• Etats-Unis : Monsanto condamné pour la première fois vis-à-vis du glyphosate

    La justice américaine vient de rendre une décision hautement symbolique : elle a condamné Monsanto à des millions de dollars de dommages et intérêts.

    Pour Dewayne Johnson, un jardinier américain de 46 ans, il ne faisait aucun doute que Monsanto était à l’origine de son cancer du système lymphatique. Durant 2 ans, l’homme a régulièrement vaporisé du Roundup et du Ranger Pro, deux herbicides, dans le cadre de son travail dans des écoles californiennes.

    Pour la première fois, des accusations visant la dangerosité de ces pesticides ont donné lieu à un procès. Ces produits sont devenus tristement célèbres car ils contiennent du glyphosate, une substance classée cancérigène par la Californie.

    Les avocats de Dewayne Johnson sont parvenus à prouver le lien entre sa maladie et l’épandage du glyphosate. « C’est un jour historique ! Depuis quarante ans que ce produit existe, la vérité éclate enfin grâce à un jury indépendant. » s’est exclamé Marc Burton, l’un de ses avocats.

    Le 8 août 2018, TV5 Monde revenait sur l’affaire alors toujours en cours.

      Voici la lecture du jugement unanime rendu par un jury composé de 12 personnes :

    « Est-ce que le Roundup ou le Ranger Pro ont contribué à la maladie du plaignant ? Oui. Est-ce que Monsanto connaissait la dangerosité de ses produits contenant du glyphosate ? Oui. Est-ce que le groupe a volontairement choisi de ne pas accompagner ses pesticides d’un avertissement destiné au consommateur ? Oui. »

    À la suite de 4 semaines de procès, le jury populaire condamne ainsi Monsanto à verser 289 millions de dollars (près de 290 millions d’euros) à Dewayne Johnson. L’ex-jardinier n’a, selon ses médecins, plus que deux ans à vivre.

    Ému et reconnaissant, l’homme a déclaré :

      (https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/proces-monsanto-depuis-quarante-ans-que-ce-produit-existe-la-verite-eclate-enfin_) (à coller dans la barre d'adresse)

    « Depuis le début de ce procès, j’ai reçu beaucoup de soutien, de prières de la part de beaucoup de gens. Je veux les remercier, mes avocats aussi et le jury. »

    Monsanto a immédiatement annoncé qu’elle allait faire appel. L’entreprise, qui vient d’être rachetée par le groupe allemand Bayer à hauteur de 62,5 milliards de dollars (54,7 milliards d’euros), fait l’objet de 5 000 plaintes du même ordre aux États-Unis.

    « La quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire. »  Loi de Brandolini. 
     

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  • 2015     192 p.   16 €

       La dénonciation des pratiques des multinationales dans le cadre du débat sur le Traité transatlantique.

      Coca-Cola, Monsanto, Shell, Nestlé, Bayer, Texaco... : certaines marques sont associées à des scandales retentissants. Hydropiraterie en Inde, pesticides aux effets dévastateurs, exploitation pétrolière transformant le delta du Niger en désert écologique, drame du Rana Plaza au Bangladesh, enfants empoisonnés par le plomb au Pérou..., la liste est longue et plus qu'inquiétante.

      Dans cet ouvrage, les auteurs examinent quelques-uns des crimes les plus significatifs commis par des multinationales. Des crimes qui ont fait l'objet de poursuites judiciaires ou de « procès citoyens », que ce soit sur le plan national ou international.

      Ils expliquent aussi comment ces sociétés ont conquis, au cours du XXe siècle, de vastes marchés. Une montée en puissance et en impunité grâce notamment au soutien des États-Unis.
    Après avoir analysé l'inefficacité des mécanismes de régulation (Banque mondiale, OMC, OCDE) et s'être interrogés sur le projet de grand marché transatlantique, les auteurs rappellent que les multinationales n'échappent pas au droit. Le recours à la justice, c'est l'arme des victimes ! À quand un « tribunal pénal international » apte à juger les exactions de ces colosses industriels ?

      En coédition avec le GRIP (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité), cet ouvrage de référence plaide pour une Cour pénale internationale qui jugerait les crimes des multinationales. 
     

       Éric David, professeur émérite de droit international de l'Université libre de Bruxelles (ULB), président du Centre de droit international de l'ULB, auteurs de nombreux articles juridiques et d'ouvrages de droit international dont certains sont devenus des classiques. Juriste de renommée internationale, il est considéré comme le père de la loi dite de compétence universelle en Belgique et plaide pour une Cour pénale internationale qui jugerait les crimes des multinationales.

      Gabrielle Lefèvre, journaliste spécialisée dans les problèmes de développement, d'urbanisme et d'évolution sociétale. Ancien membre du Conseil supérieur de la justice. Chroniqueuse sur le site de débat citoyen www.entreleslignes.be.

      Préface de Jean Ziegler, homme politique, altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de l'ONU sur la question du droit à l'alimentation dans le monde. 

    Revue de presse

       Les mots sont des armes. Ce livre est très important : c'est un outil pour contrer les conséquences désastreuses de la toute-puissance des grandes entreprises. Les auteurs nous posent la question : ces immenses sociétés multinationales sont-elles compatibles avec un avenir démocratique ? Comment envisager un monde où nous pourrions protéger les ressources de la Terre et offrir à tous une vie digne et sûre, tant que le pouvoir réside aux mains de ces géants voraces ? Le temps n'est-il pas venu de les consigner, à l'instar des dinosaures, dans les livres d'Histoire ? --Ken Loach

      Un bel objet qui met le focus sur la place des multinationales dans notre monde moderne. --Alexandre Wajnberg, entretien avec Gabrielle Lefèvre, Radio Campus

      Un livre dense et utile d'un côté, une journaliste faisant son métier, l'investigation ; de l'autre, un juriste faisant le sien et apportant son point de vue de spécialiste sur des actions possibles. Car la leçon majeure de ce livre, c est qu'il ne faut pas désespérer. --Jean Rebuffat, Entre les lignes


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  • H&M, Benetton et Zara suppriment les substances chimiques dangereuses de leurs vêtements.

    Près de trois quarts des entreprises engagées ont déjà supprimé les PFC, des perturbateurs endocriniens.
    @Greenpeace

       Après sept ans de mobilisation, de campagnes chocs, de tests en laboratoire, de rapports détaillés et de manifestations, Greenpeace tire un bilan positif de sa campagne Detox. Selon l’ONG, 80 entreprises, représentant 15 % du secteur du textile, sont en bonne voie d’éliminer les substances chimiques dangereuses de leur production d’ici 2020. Et nombre d'entre elles ont déjà supprimé les PFC, considérés comme des perturbateurs endocriniens.     "L’impossible est devenu réalité". Une fois n’est pas coutume, l’ONG Greenpeace Allemagne vient de publier un rapport sur la mode (1) dans lequel il salue les efforts réalisés par quelques dizaines d’entreprises du secteur pour éliminer l’utilisation et le rejet de substances chimiques. C’est suffisamment rare pour être signalé. Depuis sept ans, l’ONG mène une grande campagne, baptisée Detox, auprès des marques de prêt-à-porter pour les sensibiliser à la question.

       Et le bilan est positif. "Nous avons fait de grands progrès dans l'élimination progressive des produits chimiques dangereux qui polluent nos cours d'eau et notre environnement. Il y a eu un changement de paradigme majeur dans l'industrie du vêtement qui assure désormais la responsabilité de sa chaîne de production et non plus seulement de ses produits", se réjouit Bunny McDiarmid, directeur exécutif de Greenpeace International.

