• 2017     128 p.    10 €

        Méconnu du grand public et inclassable pour les spécialistes, Albert Hirschman a notamment introduit l'idée de " croissance déséquilibrée " en économie. Axées sur les notions de développement et d'émergence, ses analyses portant sur l'action collective ont également de remarquables répercussions en sociologie et en sciences politiques. Ce livre est une invitation à découvrir ou à relire ce grand auteur, une référence majeure pour quiconque croit en l'unité des sciences sociales.

       Albert Otto Hirschman (1915-2012) s'est distingué par ses recherches en sciences sociales au sens large, à la croisée de l'économie, de la sociologie, de la science politique, de l'histoire et de la philosophie. Ses livres sont presque tous devenus des classiques : Défection et prise de parole, Les Passions et les intérêts, Bonheur privé, action publique, Deux Siècles de rhétorique réactionnaire. Cette partie de son œuvre, la plus reconnue, ne doit pas masquer son apport à l'économie du développement.
       Hirschman a choisi de mettre l'accent, en la valorisant, sur l'étonnante capacité d'adaptation des collectivités humaines. Son œuvre le rattache à la tradition qui, dans les sciences sociales, se préoccupe moins de la rationalité ou de l'irrationalité des conduites humaines que de leur part de créativité.
    Ce livre est une invitation à découvrir ou à relire ce grand auteur, dont l'engagement personnel fut exemplaire. Une référence majeure pour quiconque croit en la fécondité des sciences sociales lorsqu'elles s'affranchissent des frontières disciplinaires.

       Cyrille Ferraton est maître de conférences à l'université Paul-Valéry Montpellier 3 (ARTDev – UMR 5281). Il a publié Associations et coopératives. Une autre histoire économique (Érès, 2007) et La Propriété (Larousse, 2009).
       Ludovic Frobert est directeur de recherche au CNRS (Maison française d'Oxford). Il a récemment publié Le Solitaire du ravin. Pierre Charnier (1795-1857), prud'homme tisseur et canut (ENS éditions, 2014) et codirigé le volume Quand les socialistes inventaient l'avenir (1825-1852) (La Découverte, 2015).


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  • [Infographie] Derrière les soldes, le coût environnemental et social des vêtements

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/infographie-derriere-les-soldes-le-cout-environnemental-et-social-des-vetements-  09/07/2019

    Alors que les soldes battent leur plein, Novethic revient sur les dessous de la fabrication des vêtements en suivant les traces d’un t-shirt de la culture du coton à la fin de sa vie. Son empreinte environnementale et sociale est loin d’être anodine.

    Silhouette of a man irons and different clothes vector istock aquamarine paint   Tout au long de son cycle de vie, le t-shirt produit un effet environnemental non négligeable sur l'environnement.
    @aquamarine_paint

      Cet été encore, difficile de ne pas craquer devant les petits prix affichés par les magasins de vêtements à l’occasion des soldes. Et pourtant, celles-ci séduisent de moins en moins les consommateurs. Pour une partie de la population, ce nouveau comportement s’explique par l’impact environnemental des vêtements.

      De l’eau, des produits chimiques et des émissions de gaz à effet de serre

      Et pour cause. Il suffit de remonter la chaîne de production d’un simple t-shirt pour comprendre son coût écologique et environnemental. Dès la culture du coton, celui-ci est important. Il ne faut pas moins de 3 800 litres d’eau pour produire un kilo de coton, la matière naturelle végétale la plus utilisée par l’industrie textile (un quart de la production des fibres textiles vient du coton), loin devant le chanvre ou le lin, pourtant bien moins gourmands en eau et pouvant pousser dans les pays occidentaux comme la France. Pour produire un t-shirt, l’Ademe a calculé que cela équivaut à 70 douches.

      Par ailleurs, le blanchiment du coton exige des produits chimiques comme le chlore ou des azurants tandis que sa teinture requiert souvent d'employer des métaux lourds comme du plomb ou du chrome, toxiques. Cela affecte la santé des travailleurs.

      Si la production est l’étape la plus impactante en termes environnemental, la distribution n’est pas en reste. Car il n’est pas rare que la fabrication d’une pièce sollicite plusieurs continents. Un simple t-shirt peut être conçu en France, fabriqué en Ethiopie, se vendre au Portugal et avoir utilisé du coton ouzbek.

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  • Pourquoi l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne mobilise autant contre lui

    PAR SOPHIE CHAPELLE 22 JUILLET 2019

    https://www.bastamag.net/Ceta-libre-echange-commerce-climat-boeufs-OGM-multinationales-assemblee-nationale

        En appelant à examiner et ratifier « au plus vite » l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, Emmanuel Macron donne carte blanche aux multinationales pour imposer leur droit, au risque de surcroît d’aggraver le réchauffement climatique. Les députés français peuvent cependant encore s’y opposer, à l’occasion du vote à l’Assemblée nationale le 23 juillet, et alors que la majorité LREM a du mal à convaincre dans ses propres rangs. Voici les cinq raisons pour lesquelles ce traité suscite une si forte opposition.

    C’est la dernière ligne droite pour la ratification – ou non – par la France du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta), en cours de négociation depuis dix ans. Suite à l’examen du texte le 17 juillet, un vote en scrutin public aura lieu à l’Assemblée nationale ce 23 juillet. « Il est encore possible de stopper le traité », veulent croire ses opposants, qui appellent les députés à le refuser et prévoient de publier ce que chacun aura voté. Il y a deux ans, une majorité d’eurodéputés français de tous bords politiques s’étaient opposés au Ceta au Parlement européen [1].

    Qu’en est-il du rapport de force au Palais Bourbon ? L’ensemble de la gauche (PS, PCF, LFI) y est opposée, ainsi que la majorité des Républicains. Certains députés « marcheurs » et leurs alliés centristes ont déjà annoncé leur intention de voter contre le traité. D’anciens élus écologistes ayant rallié La République en marche pourraient aussi s’abstenir, ainsi que des élus Modem en plein doute. Des députés canadiens appellent aussi leurs homologues français à s’y opposer, leur pays ayant déjà ratifié le traité.

    Le Ceta a réuni un arc de force très large contre lui. 72 organisations allant des défenseurs de l’environnement et des droits humains, aux professionnels des filières d’élevage, aux associations de consommateurs et aux syndicats de travailleurs, ont signé une déclaration commune appelant à ne pas le ratifier. Plus de 300 000 messages ont déjà été envoyés en ce sens aux parlementaires. Dans une lettre ouverte publiée la veille du vote, Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, demande aux députés d’« avoir le courage de dire non ». Voici les cinq grandes raisons qui alimentent cette mobilisation.

    Raison n°1 : un accord qui favorise le réchauffement climatique

    Le climat est le grand absent des 1596 pages du traité. C’est l’une des conclusions du rapport de la commission d’experts mandatée par le gouvernement, présidée par l’économiste Katheline Schubert [2]. La course aux exportations entre les deux côtes de l’Atlantique va inexorablement générer davantage de gaz à effet de serre. Cela est contradictoire avec les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris visant à rester en-deça des 1,5°C de réchauffement [3]. Le Canada se félicite d’ailleurs d’avoir accru de 63 % ses exportations de combustibles fossiles, lors des douze premiers mois de la mise en application provisoire du Ceta [4].

    Emmanuel Macron s’était engagé à « tirer toutes les conséquences » du rapport Schubert, y compris en « faisant modifier le texte ». Or, l’accord entré en application provisoire depuis septembre 2017 n’a pas bougé d’un iota [5]. Aucun dispositif n’est prévu pour conditionner sa mise en œuvre à la réduction des effets négatifs générés en matière écologique ou sociale. Pour se prémunir des critiques, le gouvernement fait valoir un « veto climatique ». L’idée est que chaque pays puisse faire valoir les principes de préservation de l’environnement face aux éventuels investisseurs, dans le contexte d’un affrontement au sein des tribunaux d’arbitrage. Mais les récentes discussions entre organisations de la société civile et les services de Bercy pointent les failles du dispositif [6]. Concrètement, il ne sera pas possible de déroger aux règles du commerce international au nom du climat.

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    Raison n°2 : un accord au détriment des agriculteurs et de la protection des consommateurs

    Les agriculteurs français redoutent la pression économique à venir, alors que le texte prévoit la suppression progressive de droits de douanes sur des dizaines de milliers de tonnes de bœuf et de porc. Rien n’est prévu en ce qui concerne l’utilisation de farines animales ou de maïs et soja génétiquement modifiés [7]. Rien non plus sur le bien être animal ou l’utilisation d’activateurs de croissance comme les antibiotiques. « On ne peut exclure que les imprécisions du Ceta conduisent à l’arrivée sur le marché européen de produits autorisés en vertu d’une réglementation ne prenant pas en compte le principe de précaution », redoute le rapport Schubert [8].

    Le rapporteur du texte, Jacques Maire, ne démord pas d’un supposé « effet positif pour la plupart de nos filières agricoles ». Lors de l’examen en commission des affaires étrangères le 9 juillet, le député LREM a mis en avant le bénéfice économique du Ceta pour la France : le solde net des exportations vers le Canada est passé de 400 à 450 millions d’euros depuis la mise en œuvre partielle du traité. Alors que les Français consomment 1,5 million de tonnes de viande bovine chaque année, le Canada n’en aurait exporté que 119 tonnes dans l’hexagone. Soit presque rien.

    Le pire est à venir, selon les détracteurs de l’accord. Car le Canada n’aurait pas encore eu le temps d’adapter ses élevages à l’exportation vers l’Union européenne, en créant des filières qui suppriment notamment les hormones de croissance dans l’alimentation des bovins. « Le Canada saura, très vite, remplir ce contingent important qu’il a si durement négocié », prédisent les organisations de la société civile dans leur lettre ouverte. La pression sur les éleveurs européens pourrait être d’autant plus forte que de nouveaux quotas en augmentation sont négociés sur d’autres accords comme celui avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay).

