléré, plus ou moins programmé, de marchandises prêtes-à-jeter afin de nourrir la croissance. Or, un allongement de la durée de vie de 50 % des produits (informatique et télécommunications, électroménager, ameublement, textile) permettrait une économie de CO2 de près de 77 millions de tonnes par an, soit deux fois plus que les émissions annuelles du transport aérien. La phase de fabrication de la plupart de nos biens est celle qui libère le plus de gaz à effet de serre et mobilise le plus de ressources, bien plus que la phase d’usage. Il est donc primordial d’allonger leur durée de vie. Pour s’en convaincre, il faut se rappeler qu’un téléviseur de 11 kg mobilise 2,5 tonnes de matières ou qu’une garde-robe de 50 kg représente les émissions de gaz à effet de serre d’un aller-retour Paris-Montréal en avion.

    A lire Alternatives Economiques n°390 - 05/2019

       Alors que 77 % des citoyens européens préféreraient réparer leurs appareils plutôt que de les changer, seuls 44 % des appareils qui tombent en panne seraient réparés

       Face à cela, les freins à l’allongement de la durée de vie des biens sont connus. Prenons l’exemple de la réparation. Alors que 77 % des citoyens européens préféreraient réparer leurs appareils plutôt que de les changer, seuls 44 % des appareils qui tombent en panne seraient réparés. Les consommateurs sont loin d’être de mauvaise volonté. Mais en une génération, c’est tout un savoir-faire qui s’est perdu. Or, qu’est-ce qui nous empêche aujourd’hui d’enseigner au collège la réparation, un peu de mécanique et l’entretien des appareils numériques et d’électroménager, ou encore la couture ?

       Réparer

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  • Une autre fin du monde est possible (P. SERVIGNE,

    2018    336 p.  19 €

       La situation critique dans laquelle se trouve la planète n'est plus à démontrer. Des effondrements sont déjà en cours tandis que d'autres s'amorcent, faisant grandir la possibilité d'un emballement global qui signifierait la fin du monde tel que nous le connaissons.
        Le choix de notre génération est cornélien : soit nous attendons de subir de plein fouet la violence des cataclysmes à venir, soit, pour en éviter certains, nous prenons un virage si serré qu'il déclencherait notre propre fin-du-monde-industriel.
       L'horizon se trouve désormais au-delà : imaginer la suite, tout en se préparant à vivre des années de désorganisation et d'incertitude. En toute honnêteté, qui est prêt à cela ?
       Est-il possible de se remettre d'un déluge de mauvaises nouvelles ? Peut-on simplement se contenter de vouloir survivre ? Comment se projeter au-delà, voir plus grand, et trouver des manières de vivre ces effondrements ?
       Dans ce deuxième opus, après Comment tout peut s'effondrer, les auteurs montrent qu'un changement de cap ouvrant à de nouveaux horizons passe nécessairement par un cheminement intérieur et par une remise en question radicale de notre vision du monde. Par-delà optimisme et pessimisme, ce sentier non-balisé part de la collapsologie et mène à ce que l'on pourrait appeler la collapsosophie...

      Pablo Servigne, Raphaël Stevens et Gauthier Chapelle ont une (dé)formation scientifique et sont devenus chercheurs in-Terre-dépendants. Ils ont publié :

       -Comment tout peut s'effondrer. Petit Manuel de collapsologie à l'usage des générations présentes (Seuil, 2015),

       -Le Vivant comme modèle. La voie du biomimétisme (Albin Michel, 2015),

      -Petit traité de résilience locale (ECLM, 2015),

      -Nourrir l'Europe en temps de crise (Babel, 2017) ou encore

      -L'Entraide. L'autre loi de la jungle (Les liens qui libèrent, 2017).

       Pablo Servigne est ingénieur agronome et docteur en biologie. Spécialiste des questions d'effondrement, de transition et d'agroécologie, il a publié récemment L'Entraide (LLL, 2017).

      Raphaël Stevens est écoconseiller. Expert en résilience des systèmes socioécologiques, il est coauteur du Petit traité de résilience locale (Charles Leopold Meyer, 2015).