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  • Le 15 septembre 2018 marquera les 10 ans de la faillite de Lehman Brothers point d’orgue de la crise financière, une crise qui se conjugue aujourd’hui avec les crises climatiques, écologiques et géopolitiques. En 10 ans, de nombreuses promesses de régulation du secteur financier ont été faites par les différents gouvernements, mais peu ont été tenues. A l’heure actuelle, le spectre d’une nouvelle crise financière majeure plane et de nouvelles déréglementations sont prévues au sein de l’Union Européenne, tandis que les banques continuent d’utiliser l’argent qui leur est confié pour spéculer, pour investir dans les énergies fossiles ou créer des sociétés offshore dans des paradis fiscaux pour leurs riches client·e·s.

      https://france.attac.org/se-mobiliser/pasavecnotreargent/article/impliquez-vous-dans-la-campagne-pasavecnotreargent?pk_campaign=Infolettre-1485&pk_kwd=france-attac-org-se-mobiliser

    #PasAvecNotreArgent

      Nous voulons profiter de ce triste anniversaire pour initier un vaste mouvement citoyen en signifiant aux banques et aux institutions financières que nous n’allons plus les laisser faire n’importe quoi avec notre argent et que nous voulons prendre le contrôle sur la finance et sur notre avenir avec un mot d’ordre appropriable par le plus grand nombre : #PasAvecNotreArgent.

      Nous invitons toutes celles et ceux qui partagent ce souhait à passer à l’action avec nous dès le samedi 15 septembre prochain. De nombreux réseaux, mouvements et organisations y participeront, tous porteurs de la même indignation face à l’impunité du secteur de la finance, ainsi que de la volonté d’y mettre fin afin que nous tou·te·s, citoyen·ne·s puissions reprendre le contrôle de notre avenir*.

       Après le 15 septembre, vous pourrez participer à une première campagne #PasAvecNotreArgent qui ciblera l’utilisation de l’épargne du livret Développement Durable et Solidaire collectée par les banques et dont une grande partie est centralisée à la Caisse de Dépôts et de Consignation. L’objectif est d’obtenir que plus un seul euro de cette épargne ne soit utilisé pour financer le réchauffement climatique et la destruction de la planète.   

       * Le 15 septembre des actions appelées par la coalition Change Finance auront lieu dans plusieurs capitales européennes. Une coalition française s’est également mise en place. Elle se donne pour ambition de faire le lien entre la crise financière et la crise écologique au cours d’une semaine d’action du 8 au 15 septembre prochain.


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  • Chères amies,
    chers amis,

    Nous sommes ravis de pouvoir vous annoncer de très bonnes nouvelles ! Les Gardiens de l'Amazonie (https://www.survivalinternational.fr/mails/gardiens_guajajara)– un groupe d'hommes courageux issus du peuple guajajara – travaillent sans relâche pour défendre le territoire qu'ils partagent avec leurs voisin·e·s non contacté·e·s contre la présence de bûcherons illégaux.

    Les Gardiens luttent seuls contre une violente mafia de l'industrie forestière (https://survivalinternational.fr/actu/11966) et ne reçoivent que très peu de soutien de la part du gouvernement brésilien. Grâce à vos dons et vos mails, nous avons pu pousser le Brésil à agir. Et avec succès ! Il y a quelques semaines, la police environnementale s'est finalement déplacée pour aider les Gardiens à expulser les bûcherons hors de leur territoire. Bien que la police ne soit pas restée longtemps sur place et que les Gardiens aient encore un besoin urgent de soutien de la part des autorités, cela montre qu'ensemble nous pouvons vraiment changer les choses.

    La motivation des Gardiens a été renforcée grâce à cette intervention : « Merci pour l'aide que vous nous apportez dans cette lutte et cette situation à laquelle nous sommes confrontés en ce moment [...]. C'est grâce à vous et à la pression que vous avez exercée que les renforts ont été envoyés ici dans notre village. Alors, encore une fois, merci. [...] Nous sommes dans le même bateau. »

    Mais ce n'est pas tout ! Il y a quelques années, les sympathisant·e·s de Survival ont mené une lutte acharnée pour convaincre le gouvernement brésilien d'expulser les bûcherons du territoire des Awá non contactés. Nous y sommes parvenus et nous sommes ravis de pouvoir vous annoncer que l'un des leaders des bûcherons va à présent être traduit en justice. Il est extrêmement rare pour ce genre de cas de parvenir à ce stade ; il y a donc vraiment de quoi se réjouir – et nous avons ainsi une nouvelle preuve que les campagnes tenaces portent leurs fruits.

    Voilà deux lueurs d'espoir au milieu d'un climat anti-autochtone grandissant au Brésil. Encore merci d'avoir participé à ces succès. Nous avons hâte d'en partager beaucoup d'autres avec vous à l'avenir.

    Avec tous nos remerciements,

    L'équipe de Survival

    Un demi-siècle de Survival International

    L'année prochaine sera très spéciale pour nous : nous allons fêter nos 50 ans ! Nous souhaitons faire de 2019 notre plus grande année et nous espérons que vous vous joindrez à nous pour les célébrations.

     

     





     

     


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  • Se libérer du contrôle des GAFAM, (Re)Humanisons le Web
      https://colibris-wiki.org/agora-des-colibris/?AtelierCommunsPresentation

    Non, la Toile n’est pas sous le contrôle exclusif des GAFAM (Google, Apple, FaceBook, Amazon ou Microsoft) et de leurs pratiques détestables – intrusion dans notre vie privée, surveillance des États, contrôle de nos choix de consommation et de nos votes, surconsommation des ressources naturelles par les objets numériques...

    Il existe un monde plus lumineux au-delà de ces géants du web. Et les moyens de faire du numérique un formidable levier pour changer le monde.

    Grâce au développement d’outils en libre accès et de réseaux collaboratifs, les citoyens peuvent (re)devenir les véritables acteurs de la toile, de leur propre vie, mais aussi élaborer ensemble des réponses aux défis des crises écologiques et sociales mondiales...

    Voilà le nouvel atelier de réflexion auquel nous vous invitons. Un atelier ouvert à tous, pas seulement aux spécialistes de l’informatique !

    Le coup d’inventer ensemble de nouveaux outils et de nouveaux usages, plus humains, plus solidaires. D’imaginer à travers ces usages une nouvelle citoyenneté.

    Coordonnées par un réseau d’acteurs développant des outils numériques et coopératifs en libre accès, cet atelier permettra de croiser les regards et les propositions entre experts et simples usagers. Avec un objectif à l’arrivée : co-écrire un livre pour le grand public en licence libre pour imaginer un Web citoyen...

    Un premier temps d’échange a lieu durant la 8ème édition du Forum des usages coopératifs, du 3 au 6 juillet à Brest. Ce Forum, initié en 2004, a choisi comme thème la coopération ouverte, celle d’un partage sincère qui donne à voir, relie et contribue aux communs. Quelques 400 participant.e.s, spécialistes des outils libres et animateurs de réseaux coopératifs dans les territoires sont attendus à Brest.

    Le programme, très riche en conférences-débats, pratiques coopératives et ateliers, permettra de présenter la démarche de cette Agora du Numérique. Concrètement, nous espérons recueillir auprès des experts présents les questions clés à traiter durant cet atelier et les premières graines pour le nourrir.

    Deuxième temps d’échange et véritable coup d’envoi citoyen de cette Agora : il aura lieu au Festival International du Journalisme, organisé par le groupe Le Monde. L’Agora a poussé les portes de l’église de ce charmant village du Lot-et-Garonne pour proposer à toutes et tous un atelier participatif sur les deux faces d’Internet. Et recueillir, là encore, les questionnements et les graines semées par les participants.

    Avec Claire Legros, journaliste à la rubrique Pixels / Le Monde, Laurent Marseault, cofondateur de l’organisation Outils Réseaux, formateur et animateur de réseaux numérique collaboratif, et Vincent Tardieu, journaliste et coordinateur du pôle Inspirer à Colibris.

    Prochaines échéances de l'agora

      https://colibris-wiki.org/livre-numerique/wakka.php?wiki=PagePrincipale

    • 2 au 5 juillet Forum des Usages Coopératifs : faire l'atelier a Brest, recueillir les graines, avoir un temps de reformulation du sommaire, recruter Nicolas Geiger pour les videos conf
    • 13 juillet Couthure/Garonne : feedback citoyen , voir si les journalistes du monde sont OK pour labelliser nos webconfs
    • Durant l'été : animation en ligne du forum
    • fin sept : web-conférence Michel Briand : politique et numérique , labellisée Le Monde / Agora
    • première quinzaine d'octobre Paris : conférence dont vous êtes le héros 18h 22h
    • début novembre : web-conférence Bernard Stiegler, labellisée Le Monde/ Agora
    • début décembre dans l'Hérault : weekend atelier agora (sprint d’écriture) voir pour Louise/Marika
    • avant Noël ou pendant le WE : web-conférence n3 (Tristan Nitot, Pierre Yves Gosset), labellisée Le Monde / Agora
    • écriture du livre

     


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  •  Interview de Xavier Mathias, "jardinographe" passeur d’histoires

    Xavier Mathias

    Xavier Mathias, vous êtes maraicher bio et vous enseignez au Potager du Roi à Versailles tout en participant à divers évènements et en ayant écrit plusieurs ouvrages sur le jardinage bio.

