•                                                                               2014    334 p.   22,90 €

    Revue de presse

    « Economix est un livre hors norme. S'il avait existé à l'époque, certains banquiers n'auraient pas osé vendre autant de crédits à risque. » --Le Monde

    « Si ce livre pouvait se résumer en une phrase, c'est bien que l'économie peut être accessible et compréhensible à tous.» --Publishers Weekly

    « C'est tout simplement phénoménal ! » --David Bach
     
        Mêlant la bande dessinée avec des textes clairs et pleins d'humour, ce roman graphique transforme la « science obscure » de l'économie en une histoire amusante et accessible à tous.

        Cette BD/document d'un nouveau genre explore trois siècles de pratiques économiques. Elle raconte la mondialisation, les grands penseurs, les impasses et les rebonds, l'impact des guerres, des changements climatiques ou des pénuries de ressources.

        Clair et pédagogique, tout en images, avec l'humour en prime, Economix est indispensable dans toutes les bibliothèques. Comprendre l'économie, c'est maîtriser notre destin.

      Economix relève le défi de raconter l’histoire de l’économie mondiale en un ouvrage concis, facile à lire et passionnant. Il permet aussi de gagner du temps : on pourrait lire dix livres sur la question et ne pas récolter autant d’informations.
    Comment la crise des subprimes s’est-elle réellement déroulée ? Pourquoi Lehman Brothers a-t-il fait faillite ? Chaque année, chaque mois, chaque jour, il arrive dans l’économie quelque chose qui nous concerne.

    POURQUOI UNE NOUVELLE ÉDITION ?
       La première édition allait jusqu’aux conséquences de la crise des subprimes. L’économie est une science en mouvement et l’auteur continue d’étudier et d’analyser les décisions prisent par nos dirigeants en matière économique. Dans ses 32 pages supplémentaires, il raconte avec une grande clarté l’enjeu du Partenariat transpacifique qui est en cours de négociation.
       Ce traité de « libre-échange », s’il est signé, aura des conséquences directes sur la vie quotidienne. Aussi, l’auteur explique avec la même clarté les enjeux de ce « partenariat ».

       Michael Goodwin est passionné à la fois par l’Histoire et par l’économie. Ne trouvant d’ouvrage capable de raconter dans un seul livre quatre siècles de pensée économique tout en étant accessible au plus grand nombre, il a décidé de l’écrire en en faisant une BD. Il a créé un site Internet qui prolonge le livre : www. economixcomix.com.

       Le dessinateur Dan E. Burr a travaillé dans beaucoup de domaines, dont le dessin animé, l’illustration pour la presse (journaux et magazines) et le design de produits. Ses romans graphiques ont remporté de nombreux prix et ont été salués par la critique.

      Traduit de l'anglais (États-Unis) par Hélène Dauniol-Remaud


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  •  Published: 15 Dec 2016
    Short URL: http://farmlandgrab.org/26787
    Posted in: APS | 14 décembre 2016
     
     
    "Cette ligne de développement proposée par la Banque mondiale, l'Union européenne, par tout le monde, est une voie sans issue parce qu'une accélération de la paysannerie africaine ne peut donner que la planète des bidonvilles"
    APS | 14 décembre 2016

       "L'accaparement des terres est une voie sans issue" selon Pr Samir Amin

    Dakar, 14 déc (APS) -- L'universitaire franco-égyptien, le Professeur Samir Amin considère la problématique de l'expropriation des terres comme "une voie sans issue" qui a accéléré "la désagrégation de la paysannerie africaine" et provoqué une émigration en direction des villes ou vers l'étranger.

    "La ligne générale du développement du capitalisme à travers l'histoire est fondée sur l'expropriation de la majorité de la paysannerie et donc entraînant, entre autres, une émigration des campagnes vers les villes ou vers l'étranger ou les deux en même temps", a dit Pr Amin.

    Dans un entretien publié dans l'édition de mercredi du quotidien Le Soleil, le théoricien principal de l'antimondialisme, puis de l'altermondialisme précise que c'est "dans la mesure où cette migration se fait en direction des villes".

    "Cette ligne de développement proposée par la Banque mondiale, l'Union européenne, par tout le monde, est une voie sans issue parce qu'une accélération de la paysannerie africaine ne peut donner que la planète des bidonvilles", a soutenu Pr Amin.

    Pour le professeur agrégé en sciences économiques, "aucun rythme de développement industriel moderne ne pourrait l'absorber et, c'est presque la presque totalité de la croissance de la population urbaine qui s'oriente vers le travail informel".

    En raison de cette situation, "le pourcentage absorbé par la croissance des formes de travail salarié moderne est minime", a soutenu encore l'économiste franco-égyptien, par ailleurs directeur du Forum du Tiers-monde et président du Forum mondial des alternatives.

    Pr Samir Amin a souligné la nécessité d'imaginer "une autre voie de développement, fondée sur le maintien de l'agriculture paysanne'', en faisant valoir que "ce n'est pas un hasard que cette ligne ait avancé un peu plus en Chine qu'ailleurs à travers le monde".

    Concernant le Sénégal, il estime tout au moins que "la présentation sur la loi de 1964 qui protège la paysannerie sénégalaise d'une expropriation accélérée, ouvre la possibilité à un choix de se fonder principalement sur la rénovation de l'agriculture paysanne".

    Pr Samir Amin a participé à un symposium organisé récemment à Dakar sur le thème "De la souveraineté comme objectif central dans la lutte pour la démocratie et le progrès social durables en Afrique?".

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  •                                                               2015   123 p.   9 € 

       L'ère des énergies fossile abondantes et bon marché des XXe et XXIe siècle a favorisé le déploiement des voies rapides et des grands bassins urbains, effaçant radicalement les configurations territoriales héritées des âges précédents.
       Aujourd'hui, la raréfaction de ces ressources et les menaces que notre mode de développement fait peser sur le fonctionnement de l'atmosphère terrestre comme sur le milieu vivant invitent nos sociétés à revoir leur modèle et à l'affiner.
      Pour remédier au gaspillage des terres dû à l'urbanisation incoordonnée, pour éviter le temps excessif passé dans les trajets et les déséquilibres graves sur les écosystèmes qu'induisent les modes d'exploitation intensifs de l'agriculture, nous devons imaginer des solutions neuves.
      Le monde de l'après-pétrole reste à inventer. En retrouvant le fil conducteur du paysage et de ses spécificités, en se fondant sur les singularités locales, en associant les habitants aux décisions à prendre, la transition vers un développement durable et harmonieux en sera facilitée. Une nouvelle voie s'ouvre en faveur d'un aménagement des territoires plus économe et susceptible d'apporter une vie meilleure aux générations à venir.

       Régis Ambroise, ingénieur agronome et urbaniste, est un spécialiste des relations entre paysage, agriculture et développement durable.

       Odile Marcel, philosophe et écrivain, a contribué à l'émergence récente d'une culture du paysage et à sa diffusion dons le domaine du développement local et de l'agri-environnement.


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  •                                                              2015   140 p.   16 € 

       Notre époque fait le grand écart entre des connaissances ouvrant sur une utopie galopante et d'autres annonciatrices d'un abîme lié au modèle de développement qui domine le monde.
      La contradiction est béante.
      Un terme, celui de "transition écologique", est mobilisé, qui fait office de mot d'ordre pour la résoudre.
      Puisant dans l'histoire des deux siècles hérités de ladite "Révolution industrielle", Marcel Jollivet esquisse le chemin de la prise de conscience des risques que l'humanité encourt en raison de ses agissements.
      Il en ressort l'importance du rôle que la société civile et la recherche ont joué dans cette prise de conscience. La radicalité des mutations sociétales à accomplir fait que la transition qui s'impose ne sera "écologique", au sens strict du terme, que si elle est appropriée par les citoyens.
      Il faut pour cela qu'advienne une véritable "démocratie technique et écologique participative". Cet avènement ne se produira que s'il est imposé par une mobilisation des forces vives de la société civile qui en portent le projet.
      En tant que participant de ces forces vives, les chercheurs ont tout particulièrement à s'interroger sur leur façon d'y contribuer. L'approfondissement du dialogue entre eux et la "société civile organisée" est la cheville ouvrière de la mobilisation nécessaire.

       Marcel Jollivet a été chercheur en sociologie rurale au CNRS. Ses réflexions portent aujourd'hui sur les rapports sciences /sociétés.


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  •  
                                                                                2015    132 p.   16 €
      
       Cela fait presque cinquante ans qu'en marge de l'Etat et des entreprises, les ONG humanitaires françaises ont développé un modèle social, économique et politique de la solidarité internationale. Fondé sur l'action de terrain, le témoignage et le financement citoyen, il participe du développement d'une société civile parlante, agissante et indépendante.
       Aujourd'hui, ce modèle est en danger, de plus en plus courtisé par les entreprises qui ont peut-être trouvé dans l'Etat un allié objectif. Au prétexte de la baisse des financements institutionnels, de la réhabilitation des entreprises qui seraient devenues socialement responsables et de l'union sacrée contre les maux qui ravagent la planète, un écosystème néolibéral s'installe progressivement autour des ONG humanitaires.
      L'ouvrage de Boris Martin vise à décrypter cette emprise de plus en plus forte qui entonne l'hymne de la réforme comme les politiques invoquent le mot-déclic de "changement". Chemin faisant, l'auteur revient aux sources du mouvement French doctors et le situe par rapport à d'autres acteurs tentés de capter le label humanitaire.
      Loin de faire l'impasse sur les difficultés et les ambiguïtés du monde humanitaire, mais prenant résolument sa défense, ce livre est un plaidoyer pour que les ONG humanitaires défendent leurs spécificités et leur richesse, qui font d'elles un des derniers contrepouvoirs à la puissance de l'Etat et de l'économie de marché.