    Raison n°3 : un accord qui pourrait compliquer la relocalisation de l’économie

    Les collectivités locales qui favorisent une relocalisation de l’économie, développent l’approvisionnement de leurs cantines avec des aliments biologiques et locaux, ou remunicipalisent des biens communs comme l’eau ou l’énergie, redoutent que cet accord ne vienne entraver leurs choix politiques. Il vient ajouter une nouvelle couche de contraintes juridiques et pourrait compliquer davantage la mise en œuvre de politiques favorisant l’économie locale des deux côtés de l’Atlantique.

    Le chapitre 19 du Ceta prévoit de nouvelles obligations et procédures dans la passation des marchés publics. Les principes de non-discrimination et de transparence pourraient encourager encore davantage les acteurs publics à retenir le prix comme critère essentiel de sélection des offres, et à reléguer au second plan la plus-value sociale et environnementale.

    - A lire sur le sujet : ces collectivités locales qui se déclarent « zones libres » et privilégient les alternatives locales face au néolibéralisme global.

    Raison n°4 : un traité qui élève le droit des multinationales au dessus de celui des États

    Depuis le 21 septembre 2017, le Ceta est appliqué dans sa quasi totalité. C’est notamment le cas de sa partie commerciale, qui avait uniquement besoin de l’aval du Parlement européen. En revanche, les fameux tribunaux d’arbitrage figurent parmi les dispositions qui ne sont pas encore entrées en vigueur, et sur lesquelles doivent se prononcer les députés ce 17 juillet. Ces tribunaux permettent aux investisseurs privés d’attaquer des décisions publiques qu’ils jugent défavorables (tous nos articles sur le « mécanisme de règlement des différents entre États et investisseurs » dit "ISDS").

    Les États-Unis et le Canada, qui avaient été les premiers pays industrialisés à se doter entre eux d’un mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États, dans le cadre de l’Alena (accord de libre-échange nord américain), ont justement décidé, en octobre 2018, de l’abandonner. « Le coût est de plus de 300 millions de dollars pour le contribuable canadien, en compensations et en frais juridiques, a expliqué Chrystia Freeland, la ministre canadienne des affaires étrangères. L’arbitrage élève le droit des entreprises au dessus de ceux des gouvernements souverains. En le supprimant, nous avons renforcé la capacité de notre gouvernement à réguler dans le sens de l’intérêt général, et de protéger la santé publique et l’environnement ».

    Pourquoi, dans ces conditions, réintroduire ce mécanisme dans l’accord entre l’Union européenne et le Canada ? Une fois l’accord ratifié, tout retour en arrière pourrait s’avérer extrêmement difficile, puisque des clauses dites « crépusculaires » prévoient que ces tribunaux pourraient exister encore vingt ans après une éventuelle dénonciation de l’accord [9]. Au total, 41 811 entreprises américaines, via leurs filiales au Canada [10], seront dotées de nouvelles possibilités d’attaquer des lois et réglementations dans les États membres de l’Union européenne [11].

    Raison n°5 : c’est la dernière fois que les parlementaires peuvent se prononcer sur le volet commercial des accords

    Pour que le Ceta entre en vigueur de manière définitive et complète – et notamment pour que le chapitre créant des tribunaux spéciaux prenne effet –, il faut encore que tous les États membres de l’UE, via leurs parlements, ratifient le traité. Pour l’heure, moins de la moitié des États membres l’ont fait. Si les députés français votent contre, il est bien difficile de savoir comment la situation pourrait évoluer.

    La Commission européenne s’est désormais organisée pour que les Parlements nationaux n’aient plus à se prononcer sur le volet commercial de tels accords. Les futurs accords de libre-échange, avec le Vietnam par exemple, relèveront désormais de la seule compétence des eurodéputés. Le 11 juin dernier, dans une allocution, Emmanuel Macron avait dit ne plus vouloir « d’accords commerciaux internationaux qui alimentent le dumping social et environnemental »« En tant que dirigeant européen, je le refuserai partout où je n’aurai pas les garanties sur ce point » déclarait-il. Pour les organisations opposés à cet accord, ne pas ratifier le Ceta est la seule option sérieuse dont disposent les parlementaires, afin d’« obtenir une réforme du mandat commercial européen et ainsi répondre aux aspirations de millions de citoyens ».

    Sophie Chapelle

    [Edit] Cet article a été mis en ligne une première fois le 16 juillet. Il a fait l’objet de mises à jour le 22 juillet 2019.


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  • DANS L’ARCTIQUE, LE PERMAFROST FOND 70 ANS PLUS TÔT QUE PRÉVU ET C’EST UNE CATASTROPHE

    "Ce que nous avons vu était incroyable". Des chercheurs viennent de découvrir que le permafrost, l'épaisse couche de glace qui couvre 25 % de l'hémisphère nord, a fondu 70 ans plus tôt que prévu dans l'Arctique canadien. Or le permafrost abrite du carbone, du méthane et même du mercure. Il en libère de grandes quantités en fondant, accélérant le réchauffement climatique. 

    La fonte du permafrost participe au développement de la végétation et change les paysages.  Louise Farquharson / Université d’Alaska Fairbanks

        C’est une très mauvaise nouvelle pour le climat. Des chercheurs de l’université d’Alaska à Fairbanks aux Etats-Unis viennent de découvrir que le permafrost de l’Arctique canadien fond bien plus vite que ce qu’ils avaient prévu. La fonte est tellement rapide qu’elle a atteint le niveau de dégel prévu par les scientifiques en… 2090, soit 70 ans plus tôt qu’estimé.

    Des étés chauds en cause 

    "Ce que nous avons vu était incroyable", explique à Reuters Vladimir E. Romanovsky, professeur de géophysique et co-auteur de l’étude publiée dans la revue Geophysical Research Letters, "C’est une indication que le climat est maintenant plus chaud qu’à n’importe quel moment au cours des dernières 5 000 années ou plus".

    Les scientifiques rapportent que les îles arctiques canadiennes ont connu une série d’étés particulièrement chaude entre 2003 et 2016 entraînant des indices de dégels moyens supérieurs de 150 à 240 % à la normale de 1979 à 2000. Cela a provoqué un affaissement de 90 centimètres du sol par endroits en raison de la fonte du permafrost.

    Le permafrost libère de grande quantité de gaz à effet de serre

    Et cette nouvelle est encore plus mauvaise qu’on pourrait le croire. Car le permafrost, en fondant, libère des gaz à effet de serre. Les experts estiment que le permafrost renferme deux fois plus de carbone que l’atmosphère. Or,"les projections les plus pessimistes du Giec (Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat, NDR) avec un réchauffement à 4 ou 5 °C n’incluent pas les processus de dégel du pergélisol", explique Florent Dominé, le directeur de recherche au CNRS et spécialiste des interactions neige-climat-pergélisol.

    Autrement dit, la fonte du permafrost va accélérer le réchauffement climatique. D’autant que cette couche de glace ne renferme pas seulement du carbone, elle emprisonne également des stocks de mercure deux fois plus importants dans le permafrost que sur le reste de la Terre. Et ce n’est pas fini. Des chercheurs ont remarqué qu’en Sibérie, lorsque le pergélisol fond, il relâche des bulles de méthanes qui explosent provoquant des cratères de 70 mètres de profondeur. Or le méthane est un gaz à effet de serre, responsable du réchauffement, 20 à 25 fois plus important que le CO2. 

    Marina Fabre, @fabre_marina     © 2019 Novethic -   Tous droits réservés


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  • BRÉSIL : LA DÉFORESTATION EN AMAZONIE A AUGMENTÉ DE 88 % EN JUIN

    La déforestation en Amazonie, considérée comme le poumon de planète, avance à une vitesse folle. L'Agence spatiale brésilienne a comparé le mois de juin 2018 à celui de 2019 et a constaté que la déforestation avait augmenté de 88 % dans le pays de Jair Bolsonaro. Un recul qui constitue une menace pour la biodiversité et les peuples autochtones au moment où l'Union européenne vient de signer un accord de libre échange avec le Mercosur. 


                 Au cours des 11 derniers mois, 4 565 km² de forêt ont disparu.
        CC0
     

    Est-ce déjà l’effet Jair Bolsonaro ? Selon les données de l’agence spatiale brésilienne la déforestation dans la partie brésilienne de la forêt amazonienne a augmenté de 88 % en juin 2019 par rapport à juin 2018. 920 km² de forêts tropicales ont été détruites. Et le mois de juin est un indicateur d’une tendance plus profonde. Le National Institute for Space Research (INPE) du Brésil note ainsi "une hausse de 15,1 %" de déforestation entre août 2018 et juin 2019 par rapport à période août 2017-juin 2018. Au cours des 11 derniers mois, 4 565 km² ont disparu, une superficie équivalente à celle des Hautes-Pyrénées, note l’Agence Reuters.

    Le Président Jair Bolsonaro, investi en janvier 2019, a été élu avec le soutien des lobbys de l’agrobusiness. Il ne s’est jamais caché sur sa volonté de faire de l’Amazonie, un eldorado pour les investisseurs agricoles et miniers. "L’Amazonie est un caillou dans les bottes de cuir de Jair Bolsonaro", écrivait dans une tribune au Monde, en mai, l’archéologue Stéphen Rostain, "Le nouveau président brésilien a clairement affiché ses tendances de "démocrature", associées à des dérives climatosceptiques et une intraitable volonté de faire fructifier l’Amazonie, considérée comme inutile".

    Une menace pour la biodiversité et les peuples autochtones 

    Le Brésil abrite 60 % de la forêt amazonienne, considérée comme le poumon de la planète. Sa déforestation a bien sûr un effet sur la biodiversité, l’Amazonie étant un réservoir exceptionnel accueillant 40 000 espèces végétales, près de 1 300 espèces d’oiseaux ou encore 3 000 espèces de poissons. Mais c’est également le lieu de vie des peuples autochtones, de plus en plus menacés par la politique de déforestation. "Depuis l’élection de Jair Bolsonaro nous vivons les prémices d’une apocalypse", écrivaient 13 représentants de peuples autochtones le 10 avril dernier dans une tribune.

    Ces données sur la hausse de la déforestation interviennent au moment de la signature d’un traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, dont le Brésil fait partie. L’UE a concédé l’arrivée sur le territoire de 99 000 tonnes de bœuf par an à un taux douanier préférentiel de 7,5 %. Or, selon une étude de Greenpeace, l’élevage bovin est responsable de 80 % de la déforestation amazonienne. 