     Mais quel passionné êtes-vous vraiment : paysan, maraicher, grainetier, jardinier, formateur, animateur, écrivain, passeur d’histoires ?! Et comment en êtes-vous arrivé là ?

       Ah, passeur d’histoires ça me plait bien c’est vachement chouette, ou "jardinographe" parce que je jardine et j’écris, en connaissant les limites des deux c’est-à-dire que l’écrit est très limité pour la transmission des savoirs protégés et l’agriculture, au sens contemporain du terme, montre ses limites, donc aujourd’hui je retourne vers une activité plus jardinée de transmission, entre passeur d’histoires et passeur de gestes, car le potager tient dans le geste et ça se transmet par voie orale, l’écrit ne venant qu’en soutien.

      Sur mon parcours, en fait, j’ai commencé à apprendre quand j’ai quitté l’école. Par contre j’ai choisi mes professeurs, ceux qui avaient pratiqué le métier que j’aimais et que j’avais envie de faire donc je me suis formé au contact des autres. Il n’y a pas une intervention que je fais aujourd’hui sans citer Jacques qui est vraiment un de mes trésors vivants, comme la tradition du trésor national vivant à la japonaise, c’est-à-dire que lorsqu’un artisan arrive en fin de carrière, on estime qu’il est bon, puisque grâce à la connaissance de son métier et à ses compétences, il a réussi à en vivre et à faire vivre sa famille, donc l’Etat le qualifie de "trésor national vivant". En France, on n’a pas du tout ce système là, cela se traduirait par l’encadrement d’une sorte de diplôme honorifique, mais au Japon, c’est une reconnaissance par laquelle l’Etat demande à l’intéressé(e) de bien vouloir former un jeune moyennant rétribution à la fois pour le jeune et pour l’artisan qui passe son savoir. Du coup, moi j’ai choisi mes trésors nationaux vivants : Jacques Plot est l'un d'eux, c'est un paysan avec toute la beauté et la poésie qu’il y a dans le mot, le dernier paysan de ma commune. Il est à la fois capable de greffer tout sur tout, de faire des ruches dans des troncs d’arbres, de régler une bineuse, de m’apprendre à maîtriser mon jar sans lui faire mal, etc... Et comme j’aime beaucoup les dictons, il faut bien garder en tête celui-ci : "on nait jardinier, on meurt apprenti".

    Le temps du potager - De la culture bio à la permaculture (Editions Flammarion)   Votre ouvrage "Le temps du potager" (Editions Flammarion) vient d’être réédité dans une version enrichie dont le sous-titre est "De la culture bio à la permaculture" : pouvez-vous l’expliquer et préciser si les deux pratiques sont interdépendantes ? Par ailleurs, vous semblez un peu irrité par la vague médiatique de la permaculture, qui est systématiquement intégrée à tout sujet en lien avec le jardin ?

      De toutes façons, dans les règles de permaculture, on est en bio, mais en bio cela ne signifie pas du tout qu’on va être en accord avec la vision permaculturelle. C’est ancien cette idée de permaculture, c’est extrêmement à la mode, on a fait de la permaculture un schéma de professionnalisation agricole ce qui n’est absolument pas le cas initialement : la permaculture c’est un truc de prof de fac, d’universitaire pour théoriser un système de production agricole, à l’origine, dont on peut s’inspirer mais qui n'est pas fait pour se dire qu’on va devenir agriculteur et que ça va être bien.

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  • Université d’été : c’est le moment de s’inscrire !

     
     
     

    Événement 26 juin 2018

     
     

     Notre Université d’été aura lieu cette année sur le Campus universitaire de Grenoble, du 22 au 26 août.
    Attac co-organise cet évènement avec plus de 200 organisations, associations, syndicats, médias indépendants, collectifs et réseaux.

    Vous avez envie de participer à des formations à l’action, des ateliers, des séminaires et des moments festifs autour de nombreuses thématiques ? Vous souhaitez vous former à de nouvelles méthodes d’éducation populaire, sur les enjeux de la finance ou de la transition énergétique ? Vous vous préparez aux mobilisations sociales de la rentrée, pour défendre nos retraites et les services publics ? Vous voulez mieux connaitre les réseaux de soutiens aux migrants et de solidarité internationale ? C’est à Grenoble que cela se passe, du 22 au 26 août !

    Et c’est maintenant qu’il faut vous inscrire ! (https://ue2018.org/S-inscrire-a-l-Universite-d-ete)
    Rejoignez les quelques milliers de participant·e·s qui se retrouveront pour ce rendez-vous incontournable, ce temps fort de convergence des mouvements sociaux, citoyens, de solidarité internationale et d’éducation populaire.


    • > > les premiers éléments du programme sont en ligne
    • (https://ue2018.org/spip.php?page=programme&pk_campaign=Infolettre-1465&pk_kwd=ue2018-org-spip-php-page-programme)
    • et le reste sera mis en ligne dans les jours à venir
    • > > l’inscription à l’Université d’été est ouverte sur le site www.ue2018.org
    • > > N’attendez pas pour vous inscrire, d’autant plus que les réservations d’hébergement au CROUS ne sont possibles que jusqu’au 5 juillet !
    • > > Et pour ne rien rater de notre actualité et de celle des organisations et partenaires, suivez-nous sur les réseaux sociaux ! Rendez-vous sur Facebook et sur Twitter

     Un temps d’accueil spécifique pour les adhérent·e·s d’Attac aura lieu le mercredi 22 août de 15h à 16h30, avant la plénière d’ouverture, alors n’arrivez pas en retard à Grenoble ! Et le jeudi 23 août au soir, sur le campus, nous fêterons les 20 ans d’Attac !

    L’équipe d’organisation

     


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  •                                                            2018    320 p.   20 € 

      La moitié des Français expriment un mal-être au travail. Une organisation néo-taylorienne soumise au rendement financier est en train de détruire notre monde commun. Cette machine à extraire le profit écrase le travail vivant : celui qui mobilise notre corps, notre intelligence, notre créativité, notre empathie et fait de nous, dans l'épreuve de la confrontation au réel, des êtres humains.

       Contre les " réformes " néolibérales du travail, on a raison de lutter. Mais pour défendre les conquêtes du salariat et prendre soin du monde, il nous faut repenser le travail. Nous avons besoin d'un souffle nouveau, d'un " avenir désirable ". La liberté, l'autonomie, la démocratie au travail, doivent être replacées au cœur de toute politique d'émancipation.

       La gauche politique et syndicale a trop longtemps privilégié le pouvoir d'achat au pouvoir d'agir dans le travail. Paradoxalement, les innovations dans ce domaine sont d'abord venues des managers : " l'entreprise libérée " inspire des initiatives patronales souvent futiles et parfois stimulantes. Des consultants créatifs proposent des modèles " d'entreprise autogouvernée " plus audacieux que les rêves autogestionnaires les plus fous. Mais surtout, des expériences multiples fleurissent un peu partout inspirées du travail collaboratif, du care, de la construction du commun, qui sont autant d'écoles d'une démocratie refondée.

       Et si on libérait le travail, vraiment ? C'est possible : ce livre en fait la démonstration ! 

       Thomas Coutrot est un économiste français, actuellement chef du département Conditions de travail et santé à la DARES au ministère du Travail. C'est un économiste engagé et depuis longtemps : il a été coprésident d'Attac et est membre son conseil scientifique. Il appartient également au groupe des Économistes atterrés.