       Boris Martin est rédacteur en chef de la revue Humanitaire, éditeur-rewriter indépendant et auteur. Il a publié des essais, récits et fictions, dont certains ont été traduits en anglais, chinois, japonais et allemand.

      -L'Adieu à l'humanitaire ? est son dixième livre.


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  • 2016    224 p.   7,50 €

         Amis de longue date, Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi mènent une réflexion commune, par-delà les désespérances de notre temps, et livrent une vision optimiste selon laquelle une authentique et massive "insurrection des consciences" est nécessaire pour aboutir à un monde plus juste et fraternel.

        Président de l’Institut européen d’écologie, Jean-Marie Pelt fut un botaniste-écologiste qu’on ne présente plus. Écologiste, il l' a été bien avant l’heure et il s'est fait connaître par ses nombreux ouvrages dont les plus récents chez Fayard sont :

      -La Terre en héritage (2000, 2003),

      -Les Nouveaux Remèdes naturels (2001, 2003),

      -L’Avenir droit dans les yeux (2003),

      -Le Nouveau Tour du monde d’un écologiste (2005),

      -C’est vert et ça marche !(2007),

      -Nature et Spiritualité (2008),

     Disparu en 2015, il laisse derrière lui une soixantaine d'ouvrages.  

        Pierre Rabhi, écologiste convaincu, expert international en agro-écologie, est également philosophe et écrivain.


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  • 2016    231 p.   17,90 €

        Figure du sage appelant à l' « insurrection des consciences » et au refus de toute aliénation consumériste, Pierre Rabhi est aujourd'hui le chantre de la sobriété librement consentie. Servis par un indéniable sens de la formule, ses appels à la modération et au respect de la terre emportent une adhésion considérable.
       Devenu un porte-parole de l'agroécologie pensée comme une éthique de vie mais aussi un philosophe du changement de paradigme, il ne s'était cependant jusqu'alors jamais exprimé sur nombre de sujets touchant autant à sa biographie et à son expérience qu'à son regard sur le monde et l'histoire.
       Nostalgie, peur et amour, violence, hospitalité et migration, libéralisme, démocratie et politique, Sahara, Europe et Israël, Krishnamurti, Albert Einstein et René Dumont, Shoah, guerre de 1914 et « Marseillaise », OGM et privatisation du vivant figurent parmi les thèmes abordés « en toute liberté ».
       Cet abécédaire intime vient à point pour éclairer les racines de sa propre « insurrection » et de son intime conviction : en nous changeant nous-mêmes, nous pouvons changer le monde. 
     

        Pierre Rabhi, agriculteur, est un essayiste, romancier et poète français, fondateur du mouvement Colibris. Il est l'auteur de plusieurs livres parmi lesquels:

       -Manifeste pour la Terre et l'Humanisme (Actes Sud, 2008),

       -Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010),

       -Eloge du génie créateur de la société civile (Actes Sud, 2011),

       -La Puissance de la modération (Hozhoni, 2015).


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  •  
                                                                  2015    386 p.    25 €
     
       Ce livre constitue une tentative originale de construire une "phénoménologie des nourritures", en partant d'intuitions de Levinas sur les dimensions qui inscrivent l'existence individuelle dans un "vivre-de" : dépendances à l'égard du monde, des aliments, d'autrui, qui rompent avec toute image du sujet maître et autonome au profit d'une subjectivité toujours prise dans des relations.
      Cette philosophie du corps implique de réviser l'approche de "l'être-là" étrangement "désincarné" que l'on trouvait, notamment, chez Heidegger.
      C. Pelluchon entend tirer toutes les conséquences politiques de cette phénoménologie qui se développe ainsi en une philosophie de l'écologie. Mais cette écologie ne se cache pas d'être une construction politique et sociale, un "nouveau contrat social" qui revendique l'héritage des Lumières (Locke, Rousseau...).
       Le livre aborde aussi la question de la transformation de la démocratie dans un sens plus délibératif, capable de faire place à ces exigences de justice de long terme, envers les générations futures, les animaux, etc.
       L'ouvrage explore ainsi des phénomènes très peu abordés par la philosophie et qui affectent cependant la vie d'un grand nombre de personnes aujourd'hui : la faim, mais aussi la malnutrition, l'anorexie et la boulimie. D'autre part, il tranche avec une grande part de la pensée critique contemporaine en assumant une vision ouverte à la pluralité discursive et joyeuse, une apologie du goût et du plaisir de manger.

       Professeur de philosophie à l'université de Besançon, Corine Pelluchon, après une thèse remarquée sur Leo Strauss, a développé une réflexion originale de philosophie morale qui en fait une spécialiste reconnue de bioéthique. Elle a notamment publié:

       -Eléments pour une éthique de la vulnérabilité (Cerf).


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  • 2016    213 p.   16 €

        Depuis trente ans, la France a sacrifié sa jeunesse plus que n'importe quelle autre économie développée pour conserver un modèle social que nous serons incapables de transmettre à nos enfants.
       Ce choix du passé au détriment de l'avenir est à la source d'une spirale de déclassement et d'inégalités nouvelles : en minant la "civilisation de classes moyennes" qui définissait le projet des démocraties modernes, il réduit à néant l'ambition de laisser à la génération suivante un monde meilleur. Pourtant, ces réalités criantes font l'objet d'un formidable déni : les classes moyennes, affirme-t-on, seraient relativement épargnées par la crise ; la paupérisation des jeunes serait quant à elle concentrée sur les moins diplômés et les solidarités familiales compenseraient les difficultés transitoires des autres.
       A partir de données et de comparaisons internationales inédites, Louis Chauvel récuse définitivement ces argumentaires convenus et dénonce les illusions qui les sous-tendent. Il ne s'agit pas de substituer aux inégalités de classes la fracture des générations, mais de montrer la complémentarité de leur dynamique : à raison du creusement des inégalités patrimoniales, les écarts au sein des nouvelles générations sont appelés à se radicaliser entre héritiers protégés par leurs "garanties" familiales et détenteurs de diplômes dévalorisés.
       Dès lors, les dénégations qu'on oppose aux difficultés réelles qu'expriment les classes moyennes et les jeunes ne peuvent qu'aiguiser les frustrations et un ressentiment général dont la traduction politique se fait déjà jour.

        Louis Chauvel, professeur à l'université du Luxembourg, est chercheur associé à Sciences Po et membre honoraire de l'Institut universitaire de France. Il est notamment l'auteur du

       -Destin des générations (PUF, 1998 ; rééd Quadrige, 2014) et des

       -Classes moyennes à la dérive (Seuil/La République des idées, 2006).


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  •                                                              2014      279 p.     19 €   

          En 1983, Stuart Ewen publiait en France

       -« Consciences sous influence - Publicité et genèse de la société de consommation ».

     Ce livre culte, devenu une référence incontournable de la critique sociologique d'inspiration situationniste, est aujourd'hui republié sous le titre

        -"La société de l'indécence".

      Stuart Ewen y retrace l'origine de ce que Guy Debord nomma le Spectacle, premier allié du productivisme industriel dans la guerre culturelle menée pour l'expansion du modèle de société américain, et dont l'iconographie fondée sur l'exhibition de corps jeunes, féminins et plutôt dévêtus a entièrement colonisé les médias et les imaginaires, élaborant au fil du temps une véritable société de l'indécence.

      La « décence commune », notion bien connue de George Orwell et Jean-Claude Michéa, est la première cible dans ce travail d'influence des consciences étalé sur plusieurs décennies. Car une telle régression n'a rien de naturel.

      Dans son ouvrage, Stuart Ewen démontre que ce nouvel ordre « libéral libertaire » mondial, loin d'être l'aboutissement d'une évolution spontanée, a bien été implanté de manière concertée selon des méthodes scientifiques de planification et d'ingénierie sociale. Les dévoiler pour s'en affranchir, tel est le défi auquel ce livre nous invite.

      Stuart Ewen, né en 1945, est un historien des médias et de la publicité. Conférencier sur les médias et la culture de consommation, il est professeur émérite au Hunter College et à l'Université de New York dans les départements d'Histoire, de Sociologie et d'Etudes sur les médias. Stuart Ewen est devenu, après le 11 septembre 2001, un porte-parole contre les violations des libertés universitaires.

    Revue de presse

       En s'appuyant sur d'abondantes citations de leurs écrits et déclarations dans la presse, Ewen montre comment des industriels et des chercheurs américains en Sciences sociales réfléchirent ensemble, au sortir de la Première Guerre mondiale, aux moyens de créer un nouveau type de société et un nouveau type d'individu exclusivement orientés sur la production et la consommation. --Ingénierie sociale et mondialisation - mars 2004

      Pour les idéologues du nouveau consumérisme dont l'histoire est brillamment documentée par Stuart Ewen dans Consciences sous influence [La société de l'indécence], les gens ne devaient plus perdre leur temps en loisirs hors du circuit des marchandises. --David Buxton

      Captains of Consciousness [La société de l'indécence] est vraiment un livre formidable. A sa lecture, on acquiert un sens de la mesure nécessaire vis-à-vis du présent, un moment bizarre de l'Histoire où l'esprit de pratiquement tout un chacun est colonisé. --Richard Heinberg 
     

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  • 1992   605 p.  16,50 € (Poche)

      Censuré en 1939 par le ministère français des Affaires étrangères, détruit en 1940 par les Allemands, ce livre a été finalement réédité au début des années 1950 dans sa version actuelle augmentée et actualisée.

