• La biodiversité végétale menacée (A. M. SEMAH,J. RENAULT-MISKOWSKY)

     

                                                                           2015   320 p.  32 €

      Il faut savoir observer et admirer la beauté et la richesse de la végétation qui règne encore sur notre planète. C'est une invitation au voyage que nous vous proposons à travers l'Europe et jusqu'aux confins de l'Asie et du Pacifique insulaires. Nous y prenons conscience de la diversité des paysages et des différents biotopes. Le réchauffement climatique actuel ainsi que l'effet de serre, qui sont au départ des phénomènes naturels, se voient cruellement accentués par les conséquences inévitables de l'industrialisation qui, de plus, développe des produits nocifs pour la faune comme pour la flore.

       Que sera le devenir de la biodiversité, tant animale que végétale ?

      L'interaction entre le pollen, les pollinisateurs et l'homme est capitale ; elle passe par la survie des abeilles, leur capacité à produire encore du miel et à permettre la pollinisation des fleurs, la production des fruits.

    La perte d'espèces emblématiques comme les plantes mellifères, endémiques et insulaires, mais aussi la perte des informations génétiques contenues dans ces espèces en voie d'extinction, pourraient rendre irréversible l'appauvrissement de la biodiversité.

       Protéger la biodiversité, c'est vouloir assurer le maintien d'un potentiel évolutif dans le contexte du changement actuel et de l'inconnu vers lequel nous allons. Nous sommes au coeur de la nature, elle nous réserve encore des surprises si nous savons la ménager.

     
       Anne-Marie Sémah est directrice de recherche à l'IRD et Josette Renault-Miskovsky, directrice de recherche honoraire au CNRS. Toutes deux sont patynologues, et respectivement spécialistes de l'Asie/Pacifique et de l'Europe méditerranéenne. Elles enseignent au Muséum national d'histoire naturelle dans le cadre du Master : «Evolution, Patrimoine naturel et Sociétés» - Spécialité Quaternaire et Préhistoire - Paléoenvironnements, lignée humaine, histoire des Sociétés. En 2004, elles ont déjà publié aux éditions Errance-Artcom
        -L'Evolution de la végétation depuis deux millions d'années.

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  • Nourrir

    2017   202 p.  7,90 € (en Poche)

       En se basant sur les études scientifiques les plus pointues, Pablo Servigne propose une synthèse sans précédent et sans concession de la toxicité et surtout de la vulnérabilité de notre système alimentaire industriel. De la production à la transformation, de la distribution à la gestion des déchets, celui-ci est entièrement dépendant du pétrole, et donc inévitablement voué à disparaître avec la fin des énergies fossiles.

      A quoi pourraient alors ressembler les systèmes alimentaires de demain ? En présentant quelques alternatives qui ont prouvé qu'elles n'étaient ni farfelues ni anecdotiques - de la permaculture à l'agriculture urbaine en passant par l'agroécologie ou le retour à la traction animale -, Pablo Servigne démontre, avec rigueur et conviction, que nous sommes à l'aube d'un changement radical et inévitable dans nos manières de faire et de penser.

       Agronome de formation et docteur en biologie, Pablo Servigne se définit lui-même comme "chercheur in-terre-dépendant et transdisciplinaire". Il est notamment l'auteur de:
       -Comment tout peut s'effondrer (Seuil, 2015, en collaboration avec Raphaël Stevens) et de:
       -L'Entraide, l'autre loi de la jungle (LLL, 2017, en collaboration avec Gauthier Chapelle).
      "Je suis devenu chercheur in-terre-dépendant, auteur et conférencier.

    J’ai une formation plutôt académique (agronome tropical de Gembloux Agro-Bio Tech 2002 et Docteur en sciences de l’Université libre de Bruxelles 2008). Pendant ces années de recherche, j’ai travaillé sur le comportement et l’écologie des fourmis, d’abord en Guyane française, puis à Bruxelles. C’est l’origine de ma passion pour les mécanismes de l’entraide.

      En 2008, j’ai quitté le monde universitaire. Depuis, j’ai consacré l’essentiel de mon temps à la transition, le plus grand défi de notre génération. Cela s’est traduit par quatre années d’éducation populaire (au sein de l’association Barricade à Liège). On y a développé des animations et surtout un pôle de recherches et d’analyses autour des thèmes de la transition,l’économie sociale et solidairel’imaginaire de gauche, et les féminismes. Tous nos écrits sont disponibles gratuitement sur le site (en Belgique, l’éducation populaire est financée par l’Etat). Depuis 2010, je collabore régulièrement avec le seul journal écologiste de Belgique francophone, Imagine Demain le Monde. Un bimestriel très bien foutu. Je co-anime aussi des ateliers de « Travail-qui-relie » (the Work that reconnects), une méthodologie créée par Joanna Macy destinée à refaire du lien entre les humains et avec les « autres qu’humains ».

    Aujourd’hui indépendant, j’écris des articles et des livres en collaboration avec un dense réseau de chercheurs, je donne des conférences et des formations, et je participe à la construction de l’autonomie de notre lieu de vie, ainsi qu’au tissage des « réseaux des temps difficiles ». Tout cela définit grossièrement ce que nous avons appelé avec Gauthier Chapelle et Raphaël Stevens, unchercheur in-terre-dépendant."

    https://pabloservigne.com/bio/


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  •  (Maxime COMBES)

                                                                2015    288 p.   18 €

      Les entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos climatique. Prendre au sérieux le réchauffement climatique implique de laisser dans le sol la majorité des réserves d'énergies fossiles connues. Pour survivre, nous sommes donc condamnés à apprendre à vivre sans brûler des énergies fossiles dangereusement surabondantes.

      Ceux qui tergiversent, ceux qui s'y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que les marchés, la finance ou les technosciences vont sauver le climat nous détournent de l'essentiel. Ils gaspillent le temps et les ressources dont nous avons besoin pour enclencher la transition.

      Nous ne nous résignons pas au naufrage planétaire. Contre l'extractivisme, les hydrocarbures de schiste, les grands projets inutiles et la marchandisation de l'énergie et du climat, nous inventons aujourd'hui les contours d'un monde décarboné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l'âge des fossiles. La transition, c'est maintenant !

      Maxime Combes est économiste et l'une des figures d'Attac France, où il suit les grands enjeux environnementaux et énergétiques nationaux et mondiaux. Il est également engagé dans l'Echos des Alternatives (alter-echos.org), Basta (bastamag.net) et Mouvements (mouvements.info). Il est coauteur de l'ouvrage publié par Attac, 

       -La Nature n'a pas de prix (Paris, L.L.L., 2012) et de 

      -Crime climatique stop ! (Seuil " Anthropocène ", Août 2015).


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  •                                                             2014   14 €    210 p.

        Ce livre est un appel à l'action concrète de la part du fondateur d'un mouvement de la " transition " qui fait tache d'huile en France - via les " villes en transition " et les colibris (P. Rabhi).
       Il explique pourquoi il faut passer à l'action et, surtout, comment on peut le faire, en présentant de nombreuses histoires d'actions locales réussies : le retour des vergers à St-Quentin, un supermarché coopératif de produits locaux en Espagne, un plan de descente énergétique à Totnes en Angleterre, une monnaie locale à Bristol, le retour de la bicyclette en Italie (dont les ventes ont dépassé depuis peu celle des automobiles), un " Répar' Café " à Paris, des jardins partagés un peu partout, un moulin en Argentine, une coopérative électrique locale d'énergies renouvelables dans le Japon post-Fukushima, etc.
      Après le succès du Manuel de transition (Les éditions Ecosociété, 2010), ce nouveau livre de Rob Hopkins permet au grand public - par son format plus court, son récit vivant d'initiatives concrètes et ses paroles d'acteurs - de découvrir la transition, d'apprendre à s'organiser à l'échelle des quartiers et des territoires pour être mieux plutôt que d'avoir plus.

       Rob Hopkins est l'initiateur du mouvement des " transition towns ". Il existe plus de 1 300 groupes et initiatives de transition dans 43 pays.


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  • 2016   190 p.  20 €

       Avec la mise en place du capitalisme déréglementé au cours des années 1980-90, les sphères économiques, sociales et environnementales ont été progressivement reléguées au rang d'auxiliaires du système financier. Cette orientation est celle de la cupidité et non de la réponse appropriée à des besoins humains et sociaux, pourtant toujours aussi nombreux à satisfaire à l'échelle de la planète.

       Pour prévenir les dégâts économiques, sociaux et écologiques que provoque une globalisation pilotée par des intérêts de court terme, la finance solidaire se propose de construire de nouvelles relations non lucratives entre les agents, les entreprises et les organisations associatives et publiques.

      A la différence d'une simple transaction d'échange marchande anonyme, cette finance s'appuie sur un système de relations sociales dont l'objectif est de réunifier les rapports monétaires et les liens sociaux et humains dans un ensemble cohérent susceptible de faire système.

      L'ouvrage montre que la généralisation d'une autre finance ne pourra pas se réaliser pleinement au sein de l'actuel capitalisme déréglementé. Les conditions de développement d'un financement solidaire exigent en effet la refondation complète des principales institutions du capitalisme : banques, entreprises, marchés, Etats et droits issus de la propriété.

      A défaut de toucher ces centres névralgiques, les rapports sociaux propres au capitalisme se reconstitueront en permanence dans tous les autres espaces de la vie économique et parasiteront toute tentative de " financer, de produire et de consommer autrement ".

      Daniel Bachet a été directeur du département " Entreprise " au Centre d'Etudes des Systèmes et des Technologies Avancées (CESTA) puis chargé de mission au Commissariat général du plan. Il est aujourd'hui professeur à l'Université d'Evry et chercheur au Centre Pierre Naville. Il est l'auteur de nombreux articles et de plusieurs ouvrages sur l'entreprise. 