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  • 125 pages, 10€. Sortie le 13 juin 2018 aux éditions Les liens qui libèrent.
    Pour recevoir le livre en service de presse, merci d’adresser votre demande à medias@attac.org.

    Nouveau livre d’Attac : 10 ans après la crise, prenons le contrôle de la finance

    lundi 11 juin 2018, par Attac France

      Dix ans après la crise financière de 2008, l’époque est toujours aussi favorable à la finance, aux fonds d’investissement et aux banques. Les timides réformes engagées depuis n’ont pas réussi à ébranler sérieusement leur pouvoir. Sans compter qu’un nouveau cycle de dérégulation financière voit le jour en Europe et aux États-Unis.

      Mais, aujourd’hui, de plus en plus de gens ne supportent plus de devoir payer pour les dérives du secteur financier. Plus encore, ils ne croient plus que la croissance est sans limites, que la question écologique est secondaire, et qu’une société peut vivre sans désordre avec de fortes inégalités.

      Publié en plusieurs langues, ce livre donne des clés de compréhension aux citoyennes et aux citoyens afin qu’ils s’approprient le débat sur la finance. Il présente les réformes nécessaires pour mettre la finance au service de la société. Il est aussi le support d’une vaste campagne, « 10 ans après la crise », organisée par les mouvements sociaux et citoyens européens, dont le point culminant est fixé au 15 septembre 2018, date anniversaire de la chute de la banque Lehman Brothers en 2008, qui a marqué le début de la crise financière internationale.

       Ce livre a été conçu par une équipe internationale composée de membres d’Attac Allemagne, Attac France et SOMO (Pays Bas).

      Isabelle Bourboulon (Attac France) en est la rédactrice principale et des contributions substantielles lui ont été apportées par

      -Dominique Plihon (Attac France),

      -Myriam Vander Stichele (SOMO, Pays Bas) et

      -Peter Wahl (Attac Allemagne).


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  • https://www.youtube.com/watch?v=cCHh6VZQ9x0&feature=youtu.be


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  • Manifestations 25 mai 2018

     

       Luttes des cheminots, dans les universités ou dans les hôpitaux, pour les services publics, pour les droits des migrant·e·s, pour une transition écologique et sociale à Notre-Dame-des-Landes ou ailleurs : les mobilisations se multiplient, chacune avec ses spécificités. Elles ne défendent pas l’ancien monde mais un autre projet de société, à l’opposé de celui d’Emmanuel Macron. Une société où nos vies ne seront pas sacrifiées pour le profit d’une poignée de multinationales et d’ultra riches.

       En s’en prenant au statut des cheminots, et demain aux fonctionnaires, Emmanuel Macron et son gouvernement espèrent faire sauter une digue importante. Soutenir ces combats, c’est défendre l’intérêt général et préparer les luttes à venir : chaque digue qui saute rend la suivante plus fragile, chaque digue qui tient rend les suivantes plus solides.

       A l’initiative d’Attac et de la fondation Copernic, des dizaines d’organisations citoyennes, syndicales, associatives, politiques ont décidé dans leur diversité d’unir leurs forces pour une grande marée populaire ce samedi 26 mai.

       Près d’une centaine de rassemblements sont déjà prévus partout en France. Vous n’aurez aucun mal à trouver une marée populaire près de chez vous :

    • > La carte interactive des mobilisations : mareepopulaire.fr.
    • > La liste des mobilisations par ville france.attac.org.

    Depuis un an, une politique pour qui ?

        8 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches :

    • > ISF - exonération des patrimoines financiers : 3,5 milliards d’euros ;
    • > Flat tax - impôt sur les revenus financiers réduit à 30 % : 1,5 milliard d’euros ;
    • > Suppression de la taxe sur les dividendes : 2 milliards d’euros ;
    • > Suppression de la plus haute tranche de la taxe sur les salaires des banquiers : 300 millions d’euros ;
    • > Suppression de l’Exit tax : 800 millions d’euros.

    Et pour les autres ?

    • > Réduction de 5 € des APL et des aides au logement : -1,7 milliard d’euros ;
    • > Suppression des contrats aidés : -1 milliard d’euros ;
    • > Suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d’ici 5 ans, donc dégradation des services publics : -5,8 milliards d’euros par an ;
    • > Hausse de la CSG pour 7 millions de retraités.

       C’est le moment d’agir, rejoignez l’une des marées populaires qui s’organisent partout en France :

    • > Page Facebook 
    • > Twitter MareePopulaire

    Il manque une ville dans la liste ? Transmettez-nous l’info par mail : 26mai@attac.

     


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  • Le paysan impossible (Yannick OGOR)

                                                               2017    250 p.    12 €

        Comment sortir de la confusion politique qui frappe le monde agricole ? Comment en révéler les antagonismes et y assumer le conflit de classes ?

      Yannick Ogor, ancien animateur de la Confédération paysanne, éleveur et maraîcher en Bretagne, retrace la contestation agricole en France depuis soixante ans, ses tentatives et ses impasses.

       Mêlant récit autobiographique et Histoire, il revient aux racines de la question agricole, éclaire les lieux de pouvoir et les faux-semblants qui structurent l'alimentation des masses.

      Pour qu'on puisse enfin se départir de l'immuable et mensongère figure du « paysan » qui ne sert qu'à justifier l'asservissement de l'agriculteur à la logique industrielle.

    VIDEO :  Yannick Ogor : La gestion par les normes, dernière étape de l'industrialisation de l'agriculture

      https://www.youtube.com/watch?v=Fphu4QwOong (1h.45mn)

          Voici un livre très complet sur l’agriculture, qui saura peut-être faire comprendre à des lecteurs relativement éloignés de ces métiers et de ces modes de vie ce qui a pu se jouer en France lorsque la paysannerie a été déstructurée puis détruite au cours du 20ème siècle. Pour les lecteurs proches du monde rural, ce livre n’aura pas de mal à devenir une arme.

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  • 2018     128 p.     14,95 €

        La nouvelle collection écologie de Rustica, une prise de conscience pour passer à l'action chacun à son niveau et préparer l'avenir !

      Écrit par des auteurs au cœur des problématiques traitées et des préfaciers de renom : Maxime de Rostolan, fondateur de l'association Fermes d'Avenir et de BlueBees. Fr, la plate-forme de financement participatif dédiée à l'agriculture, l'agroécologie et l'alimentation responsable.

      - Des entretiens menés par Maxime de Rostolan,  

        Préfacé par Nicolas Hulot et  Louis-Albert de Broglie, dit "Le Prince Jardinier", une des grandes figures de l'action écologique.

     Les réflexions d'experts comme Claude Bourguignon, Marc Dufumier, Jean Imbert, Francis HalléAlain PassardPhilippe Desbrosses... qui nous permettent de comprendre les enjeux de demain.

       L'agroécologie au sens large : humaine, sociétale, engagée, et des actions citoyennes concrètes à mener chacun à son échelle.

     


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     Guide de création des lieux alternatifs (ALTERNATIBA)

     Vous pouvez demander le fichier pdf du Guide via ce formulaire :https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfzwPxWj9Jlptd8ahsKwUtoxIHMu5uyBYBv8nN41ShLXVTnrw/viewform 

    Le Guide est également en vente à prix libre dans les collectifs Alternatiba et chez les partenaires du projet, que vous trouverez sur le site d’Alternatiba :https://alternatiba.eu/2017/11/guide-de-creation-lieux-alternatifs-sorti/
    Bien cordialement,
    L’équipe du Labo

    ALTERNATIBA EST MEMBRE, COMME LE LABO DE L’ESS, DU COLLECTIF POUR UNE TRANSITION CITOYENNE.

    A ce titre, le collectif a conçu un guide qui met en lumière une vingtaine de lieux oeuvrant pour une transition écologique et solidaire et qui explique comment s’y prendre pour en créer de nouveaux en s’appuyant sur leur expérience. En route pour l’essaimage !