       C'est un traité classique de psychologie sociale qui cherche à démonter comme à comprendre les mécanismes auxquels obéissent les foules, les masses et, plus généralement, la formation de la volonté politique et l'action politique.

      Quatre impulsions affectives primaires sont mises en œuvre par la manipulation propagandiste et idéologique : l'agressivité, l'intérêt matériel immédiat, l'attirance sexuelle au sens large, la recherche de la sécurité et de la norme. Cette psychologie sociale discute, bien sûr, Freud, mais aussi Jung, Tarde et Pavlov.

      C'est bien évidemment sur le terrain historique de l'affrontement entre propagande nazie et résistance social-démocrate que l'auteur se situe dans un premier temps pour analyser les raisons du fulgurant succès de Hitler et celles de l'échec de la démocratie.

      Mais il étend ses investigations au-delà de ces événements et traite aussi de la propagande soviétique, de l'affrontement idéologique de la guerre froide, du pacifisme, bref, des formes générales de la propagande, de sa réussite ou de son échec, ainsi que des moyens d'y résister, ce qui conduit l'auteur, savant biologiste, à parler ici en sociologue et, surtout, en pédagogue.  

       Né en 1883 en Turquie mort le 24 décembre 1973 à Moscou,, Tchakhotine entame sa scolarité à Odessa (actuelle Ukraine) avant de rejoindre l'université d'Heidelberg où il soutient, en 1908, une thèse de doctorat portant sur le statocyste des hétéropodes (biologie).

      Durant la guerre civile russe de 1917, il est menchevik et s'oppose à la Révolution d'Octobre. Il devient le conseiller à la propagande du général Piotr Krasnov des armées blanches anti-bolchéviques, avant de s'exiler en Allemagne et de se mettre au service du SPD.

      En 1930 Tchakhotine est chercheur invité à Heidelberg au sein de l'institut Kaiser-Wilhelm qu'il quitte en avril 1933 pour s'exiler d'abord au Danemark, puis en France. Il fait également un séjour en Italie, à l'institut de pharmacologie expérimentale de l'université de Messine.

      Durant cette période, Tchakhotine conserve une grande influence en Allemagne où il reste l'idéologue en chef du Front de fer qui s'est organisé autour du SPD et de la confédération générale des syndicats pour s'opposer au nazisme.

       En 1932, avec le chercheur et politicien Carlo Mierendorff (de), il invente la figure des trois flèches (en) qui devient le symbole du Front d'airain (1931-1933). Trois flèches, dont il théorise l'usage dans Le Viol des foules par la propagande politique : mises sur un mur après ou avant un autre symbole (par exemple une croix gammée) censé les rayer, on voit dans les deux cas le symbole de l'autre camp rayé par ces trois flèches, et non l'inverse.

      En France il participe à l'élaboration de la propagande du Front Populaire en collaboration avec Marceau Pivert, mettant notamment en scène les meetings et les films de la SFIO1.

      En 1958, Tchakhotine retourne en URSS, menant ses recherches dans différents instituts au sein de l'Académie des sciences notamment à Leningrad, puis à Moscou. Par la suite, il vit dans différents pays d'Europe, restant un adversaire convaincu à la fois de la révolution russe, du fascisme et du nazisme, combat pour lequel il met en application ses propres théories.

      Ami d'Albert Einstein et d'Ivan Pavlov, dont il expose et utilise les théories psychologiques dans Le Viol des foules par la propagande politique, il est considéré comme l'un des inventeurs des méthodes de la propagande moderne et l'un des premiers théoriciens de la psychologie des masses à la suite des travaux du français Gustave Le Bon. 

       Le Parti social-démocrate d'Allemagne, auquel appartient à l'époque Tchakhotine, refusera d'appliquer les procédés de contre-propagande conseillés par Tchakhotine. Celui-ci organisa pourtant avec ses ressources, contre l'avis de son parti, la propagande pour certaines régions d'Allemagne.

       Lors de sa première parution en France, en 1939, Georges Bonnet, alors ministre des affaires étrangères demanda la censure de passages de son livre Le Viol des foules par la propagande politique. Le livre parut ensuite sous sa forme d'origine, à la demande de l'auteur. Mais deux mois après sa parution, alors que la guerre avait déjà été déclarée, la police opère une saisie du livre dans les librairies de Paris. Enfin, en 1940, les Nazis le confisquèrent et le détruisirent.


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  • 2016      260 p.    20 €

         Depuis quinze ans, Jean Ziegler consacre toutes ses forces au combat en faveur des damnés de la terre au sein de l'Organisation des Nations unies. Successivement Rapporteur spécial pour le droit à l'alimentation, puis vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme, il n'a cessé de se battre, dans le cadre de ses nombreuses missions, contre la faim et la malnutrition, en faveur des droits de l'homme et de la paix. 
        Combats prométhéens ponctués de grands succès... mais aussi d'échecs. Ce sont ces moments qu'il relate ici, au plus près du terrain, des manoeuvres de coulisses, de l'action délétère des prédateurs du capitalisme financier mondialisé, soucieux avant tout de maximiser leurs profits.
       De défaite en victoire, le témoin implacable du jeu sordide des puissants de ce monde s'interroge : comment aller plus loin, comment faire en sorte que l'utopie qu'avaient conçue Roosevelt et Churchill, cette organisation susceptible de réguler les conflits internationaux et d'assurer le minimum vital aux peuples du monde, renaisse de l'état de paralysie dans lequel elle est tombée ?
       Et c'est finalement un message d'espérance que délivre le combattant de toujours au terme d'un récit vibrant et engagé.
     

        Jean Ziegler a notamment publié:

       -Les Nouveaux Maîtres du monde (2002),

       -L'Empire de la honte (2005),

       -La Haine de l'Occident (2008) et

        -Destruction massive (2011).


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  •                                                                2014   190 p.   14 €

         Véritable condensé de la pensée politique de Chomsky, ce livre est construit autour d'entretiens réalisés en 1996 et 1997 avec le journaliste indépendant David Barsamian. Il couvre un large spectre des questions qui ont fait sa renommée et le lecteur sera frappé de l'actualité du propos.
        Remontant aux fondements du développement de la pensée politique, Chomsky réfléchit à l'état actuel de la démocratie américaine et y analyse les faux fuyants des élites politiques et économiques. Détournement de la notion de « liberté » aux fins de promotion du concept de « libre marché », transfert de richesses des pauvres vers les riches, montée en puissance de multinationales définies comme des « institutions totalitaires » et des « tyrannies privées », justice différenciée entre les riches et les pauvres, imposition de la logique de marché à l'ensemble des institutions.
       Revenant également sur la critique des médias qu'il a élaborée avec Edward S. Herman, Chomsky démontre à quel point les idéaux démocratiques ont depuis longtemps été dévoyés par la puissance de l'argent et les intérêts particuliers, nous éloignant toujours davantage du « bien commun ».
      Une mise au rencart des principes démocratiques qui trouve également son corollaire sur la scène internationale, la politique étrangère étatsunienne étant depuis toujours guidée par une implacable logique du « deux poids-deux mesures » menée au seul profit des intérêts de la grande entreprise. Mais fidèle à sa posture rationnelle, en aucune façon Chomsky n'y voit les résultats d'un quelconque complot. Plutôt, il s'agit là, ""d'un capitalisme d'État ordinaire"".

       Noam Chomsky est linguiste, analyste des médias et professeur émérite au MIT. Il est célèbre dans le monde entier pour ses écrits avec entre autres:

      -« L'an 501 »,

      -« Le pouvoir mis à nu »,

      -« Les dessous de la politique de l'Oncle Sam »,

      -« Le nouvel humanisme militaire »,

      _« Propagandes, médias et démocratie »,

      -« La poudrière du Moyen-Orient » et

      -« Quel rôle pour l'État ? ».


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  • 2013     64 p.   6,20 €

          Dans cet essai concis, brillant, et extrêmement polémique, Noam Chomsky, un des critiques les plus virulents du nouvel ordre mondial, montre comment, sous couvert de divers paravents (organisation mondiale du commerce, otan, etc.) le capitalisme, en particulier américain, est en train d imposer au monde une véritable tyrannie, qui non seulement empiète sur la souveraineté des Etats, mais sur celle des individus eux-mêmes. 

       En parallèle de sa carrière scientifique (il est linguiste et philosophe américain. Professeur émérite de linguistique au Massachusetts Institute of Technology) , Noam Chomsky (né en 1928 à Philadelphie) mène une intense activité militante depuis le milieu des années 1960 lorsqu'il prend publiquement position contre la guerre du Viêt Nam. Sympathisant du mouvement anarcho-syndicaliste et membre du syndicat IWW, il donne une multitude de conférences un peu partout dans le monde et publie de nombreux livres et articles dans lesquels il fait part de ses analyses historiques, sociales et politiques. Ses critiques portent tout particulièrement sur la politique étrangère des États-Unis et le fonctionnement des médias de masse.

        En 1992, d'après l'Arts and Humanities Citation Index, Chomsky est plus souvent cité qu'aucun autre universitaire vivant pendant la période 1980–92. Il occupe la huitième position dans la liste des auteurs les plus cités. Il est considéré comme une figure intellectuelle majeure du monde contemporain, à la fois controversée et admirée


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  •  http://investisseurpro.com/larnaque-du-telethon/

    Pour autant, il est important de donner avec discernement, car donner à une mauvaise cause c’est faire preuve d’irresponsabilité.

