• Bonjour,

      foodwatch newsletter <actualites@foodwatch.fr>

    Les légumes surgelés contaminés à la listeria en provenance de Hongrie ont fait parler d’eux cet été. Cinquante-trois cas et neuf décès en Europe plus tard, ce scandale pourtant tentaculaire semble déjà oublié. Parce que mourir en 2018 d’avoir croqué quelques légumes est inacceptable, foodwatch a mené l’enquête et révèle que la souche de listeria trouvée dans une usine française il y a plus d’un an est liée à la souche responsable de l’épidémie. Mais les autorités françaises taisent le nom du fabricant concerné. Nous avons le droit de savoir !

    vvvvv

    Par chance, il n’y a pas pour l'instant de cas déclaré de listériose humaine en France liée à cette souche. Mais on ne peut pas toujours tabler sur la chance.

    foodwatch dénonce avec force le retard dans les rappels en France, l’omerta et de graves manquements qui permettent aux scandales alimentaires de se succéder en Europe. Il demeure impossible pour les consommateurs d’accéder à la vérité sur le contenu de leur assiette. Pour foodwatch, il faut revoir d'urgence ce système à la traçabilité défaillante.

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  • Climat : 200 personnalités lancent un appel face au "plus grand défi de l'humanité"

    Réunies par l'actrice Juliette Binoche et l'astrophysicien Aurélien Barreau, elles

     200 personnalités lancent un appel .....

      réclament une action politique "ferme et immédiate"   face au changement climatique.

       Par L'Obs

       Publié le 03 septembre 2018 à 12h41

      Alain Delon, Patti Smith, Josiane Balasko, Pedro Almodovar, Jude Law, Ibrahim Maalouf, Antoine de Caunes... Quelques jours après la fracassante démission de Nicolas Hulot, qui ne voulait "plus se mentir", 200 personnalités du cinéma, de la musique et du monde de la physique, réunies par l'actrice Juliette Binoche et l'astrophysicien Aurélien Barrau, signent un appel à une action politique "ferme et immédiate" face au "plus grand défi de l'histoire de l'humanité" : le changement climatique.

    "Il est temps d'être sérieux", écrivent les signataires dans une tribune publiée par "le Monde". 

    "Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l'eau et de l'air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique."

    Un appel de plus, nécessaire face à l'urgence :

    "L'effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent."

    Son objectif : faire pression sur la classe politique : "Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible. Nous considérons qu'un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l'être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux."

    Et de conclure, lapidaire :

    "De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené."

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  •     Une bactérie Staphylococcus epidermidis résistante aux antibiotiques se propage dans des hôpitaux du monde entier. Ce micro-organisme, naturellement présent sur la peau, cause de graves infections nosocomiales chez des personnes affaiblies.

    https://www.futura-sciences.com

    Des chercheurs de l'université de Melbourne (Australie) ont découvert trois variantes d'une bactérie multirésistante dans des échantillons provenant de 10 pays, incluant des souches d'Europe qui ne peuvent être maîtrisées de manière fiable par aucun médicament actuellement sur le marché. 

    « Nous avons commencé avec des échantillons en Australie, puis, avec d'autres prélèvements, obtenu un aperçu global et constaté que la bactérie est présente dans de nombreux pays et de nombreuses institutions à travers le monde », a dit à l'AFP Ben Howden, directeur de l'Unité de diagnostic microbiologique du Laboratoire de santé publique de l'Institut Doherty de l'université de Melbourne.

    Elle peut être mortelle, mais c'est généralement chez des patients qui sont déjà très malades à l'hôpital.

    La bactérie (S. epidermidis) est naturellement présente sur la peau. Mais la variété de la bactérie résistante aux antibiotiques infecte le plus souvent les personnes âgées, aux défenses immunitaires affaiblies ou des patients porteurs de dispositifs implantés, tels que des cathéters, des valves cardiaques ou des prothèses articulaires.

    La bactérie, un staphylocoque blanc dont le nom savant est Staphylococcus epidermidis, est apparentée au staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) résistant à l'antibiotique méticilline (le SARM), plus connu et plus mortel.

    « Elle peut être mortelle, mais c'est généralement chez des patients qui sont déjà très malades à l'hôpital... cela peut être assez difficile à éradiquer et les infections peuvent être graves », a déclaré M. Howden.

    Staphylococcus epidermidis cause de graves infections nosocomiales

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  • Les chiens de garde (Serge HALIMI )

                                                            2005    155 p.   8 €  en Poche 
    Nouvelle édition actualisée et augmentée  Serge Halimi

      Quel point commun y a-t-il, selon Serge Halimi, entre Michel Field, Claire Chazal, Alain Duhamel, Jean-Marie Cavada et PPDA ? La même révérence devant leur patron, les grands groupes tels Bouygues, Havas ou Matra-Hachette, la même révérence devant l'argent et le pouvoir politico-industriel, les mêmes pratiques. Maintenir à distance certains sujets pour mieux en matraquer d'autres, désinformer, moins par volonté de manipuler que par paresse et par reddition devant l'idéologie néolibérale dominante, c'est le credo des nouveaux chiens de garde. La collusion entre les intérêts des propriétaires de la presse française et le trust des trente journalistes qui en tiennent les rênes à coup de présence incessante, d'info-marchandise, de renvois d'ascenseurs et flagorneries de courtisans, sape l'indépendance des journalistes, fragilisés par la crainte du chômage.

    "Des médias de plus en plus présents, des journalistes de plus en plus dociles, une information de plus en plus médiocre", une sentence qui résume bien l'esprit de l'auteur qui, avec les résistants contre la pensée unique, hier Paul Nizan, aujourd'hui Chomsky, signe un plaidoyer lapidaire pour la dissidence intellectuelle. --Anne Barrat 

    Les médias français se proclament " contre-pouvoir". Mais la presse écrite et audiovisuelle est dominée par un journalisme de révérence, par des groupes industriels et financiers, par une pensée de marché, par des réseaux de connivence. Alors, dans un périmètre idéologique minuscule, se multiplient les informations oubliées, les intervenants permanents, les notoriétés indues, les affrontements factices, les services réciproques. Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence - impose sa définition de l'information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. Ces appariteurs de l'ordre sont les nouveaux chiens de garde de notre système économique.
      
       Il existe un film tiré de ce livre: Les nouveaux chiens de garde. A voir absolument si vous en avez l'occasion.
    Pourquoi ne pas le faire venir dans le cadre d'un ciné-club.....
     

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  • L'opinion ça se travaille (Paul NIZAN)

                                                             2014       272 p.    10 €  

        " Traitement exemplaire " et " On a tiré toutes les leçons de nos erreurs passées " constituent les formules sous lesquelles les médias travestissent leur travail en temps de guerre. D'un conflit à l'autre, le parallélisme des expressions laisse en effet songeur : " On a tiré toutes les leçons de la guerre du Golfe, où on n'avait pas assez conceptualisé l'image ", estima ainsi Etienne Mougeotte. Le vice-président de TF1 oubliait seulement que ces " leçons " avaient déjà été tirées au moment de la guerre du Kosovo... puis de celle d'Afghanistan.
      Exemples à l'appui, ce livre rappelle comment les médias ont broyé l'information du public tout au long des quinze dernières années - et continuent de le faire.
      Ce qu'il décrit, loin de constituer une collection d'exceptions, est devenu la règle ; pas un dérapage, la norme.
     

     

    Serge Halimi et Dominique Vidal sont journalistes au Monde diplomatique; Henri Maler co-anime l'association Acrimed (Action-Critique-Médias).


