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                                                                                  2017      252 p.     12 € 

       La crise est l’expression d’un système économique capitaliste à bout de souffle, qui épuise le travail et la nature. Ce livre décrypte les causes de cette crise globale et pointe les raisons profondes de la permanence de cette situation. Dans ce nouvel ouvrage, Attac propose des voies pour une véritable sortie de crise en considérant que l’épuisement du système économique et social dominant constitue une opportunité historique pour opérer le basculement vers un système alternatif.

       La crise dure encore, alors qu’elle a éclaté depuis près d’une décennie. Elle est l’expression d’un système économique capitaliste à bout de souffle, qui épuise le travail et la nature.

       Ce livre décrypte les causes de cette crise globale et pointe les raisons profondes de la permanence de cette situation et de l’instabilité financière : les politiques d’austérité qui aggravent le chômage et les inégalités, les réformes néolibérales qui accroissent la précarité, et les injections massives de liquidité par les banques centrales qui alimentent les bulles spéculatives.

       Attac propose également des voies pour une véritable sortie de crise. L’épuisement du système économique et social dominant constitue une opportunité historique pour opérer le basculement vers un système alternatif. La mise en œuvre de ces alternatives ne dépend que d’une volonté politique qui aujourd’hui fait défaut. Or changer de modèle productif, mettre en œuvre la transition écologique, réduire le temps de travail, mettre la finance au service de la société constituent les voies d’une « bifurcation » pour laquelle de plus en plus de citoyens s’engagent.

    Coordonné par Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Esther Jeffers, Frédéric Lemaire, Dominique Pliho

       Attac est une association qui milite pour plus de justice sociale et environnementale, et conteste radicalement le pouvoir pris par la finance sur les peuples et la nature.


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  •    Même si notre belle planète est bleue, plus de 2 milliards d’individus sont encore privée d’eau potable. Mais avec des inventions comme Safe Water Cube, on se dit que les populations concernées ont encore un espoir ! Ce dispositif révolutionnaire purifie jusqu’à 1000 litres d’eau par heure. D’apparence simpliste, cette création renferme un trésor d’inventivité qui aura nécessité 6 années de recherche…

      http://pix-geeks.com/  30/10/2016  

    Anthony Brogat     Anthony Brogat

    Safe Water Cube : un dispositif qui permet de filtrer 1000 litres d'eau potable par heure

     

    Sans chimie, ni électricité

       Pour faire marcher Safe Water Cube il n’y a rien de plus simple. Commencez par remplir le grande cube en inox de 1.2 x 1.2 m puis actionnez la pompe manuelle. L’eau qui ressort du cube est prête à être dégustée ! Mais alors comment ça marche ? Non parce que dit comme ça, sans électricité, sans chimie et sans mécanisme complexe on peine un peu à imaginer ce qui se cache à l’intérieur de cette formidable invention. 

    5 étapes de filtration

       Après avoir actionné la pompe manuelle, l’eau encore impropre à la consommation va passer par 5 étapes de filtration parmi lesquelles une filtration céramique. Très fine, cette dernière va retirer tous les virus et bactéries à l’origine des diarrhées, dysenteries, choléra et hépatites pour ne garder qu’une eau cristalline et saine. Eau de pluie, eau de marre, eau de rivière et même boue : aucune eau n’est trop sale pour Safe Water Cube. Un vrai miracle de technologie 

    Cocorico !

    C’est à un certain Jean-Paul Augereau, un Nantais de 49 ans que l’on doit cette prodigieuse invention. Avant d’en arriver à ce résultat, notre Géo Trouvetout national aura passé 6 années à développer son concept. Lors d’une interview donnée à 20minutes, il explique avec fierté:

      Quand on va sur place, on se rend compte que l’arrivée de la Safe Water Cube est fabuleuse pour les habitants concernés. Ils sont bien conscients de leur situation et comprennent tout de suite les changements dans leur vie que la machine peut procurer.

      On trouve maintenant des Safe Water Cube au Bénin, au Sri Lanka, au Sénégal et prochainement à Haïti et en Côte-d’Ivoire. La machine est par ailleurs très facile à entretenir et ne requière rien d’autre que de l’eau et du vinaigre pour rester pleinement opérationnelle. Aucune maintenance n’est nécessaire. Jean-Paul si tu nous lis : R-E-S-P-E-C-T
     

    Sauver le monde

    La ville de Nantes a commandé une quinzaine de fontaines à l’inventeur. Elles ont été expédiées à Haïti le mois dernier. Cette machine peut sauver des vies en cas de catastrophes naturelles aussi dans des continents comme l’Afrique où à peine 40% de la population possède l’eau potable à domicile et où les femmes parcourent en moyenne 6 km chaque jour pour s’approvisionner…

    D’autres fontaines ont déjà été envoyées au Benin, au Sénégal, en Inde et au Sri Lanka grâce au financement d’associations.

    Pour finir, 5.500 euros, c’est son prix, livraison incluse. Un tarif bien raisonnable compte tenu de son utilité et totalement symbolique quand on sait qu’il peut sauver des vies…

    ► En savoir + : Le site internet et la page Facebook du Safe Water Cube


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  •  Accorderie

    Bienvenue sur le site des Accorderies du Québec !

    L'Accorderie est un système d'échange de services entre individus et d'éducation à la coopération, créé à Québec en 2002. Ce système, qui a pour mission de lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, permet aux membres (les AccordeurEs) de s'échanger des services de toutes sortes. Il y a maintenant plus d'une douzaine d'Accorderies au Québec, regroupées au sein du Réseau Accorderie. Ce site contient toute la documentation pertinente sur les Accorderies et leurs activités.

    Vous êtes membre? Vous avez aussi accès à l’Espace membre pour consulter les services offerts, modifier votre profil et vos offres de services, consulter votre état de compte, etc. N’hésitez pas à contacter votre Accorderie si vous avez besoin d’aide ou pour toute question sur L’Accorderie.

    Le Réseau des Accorderies de France lauréat de «La France s’engage»!

     Créé à partir du modèle né au Québec en 2002, le Réseau des Accorderies de France est lauréat de «La France s’engage»! 

    Ce concours, lancé à l’initiative du Président de la République François Hollande, récompense deux fois par an 15 projets innovants, sociaux et solidaires, et les aide en fournissant du soutien financier et un accompagnement privilégié.

    Importées en France par la Fondation Macif, les Accorderies de France partagent la même mission que celles du Québec: lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale en encourageant l’échange de services entre individus. Il y a maintenant 29 Accorderies en France. 

    Article publié sur le site de la Fondation Macif, d’où est tirée la photo.

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  •  Xavier Ragot : « Nous sommes entrés dans la post-mondialisation »

      http://www.alternatives-economiques.fr/xavier-ragot-sommes-entres-post-mondialisation

    17/02/2017
    Xavier Ragot Président de l'OFCE et chercheur au CNRS

    L’arrivée à la tête des Etats-Unis d’un président prônant un protectionnisme dur est bien dans l’air du temps : celui d’un tassement des échanges mondiaux.

       L’arrivée au pouvoir de Donald Trump suscite bien des inquiétudes. Peut-il tenir son pari « libéral-protectionniste » et quelles en seraient les conséquences ?

    Xavier Ragot : Donald Trump entend mener une politique protectionniste doublée d’une relance keynésienne qui repose sur un plan de 1 000 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures et sur des baisses d’impôts massives. Pour ces raisons, je le qualifierai davantage de « national-keynésien ». Bien que l’effet relance de la consommation soit amoindri par la concentration des baisses d’impôts sur les plus riches, il est ainsi possible d’anticiper une reprise de l’activité dans les années à venir, une réduction du sous-emploi et une hausse de l’inflation. Selon la manière dont elle sera mise en oeuvre, la politique économique de Donald Trump pourrait donc avoir des effets bénéfiques à court terme. Sur le moyen et long terme, c’est une autre affaire.

    En effet, de nombreuses incertitudes subsistent. Outre la question de savoir jusqu’où le Congrès validera les mesures annoncées par le nouveau Président, sa politique de relance pose la question de l’aggravation de la dette publique. De façon assez paradoxale, le protectionnisme commercial voulu par Trump a besoin d’une ouverture aux capitaux internationaux pour financer la dette américaine au meilleur coût. Et il est impossible de prévoir quelle sera la réaction de la Réserve fédérale américaine à une hausse de l’inflation, laissant planer une menace de déséquilibre du système monétaire international.

    Quels impacts de ce virage ailleurs dans le monde ?

    Pour ce qui est des conséquences de la politique de Trump sur le reste du monde, il me semble qu’il ne faut pas les surestimer. Nous sommes déjà objectivement entrés dans une phase post-mondialisation, avec un ralentissement net du commerce mondial, dû en grande partie au fait que la Chine produit moins pour l’étranger et davantage pour elle-même. Il y a donc fort à penser que les récentes relocalisations d’emplois sur le sol américain (Ford, General Motors) ne sont pas le pur effet des annonces de Donald Trump, mais qu’elles sont fortement liées à un phénomène sous-jacent de démondialisation.

    Cependant, l’accompagnement de ces relocalisations par la nouvelle présidence pourrait entraîner leur médiatisation croissante, avec une montée des tensions diplomatiques et des pressions sur les multinationales. A mon sens, Donald Trump ne sera un acteur majeur de la démondialisation que s’il parvient à mettre en oeuvre sa réforme fiscale, d’une ampleur sans précédent : elle prévoit de ramener de 35 % à 15 % le taux de l’impôt sur les sociétés. Dans le cas contraire, son protectionnisme aura un effet très limité sur le reste du monde.

    Y compris pour la Chine et l’Europe ?

    Je crois aux capacités d’adaptation de la Chine. Elle a en effet géré la crise de 2008 et ses déséquilibres internes par une relance keynésienne sous forme de projets d’investissement massifs. Certes, il existe en Chine beaucoup d’entreprises « zombies », techniquement en faillite mais soutenues par le système bancaire, lui-même soutenu par l’Etat. Mais pour contrer cette accumulation massive de capital, source de déflation, Pékin cherche désormais à redonner du pouvoir d’achat aux ménages, afin de rééquilibrer le secteur des biens de consommation par rapport aux biens d’investissement. Je ne crois pas à l’implosion annoncée du système bancaire chinois, notamment parce que la dette du pays reste raisonnable et qu’elle peut être socialisée si nécessaire.

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  • Non au monstre à deux têtes Baysanto !

    Margrethe Vestager, Commissaire à la Concurrence, Commission européenn

    Pétition : Aller sur :https://act.wemove.eu/campaigns/non-baysanto

    Une fusion Bayer-Monsanto serait un désastre pour nos agriculteurs. Et une catastrophe pour les insectes, les abeilles et les oiseaux. Nous vous demandons d’interdire cette fusion et de nous protéger des ravages causés par ces multinationales. Nous voulons également une transparence totale concernant votre processus décisionnel.

    Pourquoi est-ce important ?

    Bayer est l’un des plus grands producteurs de produits chimiques agricoles, d’engrais et de pesticides. Et Monsanto a une mainmise quasi totale sur les organismes génétiquement modifiés. À elles deux, ces multinationales pourraient avoir un contrôle absolu sur ce que les agriculteurs font pousser dans leurs champs, sur les produits qu’ils utilisent, mais aussi sur ce que nous mettons dans notre caddie, et donc dans notre assiette.

    Pour mener à bien cette fusion, les deux sociétés doivent obtenir le feu vert des autorités de la concurrence partout dans le monde, et notamment celui de l’Union européenne. Bayer a réussi à « convaincre » Donald Trump de soutenir cette super-fusion, [1] et une seule organisation a maintenant réellement le pouvoir de taper du poing sur la table : l’Union européenne.