    Ce texte a précédemment été publié dans le numéro 361de La Pensée(janvier/mars 2010).

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  • Paysans de demain et problèmes d’aujourd’hui avec Rustica et France 5

    Mercredi 20 décembre, l’émission Le Monde en face diffuse le documentaire inédit « Le champ des possibles » suivi d’un débat avec des experts. Rustica se devait d’être partenaire de cet événement tant le sujet lui tient à cœur : les français qui choisissent de changer de vie pour devenir paysans. Et pas n’importe quels paysans ! Des NOUVEAUX PAYSANS.

    vaches et leur éleveurFréderic, laitier dans la Sarthe "le métier que je fais aujourd'hui me plaît (...) c'est celui que je voulais faire dès le départ"
     
     
        Être nouveau paysan : ce n’est pas une question d’âge 
    Linda Bedouet dans sa micro-ferme
    Dans son documentaire commenté par la comédienne Cécile de France, la réalisatrice Marie-France Barrier nous emmène à la rencontre de personnalités doucement révolutionnaires. Tout doucement, mais sûrement…

    Il y a ce pilote de ligne qui décide de se recycler à la ferme du Bec Hellouin en agriculteur responsable et qui reconnaît que « faire pousser des légumes est aussi compliqué que de faire décoller un avion ».

    Il y a sa professeure, ancien cadre dans le tourisme devenue formatrice maraîchère qui s’extasie devant un tas de fumier et lui enseigne les bons gestes à appliquer pour les travaux répétitifs qui abîment le corps s’ils ne sont pas faits avec précision. Il y a avec lui Thibaut, ancien reporter de guerre, qui veut secouer un monde agricole asphyxié par les dépenses.

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  • Cher soutien du Tribunal Monsanto,

      2017 a été marquée par une opposition croissante à Monsanto et aux entreprises agrochimiques qui tentent de contrôler le système alimentaire. La livraison de l’avis consultatif (http://fr.monsantotribunal.org/Resultats)  du Tribunal Monsanto a constitué un événement marquant ; pour la première fois de l’histoire, des victimes venues du monde entier se sont rassemblées et ont convaincu un panel de juges internationaux que l’entreprise ne respecte pas les droits humains fondamentaux.

      Nous n’avons pas réussi à stopper la réautorisation du glyphosate dans l’UE, mais au lieu d’un feu vert pour 15 ans, l’autorisation n’est reconduite « que » pour 5 ans, et la France et l’Italie travaillent déjà à sortir du glyphosate d’ici 3 ans. 1,3 million de personnes ont signé l’Initiative Citoyenne Européenne Stop Glyphosate. Les pratiques de Monsanto ont été détaillées dans les médias de nombreux pays après la publication des Monsanto Papers, des documents internes rendus publics dans le cadre d’un procès en contentieux aux États-Unis : ces derniers prouvent que Monsanto manipule la science, les médias et le processus politique à sa guise. Plus de documents devraient suivre au printemps prochain.

      En parallèle, Monsanto rencontre des difficultés autour de ses principales sources de revenus. En effet, leurs nouvelles variétés de semences OGM résistantes au dicamba se révèlent désastreuses : près d’un millier d’agriculteurs et agricultrices poursuivent l’entreprise pour les dommages causés (voir ci-dessous). De plus, la nouvelle génération de semences Bt supposée combattre les insectes ne donne pas les résultats attendus. La nature ne se laisse pas faire : mauvaises herbes et insectes résistent !

      Monsanto tente de masquer ses échecs en renforçant sa présence dans d’autres domaines comme le big data. L’entreprise va probablement fusionner avec Bayer, créant ainsi un géant au pouvoir démesuré. Les actions de Monsanto sont pourtant surestimées, car les deux technologies desquelles dépend le modèle de revenus des OGM sont en échec. Bayer achète un véritable cheval de Troie. En parallèle, de plus en plus de personnes réalisent que nous devons changer notre modèle de production alimentaire pour mettre fin à l’écocide en cours — une récente étude (http://www.rfi.fr/science/20171019-etude-chute-vertigineuse-insectes-europe-allemagne-plos-one) montre que la population d’insectes a diminué de 75 % en Europe au cours des 27 dernières années. L’annonce de ces chiffres a créé une onde de choc : nous ne pouvons vivre sur cette planète si nous éradiquons toute vie autour de nous ! L’ère de l’agriculture chimique — hautement dépendante des énergies fossiles et érodant les sols et les ressources naturelles — doit se terminer et laisser place à l’agroécologie. Nous devons travailler avec la nature plutôt que contre elle. Si vous le pouvez, impliquez-vous dans cette transition : ce sont les générations futures vous remercieront.

    Union Européenne : le passage en force du glyphosate

      L’autorisation de vente de cette molécule présente dans l’herbicide le plus vendu au monde expirait en décembre 2017. La Commission proposait de la renouveler pour 15 ans, ce qui a causé un tsunami de protestations. Cette proposition se fondait sur les rapports largement biaisés de l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) et de l’Institut fédéral allemand BfR, dont certaines parties étaient tout simplement copiées-collées de documents d’un lobby de Monsanto, le Glyphosate Task Force. Cela a montré comment les lobbyistes ont réussi à créer un environnement politique extrêmement favorable à l’industrie. Les critères d’évaluation des études scientifiques éliminent de fait toute étude indépendante. L’EFSA a ainsi rejeté 106 études « non conformes », basant ses recommandations sur des études non publiées, et donc non vérifiables de l’industrie. Cela revient à laisser Monsanto prouver que son produit est inoffensif tout en rejetant les études aux conclusions différentes, car « non scientifiques ». Dans ces conditions, que dire de la régulation en matière de sécurité des aliments en Europe (sans parler des États-Unis) ? Ce processus a suscité bien des réactions, tout en entachant sérieusement la crédibilité des institutions européennes. Le système d’autorisation des pesticides doit changer, mais il est malheureusement trop tard pour le glyphosate.

      Le Parlement a voté pour la disparition progressive du glyphosate d’ici 3 ans, avec des mesures d’accompagnement pour aider les agriculteurs et agricultrices à changer de pratiques, mais la décision revient à la Commission et aux États-membres. La France et l’Italie se sont opposées à une réautorisation pour 10 ans, sans toutefois obtenir une majorité qualifiée. Personne ne s’attendait à la voir émerger lors du dernier vote pour une préautorisation de 5 ans, ce qui aurait donné le dernier mot à la Commission avec un probable feu vert pour 5 ans. Cela n’a pas été nécessaire en raison d’un revirement-surprise (http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/11/28/glyphosate-le-passage-en-force_5221457_3232.html) du ministre de l’Agriculture allemand Christian Schmidt, contre la volonté même de sa collègue à l’Environnement, Barbara Hendricks. Bayer-Monsanto a le bras long, et un accès privilégié au gouvernement allemand... Pour l’eurodéputée Michèle Rivasi, c’est « un échec retentissant ». Elle accuse « une Commission européenne qui se fait le petit télégraphiste des désirs des lobbies de l’industrie agrochimique, sans s’interroger sur l’avenir et un plan sérieux de sortie du glyphosate. »

    Conférence de Presse 12 décembre glyphosate

       Malgré la contestation du vote allemand, beaucoup affirment qu’on ne peut plus rien changer. L’expert juridique Olivier de Schutter entrevoit toutefois une possibilité ; 4 eurodéputés ont annoncé lors d’une conférence de presse le 12 décembre le début d’une procédure pour faire annuler le vote. Quelle qu’en soit l’issue, le glyphosate devra disparaître de plusieurs pays d’ici 3 à 5 ans. Cela est bien tard, mais toujours mieux que le maintien du statu quo. Lisez ici l’analyse juridique d’Olivier de Schutter.


      Dicamba : un « nouvel » herbicide ingérable

       Le succès commercial, et donc les profits de Monsanto reposent sur la vente de packages de semences et d’herbicide. C’est ainsi que les semences Roundup Ready sont cultivées sur des millions d’hectares dans le monde : soja, coton, maïs, colza... Cependant, la résistance des mauvaises herbes vient ternir le tableau. Pour résoudre ce problème, Monsanto devait produire un herbicide de nouvelle génération ; la compagnie a échoué et décidé de réutiliser le dicamba, un ancien produit datant des années 1960 et probablement plus toxique que le glyphosate. Aujourd’hui, des millions ont été investis pour commercialiser de nouvelles variétés de plantes génétiquement manipulées pour résister au dicamba. Cependant, en plus d’être toxique envers les plantes, les sols et l’être humain, cet herbicide est hautement volatile  (http://www.france24.com/fr/20171103-etats-unis-glyphosate-dicamba-monsanto-devastateur-pesticide-agriculture). Le vent le propage donc tout autour des champs traités, empoisonnant tout sur son passage. Les pertes sont énormes dans les cultures conventionnelles, non résistantes au dicamba. Par conséquent, des poursuites ont été entamées contre les fabricants Monsanto et BASF dans plus d'une vingtaine d'États américains. En effet, en 2016, 1,5 million hectares (https://www.nytimes.com/2017/11/01/business/soybeans-pesticide.html)https://www.nytimes.com/2017/11/01/business/soybeans-pesticide.html) de récoltes ont été endommagés par le dicamba dans 25 États.

    Cette affaire risque de s’avérer très coûteuse pour Monsanto, et représente un revers majeur pour le modèle d’agriculture chimique sur lequel l’entreprise s’appuie.