    Le Guide de création des lieux alternatifs présente des initiatives partout en France : ressourceries, bars solidaires, supermarché coopératif et épicerie, cantines, cafés culturels, lieux culturels, mais aussi un lieu de formation et une école, des jardins partagés, des ateliers collaboratifs (spécialisés dans les vélos et le bois) et des espaces decoworking. Les activités de chaque structure sont décrites, mais le Guide s’intéresse surtout à la façon dont le lieu fonctionne du point de vue de l’organisation interne (adhésions, ressources humaines et financières, etc.) et des freins rencontrés et des leviers actionnés dans le développement de chacune des structures.

    La publication livre aussi un plan détaillé des étapes à suivre dans la création d’un lieu de ce type et les questions essentielles à se poser : « choisir son statut juridique », « construire son plan d’affaires », « connaitre les obligations comptables »… mais aussi des aspects plus pratiques, comme organiser des réunions efficaces, gérer les ressources bénévoles, communiquer sur les réseaux sociaux. 

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    Nouveautés de GRAIN | 28 mars 2018

    Semences en résistance

    « Semences en résistance » est une animation développée dans le cadre du documentaire « Semences : bien commun ou propriété des entreprises ? », réalisé en 2017 par un collectif d'organisations latino-américaines qui œuvrent, à l’échelle de tout le continent, à la défense des semences indigènes comme fondement de la souveraineté alimentaire des peuples.

    Nous partageons aujourd'hui cette animation afin d’en faire un outil supplémentaire pour vous former et former les autres sur cette problématique ; faites passer le mot en visionnant et partageant l’intégralité du documentaire, disponible ici : https://vimeo.com/218841301.

    À travers cette vidéo, nous voulons aussi rendre hommage aux millions de paysannes et paysans qui continuent de défendre les semences depuis leurs territoires, notamment celles et ceux membres de La Via Campesina, qui, grâce à leur Campagne sur les semences, ont inspiré les contenus de cette animation et nous ont permis de prendre conscience que les semences sont « le cœur de la souveraineté alimentaire ».

    Visionner « Semences en résistance », disponible en espagnol avec sous-titres français, anglais et portugais : https://www.grain.org/e/5916

    Aidez-nous à faire passer l’information ! Tweets suggérés :

    • « Semences en résistance » : vidéo en défense des #semences indigènes comme fondement de la #SouverainetéAlimentaire https://www.grain.org/e/5916
    • Une animation explique que sont les #semences indigènes et pourquoi elle sont le « coeur » de la #SouverainetéAlimentaire » https://www.grain.org/e/5916
     
     
     
     
     

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  • 2017    247 p.     20 €

       Réchauffement climatique, pollution, épuisement des ressources, explosion des maladies liées à l'environnement... notre planète est aujourd'hui en danger. Et l'accroissement de la population mondiale n'arrange pas les choses !

      Pourtant, la Terre pourra demain nourrir tous ses habitants et sans forcément poursuivre sa course folle aux engrais, aux pesticides, à la déforestation et au défrichement. Car il est possible de produire plus et mieux avec moins ! Comment ? En utilisant au maximum les mécanismes du vivant, en intensifiant les processus naturels.

      Il s'agit par exemple de stimuler l'activité biologique du sol en associant des variétés complémentaires et en recyclant systématiquement les débris végétaux, de lutter contre les insectes ravageurs en accentuant la lutte biologique et la lutte intégrée, etc.

      Ce changement de paradigme concerne non seulement les agricultures conventionnelles hautement productives mais aussi les agricultures familiales plus pauvres. Au-delà des techniques, il s'agit finalement de promouvoir une agriculture durable, dans un cadre d'écosystèmes eux aussi durables, pour des sociétés économiquement et socialement viables.

       Directeur scientifique au CIRAD, Michel Griffon est à la fois ingénieur agronome et économiste. Chercheur reconnu sur le plan international, il défend l'idée qu'un développement agricole écologique et plus productif peut exister. Il a publié plusieurs ouvrages dont
      -Nourrir la Planète, Odile Jacob, 2006.

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  • 2017     208      14 €

        Du  Familistère de Jean-Baptiste Godin, au XIXe siècle, aux expériences collaboratives actuelles, l'économie sociale et solidaire (ESS) possède une longue et riche histoire. Et cette histoire, ce sont d'abord "des" histoires : des projets, des utopies, des conquêtes sociales.

      Comment les tisserands de Rochdale, en Angleterre, ont-ils créé leur propre magasin coopératif pour s'approvisionner à moindre prix ?

       Comment, en France, Charles Gide le protestant et Jean Jaurès le socialiste ont-ils posé ensemble les bases de l'éducation populaire ?

      En quoi le khadi, une étoffe traditionnelle, est-il un facteur de développement en Inde ?

      Comment sont nées les premières Amap... au Japon ?

      Sur tous les continents, ces histoires d'ESS sont portées par des personnalités convaincues du primat de l'humain sur le profit, de la coopération sur la concurrence.

      Aujourd'hui, le mouvement est confronté à un nouveau et passionnant défi : à l'ère des technologies de la connaissance, il peut redonner vie à la notion de "communs" et dynamiser les territoires - à contre-courant, toujours, de l'économie dominante.

      Jean-François Draperi est directeur du Centre d'économie sociale du Cnam (Cestes), auteur de plusieurs ouvrages et rédacteur en chef de la Revue internationale de l'économie sociale (Recma).
      Derniers ouvrages parus :
       -S'inspirer du succès des coopératives (en collaboration avec Cécile Le Corroller, Dunod, 2016),
      -L'autobiographie raisonnée. Pratiques et usages (coord., Presses de l'économie sociale, 2017).
      - Coopérer pour consommer autrement ( Presses de l'économie sociale (5 septembre 2017))

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  •  Même si on pense que c'est foutu   

    2017   198 p.   20,50 €

        Alors que la menace d'un désastre climatique se fait de plus en plus pressante et que l'économie mondialisée apparaît de plus en plus inéquitable, l'auteur donne la parole à des citoyens, collectifs et mouvements dont les initiatives esquissent une autre société.

       Face au fantasme de croissance infinie dans un monde fini, 16 entretiens témoignent que changer le système est l'affaire de tous.

       Adret : en pays montagneux, versant exposé au soleil. Le collectif Adret, dont la création remonte à l'époque du Club de Rome, compte aujourd'hui une dizaine de membres : chercheurs, climatologues, sociologues. 

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  • Laurent, 57 ans, sauvé grâce à l’agriculture BIO !   

    Cher(e) ami(e) de la Santé, 

    C’est une belle histoire, qui redonne le sourire. 
    Laurent Varillon est agriculteur depuis son plus jeune âge. 
    Sa petite ferme du Périgord, il l’a héritée de ses parents. 
    Depuis plusieurs générations, des vaches paissent tranquillement dans ses cinquante hectares de prés, entourés de forêts de chênes et de châtaigniers. 
    Plus tard, Laurent compte bien transmettre son terrain, ses bêtes et son savoir-faire à ses enfants, Delphine et Arthur, déjà très actifs à ses côtés. 
    Laurent est un producteur laitier. Dans les années 1990, il a aussi décidé de se « diversifier » en cultivant du maïs. 
    Tout ceci, avec des méthodes « conventionnelles », c’est à dire chimiques. 
    Mais un premier déclic a lieu en 2001. 

    Empoisonné, malgré un travail de forçat

    Comme tant d’autres agriculteurs, il est victime d’un empoisonnement avec ses propres pesticides – un désherbant pour maïs. 
    C’est là, pour la première fois, qu’il envisage de se mettre au bio. 
    Mais le rythme effréné de la ferme lui laisse peu de temps pour faire le « grand saut ». 
    Tous les jours, il se lève à 6 heures et travaille sans relâche jusqu’à la nuit tombée. 
    Il lui arrive régulièrement de faire des « nocturnes », comme ces cadres parisiens « pressurisés » par leur employeur. 
    Pas pour boucler un dossier… mais pour mettre à bas une vache, par exemple (les veaux ne choisissent pas forcément de naître entre 9h et 17h !). 
    Même chose lorsqu’il doit faucher les foins : c’est une période pendant laquelle il dépasse allégrement son heure habituelle de coucher (22h). 
    Et n’imaginez pas qu’il puisse profiter de week-ends ou de jours fériés : qu’on soit le 1er janvier ou le 14 juillet, les vaches ne vont pas s’occuper d’elles-mêmes toutes seules ! 
    Mais, à l’image de la plupart des agriculteurs, Laurent est stoïque : 

    « Je ne me plains pas. J’aime mon métier. Même si parfois, on aimerait souffler un peu ».[1]

    Le vrai problème est ailleurs. 