    Nous savons que la Commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, mène déjà des négociations informelles avec Bayer à huis clos. Si nous n’agissons pas maintenant, cette super-fusion pourrait devenir une affaire conclue. Nous devons lui demander de dire non immédiatement.

    La super-fusion de Bayer et Monsanto n’est pas un cas isolé dans le secteur de l’agrochimie. ChemChina veut avaler le Suisse Syngenta, et la fusion de Dow Chemical avec DuPont est presque consommée. Les trois nouveaux géants de l’agrobusiness contrôleraient 70 % des produits agrochimiques dans le monde et 60 % du marché des semences.Un véritable coup de massue pour les agriculteurs aux quatre coins de la planète : un tel monopole les obligerait à se fournir en semences et pesticides auprès de seulement trois sociétés dans le monde.

    Ces multinationales ont déjà prouvé par le passé qu’elles faisaient passer leurs profits avant notre santé et l’environnement. L’agriculture industrielle est un cercle vicieux : toujours les mêmes cultures sur des champs à perte de vue, qui nécessitent toujours plus d’engrais et de pesticides. Parallèlement, ce modèle agricole entraîne un phénomène d’érosion des sols et une rupture totale de la chaîne alimentaire pour les insectes, les oiseaux et les animaux de petite taille.[2]

    Notre bataille est européenne, mais le combat contre ces super-fusions est mondial. Des mouvements portés par des agriculteurs, des consommateurs et des citoyens comme nous sont en train de se mobiliser. Aucune grande autorité de la concurrence n’a encore autorisé ces fusions. C’est à nous de mettre Margrethe Vestager face à ses responsabilités et de lui demander d’empêcher BaySanto de voir le jour.

    Références :

    [1]http://www.usinenouvelle.com/article/bayer-se-satisfait-d-une-reunion-constructive-avec-trump-sur-monsanto.N486984

    [2] http://www.slate.fr/story/118511/bayer-monsanto-mariage-nocif


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  •   Cuba, une île bio où le miel coule à flot, alors que partout ailleurs les abeilles souffrent

    http://www.tigoo-miel.com/miel-bio-cuba

    Pour cause d’embargo, les agriculteurs cubains n’ont pas eu accès aux produits phytosanitaires pour protéger leurs cultures.Un article publié dans « the gu ardian » en février 2016,(https://www.theguardian.com/world/2016/feb/09/organic-honey-is-a-sweet-success-for-cuba-as-other-bee-populations-suffer) montre que ce fut un mal pour un bien. Bio malgré elle, l’île est aujourd’hui le seul endroit au monde où les abeilles sont en bonne santé. Le miel bio cubain s’exporte très bien, et l’apiculture s’y développe.

      Depuis bientôt 25 ans, Cuba n’avait plus accès aux pesticides pour la protection de ses productions agricoles

    Après l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, qui était le principal partenaire commercial de Cuba, l’île a été dans l’incapacité de se fournir en pesticides, par manque de devises étrangères et à cause de l’embargo des États-Unis. Par nécessité, le gouvernement a alors adopté une politique d’agriculture biologique, qui perdure aujourd’hui. Avec l’assouplissement de l’embargo suite à la restauration des liens diplomatiques entre les deux pays, les exportateurs de miel bio cubain constatent une forte croissance commerciale.

      La production de miel bio prend une place de plus en plus importante dans les exportations cubaines de denrées agricoles

    Longtemps connu pour ses cigares et son rhum, Cuba a désormais ajouté le miel bio à ses principales exportations agricoles. La vitalité de l’apiculture cubaine détonne au regard du reste du monde où l’usage massif des pesticides provoque le déclin des populations d’abeilles.
    Selon Théodor Friedrich, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (ou ONUAA) à Cuba, le miel bio est ainsi devenu la quatrième exportation agricole du pays, derrière le poisson, le tabac et l’alcool, mais devant le sucre et le café, qui sont pourtant des produits réputés.
    « Tout le miel cubain est certifié bio. Il a un goût spécifique, très typique, qui en fait un produit très recherché. »

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  • https://www.asso-sherpa.org/mandat

    Pourquoi « Sherpa » ?

    Les Sherpas sont un peuple montagnard originaire des régions du Népal dont les guides sont réputés pour leur endurance, leur dextérité et leur audace ; ils sont si fiables que leur nom est devenu synonyme de « porteur ». Comme eux, notre association ambitionne d’accompagner les populations victimes de crimes économiques dans leur quête de justice.

    Qui est Sherpa ?

    Sherpa, association loi 1901 basée à Paris, a été créée en 2001 en vue de protéger et défendre les populations victimes de crimes économiques.

    L’association rassemble des juristes et des avocats venus de divers horizons, et travaille en étroite collaboration avec de nombreuses organisations de la société civile à travers le monde.

    Les activités de Sherpa reposent également sur le généreux soutien de volontaires, de stagiaires et d’avocats travaillant pro bono.

    Que fait Sherpa ?

    Vision et Mission

    Convaincue que le droit constitue un outil précieux pour agir en faveur du développement, Sherpa a choisi de mettre ses compétences et son savoir-faire juridiques au service de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (ODM).

    Programmes

    • Globalisation et droits humains

    La Commission européenne a défini la RSE comme « L’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes » (Livre vert sur la responsabilité sociale des entreprises, 2001).

    Une telle position reste insuffisante pour Sherpa, qui milite vivement pour la mise en place d’un cadre juridique contraignant à l’endroit des entreprises transnationales.

    • Flux financiers illicites et développement

    Qu’il s’agisse de l’argent de la corruption ou de l’évasion fiscale des multinationales, les flux financiers illicites constituent un enjeu majeur de développement. Ils réduisent les ressources disponibles pour les services publics essentiels et aggravent le poids de la dette des États, particulièrement des pays du Sud. La situation est telle qu’aujourd’hui encore la plupart des gouvernements des pays en développement ne parvient pas à satisfaire les besoins humains les plus élémentaires.

    Sherpa mène des campagnes visant à dénoncer la fuite illicite des capitaux.

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  • Kerlanic : une communauté autonome en danger en Bretagne

    http://toitsalternatifs.fr/habitatalternatif/kerlanic-communaute-autonome-bretagne/

      Pour aider la communauté allez sur : https://fr.ulule.com/oasis-kerlanic/

    Avant de fonder une communauté autonome, Audrey a travaillé durant 20 ans dans différents domaines comme l’animation socio-culturelle ou encore l’accompagnement social. Il y a 8 ans, à la naissance de son fils, elle a eu une soudaine prise de conscience sur la vie, sur la Terre et sur l’Humain. Notre société actuelle est dictée par la surproduction et la surconsommation. Les gens travaillent toute la journée pour payer des factures et s’offrir un confort matériel. Aller travailler très tôt, rentrer tard, ne pas voir ses enfants grandir… Audrey ne se voyait pas laisser l’éducation de son fils à quelqu’un d’autre. Elle ne se voyait plus devoir gagner de l’argent pour consommer toujours plus. Elle ne pouvait plus cautionner l’hyper-consommation de pétrole à travers les déplacements ou le plastique, ainsi que la lobotomie télévisuelle. Elle a donc décidé de sauter le pas de la vie en autonomie pour être maîtresse de sa vie et enseigner à ses enfants le respect de la terre.

    Kerlanic, une prise de conscience pour une communauté autonome

    Audrey ne savait pas vraiment par où commencer. Elle a d’abord quitté la région parisienne pour s’installé en Touraine. Elle a appris à vivre différemment : à s’informer sur l’éducation positive, l’instruction en famille, à cultiver son propre potager et à acheter des produits locaux. Au fur et à mesure des rencontres, elle s’est intéressée aux habitats alternatifs. Ça a été une seconde révélation.

    communauté autonome en France Kerlanic

    @Audrey de Kerlanic

    Après 3 années de vie en Touraine, Audrey a senti le besoin d’aller plus loin. Avec son ancien compagnon, ils achètent Kerlanic, une ferme bretonne du 17ème siècle, inhabitée depuis plus de 20 ans. La ferme est entièrement à rénover, il n’y a ni l’eau courante, ni l’électricité. À sa séparation, Audrey a décidé de continuer son nouveau projet de vie « seule ».

    Kerlanic est devenu un lieu de vie solidaire où se mêlent le désir d’un monde meilleur. Communauté autonome ne signifie pas autarcie, loin de là. D’autres personnes ont rejoint cette aventure humaine et positive.

    Permaculture, autonomie énergétique et matériaux recyclés ou écologiques

    Vivre simplement en respectant la nature et les humains. Audrey explique que « KERLANIC » est avant tout tournée vers le « Comment faire autrement », en toute simplicité volontaire.

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  • Appelez un député européen sur CETA ! Voici comment faire

    https://stop-ttip.org/fr/blog/appelez-un-depute-europeen-sur-ceta/?noredirect=fr_FR

    January 18th, 2017

    Appeler vos députés européens au téléphone et discuter de l’accord CETA de libre-échange entre l’UE et le Canada, est probablement le moyen le plus efficace de les convaincre de voter contre cet accord dangereux en février 2017. Cependant, si vous ne l’avez pas déjà fait cela peut vous inquiéter de parler à un politicien professionnel sur une question aussi complexe.

    Ne vous inquiétez pas, vous n’avez pas besoin d’être expert. Vous êtes en droit en tant que citoyen de savoir comment votre représentant élu a l’intention de voter. Le but de ce guide est de vous donner quelques conseils sur comment avoir une conversation significative avec votre représentant européen.

    Quel député européen dois-je appeler?

    En principe, tous les 751 membres du Parlement européen sont censés représenter tous les citoyens de l’UE. Et tous ont leur mot à dire dans le vote final sur CETA. Bien sûr, ils sont plus susceptibles de vous écouter s’ils pensent que votre vote sera important pour eux ou leur parti dans les prochaines élections. Donc, si vous vivez au Royaume-Uni ou en France, vous devriez probablement choisir un élu dans la région où vous votez. Dans d’autres pays, vous voudrez peut-être parler à ceux qui ont leurs bureaux de circonscription près de chez vous.

    En introduisant votre code postal dans l’outil CETA CHECK, vous pouvez voir quels députés de votre région ne se sont pas encore engagés à voter contre CETA. Cliquer sur l’icône “info” à côté de leur nom pour obtenir leurs numéros de téléphone: un à Bruxelles, et (s’il existe) un dans leur bureau de circonscription.

    Quelques conseils

    Si vous voulez vous rappeler les arguments les plus importants contre CETA avant d’appeler, il existe d’excellents documents que vous pourrez utiliser :

    • Si vous n’avez pas beaucoup de temps, regardez la petite collection à la fin de ce guide.
    • Si vous voulez lire un peu plus en profondeur autour des mythes les plus courants diffusés par les partisans de CETA (ceux que vous allez probablement entendre au téléphone), nous vous recommandons l’excellente publication du Corporate Europe Observatory, « La grande escroquerie CETA » (disponible en anglais, allemand, français et bulgare).
    • Si vous souhaitez devenir un expert de CETA, lisez l’analyse d’experts publiée par une coalition d’organisations indépendantes de la société civile « Making sense of CETA » (en anglais ou en allemand).

    Restez poli et soyez vous-même. Quoi qu’il arrive, n’oubliez pas les règles de base de la courtoisie et du bon sens. Que vous soyez d’accord ou en désaccord avec la personne qui vous répond, et quelles que soient les opinions d’autres membres de son groupe politique, ne donnez pas une image négative des personnes qui défendent le même but que vous.

    La plupart du temps, vous échangerez avec un assistant parlementaire et non pas directement avec un député européen. Ceci n’est pas un problème: engager la conversation. Les assistants jouent un rôle important dans le développement des positions des députés européens.