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  • 2012     182 p.    8 € en Poche 

    Les Chiens de garde est un essai de Paul Nizan paru en 1932.

      L'actualité des Chiens de garde, nous aurions préféré ne pas en éprouver la robuste fraîcheur.

      Nous aurions aimé qu'un même côté de la barricade cessât de réunir penseurs de métier et bâtisseurs de ruines.   Nous aurions voulu que la dissidence fût devenue à ce point contagieuse que l'invocation de Nizan au sursaut et à la résistance en parût presque inutile. Car nous continuons à vouloir un autre monde. L'entreprise nous dépasse ? Notre insuffisance épuise notre persévérance ?
      Souvenons-nous alors de ce passage par lequel Sartre a résumé l'appel aux armes de son vieux camarade : "Il peut dire aux uns : vous mourez de modestie, osez désirer, soyez insatiables, ne rougissez pas de vouloir la lune : il nous la faut.

      Et aux autres : dirigez votre rage sur ceux qui l'ont provoquée, n'essayez pas d'échapper à votre mal, cherchez ses causes et cassez-les." Serge Hamili Extrait de la préface.

      Il s'agit d'un essai pamphlétaire dirigé contre quelques-uns des philosophes français les plus connus de l'époque – notamment Bergson, Émile Boutroux, Brunschvicg, Lalande, Marcel, Maritain. Pour Paul Nizan, lui-même alors jeune philosophe communiste, ces penseurs incarnent une « philosophie idéaliste », en ce sens que tous ne font qu'énoncer des vérités sur l'homme en général, et de ce fait ne tiennent aucunement compte du réel quotidien auquel chaque homme en particulier se trouve confronté : la misère matérielle, la maladie, le chômage, les guerres, etc. Pour l'auteur, qui fonde son argument en s'appuyant sur la notion marxiste de lutte des classes, ces philosophes n'ont d'autre but, au fond, que de justifier et de perpétuer les valeurs morales et socio-économiques de la classe bourgeoise. Selon lui, leur idéalisme leur interdit toute analyse de l'exploitation de la classe prolétarienne par la bourgeoisie.

    Le livre se clôt par un appel aux jeunes générations de philosophes à lutter contre la bourgeoisie et ses « chiens de garde » que sont, pour Paul Nizan, les penseurs en question, et à mettre la réflexion philosophique au service du prolétariat.    Paul-Yves Nizan (né le 7 février 1905 à Tours et mort le 23 mai 1940 à Recques-sur-Hem dans le Pas-de-Calais) est un romancier, philosophe, et journaliste français

     


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  • Fans debio (Sylvie HAMPIKIAN)

                                                                                    2009       144 p.      14 €    
          Ce n'est pas parce que l'on s'émancipe que l'on doit tomber dans les pièges de la publicité, de la malbouffe ou des produits toxiques pour la santé et la planète ! Qu'est-ce que le label AB ? Comment faire les bons choix pour consommer des produits respectant la planète ?
         Ce petit livre répond à ces questions et permet de décoder simplement le monde de la bio. De plus, il propose des recettes pour cuisiner, entre copains, de bons petits plats qui remplaceront avantageusement le menu Coca-Mac Do.   
        Il rassemble également des recettes de soins corporels et de beauté, valables autant pour les filles que pour les garçons : gel douche gourmand vanille- agrumes, masque " bonne mine " aux fraises, lotion florale après-rasage, shampooing express... Tout pour apprendre à mieux vivre bio !

        Sylvie Hampikian est vétérinaire et conseiller scientifique. Mère de famille, elle a initié très tôt ses enfants à l'alimentation bio et diététique Elle fabrique également ses cosmétiques et ceux de ses proches. Dans ce livre, elle a souhaité partager avec les jeunes son expérience familiale de la bio et montrer que l'on peut être gourmand et prendre soin de soi tout en respectant l'environnement.


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  • Funérailles écologiques (Br. LAPOUGE-DEJEAN, Laetitia ROYANT...)

                                                                 2017     288 p.     25 €  

       Lorsque nous sommes confrontés à la mort d'un proche, mille questions se posent sur les choix à faire, en particulier si l'on est dans une approche écologique. En France, les choses évoluent, lentement mais sûrement, et il est aujourd'hui possible d'avoir des obsèques écologiquement responsables : cercueil en carton, tombe végétalisée, etc. De plus, depuis le 1er janvier 2017, la loi Labbé interdit l'utilisation des pesticides chimiques aux collectivités, ce qui impacte les espaces publics tels les cimetières.
      Au fil de leur enquête, les auteures ont réalisé à quel point la demande de renseignements est forte. Ce livre, le seul sur ce sujet, sera utile aussi bien aux personnes désireuses de prévoir leurs propres funérailles qu'à celles confrontées au décès d'un proche.
      Tous les aspects sont abordés : financement, choix des pompes funèbres, enterrement, crémation, dispersion des cendres, entretien de la tombe, etc.
      Une grande enquête menée sur un sujet sensible, traité sans tabou et avec délicatesse.
     
       Laetitia Royant est écrivain public et biographe. Chargée de l'organisation des obsèques de son père, elle a été très marquée par cet événement et a partagé son expérience dans son précédent livre

      -Je veux des funérailles écologiques ! (autoédition).

      Brigitte Lapouge-Déjean est auteure d'une vingtaine d'ouvrages sur le jardinage et l'écologie. Confrontée elle aussi à l'organisation d'obsèques non préparées, elle a dû faire face dans l'urgence : une expérience éprouvante. Ensemble, elles ont alors imaginé l'ouvrage qu'elles auraient aimé trouver sur le moment.

      Serge Lapouge, paysagiste-conseil et photographe, les a accompagnées dans leur démarche.

      Depuis plus de 35 ans, la Scop Terre vivante édite des livres d'écologie pratique, ainsi que le magazine Les 4 Saisons du jardin bio. Terre vivante a également créé des jardins écologiques en Isère, proposant des stages pratiques de jardinage bio, cuisine saine, soins naturels...


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  • 2014     160 p.     19 €

      " Le blé germe parce qu'il obéit à sa nature de blé, parce qu'il contient en puissance tous les blés à venir. La première poignée de grains jetée de main d'homme dessine une collaboration, elle n'assure pas la maîtrise. Que le blé se retire du monde, que reste-t-il du pain ? "
      Ce livre écrit à deux voix est une promenade, une invite à poser un pied à terre. Il tente un portrait sensible de l'agriculture, parée de reflets, ceux d'un art singulier qui lie la nature, quatre éléments dans leur permanence. Il dit ses miracles et ses désespoirs, ses cycles, son langage, sa rupture, sa profonde unité. Dans son premier éveil, l'homme s'est trouvé agriculteur ; dans sa fécondité, il reste suspendu au ressac de ce métier de naissance, à ses respirations et à ses blessures. Il est une part de la terre.  

       Louise Browaeys a poursuivi des études d'agronomie à l'Institut national agronomique Paris-Grignon (devenu AgroParisTech) au cours desquelles elle s'est intéressée à l'agriculture biologique, aux cultures associées, à la toxicologie. Spécialisée en nutrition humaine, elle a travaillé chez Danone, puis à l'Interprofession des fruits et légumes. Aujourd'hui journaliste indépendante, elle contribue à différentes parutions dans les domaines de l'agriculture, du paysage et de l'alimentation. Sa pratique quotidienne du jardin potager lui est vitale.