    A deux doigts de la ruine

    A partir de 2009, c’est la descente aux enfers financièrement. 
    Il n’arrive même plus à se verser un salaire. 
    Le peu qu’il gagne, il doit le dépenser immédiatement : 

    • Dans l’alimentation de ses vaches ;
    • Dans les frais de vétérinaire ;
    • Dans les assurances sociales ;
    • Et dans les remboursements de crédit – il a été obligé d’emprunter pour mettre sa ferme « aux normes » réglementaires.

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      Naoto Kan a été extrêmement marqué par cette catastrophe, qui a fait de lui un fervent antinucléaire. Il met aujourd’hui son témoignage de la gestion impossible de la catastrophe au service de la lutte pour la sortie du nucléaire.

      Il est venu en France pour partager son vécu, notamment auprès des élus – à l’Assemblée Nationale et au Parlement Européen de Strasbourg – mais aussi pour soutenir les militants antinucléaires français. Sa venue en France aura été l’occasion de diffuser « Le couvercle du soleil », un docu-fiction exceptionnel sur les quelques jours qui ont suivi la catastrophe. Une plongée au cœur d’un gouvernement en crise, incapable de gérer l’ingérable.

      À l’invitation de Yosomono.net et du Réseau « Sortir du nucléaire », Naoto Kan, ancien premier ministre du Japon, en exercice au moment de la catastrophe de Fukushima, viens de passer 5 jours en France pour affirmer la nécessité de sortir du nucléaire.

     Au cours de ses multiples conférences de presse et interviews il n’a cessé de réaffirmer son engagement pour la sortie du nucléaire :« Fermer au plus vite les centrales nucléaires car une centrale nucléaire sûre est une centrale fermée. »

    « Plus les centrales sont vieilles, plus vite il faut les fermer. Je suis complètement opposé à la prolongation de vie des anciennes centrales. »

     

    « Auparavant, avant la catastrophe, j’étais un peu comme tout le monde. Il n’y avait jamais eu de véritables accidents nucléaires au Japon et un mythe de la sécurité s’était mis en place. Pendant longtemps, beaucoup de fonctionnaires japonais y ont cru, et je suis l’un d’entre eux. Le 26 avril 1986, il y a certes eu l’accident de la centrale de Tchernobyl. Mais nous pensions que c’était lié à l’ancienne Union soviétique et qu’au Japon, un pays très sûr, un tel accident ne pouvait arriver. Or cela s’est produit. Et ce fut pire qu’à Tchernobyl ! »

    « On ne peut pas courir un tel risque pour les territoires et les populations. Aucune technologie ne peut nous protéger. Le jeu n’en vaut pas la chandelle. J’ai donc décidé de consacrer le reste de ma vie à me battre pour que le nucléaire disparaisse. »

    « Les énergies renouvelables peuvent remplacer le nucléaire »

    « Elles sont bien moins coûteuses que la production d’une centrale nouvelle génération comme celle de Flamanville »

    « Il faut parler des énergies renouvelables et démontrer qu’elles peuvent complètement remplacer le nucléaire. Vous pouvez donner l’exemple des pays voisins de la France comme l’Allemagne, l’Espagne et le Danemark. Au Danemark, 60% de l’électricité est produite grâce aux énergies renouvelables. Donc pourquoi pas en France?


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  • Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe !

    Du 30 mars au 04 juillet de nombreuses actions....

    Les centrales accumulent les malfaçons et les incidents... mais le gouvernement recule sur la diminution de la part de nucléaire dans le mix énergétique : refusons cette situation qui met en danger tout le territoire !

    Cette année encore de nombreux évènements (http://www.sortirdunucleaire.org/Liste-des-actions-mob-2018) auront lieu entre les anniversaires des catastrophes de Fukushima et Tchernobyl, en solidarité avec les victimes et pour réclamer une sortie urgente du nucléaire... Avant la catastrophe !

    Au programme, un grand rassemblement à Paris le dimanche 11 mars, la tournée entre Paris, Flamanville et Fessenheim de Naoto Kan, l’ancien premier ministre du Japon devenu fervent antinucléaire, mais aussi la tournée de la pièce Atomes Fourchus et des occupations de ponts sur les autoroutes dans toute l’Europe... Bref, un vaste programme !

    Et vous qu’avez-vous prévu ?

    • Vous organisez une action ? N’oubliez pas de l’inscrire sur l’agenda du Réseau pour que nous puissions en faire la promotion. (http://sortirdunucleaire.org/Proposez-votre-evenement)
    • Vous souhaitez vous mobiliser mais vous ne savez pas comment ? Retrouvez nos propositions d’actions ici: http://www.sortirdunucleaire.org/idees-d-action-mobilisation-2018

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  • Paysan résistant (Benoît BIDEAU)

    2018     304 p.    19 €

        Héritier d’une longue lignée de paysans hors norme, Benoît Biteau est un paysan résistant. Ingénieur agronome, il aurait pu couler une vie paisible de haut fonctionnaire sans jamais remettre les mains dans la terre.

      Oui, mais voilà, cette terre, il l’a dans le sang. Et quand son père, tenant d’une agriculture productiviste, décide de partir en retraite, il relève le défi.
    En quelques années seulement, il fait d’un terroir épuisé par des pratiques intensives et d’une exploitation dans une impasse écologique et économique une ferme rentable couronnée par le Trophée national de l’agriculture durable.
      Il délaisse les kilomètres de tuyaux, les bidons  d’engrais et de pesticides. Et adopte les fondamentaux de l’agronomie et du bon sens paysan. On le suit pas à pas dans la transformation de sa ferme. Et les résultats sont là. En se tournant vers des races rustiques, des semences anciennes, en replantant des arbres, la ferme de Benoît devient chaque jour plus productive, plus rentable et plus respectueuse de l’homme, des animaux et de la nature.
      Par son parcours (du combattant), Benoît Biteau apporte la preuve qu’une autre agriculture est possible. C’est un appel qu’il lance à tous les agriculteurs enferrés dans une logique qui les tue : changez de modèle, le bonheur est dans le pré !
     
      Benoît Biteau est paysan agronome à l’EARL Val de Seudre Identi’Terre. En mars 2010, il est élu vice-président de la Région Poitou-Charentes et, en décembre 2015, il est réélu au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. 

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  • Du 12 au 16 mars 2018 – Paris, Strasbourg, Flamanville

    Avant le 11 mars 2011, l’archipel nippon comptait parmi les pays les plus nucléarisés au monde. Son gouvernement avait une confiance aveugle dans le nucléaire... jusqu’au jour où l’impensable est arrivé : l’accident majeur à la centrale de Fukushima-Daiichi, qui a contaminé l’environnement pour des milliers d’années et conduit plus de 120 000 personnes à l’exil. Une catastrophe qui ne fait que commencer, dont on ne peut dire aujourd’hui combien de victimes elle provoquera, et qui est par nature ingérable : la radioactivité rejetée ne finira par disparaître qu’au bout de centaines de milliers d’années.

    Pour que cette catastrophe nucléaire soit la dernière, et que les pays nucléarisés s’engagent enfin dans une sortie de l’atome, Naoto Kan, ancien premier ministre japonais, effectuera une tournée en France entre Paris, Strasbourg et Flamanville, du 12 au 16 mars 2018.

     

      Naoto Kan a été extrêmement marqué par cette catastrophe, qui a fait de lui un fervent antinucléaire. Il met aujourd’hui son témoignage de la gestion impossible de la catastrophe au service de la lutte pour la sortie du nucléaire.

    Il sera en France pour partager son vécu, notamment auprès des élus – à l’Assemblée Nationale et au Parlement Européen de Strasbourg – mais aussi pour soutenir les militants antinucléaires français. Sa venue en France sera l’occasion de diffuser « Le couvercle du soleil », un docu-fiction exceptionnel sur les quelques jours qui ont suivi la catastrophe. Une plongée au cœur d’un gouvernement en crise, incapable de gérer l’ingérable.