    Si vous rencontrez une question à laquelle vous n’avez pas la réponse, ne paniquez pas. Vous n’êtes pas censé être un expert, seulement un citoyen concerné. Dites au député que vous ferez une recherche sur la réponse et que vous le recontacterez avec plus d’information, puis venez nous le demander.

    Ne vous laissez pas décourager par les abréviations ou les concepts du jargon de Bruxelles. Si vous ne comprenez pas un terme ou si vous n’êtes pas familier avec les procédures auxquelles ils se réfèrent, demandez-leur une explication.

    Si vous n’êtes toujours pas satisfait des arguments, n’abandonnez pas. Demandez quelle est la position du député sur ce sujet et pourquoi.

    Au cours d’un appel téléphonique, n’hésitez pas à proposer de rappeler avec plus d’informations, de rencontrer le MEP, ou d’envoyer des documents, des références, etc. Parfois, les assistants parlementaires vous demanderont d’envoyer un e-mail.

    N’hésitez pas à rappeler plus tard pour vérifier qu’ils l’ont lu et ce qu’ils en ont pensé.

    Appel téléphonique

    La meilleure façon de transmettre votre message à un député est de développer votre argument oralement. De cette façon, vous pouvez adapter votre discours à ses réponses, tout en exprimant votre grande préoccupation concernant l’objet de votre appel. Les députés ne reçoivent pas beaucoup d’appels des citoyens, ils sont donc particulièrement sensibles.

    Voici un schéma pour une conversation typique :

    • VOUS: Bonjour, je suis [Votre nom], je suis un citoyen européen et j’appelle de [votre pays], et j’aimerais parler à Mme / Monsieur le député svp.
    • ASSISTANT: Mme / M. MPE n’est pas disponible, je suis son assistant. Puis-je vous aider?
    • VOUS: J’ai entendu dire que le Parlement européen votera sur l’accord commercial UE-Canada CETA au début du mois de février et je veux savoir comment Mme / M. MPE va voter.
    • ASSISTANT: OK, je vois. Nous avons déjà eu ce genre d’appels. Je n’ai pas le temps. Pouvez-vous svp nous envoyer un e-mail?
    • VOUS: Désolé, mais Mme / M. MPE est-elle / il le représentant élu des citoyens comme moi ou avez-vous seulement le temps pour les lobbyistes d’affaires? J’ai déjà essayé d’envoyer des mails aux députés sur ce sujet, mais le seul retour que j’ai eu a été des réponses automatiques. Écoutez, ceci est sérieux : CETA menace les droits des citoyens, les normes environnementales et la protection des consommateurs et promeut les intérêts des grandes entreprises plutôt que ceux des petites entreprises locales.
    • ASSISTANT: Nous savons que les ennemis du libre-échange ont été occupés à diffuser de telles accusations générales, mais ils sont basés sur une opposition générale à la mondialisation et des craintes émotionnelles, pas sur le texte réel. L’isolementisme n’est pas une façon d’avancer, nous devons plutôt mettre en place des règles concernant la mondialisation. CETA est le meilleur accord commercial jamais négocié par l’UE.
    • VOUS: CETA est une longue liste de ce que les gouvernements et les parlements ne sont plus autorisés à faire. Par exemple, s’ils veulent lutter contre le changement climatique. Ou l’inégalité sociale. Ou réglementer les banques. Ou inverser les privatisations échouées. Ou s’attaquer à tout autre problème pressant de notre époque. Et CETA peut forcer les gouvernements à payer quand ils choisissent d’aller de l’avant avec des politiques pour lesquelles ils ont été élus par leurs citoyens. Est-ce vraiment le meilleur que Mme / M. MPE et l’UE sont capables de réaliser pour nous les citoyens?
    • ASSISTANT: Ce n’est pas vrai. CETA est un accord commercial progressif. Il mentionne les droits des travailleurs et l’environnement.
    • VOUS: Il contient quelques belles paroles, oui. Mais il n’y a pas de sanctions si ces principes sont violés. Les syndicats européens et canadiens ont proposé un protocole pour prêter de la force aux règles du travail de CETA, mais cela n’a pas été pris en compte. Pourquoi la quasi-totalité des syndicats comme la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et les organisations environnementales vous appellent-ils à voter contre CETA si c’est si grandiose que vous le dites? Comment pouvons-nous mettre en œuvre l’Accord Climat de Paris si les pollueurs peuvent poursuivre les Etats pour adopter des lois pour éliminer les combustibles sales et dangereux comme le charbon et le nucléaire ?
    • ASSISTANT: Ne vous inquiétez pas. Nous avons noté ces inquiétudes et nos députés ont forcé la Commission à ajouter des déclarations supplémentaires à CETA qui veillera à ce que d’importantes réalisations européennes telles que le principe de précaution et le droit de réglementer demeurent intactes.
    • VOUS: Savez-vous qu’aucune de ces déclarations n’empêchera les investisseurs canadiens de poursuivre les législateurs européens? En théorie, nos Parlements peuvent encore réglementer, mais le coût des lois qui protègent les citoyens sera si élevé qu’ils n’oseront même pas essayer. Quelle municipalité reprendra les services privatisés de l’eau, de l’éducation, de la santé ou du bien-être social en main publique si le risque est d’être poursuivi par les investisseurs pour l’expropriation? C’est ainsi que les mécanismes de règlement des différends investisseur-État sont utilisés partout dans le monde et le système des tribunaux des investisseurs dans CETA créera exactement la même possibilité.
    • ASSISTANT: Oh non, CETA a un système de règlement des différends complètement nouveau, avec un tribunal indépendant. Voulez-vous plutôt conserver les anciens systèmes ISDS de centaines d’accords commerciaux bilatéraux?
    • VOUS: En tant que citoyen, je n’ai pas de tribunal spécial où je pourrais poursuivre des investisseurs étrangers lorsqu’ils me vendent des produits ou des services dangereux. Ni les entreprises nationales ne peuvent le faire, ni mon gouvernement. Pourquoi devons-nous accorder de tels privilèges aux investisseurs? L’UE et le Canada ont tous deux des systèmes juridiques fonctionnels. Pouvez-vous citer un seul cas où un investisseur canadien a été traité injustement par un tribunal européen?
    • ASSISTANT: Eh bien, vous savez qu’il ya des opinions très différentes à ce sujet. Cet accord est le résultat de 6 années de négociations, nous devons accepter des compromis sur certains points. Nous en discutons très intensivement dans notre groupe, nous avons eu beaucoup d’auditions et de débats au Parlement européen.
    • VOUS: Le texte final de CETA est disponible depuis mars dernier et les points problématiques ont été exprimés par des experts indépendants depuis lors. Les déclarations additionnelles ont été publiées fin octobre, si bien que Mme / M. MPE a eu le temps de se décider. Pourriez-vous svp discuter des questions critiques que je viens d’évoquer avec elle / lui et me faire savoir ce qu’elle / il pense? Je peux vous envoyer d’autres documents de référence où ces questions sont expliquées plus dans le détail.
    • ASSISTANT: OK, je vais faire rapport à Mme / M. MPE et voir ce qu’elle / il en pense.
    • VOUS: Merci beaucoup de m’avoir écouté. J’attends avec impatience de recevoir de vos nouvelles. Mon numéro de téléphone est [Votre numéro de téléphone] et mon adresse email est [Votre courriel]. Bonne journée.

    Comment votre appel s’est-il passé? L’avez-vous apprécié? Faites-nous part de votre expérience : info@cetacheck.eu

    Aviez-vous l’impression d’avoir pu faire une différence? Pensez-vous que vous pouvez encore vous améliorer? Alors il est temps d’appeler le prochain député européen !

    Arguments

    Nous avons sélectionné et regroupé les problèmes les plus brûlants concernant le CETA. Vous n’avez pas besoin de les utiliser tous lors d’un appel téléphonique. N’en prenez que quelques-uns, ceux qui vous préoccupent le plus.

    Démocratie

    Le CETA est un accord post-démocratique. Il renforce les intérêts particuliers de la grande industrie et affaiblit la démocratie.

    • L’accord CETA a été négocié en secret. Les objectifs de négociation de la Commission européenne ont été décidés en 2008 par les gouvernements des Etats membres de l’UE. Ce document lui-même était confidentiel jusqu’à ce que des fuites soient provoquées par la société civile en 2015.
    • Les parlements ne peuvent que dire oui ou non au CETA. Mais ils s’engagent ainsi à convertir intégralement en droit applicable le traité de 2270 pages. Le vote sur le CETA est ainsi du même coup une décision sur la protection des données, sur les brevets de médicaments, sur les douanes, sur la mise en œuvre obligatoire de licences de semences et sur bien d’autres choses encore. Jamais auparavant le Parlement européen n’a laissé passer des réglementations qui ont ainsi une telle portée avec une procédure parlementaire aussi courte et aussi superficielle.
    • Le CETA donne des droits spéciaux aux grands groupes industriels d’envergure internationale. Le chapitre 8 permet aux investisseurs issus du Canada de poursuivre en justice pour demander des dommages-intérêts à l’UE et à ses Etats membres, et inversement, si de nouvelles réglementations réduisent leurs profits et donc la valeur de leurs investissements. Aucune entreprise autochtone ne peut s’y référer. La protection contre „l’expropriation indirecte“ dépasse nettement la protection contre l’expropriation et la protection de la confiance dans le droit national. Le “Droit de réglementer” cité au chapitre 8 et dans les déclarations annexes ne change rien – les droits à dommages-intérêts existent néanmoins Par leurs filiales au Canada, 42 000 entreprises américaines pourraient poursuivre également en justice.
    • Le CETA donne aux lobbyistes la priorité par rapport aux députés européens. Les règles de coopération réglementaire (chapitres 25-27) constituent le contexte idéal des lobbyistes pour influencer le texte des projets de lois de l’UE avant même que ceux-ci ne parviennent au Parlement européen. La participation du Parlement européen, la représentation élue des citoyens n’est pas prévue.
    • Le CETA enferme le législateur. En de nombreux points, le CETA établit des dispositions très concrètes qui dépassent largement la politique commerciale classique. Si l’UE, les Etats membres ou les communes souhaitent modifier à l’avenir des règles qui sont fixées dans le CETA, le gouvernement fédéral canadien doit être d’accord. Les parlements perdent ainsi en marge de manœuvre et les citoyens perdent un peu de la possibilité de changer la politique par les élections.

    Callguide-Agriculture

    Agriculture

    Dans toute l’Europe, les exploitations agricoles, notamment celles qui appliquent une agriculture durable, subissent une forte pression. De plus en plus d’exploitations s’arrêtent et l’industrie s’incruste de plus en plus dans l’agriculture. Le CETA détruit l’agriculture paysanne et accélère l’industrialisation de l’agriculture.

     

    • Le CETA ouvre le marché de la viande bon marché. Par le CETA, les quotas d’importation en franchise douanière de viande de porc dans l’UE sont multipliés par 11 et ceux de viande de bœuf par 15. En moyenne, le prix d’achat de la viande de porc au Canada de 2005 à 2015 était de 28,4 % inférieur à celui de l’UE et celui de la viande de bœuf de 16,2 % inférieur. Les exploitations européennes n’ont donc aucune chance. Il n’existe en outre dans le traité aucune règle coercitive de protection des animaux. Alors que dans l’UE, tout le monde doit respecter les mêmes règles, le CETA engendre la menace d’une concurrence avec des normes différentes.
    • Le CETA renforce l’industrie semencière contre les agriculteurs. De nombreuses exploitations agricoles en Europe utilisent leur propre semence pour la culture des céréales. Pour les groupes industriels tels que Monsanto, c’est une épine dans l’oeil – ils veulent chaque année percevoir des redevances sur les licences. Pour cela, les agriculteurs devaient prouver qu’ils sèment de la semence sous licence. L’article 20.36 du CETA leur offre ce que la Cour de justice de l’UE leur interdit depuis des décennies : un renversement de la charge de la preuve. A l’avenir, les agriculteurs doivent prouver que leur semence n’est pas sous licence – ou ils doivent payer.
    • Le CETA apporte plus de génie génétique en Europe. Le Canada fait partie des pionniers les plus importants en matière de génie génétique dans le monde. L’article 25.2 alinéa 2 du CETA indique explicitement la „réduction des effets commerciaux désavantageux de la pratique de réglementations dans le secteur des produits de biotechnologie“ comme étant un objectif de l’accord. Ce qui signifie seulement que l’UE doit autoriser plus de plantes génétiquement modifiées.