       Henri de Pazzis est le fondateur de ProNatura, premier réseau de maraîchers et arboriculteurs bio, aujourd'hui un des acteurs majeurs en Europe de la distribution de fruits et légumes biologiques. Son métier s'est nourri de la longue fréquentation du milieu paysan, des réalités agronomiques et climatiques variées. Partout il a vu la passion des hommes pour la terre et les dégâts des monocultures industrielles. Membre de diverses organisations professionnelles, il a participé aux discussions et aux évolutions de la réglementation européenne des produits biologiques.


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  • Alimentation : les nouveaux messages que vous saurez bientôt par cœur (HCSP, France)

    Psychomédia     Publié le 24 août 2018

    Dans un avis publié le 3 juillet, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) propose de nouveaux messages sanitaires pour accompagner les publicités d'aliments en France.

    Les publicités de produits alimentaires doivent être accompagnées de messages sanitaires (selon un arrêté de 2007). Dans le cadre d'une saisine portant sur le futur Programme National Nutrition Santé (PNNS 4), la Direction générale de la santé a demandé au HCSP de contribuer à orienter l’évolution de ces messages.

    Santé publique France (SPF) se chargera d’élaborer leur forme définitive.

    Les Français entendent depuis plus de 10 ans les quatre messages suivants :

    1. Pour votre santé, mangez au moins 5 fruits et légumes par jour
    2. Pour votre santé, pratiquez une activité physique régulière
    3. Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas
    4. Pour votre santé, ne mangez pas trop gras, trop sucré, trop salé

    Parmi plusieurs messages qu'il propose, dont plusieurs détaillent de nouvelles recommandations alimentaires figurant dans le PNNS 4, le HCSP a déterminé 9 « axes de messages » qu’il considère comme prioritaires.

    Ces messages, présentés sans ordre hiérarchique, ne couvrent donc pas l’ensemble des nouveaux repères alimentaires ou d’activité physique du futur PNNS 4 qui seront diffusés globalement sous d’autres formes par SPF.

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  • Short URL: https://farmlandgrab.org/2837
     
    Humanité Dimanche | 9 août 2018   par Michel Husson
     
      Les investisseurs internationaux mettent le grappin sur les terres cultivables de la planète. Dans des pays où il n’y a pas de droits de propriété solidement établis, ces achats se traduisent pour les paysans par des expulsions pures et simples. [1]   L’achat de terres par des investisseurs étrangers est l’une des nouvelles formes de la mondialisation. Ce phénomène a pris une ampleur particulière après le boom des prix agricoles de 2007-2008. On parle d’accaparement des terres et en anglais de land grabbing, un terme plus critique, qui implique l’idée de mainmise.   Une grande opacité entoure les accords et il est donc difficile de mesurer l’ampleur exacte du phénomène. Les deux sources disponibles – soit la base de données Land Matrix établie par l’International Land Coalition et celle de l’ONG Grain – convergent pour estimer que la surface concernée est de l’ordre de 30 à 37 millions d’hectares (soit entre 300 000 et 370 000 km2).
        Un enchevêtrement opaque des investissements  
    Les données de Land Matrix montrent le caractère très généralisé du phénomène. À peu près tous les pays – hormis ceux d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest – sont concernés comme « receveurs ». Mais, et c’était a priori moins évident de manière intuitive, c’est tout aussi vrai pour les pays « émetteurs ». Cela veut dire qu’il existe des investissements croisés au sein d’une même région du monde, notamment en Afrique. La carte ci-dessous montre la répartition géographique des accords.
      Du côté des principaux pays investisseurs, on trouve en tête les États-Unis, avec 8,2 millions d’hectares recensés. La Chine ne vient qu’en quatrième position, après la Malaisie et Singapour. Du côté des pays « receveurs », tous les continents du Sud sont concernés, avec notamment la République démocratique du Congo, le Brésil et l’Indonésie, auxquels il faut ajouter l’Ukraine et la Russie. 

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  • Samir Amin 21/08/2018

    https://www.alternatives-economiques.fr//mondialisation-linegal-echange

      Samir Amin est décédé le 12 août dernier à l’âge de 87 ans. Economiste franco-égyptien, il était l’un des premiers et principaux théoriciens des échanges mondiaux et des inégalités dont est porteur leur développement. Inlassable défenseur du tiers-monde puis militant de l’altermondialisme, il avait contribué au récent dossier d’Alternatives Economiques sur l’actualité de la pensée de Karl Marx. C’est ce texte que nous publions ci-dessous.

      Le lecteur intéressé pourra également consulter l’hommage à Samir Amin que Jean-Marie Harribey a publié sur son blog. (https://blogs.alternatives-economiques.fr/harribey)

    Le système capitaliste cherche sans cesse à élargir ses possibilités d’accumulation. Dans le Manifeste du Parti communiste, Karl Marx et Friedrich Engels donnent toute son importance à la conquête du monde par le capitalisme. « Par l’exploitation du marché mondial, la bourgeoisie a donné une tournure cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. [...] Les antiques industries nationales ont été anéanties et continuent à l’être chaque jour. Elles sont évincées par des industries nouvelles, dont l’introduction devient une question de vie ou de mort pour toutes les nations civilisées, des industries qui ne transforment plus des matières premières du pays, mais des matières premières en provenance des zones les plus reculées. [...] La bourgeoisie oblige toutes les nations à faire leur, si elles ne veulent pas disparaître, le mode de production de la bourgeoisie. [...] La bourgeoisie supprime de plus en plus l’éparpillement des moyens de production, de la propriété et de la population. Elle a aggloméré la population, centralisé les moyens de production et concentré la propriété en un petit nombre de mains1. » 

     THEORIE La mondialisation ou l’inégal échange A lire L'Economie Politique n°079 - 07/2018

       Le centre et la périphérie

      Ce déploiement comporte des aspects historiquement positifs. Néanmoins, dans d’autres écrits, les deux penseurs insistent sur l’horreur de ces premiers stades de l’accumulation : la dépossession violente des paysans, la destruction des sociétés conquises (Irlande, Amériques), la traite négrière. Surtout, Marx et Engels ont eu l’intuition d’un développement inégal des échanges internationaux. L’expansion mondialisée du capitalisme a toujours été polarisante, à chacune des étapes de son déploiement, au sens où elle construit une opposition entre des centres dominants et des périphéries dominées.

      Marx et Engels insistent sur l’horreur des premiers stades de l’accumulation : la dépossession violente des paysans, la destruction des sociétés conquises

      La pensée mainstream se doit d’ignorer cette réalité : elle promet aux peuples des périphéries un "rattrapage" dans et par les moyens du capitalisme. Selon cette pensée, l’impérialisme n’aura été qu’une parenthèse dans l’histoire, assurant la mondialisation réelle et homogénéisante du modèle capitaliste avancé. Les pays émergents témoigneraient de la possibilité de cette dynamique de développement.

    La réalité du capitalisme mondialisé est tout autre. Comprendre la polarisation qu’il impose nécessite la prise en considération des luttes sociales internes aux pays et leur articulation aux conflits majeurs entre nations (centres impérialistes-périphéries en lutte pour leur libération), comme celle des conflits entre les puissances centrales dominantes. Marx s’était proposé de traiter cette question dans deux livres du Capital qui n’ont pas été écrits.

    Une main-d’oeuvre bon marché

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  • La qualité de l'eau de nos rivières constitue un enjeu majeur, tant d'un point de vue sanitaire qu'environnemental. Régulièrement, des rapports d'associations ou d'organismes variés nous alarment à ce sujet. Plus de 90 % des rivières de France seraient polluées.

    https://www.futura-sciences.com/planete/questions-reponses/eau-rivieres-france-sont-elles-polluees

      Réglementations limitées et absence de sensibilisation des citoyens. Dans les années 1970, la situation des rivières de France en matière de pollution était sans conteste déplorable. Les pratiques agricoles intensives et les rejets domestiques et industriels continuent de fragiliser le réseau hydrographique assez dense de notre pays.