    Prenons par exemple le téléthon:
    – la plupart des gens pensent qu’ils donnent des fonds pour guérir des enfants qui souffrent de « maladies » génétiques.
    – la réalité est que les fonds servent essentiellement à financer des laboratoires de recherche privés, dont le but est justement d’éviter aux futurs parents de concevoir des enfants qui souffriraient de ces maladies.

    En clair, les enfants qui « participent » au téléthon, aident en réalité au financement de techniques qui éviteront que ces mêmes enfants existent… lorsqu’on comprend cela on n’a plus franchement envie de le regarder ce téléthon…

    C’est ce qu’on appelle de l’eugénisme.

    On est loin de l’oeuvre caritative, qui aiderait ces enfants à avoir une meilleure vie

    Dans son rapport annuel 2013, l’AFM Téléthon, association chargée de gérer les fonds issus du téléthon, annonce son plan stratégique pour les 5 prochaines années:

    1. Création d’un laboratoire de recherche clinique neuromusculaire pédiatrique
    2. Création d’un laboratoire de recherche clinique neuromusculaire pédiatrique (c’est bien la top priorité!)
    3. Améliorer la qualité et l’exhaustivité des bases de données maladies neuromusculaires
    4. Concevoir et proposer un référentiel économique fixant les règles et mécanismes destinés à encadrer la fixation des prix des médicaments innovants et leurs modalités de prise en charge
    5. Concevoir un modèle de partenariat innovant avec les acteurs industriels et financiers, en cohérence avec les valeurs de l’Association
    6. Légitimer le directeur du Service régional dans sa fonction de référent régional pour le réseau des professionnels et institutions de santé
    7. Définir le modèle cible d’un Centre Régional de Ressources et d’Accompagnement des malades et de leur famille et identifier ses sources de financement
    8. Évaluer la possibilité d’une implantation Généthon / Genosafe aux états-Unis
    9. Mettre en place une université AFM-Téléthon
    10. Structuration et organisation de l’Institut des biothérapies des maladies rares
    11. Optimiser et renforcer ou créer des fonctions communes

    On voit bien où sont les objectifs de l’association:

    Sur 11 objectifs, seul le 7e concerne l’accompagnement des malades et de leurs parents. Pour le reste on dirait une liste digne d’un consultant Accenture…

    Ceci est illustré par les résultats, d’après la présidente de l’AFM Téléthon,la thérapie génique a permis de guérir une soixantaine de bébés bulles à travers le monde… Ouahhh, tous ces millions pour 60 bébés, impressionnant.

    Depuis 1987, on doit pas être loin du milliard de dons pour le téléthon. Pour quels résultats? Pour qui?

    Certains diront que l’essentiel du budget du téléthon sert à guérir, comme présenté dans le rapport de l’AFM Téléthon…

    Mais voici ce que « guérir » veut dire:

    Financer les instituts, des essais, faire des appels d’offres, financer des programmes internationaux et stratégiques…

    Est-ce cela guérir???

    téléthon guérir

    La question subsidiaire à 1000 francs, c’est de savoir si les profits générés par ces laboratoires seront redistribués aux généreux donateurs?

    vous connaissez évidemment la réponse

    Bref, si l’accompagnement des enfants touchés par les « maladies » génétiques est une cause noble, la réalité du téléthon est que cela sert surtout à financer des laboratoires de recherches, avec des fonds publics, et dont les bénéfices eux seront bien privés…

    Au delà, les gènes étant le fondement même de l’existence d’un individu, il est audacieux de parler de « maladie génétique », car cela présuppose qu’il y aurait un modèle normal, et tout le reste serait du domaine de la maladie.

    Je préfèrerais parler de singularités génétiques, qui peuvent entraîner des difficultés de vie pour ces individus.

    A qui donner? Comparaison avec les Restos du Coeur    (...)

    Habituellement, je donne aux Restos du Coeur (cf mon recu fiscal restos du coeur 2014), dont l’objectif est simple, donner à manger à des personnes qui sont déjà vivantes et qui ont faim, et qui, avec l’arnaque du système financier et les crises qui en découlent, vont finir par représenter une majorité de français, et non une petite minorité.

    Les chiffres (2103-2014) donnés par les Restos du Coeur sont concrets:

    Restos du Coeur Chiffres clés 2013-2014

    Ils ne financent pas de la recherche de pointe et des chercheurs en col blanc, mais ont distribué 130 millions de repas à des gens qui ont faim…

    40000 bébés aidés vs 60 pour le téléthon…

    Pas de beau camembert powerpoint, mais des chiffres concrets qui parlent…

    Alors je ne sais pas si dans le monde des restos du coeur tout est beau tout est rose, il y a certainement des pertes en ligne et des choses qu’on ne sait pas, mais ce que je sais, c’est que lorsque j’habitais à Lyon, rue Ampère, je voyais le camion restos du coeur distribuer des repas

    Conclusion

    Je n’ai rien contre le fait que des laboratoires privés de recherche génétique fassent appel aux dons, mais je me demande pourquoi l’état, via ses chaines de télévision, fait un tel battage sur ce sujet.

    Ne serait ce pas plutôt le rôle des entreprises pharmaceutiques?

    Ou le volume potentiel de médicaments n’est il pas assez élevé pour justifier que ces entreprises investissent?

    Ou est-ce tout simplement plus commode de pigeonner le citoyen pour financer ladite recherche?

    Ou y aurait-il d’autres objectifs?

    On pourrait lier cela à la marchandisation des corps, l’augmentation de la stérilité, qui aboutira à une marchandisation de la procréation…

    Vendre des bébés vierges de tout défaut sera le nec plus ultra, et justifiera une facturation élevée à des futurs parents dans l’incapacité de procréer.

    Obtenir des centaines de millions pour guérir au final 60 bébés, cela parait fort disproportionné, surtout comparé aux millions de personnes qui vivent dans la précarité et à la limite de la pauvreté en France.

    Cela ressemble fort à un système de financement par les masses d’une recherche scientifique qui n’intéresse qu’une petite minorité. La puissance des medias le permettant…

    Pendant ce temps là, 1 million de personnes vont aux antennes restos du coeur pour manger, qui ont la bonne idée de faire cela dans des endroits discrets, pour éviter l’humiliation supplémentaire des regards des passants…


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  •  La fabrique du consentement : plaidoyer pour une décroissance de l'éphémère

    01 juillet 2013  (publié par notre-planete.info)

    DR

    « Pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit attention-manipulationdisponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. » Patrick Le Lay, Président Directeur Général de TF1

    Il est devenu d'usage d'admettre dans la plus pure tradition de la fatalité, que la civilisation est ce qu'elle est et qu'il faut s'adapter ou périr. Il en va ainsi de tous les « ismes » qui ont malmené la condition humaine à travers les siècles, notamment le précédent, Par toute latitude. En son temps, Jean-François Léotard avait fait l'inventaire de tous les récits de légitimité (communisme, stalinisme, nazisme... libéralisme) et comme épouvantail islamisme imposés par les puissants aux peuples. Parmi tous ces «ismes» le capitalisme triomphant après la chute du communisme pensait pouvoir formater la planète pour mille ans.

    Souvenons-nous dans le droit fil de la « destinée manifeste » du XIXe siècle faisant dire à Dieu qu'il privilégie le peuple américain, de « La fin de l'histoire » au XXe siècle de Francis Fukuyama pour qui le modèle américain de néolibéralisme devait amener la prospérité et la démocratie « aéroportée » et les lumières droits de l'homme au reste du monde au besoin éclairée par le napalm...

    On le sait, le Programme américain pour un nouveau siècle (Pnac) théorisé par les néoconservateurs avait justement, pour objectif de réaffirmer le leadership définitif de l'hyperpuissance américaine . Pour cela il fallait inventer un Satan de rechange. Ce sera l'Islam(isme) et à bien des égards, l'attaque des tours jumelles, symbole du capitalisme triomphant, fut du pain bénit. Rien ne s'opposera ni à l'intérieur ni à l'extérieur à la tentation d'Empire et à la nouvelle religion le money-theïsme. Le capitalisme, le néolibéralisme et la mondialisation ont besoin de mécanismes pour formater durablement le monde. Des institutions seront mises en place pour gouverner le monde, à la place des anciennes. D'abord, ce seront les deux grandes banques, celle qui « ajuste, structurellement les économies vulnérables le FMI, et la Banque mondiale ». Ce sera ensuite, le commerce confié à l'OMC.

    Par ailleurs il y aura forcément des récalcitrants qu'il faudra mettre au pas, soit par le soft power de la Cour pénale internationale pour juger les faibles, soit par la force brutale avec l'Otan. Enfin la surveillance et le formatage des esprits, seront confiés à Internet, et à l'addiction volontaire aux nouveaux médias. Nous allons justement traiter dans ce qui suit de la fabrique du consentement par les médias et la publicité sur tous les supports au premier rang desquels la télévision joue un rôle capital dans la « panurgisation » du monde.

    Le marché et son installation: Les consommateurs « sous influence »

    Dans les pays dits développés, le marché, dans l'euphorie des « trente glorieuses » en Europe a permis le développement spectaculaire de la consommation débridée sous toutes ses formes. A titre d'exemple, l'installation des grandes surfaces qui a laminé définitivement les petits commerces s'est imposée au début des années 1960 et en mutant chaque fois pour serrer au plus près le consommateur On apprend qu'en France : « Le premier hyper est né le 15 juin 1963 en région parisienne sous la bannière Carrefour. Dans les années 1970, les nouvelles technologies changent les modalités d'achat avec l'apparition du code-barre, puis la naissance de la carte à puces et des cartes bancaires. En 1976, Carrefour lance les « produits libres ». En 2012, Carrefour teste un magasin virtuel à Lyon et à Paris. Il permet au consommateur de commander ses produits via son smartphone depuis un lieu de passage, une gare par exemple, et de se faire livrer à son domicile ou au point « drive » de son choix.»[1]

    La fabrique du consentement

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  •                                                            2015      319 p.    15,50 €   

        "Face à la menace, maintenant si précise, du changement climatique, face à l'espoir aussi que représente la mobilisation mondiale sur ce sujet, que peut la littérature ? Que peuvent les mots face aux désastres annoncés ? Que peut encore le langage dans ce monde de l'image, de l'immédiateté, dans l'urgence où nous sommes ?"