    Droits des salariés

    L’Etat social selon le modèle européen doit sa réussite aux droits de codécision et à la sécurité sociale qu’il garantit aux salariés. Le CETA anéantit leurs intérêts.

    • Plus de concurrence sans règles communes. Le libre échange engendre dans le monde entier bien souvent une concurrence pour des faibles salaires, des temps de travail longs et des contributions sociales faibles. Pour éviter cela, il faut des règles claires contre le dumping social, fiscal et salarial. Le CETA n’a pas ces règles. Il y a certes un chapitre sur le commerce et le travail (chapitre 23) qui comporte de nombreuses belles phrases. Mais si elles ne sont pas respectées, seuls des débats sont prévus, mais pas de sanctions.
    • Les entreprises utilisent les tribunaux d’arbitrage pour manoeuvrer contre les droits sociaux. Des droits spéciaux pour les investisseurs, tels que l’ICS dans le CETA, renforcent les possibilités des grandes entreprises pour mettre en œuvre leurs intérêts. Ainsi, la société française Veolia porte plainte contre l’Etat égyptien concernant une compensation pour l’introduction d’un salaire minimum. Lutter pour de meilleures réglementations pour les salariés devient ainsi de plus en plus difficile.
    • Le CETA anéantit les emplois. Les prévisions économiques indiquent dans le meilleur des cas une légère augmentation de l’emploi de moins de 0,02 % dans les 10 années à venir. Des études moins positives parlent d’une perte de plus de 200 000 emplois dans l’UE. Tous les boulangers ne peuvent pas devenir demain exportateurs de prestations de service dans le bâtiment. Les prévisions indiquent de ce fait une augmentation du chômage de longue durée.

    callguide-verbraucherumweltschutz

    Protection de l’environnement et des consommateurs

    En tant que consommateurs, nous voulons être sûrs que nous achetons des produits sûrs. Nous ne voulons pas servir de cobaye de l’industrie. Nous ne voulons pas non plus que notre environnement soit pollué. C’est pourquoi, il existe en Europe le principe de précaution. Mais l’industrie juge cela trop restrictif. Le CETA est une attaque au principe de précaution et un danger pour nos droits de consommateurs.

    • Le CETA empêche le marquage. Le génie génétique dans les produits alimentaires doit en UE faire l’objet d’un marquage. Cependant jusqu’à présent nous ne savons pas si la viande, le lait et les oeufs ont été produits avec des aliments génétiquement modifiés. L’industrie du génie génétique peut utiliser la protection des investissements pour demander des dommages-intérêts si l’obligation de marquage est étendue.
    • CETA entrave la protection du climat. L’industrie canadienne est très intéressée pour exporter du pétrole issu des sables bitumineux. Mais les sables bitumineux sont les carburants les plus polluants et constituent un gros danger pour le climat. Déjà pendant les négociations du CETA, la Commission européenne a assoupli la directive sur la qualité des carburants projetée pour la protection du climat pour satisfaire l’industrie canadienne des sables bitumineux.
    • Le CETA entrave la protection de consommateurs. Depuis des années, l’UE discute sur une limitation des produits chimiques qui agissent dans le corps humain comme des hormones. Pour faire avancer les négociations du traité de libre échange, la Commission européenne a proposé au Canada et aux Etats-Unis de faire abstraction du principe de précaution dans ce cas.
    • Le CETA garantit aux entreprises d’exploitation minière leur activité polluante. La moitié de toutes les entreprises d’exploitation minière du monde sont issues du Canada. Elles font partie des grands bénéficiaires de l’accord relatif à la protection des investissements. Par exemple actuellement, l’entreprise d’exploitation minière canadienne Gabriel Ressources porte plainte contre les roumains pour n’avoir pas voulu accorder une autorisation d’exploitation minière d’or à Rosia Montana. La société y aurait utilisé du cyanure hautement toxique et l’aurait stocké derrière un remblai – une épée de Damoclès pour la région basse du Danube comme nous l’avons déjà vécu lors de la catastrophe écologique tristement célèbre de Baia Mare en l’an 2000. Avec le CETA, ces entreprises obtiennent des droits spéciaux d’action en justice dans tous les pays de l’UE aux dépens des êtres humains et de l’environnement. 

    callguide-kommune-1

    Services publics

    Les communes européennes qui ont privatisé au cours des trois dernières décennies des parties de leurs prestations de services publics ont la plupart du temps fait de mauvaises expériences. De plus en plus de ces communes reviennent en arrière lorsque c’est possible. Mais la plupart des gouvernements européens et la Commission européenne restent attachés au dogme selon lequel les entreprises privées à but lucratif sont meilleures d’une façon générale. Le CETA limite la marge de manœuvre des communes et soutient la privatisation des prestations de services publics.

    • Le chapitre relatif à la protection des investissements s’applique également aux communes. La Commission européenne a dû céder à la demande issue du Parlement européen selon laquelle il peut y avoir des cas où les communes sont amenées devant les tribunaux d’arbitrage des investisseurs. A partir de la zone de libre échange nord-américaine ALENA, il existe des exemples consternants. Ainsi, la commune mexicaine de Guadalcázar a été condamnée à payer 16,7 millions de dollars de dommages-intérêts car elle n’a pas autorisé une décharge de déchets toxiques pour protéger la nappe phréatique.
    • Le CETA élargie et renforce les obligations des marchés publics. Le CETA ouvre le marché des appels d’offres publics aux entreprises canadiennes. Par la détermination des seuils pour les appels d’offres internationaux dans les annexes du chapitre 19, il est plus difficile de les baisser de nouveau car une compensation doit être versée pour cela au Canada. Le CETA oblige les communes à choisir, lors des appels d’offres publics, toujours l’offre la plus avantageuse et interdit les exigences de qualité ainsi que les conditions visant à promouvoir les développements locaux.
    • Le CETA libéralise toutes les prestations de service qui ne sont pas exclues. Alors que d’autres accords commerciaux n’incluent que des secteurs économiques explicitement cités („liste positive“), le CETA rejette de ses règles tout ce qui n’est pas exclu („liste négative“). En outre, toutes les prestations de service qui n’existent pas encore tombent automatiquement sous le coup de l’accord et ne doivent pas être intégrées au service public.
    • Le CETA empêche la reprise des privatisations. L’article 8.4 (1) interdit explicitement même au niveau local de restreindre le nombre des entreprises qui exercent une activité économique, avec des „monopoles, des fournisseurs avec des droits exclusifs ou de l’exigence d’un contrôle des besoins économiques“. Ce qui signifie que la privatisation, effectuée par des gouvernements antérieurs par exemple, ne peut plus être reprise même si c’est la volonté démocratique des citoyens.

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  • Published: 10 Jan 2017
    Short URL: http://farmlandgrab.org/26819
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    L’indicateur du Renouveau | 10 janvier 2017

    Mali : Crise du capitalisme : Les altermondialistes exigent la sortie des pays africains de la CPI

      Le cadre de partenariat France-Afrique datant de plus de 56 ans suscite des débats chez les acteurs des mouvements sociaux. Réunis à Ouéléssébougou le week-end dernier pour le 12e Forum des peuples, les altermondialistes ont sonné la résistance pour construire des alternatives face à une coopération qui, pour eux, n’a servi que les intérêts économiques, géostratégiques des seuls dirigeants français et africains et surtout la sortie immédiate des pays africains à la CPI.

      Les acteurs des mouvements sociaux d’Afrique et d’Europe s’organisent pour une meilleure gouvernance et démocratie en Afrique et un nouveau cadre de partenariat avec la France. Le signal est donné au 12e Forum des peuples du Mali dénommé “Sommet alternatif citoyen au 27e Sommet Afrique-France qui a porté sur le thème central : Les peuples du Sud exigent des alternatives pour un nouveau partenariat économique, social et sécuritaire entre la France et les Etats africains”.

      Le forum a réuni plus de 800 participants, venant des différentes régions du Mali, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Conakry, du Togo, du Sénégal, du Maroc, de la Mauritanie, du Niger, de la RD Congo et de l’Europe. Il a été une véritable tribune d’expression sur la coopération France-Afrique datant de plus de 56 ans, qui n’a apporté, selon eux, aucun remède adéquat aux multiples défis que connait le continent africain.

    “Les participants au Sommet alternatif citoyen sont indignés des politiques de répression, de stigmatisation et de racisme des Etats du Nord à l’encontre des populations immigrées, reflet d’un passé colonial et d’un présent néocolonial. En dépit des accords sur le droit de libre circulation des personnes, ce droit est bafoué. Aussi les accords commerciaux inéquitables comme ceux des APE sont en train d’être imposés par l’Union européenne aux pays de l’Afrique-Caraïbes-Pacifique. Ils constituent des instruments en faveur des grandes puissances capitalistes et des multinationales du Nord contre les peuples”, a dénoncé Yvonne Ngoyi-yakabwe, présidente de la Dynamique des femmes de la société civile, point-focal marche mondiale des femmes.

    Dans une déclaration (http://www.farmlandgrab.org/26818) remise au sous-préfet de Ouéléssébougou, l’activiste de la République démocratique du Congo a ajouté que les peuples africains sont victimes des effets du dérèglement climatique causé principalement par les industries du Nord, de l’accaparement des terres agricoles, de l’agrobusiness et la destruction de l’agriculture vivrière. Toutes choses qui accentuent l’appauvrissement des paysans et la dépendance alimentaire de nos pays.

    “Face à cette crise globale du système capitaliste et à la faillite du mode de gouvernance néolibérale dicté par les multinationales et les puissances de l’Occident, les résistances s’organisent pour construire des alternatives, la sortie des pays africains de la Cour pénale internationale (CPI) et la création d’une Cour pénale africaine et la fin du financement de l’Union africaine par les fonds européens…”

    Bréhima Sogoba   Envoyé spécial           

    Source: Maliactu (http://maliactu.net/mali-crise-du-capitalisme-les-altermondialistes-exigent-la-sortie-des-pays-africains-de-la-cpi/)

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  • Cet homme met à disposition les plans de sa maison éco-efficiente


     

       Lorsqu’il a voulu créer un espace d’accueil pour les bénévoles sur sa ferme biologique, H.R Jayaram a décidé d’honorer ce que nous offre la nature en mettant au point un abri à partir de matériaux naturels et locaux. Aujourd’hui, sa « maison de terre et de végétal » se tient fièrement debout, arborant un extérieur comme un intérieur qui n’a pas grand chose à envier aux constructions contemporaines. Petit tour du propriétaire.  

    Une maison écologique pour une ferme biologique

      Entièrement réalisée à partir de fibres végétales et de terre, le « cottage » de la ferme de Sukrishi, à Nelamangala, en Inde, est un petit bijou d’architecture verte. Lancée par un ancien avocat reconverti en fermier, sa construction est le résultat de la mise à contribution d’un « architecte de l’alternatif » talentueux et imaginatif. Parmi les matériaux utilisés, on trouve du bambou, du bois, des pierres de formes diverses et variées, et… de la boue ! Une construction qui utilise les techniques ancestrales de la bauge.