    Marina Fabre, @fabre_marina  © 2019 Novethic - Tous droits réservés


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  • Perdu dans le Pacifique Sud, ce confettis paradisiaque est devenu en l'espace de trente années, date à laquelle l'Unesco l'a inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, un véritable piège pour les déchets en plastique. L'île Henderson a toujours bénéficié d'une riche faune marine en raison de sa position sur le passage d'un grand courant giratoire. Aujourd'hui, revers de la médaille, ce gigantesque tourbillon de courants ce gigantesque tourbillon de courants océaniques déverse ici une accumulation de débris en plastique produits sur Terre... sans discontinuer.

     L 'île Henderson a été inscrite par l'Unesco en 1988 sur la liste du patrimoine mondiale pour son « écologie pratiquement intacte ». Il a suffi de trente années pour que cet atoll désert du Pacifique, se retrouve aujourd'hui noyé sous un océan de déchets plastique. Une situation face à laquelle les scientifiques se disent démunis. Rattachée à la colonie britannique de Pitcairn, l'île se trouve à mi-chemin entre la Nouvelle-Zélande et le Pérou, distants d'environ 5.500 kilomètres. Mais en dépit de son isolement extrême, ce joyau a l'une des plus fortes concentrations de déchets plastiques au monde, en raison du jeu des courants océaniques.

     
    Un homme nettoie une plage de l'île Henderson dans le Pacifique, le 14 juin 2019. © Iain McGregor, Stuff, AFP, Archives

    « Nous y avons trouvé des débris provenant d'à peu près partout, explique Jennifer Lavers, une chercheuse basée en Australie qui a conduit le mois dernier une expédition sur l'île. Il y avait des bouoteilles et des boîtes, toutes sortes de matériel de pêche et les déchetsprovenaient, eh bien, de tous les pays que vous voulez, d'Allemagne, du Canada, des États-Unis, du Chili, d'Argentine, d'Équateur. » Pour la scientifique, le message est clair et démontre que chaque pays a une responsabilité dans la protection de l'environnement, jusque dans les endroits les plus reculés.

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  • Le « Jour du dépassement » arrive encore un peu plus tôt cette année et tombe le 29 juillet 2019 : à cette date, l'humanité a déjà consommé les ressources que la nature peut renouveler en un an. Elle vit donc désormais « à crédit » jusqu'à la fin de l'année. Cependant, l'indicateur retenu ne fait pas l'unanimité.Comme chaque année, l'ONG Global Footprint Network, qui publie un Atlas détaillant l'empreinte écologique de chaque pays, calcule et dévoile la date du Jour du dépassement qui marque le jour de l'année où l'humanité a épuisé les ressources renouvelables de la planète.

    Cela signifie qu'à l'échelle de la planète, nous avons pêché plus de poissons, abattu plus d'arbreset cultivé plus de terres que ce que la nature peut nous offrir au cours d'une année. Quant à nos émissions de gaz à effet de serre, elles ont été plus importantes que ce que nos océans et nos forêts peuvent absorber. Autrement dit, à partir d'aujourd'hui, l'humanité vit à crédit pour le reste de l'année, ce qui aura des conséquences pour les générations suivantes.

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  • Chère amie, cher ami, 

    mail.infolettre-ipsn.fr

    L’Autriche a osé ! 

    Mardi dernier, les parlementaires autrichiens ont approuvé l’interdiction totale du glyphosate sur le territoire national (1). 
    Ce sont 83 879 km2 sur lesquels plus une seule goutte de glyphosate ne sera épandue dans les années à venir. 
    C’est une sacrée publicité pour l’agriculture de ce pays. Le label “Autriche” a des chances d’apparaître, aux yeux de tous, comme un gage de qualité ! 
    L’agriculture biologique représente déjà 24% de l’agriculture dans ce pays de montagne. 
    Le vote du parlement ne fait qu’accélérer la transition écologique dans un pays où la qualité du mode de vie est très importante aux yeux de tous. 

    Un consensus politique inhabituel

    Politiquement, ce vote a été obtenu grâce à une alliance inattendue entre les députés socio-démocrates et d’extrême droite (1). 
    Et visiblement, ce jour-là, les parlementaires étaient en forme, car ils ont également banni l’utilisation des sacs plastiques en Autriche. 
    Comme quoi, seules la santé et la protection de l’environnement peuvent réunir des personnes aux sensibilités politiques opposées ! 

    Un vote contre l’UE

    Ce votre tiendra-t-il ? 
    En effet, au sein de l’Union européenne, la licence d’utilisation du glyphosate a été prolongée jusqu’en 2022. 
    Et en théorie, l’Autriche devrait suivre cette ligne. 
    Toutefois, chaque Etat membre de l’UE a normalement la possibilité d’écarter le droit européen dans certains domaines comme la santé. 
    Bayer-Monsanto, producteur du glyphosate, va-t-il tenter de faire tomber ce vote ? 
    Nous verrons d’ici quelques mois. 

    La fin du glyphosate n’est pas la fin des pesticides…

    La décision de l’Autriche est rassurante. 
    Les députés ont pris en compte le fait que le glyphosate a été classé comme “cancérigène probable” et ont préféré en interdire l’utilisation pour préserver la santé des populations. 
    S’ils pouvaient être un exemple pour les autres parlementaires en Europe ! 
    Mais attention, l’interdiction du glyphosate ne résout pas tous les problèmes liés aux pesticides. 
    Ce produit est emblématique, c’est le plus connu des pesticides, sans doute l’un des plus toxiques, mais il n’est pas le seul... 
    En Autriche, seuls 1% des agriculteurs l’utiliseraient… 
    Le vote des parlementaires est donc plus symbolique qu’autre chose. 

    Un pas nécessaire…

    Toutefois, cette décision est importante. 
    D’abord, elle rappelle que les pesticides sont des produits toxiques et que leur utilisation massive est mauvaise pour la nature et pour notre santé. 
    Ensuite, elle montre que les responsables politiques peuvent prendre des décisions qui comptent. 
    Le jeu politique au XXIe siècle est complexe. Il ne s’arrête pas, hélas, à une décision parlementaire. Il existe de nombreux recours possibles. C’est l’UE, ce sont les accords internationaux, les cours de justice, etc. 
    Et dans ce contexte institutionnel complexe, les grandes entreprises industrielles sont avantagées. Elles ont le temps pour elles et les moyens d’attendre des jours meilleurs pour faire passer leurs agendas politiques. 
    Toutefois, les députés autrichiens l’ont montré, la bonne vieille politique n’est pas morte ! 
    Tant mieux. Malgré ses défauts, elle est utile pour régler pacifiquement de nombreux problèmes. 

    Vers une évolution de l’agriculture ?

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  • Albert Hirschman, penseur iconoclaste du capitalisme

    Gilles Dostaler 29/07/2019
    https://www.alternatives-economiques.fr//albert-hirschman-penseur-iconoclaste-capitalisme/

    Homme engagé, Albert Hirschman a laissé sa marque sur les théories du développement et sur l'étude de la société capitaliste. Rejetant les interprétations économiques monocausales, il puise dans diverses sciences sociales pour expliquer les transformations du monde.

    Très jeune, Albert Hirschman a commencé à s’abreuver à plusieurs cultures. Il s’est aussi lancé tôt dans l’action politique et, en particulier, dans la lutte contre le fascisme et le nazisme qu’il a menée, en citoyen cosmopolite, sous plusieurs drapeaux. A 16 ans, il adhère aux Jeunesses socialistes du Parti social-démocrate (SPD) allemand et échange quelques coups de poing avec des bandes de nazis. Se situant à l’aile gauche du mouvement, lecteur assidu de Marx et de ses disciples, fréquentant les communistes, le jeune Hirschman décide toutefois de ne pas suivre les dissidents radicaux du SPD qui fondent en 1931 le Parti socialiste ouvrier. Il écrira beaucoup plus tard : " C’était la première fois (...) où il m’a fallu choisir entre la défection ou l’expression de la dissension, la critique de l’intérieur " (La morale secrète de l’économiste, page 20).

    Un homme engagé

    En 1933, après la prise du pouvoir par Hitler et l’interdiction des partis, Albert Hirschman décide de s’installer en France. Il se rend en Espagne, en 1936, pour participer à la lutte contre le soulèvement franquiste. Etudiant en Italie entre 1936 et 1938, il est engagé dans l’opposition clandestine au fascisme de Mussolini. Il doit quitter le pays à la suite de l’adoption des lois raciales par lesquelles il était visé en tant que juif.

    Albert Hirschman, penseur iconoclaste du capitalisme                                A lire Alternatives Economiques n°392 - 07/2018

     

    Au début de la Seconde Guerre mondiale, on le retrouve dans un groupe de volontaires allemands et italiens de l’armée française

     

    Au début de la Seconde Guerre mondiale, on le retrouve dans un groupe de volontaires allemands et italiens de l’armée française. Après la signature de l’armistice et l’engagement pris par le gouvernement de Vichy de livrer les citoyens étrangers réclamés par l’Allemagne, il participe à la mise sur pied et aux activités d’un groupe qui se donne pour mission d’organiser l’émigration clandestine des individus menacés. Parmi les 2 000 personnes ainsi protégées de la répression nazie, on compte Hannah Arendt et son mari Heinrich Blücher, qui était un ami de Hirschman. Soupçonné par les autorités françaises, Hirschman se rend aux Etats-Unis en décembre 1940. Il revient en Afrique du Nord et en Italie après 1943, cette fois comme combattant de l’armée américaine.

    Développement et dépendance

    On ne s’étonnera pas que, pour Albert Hirschman, l’économique et le politique soient étroitement reliés et que, dans la vie sociale, les conflits, rapports de force et effets de domination jouent un rôle déterminant. Son premier livre, écrit en 1942, National Power and the Structure of Foreign Trade, issu d’une réflexion sur l’Allemagne nazie, est une analyse des aspects politiques du commerce international et traite de l’utilisation des relations économiques internationales comme instrument de pouvoir. Dès ce premier travail et tout au long de sa carrière, considérations économiques, politiques, sociologiques, historiques, philosophiques, psychologiques et histoire des idées sont mises à contribution par un auteur dont l’érudition est impressionnante. Hirschman rejette ce qu’il appelle les interprétations économiques monocausales des phénomènes sociaux, et en particulier du développement.