    L’échec de la technologie Bt

    Les plantes ne sont pas les seules à résister aux produits de Monsanto... Le ver rose du cotonnier est bien connu en Inde, où il cause des ravages sur les plants de coton. C’est au nom de la lutte contre cet insecte que l’on a introduit le gène d’une bactérie dans le coton. Le coton « Bt » ainsi obtenu produit une toxine supposée détruire le ver. Lorsque les semences de coton OGM Bt furent commercialisées il y a 15 ans, les fabricants affirmaient que cela réduirait l’utilisation de pesticides et augmenterait les récoltes. Selon eux, les insectes ne pourraient pas développer de résistance. La nature a bien prouvé le contraire et les vers roses du coton résistants à la toxine Bt ont pullulé. Aujourd’hui, l’utilisation d’insecticides et d’engrais a été multipliée par 5 sur ces mêmes semences, réduisant ainsi drastiquement les revenus des familles qui cultivent le coton. Des insecticides hautement toxiques sont appliqués dans l’espoir de combattre les ravageurs, et cela avec des conséquences parfois mortelles.

    Dr K.R. Kranthi, ancien directeur du Central Institute of Cotton Research (CICR), a rapporté des cas de résistance du vers rose au coton Bt Bollgard-II (introduite en 2010) non seulement dans le Maharashtra, mais aussi dans d’autres États où le coton est cultivé. « En théorie, le coton Bt n’a que 2 avantages. Il contrôle le ver rose du coton et préserve ainsi la récolte, et il réduit l’utilisation des insecticides pour tuer ce ver. En pratique, les cultivateurs ne bénéficient ni de l’un ni de l’autre. »

    Le leader paysan Pasha Patel déclare quant à lui : « C’est un cauchemar sans fin pour les cultivateurs de coton du Maharashtra ». Il s’agit bel et bien d'un échec de plus pour une technologie de manipulation génétique. Suivez ce dossier sur le site (http://gmwatch.org/en/) ou le fil twitter de GMWatch (en anglais).


    Association Justice Pesticides

    L’un des résultats du Tribunal Monsanto a été la création en juillet 2017 de l'association Justice Pesticides (https://www.justicepesticides.org/). Elle a pour objet de mettre à la disposition de toutes et tous, en particulier des victimes de pesticides, quels que soient leur nationalité et leur statut (voisins, agriculteurs, collectivités locales, scientifiques, etc.) l’ensemble des affaires juridiques concernant les pesticides dans le monde. Présidée par Corinne Lepage, l’association compte des membres du comité d’organisation du Tribunal Monsanto et des personnalités venues de tous les continents qui ont été à divers titres confrontés aux conséquences des pesticides sur la santé, les ressources naturelles, leurs activités. Justice Pesticides a comme objectif la création d’un grand réseau physique et virtuel collaboratif pour mutualiser toutes les actions dans le monde qui mettent en cause les pesticides afin d’établir une base juridique et scientifique internationale qui permettra de renforcer les actions en justice. Le but final est d'interdire les pesticides qui mettent en péril la santé humaine et l'environnement.

    Vous pouvez aider Justice Pesticides en entrant sur le formulaire (https://www.justicepesticides.org/soumettre-une-affaire-juridique/) conçu à cet effet les détails des affaires juridiques dont vous avez connaissance afin de compléter la base de données.

    Logo Justice Pesticides

     



       Des nouvelles des témoins

    •    La famille Grataloup

    Sabine Grataloup était la première personne à témoigner durant les audiences du Tribunal Monsanto en octobre 2016. Elle avait décrit aux juges les malformations congénitales dont souffre son fils Théo, suite à l'exposition à un herbicide à base de glyphosate en début de grossesse. La rencontre avec d'autres témoins vivant des situations similaires a motivé les parents de Théo pour passer à l'étape suivante. Avec Me Bourdon, avocat du Tribunal sur la question de la liberté indispensable à la recherche scientifique, Sabine et Thomas Grataloup ont annoncé leur intention de se porter en justice et de poursuivre plusieurs fabricants d'herbicides à base de glyphosate, dont Monsanto. Leur but : que la justice reconnaisse le lien de causalité entre ces produits et les troubles de Théo. Ensemble, ils explorent maintenant les voies légales possibles et se préparent à un combat difficile, mais nécessaire. Cliquez ici pour en savoir plus.

      Paul François

      Cet agriculteur charentais intoxiqué en 2014 au Lasso — un herbicide aujourd'hui interdit en France — s'est engagé dans une longue bataille judiciaire contre Monsanto. Il avait témoigné devant les juges du Tribunal monsanto des pressions violentes et incessantes subies de la part de l'entreprise. Récemment, Paul François a raconté son histoire dans le livre Un Paysan contre Monsanto. Contraint une fois de plus de retourner devant la justice pour tenter de se faire indemniser par Monsanto, il a également lancé un appel à la solidarité pour pouvoir continuer le combat. Ensemble, faisons gagner Paul François ! Retrouvez les liens vers le livre et la cagnotte de Paul François sur Générations Futures (https://www.generations-futures.fr/actualites/paysan-contre-monsanto/) et lisez son histoire ici. 

    Appel aux dons pour un « making-of » du Tribunal Monsanto

    La documentariste et écrivaine Marie-Monique Robin était la marraine du Tribunal Monsanto. Elle a réalisé un documentaire, intitulé Le Roundup face à ses juges qui dresse le bilan sanitaire et environnemental du glyphosate à travers les témoignages des victimes et experts qui ont été auditionnés à La Haye et qu’elle a également filmés dans leur pays. Accompagné d’un livre éponyme, le film a été diffusé sur la chaîne franco-allemande ARTE ainsi que sur la RTBF (Belgique), la RTS et RSI (Suisse), la NRK (Norvège), et bientôt au Canada, en Pologne et au Portugal. Il est disponible en DVD (français, allemand) sur le site d’ARTE (https://www.arte.tv/fr/videos/069081-000-A/le-roundup-face-a-ses-juges/) Boutique. Pour le DVD en anglais, écrire à contact@m2rfilms.com.

    Par ailleurs, Marie-Monique Robin a réalisé un second documentaire, baptisé Le Tribunal International Monsanto qui raconte la genèse de cette initiative exceptionnelle depuis la conférence de presse, qui s’est tenue à Paris le 3 décembre 2015 au moment de la COP 21, jusqu’à la communication de l’opinion juridique des juges, le 18 avril 2017 : actions de mobilisation de la société civile internationale, débats sur les questions juridiques (statut, mode de fonctionnement et but du Tribunal, crime d’écocide, etc.), montage financier du projet, recherche et localisation des victimes et experts, rencontre avec les cinq juges internationaux, audiences, etc. Destiné à être diffusé gratuitement sur internet, ce documentaire « making-of » servira d’outil de sensibilisation et d’information pour un large public, et tout particulièrement pour les juristes, militants des droits humains et environnementaux, les établissements scolaires et universitaires.

    Pour finaliser ce film et réaliser une version en cinq langues (français, anglais, espagnol, allemand et portugais), la Fondation du Tribunal International Monsanto a besoin de 20 000 euros. Vous pouvez faire un don ici (http://fr.monsantotribunal.org/donate/). Merci pour votre soutien !


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  • Pesticides : on peut s'en passer ! Pour une transition agricole "biologique"

     04 février 2016

    Christophe Magdelaine Christophe Magdelaine / notre-planete.info

    marche bio La Reunion   Marché BIO Le Karo sur l'île de la Réunion  © C. Magdelaine / notre-planete.info

    Mardi 2 février 2016, France 2 a diffusé une enquête édifiante du magazine Cash Investigation montrant à nouveau les effets désastreux des pesticides sur la santé publique. Or, la France est le 1er pays utilisateur de pesticides en Europe. Les solutions existent déjà pour s'en passer, il ne manque que la volonté.

    Décidément, la France pavoise beaucoup mais agit peu. Une nouvelle fois, notre pays se démarque par une gestion catastrophique de son environnement. En moyenne, près de 65 000 tonnes de pesticides purs sont épandues chaque année sur notre territoire. Aujourd'hui, l'Hexagone est le premier consommateur de produits phytosanitaires en Europe, mais aussi le 4e au niveau mondial ! Triste record.

    Résultat, les milieux sont contaminés : l'eau, les sols, l'air et bien sûr une grande partie de notre alimentation et notre santé en pâtit de plus en plus. Pourquoi ? Pour l'agro-business, pour faire de l'argent et asservir le paysan, c'est tout. En effet, les pesticides, hérités des armes chimiques de la première Guerre Mondiale, ne sont pas indispensables pour l'agriculture, la preuve : notre héritage agricole multi-millénaire et les plus récentes productions BIO qui s'en passent volontiers.

    Or, dans un contexte de crise agricole, un nombre croissant d'exploitants souhaite abandonner l'usage des pesticides et des engrais chimiques pour passer notamment à l'agriculture biologique(AB), qui leur offre davantage de perspectives économiques et donne un véritable sens à leur travail.

    Agriculture biologique : une filière responsable qui n'est pas assez soutenue

    "Malheureusement, les aides aux changements de pratiques, et en particulier à la conversion à l'agriculture biologique, sont aujourd'hui insuffisantes pour accompagner tous ceux qui veulent franchir le pas. Les sommes allouées sur la période 2015-2020 pour la conversion par l'Etat et les Régions seront dès cette année insuffisantes. Ainsi certaines enveloppes vont être consommées en 2 ans alors qu'elles étaient prévues pour 5 ans", indique la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (FNAB) qui ajoute que "les aides dites de « maintien », qui rémunèrent le service environnemental rendu par les agriculteurs bio pour la dépollution des sols, de l'air et de l'eau, sont dans certains cas menacées de suppression !"

    C'est pourquoi, la FNAB et Greenpeace appellent les pouvoirs publics à soutenir prioritairement les solutions alternatives aux pesticides de synthèse et tous les agriculteurs qui veulent passer à l'agriculture bio. C'est salutaire pour notre environnement, pour notre santé et pour le maintien d'une agriculture locale de qualité alors que la demande citoyenne ne cesse de croître avec un marché du bio en croissance de 10% par an.