      Chaque matériau a ainsi été choisi pour ses propriétés ainsi qu’en vertu du respect de l’environnement. L’empreinte carbone de cette construction, également, a été réduite au minimum en allant chercher les matériaux à leur source, de façon locale. La fondation a ainsi été faite à partir de terre et de pierres, et la structure de la maison est quant à elle le résultat de l’assemblage astucieux du bambou et de l’argile. À l’intérieur de l’habitat, la terre, proche de l’argile, a également permis la création d’un mobilier directement creusé et sculpté à même le sol. Les créateurs du cottage argumentent ainsi que ce genre de constructions « va jusqu’à éliminer le besoin de tout rangement, ceux-ci pouvant directement être creusés à même le sol. »

      La ferme, quant à elle, s’étale sur plus de 40 hectares pour une variété importante de plantes, et des centaines de fruits et de légumes cultivés de manière biologique (sans intrants chimiques). Pour arroser les plantes, l’équipe de H.R Jayaram va jusqu’à utiliser l’eau de pluie récoltée et stockée. Durant l’année, le lieu accueille des curieux venus du monde entier. Ceux-ci peuvent alors profiter de cette maison originale et unique tout en participant éventuellement à la vie communautaire.

      Une construction qui s’adapte à tous les environnements

      Jayaram revendique que la terre et les différentes tiges végétales permettent une grande adaptation à tous les climats : l’été, la glaise permet de conserver la fraîcheur à l’intérieur, quand à l’hiver, la terre suffit à protéger du froid. Les fondations en mortier de terre quant à elles, composent directement le sol de la maison, et sont faciles à mettre en place sur différentes variétés de terrains. En permettant une construction solide à partir de matériaux facilement trouvables dans la nature, ce genre de constructions pourrait être une véritable solution à la pénurie de logements, ou au manque d’accès à certaines matières premières.

      Une aubaine, lorsqu’aujourd’hui, en Inde, c’est encore près d’un tiers de la population qui peut être considérée comme vivant dans une profonde pauvreté. Afin de permettre à tous de se construire de reproduire ce cottage unique en son genre, un tutoriel complet a été gracieusement publié. Merci H.R Jayaram !


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  •                                                               2016    175 p.    10 €     

       "Nous appelons à définir ensemble un nouveau programme de résistance : pour nous, résister c'est créer." Reprenant cet appel lancé en 2004 par treize anciens résistants, 100 citoyens, tous reconnus dans leur domaine, ont conjugué leurs réflexions et leurs expériences pour élaborer un nouveau projet, #LesJoursHeureux

      Sur la démocratie, le vivre-ensemble, l'économie, l'écologie, ils proposent un cap à suivre et 120 actions immédiates. Pour qu'au brouillard de notre époque succèdent des jours heureux ! 

        Charte #LesJoursHeureux

    Le mouvement #LesJoursHeureux rassemble des citoyens désireux de sortir d’un cycle économique et politique qui empoisonne, au propre comme au figuré, la vie de la majorité d’entre nous. Ces femmes et ces hommes ont en commun la volonté d’abréger la période de doutes, de crainte du lendemain, de découragement, parfois de désespoir, que vivent beaucoup d’entre nous, depuis le début du XXIème  siècle.

    Ils-Elles se sont fixé-e-s pour objectif de faire advenir une société du « Bien vivre« , grâce à une grande consultation citoyenne, à partir l’automne 2016, sur la base d’analyses et de 120 propositions présentes dans le livre Et nous vivrons des jours heureux. (Actes Sud) et sur notre site internet.

    Cet ouvrage collectif réalisé par 100 auteurs se veut une actualisation, plus de 70 ans après sa rédaction, du programme du Conseil National de la Résistance « Les Jours Heureux », comme réponse aux enjeux d’aujourd’hui.

    Lire la suite...


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  •                                                              2016     122 p.     13€

       « Il n'existe pas d'objets ou de techniques en soi écologiques, seuls les modes de vie peuvent l'être. »

      Voici le texte-manifeste d'une des principales figures du mouvement critique de la croissance en Allemagne, un plaidoyer sans concession pour une économie relocalisée et durable.

      Niko Paech démontre que si les citoyens occidentaux jouissent d'un niveau de richesse en biens et en mobilité qui n'a pas de précédent dans l'histoire humaine, c'est au prix d'un saccage des ressources naturelles. Il détaille d'abord le processus contemporain de suppression des limites à la fois géographiques, temporelles et corporelles. Il revient ensuite sur l'histoire de la pensée économique et montre à quel point celle-ci s'est peu à peu détachée de la réalité écologique. Il s'attaque à cette fin au « mythe du découplage » ou de la « croissance verte », et approfondit les différentes formes d' « effets rebonds » : matériel, financier et psychologique.

       Convaincu qu'une issue est possible pour sauver la planète, l'auteur donne, en fin d'ouvrage, les contours d'une société de « post-croissance » durable et moderne. Au terme de ce parcours, une évidence se fait jour : et si se délester du superflu, tout en allégeant nos consciences, pouvait aussi nous rendre plus heureux ?

      Titre original : Befreiung vom Überfluss (auf dem Weg in die Postwachstumsökonomie)
      Édition originale : Oekom, 2012.

    Traduit de l'allemand par Gabriel Lombard.

       Né en 1960, Niko Paech est un économiste allemand, professeur à l'université d'Oldenburg, cofondateur de l'Association d'écologie économique (Vöö basée à Berlin). Il représente dans son pays le courant de la soutenabilité « forte », critique de la croissance et de toute forme de marketing vert. Il est présenté par de nombreux médias comme la figure du mouvement allemand de « post-croissance ».


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  •  
                                                         
                                                         2004   126 p.  3,50 € (en Poche)
     
        Social, humain, local, durable... Le développement a récemment revêtu des " habits neufs " qui satisfont les critères des organisations internationales telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international.
      Mais la logique économique est restée la même, et le modèle de développement conforme à l'orthodoxie néolibérale.
      Or le développementisme repose sur des croyances eschatologiques en une prospérité matérielle possible pour tous - que l'on sait dommageable et insoutenable pour la planète. Il faut donc remettre en cause les notions de croissance, de pauvreté, de besoins fondamentaux, et déconstruire notre imaginaire économique, ce qui affecte l'occidentalisation et la mondialisation.
      Certes, il ne s'agit pas de proposer un impossible retour en arrière, mais de penser les formes d'une alternative au développement : notamment la décroissance conviviale et le localisme.

       Professeur émérite d'économie à l'université de Paris-Sud (Orsay), Serge Latouche est spécialiste des rapports économiques et culturels Nord-Sud et de l'épistémologie des sciences sociales. Il est notamment l'auteur de:

    • Les Dangers du marché planétaire, Presses de Sciences Politiques, 1998 
    • Fouad Nohra, Hassan Zaoual et Serge Latouche, Critique de la raison économique. Introduction à la théorie des sites symboliques, L'Harmattan, 1999 
    • La Planète uniforme, octobre 2000 
    • La Déraison de la raison économique : Du délire d'efficacité au principe de précaution, Paris, Albin Michel, 2001 
    • « En finir, une fois pour toutes, avec le développement », Le Monde diplomatique,‎ 2001 (résumé [archive]) 
    • Justice sans limites, Paris, Fayard, 2003 
    • Décoloniser l'imaginaire : La Pensée créative contre l'économie de l'absurde, Parangon, 2003 
    • « Pour une société de décroissance », Le Monde diplomatique,‎ 2003  
    • « Et la décroissance sauvera le Sud », Le Monde diplomatique,‎ 2004  
    • Survivre au développement : De la décolonisation de l'imaginaire économique à la construction d'une société alternative, Paris, Mille et Une Nuits, 2004 
    • L'Invention de l'économie, 2005 
    • Le Pari de la décroissance, 2006 
    • Petit traité de la décroissance sereine, Paris, Mille et Une Nuits, 2007 
    • Entre mondialisation et décroissance. L'autre Afrique, 2008 
    • Didier Harpagès et Serge Latouche, Le Temps de la décroissance, éditions Thierry Magnier, coll. « Troisième Culture », 2010, 160 p. 
    • Sortir de la société de consommation, Arles, Actes Sud, coll. « Les liens qui libèrent », 2010 
    • Vers une société d'abondance frugale : Contresens et controverses sur la décroissance, Paris, Fayard - Mille et une nuits, 2011 
    • Bon pour la casse : Les déraisons de l'obsolescence programmée, Les liens qui libèrent, 2012 
    • L'âge des limites, Mille et une nuits, 2012, 152 p. 
    • Jacques Ellul contre le totalitarisme technicien, Le passager clandestin, 2013, 107 p.

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  •                                                                2015    520 p.    25 €   

       Découvrez en détail tous les concepts liés à la décroissance !

      Lorsque la langue usuelle ne permet plus d'exprimer ce qui demande à être articulé d'urgence, c'est qu'il est temps d'apprendre un nouveau vocabulaire. Ce livre étudie les principaux mots-clés de la décroissance et fournit une véritable boîte à outils pour penser une transformation radicale de nos sociétés qui mette enfin l'accent sur l idée de « vie bonne ». La diversité des entrées de ce dictionnaire encyclopédique, rédigées par les meilleurs spécialistes, montre que ce concept touche, certes, aux enjeux écologiques et environnementaux, mais qu il est loin de s'y limiter.

      Avec entre autres des contributions de Mauro Bonaiuti, Arturo Escobar, Marco Deriu, Tim Jackson, Paul Ariès, Serge Latouche, Agnès Sinaï... Une source d'inspiration indispensable ! en partenariat avec l'Institut Momentum Détail : Le vocable « décroissance » occupe aujourd'hui une place grandissante dans le débat public.

      Sa signification demeure cependant incertaine pour beaucoup. Pour échapper à l'ignorance ou à la mauvaise foi qui tantôt l'assimilent à la stagnation actuelle des économies occidentales, tantôt le dénoncent comme un projet de « retour à la bougie » de quelques « écolo-réactionnaires », il était donc plus que temps de proposer au public un état des lieux détaillé de ce qu'il recouvre réellement. Depuis sa première apparition, dans les années 1970, la notion s'est considérablement enrichie, au point de devenir un enjeu de réflexion pour tous ceux qui en appellent à une transformation sociale radicale.

      Cet ouvrage, composé d'une soixantaine d'articles de fond, en constitue la première synthèse thématique se proposant d'en définir les contours et d'en cerner les multiples sources intellectuelles. Il s'agit ici de souligner les grands axes des problématiques embrassées par la décroissance, de présenter les formes d'action qui s'y rattachent ou s'en revendiquent et, en laissant ouvert le débat interne sur un certain nombre de questions clés, d'exposer et de nourrir une discussion collective et internationale déjà bien engagée.

      La diversité des entrées de ce dictionnaire encyclopédique, rédigées par les meilleurs spécialistes, montre que ce concept touche, certes, aux enjeux écologiques et environnementaux, mais qu'il est loin de s'y limiter.

      On y découvrira:

      -que la décroissance se donne pour tâche d'étudier en profondeur le poids des logiques économiques et industrielles sur les conditions d'existence sur la planète, et de réfléchir à d'autres formes d'organisation de la production et des échanges ;

      -qu'elle instruit une critique en règle de nos choix de société et de leur rapport à ce qu'elle nomme la « vie bonne », tout en jetant les bases de contre-modèles possibles ;

      -enfin, qu'elle s'intéresse à toutes les expériences collectives actuelles qui témoignent, un peu partout dans le monde, de l'existence de résistances créatrices et vivaces au dogme de la croissance.