       A la veille de la 21e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tient à Paris en décembre 2015, la Maison des écrivains et de la littérature, association dont la vocation est de fédérer les écrivains, de les représenter, et, grâce à eux, de promouvoir la littérature, a décidé de "monter au front sereinement ", parce qu'elle est convaincue que "la littérature peut et doit faire quelque chose."

       La Mel a demandé à trente-et-un écrivains associés en un "Parlement sensible des auteurs" de prendre la parole et d'écrire sur la crise climatique et écologique à laquelle nous sommes tous confrontés.

     

    La Maison des écrivains et de la littérature propose Le Parlement sensible, une journée exceptionnelle le 14 novembre 2015, à l’Assemblée nationale.

    avec :

    Antoine de Baecque, Pierre Bergounioux, Arno Bertina, Frédéric Boyer, Geneviève Brisac, Michel Butel, Nicole Caligaris, Bernard Chambaz, Éric Chevillard, Philippe Claudel, Michel Deguy, Agnès Desarthe, Maryline Desbiolles, Marie Desplechin, Suzanne Doppelt, François Emmanuel, Jacques Gamblin, Sylvie Granotier, Isabelle Jarry, Koffi  Kwahulé, Gilles Lapouge, Hervé Le Tellier, Erri De Luca, Carole Martinez, Emmanuelle Pagano, Oliver Rohe, Olivia Rosenthal, Caroline Sagot-Duvauroux, Boualem Sansal, Michel Surya, et Cécile Wajsbrot.

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  •                                                                                         
     
                                     2015    268 p.   28 €
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Pour mieux appréhender la complexité de ces phénomènes, les recherches menées par l’IRD et ses partenaires apportent des connaissances essentielles. Cet ouvrage en donne un aperçu synthétique décliné en trois temps : observer et comprendre le changement climatique, analyser ses principaux impacts en fonction des milieux, remettre les sociétés et les politiques publiques nationales au cœur du défi climatique.

    En insistant sur les capacités de résilience des populations et des écosystèmes face à l’évolution du climat, l’ouvrage explore les solutions conciliant atténuation du changement climatique et adaptation, préservation de l’environnement et réduction des inégalités. Accessible à un large public, il fait le point sur les travaux et résultats d’une recherche résolument engagée, interdisciplinaire, qui associe étroitement partenaires du Sud et du Nord.

      Catherine Aubertin est directrice de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Économiste,elle dirige le groupe “ Politiques de l’environnement ” de l’UR 168 et coordonne plusieurs groupes de recherche sur les questions du développement durable et de la biodiversité.  Elle directrice de recherche à l' ORSTOM (L'institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération).

    Elle a coordonné l’ouvrage 

       -Représenter la nature ? ONG et biodiversité (Ed.de l’IRD, 2005) et publié, avec F-D.Vivien,

      -Le développement durable, enjeux politiques économiques et sociaux (La Documentation française, Ed de l’IRD, 2006).

    Elle est membre du comité de rédaction de la revue Natures, Sciences, Sociétés. 

    Ce que ne disent pas les dénonciations de biopiraterie...

    Les dénonciations de "biopiraterie" suivent la même rhétorique simple qui se résume en une phrase : des savoirs traditionnels ont été confisqués par les chercheurs à leur profit. On peut s'étonner légitimement que les relais médiatiques ne s'interrogent que très rarement sur la version de "l'autre partie", celle des chercheurs, pas plus que sur les conséquences de ces procès en biopiraterie.

    Ethique, légalité, illégitimité...

    Replaçons les faits dans leur contexte : les chercheurs mis en cause ont longtemps pratiqué leur métier en l'absence de procédures et de législations établies. Leurs accusateurs ne mobilisent d'ailleurs pas des infractions aux lois locales ou nationales pour fonder leurs accusations. Ils se posent avant tout en défenseurs de l'éthique, les chercheurs étant supposés, dans ce jeu de rôle des bons contre les méchants, n'en avoir aucune. Pourtant, les chercheurs n'ont attendu ni les législateurs ni les accusateurs pour être à l'initiative de nombre de codes de bonne conduite et de pratiques innovantes, appuyés par leur comité d'étique et soumis de surcroit à de nombreuses règles déontologiques.

    La loi française pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, adoptée ce 20 juillet 2016, après plusieurs années de discussions parlementaires, vient enfin de ratifier le protocole de Nagoya sur l'accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable découlant de leur utilisation (voir l'encadré sous le texte). Elle exclut pourtant de son champ d'application "les connaissances traditionnelles associées à des ressources génétiques ne pouvant être attribuées à plusieurs communautés d'habitants" et "les connaissances traditionnelles associées à des ressources génétiques dont les propriétés sont bien connues et ont été utilisées de longue date et de façon répétée". Ce qui est bien le cas des ressources concernées par les récentes accusations de biopiraterie, dont le Quassia amara, ou couachi, en Guyane et l'Argusai argentea, ou faux tabac, en Nouvelle Calédonie évoqués récemment sur ce site par E. Poilâne et T. Burelli (référence). Le respect de la loi ne prémunira donc pas contre une accusation de biopiraterie. La loi française serait-elle une loi pour des biopirates sans éthique ?

    Les conséquences des accusations de biopiraterie

    Force est de constater que les accusations de biopiraterie n'émanent pas des personnes directement concernées. Elles viennent de personnes ou d'associations qui, de l'extérieur, se posent en porte-voix des communautés autochtones. Ces dernières n'apparaissent d'ailleurs pas comme co-auteurs des oppositions aux brevets et sont rarement associées dans les articles de presse, à l'instar du blog cité plus haut. Sont-elles d'ailleurs consultées ? Si elles l'étaient, les conséquences de ces accusations seraient probablement davantage considérées, que cela soit sur les chercheurs eux-mêmes, sur l'aboutissement positif de leurs recherches, sur le lien de confiance entre chercheurs et communautés autochtones et locales et sur les conflits de pouvoir locaux.

    Au-delà des impacts individuels et collectifs de ces mises en accusations, qui peuvent tourner comme cela a été le cas en Guyane à un "massacre psychologique" des chercheurs concernés et à une grave suspicion sur l'ensemble de la recherche nationale, ces accusations reprises par la presse dénotent une méconnaissance de la recherche. Elles donnent l'impression qu'à partir d'un recueil de savoirs, les chercheurs peuvent presque immédiatement traduire celui-ci par un dépôt de brevet sur les principes actifs d'une plante afin d'en tirer des retours financiers importants. Cela ne se passe évidemment pas comme cela : c'est un processus de recherche publique et de valorisation coûteux, très long et complexe, qui peut durer des décennies pour une nouvelle molécule, qui dans le meilleur des cas, après un développement industriel, aboutira à un traitement médical efficace.

    Les instrumentalisations politiques des oppositions aux brevets mettent un coup d'arrêt à ce processus, aux espoirs de voir aboutir les recherches, leur valorisation et, bien évidemment, le partage des avantages des résultats de la recherche, car les industriels se détournent de ces brevets attaqués, trop risqués pour eux.

    Pourtant, les recherches menées, lorsqu'elles le sont en partenariat avec les communautés scientifiques et les acteurs économiques et politiques locaux, sont un facteur de dynamisme et de reconnaissance scientifique nationale et internationale incontestables. Nombre de chercheurs travaillent depuis longtemps avec les communautés locales, ont soutenu des initiatives de recensement participatif de patrimoines locaux, de création de circuits de commercialisation de produits artisanaux à forte valeur culturelle, d'intégration de plantes aux pharmacopées européennes avec un souci de pérennisation des savoirs, avec des filières de valorisation des ressources biologiques... Tout ce travail de valorisation des savoir locaux en partenariat, ne débouchant que dans des cas exceptionnels sur des brevets, semble ignoré par les accusateurs.

    Le sujet de la biopiraterie n'est pas nouveau pour les scientifiques. A l'IRD, nous avons travaillé depuis des années sur ces questions, économistes, anthropologues, juristes, ethnobotanistes, biochimistes... Parmi les organismes de recherche publics français, l'IRD a été pionnier en matière de recherche sur la mise en application de l'accès et du partage des avantages (APA) défendue par la convention sur la diversité biologique, bien avant Nagoya. Ce travail de recherche et cette initiative de divulgation des implications de Nagoya se poursuivent afin d'impliquer les acteurs locaux dès l'origine de la démarche de recherche, de leur permettre de s'exprimer sur le processus de valorisation et sa méthode dans une logique de science participative et d'innovation conjointe.

    Nous avons montré dans nos travaux que la question des savoirs locaux était indissociable des revendications politiques et identitaires, et d'autant plus sensibles dans la situation guyanaise, département d'Outre-mer comportant des communautés autochtones non reconnues comme telles par la Constitution française et, par ailleurs, non représentées dans les instances dirigeantes au sein de la collectivité territoriale après les dernières élections. Les dénonciations de biopiraterie ne peuvent se comprendre que dans ce contexte international où les connaissances traditionnelles servent d'outils de lutte politique, bien au-delà d'un savoir sur une plante. Les chercheurs en sont bien conscients.