    Aux thèses néoclassiques fondées sur la rationalité, la croissance équilibrée et l’industrialisation harmonieuse, Hirschman oppose la croissance déséquilibrée, source de tensions

    Avec Stratégie du développement économique (1958), rédigé pendant son séjour en Colombie, et plusieurs publications ultérieures, Hirschman s’impose comme l’un des contributeurs majeurs dans les débats sur le développement et la dépendance, dont l’idée était déjà présente dans son livre de 1945. Aux thèses néoclassiques fondées sur la rationalité, la croissance équilibrée et l’industrialisation harmonieuse, il oppose la croissance déséquilibrée, source de tensions. Insistant sur le rôle de l’apprentissage cumulatif, Albert Hirschman crée les concepts de liaisons en amont et en aval (backward and forward linkages) pour décrire les effets d’entraînement que peut exercer une industrie sur celles qui lui fournissent ses inputs ou celles qui fabriquent les outputs auxquelles elle contribue. Face aux politiques de développement, Hirschman a une vision pragmatique qu’il qualifie de " possibiliste " : " J’ai toujours eu une certaine aversion pour les principes généraux et les solutions abstraites. Je crois indispensable d’"examiner le patient" avant de déterminer ce qu’il a " (La morale secrète de l’économiste, page 81).

    Nature et mutations de la société capitaliste

    A partir des années 70, les réflexions de Hirschman débordent le champ du développement, auquel il continue toutefois à contribuer, et prennent une ampleur considérable en s’attaquant à plusieurs volets de l’évolution du capitalisme. Sa critique des limites d’une analyse économique étriquée, fondée sur la rationalité de l’homo oeconomicus, se radicalise et s’approfondit.

    Zoom Albert Hirschman : repères biographiques :  1915 :  naissance à Berlin le 7 avril.

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  •                                                           2018    288 p.    19,50 € 

        Un guide pour entamer une transition sociétale au profit de notre santé, du monde vivant et de l'environnement.

       La barbaque low cost, banalisée au quotidien, a fait son temps. Les études sont formelles : notre consommation actuelle de viande est intenable sur la durée, dommageable pour notre santé, pour l'environnement et pour le bien-être animal.

      PLUS DE 300 MILLIONS DE TONNES DE VIANDE sont consommées chaque année dans le monde, une demande qui a été multipliée par 7 depuis 1950.

      60 MILLIARDS D'ANIMAUX TERRESTRES SONT ABATTUS chaque année, dans des conditions le plus souvent inacceptables.

      PLUS DE 75 % DES VOLAILLES SONT POLLUÉES par des bactéries, résistantes aux antibiotiques pour 61 % d'entre elles.

      14,5 % DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE sont causées par l'élevage industriel, qui devance les transports et l'industrie.

      3,6 ANNÉES DE PLUS, c'est en moyenne le gain de longévité dont bénéficient les végétariens, un gain auquel s'ajoute une réduction des risques de surpoids, de diabète, de maladies cardio-vasculaires, de plusieurs cancers... Les consommateurs réguliers de viande, par exemple, sont 2 à 3 fois plus touchés par la maladie d'Alzheimer que les végétariens.

       Expert de la nutrithérapie et du modèle de longévité-santé Okinawa, le docteur Jean-Paul Curtay nous rappelle combien il est urgent de consommer moins de viande et nous donne les clés pour adopter un mode alimentaire plus salutaire.
       Pourquoi avons-nous chaque jour tant de viande dans nos assiettes ? Quelles sont les conséquences d'une telle consommation de produits d'origine animale ? À l'inverse, quels sont les bénéfices d'une alimentation plus riche en végétaux ? Peut-on se fier aux protéines végétales pour remplacer la viande ? Que savons-nous du régime alimentaire des champions de la longévité en bonne santé ? En s'appuyant sur les études les plus actuelles et sur trente-cinq ans d'investigations et de recherches, cet ouvrage est la référence du consom'acteur du XXIe siècle.

       Le docteur Jean-Paul Curtay a terminé ses études de médecine à l'université de Californie, où il a découvert l'importance des relations entre alimentation et santé. Il a créé la première consultation de nutrithérapie en France. Membre de l'Académie des sciences de New York, il est l'auteur des best-sellers le Guide familial des aliments soigneurs (Albin Michel) et Okinawa, un programme global pour mieux vivre (Anne Carrière).

      Véronique Magnin est journaliste scientifique. Titulaire d'un doctorat de l'Institut national polytechnique de Grenoble en sciences de la Terre et de l'environnement, elle a enseigné dans le domaine des sciences du vivant.


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  • Votre maillot de bain aussi peut être dangereux pour l’océan

    https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/votre-maillot-de-bain-aussi-peut-etre-dangereux-pour-l-ocean-    19/07/2019

    Pour passer un été 100 % responsable, le choix de votre maillot de bain pourrait vite devenir un véritable casse-tête. Les fibres synthétiques, dont sont composés nos bikinis et shorts de bain, rejettent en effet une quantité importante de microplastiques dans l’océan au moment de leur passage en machine. Pour lutter contre cette pollution, des marques commencent à proposer des alternatives.

    Maillot de bain en filets de peche recycles hopaal   La marque Hopaal, basée à Anglet dans le sud-ouest, propose des maillots de bain fabriqués à partir de filets de pêche recyclés.
    @Hopaal

      C’est le vêtement de l'été mais son choix peut avoir des conséquences néfastes sur l’océan. Nos maillots de bain, fabriqués en matière synthétique (nylon, polyamide…) pour mieux absorber l’humidité, libèrent des milliers de microfibres plastique à chaque lavage en machine. (https://www.novethic.fr/actualite/environnement/pollution/isr-rse/infographie-derriere-les-soldes-le-cout-environnemental-et-social-des-vetements-) Celles-ci voyagent avec les eaux usées domestiques et se retrouvent pour certaines dans les rivières et les océans jusqu’à finir dans l’estomac des poissons que nous consommons.

    Chaque année, l’équivalent de 50 milliards de bouteilles plastique seraient ainsi rejetées dans l’océan lors du lavage des textiles synthétiques, vêtements de sport, polaires et maillots de bain, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature et de ses ressources. On estime que les textiles contribuent à 35 % de l’ensemble des microplastiques rejetés dans l’océan. Dès lors, choisir son maillot de bain n’a plus rien d’anodin.

    Des maillots en filets de pêche recyclés

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  • [Bonne nouvelle] La première rue zéro déchet de Paris porte ses fruits

      Les résultats sont encourageants. A Paris, la rue de Paradis, qui fait l'objet d'une expérimentation appelée "rue zéro déchet" a réduit de 16 % ses ordures ménagères en six mois et amélioré le tri. Si l'opération, à terme, est un succès, elle pourrait être étendue à plusieurs rues de la capitale. 

    Resultats encourageants rue zero dechet paris   A Paris, la rue de Paradis, qui fait l'objet d'une expérimentation appelée "rue zéro déchet" a réduit de 16 % ses ordures ménagères en six mois
    ©CC0

      L’expérimentation "rue zéro déchet" commence à porter ses fruits. Depuis le mois de décembre, la rue de Paradis à Paris s’inscrit dans "une démarche zéro déchet". Cela "consiste à adopter nos modes de production et de consommation à une logique d’utilisation responsable des ressources naturelles e de l’énergie", explique la mairie. Restaurants, entreprises, habitants… tous ont été invités et sensibilisés à produire moins de déchets. Six mois après le lancement de l’expérimentation, c’est l’heure du bilan de mi-parcours.

    Et les résultats sont prometteurs. La ville note une diminution de 16 % des ordures ménagères dans l’artère, soit une baisse de plus de 53 tonnes de poubelles. "Ces premiers chiffres sont très encourageants", estime Antoinette Guhl, adjointe à la Mairie de Paris chargée de l’économie sociale et solidaire, de l’innovation sociale et de l’économie circulaire, "ils démontrent un réel enthousiasme des habitants, des commerçants, des écoles, des bureaux pour adapter leur quotidien à une vie zéro déchet".

    Un succès qui pourrait s'étendre à plusieurs rues

    Concrètement, plusieurs ateliers ont été organisés dans la rue avec l’aide de l’association Zero Waste France. Au programme, la distribution de lombri-composteurs pour les déchets organiques, la mise en place de frigo solidaire dans la rue, l'accompagnement des commerces et restaurateurs vers la redistribution d'invendus, le tri, la réduction du plastique à usage unique, la distribution de cendriers de poche, etc. 

    Des cours de cuisine de restes alimentaires ont été mis en place tout comme des formations au tri. Sur ce point justement la maire souligne l’efficacité "avérée des consignes de tri simplifiées et des messages incitant à réduire les emballages. Il est observé un report des déchets du bac à ordures ménagères vers le bac jaune dans tout l’arrondissement".

    Cette démarche s’inscrit dans la feuille de route du 10e arrondissement pour répondre à l’urgence climatique et renforcer le lien social. Elle peut paraître anecdotique mais l’enjeu est de taille car si l’expérimentation aboutit à un succès, l’opération pourrait étendue à plusieurs rues de Paris. 

    Marina Fabre, @fabre_marina


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  • Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : quelle avancée pour la prise de conscience climatique ?

      https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/greta-thunberg-a-l-assemblee-nationale-quelle-avancee-pour-la-prise-de-conscience-climatique- (22/07/2019)

    Avant même d’avoir prononcé son discours devant les députés, c’est sa présence au sein de l'Assemblée nationale qui fait débat. Si Greta Thunberg suscite autant de défiance, c’est qu’elle sait aussi mobiliser les foules, des plus jeunes jusqu'aux dirigeants de Davos. Mais avec quel impact sur la prise de conscience politique sur l’urgence climatique ?