    Présence de substances nocives dans les rivières françaises

    Selon un rapport de l'association Robin des Bois, chaque année, plus de 60.000 tonnes d'hydrocarbures sont ainsi déversées dans les rivières de France. Il ne s'agit malheureusement que d'une catégorie de substances parmi d'autres. Nos cours d'eau sont constamment contaminés. Herbicides, insecticides, pesticides, etc. Ils contiennent des matières nocives et parfois même, en quantité. Selon l'UFC-Que Choisir, en 2017, la concentration en pesticides dépassait ainsi la norme définie pour l'eau potable dans la moitié des cours d'eau de notre pays. La qualité des eaux est cruciale, pour la faune et la flore, et bien sûr une ressource utilisée pour notre eau potable.

    L’Homme, responsable de la pollution des rivières françaises

    De nombreux éléments sont à l'origine de la pollution des rivières de France. En tout premier lieu figure l'agriculture intensive et industrielle par l'emploi des pesticides. Elle est suivie de près par l'entretien des jardins et de la voirie. On trouve ensuite certains aménagements plutôt dangereux pour l'environnement, à l'instar des réseaux routiers, des barrages ou encore de l'urbanisation de sites naturels. Viennent enfin les fuites d'hydrocarbures et autres solvants pétroliers qui sont déversés dans les rivières de France. À ne pas oublier non plus, une forme de pollution dite historique, une pollution au mercure, au plomb ou au cadmium par exemple, qui s'est depuis longtemps accumulée au fond des rivières.

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  • La fleur au fusil (Georges OXLEY)

    2016    144 p.    17 €

        Il y a vingt ans à Sarajevo, les habitants assiégés ont survécu quatre années en consommant notamment 170 plantes sauvages. Mais au-delà de cette fonction nourricière, ces herbes folles jouent un rôle de sentinelles de l'environnement. Elles sont le langage du sol, elles anticipent les réactions aux changements climatiques et environnementaux. Leur présence ou leur absence est significative des maltraitances que nous faisons subir à la planète, des déserts que nous y créons par pure ignorance.
       Depuis la découverte du biome humain, de notre incroyable biodiversité microbienne et fongique qui forme notre corps en nombre bien supérieur à nos propres cellules, nous sommes en train de découvrir l'intime affinité que nous entretenons avec le sol vivant et son évolution. Sachons reconnaître que de sa bonne santé dépend la nôtre, notamment à travers l'alimentation, et avant que nos enfants n'en subissent les dramatiques conséquences : autisme, dégénérescence...
       Les fleurs ne sont-elles pas alors une arme ? un langage dynamique qui nous avertit des évolutions de la nature ? ne nous offrent-elles pas les moyens d'agir, de nous défendre, en nous apportant nourriture et remèdes comme en témoigne notre pharmacopée depuis la nuit des temps ? Biologiste et homme de terrain, l'auteur décrit précisément les bienfaits multiples des plantes et s'appuie sur des faits scientifiques vérifiables pour montrer que les plantes ont continuellement été à nos côtés, qu'elles ont encore beaucoup de solutions à nous fournir, et qu'il nous faut brandir rapidement la fleur au fusil !

        G. Oxley, biologiste indépendant, est un spécialiste de la vie des sols, passionné par le caractère bioindicateur, alimentaire, médicinal des plantes et les symbioses qu'elles organisent avec leur socle naturel. Il propose des solutions écologiques aux entreprises cosmétiques et de construction, et conseille les agriculteurs pour produire avec davantage de goût et de nutriments. Il coordonne la nouvelle Fondation pour la biodiversité et l'agriculture du bassin du Congo. Gourmand et cuisinier, G. Oxley a publié

      -Manifeste gourmand des plantes sauvages

    qui a obtenu en 2013 le prix Saveur et le prix du Livre gastronomique.

       ...... 

    Blé et coquelicot, une longue histoire d’amour 

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  • Sur quels sites surfer pour sauver la planète ?

    Céline Mouzon 07/08/2018
     

       Utiliser du bicarbonate de soude comme déodorant, repasser le moins possible, mettre quelques gouttes de liquide vaisselle dans un petit bol d’eau où l’on trempe l’éponge plutôt qu’utiliser directement le produit... Voici autant de conseils donnés par Dominique Clerc sur son blog, www.jefaismatransition.com (sous-entendue écologique). Si ce nom vous dit quelque chose, c’est qu’elle est la fille de Denis Clerc, qui a fondé Alternatives Economiques en 1980.

    Dominique Clerc propose des trucs et astuces à mettre en oeuvre au quotidien. A chaque fois, une phrase de « contexte » (l’espadrille est populaire mais souvent fabriquée dans des pays asiatiques), le « moins » pour l’environnement (le coût du transport, la moindre qualité), le « geste » écolo (acheter des espadrilles fabriquées en France ou en Espagne) et sa solution concrète (l’espadrille de Mauléon dans le Pays basque). Sa newsletter hebdomadaire récapitule les dernières trouvailles.

     
    A lire L'Economie Politique n°079 - 07/2018   

    Des sites plus ou moins fiables

    Dominique Clerc n’est pas la seule à proposer des écogestes simples et astucieux. Plusieurs sites professionnels se développent, comme Bee’lity (www.beelity.fr) ou Rutabaga (http://rutabaga.co), sans qu’on sache toujours très bien qui les pilote ni l’usage qui est fait des adresses e-mails. Ces sites renvoient en outre souvent vers des entreprises écolo qui incitent à la consommation... Cherchez l’erreur !

    D’autres sites inspirent davantage confiance, comme Ça commence par moi (www.cacommenceparmoi.org). Mais les solutions proposées sont parfois trop générales : "Je mange bio", certes, mais comment ? A quel magasin se fier ? A quel label ?

    Sans changement des politiques agricoles et industrielles, les écogestes ne suffiront pas

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    Intitiatives

    L'atelier paysan : agriculteurs, inventeurs et... collaborateurs

        Et puis, il y a des sites qui ne sont plus alimentés mais regorgent d’astuces toujours pertinentes, comme www.untrucparjour.org : une recette détaillée de lessive maison au savon de Marseille, comment rajeunir un pull qui bouloche, où récupérer des rubans pour les paquets cadeaux, etc. Comme sur le blog de Dominique Clerc, il s’agit de solutions très concrètes et expérimentées par celles et ceux qui les proposent. Autre site aujourd’hui dormant avec des conseils pertinents (mais un peu trop de publicité) : www.ecotruc.com

       Sans changement des politiques agricoles et industrielles, les écogestes ne suffiront pas. Mais ils sont un moyen de se saisir personnellement de ces questions. Et quand on a l’impression que d’autres personnes partagent ces préoccupations et ces tâtonnements, même si leurs réflexions sont transmises depuis un écran d’ordinateur, cela donne l’énergie d’agir.


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  • Malgré les plans pour la réduire de moitié pour 2018, l'utilisation des pesticides continue d'augmenter (France)

       Psychomédia     Publié le 18 août 2018
      En France, malgré le lancement de deux plans Ecophyto depuis 2008 pour réduire de 50 % l'usage des

    Réduction des pesticides?...

    pesticides en agriculture pour 2018, puis pour 2025, leur utilisation a augmenté de 12 % entre 2014 et 2016, indique un communiqué conjoint des ministères de l'Agriculture, de la Santé, de l'Écologie et de la Recherche.

       C'est davantage que la hausse (+9,4 %) observée de 2013 à 2014.