    Aujourd'hui, la recherche sur la biodiversité affronte de nouveaux défis. La recherche scientifique sur le vivant, les enjeux commerciaux et de contrôle démocratique ne reposent plus sur la bioprospection de substances naturelles, mais sur l'accès à des banques de gènes informatisées, sur les nouvelles méthodes de caractérisation génétique et sur les nouvelles techniques de manipulation du génome. Toutes avancées scientifiques qui échappent à l'APA et n'apparaissent pas dans la loi pour la reconquête de la biodiversité. Le mythe de "l'or vert", où l'on pensait que les ressources génétiques ouvriraient sur une nouvelle ère industrielle est bien révolu et l'on sait maintenant qu'il n'y a jamais eu beaucoup d'avantages à partager. Plus que jamais, l'alliance entre chercheurs et communautés est nécessaire pour valoriser et pérenniser les savoirs locaux. Prenons les chercheurs pour ce qu'ils sont le plus souvent : des alliés.

      http://www.huffingtonpost.fr/catherine-aubertin/ce-que-ne-disent-pas-les-denonciations-de-biopiraterie/


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    2016   200 p.  18 €

        1997... L'expression " désobéissance civile " fait son apparition dans le vocabulaire de la révolte en France lors de la contestation du projet de loi concernant la surveillance de l'hébergement des étrangers. Jusqu'alors, on parlait plutôt d'insoumission.
       Depuis le début des années 1990, il y a eu sept éditions de l'essai d'Henry David Thoreau, De la désobéissance civile. De là, l'objet de cette étude : comment et pourquoi la "désobéissance civile", notion inspirée de la pensée américaine, s'est-elle acclimatée en France alors que nous n'avons ni la même conception de l'Etat, du droit, ni le même rapport au politique ni la même religion dominante que les Etats-Unis ?
       Les Français pratiquent-ils la désobéissance civile dans les mêmes domaines, avec les mêmes modes d'action, les mêmes motivations que les Américains ?
      Cette étude sur les actes de désobéissance civile dans les deux pays, contre l'armée, les O. G. M. , le nucléaire, contre l'avortement, pour la défense des immigrants, des sans-papiers, des sans-logis et de l'environnement, met en lumière les caractéristiques des pratiques et des objectifs de la désobéissance civile en France et aux Etats-Unis. Elle révèle les lignes de force qui traversent les deux sociétés et la crise du politique qui leur est propre.

       Marianne Debouzy est Professeur Honoraire de l'Université Paris-8, spécialiste de l'Histoire sociale des Etats-Unis.


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  •                                                                               2015    256 p.   22 €

    Le développement économique de l'Asie menace-t-il notre approvisionnement en métaux? Les ressources de la Terre sont-elles inépuisables? L'activité minière est-elle compatible avec un développement durable?
      Flambée des cours, tensions géopolitiques... les ressources minérales sont régulièrement au coeur de l'actualité.   Or, Cuivre, Charbon, Terres rares... : Michel Jébrak présente dans cet ouvrage un panorama de la production mondiale et ses enjeux socio-économiques.

      Michel Jébrak, professeur au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère et vice-recteur à la recherche et à la création de l’UQAM, docteur ès sciences (Université d’Orléans), a reçu plusieurs distinctions prestigieuses et prix internationaux, entre autres, le Marteau d’or, le Mérite géoscientifique, Ressources minérales et le prix Conférencier émérite CIM. Comptant à son actif près de soixante-dix publications scientifiques ainsi que plus d’une centaine de conférences, ses recherches actuelles portent sur les systèmes hydrothermaux dans la croûte continentale, de l’observation à la simulation numérique ainsi que sur leurs applications dans le domaine des ressources minérales et à l’environnement. Il est passionné par l’innovation et le développement des savoirs au sein de la société. 

    Revue de presse

    " Michel Jébrak [...] offre un panorama mondial de la production et de la consommation des ressources minières " L'Ecologiste
     

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    2003    410 p.    20 €
     
         L'ère du développement fait suite à celle de la colonisation, tout comme l'ère de la mondialisation prend le relais de celle du développement. L'occidentalisation du monde et l'uniformisation planétaire se renforcent avec l'accumulation sans limite du capital sous la domination toujours accrue des firmes transnationales.
       La guerre économique et les inégalités ne se déploient plus seulement entre les peuples mais aussi au sein des espaces nationaux.
       La destruction de l'environnement est universelle. Il n'y a d'avenir écologique, culturel et politique soutenable et souhaitable qu'au-delà d'une nécessaire décolonisation de l'imaginaire.
       Il faut sortir non seulement de la mondialisation, mais encore du développement, en secouant le joug de la dictature de l'économie.
      Les questions soulevées dans ce livre sont nombreuses et essentielles :
      Quels sont les " habits neufs " du développement ?
      L'économie criminelle est-elle l'avenir ou la vérité du développement ?
      Ne sommes-nous pas dans un processus de développement suicidaire ?
      Pourquoi ne pas laisser les pauvres tranquilles ?
      Comment répondre à l'oppression politique du développement ?
      Comment survivre au développement ?
      Y a-t-il des alternatives au développement ?...
     

    Sommaire 

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  • 2015    168 p.   15 €

       Si le XXIe siècle semble encore très dépendant du pétrole, l´huile de roche est pourtant d´un usage très ancien. Sumériens et Indiens d´Amérique la connaissaient, et Dieu lui-même aurait conseillé à Noé de s'en servir pour son Arche. Souvent au mépris du droit, de la paix et de la démocratie, le dernier siècle a quant à lui prouvé notre addiction à l´égard d´un carburant inégalé.

      Or face aux nouveaux impératifs écologiques, l´impossibilité d´un mix énergétique idéal nous oblige à repenser les rouages politique, économique, industriel et fiscal en amont et en aval de son extraction. S´ouvrant sur une étude du cas saoudien, premier producteur mondial dans une région très instable, c´est à une passionnante socio-anthropologie que se prête ici Alain Gras.

       Alain Gras est actuellement professeur émérite à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a fondé en 1989 le Centre d'Étude des Techniques, des Connaissances et des Pratiques (CETCOPRA), autour du thème de la socio-anthropologie des techniques et de la réflexion sur le devenir technologique et le sens du progrès. Études de mathématiques et de physique en même temps que de sciences politiques et de sociologie à Paris. Études à l'université de Stockholm (M. S. Sc.), thèse de 3e cycle sous la direction de Jean-Claude Passeron et de Raymond Aron sur les intellectuels suédois ; thèse d'État sur Les formes du temps social (1984 avec Georges Balandier).

      Chercheur au Centre Européen de Sociologie Historique (EHESS, dir. R. Aron) puis Centre de Sociologie des Arts (EHESS, dir. R. Moulin) jusqu'en 1989. Professeur à HEC, assistant puis associé jusqu'en 1989, Maître de Conférence puis Professeur titulaire (1986) à l'Université de Paris 1. Professeur invité à l'Université de Valencia.

      Travaux sur le devenir du système éducatif, puis sur la prospective, en France, en Suède, au Ghana, au Maroc, expert du PNUD BIT au Ministère du Travail (Brésil) dans les années 1980. Création avec l'Université de Valencia d'un réseau européen latin de recherche sur la société post-carbone.

    Il a ensuite longtemps développé une intense collaboration avec l'aviation en liaison avec un autre centre d'intérêt principal, sur le plan théorique, qui est la recherche sur les macro-systèmes techniques comme objet en devenir, central dans la société moderne. Une sévère critique du progrès technique accompagne cette réflexion.

      Ses activités se sont orientées maintenant vers le débat écologique et il participe à plusieurs revues (L’Écologiste, La Décroissance, Entropia) en tant qu’auteur, et chroniqueur dans ce domaine. Cofondateur d’Entropia, revue d’étude théorique et politique de la décroissance.

     Il a publié entre autres:

    • Les imaginaires de l'innovation technique, Manucius, 2012
    • Le choix du feu – Aux origines de la crise climatique, Fayard, 2007
    • Fragilité de la puissance, se libérer de l'emprise technologique, Fayard, 2003

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  •                                                              2016    168 p.    11 € 

       La guerre de l'information fait rage : vidéos de l'Etat islamique, propagande et contre-propagande en Ukraine, affrontements d'images entre le Hamas et Israël, polémiques visuelles sur les multiples rebondissements de la guerre civile en Syrie,... Les fabricants d'intox oeuvrent dans tous les camps.
      Il ressort de ce constat que la franchise, pas plus que l'abjection, ne sont des clés de succès. L'auteur rapporte des récits édifiants et des histoires méconnues, analyse et documente ces nouvelles guerres de propagande, qu'elles soient étatiques, militaires, citoyennes ou économiques.
      Un objectif : désintoxiquer le citoyen et lui apprendre à se prémunir de tous ces enfûmages sophistiqués dont il est parfois la cible, parfois la victime collatérale. 
     

      Christian Harbulot (1957), directeur de l'École de guerre économique (EGE) à Paris, est considéré comme l'un des meilleurs spécialistes de l'intelligence économique. Il est également l'auteur de:

      -Sabordage. Comment la France détruit sa puissance (Éditions nouvelles François Bourin, 2014)

      et a dirigé l'édition du

       -Manuel de l'intelligence économique (PUF).