         Habituée des discours et des rencontres avec les dirigeants, Greta Thunberg au centre, entourée du Président de l'Autriche, Alexander Van der Belle (à gauche) et de l'acteur et ancien gouverneur de Californie, engagé sur le climat, Arnold Scwarzenegger.
           @GeorgHochmuth/APA/AFP

       Quelques heures avant la venue de la jeune suédoise devant les députés français, c’est la panique, certains députés LR – Guillaume Larrivé et Julien Aubert- allant jusqu’à appeler au boycott de la "jeune prêtresse du climat". Certes, celle-ci l’a dit et répété : "je veux que vous paniquiez !". Mais il s’agissait alors de se mobiliser contre l’urgence climatique. Et ce message-là, pour l’instant du moins, ne semble pas avoir été entendu par ces députés.

      Il a pourtant trouvé un écho auprès de la jeunesse, qu’elle a su mobiliser, à travers sa grève et ses manifestations pour le climat. Mais aussi auprès des dirigeants économiques, notamment à Davos, lors du Forum économique mondial, où elle a prononcé ces fameux mots qui tournent depuis en boucle sur les ondes, médias et autres réseaux sociaux. Elle y disait aussi : "Je veux que vous agissiez. Je veux que vous agissiez comme vous le feriez en cas de crise. Je veux que vous agissiez comme si la maison était en feu. Car c’est le cas". Faits et études le prouvent chaque jour davantage. Après son intervention, le patron du site de voyages en ligne Expedia, Mark Okerstrom, confiera à l’AFP : "elle a réduit tout le monde au silence…cette jeune fille était extrêmement émouvante".

    Avec le mouvement des jeunes, le message scientifique retient davantage l'attention

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  • Un défenseur des terres violemment tué par un garde de sécurité d'une compagnie canadienne d'huile de palme en RD Congo

    En mai/juin 2019, M. Joël Imbangola assistait à cette réunion entre les communautés riveraines des plantations de Boteka et les représentants du mécanisme de plaintes de la banque de développement allemande
    RIAO-RDC | 22 juillet 2019
        Un défenseur des terres violemment tué par un garde de sécurité d'une compagnie canadienne d'huile de palme en République Démocratique du Congo
     
    Un membre de l'organisation congolaise de défense de l'environnement et des droits de l'homme RIAO-RDC a été brutalement tué par un agent de sécurité de la société canadienne Feronia Inc. le dimanche 21 juillet 2019, près des plantations Boteka de la société à Bempumba, dans la Province Equateur, République Démocratique du Congo (RDC).
        L'assassinat fait suite à des mois d'intimidation dirigée par la compagnie contre des membres du RIAO-RDC qui aident les communautés locales à déposer une plainte contre la société pour l'occupation de leurs terres.
        M. JOEL Imbangola Lunea était chauffeur d'un pirogue motorisé utilisé pour le transport des personnes et des marchandises entre les villages autour des plantations de Boteka de Feronia et la ville de Mbandaka. Il a également été un défenseur de sa communauté en tant que membre du RIAO-RDC, et a joué un rôle particulièrement important dans la communication entre les communautés locales et le RIAO-RDC.

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  • [Infographie] Les vidéos en ligne émettent autant de CO2 qu'un pays européen

    C'est une pollution peu visible mais pourtant bien réelle. Les vidéos en ligne ont émis, en 2018, 300 millions de tonnes de CO2, soit 1 % des émissions mondiales. Les plateformes comme Netflix ou Amazon Prime sont particulièrement pointées du doigt, leurs émissions équivalent à celles du Chili. Mais elles ne sont pas les seules responsables : les contenus pornographies, les vidéos sur Youtube et sur les réseaux sociaux sont aussi en cause. 

    Les videos en ligne polluent autant que l espagne   Le succès de séries, comme Stranger Things en photo (diffusé sur Netfix), a aussi son coût en matière d'émissions de CO2.  @Netflix

    Vous pensiez ne pas polluer en regardant, assis sur votre canapé, une vidéo sur Netflix ou Amazon Prime ? C’était sans compter le think tank Shift Project qui vient de publier un rapport intitulé "Climat : l’insoutenable usage de la vidéo en ligne". Selon les calculs de l’organisme, le visionnage des vidéos en ligne a généré en 2018 plus de 300 millions de tonnes de C02 soit autant de gaz à effet de serre que l’Espagne, représentant ainsi près de 1 % des émissions mondiales.

    Il faut dire que le chemin parcouru par la vidéo est énergivore. Elle est d'abord stockée dans des centres de données, des data centers, qu'il faut refroidir. L'information est ensuite acheminée jusqu'à nos écrans par des réseaux et des serveurs, sans oublier les box à domiciles. Cela représente de grandes quantités d'électricité dont la production est émettrice de CO2.

    Video en ligne la pollution invisbile 3

     Pornhub, Netflix, Amazon, Youtube... des plateformes polluantes

    Au total, un cinquième de l’impact carbone du numérique provient des vidéos en ligne. Or le numérique représente déjà 4 % des émissions de CO2 mondiale soit autant que le secteur aérien et son impact devrait doubler d’ici 2025. "Tandis que la contrainte climatique impose une baisse drastique des émissions mondiales de gaz à effet de serre dans les prochaines années, le numérique accroît sa consommation d’énergie de 9 % par an", note le Shift Project.

    Les plateformes comme Netflix ou Amazon Prime sont particulièrement montrées du doigt. Elles hébergent des vidéos responsables de 34 % de l’impact carbone du streaming et 7 % des émissions de GES global du numérique, soit autant que les émissions du Chili. Juste derrière, on trouve les contenus pornographiques hébergés sur Pornhub ou YouPorn, représentant 27 % de la pollution du streaming. Au total, la pornographie émet 80 millions de tonnes de CO2, l’équivalent du secteur de l’habitat en France. Youtube et les sites du genre représentent 21 % de cette pollution suivie de près par les vidéos sur les réseaux sociaux (18 %).

    Réduire le poids des vidéos, le design des plateformes

    Pour réduire l'impact des vidéos, le Shift project défend une sobriété numérique. Maxime Efoui-Hess, auteur de l'étude, évoque une réduction du poids numérique des vidéos. Cela passe par une baisse de la résolution ou du volume et d'une adaptation du design des plateformes. Des modifications importantes qui peuvent réduire les émissions de CO2 conséquemment. 

    Et pour cela, chaque usager peut agir. Le think tank a ainsi publié un guide pour réduire le poids d’une vidéo (https://theshiftproject.org/guide-reduire-poids-video-5-minutes/) de 60 % à 90 % et ainsi diminuer leur impact carbone. Et pour vous rendre compte de votre consommation électrique et des émissions de gaz à effet de serre associées, The Shift Project conseille d’installer l’extension de navigateur "Carbonalyser".(https://theshiftproject.org/carbonalyser-extension-navigateur/)

    Marina Fabre, @fabre_marina   © 2019 Novethic - Tous droits réservés

    Pour aller plus loin

    [Vidéo] Lilo, le Google responsable et solidaire

    C'est l'alternative responsable à Google. Lilo, moteur de recherche français, reverse la moitié de ses bénéfices à des projets sociaux et environnementaux. En prime, les données des utilisateurs ne sont pas enregistrées et les data centers sont alimentés aux énergies renouvelables.

    Pollution numérique : l'impact sur l’environnement n'est pas virtuel

    Le développement du numérique portait la promesse de dématérialiser nos activités. Et donc de réduire notre impact sur la planète. Mais c’était sans prendre en compte le bilan carbone du secteur et de l'informatique, loin d’être virtuel. Il représente d’ores et déjà 2% des émissions de gaz..;


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  •      Contre-G7, CETA, nouveau rapport d'Attac                           Lettre d’information — 19 juillet 2019                        

        Il nous faudra être massivement mobilisé·e·s au contre-G7 à Hendaye et Irun, du 19 au 26 août, et plus particulièrement :

    • >     les 21, 22, 23 pour le contre-sommet,
    • >    le 24 pour la manifestation,
    • >     le 25 pour les occupations des places publiques.

       Pourquoi ? Parce que le G7, rencontre de 7 chefs des États parmi les plus riches, se réunit quant  à   lui du 24 au 26 août à Biarritz, accueilli par Emmanuel Macron. Et parce que ce G7 sera une grande vitrine du capitalisme financier.

    Contre-G7, CETA, nouveau rapport d'Attac

    Malgré des politiques de répression de plus en plus brutales, nous ne nous tairons pas : au Pays Basque, sur des terres de fortes résistances, de nombreuses associations, syndicats et citoyen·ne·s veulent y éteindre l’incendie de la planète perpétré par les politiques de ces 7 chefs d’État. Mobilisons-nous contre le G7, de façon pacifique mais déterminée pour un autre monde, plus juste et désirable, pour la solidarité entre les peuples et pour répondre à l’urgence écologique.

    Emmanuel Macron accueille ce G7 en promettant ni plus ni moins que ce sommet va « rendre le capitalisme plus juste », aller « vers la réduction des inégalités et la justice fiscale » et même « mettre fin à l’évasion fiscale »... Alors même qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ont au contraire mené une exceptionnelle redistribution fiscale vers les ultra-riches. Un président qui démantèle la protection sociale, les services publics et le droit du travail. Un président qui use de son autorité pour faire ratifier en plein été par l’Assemblée nationale, le CETA, l’accord de commerce entre l’Union européenne et le Canada. Mobilisons-nous pour dénoncer cette hypocrisie et préparer la rentrée sociale et écologique, avec tous les mouvements qui seront présents à Hendaye. 

    Contre le G7, pour un autre monde !

    Le cynisme de ces pyromanes de la planète n’a donc pas de limite. Dans la lignée des contre-sommets qui ont forgé le mouvement altermondialiste, la réponse citoyenne s’annonce importante encore, cette année au Pays basque, terre de résistances. Pour y défendre sa volonté d’un monde plus juste et désirable, Attac y participe pleinement, aux côtés de nombreuses associations, syndicats et citoyen·ne·s et vous y donne bien sûr rendez-vous. Ensemble, éteignons les sept brasiers du capitalisme !

    Voici le programme du contre-sommet qui mêlera actions, réflexions et débats, pour élaborer ensemble la stratégie et les alternatives qui doivent dessiner le monde que nous voulons et pour le crier haut et fort dans les rues du monde entier. Plus de 90 organisations du Pays Basque, de France et d’Europe sont déjà sur le pont !