       Globalement, l'augmentation a été de 12,4 % par rapport à 2009, rapporte France Nature Environnement.

       « Sur ces 10 dernières années, les structures censées accompagner les agriculteurs vers la sortie des pesticides n’ont même pas réussi à stabiliser leur utilisation… et ce malgré le demi-milliard mobilisé », commente l'association.

    Le 27 juillet, le comité d'orientation stratégique et de suivi (COS) du plan Ecophyto était réuni au ministère de l'Agriculture. Il a annoncé un plan Ecophyto 2+, la sortie du glyphosate en 3 ans et l’interdiction des néonicotinoïdes.

    Ce plan sera soumis à la consultation publique à l'automne prochain et publié avant fin 2018.

    Il intégrera le « plan d'action sur les “produits phytopharmaceutiques” et une agriculture moins dépendante aux pesticides » qui a été présenté en avril et reprendra le « plan d'action de sortie en trois ans du glyphosate » présenté en juin.

    « Certes le gouvernement a annoncé des mesures, mais il ne faut pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. Au-delà de l’interdiction des molécules les plus préoccupantes, l’objectif est la réduction globale et drastique de l’usage des pesticides en France » a souligné Claudine Joly de France Nature Environnement.

    « L'outil Ecophyto est intéressant mais la sortie des pesticides ne se fera pas sans l'activation d'autres leviers économiques et règlementaires nécessaires pour obtenir une mobilisation de l'ensemble de la profession », estime-t-elle.

    Pour plus d'informations, voyez les liens plus bas.(sur Psychomédia)

    Psychomédia avec sources : Ministère de l'Agriculture, France Nature Environnement, La Dépêche.
    Tous droits réservés.

    Voyez également :
    • Puberté précoce : les pesticides sont la 1re hypothèse pour la forte incidence dans certaines régions (France)
      • Pesticides : classement des fruits et légumes les plus contaminés en France (raisins et céleri en tête)

      • Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent rapidement

        Définition européenne des perturbateurs endocriniens : la France cède à l’Allemagne sur les pesticides. 
       

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  •   Dauphins, tortues, poissons… Une "marée rouge" décime la population aquatique de Floride. 

    Marée rouge en Floride

    La marée rouge a tué plus de 100 tonnes d'animaux marins en quelques semaines.    @terryKelly

      Depuis quelques semaines, les organismes marins succombent au large de la Floride. Une bactérie sécréte un puissant neurotoxique, capable de tuer des animaux aussi imposants que des dauphins ou des lamantins. Si le phénomène est naturel, il est aggravé par l’agriculture intensive et la pollution.  

        Les autorités ont décrété l'état d'urgence en Floride, où une "marée rouge" dévastatrice noircit l'eau de mer et tue dauphins, tortues marines et poissons à un rythme effréné. Rien que ce mois-ci, plus de cent tonnes d'animaux marins ont été ramassées sur des plages désertes et empestées par une odeur nauséabonde autour de la ville de Sarasota, sur la côte ouest de la Floride, normalement très prisée des touristes.

    Depuis le 7 août, douze dauphins se sont échoués sur le rivage du comté, tous morts, un bilan équivalent à celui d'une année entière normalement. "C'est physiquement et mentalement épuisant", lâche Gretchen Lovewell, du Mote Marine Laboratory, en charge d'une équipe recueillant les tortues et les mammifères marins en détresse ou décédés.

    Un neurotoxique puissant

    La marée rouge, "red tide" en anglais, est un phénomène naturel provoqué par le Karenia brevis, un organisme unicellulaire microscopique surtout présent dans le Golfe du Mexique. Il relâche une neurotoxine puissante pouvant se propager dans l'air, causant migraines, toux et crises d'asthme chez l'homme.

    Le Karenia brevis se retrouve tout au long de l'année en faible quantité. Mais si ces organismes se multiplient, le péril est grand pour les animaux. Les tortues marines et les lamantins risquent de respirer leurs neurotoxines ou de mourir en ayant mangé des poissons ou des algues infectés.

    Aggravation du phénomène

    Le phénomène qui touche actuellement la Floride a débuté en octobre 2017, mais il s'est largement accentué ces dernières semaines, se propageant sur la côte ouest de l'État, de Tampa à Naples, sur une distance de 320 kilomètres.

    L'agriculture industrielle et un mauvais traitement des déchets peuvent favoriser la prolifération des algues toxiques, bleues ou vertes, un autre problème qui touche les eaux de Floride. Et il en serait de même pour la marée rouge, selon des experts.

    Après la dernière marée rouge d'envergure, en 2005-2006, les dauphins avaient continué à en souffrir, note Randall Wells. Seuls deux dauphins auraient été tués à l'époque à cause des toxines. Mais de très nombreux poissons étaient morts, poussant les cétacés affamés à se rabattre sur les filets de pêche, qui représentent pour eux un risque conséquent.

    Ludovic Dupin avec AFP       © 2018 Novethic - Tous droits réservés


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  • Etats-Unis : Monsanto condamné pour la première fois vis-à-vis du glyphosate

    La justice américaine vient de rendre une décision hautement symbolique : elle a condamné Monsanto à des millions de dollars de dommages et intérêts.

    Pour Dewayne Johnson, un jardinier américain de 46 ans, il ne faisait aucun doute que Monsanto était à l’origine de son cancer du système lymphatique. Durant 2 ans, l’homme a régulièrement vaporisé du Roundup et du Ranger Pro, deux herbicides, dans le cadre de son travail dans des écoles californiennes.

    Pour la première fois, des accusations visant la dangerosité de ces pesticides ont donné lieu à un procès. Ces produits sont devenus tristement célèbres car ils contiennent du glyphosate, une substance classée cancérigène par la Californie.

    Les avocats de Dewayne Johnson sont parvenus à prouver le lien entre sa maladie et l’épandage du glyphosate. « C’est un jour historique ! Depuis quarante ans que ce produit existe, la vérité éclate enfin grâce à un jury indépendant. » s’est exclamé Marc Burton, l’un de ses avocats.

    Le 8 août 2018, TV5 Monde revenait sur l’affaire alors toujours en cours.

      Voici la lecture du jugement unanime rendu par un jury composé de 12 personnes :

    « Est-ce que le Roundup ou le Ranger Pro ont contribué à la maladie du plaignant ? Oui. Est-ce que Monsanto connaissait la dangerosité de ses produits contenant du glyphosate ? Oui. Est-ce que le groupe a volontairement choisi de ne pas accompagner ses pesticides d’un avertissement destiné au consommateur ? Oui. »

    À la suite de 4 semaines de procès, le jury populaire condamne ainsi Monsanto à verser 289 millions de dollars (près de 290 millions d’euros) à Dewayne Johnson. L’ex-jardinier n’a, selon ses médecins, plus que deux ans à vivre.

    Ému et reconnaissant, l’homme a déclaré :

      (https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/proces-monsanto-depuis-quarante-ans-que-ce-produit-existe-la-verite-eclate-enfin_) (à coller dans la barre d'adresse)

    « Depuis le début de ce procès, j’ai reçu beaucoup de soutien, de prières de la part de beaucoup de gens. Je veux les remercier, mes avocats aussi et le jury. »

    Monsanto a immédiatement annoncé qu’elle allait faire appel. L’entreprise, qui vient d’être rachetée par le groupe allemand Bayer à hauteur de 62,5 milliards de dollars (54,7 milliards d’euros), fait l’objet de 5 000 plaintes du même ordre aux États-Unis.

    « La quantité d’énergie nécessaire pour réfuter des idioties est supérieure d’un ordre de grandeur à celle nécessaire pour les produire. »  Loi de Brandolini. 
     