      Gauthier Chapelle est ingénieur agronome et docteur en biologie. Porte-parole et pionnier du concept de biomimétisme en Europe, il est coauteur du livre Le Vivant comme modèle (Albin Michel, 2015).


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  •                                                            2019     183 p.    10 € 

        L'association et la ont publié le livre : cette Europe malade du néolibéralisme, et proposent des solutions et une stratégie pour en sortir.

       L'Union européenne traverse une crise existentielle. Des politiques d'austérité imposées au nom de règles économiquement absurdes ont mis les peuples à genoux. Aussi, la défiance envers l'Union est désormais telle que son avenir politique est incertain. C'est pourquoi il est urgent de lui donner un nouveau souffle et avant tout de rompre avec le poison néolibéral. Car, face à cette Europe antidémocratique et austéritaire, un seul horizon parait se profiler, celui du nationalisme.

      C'est ce qu'illustrent les victoires successives, aux quatre coins de l'Europe, d'une extrême-droite hétérogène mais toujours xénophobe et au fond favorable aux politiques néolibérales. Aussi est-il plus que jamais nécessaire de défendre un autre modèle, qui remettrait au coeur l'idée d'une Europe sociale, démocratique et écologique. Cet ouvrage propose une alternative crédible et une stratégie pour la mettre en oeuvre :

      -la désobéissance aux traités pour refonder l'Europe. Retrouver le chemin d'une politique de solidarité est le seul moyen d'engager les peuples dans la construction d'une véritable communauté politique européenne. La désobéissance ou l'éclatement, telle est désormais l'alternative.

        Fondée en 1998 et présente dans plus de quarante pays, Attac est une association qui dénonce le pouvoir pris par la finance et les multinationales au nom de la justice sociale et environnementale. La Fondation Copernic travaille à "remettre à l'endroit ce que le libéralisme fait fonctionner à l'envers". Regroupant des chercheurs, des acteurs du mouvement social et des responsables politiques, elle vise à déconstruire le discours néolibéral et à à élaborer des propositions alternatives. 

      Ont contribué à cet ouvrage :

      Christophe Aguiton, sociologue, militant altermondialiste • Amélie Canonne, militante altermondialiste • Maxime Combes, économiste, membre d’Attac • Alexis Cukier, philosophe, membre de la Fondation Copernic • Thomas Coutrot, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Michel Husson, économiste • Pierre Khalfa, économiste, membre de la Fondation Copernic • Alice Picard, membre du Conseil d’administration d’Attac • Dominique Plihon, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Philippe Marlière, professeur de sciences politiques • Christiane Marty, ingénieure chercheuse, membre de la Fondation Copernic • Ugo Palheta, sociologue, membre de la Fondation Copernic • Jacques Rigaudiat, économiste, membre de la Fondation Copernic • Claire Rodier, juriste, directrice du Gisti • Catherine Samary, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Bruno Théret, économiste • Aurélie Trouvé, économiste, membre du Conseil scientifique d’Attac • Peter Wahl, membre du Comité Exécutif de l’ONG WEED, Berlin


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  •                                                        2018    142 p.  14,80 €    Poche

        Le vin, en tant que produit fermenté, a des vertus détoxifiantes insoupçonnées quand il n'est pas traité. Mais la viticulture conventionnelle est parmi les plus gros consommateurs de pesticides au monde. Ces substances nous intoxiquent durablement et, par leur proximité chimique avec les arômes naturels, déforment le goût des vins.
       C'est ce que nous montrent les auteurs de ce livre, où l'on découvre aussi qu'il est possible d'apprendre à reconnaître le goût des pesticides, pour pouvoir ensuite éviter les produits qui en contiennent. En effet, ils ont proposé à des cuisiniers et à des vignerons une expérience inhabituelle : goûter des pesticides dilués dans de l'eau aux doses où ils ont été identifiés dans des vins. Une palette de nouveaux goûts et de sensations s'ébauche dans le cerveau, qui permet peu à peu de déceler la présence de pesticides.
       Un "Petit guide" détaille les caractéristiques, au nez et à la bouche, de onze pesticides parmi les plus répandus dans les vins. Ce livre n'est pas un guide oenologique. Il se conçoit plutôt comme un outil original, de science pour tous, plaidant pour une recherche du bien-vivre et du bien-manger qui passe par l'éradication des substances chimiques nocives. 
     