    Bien sûr, il s'agit de soutenir le BIO français, pas celui qui vient d'Espagne, dont les normes sociales et environnementales sont discutables, et qui a littéralement envahi les étals de nos marchés et supermarchés.

    Une dépendance mortifère aux pesticides

    1ère consommatrice de pesticides en Europe, l'agriculture française entretient un rapport de dépendance mortifère aux intrants chimiques de synthèse. Comme le montre le reportage de Cash Investigation de France 2[1], les conséquences sont désastreuses sur la santé publique, particulièrement celle des enfants : multiplication des cancers infantiles, des anomalies de naissance, des troubles hormonaux ou encore l'explosion de l'autisme[2].

    Les coûts de traitement de ces pollutions ont d'ores et déjà un coût exorbitant pour la collectivité : 300 à 600 millions d'euros par an pour la seule dépollution des eaux par les engrais azotés[3] ! En outre, rappelons que 92% des cours d'eau surveillés en France sont pollués par des pesticides !

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  •  Olivier De Schutter : « Il faut revenir à une agriculture locale »

    04/12/2017
        Olivier De Schutter Juriste à l'Université catholique de Louvain, co-président de l'IPES-Food

       Dans toutes les régions du monde, mais surtout dans les pays industrialisés, des exploitations agricoles dites familiales disparaissent à un rythme soutenu. Avec des conséquences sur la santé des populations mais aussi sur les économies des pays. Il est nécessaire de relocaliser progressivement l’agriculture, de rapprocher production et consommation dans des approches plus territoriales, estime Olivier de Schutter, professeur de droit international à l’Université catholique de Louvain, ancien rapporteur spécial auprès des Nations Unies sur le droit à l’alimentation. Aujourd’hui co-président du panel international d’experts sur les systèmes alimentaires durables (IPES-Food), il considère que ce processus prendra du temps.

      Historiquement, l’industrialisation de l’alimentation a permis de vaincre la faim dans le monde. Pourquoi critiquer ce modèle aujourd’hui ?

    L’industrialisation de l’agriculture a été une réponse utile à la très forte croissance démographique des années 1950 et 60. Les technologies comme la mécanisation et l’utilisation des intrants externes répondaient alors à une urgence. Mais le défi que nous affrontons est très différent aujourd’hui. La productivité a augmenté plus vite que la demande et on réalise que les externalités négatives de ce modèle ont été trop longtemps sous-estimées. Il s’agit des impacts environnementaux : émissions de gaz à effets de serre, réduction de la biodiversité, dégradation des sols…

    Mais il s’agit également de la disparition rapide dans toutes les régions du monde, mais surtout dans les pays industrialisés, des exploitations agricoles dites familiales. Entre 2005 et 2015, en France, 25 % des fermes ont disparu. Une érosion qui touche surtout les plus petites et les moins bien outillées, et qui va de pair avec la réduction constante du nombre de personnes employées par hectare. La production agricole est devenue plus intensive en capital et moins intensive en main d’œuvre.

    Entre 2005 et 2015, en France, 25 % des fermes ont disparu

    Parallèlement, tout en augmentant la production, on a accru le nombre de calories disponibles par personnes. C’est le grand succès de la politique agricole commune (PAC) depuis son lancement en 1961. Cependant, on a favorisé la production de calories à bon marché sans prêter attention à la diversification et à la qualité générale des aliments, trop fondée sur les produits transformés et ayant de trop fortes teneurs en sucre, en sel et en matières grasses. L’obésité affecte autour de 15 % de la population adulte dans le monde. Même si la France et la Belgique sont encore relativement préservées, près de 35 % des adultes aux  Etats-Unis sont obèses, et l’obésité progresse maintenant rapidement aussi dans des pays comme  le Mexique, l’Afrique du Sud, l’Inde ou la Chine…

    Quelles sont les conséquences sur les économies mondiales ?

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  •                                                                2017     200 p.    29 € 

    Ce guide présente, pour ceux qui les pratiquent ou qui veulent se lancer, les trois formes d'agricultures urbaines, ou comment d'initiatives individuelles de production agricole en ville, se développent de nouveaux métiers, les agriculteurs urbains : 
       -L'agriculture urbaine amateur : la production végétale et même animale à l'échelle du citadin privé. Les balcons, terrasses et petits jardins de ville sont en effet propices à l'implantation de microprojets individuels d'agriculture urbaine.
      Comment les citadins s'emparent-ils du phénomène ?
      Comment s'y prennent-ils pour produire chez eux ?
      Quelles sont les techniques innovantes et traditionnelles à leur disposition ?
      -L'agriculture urbaine collective, très souvent à but non lucratif. Elle montre la dynamique actuelle et les multitudes de projets existants de jardins collectifs en France et à l'étranger à travers un assez large mouvement de "retour à la terre".
      Qu'est qui anime ces citadins-jardiniers à l'origine de ces actions de végétalisation collective ? Comment fonctionnent ces projets (gouvernance, techniques, etc.) ? Quels rôles peuvent jouer les collectivités ?
      -L'agriculture urbaine professionnelle. Les exemples de projets d'agriculture urbaine à but marchand en France et dans le monde, cités dans le livre, permettent d'expliquer les systèmes de production économiquement et techniquement viables.
     Un chapitre est dédié aux microfermes urbaines. Les projets plus techniques comme les serres en toitures et l'agriculture urbaine en milieu clos sont également décrits.

      Guillaume Morel-Chevillet travaille chez ASTREDHOR (Institut Technique de l'Horticulture), spécialiste de paysage urbain et de l'agriculture en ville.


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  •                                                                  2017    64 p.   8 €  

       La viande soulève des débats passionnés. Alors, pour passer à l'action, dédramatisons ! Entre les postures radicales "viandard" ou "vegan", mille voies sont possibles et celle qui convient à l'un ne sera jamais tout à fait la même que pour son voisin.
      Si plus personne aujourd'hui ne peut ignorer qu'il est urgent de s'emparer de ce sujet dans notre quotidien, on oublie trop souvent, en effet, cette notion essentielle : à chacun de le faire à son rythme et à sa manière. Comment ?
      Cet ouvrage apporte des réponses simples, dont la force est de s'appuyer, précisément, sur nos différences. Il nous entraîne dans un passage à l'acte personnalisé et libérateur.
      Où le "moins" se transforme en "plus" : plus de saveurs, de couleurs et de nutriments.
      Et où le "mieux" permet enfin de rendre sa noblesse à un aliment "de choix", issu du vivant : la viande.
      Une démarche d'ouverture, bien plus que de vertu, qui nous amène à renouer avec cette longue histoire commune qui lie les hommes et les animaux.

       Gilles Daveau est consultant et formateur en "cuisine alternative" depuis 1987. Il intervient auprès des pouvoirs publics et des collectivités locales et anime des ateliers de cuisine pour tous. Il est le coauteur de

      -Savez-vous goûter... les légumes secs ? (Presses EHESP, 2014) et l'auteur du

      -Manuel de cuisine alternative (Actes Sud, 2014).

      Etienne Friess est illustrateur de bandes dessinées et de livres jeunesse. Il a publié aux éditions Margot:

       -Ici reposent tous les oiseaux (2013)

      -Félicien et son orchestre (2014)

      -Les indiens sont à l'ouest (Little Village, 2015)

      -Selpan (Les P'tits Béréts, 2016).


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  •   Chers colibris,

     

    Nous avons le plaisir de vous annoncer l'ouverture des inscriptions au nouveau MOOC "Conception en permaculture" ! Il se déroulera du 29 novembre à mi-février 2018.
      La permaculture est cette "science du design écologique". Avec l'hiver qui arrive, c'est le moment propice pour se poser et réfléchir aux projets que nous mènerons à la prochaine belle saison !
     
    Pour ceux qui n'en ont pas encore suivis, les MOOC de Colibris sont des formations gratuites, en ligne, ouvertes à tous. Ils peuvent rassembler plusieurs milliers de personnes pendant quelques mois. Cela vous permet de les suivre à votre rythme, et d'où vous voulez !
     
    Pendant la durée de ce MOOC, vous allez constituer une communauté d'apprentissage autour de la permaculture. Vous bénéficierez des apports d'une dizaine d'intervenants et d'intervenantes spécialistes, français comme étrangers, mais aussi de la dynamique que vous, participants, allez créer. Ainsi des rencontres en présentiel et des activités dans des lieux inspirants permettront d'être en lien, au-delà de nos écrans.
     
    Ce MOOC est l'occasion de comprendre ce qu'est la permaculture, son éthique, ses principes et les méthodes de conception qu'elle propose. La permaculture n'est pas un ensemble de techniques de jardinage, elle est avant tout une philosophie, une “science” diraient certains, pour concevoir des projets résilients et efficaces en s'inspirant des processus naturels. Elle s'applique dans de nombreux domaines, et en particulier pour concevoir son lieu de vie, une oasis, un potager...
       
       Alors, inscrivez-vous dès maintenant,
      https://colibris-universite.org/formation/mooc-conception-en-permaculture
    grâce au tout nouveau site de l'Université des colibris (attention peinture fraîche !), qui va s'enrichir de nombreux contenus et formations dans les prochains mois ! Les formations de Colibris passent désormais par ce nouveau site, qui vous demandera de créer un compte.   M

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  • 2017   160 p.    15 € 

       Smartphone cassé, lave-linge en panne, pantalon trop vite usé, imprimante inutilisable... quel est le point commun entre tous ses biens de consommation ?

      Ils sont tous victimes d'obsolescence programmée, symbole d'une société du gaspillage, qui nuit autant à l'environnement qu'aux consommateurs, tout en reposant sur un modèle économique à bout de souffle.