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  •  Les excès de la finance... (Pierre RABHI)

                                                               2017     192 p.    15 € 

        La crise boursière de 2008, phénomène sans précédent, a touché chacun d'entre nous. Il apparaît essentiel d'expliquer les mécanismes qui ont conduit à ce chaos et bouleversé la vie des Français. Les actuels choix et les orientations économiques sont une catastrophe pour une grande part de l'humanité et risquent, faute d'être maîtrisables, de n'épargner ni les humains, ni les ressources utiles, ni la nature. Certes, des réformes ont été mises en place. Mais sont-elles suffisantes pour éviter une nouvelle crise ? Or, des solutions existent. Une autre finance, plus solidaire et éthique, se développe quasi spontanément au sein de la société civile. Elle est une alternative en mesure de pallier les défaillances d'un système dont l'échec apparaît année après année.

        Pionnier de l'agroécologie, expert dans la lutte contre la désertification, Pierre Rabhi est l'auteur de 

       -L'Offrande au crépuscule (Éditions de Candide, 1988, primé par le ministère de l'Agriculture),

      - Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010),

      -La Convergence des consciences (Le Passeur, 2016).


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  • 2015     192 p.   16 €

       La dénonciation des pratiques des multinationales dans le cadre du débat sur le Traité transatlantique.

      Coca-Cola, Monsanto, Shell, Nestlé, Bayer, Texaco... : certaines marques sont associées à des scandales retentissants. Hydropiraterie en Inde, pesticides aux effets dévastateurs, exploitation pétrolière transformant le delta du Niger en désert écologique, drame du Rana Plaza au Bangladesh, enfants empoisonnés par le plomb au Pérou..., la liste est longue et plus qu'inquiétante.

      Dans cet ouvrage, les auteurs examinent quelques-uns des crimes les plus significatifs commis par des multinationales. Des crimes qui ont fait l'objet de poursuites judiciaires ou de « procès citoyens », que ce soit sur le plan national ou international.

      Ils expliquent aussi comment ces sociétés ont conquis, au cours du XXe siècle, de vastes marchés. Une montée en puissance et en impunité grâce notamment au soutien des États-Unis.
    Après avoir analysé l'inefficacité des mécanismes de régulation (Banque mondiale, OMC, OCDE) et s'être interrogés sur le projet de grand marché transatlantique, les auteurs rappellent que les multinationales n'échappent pas au droit. Le recours à la justice, c'est l'arme des victimes ! À quand un « tribunal pénal international » apte à juger les exactions de ces colosses industriels ?

      En coédition avec le GRIP (Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité), cet ouvrage de référence plaide pour une Cour pénale internationale qui jugerait les crimes des multinationales. 
     

       Éric David, professeur émérite de droit international de l'Université libre de Bruxelles (ULB), président du Centre de droit international de l'ULB, auteurs de nombreux articles juridiques et d'ouvrages de droit international dont certains sont devenus des classiques. Juriste de renommée internationale, il est considéré comme le père de la loi dite de compétence universelle en Belgique et plaide pour une Cour pénale internationale qui jugerait les crimes des multinationales.

      Gabrielle Lefèvre, journaliste spécialisée dans les problèmes de développement, d'urbanisme et d'évolution sociétale. Ancien membre du Conseil supérieur de la justice. Chroniqueuse sur le site de débat citoyen www.entreleslignes.be.

      Préface de Jean Ziegler, homme politique, altermondialiste et sociologue suisse. Il a été rapporteur spécial auprès de l'ONU sur la question du droit à l'alimentation dans le monde. 

    Revue de presse

       Les mots sont des armes. Ce livre est très important : c'est un outil pour contrer les conséquences désastreuses de la toute-puissance des grandes entreprises. Les auteurs nous posent la question : ces immenses sociétés multinationales sont-elles compatibles avec un avenir démocratique ? Comment envisager un monde où nous pourrions protéger les ressources de la Terre et offrir à tous une vie digne et sûre, tant que le pouvoir réside aux mains de ces géants voraces ? Le temps n'est-il pas venu de les consigner, à l'instar des dinosaures, dans les livres d'Histoire ? --Ken Loach

      Un bel objet qui met le focus sur la place des multinationales dans notre monde moderne. --Alexandre Wajnberg, entretien avec Gabrielle Lefèvre, Radio Campus

      Un livre dense et utile d'un côté, une journaliste faisant son métier, l'investigation ; de l'autre, un juriste faisant le sien et apportant son point de vue de spécialiste sur des actions possibles. Car la leçon majeure de ce livre, c est qu'il ne faut pas désespérer. --Jean Rebuffat, Entre les lignes


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  •                                                            2018       91 p.     9,90 €

       "De plus en plus rares sont les critiques virulents du capitalisme et du libéralisme contemporains. Leur voix n'est pas éteinte, mais elle est muselée, sinon discréditée, au moins contestée par la suprématie que ce double modèle idéologique et économique exerce désormais, sous des formes certes disparates, sur la quasi-totalité du globe... et dans la quasi-totalité des consciences.
       Jean Ziegler est de ces opiniâtres résistants au capitalisme. Sa confrontation intellectuelle et physique, scientifique et émotionnelle, à la véracité de l'extrême pauvreté, au cynisme des mécanismes diplomatiques, aux obscurantismes multiformes, à l'étranglement des droits humains élémentaires, au dépérissement des utopies, lui confère d'être un observateur unique de l'état humain du monde." Denis Lafay 
     

       Jean Ziegler est professeur honoraire de sociologie de l'université de Genève. De 2000 à 2008, il a été Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Il est aujourd'hui vice-président du Comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.


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  •  Le capitalisme expliqué à ma fille (Jean ZIEGLER)

    2018     128 p.   9 €

       Pour comprendre le ressort des inégalités, des destructions environnementales et des souffrances qui ravagent la planète.

       Le capitalisme domine désormais la planète. Les sociétés transcontinentales défient les États et les institutions internationales, piétinent le bien commun, délocalisent leur production où bon leur semble pour maximiser leurs profits, n'hésitant pas à tirer avantage du travail des enfants esclaves dans les pays du tiers-monde. Résultat : sous l'empire de ce capitalisme mondialisé, plus d'un milliard d'êtres humains voient leur vie broyée par la misère, les inégalités s'accroissent comme jamais, la planète s'épuise, la déprime s'empare des populations, les replis identitaires s'aggravent sous l'effet de la dictature du marché. Et c'est avec ce système et l'ordre cannibale qu'il impose au monde que Jean Ziegler propose de rompre, au terme d'un dialogue subtil et engagé avec sa petite-fille.

       Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Il a notamment publié, dans la même collection,

      -La faim dans le monde expliquée à mon fils (près de 60 000 exemplaires vendus).


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  • Chère lectrice, cher lecteur,

    (PureSanté <news@mail.puresante.info)  05/08/2018

    Vous connaissez l’expression « jeter un pavé dans la mare ».
       Le chercheur britannique Rory Collins, lui, c’est carrément un rocher qu’il a jeté dans la mare. Méga-plouf et éclaboussures pour tout le monde, du côté des officiels de la santé publique.
       Y compris lui-même.

       D’abord, il faut dire que ce Rory Collins n’est pas n’importe qui : professeur de médecine à l’Université de Oxford, anobli par la Reine Elizabeth, Sir Collins est à la tête de deux consortiums de recherche privés (financés en partie par l’industrie pharmaceutique) qui ont produit une grande partie des études concernant les médicaments anticholestérol, les statines, depuis 20 ans.