        Jérôme Douzelet, artisan cuisinier, responsable, est aussi administrateur du CRIIGEN. Ensemble, ils ont déjà publié chez Actes Sud

       -Poisons cachés ou plaisirs cuisinés (2014, prix Chapitre Nature 2015).

      Gille-Eric Séralini, professeur et chercheur à l'université de Caen, spécialiste des OGM et pesticides, a reçu le prix international du Lanceur d'alerte 2015, et le prix Théo-Colborn 2016 pour la santé environnementale aux Etats-Unis.


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  •   La cour d’appel de Lyon vient de donner raison à Paul François, victime d’un herbicide de Monsanto, et défendu par Maître Lafforgue. « On a gagné ! » lâche soulagé et ému, Paul François, ce 11 avril 2019. « Bayer Monsanto vient d’être condamné pour la troisième fois.  » En 2004, Paul François, exploitant agricole en Charente, inhalait par accident les vapeurs du Lasso, un désherbant du groupe Monsanto, interdit fin 2007 en France. Il est tombé gravement malade. Le 6 février 2019, Paul François, affrontait de nouveau le géant des produits phytosanitaires devant la cour d’appel de Lyon. Cela fait douze ans qu’il demande réparation. La firme a été récemment rachetée par l’Allemand Bayer.

     https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/paul-francois-victoire-contre-le-214236

    par pierre luton   (http://pierreluton.fr/))
    vendredi 12 avril 2019

    Paul François
    « J’ai une pensée pour mes proches…, ajoute Paul François. Pour Sylvie, mon épouse, qui est décédée brutalement il y a 11 mois. Je pense aussi à Henri Pézerat qui a été à l’initiative de ce combat. C’est lui qui m’a fait rencontrer maître Lafforgue, qui m’a encouragé. Annie Thébaut-Mony a pris le relais… Monsanto disposait de moyens colossaux… pour dire que tout ça n’était pas possible ». Mais «  l’honnêté paye  », souligne l’agriculteur charentais qui est aussi président de l’association Phytovictimes.

     Cour d’appel
    « A nouveau, la responsabilité de Monsanto est retenue par une juridiction française -la cour d’appel de Lyon- qui a rendu une décision extrêmement motivée, explique, à son tour, maître Lafforgue. Elle a écarté chacun des arguments… de Monsanto…  » Sa responsabilité est retenue pour « ne pas avoir respecté son obligation au titre de la responsabilité du fait des produits défectueux, défaut d’information sur les dangers et l’utilisation du produit, le Lasso. Le lien de causalité est retenu entre les problèmes de Paul François et son intoxication initiale. » « Et la dernière manœuvre utilisée par Monsanto, ajoute l’avocat, a été de ne pas répondre à nos demandes d’indemnisation. La cour d’appel n’a pas pu faire autrement que de renvoyer cette question devant le tribunal… » Elle devrait être tranchée « le plus rapidement possible  »

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  • Diplômée de l'Institut Français de Presse en 2004, Céline a créé et alimenté la rubrique Science sur le site L'Internaute jusqu'en 2007 avant de travailler pour la rubrique Business du Journal du Net. Sa passion : parcourir inlassablement le Web à la recherche d'infos passionnantes qui expliquent le monde d'aujourd'hui et préfigurent celui de demain. Technologie, environnement, santé : chaque jour nous prouve que ce qui semblait hier impossible se réalise. Quand elle sort de sa bulle Internet, c'est pour se balader dans sa ville adorée de Strasbourg, ou pour passer des nuits blanches devant des (excellentes) séries TV d'anticipation ou de politique, avec un faible avoué pour les productions nordiques et britannique

     Chaque Français émet en moyenne 11,9 tonnes d'équivalent CO2 par personne et par an, selon le Ministère de l'environnement, soit 761 millions de tonnes au total. Pour réduire son impact écologique, il ne suffit hélas pas de changer ses ampoules ou de trier ses déchets, ce qui a un effet minime. Les solutions à adopter sont plus radicales, mais finalement pas si impossibles.