       Comment sortir de ce modèle économique et social ?

      Comment et pourquoi les acteurs politiques en sont venus à voter au Parlement en juillet 2015 une loi sanctionnant le délit d'obsolescence programmée ?

      Autant de questions auxquelles répond cet ouvrage en proposant non seulement d'analyser le problème et ses enjeux, mais aussi de passer en revue les solutions possibles.

    Laetitia Vasseur : « Tout le monde a intérêt à l’obsolescence programmée »

    M le magazine du Monde | Mis à jour le 24.02.2017 | Par Damien Dubuc

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  •                                                               2013   405 p.   22 €

       Dix-huit militants altermondialistes ont été suivis pendant cinq ans, en France et en Allemagne, pour cet ouvrage. L'enquête a été menée à partir de données empiriques collectées lors d'entretiens et d'observations ainsi que par le biais de questionnaires. Les trajectoires de ces activistes engagés "pour un autre monde" mettent en lumière l'opportunité qu'a représentée l'émergence de l'altermondialisation pour des jeunes militants déçus par l'offre politique nationale, puis les mécanismes de défection et de reconversion qui ont touché la majorité de l'échantillon.

      L'analyse fait apparaître plusieurs explications à ces fluctuations de l'engagement : si elles résultent pour partie d'inflexions dans la trajectoire biographique des acteurs observés, elles sont aussi directement corrélées à l'évolution du mouvement et des organisations alterrnondialistes, ainsi qu'au changement des opportunités politiques et militantes nationales.

       Enfin, la comparaison franco-allemande permet de relativiser la dimension transnationale de l'altermondialisation et de réaffirmer l'ancrage militant national du mouvement altermondialiste.

       Ariane Jossin est chercheuse en Sciences politiques et en Sociologie au sein de l'UMR IRICE (CNRS, universités de Paris I et Paris 4, La Sorbonne). Elle est spécialiste de la sociologie du militantisme, des migrations et du genre.


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  • Un traité international sur le devoir de vigilance des multinationales ébauché en 2018 

    Le devoir de vigilance impose aux entreprises de contrôler le respect des droits humains tout au long de leur chaîne d’approvisionnement. Intégré depuis le début des années 2 000 dans les textes internationaux destinés aux multinationales mais non contraignant, il commence, doucement à prendre corps dans le droit dur.

    Un traité international sur le respect des droits humains, légalement contraignant pour les multinationales, est en cours d'élaboration au niveau onusien.
    Aref Karimi / AFP

    C’est une vague de fond. La responsabilité des multinationales sur le respect des droits humains, tout au long de leur chaîne d’approvisionnement, tend à sortir du domaine de l’autorégulation. Le chemin sera long et pavé d’embûches. Mais le mouvement est là, poussé par les scandales humains et environnementaux comme celui de l’effondrement du Rana Plaza qui, en 2013, a tué plus de 1 000 ouvriers au Bangladesh.  

    Fin octobre, un groupe intergouvernemental de travail, mandaté par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, planchait pour la troisième année consécutive sur ce sujet. Il vise à élaborer un instrument international contraignant destiné à prévenir les violations des droits humains par les multinationales et les pénaliser en cas de manquement. L’initiative onusienne, portée par l’Équateur, l’Afrique du Sud et de nombreux pays en développement, date de 2014. La session d’octobre 2017 a permis d’élaborer de pemières pistes pour un traité. Celle-ci reprend en grande partie les éléments de la loi française sur le devoir de vigilance (1) de mars 2017.

    On y retrouve l’obligation pour les sociétés transnationales de mettre en place des procédures de prévention et de suivi de leurs opérations dans le but d’éviter les violations de droits humains, par le biais d’un "plan de vigilance"(2). Mais le texte va plus loin en mentionnant notamment le renversement de la charge de la preuve. Cela signifie que c'est à l'entreprise accusée par des plaignants de prouver qu'elle n'en est pas responsable d'un dégât. C'est un point que la société civile avait poussé sans succès dans la loi française mais et qui doit permettre une meilleure protection des victimes.

    Vents contraires

    En tant que pays pionnier en la matière, la France est attendue par la société civile et les pays en développement comme un acteur central pour faire aboutir ce processus (3). Si celle-ci fait effectivement partie des plus allants sur le sujet dans le monde occidental – ce traité est une "nécessité" et la France y "participe de manière active et assidue" a assuré le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian -, son influence reste de fait limitée, du fait de son appartenance à l'Union européenne. 

    Or cette dernière est pointée du doigt par la société civile pour sa position ambigüe par rapport à un tel traité. Mais si Bruxelles est critiqué pour son manque d’allant, les États-Unis, l’Australie ou le Canada, qui font partie des plus grands pays d’accueil des multinationales, sont eux carrément aux abonnés absents. La confédération syndicale internationale dénonce le lobby des entreprises quand les ONG pointent celui des pays occidentaux.

    L’adoption d’un traité international contraignant n’est donc pas pour demain mais la poursuite des négociations doit être interprétée comme un signal pour les multinationales. Prochaine étape : l’élaboration d’une ébauche de traité par le président du groupe de travail onusien en 2018.

    Béatrice Héraud @beatriceheraud   © 2017 Novethic - Tous droits réservés

    (1) http://www.novethic.fr/isr-et-rse/actualite-de-la-rse/isr-rse/devoir-de-vigilance-les-nouvelles-obligations-des-entreprises-144342.html

    (2) http://www.novethic.fr/empreinte-sociale/droits-humains/isr-rse/comment-anticiper-la-mise-en-place-des-plans-de-vigilance-144002.html

    (3) Dans une lettre ouverte datée du 18 octobre 2017, 242 députés français ont demandé au président de la République de soutenir publiquement le traité lors des négociations onusiennes.

     


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  •    Alors que les rites traditionnels n’ont plus la cote, la question de funérailles écologiques prend tout son sens et s’impose de plus en plus comme un critère de choix. Pour aider les familles à y voir plus clair, la Fondation Services Funéraires de la Ville de Paris, à l'approche de la Toussaint, a publié une étude qui compare l’impact environnemental de l’inhumation et de la crémation, les deux seules pratiques légales en France. 

       La crémation est de plus en plus plébiscitée par les Français avec une croissance de 56 % depuis 1975. Cette année, le taux de crémation atteindra ainsi 40 %. L’argument écologique est évoqué en deuxième position. Mais ce rite est-il vraiment moins impactant pour la planète que l’inhumation ? Pour le savoir, la Fondation Services Funéraires de la Ville de Paris (SFVP) a lancé une étude (1) avec la start-up Verteego. Un travail inédit.

    Les recherches, dont le périmètre est limité à la région parisienne, ont pris en compte l’ensemble du cycle de vie du service, de la prise en charge du corps jusqu’à sa décomposition. Matières premières, logistique, consommation d’énergie, déchets… Tout a été passé au crible. Et les conclusions sont particulièrement éclairantes.

    L’inhumation équivaut à 3,6 crémations

    Si l’on s’intéresse à la crémation, le premier poste d’émissions de gaz à effet de serre (GES) est évidemment la consommation de gaz. La quantité moyenne nécessaire est de l’ordre de 42 mètres cubes. Puis viennent les crématoriums (construction et utilisation) et le cercueil (origine du bois, vernis et teintes). Ainsi, une crémation équivaut en moyenne à 3 % des émissions d’un Français sur un an. Elle produit environ 1 kilogramme de déchets à traiter car dangereux mais aussi, 1 kg de déchets à valoriser comme les chutes de bois ou encore les métaux issus de prothèses.

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  •                                                              2016     234 p.     21 €    

       Après

       -Rêver l'obscur. Femmes, magie et politique,(1)

      dans lequel elle racontait sa participation à de nombreux mouvements antimilitaristes et antinucléaires aux Etats-Unis dans les années 1975-1982, on retrouve Starhawk vingt ans plus tard en première ligne du combat contre la globalisation financière portée par l'OMC, le FMI et la Banque mondiale.

       Ces chroniques ont été écrites "en direct de la rue", lors des contre-sommets altermondialistes, de Seattle en 1999 à Gênes en 2001, en passant par Québec et le Forum Social de Porto Alegre.

      Starhawk a été une chroniqueuse autant qu'une visionnaire de ce mouvement, jusqu'au 11 septembre 2001 qui survient alors que le FMI et la Banque mondiale devaient se réunir à Washington et que de nouvelles manifestations y étaient prévues.

      De ce mouvement est directement issu le mouvement actuel pour la justice climatique, qui continue de clamer haut et fort, comme ce fut le cas en décembre dernier à Paris à l'occasion de la COP 21, ce que Starhawk n'a jamais cessé d'écrire : Un autre monde est possible !  

        Starhawk est écrivaine et militante politique ; elle vit à San Francisco.

      (1) : Lucide et vivifant, Rêver l'obscur, Femmes, magie et politique campe les fondements de la pensée de l'activiste californienne Starhawk, figure majeure de l'écoféminisme. Paru en 1982 aux États-Unis, cet essai ouvre des pistes essentielles pour en finir avec le sentiment d'impuissance face à l'oppression des femmes et au saccage écologique.


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  •                                                             2016       112 p.   7,50 €  

    Un autre monde est-il vraiment possible ?
       Il le faut car le monde actuel ne l'est plus. Tout le monde le voit, ce système de compétition féroce et mondialisée fonce dans le mur.
      Les dégâts sociaux et écologiques s'accumulent, les inégalités explosent, la démocratie devient une coquille vide. Mais comment imaginer la transition vers une société vivable ? Avec qui et comment ?
       Les réponses, multiples, foisonnent déjà sous nos yeux, dans les mouvements de la société. Résistances et actions de désobéissance créative contre les lois du Medef et des transnationales, occupations de places et d'espaces libérés, construction des communs dans l'alimentation, le logement, la monnaie, Internet...
       Même si la route est longue, elle peut être tracée.
      Ce petit manuel propose une stratégie à l'intention de tous ceux, aujourd'hui nombreux, qui se demandent si l'espoir est encore permis. Attac veut ainsi permettre aux citoyens de s'engager pour faire de la politique autrement, sans carrières ni rivalités, au seul service du bien commun.