       Pendant 20 ans donc, il n’a trouvé que de du bien à en dire.
       Seulement en 2015, ce « pape des statines » a tout simplement reconnu que ni lui ni ses équipes de recherche n’avaient jamais étudié sérieusement les effets secondaires des statines [1] !!!

       Oui, vous avez bien lu, et tenez-vous bien parce que l’explication est carabinée…
       Pourquoi n’a-t-il donc pas fait le b-a-ba, c’est-à-dire la preuve que ces médicaments étaient sans risque ?

       Parce que, a-t-il avoué, sa conviction que les statines sauvaient des vies était telle qu’il voulait éviter d’inquiéter les patients en dévoilant leurs effets toxiques.
       Je ne vais pas vous redire ce que je vous ai déjà écrit dans la lettre « Cholestérol : lettre pour ceux qui n’y comprennent rien » (vous pouvez la retrouver en cliquant sur: https://www.pure-sante.info/cholesterol-lettre-a-ceux-qui-ny-comprennent-rien/ à copier-coller dans la barre d'adresse), mais cela montre à quel point il est impossible de faire une confiance aveugle aux études financées par l’industrie pharmaceutique, ni aux experts ayant des liens d’intérêt avec elle.

      [1] https://www.express.co.uk/news/uk/558249/statins-expert-heart-drug-rory-collins


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  • Jour du dépassement : à partir d'aujourd'hui, l'Humanité a vidé la Terre de ses ressources. 

      Ce mercredi 1er août marque le jour du dépassement de la Terre, le jour où l’humanité a consommé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an. Nous allons donc vivre à crédit jusqu'à la fin de l'année et "entamer" une seconde planète. Cette dette écologique s'alourdit d'année en année, même si elle progresse dans le calendrier à un rythme plus lent depuis une dizaine d'années.

        En France, le jour du dépassement de la Terre cette année est tombé le 5 mai.    @Pxhere

       Le 29 décembre en 1970, le 7 novembre en 1978, le 15 octobre en 1988, le 30 septembre en 1998, le 15 août en 2008 et le 1er août en 2018. En presque cinquante ans, l’Earth overshoot day - le jour du dépassement de la Terre en français - n’a cessé de grignoter des semaines dans le calendrier.

       Désormais, au bout de seulement sept mois, nous avons déjà consommé toutes les ressources que la planète est capable de produire en un an. À partir d’aujourd’hui, l’humanité vit à crédit jusqu’au 31 décembre et doit donc "entamer" une seconde planète, pour continuer à boire, à manger, à se chauffer, à se déplacer, à produire.

     

     

    Calculé par le Global Footprint Network, ce jour du dépassement de la Terre alerte chaque année états, citoyens et entreprises. Ce jour marque le moment où nous avons déjà émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne peuvent absorber en un an. Nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau douce que ce que la Terre a pu produire sur cette même période.

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  • Greenpeace Africa exhorte Halcyon Agri à stopper la destruction des moyens de subsistance des communautés et la biodiversité au Cameroun.

     26 Jul 2018

    Short URL: https://farmlandgrab.org/28327
    Posted in:  Cameroon Singapore

      Par Aurélien Mbarga

    Le 24 juillet 2018 à Yaoundé, Greenpeace Africa a rendu public un rapport sur la stratégie d’exploitation d’une entreprise sordide de caoutchouc basée au Cameroun, la société singapourienne Halcyon Agri et sa filiale camerounaise. Le rapport « Halcyon Agri: Le caoutchouc qui dévaste les forêt  » met à nu les conséquences des activités de Sudcam sur l’écosystème et sur les communautés locales et autochtones du sud du Cameroun.

    Les concessions de Sudcam sont situées dans la périphérie de la réserve  faunique du Dja, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1987 en raison de sa valeur universelle exceptionnelle en matière de biodiversité végétale et faunique. La réserve faunique du Dja abrite quatorze espèces de primate et de mégafaune notamment  les éléphants de forêt, des buffles de forêt, des pangolins géants et des antilopes bongo. Avec une ceinture forestière de seulement 100 à 200 mètres séparant la plantation de Sudcam de la réserve faunique du Dja, le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO a identifié Sudcam comme étant une nouvelle menace sérieuse pour la réserve faunique du Dja.

    Sudcam a procédé au défrichage de 10 000 hectares de forêt dense tropicale — soit l’équivalent de 10 terrains de football par jour — pour faire place à une plantation d’hévéas entre 2011 et 2018. Sudcam est responsable de la nouvelle série de défrichage la plus dévastatrice de  l’agriculture industrielle dans le bassin du Congo. Au cours des derniers mois, le processus de défrichage a connu une accélération considérable.

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  • Une souche de bactéries mutantes ayant développé une résistance à presque tous les antibiotiques inquiète au Pakistan. Elle provoque la typhoïde et une épidémie en Asie, dans les régions où l'hygiène et le traitement de l'eau ne sont pas assurés, pourrait se produire.

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 217

     Laurent SACCO journaliste   20/07/2018

      https://www.futura-sciences.com/sante/actualites/medecine-resistance-antibiotiques-typhoide-inquiete-pakistan-

      Cela fait des décennies que les médecins s'inquiètent de la résistance grandissante à certains antibiotiques des bactéries impliquées dans plusieurs maladies pouvant être mortelles. Avec les vaccins et les mesures d'hygiène, les antibiotiques ont contribué à faire reculer la mortalité et les complications causées par ces maladies. Or, nous ne disposons que d'un nombre très restreint de molécules actives et l'on peine à en trouver de nouvelles. Le spectre d'un retour en arrière en ce qui concerne les progrès de la médecine au XXe siècle n'est toujours pas exorcisé, même si l'on peut penser que les avancées de l'intelligence artificielle dans les décennies à venir pourraient nous aider à résoudre ce problème.

    Toujours est-il que les autorités sanitaires sont de plus en plus préoccupées par ce qui se passe avec la fièvre typhoïde au Pakistan depuis 2016. Rappelons que sans traitement, cette maladie causée par une bactérie du nom de Salmonella typhi est mortelle dans 10 % des cas. Environ 17 millions de personnes en sont encore atteintes chaque année en moyenne dans le monde. La typhoïde se manifeste par une fièvre continue, accompagnée de maux de tête, d'anorexie, d'abattement (« tuphos », torpeur en grec) et de douleurs abdominales avec diarrhée ou constipation, de une à trois semaines après contamination. Il peut alors se produire des hémorragies et des perforations des intestins.

    La typhoïde se propage avec les effluents et l'eau non potable

    Celle-ci survient lorsque de la nourriture a été contaminée par des personnes malades de la typhoïde et aussi en buvant de l'eau provenant d'un milieu contaminé. La bactérie étant notamment présente dans les selles et l'urine des personnes infectées, c'est donc surtout dans les zones du monde où les infrastructures et les conditions de vie ne permettent pas un traitement adéquat de l'eau, auxquelles s'ajoute le manque d'hygiène, que les épidémies de typhoïde se déclarent. En cause, l'élimination inadéquate des effluents et les inondations.

    Les pays en développement en Asie, en Afrique ou en Amérique latine sont donc les plus frappés alors que dans les pays industrialisés, la chloration de l'eau notamment et un bon assainissement ont permis de faire reculer cette maladie dès le début du XXe siècle.

    Au Pakistan donc, les médecins sont confrontés depuis peu à une nouvelle souche de typhoïde résistante à la plupart des antibiotiques, nommée XDR pour « extensively drug resistant », ne peut être traitée qu'avec un antibiotique de dernier recours, l'azithromycine. Il existe bien d'autres options mais elles sont très coûteuses car elles nécessitent notamment des traitements en intraveineuse à l'hôpital, ce qui n'est évidemment pas facile au Pakistan. Or, les experts ne doutent pas que XDR finira par devenir résistante à l'azithromycine.