    PROGRAMME

    12 MARS

    18H : Avant première du film « Le couvercle du soleil » en présence de Naoto Kan, de Tamiyoshi Tachibana (producteur exécutif) et de Mycle Schneider, expert international du nucléaire et fondateur de Wise Paris.

    La projection sera suivie d’un débat.

    Cinéma les 7 Parnassiens 98 Boulevard du Montparnasse 75014 Paris

    En savoir plus : http://www.sortirdunucleaire.org/Avant-premiere-du-film-Le-couvercle-du-soleil

    13 MARS

    16H30 : conférence de presse à l’Assemblée Nationale organisée par les députés de la France Insoumise

    14 MARS

    15H : conférence de presse au Parlement Européen organisée par les députés Europe Écologie – Les Verts

    18H : rencontre avec les associations locales et les députés européens

    15 MARS

    15H : visite extérieure du chantier de l’EPR de Flamanville

    18H30 : rencontre avec les associations locales

    20H : conférence de Naoto Kan et projection du film « Le couvercle du soleil »

    Le Rafiot 18 Rue du Château 50340 Flamanville

    En savoir plus : http://www.sortirdunucleaire.org/Soiree-exceptionnelle-a-Flamanville-en-presence

    16 MARS

    11H : visite extérieure de l’usine Areva de la Hague

    Naoto Kan, qui n’avait pas pu se rendre au Forum Social Mondial Antinucléaire qui s’est déroulé à Paris les 2, 3 et 4 novembre 2017, nous avait adressé une vidéo, que vous pouvez revoir ici : http://www.sortirdunucleaire.org/Tournee-de-l-ancien-Premier-Ministre-japonais?origine_sujet=LI201802


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  • Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe !

    Les centrales accumulent les malfaçons et les incidents... mais le gouvernement recule sur la diminution de la part de nucléaire dans le mix énergétique : refusons cette situation qui met en danger tout le territoire !

    Cette année encore de nombreux évènements auront lieu (http://www.sortirdunucleaire.org/Liste-des-actions-mob-2018) entre les anniversaires des catastrophes de Fukushima et Tchernobyl, en solidarité avec les victimes et pour réclamer une sortie urgente du nucléaire... Avant la catastrophe !

    Au programme, un grand rassemblement à Paris le dimanche 11 mars,(http://www.sortirdunucleaire.org/11-mars-2018-grand-rassemblement-pour-la-sortie) la tournée entre Paris, Flamanville et Fessenheim de Naoto Kan, l’ancien premier ministre du Japon devenu fervent antinucléaire, mais aussi la tournée de la pièce Atomes Fourchus et des occupations de ponts sur les autoroutes dans toute l’Europe...(http://www.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=article-agenda-mob2018&id_article=53312) Bref, un vaste programme !

    Et vous qu’avez-vous prévu ?

    • Vous organisez une action ? N’oubliez pas de l’inscrire sur l’agenda du Réseau pour que nous puissions en faire la promotion.(http://sortirdunucleaire.org/Proposez-votre-evenement)
    • Vous souhaitez vous mobiliser mais vous ne savez pas comment ? Retrouvez nos propositions d’actions ici: (http://www.sortirdunucleaire.org/idees-d-action-mobilisation-2018)

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  • "NOUS NE SOMMES PAS DES DOMMAGES COLLATÉRAUX", DISENT LES CITOYENS AUX LOBBIES DES ARMES, DU PÉTROLE, DES OGM...

    19 février 2018

    "NOUS NE SOMMES PAS DES DOMMAGES COLLATÉRAUX"

      Sur ABC, des étudiants, dont Cameron Kasky, mènent une fronde contre la NRA, le lobby des armes.

    @ABC

     La dernière tuerie de masse aux États-Unis a mobilisé les étudiants contre le lobby de la NRA en faveur des armes à feu auprès des hommes politiques. Ce type de combat se multiplie. Que ce soit sur le changement climatique, les OGM, la pollution… Il illustre aussi le combat d’une nouvelle génération qui veut trancher avec les choix de ses aînés.

        Aux États-Unis, les lycéens prennent la parole contre la NRA, le lobby des armes à feu. Ils dénoncent ouvertement son financement de la vie politique américaine. "Ce n'est pas contre les Républicains ou contre les Démocrates", a assuré sur la chaîne ABC Cameron Kasky, un élève de Première du lycée ciblé par la dernière tuerie en Floride. "Chaque homme politique des deux bords qui reçoit de l'argent de la NRA est responsable de ce type d'évènement", a-t-il affirmé. Il ajoute : "Nous ne sommes pas des dommages collatéraux".

      Il dénonce ainsi un système dans lequel les politiques semblent les marionnettes des lobbies qui ont financé leur élection. Ces lycéens rescapés d'une xième tuerie de masse sont le visage d'un mouvement de contestation qui prend de l'ampleur contre des lobbies surpuissants. Ces derniers sont très proches de tous les lieux de pouvoir, capables d’investir tous azimuts pour soutenir leur développement économique sans prendre en considération "ses externalités négatives" comme on dit en RSE (Responsabilité sociétale des entreprises).

    Ce mouvement anti-NRA n’est qu’un parmi tant d’autres qui émergent outre-Atlantique et ailleurs dans le monde. On peut mentionner les charges contre des compagnies pétrolières comme Exxon sur le changement climatique, contre Monsanto au sujet des OGM et des pesticides, sans oublier celles à l’encontre des constructeurs automobiles sur le "dieselgate"…

    Les Millenials contre leurs parents

    La nouveauté est la capacité d'organisation de la résistance. Aux États-Unis, les lycéens anti-NRA tiennent l’antenne depuis quelques jours (https://www.ouest-france.fr/faits-divers/fusillade/fusillade-de-floride-une-marche-pour-nos-vies-pour-denoncer-le-culte-des-armes-5575712) et leurs propos sont relayés dans le monde entier. Le mouvement Go Fossil Free pour obliger les universités à désinvestir les énergies fossiles mobilise tout autant les étudiants. Quant à Monsanto, .(hson procès fictif a été largement médiatisé (http://www.novethic.fr/actualite/gouvernance-dentreprise/entreprises-controversees/isr-rse/tribunal-monsanto-a-quoi-le-proces-de-la-multinationale-peut-il-servir-144293.html)

    Le point commun de ces mouvements : être animé par des "digital native" qui savent utiliser les médias et les réseaux sociaux pour prendre à partie l'opinion publique. Ils montrent que les nouvelles batailles idéologiques et économiques sont aussi des conflits de génération. À ma gauche, les "millenials" et leurs suivants qui enragent de devoir payer les dommages collatéraux des activités nocives de leurs aînés. À ma droite, leurs parents et grands-parents toujours en poste emmenés par leur représentant le plus visible, Donald Trump, Président des États-Unis à 72 ans.

    L’avenir de la planète dépend en partie de l’issue de leur affrontement. En refusant d’être des dommages collatéraux, ces jeunes gens font toucher du doigt un des principes du développement durable : refuser que les profits court terme entraînent des dégâts de long terme que les générations suivantes paieront au prix fort. Elles ne veulent apparemment plus se laisser faire. C’est ce que montre le mouvement de protestation né en Floride et qui se propage partout à la vitesse des réseaux sociaux.

      Anne-Catherine Husson-Traore,  @AC_HT, Directrice générale de Novethic

      2018 Novethic - Tous droits réservés


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  • La biodiversité végétale menacée (A. M. SEMAH,J. RENAULT-MISKOWSKY)

     

                                                                           2015   320 p.  32 €

      Il faut savoir observer et admirer la beauté et la richesse de la végétation qui règne encore sur notre planète. C'est une invitation au voyage que nous vous proposons à travers l'Europe et jusqu'aux confins de l'Asie et du Pacifique insulaires. Nous y prenons conscience de la diversité des paysages et des différents biotopes. Le réchauffement climatique actuel ainsi que l'effet de serre, qui sont au départ des phénomènes naturels, se voient cruellement accentués par les conséquences inévitables de l'industrialisation qui, de plus, développe des produits nocifs pour la faune comme pour la flore.