       Attac est une association qui lutte pour que les citoyens puissent, par l'action démocratique, se réapproprier ensemble l'avenir de notre monde, aujourd'hui soumis à la loi de la spéculation et des marchés financiers. Présente dans une cinquantaine de pays, elle est active dans le mouvement altermondialiste et les forums sociaux.


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  • 2016    157 p.     8 €

         L'effondrement du système de santé est certainement une des conséquences les plus tragiques de la crise économique et sociale qui secoue la Grèce. Selon Médecins du monde, 25 à 30% des personnes qui se présentent aujourd'hui à l'hôpital sont refusées. Fermeture de dizaines d'hôpitaux, réduction drastique des effectifs, multiplication des suicides et des maladies mentales, pénurie de médicaments, pourcentage croissant de la population privé d'accès aux soins : face à cette situation les Grecs ont réagi en créant des structures solidaires gratuites et autogérées pour prendre en charge collectivement les questions de santé. Ces nouveaux dispensaires gratuits couvrent l'ensemble du territoire et ce sont des centaines de milliers de patients qui ont recours à leurs services.

       Un autre système de santé émerge, une résistance sociale s'organise.

       Face au manque de médicaments et de matériels médicaux, désormais impossibles à importer, un réseau international de solidarité tente d'apporter son aide à ces dispensaires autogérés. "Nous considérons notre initiative comme faisant partie d'un mouvement général de solidarité qui se développe au sein de la société grecque. Tous ensemble, nous luttons pour que les droits sociaux ne soient pas abolis et que le régime de la peur et de l'individualisme ne domine pas. Nous luttons pour établir des valeurs de solidarité, de justice et de dignité."


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  •                                                         2016   480 p.  11 € (Poche) 
     

       L'économie sociale et solidaire est-elle une " autre économie " ? Pour répondre à cette question controversée, ce livre propose une réflexion originale sur la démocratie et l'économie.

       À travers les histoires américaines et européennes de l'associationnisme, l'auteur retrace d'abord la genèse trop oubliée des pratiques contemporaines, il détaille ensuite les formes de leur regain actuel et il examine les débats théoriques entre les tenants du tiers secteur, de l'économie sociale et de l'économie solidaire.

      Renouvelant l'approche du sujet par sa perspective internationale, l'ouvrage constitue une référence pour les étudiants, pour les acteurs du monde associatif, coopératif et mutualiste, comme pour toutes les personnes impliquées dans les initiatives citoyennes.

    Jean-Louis Laville

    Professeur du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), chercheur au Lise (CNRS-Cnam) et à l'Ifris,
    auteur et co-auteur d'une quinzaine d'ouvrages, parmi lesquels :

       -L'Économie solidaire : une perspective internationale (dir., Hachette, 2007) ;

      -Dictionnaire de l'autre économie (dir., Gallimard, 2006).

      -L'Association. Sociologie et économie (avec R. Sainsaulieu, Fayard, " Pluriel ", 2013).

     


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  •                                               2016   280 p.  19,50 € ou 10,50€ en  Poche 

       Le journaliste Éric Dupin, auteur du succès de librairie Voyages en France (Seuil) a recueilli de nombreux témoignages des acteurs d'un mouvement social invisible. En effet, loin des start up et des vendeurs compulsifs, d'une manière plus ou moins radicale, nombreux sont ceux qui se sont détachés du modèle productiviste et consumériste qui nous étouffe. Cette minorité agissante expérimente, innove, invente, guidée par un idéal lesté de pragmatisme. Une enquête vivante et passionnante.

       Bien plus de Français qu'on ne l'imagine vivent déjà selon une échelle des valeurs différente de celle qu'impose la société actuelle. Plus ou moins radicalement, ils se sont détachés du modèle productiviste et consumériste et expérimentent dans des domaines fort divers.

       Certains, souvent en rupture franche avec la société, vivent dans des yourtes ou dans des " habitats légers ". D'autres sont des " alterentrepreneurs " qui se fraient un chemin exigeant dans l'économie de marché. Et le champ des expérimentations est vaste : agriculture paysanne et circuits de proximité, écovillages et habitats partagés, renouveau coopératif et solidarité inventive, éducation populaire et écoles alternatives.
        C'est cette richesse et cette diversité que révèle ce livre, fruit d'une vaste enquête conduite pendant près de deux ans dans une dizaine de régions. L'auteur a recueilli de très nombreux témoignages des acteurs de ce mouvement social invisible, souvent surprenants, toujours passionnants.

      L'ouvrage s'interroge enfin sur le sens de ce fourmillement d'initiatives. Le changement social peut-il naître de l'essaimage d'alternatives locales ? Et, au-delà de la convergence vers des valeurs écologiques et sociales qui caractérisent cette mouvance, comment définir la postmodernité à laquelle de plus en plus de gens aspirent ?

       Éric Dupin est journaliste, notamment à Libération (1981-1996) puis à L'Événement du jeudi, L'Express ou Marianne, et chroniqueur. Chargé de cours à Sciences-Po Paris, il tient un blog d'analyse politique, " Les murmures d'Éric Dupin ", et a publié plusieurs ouvrages sur des sujets politiques et de société, notamment:

       -À droite toute (Fayard, 2007),

       -Voyages en France (Le Seuil, 2011) et

       -La Victoire empoisonnée (Le Seuil, 2012).


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  •                                                            2017      150 p.    13,50 €

        Derrière l'instabilité et le chaos d'un monde chaque jour plus imprévisible, de nouvelles pratiques sociales, de nouvelles idées et de nouveaux concepts émergent. Sur tous les continents, des groupes militants, des communautés villageoises et des peuples autochtones résistent à l'oppression et à l'exploitation. Dans ces mobilisations, ils défendent ce qui, dans leurs histoires et traditions, constitue autant de points d'appui pour leurs luttes et ils imaginent les alternatives qui rendraient le monde plus juste.
        Les peuples indigènes des Andes défendent à la fois les droits de la nature, de la "Terre-Mère", et une relation différente entre les humains que celles qui ont été imposées par le système colonial.
       Les communs du Moyen Age européen et leurs équivalents sur les autres continents connaissent aujourd'hui un renouveau, portés par le numérique et la gestion des biens naturels.
       En Asie, des militants ont défendu la "déglobalisation" comme une alternative à la mondialisation néolibérale.
       Des différentes régions du monde émergent des approches comme l'écoféminisme ou la décroissance.
      Toutes ces expériences sont situées socialement et géographiquement, mais leur portée peut devenir universelle : c'est ce que les auteurs présentent dans cet ouvrage ! 
     

        Attac est une association qui lutte pour que les citoyens puissent, par l'action démocratique, se réapproprier ensemble l'avenir de notre monde, aujourd'hui soumis à la loi de la spéculation et des marchés financiers. 

      Présente dans une cinquantaine de pays, elle est active dans le mouvement altermondialiste et les forums sociaux.


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  •                                                              2017   352 p.  39,90 € 

      Avec ses innombrables planches en couleurs, le Guide de l'écologie est destiné à tous ceux qui veulent comprendre comment des millions d'espèces vivent en relation avec leur environnement physique, chimique et biologique, façonnant ce monde, notre monde. Biosphère, écosystèmes, biomes, grands cycles, dynamique des populations, génie écologique, tous ces aspects sont abordés dans ce livre foisonnant et sans cesse remis à jour.

       Pour agir en tant que citoyen responsable, il faut comprendre le monde qui nous entoure : ce livre est un sésame pour l'écologie !

    Transmission. Une encyclopédie nature pour toute la famille, complètement remis à jour.
    Pédagogie. De nombreuses illustrations pour comprendre les interactions entre les espèces et leur environnement.
    Engagement. Des professionnels de la protection de la nature pour expliquer les grands enjeux écologiques.

     

     

     

       Cet ouvrage, illustré de nombreuses planches en couleurs, est destiné à mettre les bases scientifiques de l'écologie à la portée du plus grand nombre de curieux et d'amoureux de la nature. Pour tous ceux, même s'ils n'ont pas de formation scientifique, qui veulent comprendre comment des millions d'espèces vivent et façonnent ce monde, notre monde. Ce guide a été conçu à l'origine pour des professionnels de la protection de la nature, à la demande et avec le soutien de la Direction de la nature et des paysages du ministère de l'Environnement. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
     

     

       Ancien ingénieur agronome et forestier, Bernard Fischesser a conduit au Cemagref, depuis les années 1970, des recherches au service de la protection de l'environnement et de la valorisation du cadre de vie. Actuellement considéré comme l'un des spécialistes du paysage d'aménagement, il est connu du grand public pour ses ouvrages de vulgarisation scientifique consacrés à la préservation du patrimoine naturel d'exception. Il est désormais correspondant de l'Académie d'Agriculture de France. Il est l'auteur, aux Éditions de La Martinière, de :  

       -La Vie illustrée de la forêt (2011),

      -La Vie de la forêt (2009),

      -Rivières et Paysages (2003)

      -L'Eau entre Ciel et Terre (2002)

      -La Vie de la montagne (1998). Chez Milan, il est l'auteur de

      -Parc national des Ecrins : des paysages et des hommes (2001).