    • 19-20 Août : Montage du Village d’Accueil des participants-es à Hendaye.
    • 21, 22, 23 Août : Contre-Sommet (Centre-ville de Hendaye et Centre de congrès du FICOBA à Irun).
    • 24 Août : Manifestation !
    • 25 Août : Actions et rassemblements pacifiques sur 7 places autour de la zone d’exclusion du G7.

    Voici les liens permettant d’accéder aux sites et informations logistiques du Contre-G7 :

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  • Ce qu’il s’est vraiment passé à Bretton Woods

    Christian Chavagneux 12/07/2019 Alternatives Economiques

    Il y a 75 ans, les accords de Bretton Woods, en 1944, ne sont pas nés d'un superbe exercice de coopération internationale. Ils sont le résultat de deux ans de négociations et de batailles acharnées entre les Etats-Unis et l'Angleterre, pour la domination de l'économie mondiale.

    Une légende court dans les amphis et les manuels d’économie : il y a tout juste soixante ans, 44 pays se sont réunis à Bretton Woods, aux Etats-Unis, pour réguler la finance mondiale. Un superbe exercice de coopération internationale, un moment mythique, qui créait le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Et dont il nous faudrait retrouver l’esprit afin de réaliser un " nouveau Bretton Woods " pour répondre aux désordres actuels de la mondialisation financière.

    En fait, il ne s’est jamais rien passé de tel. La conférence de Bretton Woods n’était que l’aboutissement de négociations acharnées, menées depuis 1942, par seulement deux pays, les Etats-Unis et l’Angleterre. Ses résultats sont le fruit des batailles, grandes et mesquines, que se sont livrées ces deux super puissances pour la domination de l’économie mondiale. Retour sur ce qui s’est vraiment passé à Bretton Woods.

    Comment l’Angleterre a financé son effort de guerre
     

       Tout a commencé avec la nécessité pour l’Angleterre de résoudre un problème concret : comment financer l’effort de guerre ? Dès la fin de 1940, les réserves internationales du pays ont été divisées par cinq et ne représentent plus que 40 % de sa dette extérieure. L’Angleterre a désespérément besoin d’argent. Un seul pays est capable de lui en prêter : les Etats-Unis. Mais, en 1933, les Anglais ont arrêté de rembourser les prêts que leur ont faits les Etats-Unis pour financer la Première Guerre mondiale. De leur côté, depuis la crise de 1929, les entreprises américaines sont victimes d’une conjoncture dégradée. Elles aimeraient pouvoir accroître leurs exportations et se heurtent aux règles protectionnistes de l’empire britannique.

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  • [La vidéo des solutions] L’appli Buy Or Not pousse au boycott des entreprises irresponsables (et ça fonctionne)

      Petit Navire pointé du doigt pour ses techniques de pêche, Coca-Cola pour l'assèchement des nappes phréatiques... L'application BuyOrNot, lancée par IBoycott, en plus de fournir l'impact nutritionnel des produits scannés par le consommateur, propose aussi de connaître l'impact sociétal de l'entreprise qui produit ces denrées. Le consommateur, désormais informé, peut choisir de boycotter la marque.

    L'application Buy Or Not touche à la réputation des entreprises en dévoilant les affaires dans lesquelles elles sont pointées du doigt.   Marina Fabre

    Après Yuka, YaQuoiDedans, Etiquettable, Too Good To Go… Les consommateurs font une indigestion des applications pour mieux manger. Ils vont pouvoir se rabattre sur une alternative un peu différente : BuyOrNot. À première vue, cette nouvelle appli, lancée le 22 septembre par l'association IBoycott, ne diffère par de Yuka. Elle utilise la même base de données pour fournir aux consommateurs l’impact nutritionnel des aliments.

    Mais son originalité est la mesure de l'impact sociétal. BuyOrNot propose aux consommateurs de connaître les pratiques éthiques de l'entreprise fabriquant le produit qu'ils viennent de scanner. "Vous allez par exemple scanner une bouteille de jus de fruit de la marque Innocent", propose Achille de IBoycott en liant les gestes à la parole à l’aide de son smartphone. "Vous allez vous rendre compte qu’il appartient à la multinationale Coca-Cola. Et que la communauté a lancé une campagne de boycott contre ce groupe à cause de son utilisation du plastique et de l’assèchement des nappes phréatiques au Mexique".

    Petit Navire plie face au boycott des consommateurs 

    L’application vous propose des alternatives mais surtout la possibilité de rejoindre la campagne de boycott qui pèse sur l’entreprise visée. Si cette campagne est rejointe par plus de 1 000 personnes, elle est publiée en ligne. L’entreprise détient alors un droit de réponse.

    L’association a déjà fait plier plusieurs grands noms. Petit Navire par exemple, pointé du doigt pour le DCP, dispositif de concentration de poisson, une technique de pêche responsable du déclin d’au moins 300 espèces marines. L’entreprise travaille désormais avec Greenpeace pour développer une pêche plus durable. Son but est de réduire de 75 % la pêche à DCP d’ici 2020.

    500 000 utilisateurs d'ici la fin de l'année 

    "C'est une de nos plus belles victoires. Et elle montre concrètement que les consommateurs peuvent influencer la politique d’une entreprise", fait remarquer Achille. "L’application lie deux enjeux : mieux manger pour soi et mieux manger pour les autres", explique-t-il

    L’appli est disponible gratuitement sous Androïd et bientôt sur l’Apple Store. BuyOrNot souhaite à l’avenir enrichir sa base en s’associant avec d’autres associations. L’équipe espère comptabiliser 500 000 utilisateurs d’ici la fin de l’année. 

    Marina Fabre, @fabre_marina

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    Pour aller plus loin

    Yuka, l’appli qui donne de la transparence aux produits alimentaires

    Graisses saturées, additifs, nanoparticules, pesticides... Difficile de s'y retrouver dans la composition des aliments que nous mangeons. Pour mieux informer les consommateurs, l'application Yuka propose, grâce au code barre des produits, de noter les aliments en fonction de leur qualité...

    [VIDEO] Too Good To Go (https://www.novethic.fr/actualite/videos/isr-rse/video-too-good-to-go-l-application-qui-lutte-contre-le-gaspillage-alimentaire-144791.html), l'appli anti-gaspi qui vous fait économiser de l'argent, devient leader mondial du secteur

    [Mis à jour le 15 février 2018] L'appli anti-gaspillage alimentaire Too Good To Go, qui permet à des consommateurs d'acheter à petits prix les invendus des commerçants de leur quartier, se lance aux Pays-Bas après avoir conquis six autres pays européens. Avec 8500 commerçants et 3,5...

    [VIDEO] Etiquettable, l'appli qui vous aide à manger durable

    Finies les tomates en hiver, l’entrecôte à chaque repas ou la mangue importée d’Inde. Etiquettable va vous aider à cuisiner durable grâce à des recettes bas carbone, de saison et avec peu de protéines animales. Et si vous n'avez pas le temps, l'application propose une liste de restaurants.


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  • Boycott des entreprises : quand les citoyens prennent conscience de leur pouvoir

    https://www.novethic.fr/actualite/social/consommation/isr-rse/le-boycott-l-arme-citoyenne-qui-fait-plier-les-geants-147502.html

     22/07/2019

    Boycott des hôtels du Sultan de Brunei, des produits Danone au Maroc, de Petit Navire ou de Nutella... en quelques années, le consommateur a pris conscience de son pouvoir à coups de campagnes mobilisatrices dépassant le cercle des militants. Si cette forme de contestation a poussé plusieurs multinationales à améliorer leurs pratiques, le boycott est critiqué par quelques associations qui y voient des conséquences terribles pour les travailleurs, notamment dans le secteur du textile.

    Boycott prise de conscience pouvoir citoyen        La plateforme I-boycott a déjà plusieurs victoires à son actif.  ©CC0

    Acheter, c'est voter ! Il y a encore quelques années, ce slogan ne parlait qu'à un cercle de militants. Mais aujourd'hui, il fait son chemin dans le panier des consommateurs. La multiplication des campagnes de boycott et plusieurs succès emblématiques leur donne en effet conscience de leur pouvoir de consommateur. 

    Symbole de ce déclic, la plateforme I-boycott créée en mai 2016, dont le but est de faire évoluer les pratiques des entreprises. Ce "boycott bienveillant" qui veut faire trembler les multinationales a déjà quelques victoires à son actif. Petit Navire par exemple, pointé du doigt pour le dispositif de concentration de poisson (DCP), une technique de pêche responsable du déclin d'au moins 300 espèces marines, a décidé de réduire de 75 % la pêche à DCP d'ici 2020 suite à la campagne de boycott. Quant au parc d'attraction Nigloland, il a renoncé à tous les spectacles mettant en scène des animaux.

    Le consommateur, "cause profonde des dérives", devient le "remède"

    "Si l'éthique n'a aucun poids dans le système économique, c'est bel et bien parce que nous, citoyens, nous n'osons pas reprendre la place qui nous est due. La présence d'un contre-pouvoir citoyen permet à un système d'être sain et équilibré", juge le cofondateur d'I-Boycott, Levent Acar, "Tout est fait en notre nom, pour nous offrir des biens et des services à moindres coûts. Si nous sommes la cause profonde ou la justification de ces dérives, alors la bonne nouvelle, c'est que nous en sommes aussi le remède".

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  • 2019     368 p.   19,95 €

       La pollution de l'air est devenue, en quelques décennies, la première cause de mortalité dans le monde avec plus de 8 millions de morts par an dont 800 000 rien qu'en Europe ! Or, le transport routier constitue l'une des principales sources de pollution atmosphérique en Europe, notamment en ce qui concerne des polluants nocifs tels que le dioxyde d'azote et les particules.

    Et pourtant, rien ne semble vraiment changer en France : les niveaux de pollution sont globalement un peu moins mauvais mais les polluants émis, principalement les particules, sont de plus en plus fines et dangereuses et entraînent la mort prématurée d'au moins 40 000 Français tous les ans.

    Pour mieux comprendre cette inertie complice des décideurs et influenceurs, l'auteur a mené une véritable enquête, passionnante et édifiante sur les intérêts des lobbies, la faiblesse de la surveillance et la démission de l'Etat.