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  • 2015   110 p.   9 €

       Dans les années à venir, nous devrons faire face aux impacts du réchauffement climatique, à la dégradation accélérée de notre environnement et à la raréfaction des ressources qui maintiennent notre civilisation en vie, trois bouleversements qui vont s'accompagner de profonds changements sociétaux.
      Il devient urgent de s'y préparer pour infléchir les trajectoires en développant notre résilience, cette capacité des êtres et des systèmes socio-écologiques à absorber les chocs et à se transformer.
      Mot d'ordre du mouvement des villes en transition, mobilisateur pour certains, synonyme de résignation pour d'autres, la résilience comprend plusieurs facettes. Elle s'adresse à la fois aux individus, aux collectivités et aux élus locaux qui sont en première ligne pour maintenir les fondamentaux de notre société : santé, alimentation, transport. gestion des ressources vitales, énergie, habitat.
      Loin de prôner le repli sur soi, les stratégies de résilience encouragent le partage, la coopération, l'autonomie créatrice et l'imagination de tous les acteurs locaux. Les auteurs de ce livre nous offrent une boussole qui pourrait s'avérer bien utile pour traverser ce siècle sans chavirer. 
     

       Fondatrice de l'Institut Momentum, Agnès Sinaï est journaliste environnementale.

      Raphaël Stevens est chercheur spécialisé en résilience des systèmes socio-écologiques, formateur et auteur.

      Hugo Corton est ingénieur centralien, diplômé de Sciences Po.

      Poblo Servigne est chercheur indépendont, auteur, formateur et conférencier.

      Tous sont chercheurs associés à l'Institut Momentum.


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  •  

                                                                     2015   74 p.   8 €

       Depuis près de cinquante ans, Pierre Rabhi en est persuadé : c'est en nous reconnectant à la terre qui nous nourrit, en prenant le temps de comprendre le miracle qui transforme une graine en de multiples fruits, que nous trouverons les ressources nécessaires pour construire une société véritablement intelligente et pérenne. Car, selon lui, l'agriculture tient la place centrale de nos organisations humaines. Elle conditionne non seulement notre capacité à nous nourrir et donc à survivre, mais également la possibilité d'élaborer nos cultures et toutes les activités qui constituent nos sociétés.
      Or, nous sommes aujourd'hui face à un choix.
       Continuons-nous à favoriser l'agriculture industrielle, responsable de près de 70 % des destructions écologiques sur la planète et de la disparition de millions de petits paysans ?
       Ou prenons-nous le tournant de l'agroécologie qui, selon nombre d'experts, permettrait de nourrir sainement l'humanité tout en régénérant les écosystèmes ?
      Pierre Rabhi, un des pionniers de l'agroécologie, met les choses au point dans un dialogue passionnant avec Jacques Caplat, chercheur et agronome. A la fois scientifique, politique et philosophique, cet ouvrage éclaire la relation entre l'être humain et la nature, et propose des solutions à mettre en oeuvre par tous.

       Agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, Pierre Rabhi est l'un des pionniers de l'agroécologie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont

      -Semeur d'espoirs avec Olivier Le Noire (Actes Sud, 2013) et

      -Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010).

      Jacques Caplat est agronome et ethnologue. Il est l'auteur de nombreux rapports et conférences sur l'agriculture biologique, ainsi que des livres

      -Changeons d'agriculture - Réussir la transition (Actes Sud, 2014) et

      -L'Agriculture biologique pour nourrir l'humanité - Démonstration (Actes Sud, 2012).


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  • De l’Inde à l’Europe, une longue marche en 2020 pour l’écologie et les exclus de la mondialisation
     
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    Posted in:  India

    Reporterre | 24 novembre 2016

    Benjamin Joyeux

    Le mouvement Ekta Parishad est né en Inde pour défendre les paysans spoliés de leurs terres. En organisant de grandes marches non-violentes, il a remporté des succès, raconte l’auteur de cette tribune. Et prépare, pour 2020, une grande marche de New Delhi à la Suisse afin de défendre un autre modèle de développement à l’échelle mondiale.

    Jalgaon, Maharashtra, ouest de l’Inde, 4 octobre 2016 au soir : dans un centre culturel dédié à Gandhi, au sommet d’une colline dominant la ville, quelques dizaines de femmes font le débriefing de la conférence à laquelle elles viennent de participer. À l’invitation du mouvement Ekta Parishad (qui signifie « forum de l’unité », en hindi), environ 200 femmes, militantes féministes et pacifistes de 26 nationalités différentes, viennent de débattre de paix, de non-violence et de féminisme pendant trois jours. Parmi l’assistance, un homme, Rajagopal P.V, les traits tirés mais l’air enjoué, traverse la salle, félicitant les participantes pour la qualité des débats. Malgré l’heure tardive et une journée visiblement chargée, il accepte de parler de son organisation et de ses actions. Et celles-ci sont nombreuses et impressionnantes, depuis la création d’Ekta Parishad en 1991.

    Au départ, Ekta Parishad a été créé pour défendre des paysans expulsés de leurs terres par les autorités indiennes cherchant à fournir des terrains les moins chers possible à des entreprises pour y implanter leurs usines. Le mouvement s’est constitué en suivant deux axes : d’une part la mobilisation des habitants dans chaque « panchayat » (équivalent local de nos conseils municipaux), d’autre part le lobbying et le plaidoyer auprès des autorités, locales tout d’abord, puis régionales et nationales. Les campagnes menées par Ekta Parishad lui ont en effet fait comprendre très rapidement les limites des actions locales, et le mouvement s’est lancé à partir de 2005 dans une vaste campagne nationale et internationale d’action non-violente. Le but : promouvoir un autre modèle de développement, après avoir acquis une certaine visibilité dans le milieu altermondialiste en ayant participé activement en 2004 au Forum social mondial de Bombay.

    Le gouvernement indien a besoin de terres à vendre aux plus offrants

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  • 2011     51 p.   5,60 €

           Ce texte de Pierre Rabhi nous amène à ouvrir les yeux sur le devenir de la planète et de l'espèce humaine, et propose une réflexion sur la "nécessaire décroissance". Il apporte des solutions concrètes, réalistes, que chacun peut mettre en oeuvre.

      Depuis maintenant des décennies, Pierre Rabhi mène un incessant combat pour la réhabilitation des cultures traditionnelles cultures au sens agricole du terme, comme au sens spirituel. Homme du concret, il s'est révélé également un admirable conteur dans le récit de son parcours hors du commun,

      -Du Sahara aux Cévennes, et dans ses

      - Paroles de terre, véritable roman de l'âme africaine. Avec

      -Le Gardien du feu,

      on navigue encore dans des eaux frontalières où s'interpénètrent le mythe et l'histoire, les rites traditionnels et les problématiques urgentes d'aujourd'hui. Il faut écouter ces histoires qui nous parlent de notre histoire à tous. Il faut écouter l'appel de Pierre Rabhi, cet homme qui infatigablement, sans jamais élever le ton de la voix, tente de hausser le niveau de notre humanité.


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  • 2015    213 p.    8 €

       Ce sont des hommes d'une grande sagesse, réunis pour la première fois : un moine bouddhiste, un psychiatre, un agriculteur philosophe et un professeur de médecine.
       Face au mal-être contemporain, face à la crise de sens et aux désastres écologiques, ils proposent des remèdes.
       Après avoir discuté, dialogué, échangé, chacun a écrit un chapitre, fruit de son expérience, donnant au lecteur des pistes pour agir et des conseils pratiques. C'est en se changeant que l'on changera le monde.

       Christophe André est psychiatre. Depuis plus de vingt ans, il s'interroge sur les valeurs que chacun peut développer pour une vie meilleure (l'estime de soi, l'imperfection).

      Jon Kabat-Zinn est professeur émérite de médecine. Depuis trente ans, il se bat pour adapter la méditation au monde occidental. Il en a fait un outil de soin, scientifiquement validé. Après avoir conquis les hôpitaux, la pleine conscience est entrée dans les écoles et les entreprises.

      Pierre Rahbi le est le père de l'agro-écologie et défend, depuis plus de quarante ans, un monde plus respectueux de l'homme et de la terre. Par ses actions en Ardèche puis en Afrique et au Maghreb, par ses nombreux essais, il se bat pour une « sobriété heureuse ».

      Matthieu Ricard est moine bouddhiste. Il a passé sa vie dans l'intimité des plus grands maîtres spirituels.

      Ilios Kotsou, chercheur en psychologie des émotions, et Caroline Lesire, engagée dans la coopération au dévelop-pement, ont coordonné ce travail. Ils présentent en fin d'ouvrage une cinquantaine d'associations dans le domaine de l'éducation, de l'écologie, de la consommation, etc.


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  •                                                                            2015    304 p.   29,90 €    

        Comment pouvons-nous répondre aux bouleversements engendrés par le changement climatique ? L’humanité arrivera-t-elle à poursuivre son développement sans épuiser davantage la planète ?

        Pour répondre à ces interrogations, les photographes et les rédacteurs du collectif Argos ont enquêté au Texas, aux Pays-Bas, en France mais aussi au Bangladesh, au Bhoutan, au Burkina Faso, au Cap-Vert, aux Émirats arabes unis et en Indonésie. À chaque fois, les journalistes ont décrit et expliqué les initiatives prises par les populations concernées pour réduire leur empreinte environnementale. En abordant différents domaines tels que l’agriculture, les transports, l’habitat ou encore l’économie circulaire.

       De leurs reportages au long cours, ils ramènent des histoires passionnantes d’hommes et de femmes qui nous aident à comprendre qu’une nouvelle voie est possible – moins polluante, moins gourmande en énergies fossiles, plus en harmonie avec notre environnement. Leurs textes et leurs photos nous montrent que cette voie est porteuse d’espoir pour les générations futures. Et surtout qu’elle fait envie…
     

      Fondé en 2001, Argos réunit sept rédacteurs et photographes engagés dans des projets documentaires. Le collectif, basé à Paris, a déjà publié deux ouvrages de reportages :

       -Réfugiés climatiques  (Éditions Carré, 2010) et

       -Gueules d’Hexagone (Intervalles, 2012).
     

       De 2001 à 2015, le climatologue Jean Jouzel  a été vice-président du groupe scientifique du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). 

       Argos rassemble 11 rédacteurs et photographes, tous engagés dans le journalisme documentaire. Créé en 2001, le collectif Argos témoigne des mutations du monde contemporain - économiques ou écologiques, locales ou globales, néfastes ou porteuses d'espoir. Leurs récits, en texte et en images, sont toujours attentifs à la place de l'être humain dans ces mutations.


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    2014     133 p.   10 €
     
      Partout en France, des gens ordinaires sont en train de prouver que la transformation sociale n'est pas l'apanage des puissants.
       Partant du constat que l'Etat providence et le marché sont défaillants, ils ont décidé d'oeuvrer eux-mêmes pour répondre aux enjeux de notre temps. Pas à pas et ensemble ils apportent des réponses viables et applicables à court terme à des problématiques du quotidien : se nourrir, se loger, travailler, éduquer les enfants, produire de l'énergie, fabriquer et réparer des objets, faire vivre son quartier...
       Ils créent des monnaies locales, des banques villageoises, des entreprises coopératives, des parcs éoliens citoyens, des zones de résistance créative, des habitats groupés, des ateliers d'auto réparation de vélo, des circuits-courts producteurs consommateurs...
      Ces citoyens ordinaires luttent contre le fatalisme et l'apathie et prouvent que chacun a sa place et un rôle dans l'action. A l'heure où les urgences écologiques et sociales frappent chaque jour avec plus d'insistance aux portes de nos consciences, ces citoyens croient en un avenir meilleur et le mettent en oeuvre dès aujourd'hui. Ils redonnent espoir et envie d'agir autour d'eux, ils font renaître l'utopie.
       Emmanuel Daniel a sillonné les routes de France pour aller voir une cinquantaine de projets alternatifs en pleine activité. Cette virée en utopie donne un aperçu étonnant de l'extrême variété, de la richesse et du dynamisme de ces mouvements. Dans une analyse plus générale l'auteur revient sur ces nouveaux utopistes : qui sont-ils ? Qu'est-ce qui relie entre elles ces initiatives ? En quoi ce mouvement est-il en train de changer la société ?  