    Selon une étude suédoise de l'université de Lund, avoir un enfant de moins est la meilleure façon de réduire son impact carbone. Basée sur 39 précédentes études scientifiques et rapports gouvernementaux, elle évalue les actions individuelles les plus efficaces pour réduire son empreinte carbone. Ses résultats confirment que c'est un mode de vie totalement différent qui est à envisager, car les petits gestes du quotidien, bien qu'utiles, ne jouent qu'un rôle mineur. Changer les ampoules de sa maison a par exemple huit fois moins d'impact que de se passer de viande. Mettre sa télévision écran plat en veille économise 2 kWh par an, soit environ 106 grammes de CO2 éliminé. De quoi compenser à peine 900 mètres en voiture ! Néanmoins, il est possible d'agir sans renoncer à tout ; voici quelques conseils.

    Faire moins d’enfants

    Avoir un enfant de moins revient à diminuer ses émissions de CO2 de 58,6 tonnes par an, d'après l'étude de l'université de Lund. « Cela équivaut à 684 adolescents qui décident de recycler systématiquement leurs déchets pendant le restant de leur vie », affirment les chercheurs. L'idée est pourtant hautement controversée, notamment car les chercheurs s'appuient pour leurs calculs sur une famille américaine, dont l'empreinte carbone par habitant est très élevée et où la natalité est relativement modérée. Néanmoins, nos mode de vie influençant le monde entier, l'impact devrait s'étendre à ceux dont la natalité progresse très vite. Certains avancent donc des mesures iconoclastes : l'écologiste Yves Cochet soutient par exemple une « allocation familiale inversée », qui diminue à chaque enfant supplémentaire.

    Se passer de voiture et rouler moins vite

    Propulser un véhicule de plus d'une tonne pour transporter un seul passager de 70 kilogrammes a de quoi susciter des interrogations. 70 % des salariés prennent pourtant leur voiture pour aller travailler, selon l'Insee. Certes, beaucoup n'ont pas le choix, mais même pour un trajet de moins d'un kilomètre, 58 % des Français continuent de préférer la voiture ! Les transports en commun ou le covoiturage allongent bien sûr un peu le temps de trajet, mais évitent les embouteillages et permettent de nouer des relations. Si vous tenez absolument à votre voiture, adopter une conduite plus souple et rouler moins vite permet de limiter son impact. Le passage de 90 km/h à 80 km/h sur les routes nationales réduit, par exemple, la consommation de carburant de 15 %.

    Bannir les trajets en avion

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  • Stop à la surtaxe sur le bio !!

    Chers amis,
    Ici le Professeur Henri Joyeux.
    Savez-vous que, quand vous achetez bio, vous payez 30 % de TVA en plus que sur le non-bio ?
    C’est mathématique :
    En moyenne, les produits bio coûtent 30 % plus cher que le non bio. Cela veut dire que l’Etat prélève 30 % de TVA en plus sur vos achats !!
    C’est un scandale ! Et une injustice incroyable. Pire, c’est l’exact contraire de ce que dit le ministre de l’écologie François de Rugy à la télévision !!!

    Le ministre de l’écologie parle d'une TVA plus basse sur le bio à la télévision

    Celui-ci a déclaré il y a quelques jours aux informations [1] qu’il souhaitait que les produits bio « soient moins taxés ».

    Le ministre de l’écologie François de Rugy a déclaré le 22 mars 2019 à la télévision que les produits bios devaient être moins taxés.