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  •                                                          2011     372 p.    21,50 € 

      " Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d'ennemi ! ", avait prédit en 1989 Alexandre Arbatov, conseiller diplomatique de Mikhaïl Gorbatchev. L'ennemi soviétique avait toutes les qualités d'un " bon " ennemi : solide, constant, cohérent. Sa disparition a en effet entamé la cohésion de l'Occident et rendu plus vaine sa puissance.
       Pour contrer le chômage technique qui a suivi la chute du Mur, les États (démocratiques ou pas), les think tanks stratégiques, les services de renseignements et autres faiseurs d'opinion ont consciencieusement " fabriqué de l'ennemi " et décrit un monde constitué de menaces, de risques et de défis.
       L'ennemi est-il une nécessité ? Il est très utile en tout cas pour souder une nation, asseoir sa puissance et occuper son secteur militaro-industriel. On peut dresser une typologie des ennemis de ces vingt dernières années : ennemi proche (conflits frontaliers : Inde-Pakistan, Grèce-Turquie, Pérou-Équateur), rival planétaire (Chine), ennemi intime (guerres civiles : Yougoslavie, Rwanda), ennemi caché (théorie du complot : juifs, communistes), Mal absolu (extrémisme religieux), ennemi conceptuel, médiatique...
       Comment advient ce moment " anormal " où l'homme tue en toute bonne conscience ? Avec une finesse d'analyse et une force de conviction peu communes, Pierre Conesa explique de quelle manière se crée le rapport d'hostilité, comment la belligérance trouve ses racines dans des réalités, mais aussi dans des constructions idéologiques, des perceptions ou des incompréhensions. Car si certains ennemis sont bien réels, d'autres, analysés avec le recul du temps, se révèlent étonnamment artificiels.
       Quelle conséquence tirer de tout cela ? Si l'ennemi est une construction, pour le vaincre, il faut non pas le battre, mais le déconstruire. Il s'agit moins au final d'une affaire militaire que d'une cause politique. Moins d'une affaire de calibre que d'une question d'hommes.

        Pierre Conesa, agrégé d'histoire et ancien élève de l'ENA, fut membre du Comité de réflexion stratégique du ministère de la Défense. Enseignant à Sciences-Po, il écrit régulièrement dans le Monde diplomatique et diverses revues de relations internationales. Il est notamment l'auteur de

       -Guide du Paradis : publicité comparée des au-delà (L'Aube, 2004 et 2006) et de

       -Les Mécaniques du chaos : bushisme, prolifération et terrorisme (L'Aube, 2007).


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  •                                                                2012     274     19 €   

       Avec la précision d un procureur aguerri et la force morale d un prophète de l'Ancien Testament, Garry Leech révèle que la puissance qui gouverne le monde à notre insu est responsable de dizaines de millions de morts chaque année. Ses actes sont froidement calculés ; ses crimes, prémédités ; les preuves, indiscutables. Mais le monstre n'a pas de visage, ou plutôt il en a mille.

      Mu par une avidité sans limites, il contrôle tout, avale tout, détruit tout. Son nom : la mondialisation néolibérale ; son géniteur : le capitalisme.

      Puisant dans l'histoire bouleversante des paysans dépossédés de leurs terres au Mexique et en Inde, dans celle des Africains qui meurent par millions chaque année faute de soins, Garry Leech démonte méthodiquement les mécanismes meurtriers de la mondialisation néolibérale et livre un réquisitoire implacable sur la nature génocidaire du capitalisme.

       Ouvrage essentiel et révélateur, Le Capitalisme : Un génocide structurel ne se contente pas de dresser l'acte d'accusation du capitalisme et de remettre en cause la mondialisation néolibérale, il montre aussi comment les révolutions d'Amérique Latine peuvent établir les fondations d'une alternative mondiale viable, plus égalitaire, plus démocratique. Dans le sillage de la crise financière globale et des coupes sombres budgétaires appliquées par les gouvernements dans le monde entier, tous les « Indignés » de la Terre, qu'ils participent au mouvement Occupy Wall Street, aux révolutions d'Amérique Latine ou aux manifestations contre l'austérité en Europe, trouveront sans nul doute dans ce livre un guide pour continuer le combat.

       Garry Leech est l'auteur de nombreux ouvrages, dont : The FARC: The Longest Insurgency (Zed Books, 2011) ; The Failure of Global Capitalism: From Cape Breton to Colombia and Beyond (CBU Press, 2009) ; Beyond Bogotá: Diary of a Drug War Journalist in Colombia (Beacon Press, 2009) ; Crude Interventions: The United States, Oil and the New World (Dis)order (Zed Books, 2006).

       Il est directeur du Centre for International Studies et maître de conférences au département de Sciences Politiques de l'université de Cap-Breton, au Canada. 

    Revue de presse

    Au fur et à mesure que les gens s'opposent à ce système meurtrier, ils trouveront dans « Le Capitalisme : Un génocide structurel » un guide indispensable. --Joel Kovel, auteur de « The Ennemy of Nature »

    Il faut absolument lire ce livre ... --William I. Robinson, auteur de « Latin America and Global Capitalism »

    En s'appuyant sur des preuves convaincantes, Leech expose les effets destructeurs du capitalisme et montre qu'il n'y a qu'une seule alternative plausible... --Samir Amin, auteur de « Sur la Crise » 
     

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  • 2015     140 p.    750 € (Poche)

        Comment envisager le monde nouveau qui nous emporte ? Sur quels concepts essentiels devons-nous fonder notre compréhension du futur ? Sur quelles bases théoriques pouvons-nous nous appuyer pour considérer et surmonter les immenses ruptures qui s'accroissent ? A la demande — et avec l'aide — de l'Unesco, Edgar Morin propose ici le viatique minimal pour nous aider à regarder l'avenir en face. Ce petit texte lumineux, synthèse de toute une oeuvre et de toute une vie, a d'ores et déjà été diffusé dans plusieurs pays du monde. Il a aidé d'innombrables hommes et femmes à mieux affronter leur destin et à mieux comprendre notre planète.

       Auteur d'une oeuvre foisonnante et éclectique, Edgar Morin nous livre ici une réflexion stimulante sur ce que devrait être un enseignement adapté à la complexité du monde nouveau. Ainsi, une approche transdisciplinaire est indispensable pour saisir les problèmes dans leur globalité. Il faut rassembler des savoirs dispersés dans chaque discipline pour "enseigner la condition humaine et l'identité terrienne". De même, plutôt que de réduire l'éducation à la transmission de connaissances établies, dans une conception souvent déterministe de l'évolution des sociétés, il est préférable d'expliquer le mode de production des savoirs, la "connaissance de la connaissance", en soulignant les incertitudes, "les erreurs et les illusions" inhérentes à la recherche scientifique.

      On ne peut que partager cette vision synthétique des savoirs qui marierait avec bonheur les apports des sciences de la nature et des sciences humaines. Reste à en imaginer la traduction concrète dans les programmes scolaires et universitaires et dans les manières de travailler. Implicitement, Morin en appelle à une profonde réforme de l'école. --Gery Dumoulin  

    Revue de presse

       De quel viatique conceptuel avons-nous vraiment besoin pour affronter le monde qui vient ? Quelles idées, quels principes majeurs, devons-nous convoquer pour comprendre la signification des prodigieuses mutations dans lesquelles nous sommes d'ores et déjà embarqués ? A la demande et avec l'aide de l'Unesco, Edgar Morin exprime ici en termes clairs et de façon synthétique l'essentiel de sa pensée et de son oeuvre. Déjà diffusé sur plusieurs continents à l'occasion du changement de siècle, ce document aide à regarder, calmement, l'avenir en face. -- Idées clés, par Business Digest

      L'auteur présente cet ouvrage comme le dernier tome de sa trilogie pédagogique, commencée avec

       -"La tête bien faite" et poursuivie avec

       -"Relier les connaissances".

      Son objectif est de dégager et expliciter sept thèmes qui devraient être considérés comme fondamentaux dans les enseignements dispensés au XXI° siècle. Il ne s'agit pas de se situer au niveau des contenus des programmes des diverses disciplines mais, en amont, au niveau paradigmatique et des principes essentiels permettant une éducation adaptée aux principaux défis à relever à l'échelle planétaire.

      Ceux qui sont familiarisés avec l'oeuvre d'Edgar Morin ne seront pas surpris. On trouve ici quelques idées clés chères à l'auteur , notamment la nécessité de réformer les modes de penser, afin d'appréhender "ce qui est tissé", à savoir le "complexe", au lieu de se cantonner à des approches strictement disciplinaires qui fragmentent et compartimentent notre connaissance de la réalité. Sans présenter ici exhaustivement les sept savoirs, (ces sept nouveaux piliers de la sagesse ?), on soulignera la pertinence de cette réflexion épistémologique, éthique et politique qui concerne l'ensemble des systèmes éducatifs.

      On mentionnera, en particulier, l'intérêt des réflexions sur les limites de la connaissance et le risque d'une rationalisation qui pervertit la rationalité ouverte et qui est l'antichambre du dogmatisme, la nécessité d'une éthique de la compréhension planétaire et du genre humain (anthropo-éthique) par la prise de conscience d'une citoyenneté de la " Terre-Patrie ", l'éveil au risque écologique (on retrouve ici en d'autres termes le message de Francis Bacon, selon lequel "l'homme ne commande à la nature qu'en lui obéissant"), ou encore la nécessité d'apprendre à affronter l'incertitude, l'aventure humaine n'étant pas écrite d'avance.

      Toutefois, une difficulté subsiste : comment mettre en oeuvre pratiquement ces principes qui ne requièrent pas moins qu'une transformation profonde des mentalités, pas seulement des enseignants, mais aussi des élèves, des parents et des responsables politiques ? --Alain Michel-- Futuribles


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  • Philippe Bihouix

      http://www.institutmomentum.org/dans-les-entrailles-de-la-machine-a-expresso-mondiale/

      Seuls les plus obtus écolo-sceptiques nient encore le risque d’effondrement environnemental qui guette nos sociétés : du changement climatique en cours à la sixième extinction de masse, en passant par l’épuisement des énergies fossiles et des métaux, la pollution généralisée ou la destruction de la terre arable (par érosion et par artificialisation), tous les clignotants sont désormais au rouge.