       Si, la France va bien ! Partout, aux quatre coins du pays, des femmes et des hommes inventent, innovent, expérimentent, réussissent. Quoi ? De nouvelles façons de vivre, de travailler ensemble, de coopérer, de s’émanciper. C’est une mutation tranquille qui est à l’œuvre, ignorée par les grands médias : elle n’en est pas moins réelle et vigoureuse. 

       Armé de son sac à dos et de son carnet de notes, le jeune journaliste Emmanuel Daniel a été à la rencontre de ces aventuriers et aventurières d’un nouveau monde. Nul besoin d’aller en Papousie ou au Kamtchaka pour explorer une contrée méconnue : la ré-invention du quotidien. Ce voyage au pays des alternatives conduit à des entreprises sans patron, des démocraties villageoises, des monnaies indépendantes, des écoles émancipatrices, des habitats participatifs…

       Au fil des histoires alertes que l’auteur nous raconte ici, l'optimisme renaît. Car le plus extraordinaire dans son récit, c’est qu’on découvre que chacun peut aussi participer à transformer l’état des choses. 

       Emmanuel Daniel est un jeune journaliste indépendant né en 1989, passionné par les alternatives politiques et économiques au système actuel. Il se consacre donc à diffuser et à expliquer les initiatives qui contribuent à l'élan solidaire et subversif notamment à travers la revue en ligne Reporterre et son propre blog.


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  •                                                             2014   255 p.   15 €

       "Nous sommes des millions à nous sentir trahis, à penser : "Je n'ai pas voté pour ça!" Et pourtant, nous sommes des millions à croire encore à la justice sociale et à comprendre que détruire la planète, c'est détruire notre avenir. Des millions à savoir que la haine de l'autre n'a jamais créé un emploi. Nous ne pouvons pas nous résigner. Il existe des solutions efficaces pour sortir de la crise, une nouvelle donne est possible. Si les "élites" ont renoncé, nous, nous continuerons le combat. Il est temps de relever la tête. Il est temps de reprendre la main".
     
       Ingénieur agronome et économiste, Pierre Larrouturou est, avec Stéphane Hessel, l'un des fondateurs du collectif Roosevelt 2012. Dès 2002, il fut l'un des rares économistes à annoncer la crise. En novembre 2013, il quitte le Parti socialiste pour créer le mouvement Nouvelle Donne, qui rassemble déjà plus de 7 000 adhérents et présentera des listes citoyennes aux élections européennes du 25 mai 2014.
      
      Pierre Larrouturou : “Nous pouvons retrouver une prospérité sans croissance”

       [....]

      La politique de l’offre adoptée par François Hollande, la nomination de Manuel Valls à Matignon et le pacte de responsabilité témoignent-ils selon vous de la mort du PS?

      Le PS est mort. Il a arrêté de réfléchir en 2002. Après la baffe du 21 avril 2002, lorsque Le Pen est passé devant Jospin au premier tour de l’élection présidentielle, j’ai pris ma carte au PS en pensant que cela avait été un choc suffisant, qu’ils allaient se remettre en cause. François Hollande m’avait dit que s’il m’avait écouté, il n’y aurait pas eu de 21 avril, qu’il fallait que j’entre à la commission économique, que l’on organiserait des débats, etc. En fait, il n’y a jamais eu aucun débat, en dépit des statuts du PS qui en prévoient deux par an. Jamais on a réfléchit, ni quand on était dans l’opposition, ni maintenant que nous sommes au pouvoir. Aucun groupe humain, aucun journal, aucune association ne peut fonctionner avec ce niveau zéro de réflexion.

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  •                                                             2014   14 €    210 p.

        Ce livre est un appel à l'action concrète de la part du fondateur d'un mouvement de la " transition " qui fait tache d'huile en France - via les " villes en transition " et les colibris (P. Rabhi).
       Il explique pourquoi il faut passer à l'action et, surtout, comment on peut le faire, en présentant de nombreuses histoires d'actions locales réussies : le retour des vergers à St-Quentin, un supermarché coopératif de produits locaux en Espagne, un plan de descente énergétique à Totnes en Angleterre, une monnaie locale à Bristol, le retour de la bicyclette en Italie (dont les ventes ont dépassé depuis peu celle des automobiles), un " Répar' Café " à Paris, des jardins partagés un peu partout, un moulin en Argentine, une coopérative électrique locale d'énergies renouvelables dans le Japon post-Fukushima, etc.
      Après le succès du Manuel de transition (Les éditions Ecosociété, 2010), ce nouveau livre de Rob Hopkins permet au grand public - par son format plus court, son récit vivant d'initiatives concrètes et ses paroles d'acteurs - de découvrir la transition, d'apprendre à s'organiser à l'échelle des quartiers et des territoires pour être mieux plutôt que d'avoir plus.

       Rob Hopkins est l'initiateur du mouvement des " transition towns ". Il existe plus de 1 300 groupes et initiatives de transition dans 43 pays.


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  • L'agroécologie

    2015    71 p.    8 €

      

        Depuis près de cinquante ans, Pierre Rabhi en est persuadé : c'est en nous reconnectant à la terre qui nous nourrit, en prenant le temps de comprendre le miracle qui transforme une graine en de multiples fruits, que nous trouverons les ressources nécessaires pour construire une société véritablement intelligente et pérenne. Car, selon lui, l'agriculture tient la place centrale de nos organisations humaines.
       Elle conditionne non seulement notre capacité à nous nourrir et donc à survivre, mais également la possibilité d'élaborer nos cultures et toutes les activités qui constituent nos sociétés.
       Or, nous sommes aujourd'hui face à un choix. Continuons-nous à favoriser l'agriculture industrielle, responsable de près de 70 % des destructions écologiques sur la planète et de la disparition de millions de petits paysans ? 
       Ou prenons-nous le tournant de l'agroécologie qui, selon nombre d'experts, permettrait de nourrir sainement l'humanité tout en régénérant les écosystèmes ?
       Pierre Rabhi, un des pionniers de l'agroécologie, met les choses au point dans un dialogue passionnant avec Jacques Caplat, chercheur et agronome.
      A la fois scientifique, politique et philosophique, cet ouvrage éclaire la relation entre l'être humain et la nature, et propose des solutions à mettre en oeuvre par tous.
      
       Agriculteur, écrivain et penseur français d'origine algérienne, Pierre Rabhi est l'un des pionniers de l'agroécologie. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont
       -Semeur d'espoirs avec Olivier Le Noire (Actes Sud, 2013) et
      -Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010).
      
       Jacques Caplat est agronome et ethnologue. Il est l'auteur de nombreux rapports et conférences sur l'agriculture biologique, ainsi que des livres
      -Changeons d'agriculture - Réussir la transition (Actes Sud, 2014) et
      -L'Agriculture biologique pour nourrir l'humanité - Démonstration (Actes Sud, 2012).

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         Dans ce blog , vous trouverez de nombreuses idées de cadeaux de qualité pour les adultes (livres sur des sujets divers, idées de stages, abonnements à des revues...) et pour les enfants ( jeux, livres, vêtements, revues... ). En choisissant de préférence du made in France (si, si ça existe) vous ferez en plus oeuvre civique, écologique...  Quelques sites: 

      http://www.lafabriquehexagonale.com/          https://www.ofrance.fr/

      http://www.100pour100-madeinfrance.fr/       https://www.remade-in-france.com/boutique/

      http://www.madefrance.fr/                          http://www.boutique-madeinfrance.fr/?Mod=CAT

       http://www.emadeinfrance.com/index.php     Il en existe certainement bien d'autres...

    Le grand sapin de Noël de Strasbourg en 2014
    Le grand sapin de Noël de Strasbourg en 2014

    Arguments favorables et objections

    La consommation de produits made in France depuis le territoire constitue dans la plupart des cas (hors échanges entre les DOM-TOM et la France métropolitaine) une forme de localisme. À ce titre, le “fabriqué en France” présente donc des intérêts identiques (développement de l’économie locale, empreinte écologique réduite) mais est aussi imputable des mêmes critiques. La doctrine soutenant consommation de produits fabriqués en France se distingue toutefois du localisme par l’introduction de la notion de limites frontalières.Le soutien de l’emploi en France, une qualité supérieure des produits, des normes sociales et environnementales plus strictes que dans la plupart du reste du monde, sont invoqués par les défenseurs du produire en France. D’après Robert Rochefort, le seul basculement d’un achat sur dix d’un produit fabriqué à l’étranger vers un produit fabriqué en France suffirait à réduire le déficit commercial extérieur de la France de moitié1

    Des critiques dénoncent le manque de transparence sur la fabrication des produits, certains pouvant être perçus comme totalement made in France alors que de nombreux composants proviennent d’autres pays2. D’autre part, cette doctrine est perçue comme un repli sur soi, et subit les objections généralement adressées au protectionnisme.

    Structures répertoriant et soutenant les entreprises fabricant en France

    Il existe plusieurs moyens de référencement des produits made in France, notamment le moteur de recherche de produits fabriqués en France ou des annuaires répertoriant des entreprises fabricant en France ou leurs produits spécifiquement fabriqués sur le territoire national.

    • La mention Origine France Garantie, est une marque déposée gérée par l’association Pro France. Elle est attribuée par celle-ci, après une procédure d'agrément onéreuse, aux produits ou catégories de produits respectant des critères plus stricts que la mention “Fabriqué en France” attribuée par la douane française. Cette mention n'est pas un label officiel français.
    • La mention Haute Technologie Made In France, décernée par la Fédération de haute technologie française, est quant à lui spécialisé dans les entreprises de hautes technologies, et permet de garantir l'origine Française des produits et services des sociétés de ce domaine. Cette mention n'est pas un label officiel français.

       1« Comment soutenir et encourager le "made in France" » , sur www.robertrochefort.eu,‎ 3 février 2014 (consulté le 17 août 2014)

       2 « Au "Made in France", je préfèrerais le "Made by France" » , sur www.atlantico.fr,‎ 13 décembre 2011 (consulté le 17 août 2014)

        D'après/  https://fr.wikipedia.org/wiki/Fabriqu%C3%A9_en_France


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    De gros pulls, des gilets, des écharpes, des guêtres, des moufles, des bonnets… Bref tout ce qu'il faut pour que les plus petits de la famille aient bien chaud cet hiver. C'est en résumé ce que propose Cape & Crochet, une jeune entreprise dont la spécialité est le « tricoté main ». Eh oui, les pulls, bonnets et autres moufles sus-mentionnés n'ont jamais connu la machine. Ils sont nés grâce à des mains expertes et à de bonnes vieilles aiguilles. Un pied de nez magistral à la doxa qui veut que les coûts de main-d'œuvre soient les premiers comprimés…
    Mieux : dans son souci de produire responsable et local, Cape & Crochet se fournit chez l'un des tout derniers filateurs français, dans la Creuse. Pour les boutons en porcelaine, c'est dans le Lot voisin… Bref, difficile de faire mieux en termes de proximité puisque l'entreprise est quant à elle corrézienne.
    Pour réchauffer les doigts — de pied ou de main —, les oreilles, les cous, les bras et les bidous, Cape & Corchet compte sur les bienfaits de la fine laine mérinos, de l'alpaga, du mohair, etc.
    Pas très high-tech tout ça, mais tellement doux et rassurant.
    La France est un des pays d'Europe où la natalité est la plus dynamique paraît-il. C'est finalement la seule ressource naturelle dont dispose l'Hexagone, alors autant en prendre soin… Ça tombe bien, les vêtements tricotés et cousus à la main sont faits pour durer, pour passer de génération en génération, pour habiller les filles et les garçons, du premier âge jusqu'à 10 ans.
    Si Cape & Crochet rend hommage aux savoir-faire d'antan, elle n'en est pas moins une entreprise du 21e siècle. Ses créations sont donc en vente sur Internet, pour que les Alsaciens, les Bretons, les Béarnais, les Ch'tis ou les Franciliens profitent eux aussi de la chaleur « made in Massif central ». 