       Que sera le devenir de la biodiversité, tant animale que végétale ?

      L'interaction entre le pollen, les pollinisateurs et l'homme est capitale ; elle passe par la survie des abeilles, leur capacité à produire encore du miel et à permettre la pollinisation des fleurs, la production des fruits.

    La perte d'espèces emblématiques comme les plantes mellifères, endémiques et insulaires, mais aussi la perte des informations génétiques contenues dans ces espèces en voie d'extinction, pourraient rendre irréversible l'appauvrissement de la biodiversité.

       Protéger la biodiversité, c'est vouloir assurer le maintien d'un potentiel évolutif dans le contexte du changement actuel et de l'inconnu vers lequel nous allons. Nous sommes au coeur de la nature, elle nous réserve encore des surprises si nous savons la ménager.

     
       Anne-Marie Sémah est directrice de recherche à l'IRD et Josette Renault-Miskovsky, directrice de recherche honoraire au CNRS. Toutes deux sont patynologues, et respectivement spécialistes de l'Asie/Pacifique et de l'Europe méditerranéenne. Elles enseignent au Muséum national d'histoire naturelle dans le cadre du Master : «Evolution, Patrimoine naturel et Sociétés» - Spécialité Quaternaire et Préhistoire - Paléoenvironnements, lignée humaine, histoire des Sociétés. En 2004, elles ont déjà publié aux éditions Errance-Artcom
        -L'Evolution de la végétation depuis deux millions d'années.

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  • Nourrir

    2017   202 p.  7,90 € (en Poche)

       En se basant sur les études scientifiques les plus pointues, Pablo Servigne propose une synthèse sans précédent et sans concession de la toxicité et surtout de la vulnérabilité de notre système alimentaire industriel. De la production à la transformation, de la distribution à la gestion des déchets, celui-ci est entièrement dépendant du pétrole, et donc inévitablement voué à disparaître avec la fin des énergies fossiles.

      A quoi pourraient alors ressembler les systèmes alimentaires de demain ? En présentant quelques alternatives qui ont prouvé qu'elles n'étaient ni farfelues ni anecdotiques - de la permaculture à l'agriculture urbaine en passant par l'agroécologie ou le retour à la traction animale -, Pablo Servigne démontre, avec rigueur et conviction, que nous sommes à l'aube d'un changement radical et inévitable dans nos manières de faire et de penser.

       Agronome de formation et docteur en biologie, Pablo Servigne se définit lui-même comme "chercheur in-terre-dépendant et transdisciplinaire". Il est notamment l'auteur de:
       -Comment tout peut s'effondrer (Seuil, 2015, en collaboration avec Raphaël Stevens) et de:
       -L'Entraide, l'autre loi de la jungle (LLL, 2017, en collaboration avec Gauthier Chapelle).
      "Je suis devenu chercheur in-terre-dépendant, auteur et conférencier.

    J’ai une formation plutôt académique (agronome tropical de Gembloux Agro-Bio Tech 2002 et Docteur en sciences de l’Université libre de Bruxelles 2008). Pendant ces années de recherche, j’ai travaillé sur le comportement et l’écologie des fourmis, d’abord en Guyane française, puis à Bruxelles. C’est l’origine de ma passion pour les mécanismes de l’entraide.

      En 2008, j’ai quitté le monde universitaire. Depuis, j’ai consacré l’essentiel de mon temps à la transition, le plus grand défi de notre génération. Cela s’est traduit par quatre années d’éducation populaire (au sein de l’association Barricade à Liège). On y a développé des animations et surtout un pôle de recherches et d’analyses autour des thèmes de la transition,l’économie sociale et solidairel’imaginaire de gauche, et les féminismes. Tous nos écrits sont disponibles gratuitement sur le site (en Belgique, l’éducation populaire est financée par l’Etat). Depuis 2010, je collabore régulièrement avec le seul journal écologiste de Belgique francophone, Imagine Demain le Monde. Un bimestriel très bien foutu. Je co-anime aussi des ateliers de « Travail-qui-relie » (the Work that reconnects), une méthodologie créée par Joanna Macy destinée à refaire du lien entre les humains et avec les « autres qu’humains ».

    Aujourd’hui indépendant, j’écris des articles et des livres en collaboration avec un dense réseau de chercheurs, je donne des conférences et des formations, et je participe à la construction de l’autonomie de notre lieu de vie, ainsi qu’au tissage des « réseaux des temps difficiles ». Tout cela définit grossièrement ce que nous avons appelé avec Gauthier Chapelle et Raphaël Stevens, unchercheur in-terre-dépendant."

    https://pabloservigne.com/bio/


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  •  (Maxime COMBES)

                                                                2015    288 p.   18 €

      Les entrailles de la Terre contiennent suffisamment de pétrole, de gaz et de charbon pour déclencher le chaos climatique. Prendre au sérieux le réchauffement climatique implique de laisser dans le sol la majorité des réserves d'énergies fossiles connues. Pour survivre, nous sommes donc condamnés à apprendre à vivre sans brûler des énergies fossiles dangereusement surabondantes.

      Ceux qui tergiversent, ceux qui s'y refusent, ceux qui étendent la logique extractiviste en forant toujours plus loin et toujours plus sale, ceux qui professent que les marchés, la finance ou les technosciences vont sauver le climat nous détournent de l'essentiel. Ils gaspillent le temps et les ressources dont nous avons besoin pour enclencher la transition.

      Nous ne nous résignons pas au naufrage planétaire. Contre l'extractivisme, les hydrocarbures de schiste, les grands projets inutiles et la marchandisation de l'énergie et du climat, nous inventons aujourd'hui les contours d'un monde décarboné, soutenable et convivial de demain. Il est temps de sortir de l'âge des fossiles. La transition, c'est maintenant !

      Maxime Combes est économiste et l'une des figures d'Attac France, où il suit les grands enjeux environnementaux et énergétiques nationaux et mondiaux. Il est également engagé dans l'Echos des Alternatives (alter-echos.org), Basta (bastamag.net) et Mouvements (mouvements.info). Il est coauteur de l'ouvrage publié par Attac, 

       -La Nature n'a pas de prix (Paris, L.L.L., 2012) et de 

      -Crime climatique stop ! (Seuil " Anthropocène ", Août 2015).


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  • 10 ans après la crise : Prenons le contrôle de la finance

    mercredi 13 juin 2018, par Attac France
     
       https://france.attac.org/nos-publications/livres/article/10-ans-apres-la-crise-prenons-le-controle-de-la-finance?pk_campaign=Infolettre-1485&pk_kwd=france-attac-org-nos-publications

       Dix ans après la crise financière de 2008, l’époque est toujours aussi favorable à la finance, aux fonds d’investissement et aux banques. Les timides réformes engagées depuis n’ont pas réussi à ébranler sérieusement leur pouvoir. Sans compter qu’un nouveau cycle de dérégulation financière voit le jour en Europe et aux États-Unis.

       Mais, aujourd’hui, de plus en plus de gens ne supportent plus de devoir payer pour les dérives du secteur financier. Plus encore, ils ne croient plus que la croissance est sans limites, que la question écologique est secondaire, et qu’une société peut vivre sans désordre avec de fortes inégalités.
       Publié en plusieurs langues, ce livre donne des clés de compréhension aux citoyennes et aux citoyens afin qu’ils s’approprient le débat sur la finance. Il présente les réformes nécessaires pour mettre la finance au service de la société. Il est aussi le support d’une vaste campagne, « 10 ans après la crise », organisée par les mouvements sociaux et citoyens européens, dont le point culminant est fixé au 15 septembre 2018, date anniversaire de la chute de la banque Lehman Brothers en 2008, qui a marqué le début de la crise financière internationale.

       Ce livre a été conçu par une équipe internationale composée de membres d’Attac Allemagne, Attac France et SOMO (Pays Bas). Isabelle Bourboulon (Attac France) en est la rédactrice principale et des contributions substantielles lui ont été apportées par Dominique Plihon (Attac France), Myriam Vander Stichele (SOMO, Pays Bas) et Peter Wahl (Attac Allemagne).

      Ce livre est disponible dans notre boutique en ligne  (10 €)


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