    Ses propos ont été re-publiés dans le journal Le Monde :

    « Les produits alimentaires bio pourraient avoir une TVA plus faible que les produits alimentaires issus de l’agriculture industrielle. » (François de Rugy, ministre de l’écologie).[2]

    Mais sur le terrain, ils font le contraire !
    Ils taxent plus le bio, et ce à tous les maillons de la chaîne car le bio demande aussi plus de main-d’œuvre, donc paye plus de charges sociales !!
    Alors, chers amis, joignez votre voix à la mienne pour demander au ministre de l’écologie François de Rugy de mettre ses actes en conformité avec ses déclarations.
    Ajoutez votre signature à la lettre ouverte que j’ai préparée pour lui ! 

    Réduire la TVA sur le bio : une question de justice

    Réduire la TVA sur le bio ne serait que justice.
    En mangeant bio, vous préservez l’environnement, vous favorisez les emplois, mais vous faites aussi économiser des sommes énormes à la Sécurité Sociale – donc à la collectivité.
    Car plus de bio, c’est moins de maladies :

    • Une récente étude française (INRA) a observé une diminution de 25 % du risque de cancer chez les consommateurs de produits bio, par rapport aux personnes qui en consomment moins souvent ;[3] elle observe même une réduction de 34% des cancers du sein et de 76% des lymphomes (cancers du système lymphatique qui détruit les défenses immunitaires du patient). C’est énorme !
    • Une autre étude française (Inserm) a confirmé le lien entre pesticides et maladie de Parkinson (risque multiplié par deux chez les agriculteurs exposés) ;[4]
    • Les pesticides sont fortement soupçonnés d’être liés au drame des bébés nés sans bras.[5]

    Réduire la TVA sur le bio : une mesure plébiscitée lors de Grand Débat

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  • L’ÉDITO    (Plantes & Santé, le site de la phytothérapie)  

    Chers amis des plantes,

    C’est officiel : la Déclaration des droits de l’arbre a été proclamée ce vendredi 5 avril !
    Ce texte est à l’initiative de l’ association A.R.B.R.E.S, qui plaide depuis 1994 pour la sauvegarde des plus remarquables. Il nous rappelle que l’arbre est un « être vivant sensible aux modifications de son environnement et qu’il doit être respecté en tant que tel ». La nécessité d’une protection renforcée a été soulignée. « L’arbre doit être considéré comme un sujet de droit », est-il même affirmé.
      L’ancienne ministre de l’Écologie, Delphine Batho a apporté son soutien à ce projet. « Ces monuments de la nature devraient bénéficier d’une vraie protection », estime-t-elle. En 2019, cela reste un combat, comme le montrent les exemples encore courants d’abattage brutal d’arbres ; nous vous en parlons d’ailleurs dans le numéro d’avril de Plantes & Santé.
    Il est clair que l’idée devra faire son chemin. En attendant, elle est déjà défendue par un beau

    film, intitulé Les arbres remarquables, un patrimoine à protéger, actuellement en salle. On embarque ici pour un tour de France de spécimens incroyables, souvent millénaires, choisis par Georges Feterman, professeur agrégé de sciences naturelles et président d’A.R.B.R.E.S. Les réalisateurs Jean-Pierre Duval et Caroline Breton ont également eu à cœur de filmer les passionnés qui entretiennent avec ces géants des liens de toutes sortes.
    Pour trouver une séance proche de chez vous, rendez-vous sur www.museo-films.com/agenda-projection . Vous passerez un très bon moment en belle compagnie !

      Vous pouvez aussi demander à votre cinéma de le programmer ou le faire venir dans le cadre d'une association.
       Et puisque l’on parle des arbres, j’aimerais revenir sur les attaques qu’essuie depuis quelque temps le Ginkgo biloba. Plusieurs de ses propriétés ont été remises en question ; il serait aussi à l’origine d’effets secondaires chez des patients prenant des médicaments. Nous vous proposons donc, cette semaine, d’y voir plus clair avec le Dr Staub. Découvrez notamment ce qu’il faut savoir sur ce végétal avant de se complémenter, et vous conviendrez vite que « l’arbre aux quarante écus » mérite un peu de respect !

    Nous vous souhaitons une très agréable semaine et, qui sait, l’occasion d’une rencontre avec un arbre… remarquable.

    Isabelle Saget

    Déclaration des droits de l’arbre : un moment historique !

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