       Marie-France Dupuis-Tate est docteur en écologie et ingénieur de recherche au Cemagref. Elle est spécialiste de la montagne, des milieux humides et du grand paysage. Ses travaux ont toujours été consacrés au transfert des enseignements de l'écologie scientifique à l'aménagement du territoire, afin de contribuer à l'évolution des mentalités et des pratiques. Elle a directement participé à la création de l'Association française des ingénieurs écologues (AFIE).


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  • 139 députés interpellent le Président sur le devoir de vigilance des multinationales

     

    Collectif 18/10/201
       https://www.alternatives-economiques.fr//139-deputes-interpellent-president-devoir-de-vigilance-multinat/00081172

     

    Du 23 au 27 octobre prochain, à Genève, un groupe de travail se réunira pour la troisième fois aux Nations unies pour plancher sur l’opportunité de mettre en place un instrument légalement contraignant pour exiger le respect des droits humains par les multinationales. A cette occasion, 139 députés ont adressé à Emmanuel Macron une lettre pour lui demander de peser en faveur de l’adoption d’un tel traité. Voici la missive qu’ils ont fait parvenir ce jour au président de la République : 

    Objet : Demande de soutien de la France lors des négociations pour un traité international sur les entreprises multinationales et les droits humains du 23 au 27 octobre à l’ONU à Genève

    Monsieur le Président,

     

    De tous temps, face au péril du monde, l’humanité - dans ce qu’elle a de meilleur - a inventé des solutions empreintes de fraternité : les secours et l’assurance face aux incendies et à la maladie, la solidarité en écho aux fragilités de nos vies, le droit contre la violence...

    Les premières lois sur les accidents du travail à la fin du XIXe siècle furent un long combat pour responsabiliser les entreprises. Pour les conservateurs, c’était la fin du monde... ce fut le début d’un temps nouveau. Partout en Europe, l’adoption de ces lois donna naissance aux premières caisses communes pour « réparer » les blessures et éviter les faillites. L’autre effet fut un bond technologique dans les mines et les forges afin de prévenir les risques.

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    Le Top 10 des raisons de se mobiliser contre la Loi « Travail jetable »

     
     

    Campagne 14 septembre 2017

     
     

    Cher·e ami·e,

    Après avoir publié le Petit guide de résistance à la loi Travail XXL, on s’est dit qu’il fallait faire encore mieux pour expliquer les dangers des ordonnances « Travail jetable » d’Emmanuel Macron. Voici donc 10 raisons pour donner envie au maximum de monde de se mobiliser contre la loi « Travail jetable » le 21 septembre prochain :

    1. 63 % des français·es ne font pas confiance à Emmanuel Macron pour réformer le code du travail.
    2. Cette loi n’est que la première d’une série de réformes toxiques qui vont nous faire très mal.
    3. 46 % des gains des mesures fiscales prévues par Macron vont aller aux 10 % les plus riches.
    4. Les actionnaires, les PDG et les managers ont déjà bien trop de pouvoirs dans l’entreprise.
    5. En plafonnant les indemnités pour licenciement abusif, on légalise la délinquance patronale.
    6. Les PME n’ont pas besoin d’une nouvelle loi Travail, mais qu’on les aide à remplir leurs carnets de commandes.
    7. Cette loi va peser particulièrement sur les femmes et accroître les inégalités professionnelles.
    8. Avec le CDI de chantier, l’employé·e pourra être remercié·e sans préavis, le jour où l’employeur le décide.
    9. Du coup, on aura encore plus de mal pour louer un appartement ou obtenir un prêt.
    10. À l’avenir, seuls les médecins devraient avoir le droit de faire des ordonnances
    Faites passer ce message à un·e ami·e !
         
     

    Découvrez le Petit guide de résistance à la loi Travail XXL

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    Pour permettre aux citoyen·ne·s de comprendre les enjeux et de se mobiliser face au projet de loi Travail, Attac et les Économistes atterrés ont rédigé un Petit guide de résistance à la loi Travail XXL. Découvrez en ligne le Petit guide de résistance à la loi Travail XXL.(sur attac.org)

     
     

    Attac France — 2017
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    Attac France

    21 ter rue Voltaire
    75011 PARIS
    France

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  • La méthanisation permet de transformer les déchets organiques en biogaz et de produire ainsi une énergie renouvelable, le biogaz, qui peut ensuite être valorisé (électricité, chaleur, combustible). C'est un des moyens de valoriser les déchets organiques, en particulier ceux produits par les exploitations agricoles.

    En France, 150 millions de tonnes de déjections animales (fumier, lisier...) et autres déchets agricoles sont produits chaque année. S'ils étaient méthanisés, ces déchets pourraient produire entre 3 à 5 % des besoins énergétiques du pays.

    La méthanisation : définition

    La méthanisation est un procédé naturel de dégradation de la matière organique par des bactéries, en l'absence d'oxygène, produisant un biogaz composé de méthane et de dioxyde de carbone. Cette réaction produit également un résidu, appelé digestat, qu'il est ensuite possible de valoriser en tant que fertilisant pour l'agriculture

    digestatLe digestat, résidu solide qui résulte de la méthanisation
    © Irstea

       Il existe plusieurs types de méthanisation :

      -la méthanisation « à la ferme » ou méthanisation agricole : portée par un agriculteur ou un groupement d'agriculteurs. Ce sont majoritairement les effluents et substrats agricoles qui sont utilisés ;

    • la méthanisation « centralisée » ou « territoriale » : réalisée par des unités de grande taille, traitant des effluents agricoles en minorité et davantage de déchets du territoire ;
    • la méthanisation en station d'épuration des eaux usées : traitant les boues résiduaires d'épuration des eaux usées urbaines ;
    • la méthanisation industrielle, essentiellement dans les secteurs de l'agro-alimentaire, la chimie et la papeterie ;
    • la méthanisation des ordures ménagères, ces projets sont conduits par les collectivités ou des entreprises ou syndicats spécialisés dans la gestion des déchets ;
    • la production spontanée de biogaz dans les installations de stockage de déchets (décharges).

    Le biogaz : définition

    Unité de méthanisation à la Varennes-Jarcy - France
    © C. Magdelaine / notre-planete.info

    La fermentation sans oxygène (anaérobie) de déchets alimentaires ou végétaux dégage un gaz constitué de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2) appelé biogaz.

    Les proportions respectives de méthane et de CO2 dépendent de la nature des matières fermentées : déjections animales ou ordures ménagères. En général, le biogaz produit contient entre 50 et 70 % de méthane, 20 % à 50 % de gaz carbonique (CO2) et quelques gaz traces (NH3, N2, H2S).

    Ce processus est dorénavant maîtrisé à la fois pour éviter des émissions de gaz à effet de serre dans l'atmosphère mais aussi pour exploiter le biogaz ainsi produit qui est une source d'énergie : le biogaz a un pouvoir calorifique inférieur (PCI) de 5 à 7 kWh/Nm3.

    Les gisements de biogaz

    Les gisements utilisés pour la filière biogaz sont :

    • les centres d'enfouissement des déchets
    • les stations d'épuration industrielles et municipales
    • la méthanisation des déchets urbains
    • les déchets agricoles.

    Les déchets demeurent sans conteste le secteur prépondérant dans la production de biogaz qui est destiné à alimenter des turbines électriques ou comme carburant pour les véhicules.

    Le biogaz produit par la méthanisation peut être valorisé de différentes manières :

    • par la production conjointe de chaleur et d'électricité, appelée cogénération ;
    • par la production de chaleur qui sera consommée à proximité du site de production ;
    • par l'injection dans les réseaux de gaz naturel après une étape d'épuration (le biogaz devient alors du biométhane) ;
    • par la transformation du biogaz en carburant sous forme de gaz naturel véhicule (GNV).

    Comment produire du biogaz ?

    Digesteurs  Digesteurs à la Varennes-Jarcy - France
    © C. Magdelaine / notre-planete.info

      La matière secondaire utilisée pour générer du biogaz est constituée de déchets organiques domestiques, des déchets verts et végétaux, des boues d'épuration communales, des cultures énergétiques (maïs, herbe, millet) mais également des déchets de nourriture industrielle.

      La fermentation anaérobie (c'est à dire en l'absence totale d'air et d'oxygène) contribue à la dégradation des matières organiques mortes et à leur transformation en éléments simples gazeux et minéraux. Les enceintes dans lesquelles se déroule la fermentation sont soit dénommées fermenteurs, réacteurs ou digesteurs. Ce sont des cuves recouvertes d'un couvercle sous lequel s'accumule le biogaz qu'on soutire au fur et à mesure qu'il est produit.
    C'est un processus naturel sous l'action de bactéries.

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  • Christophe Magdelaine Christophe Magdelaine / notre-planete.info

      Alors qu'un tiers des produits alimentaires sont gaspillés, que les déchets ne sont pas encore correctement valorisés et que les sols ne cessent de se dégrader, des écologues se sont associés avec une entreprise locale de production de jus d'orange au Costa Rica pour tenter de reverdir des terres appauvries. Un exemple qui démontre l'utilité de récupérer les déchets alimentaires végétaux pour restaurer les écosystèmes. Leurs résultats sont publiés dans la revue Restoration Ecology.

      L'histoire prend racine au milieu des années 1990, lorsque Daniel Janzen (https://www.bio.upenn.edu/people/daniel-janzen) et Winnie Hallwachs (http://www.gdfcf.org/winnie-hallwachs), deux écologues de l'Université de Pennsylvanie ont proposé un accord à Del Oro, un fabricant de jus d'orange qui venait de débuter sa production le long de la frontière nord de la zone de conservation de Guanacaste, un site classé au patrimoine mondial de l'UNESCO (http://whc.unesco.org/fr/list/928/), situé dans le nord-ouest du Costa Rica.