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  • [Un danger nommé plastique] Coton tige, paille, bouteille… 5 alternatives au plastique à usage unique

    Alternatives au plastique...

    D'ici 2050, il pourrait y avoir plus de plastique que de poisson dans l'océan.      @Pixabay

      Le  plastique dans tous ses états. Novethic vous propose cette semaine de comprendre les enjeux d'un monde qui ne jure que par ce dérivé du pétrole. Aujourd'hui, cap sur les alternatives de cinq objets du quotidien que l'on retrouve souvent dans les océans : bouteilles d'eau, pailles, film étirable, cotons-tiges et brosses à dents.

      De 1950 à 2015, 6,3 milliards de tonnes de déchets plastiques ont été accumulées par l'humanité. Une petite partie a été incinérée ou recyclée (21%) mais la grande majorité s’est retrouvée dans les décharges ou pire dans la nature et les océans (79%). Les consommateurs prennent conscience que le temps est venu d'utiliser avec plus de parcimonie cette matière au coeur de nos activités quotidiennes. 

    Les pailles

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  • Saint-Domingue, submergé par une mer de plastique, prouve que nous avons saturé l’océan de nos déchets

    Marée de déchets plastiques...

    60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées ces six derniers jours des plages de Saint-Domingue.
    @ParleyForOcean

    60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées en 6 jours sur les plages de Saint-Domingue… en vain. Les grandes marées ont rejeté 12 000 tonnes de déchets sur Mumbai. Des phénomènes de plus en plus courants sur la planète signifiant que nous avons largement dépassé la capacité de nos océans à être notre poubelle.

      Vidéo de 41 s. sur: https://twitter.com/KOAA/status/1020722719611138048/video/1 (à reporter sur votre barre d'adresse)

       Décidément, l’océan n’accepte plus d’être la poubelle de l’Humanité. Il y a quelques jours, il recrachait sur Mumbai en Inde 12 000 tonnes de déchets. Actuellement, à 14 000 kilomètres de là, à Saint-Domingue, ce sont des dizaines de tonnes qui souillent les plages - censément paradisiaques - et qui flottent sur le littoral. Et la capitale de la République dominicaine n’est pas en mesure de faire face.

       C’est l’ONG Parley for Ocean qui a permis de mesurer l’ampleur du drame en diffusant une vidéo sur les réseaux sociaux. On y voit un tapis de déchets plastiques qui ondule au gré des vagues, sans que l’on ne parvienne jamais à voir la moindre goutte d’eau tant les détritus sont compacts. Ces six derniers jours, 60 tonnes de déchets ont déjà été récupérées, ce qui n’est rien en comparaison de ce que la mer charrie chaque jour vers le rivage.

      Au-delà de l’Inde et des Caraïbes, ce type de scène se multiplie ces dernières années. De telles quantités de déchets plastiques ont été observées au Honduras, à Bali et même en Arctique. Sans compter les cas d’animaux marins qui s’échouent sur la plage après avoir ingurgité des sacs et films plastiques, comme ce cachalot retrouvé mort sur une plage espagnole en avril dernier.

      Selon des études concordantes, il y aurait plus de 5 milliards d’objets plastiques flottant dans les océans de la planète, représentant au moins 250 000 tonnes de matières. Le célèbre surfer, Kelly Slater, engagé sur la protection des océans et des requins, a relayé la vidéo sur Instagram et cite l’apnéiste Kimi Wermer : "On nous a vendu le concept d'une société du tout-jetable : plus on est civilisés, plus tout doit être "pratique". Pourquoi faire la vaisselle quand on peut la jeter ? Pourquoi prendre soin des choses si on peut les jeter aussitôt ? On fabriquera ces choses pour pas chères qu’on jette ailleurs (…) Sauf qu'il n'y a pas de "ailleurs", Ça N'EXISTE PAS."

        Ludovic Dupin @LudovicDupin      © 2018 Novethic - Tous droits réservés

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  • Oui, vous avez bien lu.

    Dans son usine de Lacq qui fabrique la Dépakine, décidément ce médicament qui a déjà causé plus de 30 000 cas de trouble mentaux chez les enfants. Rien n’arrête Sanofi, surtout pas de rendre malade.

    « Les rejets toxiques atteignent "190 000 fois la norme autorisée de bromopropane, une substance inodore mais classée comme cancérigène mutagène et avec des effets susceptibles d’altérer la fécondité", explique France Info((https://www.francetvinfo.fr/sante/environnement-et-sante/info-franceinfo-l-usine-sanofi-qui-fabrique-la-depakine-a-mourenx-emet-des-rejets-toxiques-bien-au-dela-des-normes). Selon le média, "le site rejetterait aussi du valproate de sodium, la base de la Dépakine, et ce à des niveaux de plusieurs tonnes par an »

    Déjà mis en demeure, Sanofi déclare qu'il n'y a aucun risque "inacceptable" pour la santé.

    30 000 enfants malades c’est pas inacceptable n’est ce pas Sanofi?

    https://www.lessymboles.com/sanofi-pollue-190-000-plus-fois-au-dessus-de-la-norme-autorisee/

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 216 

    Nouveau scandale : avec son médicament Dépakine, anti-épilepsie, le groupe pharmaceutique Sanofi pollue en quantité astronomique.

    Autour du bassin de Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques où est produit le médicament, les usines Sanofi pollueraient 190 000 fois au-dessus des normes autorisées, selon un rapport dévoilé ce dimanche 8 juillet. L'association France Nature environnement a décidé de porter plainte.

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  •   Commentaire. Les thérapies géniques ont le vent en poupe. Je considère que cette voie, bien qu’intéressante en théorie, reste une impasse. La réalité est que tous les traitements trouvés sont à des prix exorbitants, inabordables d’où l’impasse. Entre 350 000 et 850 000 $ par personne et par maladie. Le record du Solvadis pour l’hépatite C vole en éclats (45 à 75 000 $ le traitement selon la solvabilité du pays, question de possibilité de racket) 

    Alors, on comprend l’enthousiasme de Big Pharma. Une poule aux oeufs d’or, un business, pas une vraie voie de traitement. Ce coût s’explique par les prix des recherches et aussi par le monopole des laboratoires qui en font un miroir et un chantage. Nous avons une solution, payez, casquez un maximum. Un budget prévisible de 1000 milliards de dollars, mais qui va payer, il reste à inventer la génération spontanée des richesses. Alors de façon morale la solution n’est-elle pas de laisser Big Pharma découvrir et de générer ensuite des licences à prix bas comme en a le droit le gouvernement français et comme l’a fait le Bangladesh avec le Solvadis qui passe de 45 000 à quelques centaines de dollars. Du pragmatisme face au cynisme des financiers.

    Article paru dans la Lettre Médecine du Sens n° 216  (20/07/2018)

    https://www.lessymboles.com/quand-les-therapies-geniques-riment-avec-pompe-a-fric

       Des thérapies géniques commencent à accéder au marché pour soigner des maladies jusqu'alors incurables: un formidable espoir pour les patients, mais un immense défi pour les systèmes de santé en raison de leurs coûts, surtout si leur usage venait à se généraliser.

      Ces thérapies consistent généralement à remplacer directement dans l'organisme (in vivo) un gène défectueux par un gène fonctionnel ou à prélever des cellules pour les modifier génétiquement en laboratoire avant de les réinjecter au malade (ex vivo).

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