    Cape & Crochet, vêtements enfants en laine tricoté à la main en France


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  • Le Plan Keyline

     http://www.agriculture-nouvelle.fr/

    Par Romain Loiseau

       Lors de mes débuts en Permaculture j’ai été intéressé par le concept du KEYLINE. Mes travaux ainsi que mes intérêts, ce sont vite rapprochés vers l’agriculture à petite et grande échelle. Il y a donc quelques années, j’ai décidé de prendre un cours en Angleterre avec un maître en la matière venue d’Australie, Darren J Doherty. Je vais donc vous présenter cet outil. 

       ‘’…Le travail de l’homme de la terre n’est pas vraiment de conserver le sol comme il est mais de le développer, afin de l’améliorer et de le rendre plus fertile que jamais …’’ – P.A.Yeomans

       La conception de chaque exploitation ou de chaque ferme doit-être organisée par rapport à la topographie du terrain avec pour résultat un gain de temps, de main d’œuvre et d’argent.

      La conception Keyline ® (ou plan de point-clé) :

      Ce concept a été développé par l’agriculteur et ingénieur Perceval Alfred Yeomans (1904-1984), à la fin des années 1940 dans les zones arides de l’Australie. Il développa la conception Keyline due au régime des pluies imprévisibles sur sa propriété. Il avait aussi compris que l’érosion, les feux sauvages et l’assèchement des terres n’était que le résultat d’une mauvaise planification agricole et d’une incompréhension de la topographie. PA Yeomans a publié son premier livre sur la conception Keyline en 1954.

       Yeomans décrit un système de contour amplifié déchiré (par la sous-soleuse Yeomans) pour contrôler le ruissellement et les précipitations ainsi que permettre des irrigations par inondation rapide des terres vallonnées sans avoir besoin de faire des terrasses (ce que les méthodes de conservation recommandaient).

       Le plan Keyline prépare le terrain pour absorber rapidement et contenir une proportion croissante de ses précipitations. Le résultat de ce plan directeur stratégique est de régénérer et améliorer le paysage existant. Il planifie également le stockage du surplus des eaux de ruissellement dans des étangs pour plus tard servir à diverses utilisations. Ils sontlimentés par la gravité et peuventêtre utilisés pour l’irrigation par la submersion rapide des cultures ou pour abreuver les animaux.

      Un objectif principal de la conception de Keyline ® est de favoriser le développement biologique et profond du sol vivant fertile dans le paysage conçu.

    Les éléments clés de la conception Keyline ® :

    • Rapide développement de la couche de terre arable et de sa maintenance,
    • Un système intégré et rentable maximisant la collection des eaux pluviales et systèmes d’irrigation par gravité,
    • Plan intégrée d’entreprise agricole  selon leur topographie,
    • Excellente solution pour l’érosion des sols et leur salinité,
    • Un moyen facile de travailler avec le paysage,
    • Reconstruction de la structure du sol,
    • Les ruissellement sont stockés dans des étangs

       P.A. Yeomans a organisé une planification du paysage, ce qu’il décrit par l’échelle de la permanence Keyline en huit points différents. L’échelle identifie le placement des éléments d’une ferme typique en fonction du degré de leur permanence relative. Ensemble, ils complètent le paysage.

    1. le climat
    2. Les formes du paysage
    3. L’eau
    4. Les accès
    5. Les arbres
    6. Les infrastructures
    7. La subdivision
    8. La terre

       Les lignes de drainage naturelles identifiées au relief offrent par la suite, des emplacements optimaux pour  différents éléments moins permanents (routes, arbres, bâtiments et clôtures) afin d’optimiser le potentiel naturel du paysage.

       Darren J Doherty, maître en conception Keyline, le dit de cette façon «  vous devez penser bleu avant de penser vert ou noir » qui surligne l’importance des interconnexions entre le sol, l’eau et le carbone. L’eau doit donc doit être dans le sol avant que l’herbe ou les arbres puisse y pousser. Ceci est le reflet direct de l’échelle Keyline de la permanence, mais essentiellement elle nous permet une approche facile par étape pour construire rapidement des sols en bonne santé.

     Le plan keyline

       « Une stratégie de conception globale de développement agricole et urbain basé sur les formes terrestres répétitifs et fondamentales qui ont été créés par l’eau » Abe Collins.


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    Bonjour,

    Smartphones,vêtements, jouets…

    Derrière les cadeaux qui envahissent les rayons des magasins ici, des centaines de milliers de familles d'ouvrier-ère-s et de paysan-ne-s souffrent là-bas :

    ça suffit
     

    Les multinationales qui ferment les yeux sur les abus commis dans leurs usines et celles de leurs sous-traitants ne doivent plus s'enrichir sur le dos des travailleurs-euses les plus défavorisé-e-s de la planète !

    Pour leur venir en aide, rejoignez sans attendre la campagne de mobilisation de Peuples Solidaires :

    Votre soutien est indispensable pour contrer les marques et les gouvernements qui violent les droits des plus faibles.

      Ensemble, faisons reculer la pauvreté et progresse les droits.

       Merci  

      Allez sur le site peuples-solidaires.org    

     

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  •   french@newsletter.monsantotribunal.org

    Succès du Tribunal et Assemblée des Peuples... Et après?

    Les audiences du Tribunal Monsanto et l'Assemblée des Peuples tenue en parallèle ont rencontré un grand succès. Les victimes étaient heureuses d'avoir été entendues, les médias (surtout français, allemands et latino-américains) étaient au rendez-vous, plus de 10 000 personnes ont regardé tout ou partie du livestream sur tous les continents et bien plus encore se sont mobilisées sur les réseaux sociaux. Près de 750 personnes de plus de 30 nationalités étaient présentes à La Haye pour participer à ces événements historiques.

    Pour les participant-e-s de l'Assemblée des Peuples (les "procureurs" du Tribunal), il est clair que Monsanto est coupable de violation des droits humains fondamentaux. Cependant, il est à présent du ressort des cinq juges indépendants de rendre un avis juridique sur ce sujet. Ces derniers ont indiqué avoir besoin de temps pour rendre un avis solide et bien fondé, qui pourra être utile dans d'autres cas et contribuer aux discussions sur le développement du droit international. L'opinion juridique est attendue au printemps. Nous vous tiendrons bien sûr au courant des procédures en cours et vous communiquerons la date choisie par les Juges pour rendre leurs conclusions.

    Ecoutez et regardez les témoignages (6 langues disponibles)

    Nous avons mis en ligne les vidéos des témoins et expert-e-s en six langues. L'ouverture et la conclusion du Tribunal sont également sous-titrées en anglais, français, allemand et espagnol. Si vous n'avez pas pu suivre le livestream, cela vaut maintenant la peine de prendre le temps de regarder et écouter les témoins, expert-e-s, avocat-e-s et Juges.

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    Monsanto et les autres: le livre noir de Syngenta

    Monsanto est un (très mauvais) exemple de grande entreprise agrochimique qui rend des populations malades, pollue notre environnement et tente de contrôler nos sources d'alimentation. Un autre grand pollueur est Syngenta, le plus grand producteur de pesticides au monde actuellement en cours de fusion avec Chem China, une compagnie également partenaire de Monsanto. Syngenta est bien connue pour ses néonicotinoïdes tueurs d'abeilles (avec Bayer) et pour son herbicide Paraquat, très toxique et interdit en Europe. Ce dernier est beaucoup utilisé aux États-Unis et en Amérique latine pour éliminer les mauvaises herbes devenues résistantes au Roundup ainsi que pour désherber les cultures de soja "Roundup-ready".

    L'organisation Suisse Multiwatch (http://www.multiwatch.ch/fr) a enquêté sur Syngenta et préparé un Livre noir, dont la traduction anglaise a été présentée à l'Assemblée des Peuples à La Haye. Retrouvez le teaser sur le site de la campagne "Marche contre Syngenta" (http://marchagainstsyngenta.org/) et lisez certains chapitres dans la partie "Cases". Lisez également la lettre ouverte (http://www.multiwatch.ch/fr/p97002392.html) à M. Han Chang-fu, Ministre de l'Agriculture de la République Populaire de Chine: "Stop à l'exportation du Paraquat produit en Chine par Syngenta et d'autres!

     

    Pourquoi les traités de libre-échange menacent la démocratie?

    De nombreuses discussions sur des traités de libre-échanges (CETA, TTIP, TPP) sont en cours. L'un des problèmes majeurs de ces traités est qu'ils créent une place à part pour les entreprises, en dehors de droit que nous connaissons. Si nous, les citoyennes et citoyens, décidons de mettre en place une nouvelle loi pour nous protéger ainsi que notre environnement, les entreprises peuvent poursuivre un pays dans une cour spéciale pour perte de profits. Imaginez que l'Europe interdise le glyphosate l'année prochaine, Monsanto réclamerait immédiatement des milliards de dollars pour la perte d'un produit très rentable.

    Une folie? Oui, c'est bien pour cela que ces mécanismes de règlement des différends entre investisseurs et États (‘investor-state dispute settlements’, ISDS en anglais) sont totalement non-démocratiques et qu'aucun pays ne devraient signer ces accords.

    Un nouveau traité sur les multinationales et les droits humains?

    Il y a mieux à faire que de faciliter l'impunité des entreprises. Le mois d'octobre a vu des développements prometteurs au sein de l'ONU, en direction de la création d'un ensemble de règles internationales et contraignantes. Cela pourrait avoir de profondes implications pour les plus grandes entreprises du monde, en les forçant à respecter les droits humains d'une manière sans précédent.

    Emmenés par l'Afrique du Sud et l’Équateur, beaucoup de pays ont exprimé clairement leur soutien à un système de règles contraignantes. Voila qui donne le bon ton pour une négociation ambitieuse. Les discussions de Genève étaient aussi remarquables du fait d'une mobilisation forte et croissante de la société civile. L’Équateur, qui préside ce processus, va maintenant entamer un processus de négociations formelles. Une graine est semée! Voir le communiqué de presse

      (http://www.foei.org/press/seed-new-treaty-tncs-human-rights-planted)  des Amis de la Terre.

       Dons et soutien sont les bienvenus Dans l'attente de l'avis juridique, nous allons continuer à suivre les actions de Monsanto et sa possible fusion avec Bayer et nous tenterons de soutenir les témoins dans leurs propres procès. Plus de 1100 organisations et 88 000 personnes ont signé pour soutenir le Tribunal Monsanto. Aidez-nous à parvenir à 100 000. Demandez à vos ami-e-s de signer et partager nos messages sur les réseaux sociaux. Grâce à vous nous avons collecté les fonds nécessaires à l'organisation des audiences du Tribunal. Aidez-nous maintenant à donner à l'opinion juridique un maximum d'impact. Aidez-nous à mettre un terme aux crimes de Monsanto.


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