    Le deal suivant a été conclu en 1997 : en échange d'un don d'une partie des terres boisées de Del Oro présentes dans la zone de conservation de Guanacaste, l'entreprise pouvait déposer ses déchets d'écorces d'orange, sans frais, sur des terres dégradées du parc. L'idée des écologues, qui ont travaillé pendant plusieurs années à titre de chercheurs et de conseillers techniques dans la zone de conservation de Guanacaste, était de mettre en évidence l'intérêt des déchets agricoles pour régénérer la végétation mais aussi pour séquestrer une quantité significative de carbone.

    Ainsi, 1 000 camions remplis de 12 000 tonnes pelures et de chairs d'orange ont été déchargés sur un pâturage stérile dans les terres de la zone de conservation.

    Seulement un an après la signature du contrat, TicoFruit, une entreprise concurrente, a poursuivi en justice Del Oro, arguant que la société avait « souillé un parc national ». La Cour suprême du Costa Roca lui a donné raison et les terres recouvertes de déchets d'oranges ont été délaissées pendant... 15 ans. Mais la nature a profité de cet apport et le résultat est édifiant.

    Alors que le sol était en partie dénudé et pourvu d'une végétation pauvre, en seulement 16 ans, cette zone est maintenant recouverte d'une forêt luxuriante et de vignes.

    Une équipe dirigée notamment par Timothy Treuer (https://environment.princeton.edu/grads/pecs-scholars-program/tim-treuer) et Jonathan Choi (https://environment.princeton.edu/interns-2013/jonathan_choi), des chercheurs de l'Université de Princeton a procédé à l'analyse d'une parcelle de 3 hectares. "C'était tellement recouvert d'arbres et de vignes que je ne pouvais même pas voir le panneau de 2 mètres de long avec un lettrage jaune brillant marquant le site qui se trouvait à seulement quelques mètres de la route", a déclaré Timothy Treuer. Et pour cause, la biomasse aérienne y a augmenté de 176 % !

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  •   Deux chercheuses de l'université de l'Ohio ont trouvé une solution pour remplacer le noir de carbone, un dérivé du pétrole hautement polluant, qui entre dans la composition des pneus. Il s'agit d'utiliser les pelures de tomates et les coquilles d'œufs jetés par les industriels.

       Des pneus fabriqués à partir de déchets alimentaires ? C’est possible. Deux chercheuses de l’Ohio State University, Katrina Cornish et Cindy Barrera, viennent de mettre au point un pneu composé de pelures de tomates et de coquilles d’œufs. Une innovation qui permettrait de remplacer partiellement le noir de carbone. Il s'agit d'un dérivé du pétrole, hautement polluant et cancérigène, qui compose jusqu'à 30 % d’un pneu et participe à sa résistance. Et les tests vont dans le bon sens : les nouveaux pneus verts dépassent les normes industrielles de performance, affirment les deux scientifiques.

    "Les pelures sont très stables à haute température"

    "Au début, j’ai écrit à plusieurs commerces alimentaires en leur demandant leurs déchets", raconte Katrina Cornish. "Nous avons reçu 35 types de déchets différents : des liquides de pâtes à papier, du jus de choucroute, de la poussière de lait, et, parmi eux, des coquilles d’œufs et des peaux de tomates. Je me suis concentrée sur ces dernières. En Californie, je voyais les camions chargés de tomates défiler, je savais qu’elles avaient la peau épaisse et dure pour résister au transport".

    Après quelques recherches, les deux biochimistes ont ainsi découvert des propriétés excellentes à la peau des tomates. "Les pelures sont très stables à haute température et possèdent une grande résistance", soulignent-elles. Plus sceptique quant à l’utilisation des coquilles d’œufs, Katrina Cornish est revenue sur sa position en s’apercevant que les microstructures poreuses des coquilles assuraient un plus grand contact avec le caoutchouc, et donc une meilleure solidité.

    Lutter contre l’enfouissement des déchets et le réchauffement climatique

    Concrètement, les deux chercheuses ne "proposent pas de récupérer les coquilles d’œufs de votre petit-déjeuner", mais de s’approvisionner directement dans les usines alimentaires qui transforment les ovoproduits. Selon l’USDA, le département de l’Agriculture des États-Unis, les Américains consomment plus de 100 milliards d’œufs par an. Et les entreprises payent pour que les coquilles soient enfouies. De même, la tomate est le deuxième légume le plus consommé aux États-Unis. Il ne s’en écoule pas moins de 13 millions de tonnes chaque année surtout sous forme de coulis ou purée de tomates. Les pelures sont jetées par les industriels. 

    Au-delà de l’indépendance en matière première, cette innovation permet de réduire l’enfouissement des déchets alimentaires, très courant aux États-Unis. Cette technologie participerait aussi à la lutte contre le changement climatique en limitant le recours aux énergies fossiles. Pour boucler la boucle vertueuse, encore faut-il que les tomates et les œufs soient produits dans de bonnes conditions. Par exemple, les tomates importées de Chine ont certes la peau plus épaisse mais ces hybrides poussent sous terre et sont souvent ramassés par des enfants, comme le rappelle le journaliste Jean-Baptiste Malet dans "L'empire de l'or rouge : enquête mondiale sur la tomate d'industrie". 

    Marina Fabre @fabre_marina         © 2017 Novethic - Tous droits réservés


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    Livres, 30 janvier 2017, par Attac France, Civic city   18 € sur https://france.attac.org/spip.php?page=boutique

    Notre monde change, mais pas dans la bonne direction. Le fossé ne cesse de s’élargir entre riches et pauvres, entre puissants et précaires. Le climat et la nature se dérèglent chaque année davantage sous l’avalanche des pollutions. Avec la politique de la peur et les attentats terroristes, les démagogues désignent de faux coupables (les étrangers, les musulmans…) et gagnent même des élections.

        Mais se lamenter ne sert à rien. Ce dont nous avons besoin, c’est, tout d’abord, d’une vision nouvelle pour un avenir désirable.

      Un mouvement citoyen et un institut de recherche en design, Attac et Civic city, ont uni leurs forces pour raconter ce vieux monde qui va si mal et dessiner les propositions innovantes qui pourraient nous en sortir. Des propositions déjà portées par des milliers d’initiatives citoyennes dans le monde entier.


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  • Été 2017 - Bilan des actions pour l’abolition des armes nucléaires

       Loin d’assurer la sécurité générale, les armes atomiques préparent des crimes contre l’humanité. Alors qu’à l’ONU on envisage très sérieusement l’interdiction de ces engins morbides, la France fait toujours partie du club fermé des pays qui s’y opposent et continue même à moderniser son arsenal.

     
     

      À l’occasion de la commémoration des bombardements de Hiroshima et Nagasaki (6 et 9 août 1945), des jeûnes et des actions ont eu lieu partout en France — comme en Europe, en Afrique et aux États-Unis — pour exiger l’abolition des armes nucléaires et la signature par la France du traité d’interdiction des armes nucléaires adopté par l’ONU.

    > Voir la liste complète des actions: http://www.sortirdunucleaire.org/Agenda?date=2017-07&id_mot=20

    Compte rendu succinct du jeûne-action international à Paris, 6-9 août 2017

      Nous étions une centaine de participants, dont une quarantaine de jeûneuses-jeûneurs pour des durées de 1 à 4 jours. Une cinquantaine d’entre nous se sont inscrits pour entrer au gymnase où nous étions hébergés pour participer à nos cercles de bilan et une trentaine y ont dormi au moins une nuit.

     

      Nous nous sommes rassemblés le dimanche 6 août place de la République à Paris, le matin pour une cérémonie de commémoration du bombardement d’Hiroshima, l’après-midi pour une formation à l’activité de clown-activiste.

     

      Notre présence était particulièrement visible avec un dirigeable en forme de bombe au dessus de nos activités, 3 barnums pour accueillir et rencontrer les passants, une exposition grand public, de très nombreuses banderoles accrochées aux arbres de la place.

     

      De nombreux Japonais et Polynésiens sont intervenus le matin lors de la cérémonie.

     

      Un lâcher de 150 ballons a eu lieu en fin d’après-midi.

      Le lundi 7 et le mardi 8 août nous avons occupé la place Igor Stravinsky, à coté du centre Beaubourg. Les passants y sont très nombreux, beaucoup d’étrangers mais aussi beaucoup de Français.

      Le député polynésien indépendantiste Moetai Brotherson est venu nous soutenir. Le lundi les clowns activistes ont fait une réunion de préparation pour une action le lendemain. L’action du mardi a consisté à entrer au siège du parti En Marche pour y donner un spectacle de clown. Notre groupe de 8 clowns a rapidement été délogé par une cinquantaine de CRS arrivés en urgence et a donc continué son spectacle devant le siège : félicitations au président des clowns pour avoir refusé le traité d’interdiction des armes nucléaires et adoration des missiles nucléaires que nous avons apporté.

      Le mardi soir, projection du film « La bombe et nous » à la mairie du 2ème, 70 participants au débat qui a suivi. Nous avons distribué 3000 tracts expliquant la nouvelle situation internationale créée par l’existence du traité d’interdiction des armes nucléaires qui va entrer en vigueur en 2018.

      Mercredi 9 août, place de la République, cérémonie de commémoration du bombardement de Nagasaki. Avec la danseuse Marie-Laure Vrancken dans un spectacle intégré à toute la cérémonie sur le thème de l’oiseau-grue de Sadako. FR3 est venu filmer notre rassemblement. Puis repas de rupture du jeûne offert par la mairie du 2ème arrondissement.

      Au cercle de bilan final, tous disent avoir vécu ces 4 jours de façon très positive et plusieurs s’inscrivent dès maintenant pour l’année prochaine !

    Bilan succinct des jeûnes-actions en France, 6-9 août 2017:

    à lire sur:

    http://www.sortirdunucleaire.org/Ete-2017-Bilan-des-actions-pour-l-abolition-des?origine_sujet=LI201708


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