    Ainsi, Jean-Christophe Brisard est allé à la rencontre de nombreux scientifiques et spécialistes. Tous s'accordent à dire que les particules fines et ultrafines sont les plus dangereuses. Pourtant, à en croire l'État, la qualité de notre air s'améliore. Comment le discours des politiques peut-il être à ce point en décalage avec la parole des scientifiques ? En allant chercher du côté des lobbys, Jean-Christophe Brisard démontre comment la propagation de messages biaisés instillent le doute dans les esprits. Ainsi, le chapitre consacré à Michel Aubier, pneumologue français pro diesel payé par Total est pour le moins édifiant.

    Cela fait près de 20 ans que notre-planete.info alerte sur la nocivité de la pollution de l'air, ce livre est l'illustration que cette pollution nous concerne tous : dans nos villes, sur la route, dans les écoles, dans le métro et même chez Disney !

       Alors que les grands médias continuent d'instiller le doute quant à la nocivité des émissions Diesel et que les gilets jaunes réclament la baisse du prix du gazole, il serait temps que la raison et la responsabilité supplantent la malhonnêteté et les intérêts à court terme. Ce livre, très bien documenté et très clair, y concoure, pour tous ceux qui veulent y voir plus clair dans le scandale de la qualité de l'air en France.

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  • 2019   96 p.   10,50 €

       Une bande-dessinée inédite par la blogueuse la plus engagée du moment !

      Elle avait déjà servi la cause des femmes et des réfugiés. La blogueuse Emma s'attaque maintenant au réchauffement climatique. Comment fonctionne le réchauffement climatique ? Qu'est-ce que la taxe carbone ? S'appuyant sur de nombreuses recherches, cette introduction au changement climatique permet de mieux comprendre les mécanismes à l'oeuvre et les évolutions possibles dans les décennies à venir. Le but est aussi de montrer que des solutions sont à portée de main et que chacun à notre manière, nous pouvons contribuer à ce changement.

       Des dessins simples, un contenu au plus près des préoccupations des citoyens et un message clair : se trouvent ici condensés tous les ingrédients qui font le succès des bandes-dessinées d'Emma. 

      Emma est une blogueuse de 37 ans. Mère de famille et ingénieur informaticienne. Elle poste sur son blog ses propres BD. Parlant de politique, féminisme, travaille, société... Son but étant de transmettre ses idées afin d'enrichir ses lecteurs.

      Une bande-dessinée inédite par la blogueuse la plus engagée du moment !


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  • Total démarre sa bioraffinerie et va importer au moins 300 000 t d'huile de palme 

    Article mis à jour le 03 juillet 2019,

    https://www.notre-planete.info/actualites/1026-Total-huile-de-palme-blocage-raffineries-agriculteurs

    bio-raffinerie-La-MedeSuivi de chantier de la reconversion de la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône - France). Vue aérienne du bâtiment du prétraitement (PTT) au centre, avec en fond l'étang de Berre ; décembre 2017
    © IMRE Nedim / TOTAL - Licence : Tous droits réservés

       En dépit de la déforestation massive due à l'huile de palme, des accusations des associations et des agriculteurs français et de la future législation européenne, la nouvelle bioraffinerie de Total (La Mède) est entrée en service et a débuté son importation massive d'huile de palme.

    Nous l'évoquions il y a quelques mois dans un article sur le déclin dramatique des orangs-outans à cause de la déforestation en Indonésie : alors que l'abrutissement d'un grand nombre d'internautes sur les réseaux sociaux les mène à accuser Nutella en relayant, sans aucun esprit critique, des vidéos d'orang-outan chassés de leur habitat, 80 % de l'huile de palme importée en France est destinée à être incorporée dans les carburants et plus précisément dans le gazole. Déjà, en 2017, la France, 7e importateur mondial d'huile de palme, en a importé 900 000 tonnes.

    Et ce n'est que le début : Total a reçu, le 16 mai 2018, l'arrêté d'autorisation d'exploiter sa future bio-raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône), installée sur le site historique de l'ancienne raffinerie de Provence qui a fermé en 2015. Après 3 ans de transformation, l'une des plus grandes bio-raffinerie d'Europe est entrée en production en juillet 2019.

    "Il s'agit de la première bioraffinerie de taille mondiale en France et une des plus grandes d’Europe, vise à répondre à une demande croissante en biocarburants", indique Total. Elle a pour objectif d'importer de l'huile (végétale et animale) pour la transformer en carburant à destination des moteurs Diesel. Selon un communiqué de Total, "la Mède est autorisée à utiliser jusqu'à 450 000 tonnes d'huile végétale brute dans le cadre de son approvisionnement", sur une capacité de traitement annuel de 650 000 tonnes. Mais combien de tonnes d'huile de Palme ?

    Au moins 300 000 tonnes d'huile de palme importées par an

    "Dans le cadre d'un dialogue positif avec le Ministère de la Transition écologique et solidaire, Total a décidé de s'engager dans une démarche de progrès continu et prend l'engagement de limiter l'approvisionnement en huile de palme brute à un volume inférieur à 50 % des volumes de matières premières qui seront traitées sur le site, soit au plus 300 000 tonnes par an", indique Total. Ce qui pourrait représenter environ 15 % de la production de biodiesel française (2 055 000 tonnes produits en 2016 selon FranceAgrimer).

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  •  (Zygmunt BAUMAN)

                                                                    2019   246 p.  20 €

       Le livre testament de Zygmunt Bauman, l'un des plus penseurs les plus importants de notre modernité. Une alerte nécessaire sur la tentative de repli et d'idéalisation du passé qui caractérise notre époque.   À la mort de Zygmunt Bauman, en janvier 2017, Roger Pol- Droit soulignait dans le Monde que le lire, c'est toujours " rencontrer une éthique contemporaine sans dogme ni concession ". Philosophe et sociologue aussi érudit qu'inclassable, né en Pologne mais ayant vécu l'essentiel de son existence en Grande-Bretagne, cet intellectuel européen par excellence éclaire notre temps à l'instar d'un Norbert Elias ou d'un Georg Simmel. Rétrotopie, publié à titre posthume quelques mois après sa disparition, peut être considéré comme une manière de testament – et comme une mise en garde de poids.

    C'est que Bauman, avant de disparaître, constatait partout un refus général de se confronter véritablement aux grands défis de ce xxie siècle naissant – et, notamment, aux questions soulevées par des flux migratoires. Partout, on observe l'avènement d'une forme d'aspiration rétrograde, la volonté d'en revenir à un passé plus ou moins mythifié : soit le meilleur moyen d'éluder les questions les plus brûlantes tout en entamant un processus de régression possiblement catastrophique. " Le défi de la modernité, nous rappelle Bauman, est de vivre sans illusion et sans être désillusionné. "

    Il reste à relever et ce livre nous y aide puissamment.  

    LA PRESSE EN PARLE

    " Avec Retrotopia que Bauman écrivit juste avant de mourir à l'âge de 91 ans, cette grande voix alerte une nouvelle fois sur les mécanismes et les dangers des replis identitaires, rappelle que le sort funeste des migrants est scellé au nôtre, et invite à dépasser la peur pour créer d'urgence de nouvelles utopies. " L'Obs

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  • Citation d'Hubert Reeves

    Lettre de Médecine du Sens n° 259


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  • https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/foret-reduire-rechauffement-climatique-il-faudrait-planter-1000-milliards-arbres

     Les arbres sont notre meilleure arme pour lutter contre le changement climatique, grâce à leur capacité de stockage du CO2. À condition d'en planter... beaucoup. Des chercheurs suisses ont calculé le nombre d'arbres que l'on pourrait ajouter sur la planète, et ont estimé que ces derniers pourraient réduire de 25 % le niveau de CO2 dans l'atmosphère. Un objectif qui se heurte cependant à de nombreux obstacles.

    En 2015, le biologiste Thomas Crowther avait dénombré pour la première fois le nombre d’arbres sur la planète et en était arrivé au chiffre de 3.000 milliards, soit environ un arbre pour 422 habitants. D'après une nouvelle étude de l'ETH-Zürich en Suisse, il serait possible d'en ajouter 1.000 milliards de plus, ce qui ferait diminuer de 25 % le taux de CO2 dans l'atmosphère.

    Dans leur étude, publiée le 5 juillet dans le journal Science, les chercheurs (dont fait partie Thomas Crowther) ont analysé 78.774 photographies satellite pour estimer la couverture forestière actuelle, et ont évalué à un tiers la surface terrestre recouverte de forêt. Ils ont ensuite catégorisé la planète en dix types de sols et de climats afin de déterminer les zones les plus propices à tel ou tel type de forêt. En excluant les surfaces déjà recouvertes de forêt ou utilisées pour l'agriculture et les villes, ils ont déterminé combien d'arbres additionnels pourraient être plantés et en sont arrivés à 0,9 milliard d'hectares, soit 1.000 milliards d'arbres et l'équivalent de la superficie des États-Unis. Ces arbres pourraient alors capturer 205 gigatonnes de CO2 dans les prochaines décennies, cinq fois la quantité émise en 2018 dans le monde et les deux tiers de tout ce que l'Homme a généré depuis la révolution industrielle. « Si nous plantions ces arbres aujourd'hui, le niveau de CO2 dans l’atmosphère pourrait être diminué de 25 % », indique Jean-Francois Bastin, l'auteur principal de l'étude.

     
    Les surfaces en vert montrent la surface terrestre disponible pour y planter des arbres, elles excluent les forêts déjà existantes, les déserts, les villes et les cultures, soit 0,9 milliard d’hectares. © ETH Zurich / Crowther Lab

      La moitié du potentiel de reforestation se situe dans six pays seulement : Russie (151 millions d'hectares), États-Unis (103 millions), Canada (78 millions), Australie (58 millions), Brésil et Chine. Et pour les auteurs, il n'y a pas de temps à perdre : « Cela va prendre des décennies avant que les arbres ne soient matures et atteignent leur potentiel de stockage », explique Thomas Crowther. 80 % du potentiel de stockage sera ainsi atteint d'ici 30 ans, les 20 % restant dans les 30 années suivantes, étant donné que les arbres jeunes sont plus efficaces pour stocker le CO2.