    Rétroactions positives et accélération

    Pire, ces facteurs de risque interagissent entre eux dans une logique systémique, dans de puissantes boucles de rétroaction positive : la pénurie énergétique engendrera celle des métaux, tandis que la disponibilité en métaux pourrait limiter par exemple le développement des énergies renouvelables ; nos pratiques agricoles épuisent la terre et entraînent le défrichement des dernières forêts primaires ; le changement climatique va accélérer l’érosion de la biodiversité et la chute de rendements agricoles dans certaines zones ; etc.

    En l’espace d’une ou deux générations, nous devrons affronter l’ensemble des ces facteurs concomitamment, et c’est bien le problème : comment relever à la fois tous ces défis, dont chacun pourrait suffire à mobiliser toute notre énergie ?

    N’idéalisons pas la période qui a précédé notre entrée dans l’anthropocène. Les dommages environnementaux, pour la plupart irréversibles, y furent nombreux. La chasse excessive conduisit, à la fin du paléolithique et au néolithique, à un véritable écocide (qui se souvient de l’hippopotame de Chypre ?) La forêt de feuillus méditerranéenne finit par disparaître sous les coups de hache des puissants, de Salomon à Xerxès (un pont de bateaux en bois pour traverser le Bosphore !), ou ceux des nationalismes naissants (les batailles navales entre Athènes et Sparte, entre Rome et Carthage). Pendant ce temps, les sols fragiles s’épuisaient, transformant une grande partie de l’Afrique du Nord, un des greniers à blé de l’antiquité, en région stérile. Plus tard, nos ancêtres ne furent pas en reste, et les forêts d’Europe occidentale payèrent leur tribu au défrichage, à l’industrie naissante, aux besoins de bois d’œuvre (de l’ordre de 3000 chênes centenaires pour fabriquer un bateau de guerre). La France n’est quasiment couverte que de forêts artificielles.

    La différence avec notre situation actuelle est pourtant de taille : l’échelle est incomparable (pour ne prendre que le cas de l’énergie sur le dernier siècle, une multiplication par 4 de la population et par 7 de la consommation par individu…) et l’effet d’emballement indéniable : compte-tenu de la croissance passée, on prévoit d’extraire de la croûte terrestre plus de métaux en une génération que pendant toute l’histoire de l’humanité. Nos entrées de ville en sont les témoins, on a artificialisé 1% du territoire – soit un département français – en l’espace de 10 ans, puis encore 1% en 7 ans seulement !

    Qui croit encore au discours du développement durable, développé à partir du rapport Brundtland de 1987, et tellement ânonné, déformé, détourné, usé jusqu’à la corde depuis lors ? On n’a jamais autant produit, consommé, jeté – et de plus en plus vite. Les abeilles se réfugient dans les villes, préférant les suies des moteurs diesel aux molécules innovantes de notre industrie chimique. Nos poubelles sont toujours plus pleines (ou quand le poids baisse, c’est la nocivité qui augmente) et les taux de recyclage progressent péniblement.

    Certains ont beau jeu alors d’accuser le « décollage » des pays émergents, Chine en tête. Après tout, pourquoi le cinquième de la population mondiale ne pourrait-il pas continuer à consommer sans vergogne 86% des ressources mondiales ? Mais n’oublions pas que le développement de la consommation de ressources en Chine est aussi tiré par son rôle d’ « usine du monde ».

    Dans les entrailles de la machine à expresso mondiale

    Face aux défis, l’utopie technologique a la vie dure. « On a toujours trouvé une solution » reste l’horizon indépassable : jusqu’à présent tout va bien, se dit, rendu au premier étage, le fou qui a sauté du haut de l’immeuble. Effectivement, juste à temps pour sortir l’Europe du Peak Wood de la deuxième moitié du 17ème siècle, la machine à vapeur de Thomas Newcomen, couplée à la pompe de Thomas Savery, permet l’exploitation du charbon de terre sous le niveau de la nappe phréatique et fait entrer l’humanité dans la civilisation thermo-industrielle.

    Lire la suite...


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  • L'invention de la science (Guillaume CARNINO)

                                                                2015    321 p.    24 € 

       «La science a prouvé que...». D'où nous vient cette idée selon laquelle la science serait garante du vrai ?
     
      Guillaume Carnino propose une enquête historique et généalogique permettant de comprendre pourquoi et comment, en France, à l'heure de la IIIe République, cette idée en est venue à être unanimement partagée. Il dévoile les rouages de la carrière de savants comme Louis Pasteur, mais aussi l'histoire de simples artisans et pêcheurs dont les découvertes furent convoitées par les industriels.
      Il montre de quelle manière l'image d'un Galilée anticlérical a pu être fabriquée et renouvelle le regard que l'on porte sur la mise en place de l'école gratuite et obligatoire par Jules Ferry.
      Parallèlement à la décision démocratique, la pratique scientifique devient peu à peu un mode de gouvernement des êtres et des choses, qui marque l'avènement de la civilisation des experts.
      La science, désormais auréolée d'un prestige quasi religieux et présentée comme pure - c'est-à-dire indifférente aux intérêts individuels -, se révèle finalement un moyen d'administrer la société autant que de transformer la nature par l'industrie. 
     

       Guillaume Carnino est docteur en histoire et enseigne l'histoire des sciences et techniques à l'université de Compiègne. Il a dirigé plusieurs ouvrages collectifs

      -La Tyrannie technologique. Critique de la société numérique, 2006 et

      -Les Luddites en France. Résistances à l'industrialisation et à l'informatisation, 2010),

      parus aux éditions L'échappée.


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  •                                                               2016    734 p.    25 €

       Avec la préface d’André Orléan, henry kaufman, Dimitri Papadimitriou et Randall Wray et la postface de Jézabel Couppey-Soubeyran

    "Un ouvrage visionnaire" (Martin Wolf - Le Monde/Financial Times)

    Pourquoi nos économies doivent-elles faire face à des crises toujours plus fréquentes et violentes ? Pourquoi toute une série de bulles spéculatives se forment puis éclatent, avec des conséquences économiques et sociales désastreuses ?

    Pour Hyman Minsky, qui a étudié ces questions pendant toute sa vie, la réponse est sans détour : notre système économique est intrinsèquement instable. Sa dynamique même engendre les crises et ce sont d’ailleurs dans les périodes les plus calmes et prospères que celles-ci se préparent.

    À contre-courant de son époque, les années 1980, l’économiste américain a été peu entendu de son vivant. Il a fallu attendre la crise des subprimes pour que ses travaux soient repris par l’ensemble de la presse internationale.

    Dans ce livre incontournable, en renouant avec la grande macroéconomie et une interprétation rigoureuse de Keynes, Minsky nous aide à comprendre les causes de cette instabilité, mais aussi comment y remédier tout en retrouvant le plein-emploi. 

      Depuis la crise des subprimes, il n'est quasiment plus un seul discours sur les crises qui n'y fasse référence. Il s'agit du premier ouvrage de Minsky disponible en français. 
     

       Hyman Minsky a été formé à Harvard et à l'école de Chicago par des économistes que tout opposait : Wassily Leontief et Joseph Schumpeter. C'est cette double influence, à laquelle il faut ajouter l'engagement socialiste de ses parents, qui permettra à Minsky de construire une synthèse originale de Keynes et de développer des thèses fortes, celles qui font de lui aujourd'hui la figure la plus importante de l'école de pensée post-keynésienne.


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  • Le temps du monde fini (Geneviève AZAM)

    2010    222 p.   18,30 €

       " Le temps du monde fini commence ", écrivait Paul Valéry en 1931. Pourquoi cet appel n'a-t-il pas été entendu ? Comment faire de la conscience de cette finitude un commencement ? Près d'un siècle s'est écoulé et la globalisation économique a accéléré la clôture du monde et celle de l'imagination.
      Les vainqueurs laissent une Terre épuisée et un monde commun miné par les inégalités, le déracinement et la violence. Ce monde-là, assigné à la rentabilité immédiate, s'effondre. Les crises mettent à nu la promesse empoisonnée de réaliser la liberté et la justice par le " libre " -échange, la croissance et la consommation. Elles dévoilent l'illusion scientiste qui repousse à l'infini les limites de la Terre et l'espoir fou de s'affranchir de la matérialité de l'existence.
      S'inscrire dans le temps du monde fini, c'est s'échapper de l'enclos et écouter les voix, souvent celles des vaincus, qui, au nord et au sud, expriment plus que leur défaite ; elles disent que la Terre et ses éléments sont un patrimoine commun vital et inaliénable ; elles opposent le " bien-vivre " au " toujours plus ", les mondes vécus aux abstractions expertes ; elles luttent pour conserver les biens communs qui les protègent et les enracinent, réinventent la démocratie et l'aspiration à l'universel.
      Sous les décombres souffle un autre imaginaire, fait de coopération au lieu de concurrence, d'attachement à la Terre au lieu d'arrachement, d'une propriété-usage au lieu de la propriété-appropriation, d'une liberté retrouvée face à la " raison " économique et à l'asservissement de sujets renvoyés à eux-mêmes.

       Geneviève Azam est économiste à l'Université Toulouse II. Co-présidente du conseil scientifique d'Attac, elle collabore à La Revue du MAUSS et à Politis.


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