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  •   Obésité, insuffisance cardiaque, hypertension, diabète et même cancer. La malbouffe est aujourd'hui accusée de tous les maux. Et aujourd'hui, les scientifiques affirment même qu'elle peut avoir des conséquences sur le fonctionnement du cerveau.

      https://www.futura-sciences.com/sante/questions-reponses/nutrition-sont-consequences-malbouffe-notre-cerveau

    Lorsque nous avalons des chips, un hamburger ou un beignet, différentes zones de notre cerveau se mettent en branle.

    Notre cerveau pris dans un cercle vicieux

    C'est d'abord notre système de récompense qui s'active. Notre cerveau libère de la dopamine... à forte dose. C'est elle qui nous procure ce sentiment de bien-être que nous connaissons bien. L'ennui, c'est que notre cerveau, se sentant submergé, peut avoir tendance à créer de nouveaux récepteurs à dopamine. Résultat : pour atteindre un même niveau de plaisir, nous aurons besoin de manger toujours plus de fast food.

    Sous l'action du sucre, c'est ensuite notre hippocampe qui s'enflamme. Or, l'hippocampe est le siège de la sensation de satiété. Lorsqu'il est attaqué, il n'a plus de cesse que de nous envoyer des signaux de faim. Là encore, un véritable cercle vicieux !

    La malbouffe s’attaque aux cerveaux des enfants

    Le cortex préfrontal joue un rôle majeur dans le contrôle de nos impulsions. Et celui-ci n'arrive à maturité qu'aux alentours de l'âge de 20 ans. Or, des expériences menées sur des rats le montrent, consommer du sucre à outrance peut altérer le développement du cortex préfrontal. Des adultes ayant bu des sodas en quantité dans leur enfance et leur adolescence pourraient ainsi présenter des difficultés à suivre les règles.

     
    Manger trop sucré peut avoir des conséquences sur le développement du cortex préfrontal des enfants. © Photographee.eu, Shutterstock

    Entre bêtise et tristesse

       La malbouffe peut également nous rendre idiots, au sens propre du terme. Car avaler cheeseburgers et brownies à longueur de temps nuit à la plasticité du cerveau, indispensable à la création de nouveaux souvenirs et à l'apprentissage.

    Et la malbouffe, quoi qu'on en dise, nous rend finalement tristes. Comment ? En réduisant le taux de fabrication de nouveaux neurones par l'hippocampe. Des recherches ont en effet établi un lien entre un nombre réduit de jeunes neurones et des maladies neurologiques telles que la dépression. Parce que manger gras et sucré nous remonte momentanément le moral, nous avons tendance à manger de plus en plus gras et de plus en plus sucré. Un comportement qui, en fait, nous rend encore plus tristes. Un cercle vicieux de plus à mettre à l'actif de la malbouffe !

    Lutter contre les effets de la malbouffe

    La bonne nouvelle est que la tendance peut être inversée. En mangeant davantage de fruits et de légumes, riches en antioxydants, nous combattons les inflammations initiées par la malbouffe. Les poissons gras et les avocats, quant à eux, dopent le taux de fabrication de nouveaux neurones. Et l'exercice physique a un effet positif sur la neuroplasticité du cerveau.


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  • Emmanuel Macron fait un passage en force pour faire adopter le CETA par la France à l’Assemblée nationale dès le 17 juillet. Il nous reste 6 jours pour faire entendre notre voix collective contre cet accord avant ce vote. Réunissons nos forces, nous avons besoin de votre soutien.

     Pour soutenir Foodwatch:

      https://www.foodwatch.org/fr/agir/soutenez-nos-actions/compte-a-rebours-ceta/

    En tant que directrice de foodwatch France et citoyenne, je suis révoltée par cette précipitation en plein été qui vise clairement à éviter tout débat et toute contestation sur cet accord de commerce UE-Canada ! Et ce, quelques jours à peine après l’annonce d’un accord entre l’UE et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay).

    C’est très grave car le CETA, comme le MERCOSUR, menace les droits des consommateurs, des citoyens et citoyennes, notre agriculture, notre alimentation et même notre environnement. Pourquoi ? Parce que l’objectif principal de ces accords est de supprimer un maximum d’« obstacles au commerce »,  et cela veut dire s’attaquer aussi aux réglementations sociales et environnementales.

    Le principe de précaution qui protège notre santé, est le premier ciblé. C’est grâce à lui que l’Europe a par exemple interdit les importations de bœuf aux hormones et mis des règles strictes sur les OGM. Pourtant, ce principe n’est absolument pas garanti dans le CETA.

      La mobilisation s’organise

    Si on laisse faire, nous ne serons même plus libres de décider de ce que l’on met dans notre assiette ! Cette fuite en avant n’est pas une fatalité et nous ne nous laisserons pas museler car les enjeux sont trop importants ! Mais nous avons besoin de votre soutien, de réunir toutes nos forces et de ne pas lâcher, ni dans les jours qui viennent sur le CETA, ni sur la suite des votes à venir au Parlement européen sur le MERCOSUR et de nombreux autres accords en cours de négociation.

    foodwatch, le collectif Stop CETA et nos partenaires de la société civile avons lancé dès cette semaine un appel à rassemblement devant l’Assemblée nationale le 16 juillet à partir de 17 heures (place Edouard Herriot), et un outil d’interpellation des députés pour leur demander de voter NON sur le CETA le 17 juillet, disponible sur le site internet foodwatch.fr 

    Pourquoi ces accords de commerce sont dangereux ?

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  • (....) Pour voir des vidéos aller

    sur https://www.notre-planete.info/actualites/3702-gaz_lacrymogene_sante

    La toxicité du gaz lacrymogène

    grenade-lacrymogene-PLMP-7B   Grenade lacrymogène PLMP 7B ramassée le 1er décembre 2018 lors de l'insurrection populaire des Gilets Jaunes
    © Jérémy Verset - Licence : Tous droits réservés

      En France, les forces de l'ordre utilisent principalement des grenades lacrymogène PLMP 7B, PLMP 7C, MP7, CM6 et CM3. Celles-ci contiennent du 2-chlorobenzylidène malonitrile « CS[1] », le composé chimique appelé gaz lacrymogène qui contient notamment du cyanure.

      La fiche technique de l'INRS indique que les effets sur l'Homme les plus connus sont surtout liés à une exposition aiguë : " L'effet irritant est le plus net et se manifeste sur l'œil (larmoiement, conjonctivite, parfois photophobie), sur la peau, sur le tractus respiratoire (rhinorrhée, toux, dyspnée et douleur thoracique) : parfois s'y ajoutent des troubles digestifs (nausée, vomissement et diarrhée) et des céphalées. Habituellement, ces signes sont régressifs en quelques heures ; toutefois, des effets plus prolongés sur la peau et l'œil (kératite ponctuée) ne sont pas impossibles. "

    Les effets du gaz lacrymogène à court terme sur la santé

    • Des problèmes respiratoires, une irritation des voies respiratoires.
    • Des nausées, voir des vomissements.
    • Des migraines.
    • Une irritation des voies lacrymales et des yeux
    • Des spasmes
    • Des douleurs thoraciques
    • Des dermatites et des allergies

    Les conséquences sont accentuées par temps chaud et humide et semblent de plus en plus difficiles à soutenir lorsque l'exposition est régulière.

    Une gilet jaune témoigne le 17 décembre 2018 sur Facebook : "Je suis allée à la manifestation samedi à Paris. Et bien évidemment je me suis fais gazé comme une merde alors que je n avais absolument rien fait. Suite à ça samedi soir, j ai commencé à être juste un peu gonflée sous l œil, hier des plaques partout sur le visage et je me lève ce matin je suis un monstre. Gonflée d un côté du visage horrible !!! J ai rendez vous ce soir chez le médecin. Je suis persuadée que C est le gaz car je n ai jamais fait une allergie de ma vie et je précise que j ai 39 ans !!!"

    Les dangers des gaz lacrymogènes à long terme pour la santé

    • Une nécrose des tissus dans les voies respiratoires
    • Une nécrose des tissus dans l'appareil digestif
    • Des œdèmes pulmonaires (trou ou bulle d'air dans le ou les poumons)
    • Des hémorragies internes (hémorragies des glandes surrénales)

    Sur les réseaux sociaux, en avril 2019, de plus en plus de Gilets Jaunes qui manifestent régulièrement se plaignent de conséquences sur leur santé des gaz lacrymogène : migraines, fatigue, maux de ventre, mal de gorge...

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  • Produits nettoyants : conseils pour limiter les effets toxiques (ADEME)

    Psychomédia    Publié le 13 avril 2019

    L’ADEME, l’INERIS et le CSTB (1) ont évalué les risques sanitaires liés à l’utilisation d’une dizaine de nettoyants multi-usages, produits pour l’entretien du sol et nettoyants pour les vitres, manufacturés et « faits maison » (avec du bicarbonate ou du vinaigre blanc), dans une maison expérimentale.

    De son côté, le magazine 60 Millions de consommateurs a publié un hors-série, mai-juin 2019, intitulé « Maison saine : nettoyer sans polluer ».

     

    Les résultats « suggèrent que les risques attribuables aux produits manufacturés ou “faits maison” testés peuvent être considérés comme faibles et les expositions domestiques les plus courantes comme non préoccupantes », conclut l'étude.

    « Les produits industriels testés génèrent des expositions significativement plus fortes que les produits “faits maison” à certains composés organiques volatils, comme le formaldéhyde, l’acétaldéhyde, l’acétonitrile, l’acétone et l’isopropanol.

    En revanche, les produits “faits maison génèrent des expositions significativement plus fortes pour le limonène (composé présent dans de nombreuses huiles essentielles, ajouté dans de nombreux produits pour son odeur d’agrume) et en acide acétique (acide présent dans le vinaigre). Par ailleurs, la présence d’huiles essentielles dans les produits “faits maison” contribue à augmenter assez fortement les émissions de substances à risques sanitaires potentiels.

    Néanmoins, globalement, les produits “faits maison” émettent des quantités plus faibles de composés volatils que les produits manufacturés. Il convient toutefois de limiter l’ajout d’huiles essentielles au strict nécessaire. »

    Des étiquettes peu claires

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